Publié le 18 Avril 2015

Ce matin, vers 11h déjà... les mouettes étaient là. Barra, photo (c) Luciamel.

Ce matin, vers 11h déjà... les mouettes étaient là. Barra, photo (c) Luciamel.

Dans la salle d'attente de l'hôpital de Coimbra, au service d'oncologie.

Ma mère lui sourit et lui parle :

- Vos cheveux ont repoussé.

- Oui, les vôtres aussi, ils vont repousser.

Je me dis qu'elles se connaissent, je regarde cette jeune-femme assise face à nous, les cheveux très courts, un sosie d'Anne Sila de The Voice, en plus menue, en plus blonde et un peu plus jeune; toute vétue de blanc, enveloppée dans une veste de laine avec capuche tombée sur les épaules, le regard doux, le sourire d'un ange.

Et les voilà toutes les deux parties sur des tendresses, avec l'attention qu'on donne aux gens qu'on chérit. A se donner des conseils pour mieux supporter la chimio : le jus de betterave, les légumes frais, et puis la foi en Dieu, surtout ça, ça aide...

Ma mère qui lui dit : "Oh, mais, vous, vous êtes jeune, ça n'est pas cancéreux... vous vous en sortirez". L'autre regarde au loin, comme si elle avait compris le message. 

Elles s'encouragent mutuellement, surtout la jeune-femme qui dit à ma mère que cette maladie est une école de patience, qu'elle fait grandir intérieurement. Ma mère se plaint, déjà trois heures qu'elle est là, assise sur le banc, elle fatigue quand même un peu, juste pour être reçue en consultation durant 10 minutes, et même pas sûr qu'elle puisse avoir son traitement...

Et puis, on nous appelle enfin ! On prend congé de la jeune-femme, en lui souhaitant le meilleur pour la suite.

Ma mère repart déçue... pas de traitement cette fois-ci encore : après l'AVC, et la pneumonie, les résultats de l'IRM ne sont pas concluants. On doit attendre avant de ré-attaquer la tumeur... Durant l'auscultation ma mère a mal :  après un mois d'arrêt du traitement, le crabe a repris des forces... lui aussi.

Puisqu'on va devoir attendre 4h que les pompiers reviennent nous chercher, on a largement le temps d'aller déjeuner au petit resto en face de l'hosto. Assises à attendre nos plats, qui voit-on arriver ? notre ange blond et blanc au sourire d'enfant.

On lui fait signe, elle vient s'asseoir près de nous. Entre temps ma mère m'avait expliqué qu'elle ne connaissait pas du tout la jeune-femme, elle lui avait adressé la parole juste parce qu'elle avait aimé son sourire : "Tu vois, je me fais des amis partout et très facilement".

Je lui demande comment s'est passée sa consultation, elle me dit qu'ils arrêtent la chimio et vont devoir commencer une radiothérapie. Je lui demande quel cancer elle a, elle me dit que c'est le cancer du sein, qu'on l'a déjà opérée, qu'elle est en traitement depuis un an. Je la rassure, je lui dis que c'est l'un des cancers qui se guérit le mieux.

Après avoir déjeuné, elle prend congé de nous, embrasse ma mère sur le front, et du regard lui donne tout l'amour qu'elle porte en elle.

Elle est partie. Nous ne savons même pas comment elle s'appelle... 

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Rédigé par Luciamel

Publié le 31 Janvier 2015

Photo (c) Luciamel. Razeira, le 25/12/2014Photo (c) Luciamel. Razeira, le 25/12/2014
Photo (c) Luciamel. Razeira, le 25/12/2014

Photo (c) Luciamel. Razeira, le 25/12/2014

Marcher est une belle affaire. En plein hiver, sur des chemins boueux, ou sablonneux, mais, dans ce cas, jalonnés de flaques d'eau. La plupart des gens, tout le monde même, évite les flaques d'eau, les contournant par de nouveaux sentiers dessinés au gré des piétinements. Or, les flaques se trouvent généralement aux endroits n'ayant par permis à l'eau de s'infiltrer, soit ceux qui sont les plus pierreux, sablonneux, et donc les moins glissants. C'est ainsi que j'ai décidé d'aller de l'avant, au beau milieu du chemin, et de marcher sur l'eau... n'ayant plus de boue à mes chaussures, ne faisant plus de glissades, et conservant une allure assurée. Mais pourquoi donc évite-t-on l'eau ?

L'eau est comme le feu. Elle nettoie, relie, tandis que lui transforme, désintègre et purifie. La terre est comme le bois, matières denses qui portent la sève, matières qui donnent corps à la vie, la nourrissent. L'eau dérive de l'air (H20), et grâce au feu redevient air... L'eau est amour, en ce qu'elle représente notre sensibilité, nos émotions. Elle nous enveloppe aux premiers instants, nous parcourt, puis nous imprègne totalement tout au long de notre vie, elle est médium et mémoire. Sur le chemin, nous préférons ne pas trop nous mouiller les pieds... Tous unanimes à plutôt nous dévier pour ne pas être touchés par ce qui nous relie...

Marchons sur l'eau de nos sentiments. Acceptons de moins nous protéger, ne cherchons pas à tout prix à rester au sec. Car, alors, c'est le feu qui viendra unifier.

 

"Hello, darkness my old friend I've come to talk with you again...", The sound of silence...

Hello, darkness my old friend
I've come to talk with you again
Because a vision softly creeping
Left its seeds while I was sleeping
And the vision that was planted in my brain
Still remains
Within the sound of silence.

Paroles The Sound of Silence, Simon & Garfunkel

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Rédigé par Luciamel

Publié le 8 Novembre 2014

Barra, 29 octobre 2014, photos (c) Luciamel
Barra, 29 octobre 2014, photos (c) Luciamel

Barra, 29 octobre 2014, photos (c) Luciamel

Lunes.

Nous courons après des Lunes, nous tentons d'en décrocher une... qu'est-ce à dire ? Nos chimères, nos miroirs brisés...

Quelles sont vos Lunes ? où vous emmènent-elles ? vers quelles dérisions, quelles contrées de déraison ?

Certains se cassent le nez, la cheville, ou le dos. D'autres s'adonnent à la boisson, ou à des drogues plus ou moins dures, telles que le café... On essaie, tous, pauvres Terriens, de surmonter la tâche qui nous a été attribuée, par une fée, une sorcière ou un lutin. On avance bon an mal an, cahin-caha, comme de pauvres hères face à leur destin.

J'ausculte mon coeur, je touche mon front : où allons-nous mon âme ? indique-moi le chemin. Et puis je m'en remets au souffle qui nous unit tous à l'un. Je respire, j'expire, et l'air circule entre moi et tous les humains, entre nous humains et tous les êtres vivants.

A quoi bon se désespérer ? à quoi bon parler ? ou même crier ?

Lire, peut-être, mais ça n'est plus d'une très grande portée, en retrouver le goût... au matin. Ecrire, pour soi-même, dans la nuit, comme on allume une chandelle pour accueillir un voisin. Chanter, seul salut au monde qui vient.

Camille en direct à l'émission Ce soir ou jamais, le 7 novembre 2014. Grande émotion à l'écoute de cet hommage à Nina Simone.

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

Publié le 28 Août 2014

par la pluie...

 

On rêve parfois (souvent ?) de cultiver son jardin, et, à moins d'être Candide, on préfère éviter de courir le monde et ses multiples dangers (guerres, famines, ou tsunamis), et plutôt rester chez soi à défendre son pré carré (carrière, couple, famille, enfants, clan, patrie... ou parti). Pourtant, s'occuper de son jardin, de son balcon, ou de ses plantations, est tout autant source de combats.

 

Mes tulsi (basilic sacré), coriandre, sauge et thym, ont fait les frais, courant juillet (vous savez, au moment des grosses chaleurs - si, si, il y en a eu cette année), d'une attaque  de thrips, selon moi "bad thrips", mais pour d'autres bons insectes pollinisateurs. Le savon noir, et autres traitements naturels, n'ont pas eu raison des petites bestioles, ainsi, ai-je dû me résoudre à les laisser dévorer allègrement la sève de mes précieuses plantes aromatiques. Puis, la pluie, comme une délivrance, est arrivée pour faire fuir les inoffensives, mais néanmoins voraces, bêtes d'août. J'attends maintenant que, d'elle-même, la végétation reprenne ses droits et se remplume, tandis que, tapies dans l'ombre de la terre, les larves des méchants insectes hibernent jusqu'au retour du beau temps...

 

Bad thrips ou cochenilles (qui, elles, ont tout fait pour venir à bout de mon ficus) auront toujours leur heure, les moments de grosse chaleur ou de faiblesse, où ils pourront se liguer contre nous et sucer la sève de nos vies. Les insectes nous survivront...

 

Bad thrips, comme les spams dans nos boîtes mail, ou les commentaires envoyés par des robots sur nos blogs laissés en friche (je viens d'en supprimer 5 ou 6, d'auto-écoles et de serruriers, vantant, dans les mêmes termes exactement, les mérites de l'écriture de mon dernier billet); comme les chômeurs... qui, de par leur nombre croissant, ne cessent de tourmenter les gouvernants et les nantis; comme les morts aussi qui, de par le monde, sont chaque jour plus nombreux... (on parle de surpopulation, on devrait également penser aux millions, aux milliards, de gens qui vont mourir, bientôt...), on s'inquiète de nourrir les vivants, mais qui va pleurer, se souvenir de tant de disparus ? comment la Terre pourra-t-elle souffrir dêtre couverte par tant de cadavres ? Nous les bad thrips de la Terre...

 

Quelle sera la pluie qui la délivrera de nous, nous ses bad thrips ? l'énergie thermonucléaire du Soleil que nous avons voulu imiter ? ou le Soleil lui-même avec une de ses tempêtes magnétiques ?

 

Qui va se pencher sur elle, pour la glorifier ?

 

Mille terres mille vies, Kôichi Kurita, exposition à l'Abbaye de Maubuisson (12 mars au 15 octobre 2014), photos (c) Luciamel
Mille terres mille vies, Kôichi Kurita, exposition à l'Abbaye de Maubuisson (12 mars au 15 octobre 2014), photos (c) Luciamel

Mille terres mille vies, Kôichi Kurita, exposition à l'Abbaye de Maubuisson (12 mars au 15 octobre 2014), photos (c) Luciamel

Du 12 mars au 5 octobre 2014, l'abbaye de Maubuisson poursuit son programme d'expositions monographiques en invitant Kôichi Kurita, artiste japonais.

Son matériau de prédilection est la terre qu'il collecte depuis les années 1990. La première poignée de terre fut celle de son jardin à Yamanashi (Japon). Depuis, l'artiste est engagé dans une démarche unique et remarquable : faire de sa vie un voyage et constituer une Bibliothèque de terres pour les générations futures.

Chaque fragment de terre est minutieusement répertorié, séché, épuré des matières organiques, concassé, parfois tamisé pour obtenir la finesse du pigment. Matière première de ses oeuvres, la terre est multiple, bigarrée à l'image de notre monde, mais jamais échelonnée. De cette diversité naissent des assemblages de couleurs aux géométries variables. Cette progression chromatique nous réapprend l'infinie diversité de la terre, qu'elle est vivante et agissante, et que nous sommes faits de cette vie-là.

Abbaye de Maubuisson, programme

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #arts - livres - films -spectacles, #Spiritualités - astro

Publié le 13 Avril 2014

Heart Bleed.., dit-on, en anglais, le coeur qui saigne. On nous a prévenus : "attention ! il s'agit d'une attaque de tous les systèmes de sécurité des sites internet". Depuis deux ans nous pensions être protégés, et nous ne ne l'étions pas. Quelle angoisse ! En effet, c'est la muraille de nos données qui n'était pas infranchissable, nos codes, nos paiements sur internet, notre compte bancaire, nos... mouvements étaient susceptibles d'être interceptés par la NSA, par des pirates, par... tous ces gens qui nous veulent du mal. Bref, nous vivons dans un monde très dangereux. Sachez-le, nous intime-t-on.

 

Et pendant ce temps (ce temps de peur, ce temps qui nous détourne de ce qu'est la vie des gens autour de nous, des plantes qui nous nourrissent, des planètes qui tournent dans le ciel), la Terre s'illumine dans l'univers.

 

Mourez, disparaissez, pauvres humains qui pourrissez le sol qui vous porte, il en surgira toujours quelque chose de bon, quelque chose d'utile pour la planète Terre. La merde (la décomposition, l'humus, la mort) est faite pour nourrir la vie. Alors, mourez et, enfin, vous servirez.

 

N'ayez pas peur. Ni de la mort (le moindre mal) ni de la vie (notre tâche). Prenez à bras le corps la douleur qui vrille en vous le mouvement. Hurlez au ciel votre peine, votre noirceur, votre incapacité à poursuivre le chemin. Vous êtes dans le vrai. Vous seuls qui hurlez, vous seuls qui peinez, vous seuls qui dites l'absurdité du monde, vous seuls pouvez trouver la clé... celle qui ouvre les coeurs qui saignent.


Qu'on arrête de nous intimider sur la pollution (que de chantage pour nous faire porter le chapeau de l'incohérence générale du système), sur nos modes de vie soi-disant irresponsables (trop de déchets, trop d'excès, trop de télé, trop d'internet, de tabac, d'alcool ou de sexe... va finir par nous tuer...). Humains nous sommes, une aberration dans le cycle de vie (roseaux pensants). La conscience, la pensée, la spiritualité nous marquent. Humains nous sommes, humains nous pouvons donner la main à ce qui nous a créé : Dieu, nature, ou hasard...

 

Le chant qui s'élève en nous est la réponse.

 

Alors, écoutons.

 

Nos coeurs saignent...

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Rédigé par Luciamel

Publié le 7 Mars 2014

Aujourd'hui...

 

sur la plus belle planète...

 

On se demande parfois ce qu'il en est pour nous tous... nous si beaux, nous si laids... sur la belle planète.

 

 

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Photo (c) Luciamel, iris fleuris sur un chemin près de Pontoise, le 7/03/14.

 

 

De mes doigts, je sens les grains de lumière qui s'écoulent vers le sol, vers le ciel, vers vous...

 

Tiens, on se tient la main...

 

Allez, alllez... on s'encourage, ouh, oh, ah, wouah.... 

 

En résumé :  "la Syrie, l'Ukraine, la France en état de crise, et un certain nombre de questions, Hollande avec son casque chez Gayet, c'est un dictaphone, 5 ans de secrets potentiels qui sont existentiels, où sont ces enregistrements ? mais, mais... ce qu'il est important c'est de savoir où sont les bandes en question, et pour en faire quoi ? il y a, en effet, des points d'interrogation dans cette affaire, avec d'un côté Skakespeare, et de l'autre Faydeau..."

 

Tariq Ramadam et Edgar Morin publient un livre d'entretiens... Tiens, on s'occupe plus de la lumière, que de l'ombre. Ca m'intéresse. Dédiaboliser Tariq Ramadam, ou dédiaboliser Edgar Morin, demande ce dernier...

 

Je ne vous mets pas de liens. Je vous laisse vous interroger, vous aussi.

 

Tiens. Ce soir, à "Ce soir où jamais", sur F2, à la télé, j'ai entendu...

 

"Je suis dans la ligne de Spinoza, c'est-à-dire que des ailes sont apparues chez les oiseaux.", dit Edgar Morin.

 

"Ce que dit Edgar, c'est vrai, je le lui ai dit, moi, en tant que moi, comme il l'a dit, cette position en tant qu'Edgar Morin, ce n'est pas parce qu'il est pro-palestinien, dans ma croyance, il y a une chose que je ne veux pas, c'est... le livre La voix, je m'y reconnais, le vrai pluralisme en France c'est... par exemple, la vraie question c'est... moi, je suis du côté de... ça c'est ce qui m'intéresse", dit Tariq Ramadam.

 

"Il y a cette laïcité au XIXe qui s'est figée. Il y a des maladies de la raison. On utilise des moyens rationnels mais les bases sont fausses. La source de la laîcité c'est la Renaissance, où on interroge le monde. Je suis profondément laïc. Tariq Ramadam voit d'un air sombre cette laïcité, la loi sur le voile, il la voit comme une ombre...", dit Edgar Morin. 

 

"Le mot "les musulmans" ça enferme dans une religion, je préfère dire les Marocains, les Tunisiens..." dit Egar Morin.

 

"Ce que j'appelle dogmatisme c'est quand une théorie refuse le questionnement", dit Edgar Morin.

 

"On est tous en danger de dogmatisme... considérer que mon opinion est vraie pour moi, mais elle est peut-être fausse...", dit Tariq Ramadam.

 

 

Camille, Aujourd'hui... à Ce soir ou jamais, le 18/10/11, et ma soeur Hildegarde... de Bingen...

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

Publié le 2 Mars 2014

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Photo (c) Luciamel, sur la route de Wy-dit-joli-village, dans le Vexin, le 23/02/2014.

 

 

Tous ces liens qui se défont... ceux de ma blogroll (les sites mentionnés à droite de l'écran) qui renvoient maintenant souvent sur des sites fantômes, ou des sites phagocytés par des publicités... Tous ces blogueurs, ces blogueuses, qui ne bloguent plus. Est-ce la fin du Wikio (les blogs étaient classés par notoriété, c'était l'émulation... euh... cette bonne vieille compétition scolaire qui réussit toujours à nous flatter) qui a éteint notre ferveur ? Est-ce la fin de Google Reader (agrégateur de flux RSS, bien pratique) ? Je viens à peine de paramétrer "mon" Netvibes (agrégateur de flux RSS), et je constate qu'effectivement ça ne blogue plus beaucoup dans ma blogroll...

 

Je retrouve la plupart de mes ex-petits-camarades de blogage sur Facebook, ou sur Google +, et j'ai l'impression que la communication s'est déportée sur ces espaces-là (surtout sur Facebook). Finalement, avait-on un blog pour autre chose que ça ? quelques idées lancées deci, delà, quelques commentaires sur l'actualité, quelques coups de coeur musicaux ou autre, et quelques photos... à partager.

 

Et pourtant, j'ai du mal à lâcher totalement le morceau.

 

Cette bouteille à la mer, cette navigation intemporelle, ce lieu que je sens mien, car il n'est que ce que je veux bien qu'il soit, j'y tiens. 

 

Ecrire pour soi, écrire pour l'au-delà... de soi. Quelques regards amis, qui de temps en temps me font signe qu'ils continuent à me lire. Et pour l'inconnu.

 

N'est-ce pas l'essence même de l'écriture ? (tout du moins d'une certaine écriture)

 

J'ai déjà fait escale sur certaines îles de cet océan : Ladies Room, les Epidemik, la RDB, le KDB, le MDB...

 

Le voyageur ne doit pas se désoler des dimensions de la maison qui l'accueille pour quelques nuits ou un an.., ni trop critiquer le repas qui lui est servi, il doit seulement être prêt à... poursuivre le voyage.

 

Retrouver la flamme qui nous pousse à reprendre notre baluchon. Cette ardeur que tous nous avons ressentie un jour en nous : enfants ou adolescents qui faisions (ou rêvions de faire) l'école buissonnière...

 

Tout nous enseigne cela, mais souvent nous ne voulons pas l'entendre. Trop commode de rester à ronronner sur notre sofa.

 

 

 

O lugar, le lieu, (notre place...) de Tiago Bettencourt, avec Diogo Clemente.

 

"onde tudo morre, tudo pode renascer" :

où tout meurt, tout peut renaître".

 

"descobri a casa onde posso adormecer" :

j'ai découvert la maison où je peux m'endormir

 

"aqui tudo é tao novo que pode ser amor" :

ici tout est si nouveau que ça peut être l'amour

 

"jà é dia, e a luz està em tudo que se vê, cà dentro nao se houve o que là fora faz chover, a cidade que hà em ti, encontrei o meu lugar e é em ti que vou ficar..." :

il fait jour déjà, et la lumière est dans tout ce qui se voit, ici à l'intérieur on n'entend pas ce qui fait pleuvoir dehors, la ville qu'il y a en toi, j'ai trouvé ma place et c'est en toi que je vais rester.

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #blogs et blogueurs

Publié le 11 Février 2014

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Photo (c) Luciamel, 21/01/2014, Axe majeur, Cergy.

 

 

Prendre le large,

ses cliques et ses claques...

Qui n'en a rêvé ?

Plus rien à battre,

ni à secouer.

Tout nous fait braire,

et suer.

Alors...

Rien.

Que répondre au néant ?

Je te tends la main.

Pas bien...

Je te souris.

Que nenni.

 

Tout s'efface, face à la nuit noire.

L'ombre même disparaît.

Celui qui s'y est perdu ne sait plus qui il est.

Son coeur bat toujours pourtant, seul guide, seul dialogue pour lui à présent.

Petit poucet rêveur... il a depuis longtemps été dévoré par l'ogre... du dedans.

 

Tu lui parles, tu lui tends la main, tu lui souris...

Et tu n'entends qu'un cri.

Celui de notre humanité...

 

 

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Photos (c) Luciamel, 21/01/2014, Axe Majeur, Cergy.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

Publié le 14 Janvier 2014

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Photo (c) Luciamel, le 1er novembre 2013, ce n'est pas ta tombe... le fossoyeur s'était trompé... la tienne c'était celle d'à côté... il a dû recreuser...

 

 

 

A toi mon père,

ce chant... dont tu me chantais si souvent les louanges... toi, qui as retrouvé ta mère... toi qui as retrouvé ma soeur... toi, dont je devrai un jour chanter les louanges... 

 

A toi ma mère,

toi, qui portes la douleur... depuis si longtemps... la tienne d'abord, et puis celle du monde... je voudrais t'en délivrer... alors, comme Zeca Afonso, je te chante la complainte... de celui qui cherche le bonheur de vivre.

 

 

 

 

 

 

O minha mae minha mae
O minha mae minha amada
Quem tem uma mae tem tudo
Quem nao tem mae nao tem nada *
Quem nao tem mae nao tem nada
Quem a perde é pobrezinho
O minha mae minha mae
Onde estás que estou sózinho
Estou sózinho no mar largo
Sem medo à noite cerrada
O minha mae minha mae
O minha mae minha amada

 

* Quadra popular

 

 

Oh, ma mère, ma mère

oh ma mère, mon aimée

qui a une mère a tout

qui n'a pas de mère n'a rien *

qui n'a pas de mère n'a rien

celui qui la perd est abandonné

oh ma mère, ma mère

où es-tu car je suis tout seul

je suis seul dans le vaste océan

sans peur dans la nuit noire

oh ma mère ma mère

oh ma mère, mon aimée

 

* chant populaire

 

traduction (c) Luciamel

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

Publié le 12 Janvier 2014

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photo (c) Luciamel, Barra, Aveiro, 11/11/2013, café démonté avant que la mer ne le démonte... (en janvier, l'océan a emporté un café installé à quelques mètres de là).

 

 

 

La luce, lucia...

la lumière,

il y a un endroit où la lumière ne parvient plus.

Et de là... la lumière naît.

Que palpite dans vos coeurs cette lumière-là.

Celle qui surgit de l'obscurité, de l'en-deçà de l'au-delà...

Des vagues, des tourmentes, des précipices qui veulent nous engloutir.

Que nous importe, nous qui sommes depuis des lustres sous les décombres, dans les déchets de l'autre monde, celui dont on disait qu'il nous apporterait le bonheur...

 

Ah, ah... ah !

socialistes vous vous dites, communistes ou benfiquistes, c'est égal...

que des mots...

qui passent sur mes plumes comme l'eau de l'océan qui vient nettoyer ma mère la Terre de nos tourments...

le CO2, le réchauffement, les guerres, la famine, les pleurs des enfants, les pleurs des grands, mes pleurs, ne sont que goutte de H20... qui bientôt éteindra le feu de nos errements.

 

Du plus profond de nos ombres, celles qui nous font croire que le soleil est une erreur, nous voulons crier notre joie d'exister, notre âme ne pouvant s'éveiller qu'ainsi, dans la terreur, la terre-erreur... de nos peurs.

 

Du miel... aussi, pour nos plaies...

 

On l'appelle l'amour. Ce miel-là est précieux... dans le regard de l'inconnu, dans le chant de l'oiseau, dans les bras de l'amoureux, ce miel-là, savoure-le.

Qu'est-ce que l'amour ? qu'est-ce que ce miel qui naît d'un rien et qui disparaît... un matin... pour nous montrer qu'il est là, partout et à tout instant, prêt à surgir de tous les pores de notre peau.

Rien que le souffle qui me maintient en vie, rien que mon cri qui jouit à la vie, rien que mon non ou mon oui...

 

Alors, que l'année soit bonne ou pas, on s'en fout... après tout, pourvu qu'elle soit...

 

 

 

 

 

 

 

 

Meu amigo està longe,

(Ary dos Santos et Alain Oulman, interprète Gisela Joao)

 

Nem um poema, nem um verso, nem um canto,
Tudo raso de ausência, tudo liso de espanto
Amiga, noiva, mãe, irmã, amante,
Meu amigo está longe
E a distância é tão grande.

Nem um som, nem um grito, nem um ai
Tudo calado, todos sem mãe nem pai
Amiga noiva mãe irmã amante,
Meu amigo esta longe
E a tristeza é tão grande.

Ai esta magoa, ai este pranto, ai esta dor
Dor do amor sózinho, o amor maior
Amiga noiva mãe irmã amante,
Meu amigo esta longe
E a saudade é tão grande.

 

 

Ni un poème, ni un vers, ni un chant,

tout à ras de l'absence, tout est lisse de silence

amie, épouse, mère, soeur, amante,

mon ami est au loin

et la distance est si grande.

Ni un son, ni un cri, ni un soupir

tout se tait, tous sans père ni mère

ami, épouse, mère, soeur, amante,

mon ami est au loin

et la tristesse est si grande.

Ah... cette blessure, ah ces pleurs, ah cette douleur

douleur de l'amour solitaire, l'amour le plus grand

amie, épouse, mère, soeur, amante,

mon ami est au loin,

et la saudade est si grande.

 (traduction (c) Luciamel)

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Joie