Mardi 17 novembre 2009

 

                                                La belle et la bête de Jean Cocteau



J'avais dit que j'attendrais de voir le film des vampires... Twilight 2... l'amour impossible entre Bella, l'humaine, trop humaine, et son bel amoureux le vampire (la bête)... L'amour entre l'homme et la femme (oui, je sais ce que vous allez me dire...). Quand j'étais petite on me racontait des histoires de loups qui mangeaient les petites filles, et d'ogres qui dévoraient les enfants... Bien sûr on y voyait aussi des sorcières. Celles qui voulaient, en général, détruire la belle jeune fille.

J'ai entendu sur une radio (les infos de France Musique ?) qu'une campagne était lancée par des hommes, aujourd'hui, en France. Des hommes qui en avaient marre qu'une minorité d'entre eux, dix pour cent (quand même...) persiste à donner une image détestable d'eux tous. Ils veulent se battre contre la violence faite aux femmes, par certains d'entre eux, ils veulent que cesse cette loi du silence, cette ignominie qui laisse, depuis la nuit des temps, que la loi du mâle permette l'une des plus grandes injustices qui soit. Ils ne veulent plus qu'on les assimile à tout ça. Ils refusent qu'on l'admette. Impossible de trouver un lien (si vous l'avez...).

Ca me semble un progrès immense, ça me touche profondément.

J'ai assisté à la projection du film
La domination masculine, je vous renvoie aux analyses très complètes de mes amis blogueurs présents ce soir-là au Forum des Halles, et  je remercie tout particulièrement Olympe de m'y avoir invitée.

Je dirai que le débat à la fin de la projection, et depuis... la réflexion (suite aux textes de mes amis blogueurs) ont fait leur chemin.Tout d'abord, la première question posée au réalisateur et à ses invités :

- Croyez-vous que vous auriez pu faire ce film (vous aurait-on suivi ? auriez-vous eu les mêmes financements ?) si vous aviez été une femme ?

Il a, bien sûr, répondu que non... il ne l'aurait pu, que même en étant un homme ça n'avait pas été facile, mais qu'il était bien conscient que pour une femme les obstacles auraient été autrement plus conséquents. J'ai moi-même été surprise qu'il ait réalisé un tel film, et ce fut ma question (la dernière à avoir été posée durant la soirée) :

- Je suis fort étonnée, et mon étonnement est sincère, qu'on doive encore aujourd'hui faire un tel film... N'est-ce pas trop évident ce que vous dénoncez  (la violence faite aux femmes, les différences de salaire... la discrimination) ? ne sont-ce pas des poncifs ? Je pensais qu'on n'en était plus là... en 2009.

Et puis j'ai réfléchi...

Ce n'est pas une femme qui a fait le film. Les premières images, celles des phallus dominants (partout dans notre monde, dans notre culture, et ces affiches, ces photos qu'il a placardées sur un mur... de cette, selon lui, domination phallique du monde), celle aussi de ces hommes écrasés par la posture du "mâle dominant", eux qui doivent se faire opérer (et faire allonger leur pénis) pour correspondre à ce qu'on attend d'eux. Le témoignage de cet homme violent, qui, après avoir battu sa compagne de nombreuses années, a un jour pris conscience qu'il avait un problème... qu'il était un être dangereux pour elle... et pour le monde. Vous souriez ? vous ne devriez pas.

Cet autre homme qui faisant partie d'un groupe de féministes (au Québec) reconnaissait que tout était fait socialement pour l'aider à avoir un avantage social sur les femmes, lui, qui ne pouvait plus accepter un tel état de fait.

J'ai aussi assisté au spectacle de
Ludovic Boivin, j'ai vu qu'il se sentait en danger face à un "discours féminin dominant"... (tout ça dans l'humour et la dérision, et je peux témoigner que ce garçon est en tous points charmant et galant) qu'au Québec, encore, (là où un certain nombre d'hommes se disent "masculinistes", sans doute le même pourcentage de ceux qui sont violents, et qui en arrivent à tuer leur conjointe... en France et ailleurs) on vivait dans une société matriarcale...

J'ai vu que certains hommes ne supportent pas d'être taclés par les femmes... par un autre homme ok, mais une femme ! ça nous donne les orfraies de ce week-end, qui, une fois encore, nous font leurs vapeurs de sentir une femme s'approcher un peu trop près de leur territoire (celui du pouvoir). Je me réfère, bien sûr, au récent 
affrontement Peillon-Royal.

Comment, et ce sont les chroniqueurs bien pensants de France Culture... qui nous démontent la démarche de Ségolène Royal de A à Z... Of course, comment ne serait-elle pas incohérente ? comment tout ce qu'elle ferait ne servirait-il pas à exclure et à semer la zizanie ? puisqu'on vous le dit... regardez-la, écoutez-la, ne voyez-vous pas combien elle est... confuse, et pas... comment dire... n'ayant pas... enfin... n'étant pas... une vraie... chef.

Et je les écoute, ces petits chroniqueurs dans leur box... je les vois, défendre leur petit pouvoir... leur petit phallus... je me dis qu'ils ont peut-être dû se faire opérer... pour se sentir le droit de crier haut et fort... (un peu comme d'autres qui pourraient avoir un complexe par rapport à leur taille, et qui voudraient compenser). J'exagère ? si peu...

Non, décidément. La grandeur ne s'invente pas. Surtout, elle ne se greffe pas (ni au cerveau ni ailleurs). Alors, de grands hommes et de grandes femmes (voyez, comme nous avons peu l'habitude de le dire), nous en connaissons tous, peut-être autour de nous. Valorisons-les, et refusons les dix pour cent  (ou vingt, si on compte les femmes prêtes, elles aussi, à défendre le machisme débile) à nous tirer vers le bas, vers nos ombres, qui nous aveuglent.

Merci, Messieurs, pour ce combat.



(pour le cas où vous ne le sauriez pas encore, Twilight 2, sortie demain...)

Par Luciamel - Publié dans : Hommes, je vous aime
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Samedi 14 novembre 2009


La Lune va se joindre au Soleil, et durant leurs épousailles de trois jours, elle va s'effacer de notre ciel. Conjonction des deux "astres" en Scorpion : que devons-nous laisser mourir en nous ? Jusqu'où nous faudra-t-il nous dépouiller ?

Nouvelle elle renaîtra, et son croissant nous indiquera ce qui en nous a survécu.

On a trouvé de l'eau sur la Lune... de quoi remplir quelques seaux. Est-ce un miracle ? La Lune qui gouverne depuis la nuit des temps les marées de nos océans, élevant vers elle magnétiquement les fluides, la Lune qui, dans les lames du Tarot, surplombe la mare, le marais, est la mère du vivant.




Par Luciamel - Publié dans : rêves
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Vendredi 13 novembre 2009

Je propose à mes étudiants (en langue française) un jeu : cherchez dans le journal, où se trouve Sarkozy aujourd'hui.

Mais, moi, ça me lasse... de le suivre à la trace. De ne lire et voir commenter que ses faits et gestes, dans la presse, et dans les blogs.

Autre sujet qui me barbe, à force, l'identité nationale. Puis, aussi, la chute du mur... ou ses fils (à Sarko), sa Carla, ou son salaire, son nouveau conseiller, le copain de Jean-Marie Le Pen, un certain Patrick Buisson (ben oui, comme vous, je lis Télérama, Le Monde et le Canard enchaîné).

La barbe ! de trouver la même chose partout...

A croire que la vie ne tourne qu'autour d'un même nombril...

Le pompon revenant à celui qui aura pu s'en saisir... le premier.

Quelle soupe nous sert-on aujourd'hui ? après le 11 novembre et Nicolas Sarkozy, la Syrie et Nicolas Sarkozy, demain nous aurons...

Et moi, quelle soupe pourrais-je vous offrir en échange ?

Mon blues ? mon fado ?

Mes amours ? mes emmerdes ?

Il faudrait plutôt opter pour la dernière interrogation.

Alors parlons (car pourquoi tenez-vous un blog, si ce n'est pour "parler" ? ne me dites pas que vous vous targuez de littérature, voyons ! ne me faites pas sourire... mais... sur un blog, personne ne vous lit !).

Hier, j'ai assisté à un spectacle, celui de Ludovic Boivin, un Québécois, j'ai un ami là-bas (au Québec), Roger Tabra, un grand artiste, un parolier, assez connu  je crois... alors, l'accent de Ludo, ça m'a fait penser à Roger, parti dans le grand nord... surtout que Ludo a rappelé que dans ce grand nord le matriarcat... régnait.  J'ai mieux compris le masculinisme des Québécois (les gars, ils sont totalement dépassés... ils perdent totalement la boule... ils ne savent plus quoi leur répondre aux filles...) j'ai mieux compris que Roger soit sur les dents... Bref, je vous plains (les filles autant que les gars).





Aujourd'hui, j'ai vu une expo à l'Art de rien, un jeune, Benjamin Lacombe, ça m'a rappelé Nicoletta Ceccoli... Zoridae la connaît bien, elle en illustre parfois ses billets.

Demain, je vais chanter... heureusement... des chants sacrés, en arabe, en latin, en hébreu, en araméen.

Pour oublier... 

que les jours se suivent...

et se ressemblent...






Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Mercredi 11 novembre 2009



Tu n'as rien vu...

Le monde a été, les dinosaures, les éléphants, les tortues, mais tu n'as rien vu... les singes, les panthères de Chine... les serpents, l'homme, la femme... et tu n'as rien vu venir.

Les guerres se terminent, les guerres continuent, il paraît que le cortex de l'humain est fabuleusement étendu (2 m2, si on le dépliait), qu'il est fait pour "apprendre", qu'aucun autre animal n'a cette capacité. Notre intelligence. Celle qui nous a fait découvrir le langage, l'écriture, et les bombes...

Un éléphant ça trompe énormément. Un humain... ça se trompe... souvent.

L'humain est celui qui sait faire souffrir délibérément, et, s'il est pervers, avec délectation et sans culpabilité...  L'humain est si humain...

Parfois, j'aimerais être un crocodile... ou un flamand rose (non, je ne dirai pas une grue, j'ai déjà donné lieu à suffisamment de malentendus avec ma référence aux  "morues", ça suffit !).

Redevenir une plante, un arbre... et oublier Hiroshima et Nagasaki.

Aller au jardin des plantes, redevenir le végétal, le minéral, l'animal... qui, comme l'a dit Lucas, "rêve qu'il est en vie"... Ben oui, m'a-t-il expliqué, à côté de la galerie de l'évolution, "être en vie ce n'est peut-être qu'une illusion, qu'un rêve... on croit qu'on vit et on dort, et puis on se réveille quand on meurt... en fait, on ne dort peut-être que depuis une heure... et on croit qu'on vit depuis longtemps... ce n'est peut-être que ça la vie, on s'endort et on se réveille, de temps en temps, à une autre vie...".

























Photos (c) Luciamel


Ajout de dernière minute (pardon à mes abonnés RSS... car ils l'auront raté...), Caetano Veloso, Billie Jean (repris de Michael Jackson), grâce à l'info de mon cher CT, des Chants éthérés... un musicien, un érudit... dans de nombreux domaines, comme on en fait peu, aussi précieux, musicalement parlant, que mon cher oiseau...




Par Luciamel - Publié dans : métro, voyages
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Dimanche 8 novembre 2009


                                                photo du film Gilda, pour les fans cliquez ici



"Plus tard je serai aussi célèbre que lui !"

"Je ne te le souhaite pas, tu as vu le prix qu'il a dû payer pour tout ça?" ai-je répondu à mon neveu, quand il est sorti, enthousiasmé, de This is it, et après sa toute première remarque : "je veux le revoir !".

Il faut dire que pendant environ 1h30 nous sommes restés plaqués sur notre siège, par l'émotion. Dans la salle du forum des Halles, bondée un dimanche matin, aucun délire de fans pendant la projection, un certain recueillement même. A la fin, simplement, des applaudissements reconnaissants sans trop grande effusion.

Il semble clair, en voyant les répétitions, que ce show aurait été l'un des plus grandioses depuis longtemps, si et si et si...

M.J. (prononcez "Dgé"), comme on l'appelle parfois dans le film, avait, en dépit de son grand professionnalisme, et de ce qui a fait son génie (un Mozart de la pop), par moments, comme une fragilité qui transparaissait. Non, que l'énergie manquât... mais son physique semblait un peu... sur la corde. On sait aujourd'hui qu'il devait, pour trouver le sommeil et, simplement, pour continuer à exister, être drogué aux antalgiques, et à des doses de "cheval"... La douleur, qui, depuis toujours, avait été sa compagne... la hyène hurlant dans sa tête, l'a finalement  vaincu; lui, dont l'apparence, la douceur... était toujours celle d'un enfant cherchant l'apaisement.

Comme si tout le spectacle, joué devant un public virtuel, celui des caméras, celui des professionnels l'entourant, il le savait donné pour la dernière fois.

Sa voix qu'il ménageait, ses effets (le moon walk attendu désespérément par Lucas...), n'en furent que plus troublants, comme si nous nous retrouvions dans son intimité et, non, dans le méga-show de Londres. Lui, le chef d'orchestre, se plaignant que ça cognait dans son oreille interne, comme avec des coups de poing, quand l'enregistrement du morceau avec ses frères passait trop fort dans son oreillette.

Le film en noir et blanc, effets spéciaux intégrant M.J. au film Gilda, avec Rita Hayworth, mais aussi à d'autres films noirs, avec Humphrey Bogart.

Une nouvelle version de Thriller : époustouflante.

Une complainte, et un plaidoyer très militant, pour alerter et demander l'implication de chacun dans la préservation de la planète.

Des musiciens, des danseurs, une équipe engagée de toute son âme dans ce qui pouvait être l'aventure de leur vie. Je pense à eux, à ce qu'ils ont dû ressentir quand tout s'est écroulé l'après-midi du 25 juin 2009. A toutes ces semaines, ces mois, ces années, de travail.

Avec ce film il a, sans nul doute, remboursé sa dette... que son âme repose en paix... et, comme il le répétait à tout bout de champ : que Dieu nous protège, et nous bénisse.

Nous qui continuons le combat.

Je me rappelle... ou, comme le disait Pérec, je me souviens...

Un soir où j'ai écouté... I just can't stop loving you...

Une nuit bercée par Liberian girl...

Et... récemment, découvert pour Lucas, ce clip... de la rencontre du mime Marceau et de Michael Jackson, le second étant un profond admirateur du premier, il lui avait demandé l'autorisation d'utiliser ses pas, et sa technique, pour le Moon Walk...

Le mime Marceau, qui est couché... au Père Lachaise, juste à côté de ma petite soeur, leurs corps dansant maintenant dans un au-delà de la nuit... Je rêve qu'ils mèlent leurs pas et tapent du pied pour nous réveiller, nous les vivants, nous les plus morts qu'eux... par moments.



Mime Marceau Speak About Michael Jackson
envoyé par sweetyluv. -




Vous pouvez lire sur le même sujet, le très bon billet de Miguel  (un Michael côté Orléans, un Michael côté portugais...)


Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Samedi 7 novembre 2009

                                                                photo Einstein...



Mouahhh, Twilight ne paie plus... ça n'a pas fait bouger le nombre de mes visiteurs cette fois-ci. Vous dirai-je pourquoi on vient me voir, me lire (?), voire me visiter... comme la vierge Marie ?

Vous serez sans doute éclairés, vous qui vous préoccupez d'identité(s)... de défendre on ne sait laquelle... celle qui fait faire son "beur" à Sarkozy, ou la vôtre... (et sont-elles vraiment différentes ?), vous serez amusés (je n'en doute pas) de découvrir les mots-clés qui conduisent les lecteurs sur mon blog.

En premier lieu (cette semaine, mais je peux vous assurer que c'est une constante sur les deux dernières années)  :

morue

Puis,

madere, madère, soirée érotique, Jeff Koons, morue érotique (sic !), palavras chave : patricia kaas les hommes qui passent, eros thanatos, le corps en jeu, qui chante le frère que je n'ai jamais eu sais-tu si tu, île des morts, soirée érotique, la germandrée, les anglais et le thé, le frère que je n'ai jamais eu voir le film, histoire ou légende de sainte isabelle, les femmes qui aiment trop les hommes.

Alors, me demanderez-vous, pourquoi Madère ? et pourquoi l'érotisme... pourquoi la mort... pourquoi le frère, la soeur...?

La morue, je suppose que vous avez compris.

Madère c'est Sissi. Je rêve d'aller sur cette île depuis que je sais que Sissi y a guéri. Et puis c'est une île portugaise.

L'érotisme... et Jeff Koons... franchement, je dois l'avouer... c'est quelque chose de très important (mais Sainte Isabelle aussi).

Ma soeur... vous le savez... c'est ma vie... c'est l'absence désormais, c'est le nouveau monde à découvrir.

Les femmes qui aiment trop les hommes... c'est notre karma, mes soeurs !!!



(photo jeff koons : supprimée au petit matin de dimanche, 
car pouvant heurter la sensibilité de certains il suffit,
pour la voir d'aller au musée ou de chercher sur internet,
ou d'être abonné à mon flux RSS...)
                                                     


Et parce que l'amour ressemblera aussi toujours à ça... (les deux images nous tiennent, celle de Jeff Koons et plus encore celle de Dulce et d'Andrea Bocelli)  :





Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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Jeudi 5 novembre 2009

 

Un truc m'énerve (oui, je m'énerve facilement) tous les mois (non, je ne suis pas encore ménopausée... mais... aucun (?) rapport avec la choucroute).

C'est le Wikio... tous vos blogueurs amis s'y retrouvent, parmi eux vous avez des numéros... (1, 2, 3, 4,  et... 128 !).

Je l'ai déjà écrit ici : Monsieur Wikio a voulu me flatter, me dire que j'étais sur le bon chemin (sous la barre des 1000), il m'a écrit un mot, me demandant de faire allégeance, je lui ai répondu ironiquement, depuis je stagne autour des 1900 (ce mois-ci 1907e). J'ai pas mis le badge, j'ai pas consulté le site... j'ai pas demandé le code...

Je vais faire mon aigrie, et surtout ma méchante (c'est là où dans la forêt de Retz, face à l'homme qui, surgi de sa voiture, et venant droit vers moi sans raison, moi la marcheuse anonyme des blogs... euh... des sentiers de randonnée, je sortis... discrètement le sac plastique de mon cassecroûte de midi (avec à l'intérieur un canif) et lui fis face : "que faites-vous là, seule, dans la forêt ?", ce à quoi je répondis : "que faites-vous, là, face à moi, Monsieur ?", on s'expliqua, il rebroussa chemin, et je pus, tranquillement... rejoindre mon hôtel, à une centaine de mètres de là.  Il faut préciser que cette forêt, proche de Roissy, est connue pour avoir accueilli une partie des prostitué(e)s du Bois de Boulogne, cet homme avait peut-être cru que je faisais de la concurrence à ses filles... ou que j'étais une indépendante). 

Quel rapport avec le Wikio ? me demanderez-vous.

Aucun...

Ni avec la ménopause... ni avec la choucroute.

Mon neveu voudrait que je devienne numéro quelque chose... au top des blogs... il est très triste de voir que sa tata n'est que 1907e... (j'ai beau lui expliquer que c'est sur des milliers, des millions...), lui, c'est un futur champion... il ne sait compter que sur les doigts de ses deux mains... Zizou !

Moi, ça me plaît d'être 1907e (c'est mieux que 9107e), ça m'offre un certain anonymat, et une certaine liberté.

Demain, lui (mon neveu) et moi, nous allons voir le film sur Michael, au Rex, (nous sommes tous les deux des fans absolus... moi, depuis bien plus longtemps que lui), je lui redirai qu'être le numéro un parfois ça porte malheur... que d'être au top... c'est parfois une plaie... que d'être l'anonyme, le petit... le sans grade... c'est souvent une chance, et plus que tout, ça permet d'entrer plus facilement au paradis de la liberté d'expression... de la créativité  (Hello Mtislav !). 

Vais-je réussir à l'inciter à prendre en compte mes valeurs ? celles des petits... des sans grade... pas sûr... car il ne voit (peut-être) en nous que des aigris... A moins qu'il n'admire sa tata... une 1907e.

Et, habituellement, ce qui démultiplie mes visiteurs quand je mets un lien, c'est notre autre addiction... à Lucas et à moi : Twilight 2...  sortie prochaine... le 18 novembre. 





Et pour  la colère...  :


(clip supprimé... car superflu).
Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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Mardi 3 novembre 2009

Ca fait un certain temps que j'entends parler d'une certaine identité... 

La mienne ne me fait pas grand doute, elle est multiple, elle est riche et fractionnée. J'enseigne le français aux étrangers depuis plus de 12 ans. Je leur dis les origines multiples des "Français", les Celtes, les Gaulois, les Romains, les Francs, les Arabes (en bien moindre mesure que dans la péninsule ibérique), les colonisés, les immigrés. 

Je vois Miguel qui s'inquiète... ah, pourquoi ? lui, le Français, l'Européen, envisage qu'on puisse le priver de sa nationalité. Je ne voudrais pas me moquer... que Tatiana de Rosnay s'émeuve qu'on ne lui ait pas renouvelé automatiquement sa carte d'identité... alors qu'elle est NEE EN FRANCE. Euh... et de leurs origines (Miguel et Tatiana) anglaise et portugaise ? qu'en font-ils ? 

Qu'on me prive de mon appartenance à la nationalité française (acquise) et je m'en irai ailleurs, et n'ai crainte de (re)trouver un pays "d'adoption". N'oubliez pas, quand même, que nous vivons au XXIe siècle, dans l'Union Européenne, et que... si vous n'êtes pas sans-papiers, si vous n'êtes pas issu d'un pays hors UE, vous ne pouvez, décemment, clamer votre exil, ni crier au racisme... vous êtes citoyen européen, voyons ! Sachons raison garder (pour servir ceux qui en ont véritablement besoin).

Je vois aussi J. (José) qui s'émeut... sur le vol (le viol ?) de son identité...  

Messieurs ! restons calmes. 

Nous ne sommes plus en 1940 où nous pouvions être déportés... nous ne sommes plus à l'époque où Aristides de Sousa Mendes devait sauver des milliers de juifs à Bordeaux... 

On s'est battus, déjà, pour cette cause-là. Nous en avons d'autres en train. Alors ne nous dispersons pas. 

Mon identité est sereine... démultipliée, ramifiée... enracinée. Vous ne pourrez jamais la détruire. Je vis au pays des droits de l'homme (droits humains), je n'ai AUCUNE CRAINTE de me voir expulser. Soyons sérieux.

Ne laissez pas un certain Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, lui aussi "étranger" de par ses origines, vous mener par le bout du nez... (méfiez-vous ! car il est doué à ce jeu-là). Il vous manipule même dans vos luttes.

Notre combat n'est pas là (à juste "politiquer" pour politiquer). Notre combat consiste toujours (ça fait deux mille ans que ça dure) à nous placer du côté des pauvres, des exploités, des persécutés... où qu'ils soient. Ne confondons pas.

Pour changer de sujet... Claude Levi Strauss est mort... à l'âge de 100 ans. J'apprends ça... et ça me donne envie de mourir. 

Non que ça me désespère mais parce que sa vie me semble comblée. 

Quel exemple, quelle vie !

J'aimerais, au jour de ma mort, laisser une empreinte (non pas aussi forte... ou il faudrait sacrément me mettre au travail) aussi sereine. 

Je connais le lieu où (normalement) je serai enterrée, j'y vais régulièrement, c'est un lieu paisible, on dit que c'est la "division romantique" du Père Lachaise... Alors, laissez-moi vivre, en attendant.

Et je persiste à écrire... de la main gauche... comme ma compatriote en exil... Catherine Ribeiro.


 



Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Dimanche 1 novembre 2009

J'ai proposé que tous les astres en rotation... au Paradis de Mtislav et de Gaël, hébergent sur leur blog l'un des textes emportés par la force d'attraction, ou de gravité...

J'ai joué le jeu, j'ai placé mon curseur à un endroit de mon écran, puis j'ai fait bouger les curseurs de bas en haut, en fermant les yeux, j'avais le doigt sur le bouton qui permet de cliquer.  Et voilà le blog, et le texte, que je vais accueillir  :

Lyonnitude(s) de Romain Blachier

Jamais lu le jeune homme auparavant  (ben oui, en 1988 il avait 11 ans... et j'en déduis qu'aujourd'hui il n'en a guère que 21 de plus), je découvre donc son récit : pourquoi il est devenu de gauche.

Je dirai que le Cameroun (et les Camerounaises... ?) ont plus fait pour sa conversion aux idéaux de gauche (parents de droite, camarades du FN) que les lectures de Libé, ou du Nouvel Obs (qui l'accompagnaient dans ses années de Lycée à Châlons-sur-Saône). Sachez, ce qui ne gâte rien, qu'il a voté oui au Traité Constitutionnel pour l'UE.

Ca me redonne espoir. Si les jeunes se "convertissent" au socialisme, ainsi qu'au protestantisme (après un passage par l'athéisme), c'est que le monde n'est pas tout à fait perdu.

Alors, bienvenue à Romain, moi, je l'accueille ici sur mon blog, pour que son âme n'erre plus...

Nous sommes le 1er Novembre, jour de Tous les Saints. Je pense aux âmes errantes, celles qui, comme nous sur le manège de Mtislav et de Gaël, tournent avant de pouvoir se poser. J'ai une pensée pour elles, je prie pour qu'elles trouvent le repos.

Romain, tu as trouvé ta marraine pour l'au-delà du paradis, une certaine Lucia, j'espère que ton engagement au PS (paradis suivant) sera long et fructueux.

Malheureusement pour toi, ta marraine n'est pas camerounaise... mais seulement d'origine portugaise. Cameroun, le mot, lui aussi est d'origine portugaise, c'est camarões (les crevettes), puisque ce sont les marins portugais qui ont décrit ce lieu comme celui du "rio dos camarões", le fleuve des crevettes, à l'époque où ils l'accostèrent (au XVe siècle sur leur route vers les Indes).

Si tu passes par chez moi (mon blog) tu verras qu'on y est souvent accueilli par un fado... pour te faire honneur, deux dames aux racines africaines : Cesaria Evora et Mariza (l'une du Cap Vert, l'autre d'origine mozambicaine).




Et parce que rien n'est impossible au paradis, voici le choix de Romain, Sara Tavares (portugaise d'origine capverdienne) dans Xinti :




Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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Samedi 31 octobre 2009

"enfants, venez chanter l'espoir
enfants, il n'est jamais trop tard
enfants venez chanter un chant de liberté,
dans un monde à votre idée"


(Nicoletta)


Voilà les idées révolutionnaires qui ont bercé mon adolescence. Après étonnez-vous que moi l'enfant post-soixanthuitarde (j'avais 8 ans et n'étais même pas encore arrivée en France, cela ne se fera qu'en septembre), je m'interroge sur l'héritage qui m'en est resté...

Pourtant je les ai crus à fond, mes profs... eux qui, issus de milieux bourgeois, nous enjoignaient nous les enfants d'immigrés, nous les enfants de prolos, à tout envoyer valser... à croire qu'un monde nouveau allait arriver.

J'avais 13 ans... (un âge qui semble poser question à certains), j'ai l'impression d'avoir vraiment appliqué à ma vie d'aujourd'hui leurs idéaux de ce temps-là. Ma surprise est grande de voir que les soixanhtuitards qui m'avaient inspirée ont eux suivi la voie de leurs parents : ils sont devenus des nantis, des bourgeois avec famille et enfants, qui font tout pour leur confort et la future carrière de leurs descendants...

Alors, quand j'entends, aujourd'hui, les chantres de la révolution, de "l'engagement de gauche" BCBG, ces Martin Hirsch des associations... qui se disent DAL ou CAL (la "cause des immigrés" n'est, malheureusement, pour eux, qu'un vernis pour recouvrir leur mauvaise conscience de privilégié, ils l'ôteront bien vite à la première occasion de débauchage, ou de promotion), quand je regarde leur pedigree, c'est toujours les "père Noël" de mon enfance que je reconnais. Ils font leurs armes à gauche, comme d'autres font un stage dans l'entreprise de papa (qu'ils s'appellent Jean Sarkozy, ou Marie Bové, n'est qu'anecdotique), il leur sera toujours aisé de se ranger des voitures quand la bise sera venue.

Déçue par mes maîtres, oui. Déçue par eux en qui j'avais cru (la vie en communauté, le bateau pour faire le tour du monde, construit sur un chantier près d'Aigues Mortes... le risque de finir sa vie aux quatre vents...).

Déçue par des humains, trop humains... accrochés à préserver leur sécurité et l'idée de famille... (aujourd'hui profs à l'éducation nationale, bourgeois abonnés au centre culturel de leur quartier, et dont les enfants vont, naturellement, faire les meilleures études qui soient) quel paradoxe !

(Alors, ne critiquons pas trop vite les conservatismes d'autrui... Au fond, nous sommes tous des réactionnaires.)

Tous ? peut-être pas... Il en reste quelques-uns, des irréductibles, peu... ils étaient, peu ils sont restés : Béatrice, Roger, Gabriel, François, Rodolphe, Zoltan... et quelques autres,  en vous je reconnais mon passé, vous êtes mes amis, finalement... on est plus nombreux que je ne croyais.

Pourtant, je sais que "les brebis égarées", au moment de leur mort, renoueront avec l'essence même de leur vie : la liberté dont ils avaient rêvé.

Enfin, ils partiront sur ce bateau qui peut nous mener au bout du monde.

Et leur fado se mèlera à l'accordéon et au tango... 


 




Ce billet en écho à celui de Gaël, qui m'a inspirée... merci l'écureuil.

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Samedi 24 octobre 2009

Je connais des artistes...

Qu'est-ce qu'être artiste ? nous le sommes tous, sans l'être vraiment. Alors, qui l'est tout à fait ? 

                              Henri Wisley, expo à La terrasse de Gutenberg, 9, rue Emilio Castelar, Paris 12e
                                                                                  (jusqu'au 28 octobre).
                                                                                    Photo (c) Luciamel.


Mon ami Henri, qui expose en ce moment à deux endroits parisiens, l'est, vernissage de sa deuxième expo mercredi prochain. Mon ami Zoltan l'est. Mon ami Simon l'est. Et Lucas, mon neveu, l'est aussi.


                                                                        Photo (c) Luciamel, Lucas chez Zoltan.


Pourtant, moi je ne le suis pas... en fait, je pourrais l'être, j'ai gribouillé voici bien longtemps, mais je ne suis pas possédée, pas habitée, par cette nécessité qu'est le peindre, le dessiner. Possédée plus par le besoin d'écrire... ça oui.

J'aime vous regarder, vous lire, dans vos dé-lires, vos... récits imagés.

Je vous comprends.

Voici les coordonnées pour l'expo d'Henri Wisley :  vous pourrez y voir mon portrait, qui aura changé...

Espace Tristan Bernard
64, rue du Rocher
75008 Paris
(du 27 octobre au 28 novembre 2009)


                                    La lettre volée, Henri Wisley, photo envoyée par l'artiste

Pour l'artiste en devenir, Lucas mon neveu, voici les photos (prises chez le maître Zoltan) :




Voici, Mesdames et Messieurs, le tableau réalisé par Lucas ce 24 octobre 2009, Femme nue, en cadeau à Zoltan. Il le vend (en même temps qu'il en fait cadeau) 500 euros.


                                                   Photos (c) Luciamel, l'oeuvre de Lucas : Femme nue
 





Barco negro

(David Mourão Ferreira / Piratini / Caco Velho)
Amalia Rodrigues
.........................................
De manhã, temendo
Que me achasses feia,
Acordei tremendo
Deitada na areia.

mas logo os teus olhos
Disseram que não
E o sol penetrou
No meu coração ( bis )

Vi depois, numa rocha
Uma cruz
E o teu barco negro
Dançava na luz,
Vi o teu braço assenando
Entre as velas já soltas
Dizem as velhas na praia...
« Que não voltas... ! »
_ São loucas... ! ?
São loucas...

Eu sei meu amor
Que não chegaste a partir
Pois tudo em meu redor me diz
Que estás sempre comigo

No vento que lança
A areia nos vidros
Na àgua que canta
No fogo mortiço.

No calor do leito
Dos bancos vazios
Dentro do meu peito
Estás sempre comigo

************************************************

Ce matin, quelle frayeur,
me réveillant sur le sable,
que tu me trouves laide,
soudain m'a fait trembler.

mais à l'instant tes yeux
me dirent que non
et le soleil est entré au fond
de mon coeur (bis).

J'ai vu l'après, sur la roche,
une croix
et ton bateau noir dançait
dans la lumière,
j'ai vu ton bras faisant signe
au milieu des voiles déployées.
Les vieilles de la plage
disaient
que "tu ne reviendrais
pas..."
Elles sont folles, folles.

Je sais, mon amour,
que tu n'es pas parti,
car tout alentour me dit
que tu es toujours  ici.

Le vent qui lance du sable
sur les fenêtres.
L'eau qui chante
sur le feu alangui.

La chaleur de notre lit,
le vide de notre table, mais
à l'intérieur de mon coeur
tu es toujours près de moi.

(Traduction (c) Luciamel)

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Mercredi 21 octobre 2009
Dormir, doucement,
s'enfouir dans le corps de l'amant,
on en rêve, on le vit, on en crève.

Pleurer, doucement,
à cause de lui, se mêler à la pluie,
et au vent.

Se souvenir du temps,
où l'on s'émerveillait du tout venant,
où nos jours regardaient le firmament.

Mes doigts sont transis,
Ma main est raidie,
Sur la lettre que je t'écris.

J'entends le chant d'un au-delà,
ta voix me guide dans l'à-venir,
je perçois un autre ciel là-bas.

Rien ne me fait plus peur,
ni maladie, ni amoureux, ni mort,
tout me semble possible, ma soeur.

Mourir n'est rien désormais,
vivre est compliqué mais...
vivre n'est plus qu'un délai.

Texte (c) Luciamel.




Il n'y a pas que des femmes fadistes... il y a aussi des hommes ! Alfredo Marceneiro fut l'un des premiers et sans doute le plus grand, l'un de ses successeurs est Camané, l'émotion ressentie (par leur voix, leurs thèmes qui sont différents de ceux des femmes), leur sensibilité souvent bouleversante, car fragiles ils osent se montrer... dans le fado.






j'essaierai de vous traduire tout ça prochainement... en attendant je vous laisse apprécier le genre musical...


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Dimanche 18 octobre 2009

Ce midi, au départ de ma randonnée, FKDL m'a saluée sur une colonne de Beaubourg... oh ! quelle surprise, et comme elle est belle sa dame ! toujours la même et toujours renouvelée.



Vite, vite, quelques photos, mais vite, pour ne pas rater le train...




Toujours le Vexin françois (sans François, qui s'était désisté...), près de Meulan et Menucourt, enfin, notre village de départ était Sagy, puis Chardronville et la Villette.

Quelques pas, sous un soleil splendide, on a même parlé de mirages... de désert, amoureux... s'entend. On a surtout admiré les paysages, on se serait crues dans les tableaux des peintres du XIXe siècle... Van Gogh disait Béa, moi... je trouvais que c'était mieux qu'Auvers parce qu'au moins on n'avait pas toutes les pancartes nous indiquant ce qu'il fallait  voir (elle a très justement relevé que pour les Japonais c'est quand même plus pratique, les pancartes...).

Notre but était le château, depuis celui de Chars et ses licornes... il nous fallait relever le défi... Celui de la Villette n'allait pas nous décevoir.



Nonchalamment deux Sphinx veillaient près de l'étang, cachés derrière les arbres de l'allée.



Puis le chemin vers la Stèle, l'Obélisque... comme l'a appelée Béa, inaccessible, portail fermé... sur le sol jonchait le squelette d'un animal déchiqueté... Beuh... partons avant que quelque malheur ne survienne...

Le château dans sa splendeur nous l'avons surplombé.


Et, merveille des merveilles, soudain ont surgi les femmes... placées là par l'artiste, non pas de rue, mais de campagne...

Nous voici, éclairées par les Sphinx, et guidées par la main de l'homme qui a sculpté la terre... la mère... l'origine...













Ces sphinx croisés... ces signes placés sur notre chemin, sous la lumière, gardiens de nos vies de terre, de nos destins de glaise prête à se défaire...


"Un jour il advint que le fils royal Thoutmosis, qui allait se promener à l'heure de midi, se reposa à l'ombre de ce grand dieu ; la torpeur du sommeil le saisit, au moment où le soleil était à son zénith. Il s'aperçut alors que la Majesté de ce dieu auguste lui parlait, de sa bouche même, comme un père parle à son fils, disant : regarde-moi, contemple-moi, ô mon fils Thoutmosis ; je suis ton père, Horakhety-Khepri-Râ-Atoum ; je te donnerai la royauté sur terre, à la tête des vivants, tu porteras la couronne blanche et la couronne rouge sur le trône de Geb, le prince (des dieux). La terre t'appartiendra en sa longueur et sa largeur, et tout ce qu'illumine l'oeil brillant du maître de l'Univers. (...) Voilà que maintenant le sable du désert me tourmente, le sable au-dessus duquel j'étais autrefois ; aussi hâte-toi vers moi, afin que tu puisses accomplir tout ce que je désire". VOYEZ ICI.


Nous femmes de la terre, femmes de glaise... aux dieux de pierre, et au dieu Soleil, nous offrons des fruits, des feuilles, des fleurs éphémères : l'achilée, le dernier coquelicot de l'année, les baies, les feuilles et notre grand secret.








Pourquoi Lagardère (le Bossu) le Sphinx bossu...? tout simplement parce que le film, mais lequel ? celui avec Jean Marais ou le plus récent ? avait été tourné dans ce château... dixit un promeneur croisé au bas du sentier... Vous m'avez ce soir, cher Duc de Nevers, fait don de votre botte... :

Si tu ne viens à Lagardère, Lagardère ira à toi.




Par Luciamel - Publié dans : métro, voyages
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Mercredi 14 octobre 2009
                                                                      photo flickr 



Allez-y, c'est rue St Maur, allez-y c'est dans la rue à Paris, mais aussi à New York, ou Barcelone, ou... en bas de chez vous, l'art de rue. Je ne dis pas art "urbain"... car "urbain" renvoie à architecture, ou à "bien élevé"... il est urbain, elle est urbaine... (moi non plus je ne connaissais pas cet emploi avant qu'une collègue ne se targue, à l'heure du déjeuner, de l'employer à bon escient).

Lui, je l'arbore depuis un bout de temps à la bannière de mon blog, il a l'habitude, faut dire, de s'exprimer dans mon quartier... lui c'est
FKDL.

Ce soir je l'ai rencontré, j'ai même failli le prendre en photo (mais trop de journalistes m'ont fait de l'ombre, et j'ai raté l'occasion). 

Vous pourrez contempler la minutie de ses collages et l'homme-âge... qu'il rend aux années 50-60, lui le jeune-homme d'une toute petite quarantaine d'années (je prends des précautions ne connaissant pas son âge).

C'est souvent la femme, cette femme, qui l'inspire, celle qui telle Ingrid Bergman jouant Jeanne d'Arc, s'agenouille devant son destin, et devant Dieu... tout en faisant face aux hommes.










                                    Photos (c) Luciamel (avec l'autorisation de l'artiste)



Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Mardi 13 octobre 2009


                                                                      photo (c) Luciamel


Dorham m'a taguée
... il me demande de raconter ma première fois... je ne vais pas vraiment me défiler (ça sera pour plus tard... ailleurs... le vrai de cette histoire-là), mais je vais lui recopier des poèmes, des textes de cette époque-là, c'était en 1977, peu de temps après... la première fois (pour les détails vous pouvez les imaginer, c'est toujours pareil, sachez que ça fait exactement à quelques jours près... 32 ans)


Mots d'amour
C'est lui et non vous qui m'importez
Je et puis c'est tout
Amour en criant peut-être
Peut-être en disant amour

Lorsque ta langue passe ici, sur ces lèvres qui me semblent bonnes.

C'est remise à tes caresses et à ton plaisir qu'enfin j'anéantis l'ennui. Mes doigts me fouillent mais ils ne sombrent que dans la peine.

C'est bien bon oui, mais c'est fini et il me reste le sommeil car tant de fois provoqué ce mirage se confond à l'oubli. Je sais les muscles raidis, trouver le secours de l'âme, et neuf fois décider mon corps à m'engloutir.

Je veux cette fièvre qui me donne le délire, images de la paix, titubant dire à la mort  "que tu es peu ma chère !" et une fois encore mordre mes lèvres stupéfiées.

(1978)


Tentative.

Et s'il me faut la noirceur du jour pour que même les mots s'atténuent. Et si je dois avoir le silence pour y abandonner tes bruits; "pick-up" dit-on : triste réalité; je laisserai la nuit, et, le disque m'y pousser.

S'il faut tout cela pour crever le semblant, je brancherai le pick-up, et... si l'on vient rallumer et que l'on ricane, "qu'y faire ?", disions-nous, aussi, j'en ouvrirai très grand les yeux et mettrai plus fort la musique.

Pour que présence et absence se mirent et s'étonnent.

Oh ! suffit comme ça, puisqu'on a allumé, puisqu'on fait du bruit dans mon silence. Et bien j'arrêterai mes mots.

(1er avril 1978)



Quel absolu besoin d'absolu, lorsque le silence et la nuit s'étreignent. Voilà bien une réflexion désuète ; voilà bien l'amour qui se lève avec aux lèvres, mêlés, les noms qui lui ressemblent. Encore un peu d'éternité, de mélancolie, les regards mouillés, voir se crever les cieux; tels sont ses baisers.

Pour tes parfums, on imaginerait des couleurs,
Dont aucune drogue n'a mortifié les sens
Et ce sont les peurs et ce sont les pleurs

Qui suis-je pour ainsi nommer ?

Je rêve

De toi

Une rue haute et peuplée

... mon âme

Puis-je te donner

(15/06/78)


Par Luciamel - Publié dans : Le bel amant
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