Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 19:22

Je remarque qu'à Paris la nouvelle tendance, pour les bobos de mon quartier, est de promener non pas un chien, mais deux chiens à la fois. Je ne sais ce qui a pris aux gens d'avoir deux chiens, souvent de la même race. C'est peut-être comme pour les enfants, on fait un petit frère ou une petite soeur pour que le premier ne s'ennuie pas trop. Je dois reconnaître que j'ai moi aussi deux poissons rouges (au début ils étaient trois, mais l'un d'entre eux a sauté hors de l'aquarium avant que je ne pense à mettre une vitre de protection sur le dessus).

 


20110925-lavagem-Madeleine-Tristane-Banon-008.jpg                          photo (c) Luciamel, 25/09/2011, Les Halles, Chambre du Commerce de Paris.

 

 

Pourquoi vous parlé-je de ça ? Juste parce que... Hollande me hérisse le poil (que vous savez dru) sur le dos, et que les socialos-adorateurs-de-l'HOMME-providentiel du moment me désolent, tout autant qu'ils oublient facilement de citer Royal dans leur meeting du Bourget. Si j'avais (encore) besoin d'une raison pour ne pas voter Hollande au premier tour, elle est toute trouvée : non, décidément, je ne peux voir en lui qu'un lâche et un traître (son attitude en tant que premier secrétaire du PS, et compagnon de Ségolène Royal alors candidate à la présidentielle) en plus d'un être par trop malléable (certains ont dit "mou du genou"... je trouve simplement qu'il n'est pas trop inventif, ne semblant allumer que de vieilles lanternes...).

 

Pour qui voter, alors ? au premier tour, et pour la première fois depuis 1981, je ne voterai pas socialiste mais écolo : Eva Joly, une femme, quelqu'un qui ne mâche pas ses mots, quelqu'un qui défend des idées auxquelles je crois. Au second tour je ne voterai pas pour Marine Le Pen, une femme aussi, mais, tout de même, il y a des limites. J'en suis à me poser la question : est-ce que je ne préfèrerais pas avoir à choisir entre Bayrou et Le Pen ? plutôt qu'entre Hollande et Sarkozy... voyez mon désarroi, moi socialiste depuis toujours.

 

J'ai lu dans Le Monde d'aujourd'hui que les homosexuels (traditionnellement à gauche) commençaient à lorgner du côté de l'extrême droite, comme les ouvriers et les classes moyennes... qui risquent elles aussi de se tourner de plus en plus vers le centre, juste parce qu'elles en ont assez d'entendre des sirènes, avec leur chant toujours identique, leur vanter l'é-ga-li-té... tout en promenant leurs chiens dans les beaux quartiers de gauche de la capitale. 

 

 

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 20:09

L'enfant regarde, me regarde, sa mère regarde dans la même direction. Une carte de voeux de l'UNICEF. Est-ce l'Ethiopie ? est-ce le Soudan ? Je ne sais, si ce n'est qu'ils sont bruns, métissés d'Indiens.


 

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                                 Photo (c) Luciamel, 25/09/2011, près rue Mouffetard, Paris.

 

 

A chaque pas nous pouvons trébucher, c'est ainsi que se parcourent les chemins. Celui qui ne veut pas s'aventurer, qui ne veut rien risquer, jamais il n'atteindra l'au-delà de son passé, jamais il ne vivra son présent.

 

Les mères regardent là où leurs enfants regardent. Mais eux iront, s'ils veulent grandir, dans une autre direction.

 

Qu'il est long le chemin, qu'il est long... celui, comme le chantait Nougaro, qui nous ramène à notre enfance, après nous avoir mené dans notre futur.

 

Prenez un jeu de tarots (de Marseille) tirez une carte, elle vous dira (peut-être) où vous êtes en ce moment. Elle vous trompera peut-être aussi. A vous d'être vigilants.

 

Comment savoir ? En regardant au fond de vous, en ne vous racontant pas l'éternelle histoire du bébé qui a besoin de sa maman.

 

Etre une femme, une mère, qui dit "va, vis et deviens" et, comme dans le film, être prête à ne plus jamais revoir son enfant.

 

Etre un humain libre, portant tout l'amour du monde en le laissant s'écouler à l'infini.

 

Quelle carte vais-je tirer ce soir ? L'hermite...    Je vous copie l'interprétation divinatoire :

 

 

"L'Ermite intervient après la justice. Dans le cycle des tarots, l'Ermite indique la capacité de juger par soi-même. Là est la solitude de l'Ermite qui ayant appris comment bien juger a accès à la profondeur du savoir et de la connaissance. Le sage n'est pas celui qui cherche, il n'est pas le philosophe qui cherche ou qui aime la sagesse. L'Ermite est celui qui fuit l'homme car sa sagesse est vraie, il est de fait très prudent tant avec sa parole qu'avec ses jugements. Jugements qu'il prend le soin de cacher afin que seul ceux aptes à les entendre soient en mesure de les déchiffrer. Ce sont les paraboles et les phrases des maîtres qui restent invisibles à ceux qui ne veulent y voir que du vent; mais sont riches d'enseignement à ceux qui tentent de les comprendre.


Il est celui qui amène la lumière dans les ténèbres, par là il est celui qui est capable de trier et de démêler sans effort l'inextricable, et l'inexprimable. Là où se trouve de la complexité, le porteur de lumière, l'Ermite vient éclairer le requérant sur une facette du problème que celui-ci n'avait pas pris en compte.


Il symbolise un peu Lucifer, dont le nom signifie "porteur de lumière", c’est-à-dire qu'il est la connaissance juste des choses du monde-tel-qu'il-est. À l'inverse du pape qui est maître de métaphysique du monde-au-delà de la nature (physis).


C'est une lame qui doit éclairer le requérant, mais gare à sa lumière. Celle-ci par sa vérité brûlera sans doute autant les yeux de celui-ci, que la lame précédente la justice peut-être implacable dans ses jugements. Dans tous les cas, l'Ermite dit la vérité, mais celle-ci peut être encore cachée." Wikipedia

 

 

Alors, je vous le demande, de quelle couleur était Adam ? la réponse est ici dans cet extrait de Va, vis et deviens.

 

 

 

 
Par Luciamel - Publié dans : Spiritualités, astro
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 19:24

Déjà en 2008 elle inspirait mes tout premiers billets sur Ladies Room ("M'aimez-vous docteur Jung ?"). Ici aussi, je m'y étais référée. D'une certaine façon, la lecture de Sabina Spielrein entre Freud et Jung, après le film  l'Âme en jeu, a changé ma vie. Le film de Cronenberg, A dangerous method, ne m'a pas appris grand chose, ni ne m'a bouleversée outre-mesure (par la mise-en-scène ou le thème) si ce n'est qu'il m'a encore interrogée : pourquoi ne la découvre-t-on qu'aujourd'hui ? Pourquoi Sabina Spielrein a-t-elle si peu intéressé les intellectuels ?  mon article de Ladies Room avait recueilli deux commentaires : les miens...

 

Qui est-elle ? je vous renvoie à mes précédents billets... en vous copiant le début de celui publié sur Ladies Room, en 2008 :

 

 

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                              photo (c) Luciamel, le 7 janvier 2012, rue Ste Croix de la Bretonnerie, Paris.

 

 

"Elle s’appelle Sabina Spielrein, elle a été la patiente de Jung, alors que lui-même était un jeune médecin découvrant la psychanalyse. Internée pour troubles graves (hystérie, anorexie), cette jeune femme russe devint son amante (lui était marié, et attendait un enfant). Elle avait vingt ans, lui trente. Guérie (ça semble simple mais ne le fut pas tant) elle se forma en médecine (avec une thèse sur la schizophrénie) et devint psychiatre, c’est alors qu’elle se rapprocha de Freud (pour contrer la trahison de son amant, qui l’avait reniée elle, tout autant qu’il avait rejeté l’influence de son père spirituel), les deux s’allièrent et c’est grâce aux travaux de Sabina que Freud élabora le concept de “pulsion de mort”.

 

Par la suite, de retour dans son pays natal elle soignera des enfants à problèmes ou délinquants grâce à la psychanalyse. Elle mourra (les avis divergent sur l’année, sans doute en 1941) assassinée par les nazis, car juive.

Jusqu’au bout elle restera en contact épistolaire et amical avec Jung, lui vouant indéfectiblement une profonde admiration. On suppose que le concept d’anima a surgi dans la psyché de Jung sous les traits de Sabina.

 

Cette histoire est belle, mystérieuse à souhait… et, encore aujourd’hui, elle donne lieu à des polémiques entre écoles adverses (les freudiens, les jungiens).

 

Longtemps occultés, son influence, sa présence, sa vie, son amour, ses travaux, ses lettres, furent déterminants… ils ont été mis en images dans le très beau film “l’âme en jeu”."

 

 

Le mérite du film de Cronenberg est de nous interroger sur la psychanalyse, sur la relation homme/femme, sur l'arrangement facile des puissants avec leurs privilèges (Jung était marié à une femme très riche et s'accommodait fort bien de la fortune de sa femme et des privilèges qui étaient ceux de sa classe sociale). Il prend néanmoins quelques libertés avec l'ouvrage de référence (la correspondance des trois) en faisant de Jung et de Spielrein deux adeptes du sado-masochisme... ce qui me semble pour le moins un sacré raccourci, et en tout cas une élucubration. Pas sûr que cela apporte grand chose à la réhabilitation de Spielrein. Car, finalement, le personnage central du film c'est elle, mais d'une façon... étrange, à la Cronenberg ? Elle devient une mouche... qui se tord de douleur. Aura-t-on vraiment envie de connaître la femme qui a élaboré une théorie fondatrice de la psychologie, qui a participé à la réflexion intellectuelle de son temps, qui a créé une école, qui, surtout, a réussi à guérir d'une terrible maladie ? Elle a écrit des textes essentiels sur l'origine du langage, sur la musique... aussi.

 

 

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 21:07

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                                      photo (c) Luciamel, café du Phare, Barra, 22/12/11, Portugal

 

 

 

Sur le fil du rasoir, on nous dit que nous sommes sur le fil du rasoir, ou au bord du gouffre. Le gouffre ça fait belle lurette que j'y suis tombée, alors... vous pensez bien que la fin du monde annoncée par les Maïas, par Jovanovic, par Jorion, par Le Parisien (volcan allemand menaçant de détruire l'Europe)... eh bien, je n'y suis plus vraiment sensible.

 

La fin du monde, non seulement je ne la crains pas mais je l'espère, "espérer" au sens espagnol et portugais d'attendre et non de désirer.  Un seul être vous manque et tout est dépeuplé... oui, c'est vrai. Ma vie a été dévastée en 2009, depuis elle se reconstruit, de manière plutôt agréable et positive, je dois le reconnaître. Elle porte le prénom d'un homme, un prénom qui fait vieux...

 

Qu'un volcan se déchaîne, que la guerre soit déclarée, que la famine nous ravage, que la maladie nous déssimine... rien ne peut vraiment m'ébranler désormais. Au contraire. Alors, vous pensez, une crise économique !

 

Ca me fatigue de lire tous les charabias de tous les blogs... reprenant tous les articles de tous les journaux... sur tous les sujets débattus en ce moment.

 

Alors, je déblatère de choses n'ayant aucune importance, comme celle de dire que j'écris pour ne rien dire.

 

Quelle serait ma lecture du "sale mec" ou de la dernière loi votée par l'Assemblée Nationale ? croyez-vous vraiment qu'elle vous éclairerait plus que ne le font les articles publiés dans les journaux nationaux ?

 

On en revient toujours, en tout cas moi j'y reviens toujours, à la question du pourquoi et quoi écrire sur un blog.

 

Pour ne rien dire... est sans doute la meilleure réponse.

 

 

 

 

 

E isso ai.

Seu Jorge et Ana Carolina.

 

 

É isso aí

Como a gente achou que ia ser
A vida tão simples é boa
Quase sempre
É isso aí
Os passos vão pelas ruas
Ninguém reparou na lua
A vida sempre continua

Eu não sei parar de te olhar
Eu não sei parar de te olhar
Não vou parar de te olhar
Eu não me canso de olhar
Não sei parar
De te olhar

É isso aí
Há quem acredite em milagres
Há quem cometa maldades
Há quem não saiba dizer a verdade

É isso aí
Um vendedor de flores
Ensinar seus filhos a escolher seus amores

Eu não sei parar de te olhar
Não sei parar de te olhar
Não vou parar de te olhar
Eu não me canso de olhar
Não vou parar de te olhar

 

ma traduction (libre)

 

 

"C'est cela même, ainsi que nous avons pensé que la vie serait, si simple... la vie est presque toujours si bonne.

 

C'est cela même, les pas parcourent les rues, personne n'a remarqué la Lune, la vie toujours continue.

 

Je ne vais pas cesser de te regarder, je ne sais pas cesser de te regarder, je ne vais pas cesser de te regarder, je ne me fatigue pas de te regarder, je ne sais pas cesser de te regarder

 

C'est cela même, il y a ceux qui croient aux miracles, ceux qui commettent des crimes, ceux qui ne savent pas dire la vérité.

 

C'est cela même, un vendeur de fleurs enseigne à ses enfants à choisir ses amours.

 

Je ne vais pas cesser de te regarder, je ne sais pas cesser de te regarder, je ne vais pas cesser de te regarder, je ne me fatigue pas de te regarder, je ne sais pas cesser de te regarder"

 

 

Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 21:54

 

Enfuie, enfouie... ou tout simplement en vacance. Je reviens vers vous pour vous chanter la liberté.

 

Car mon voeu ne sera que celui-là : toujours préservez, défendez, pour vous et pour autrui, la liberté.

 

Ne vous laissez pas leurrer par le confort, par la flatterie, par les honneurs, par le pouvoir ou la paresse. Toujours privilégiez l'éveil quel qu'en soit le prix (souvent la solitude, souvent la pauvreté, souvent l'incompréhension de la société).

 

Pour illustrer mon propos je vous laisse admirer la danse de l'agneau et de sa mère la brebis.

 

Soyons des agneaux, mais ne nous laissons pas sacrifier, s'il le faut transformons-nous en lions, en loups, s'il le faut... Prenons garde aux liens qui parfois nous emprisonnent... et nous empêchent de nous engager sur le chemin. Soyons patients... soyons aimants... mais pas trop, sachons partir le moment venu.

 

 

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P1020036.JPG                                  Photos (c) Luciamel, Portugal, Razeira, 24 décembre 2011 

 

 

 

 

Et pour terminer en beauté, Carminho, la nouvelle voix du fado, et Pablo Alboran : ils étaient en compétition pour les Grammy Awards avec Perdoname. Une autre danse...

 

 

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : métro, voyages
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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 19:33

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                           photo (c) Luciamel, octobre 2010, manifestation Paris, Théâtre du Soleil

 

 

 

Vous dirai-je que Cesaria Evora est morte ? (comme si vous ne le saviez pas... souvenons-nous d'elle et entendons que, plus que jamais, d'autres femmes sont là pour nous éveiller, ou nous émerveiller) vous dirai-je que mardi prochain se tiendra le 9e MDB - Montmartre des Blogueuses ? (bientôt l'anniversaire.., si j'ai bonne mémoire le MDB #1 a eu lieu le mardi 11/01/11). Venez nombreusEs, et, avec un peu de chance, notre Père Noël sera là.

 

Nous, femmes blogueuses, heureuses, pleureuses, battantes, sportives, gourmandes, musiciennes, mathématiciennes, ingénieures, profs, journalistes, critiques, raleuses, engagées, mères, non-mères, cadres, employées, fonctionnaires, chômeuses, en vacances, après le boulot, parisiennes, provinciales... en goguette à Montmartre :

 

 

 

MDB (Montmartre des blogueuses)

le 20 décembre, à partir de 19h30

 

lieu : Just Be, 46, rue Caulaincourt, 75018 PARIS, M° Lamarck ou Place de Clichy

 

 

 

 

Pour vous inscrire c'est sur sur le blog de Polluxe, ou sur sa page Facebook.

 

Ca sera juste avant Noël, on essaiera de se faire de beaux cadeaux virtuels (il est question d'un blog, d'une nouvelle page FaceBook, et, qui sait, de toutes les bonnes idées que vous saurez nous tricoter... - petit clin d'oeil à nos chercheuses-tricoteuses du CNRS).

 

 

 

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                           Photo (c) Luciamel, manifestation d'octobre 2010 (16/10/10), le Lion de la République...

 

 

 

 

Pour finir l'année une autre image de manif'... celle de la CGT-RATP (j'adore croiser la CGT le matin en allant au boulot... je prie, toutefois, qu'ils ne bloquent pas les aéroports mercredi prochain... car je décolle avec mon amoureux pour le pays de l'océan).

 

 

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                            Photo (c) Luciamel, le 06/12/11, manif CGT-RATP... croisée en chemin

 

 

 

Pour clore le sujet, la semaine et la soirée de blogage, une musique non pas de Cesaria (elle, elle est dans nos coeurs pour de vrai) mais d'une autre découverte faite sur FIP hier, c'est lusophone aussi, c'est lui qui avait lancé participé aux débuts de Madredeus, Rodrigo Leão*, ça date de 2009 mais c'est toujours d'actualité, l'album "Mãe" (Mère) :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*Leão en portugais signifie lion...

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Montmartre des Blogueuses, MDB
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 17:52

J'entends Julien Delli Fiori sur jazz à FIP, et je songe que la voix est sans doute chez un être humain ce qui vieillit le moins, la sienne n'a pas changé depuis 20 ou 30 ans; je me souviens de ce temps où, charmé, il donnait la réplique à Clémentine Célarié. La voix est humaine, comme la bêtise... et l'erreur. L'intelligence, aussi ? moins sûr.

 

 

04042010-008-.jpg                                     Photo (c) Luciamel, 04/04/2010, rue des Tournelles, Paris 11e.

 

 

 

Comme le disait Alexandre Dumas... "Ma foi, si je n'avais pas été là, je me serais bien ennuyé".

 

"Charité bien ordonnée commence par soi-même" et "Nul n'est prophète en son pays" devraient nous servir de guides chaque fois que nous nous sentons en proie à la désillusion face à nos congénères.

 

Le monde ne tourne pas rond... bien cabossé le monde... me dis-je.

 

Ce soir, je me régale à l'écoute d'un morceau de jazz, comme je me suis réjouie à l'heure du déjeuner de courir avec mon neveu pour lui trouver un mini-sapin sur les quais, et comme, peu après, dans la boutique de confiseries, j'ai souri avec la petite fille qui s'enthousiasmait que j'achète 10 Père Noël en chocolat pour décorer le petit arbre : "Diiiix Père Noël ! 1, 2, 3, 4, 5...". Finalement, j'en ai pris 12.

 

Ce n'est pas un minable "harcèlement fémino-social" sur mon lieu de travail qui va me démonter. Entendez, cette jalousie propre aux femmes qui ne savent toujours pas manier le pouvoir, ni l'assumer... Qu'elles jouissent d'une petite position et les voilà qui ont le complexe de la "patronne" de harem... de la maman qui commande... ou de la maîtresse d'école. Les femmes ont du mal à jouer "collectif", elles manigancent trop volontiers dans de petits clans... de petites familles... sans vue d'ensemble, sans projet collectif. Elles parlent d'émancipation et n'aspirent qu'à leur seule petite paix domestique... Ca me désespère.

 

Ouf ! le monde change aussi. Et aujourd'hui, ce sont des femmes, LES BLEUES, qui gagnent au foot, qui gagnent au handball. Qui sait, un jour, les femmes pourront se projeter plus loin et au-delà de leur seule progéniture... ou de leur sphère très privée. Alors, seulement, elles seront en mesure de s'allier aux hommes pour diriger le monde.

 

 

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 17:33

Lu aujourd'hui, dans le journal Le Monde Le Figaro, un article qui m'a remuée. L'image de cette femme, son courage, sa force m'impressionnent a posteriori. Elle s'appelle Dilma Rousseff, et, aujourd'hui, elle est Présidente du Brésil. C'est son discours, enregistré sur Youtube, quand, en 2008, elle a dû répondre à un sénateur de l'opposition, qui l'accusait  d'être une "menteuse" parce qu'en 1970 (elle avait 22 ans), sous la torture, elle n'avait pas dit la vérité à ses tortionnaires. Elle a passé trois ans en prison, et n'a jamais avoué. Sur la photo (récemment retrouvée par un journaliste), face à elle, ce sont ses "juges" qui baissent le regard, car après des heures, ou des jours, de torture elle continue à les narguer et à refuser de donner le nom de ses camarades.

 

L'info a fait le buzz au Brésil, mais encore aujourd'hui certains la traitent de terroriste, de communiste... d'autres l'admirent.

 

 

Dilma Rousseff, Youtube, face aux inquisiteurs.

 

 

Dans ce clip on entend la voix de Dilma face au sénateur Agripino Maia. Elle explique : "J'avais 19 ans, j'ai passé trois ans en prison, et j'ai été atrocement torturée, sénateur. Et une personne qui osait dire la vérité face à ses interrogateurs mettait en danger la vie de ses camarades, elle les livrait à la mort. Je suis très fière, sénateur, d'avoir menti, parce que mentir sous la torture... ce n'est pas facile. Aujourd'hui, en démocratie, on dit la vérité. Face à la torture celui qui fait preuve de courage est celui qui ment !  (...) Je suis fière d'avoir menti, parce que j'ai sauvé des compagnons de la torture et de la mort. (...) Il n'y a pas de place pour la vérité, c'est ça qui tue, ce qui tue dans la dictature, sénateur, c'est qu'il n'y a pas de place pour la vérité, dans une dictacture, il n'y a pas de place pour la vie, sénateur. (...) En 1970, j'avais entre 19 et 21 ans, et, de fait, j'ai combattu la dictature militaire, et de ça j'ai une immense fierté." 

 

 

La musique est celle de Chico Buarque et de Gilberto Gil (ici interprétée par Chico et Milton Nascimento)  : "pai afasta de mim esse càlice"... père, éloigne de moi cette coupe. Chant de résistance à la dictature (1973) ou le calice (càlice) joue avec l'homophonie (cale-se : tais-toi).

 

 

 

 

 

 

 

Que voulez-vous, ce sont de telles infos, qui me disent que le monde l'humanité ne va pas si mal, et que tant qu'il y aura des Dilma Rousseff, et qu'un jour elles pourront être élues à la tête d'un pays, est le signe que la situation n'est pas si désespérée : nous avons vu pire, ou aussi grave, et nous nous en sommes toujours sortis, alors :

 

 

 

25 de Abril 1974, revolução dos cravos, révolution des oeillets, Zeca Afonso.

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 19:22

20111203-Art-de-rue-003-copie-3.jpg                                                 Photo (c) Luciamel, Père Lachaise, 03/12/2011

 

 

 

 

Je me demandais pourquoi on aimait tant Lolobobo... tous étaient là à le citer, tous semblaient se nourrir de sa prose... Je suis allée voir (surtout parce qu'il m'a citée pour le concours ELLE blogueuses : NON, je n'ai pas gagné, loin s'en faut... merci à vous... les admirateurs transis, les lecteurs de passage, les copains/copines... qui avez voté  pour moi - je n'ai recueilli que 31 voix, ce qui, surtout en multipliant par 15 la voix de l'ami(e) dévoué(e), ne fait pas grand  monde, allez.... vous avez été 10, au grand maximum, à avoir cliqué sur le site ELLE,  je vous comprends, c'était tellement compliqué, moi-même je n'ai voté que deux fois pour "Mamzelle Carnetto"... alors que je la soutenais totalement... Merci à Olympe, merci à Mtislav, à Polluxe et à Mike, dont je sais qu'ils ont joué ce jeu... quelles qu'aient pu être leurs réserves par ailleurs. Je sais que dans ces cas-là (de vote, de choix) il y a également la jouissance de NE PAS VOTER... (un grand plaisir virtuel... l'abstention... pourtant, le vote blanc serait beaucoup plus efficace que l'abstention, celui qu'avant de mourir Saramago a défendu dans La lumière blanche: la révolution par le vote blanc : vous ne votez pas, pas pour moi... ni pour personne,  mais au moins faites reconnaître que vous ne votez pas!).

 

Je reviens à mes moutons... donc. Lolobo on l'aime, tous l'aiment. Pourquoi ? Juste parce que son site se consacre à citer les blogs qu'il a lus. Wouah !!! que de lecteurs, que de personnes (blogueurs/blogueuses) charmées...Alors, on le drague, on le cite. Normal. Va falloir que je m'y mette moi aussi.

 

Pourtant, même pas envie de vous faire une longue revue de blogs... j'ai lu de belles choses cette semaine :

 

chez Euterpe;

chez Olympe ;

chez Lolobobo..;

chez Sarkofrance (euh... moi aussi je vais jouer la transparence... j'ai eu... euh... 40 visiteurs hier);

chez la divine;

chez Mtislav, l'ami des pigeons;

chez Alina Reyes, chaque jour, Dieu en son jardin..;

chez Célinette, ma chère, maintenant, comme moi, elle vit en couple..;

chez Yanick qui vous offre des cours de couture à Paris...

et d'autres dont j'ai oublié de copier les liens...

 

Egalement, ma balade au Père Lachaise, hier, et ces photos d'une drôle de fontaine Wallace customisée :

 

 

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20111203-Art-de-rue-006-copie-3.jpg                         Photos (c) Luciamel, Père Lachaise, fontaine Wallace, le 03/12/2011.

 

 

 

 

 

 

 Adele, someone like you...

 

 

 

 

Ma douce... je pense si souvent à toi...

 

 

J'ai vu Time out : le temps qui se décompte de nos veines... les riches qui toujours vampirisent ce que nous sommes (les DSK, les Sarkozy, les Guéant, les Hollande...), ils volent ce qui nous fonde : l'essence même de notre  vie, l'amour qui jamais ne pourra être possédé par eux les nantis... alors, ils paient des prostituées, alors ils se paient des journalistes... alors ils affichent leur liste de mariage sur le site des Galeries Lafayette. Tenons-nous prêts à faire sauter leurs banques, à les braquer, avec les armes, pour rendre au peuple ce qui lui est dû... allons chez eux (chez les propriétaires de L'Oréal, chez les gros bonnets du grand capital), et de l'indécence faite inhumanité... délivrons-nous, comme dans Time Out.

 

 


Par Luciamel - Publié dans : Ma douce
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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 19:41

20111129-Art-de-rue-001.jpg                   photo (c) Luciamel, rue des Blancs Manteaux, Paris 4e, 29/11/11, oeuvre de rue de Zam's.

 

 

 

 

Le temps va trop vite... à peine commencée la semaine est déjà finie, la journée, l'année...

 

J'aimerais pouvoir me prélasser sur un fauteuil, faire une sieste, j'aimerais comme par le passé, avant de m'endormir, lire un livre.

 

Or, je ne le peux plus.

 

Trop d'obligations, trop d'internet aussi... et puis, plus récemment, une vie à deux. Alors, la solution pour la paix de nos esprits, serait sans doute d'aller s'installer sur une île déserte en coupant toute connexion à la modernité et à la société de consommation, à la vie de couple aussi (car, nous, femmes, devons être conscientes du fait que l'autre nous phagocyte assez naturellement, il se nourrit de nous, nous demande de l'attention, du dévouement, du sacrifice... à sa personne, son travail, ses soucis, sa santé, sa nervosité... c'est toujours à nous de nous mettre en veilleuse, car lui et ses problèmes seront toujours prioritaires sur les nôtres).

 

Il m'est, dans ces conditions, très très pénible et fastidieux de lire le livre d'Olympe... D'une part, parce que je le trouve passionnant et super bien écrit (concis, rassemblant  les données essentielles sur "la problématique" de la domination masculine, et de la soumission féminine - trop facilement consentie - à cet ordre-là). D'autre part, parce que tout ce qu'elle dit (ça me fait la même chose avec son blog) m'énerve !!! C'est tellement vrai, je le retrouve tellement dans tous les domaines de ma vie que ça m'irrite profondément : envie de crier, de tout envoyer valser. Or, j'ai un boulot, je suis relativement sociable... et, par conséquent, je suis amenée (comme la plupart d'entre nous), à chaque instant, à devoir composer avec l'injustice qui est notre lot quotidien. Olympe me rappelle que je suis, en tant que femme, la part la plus méprisée de l'humanité, car (je lui pose la question), par ailleurs, trop vénérée et trop crainte ? les hommes ne s'étant toujours pas remis de notre pouvoir de conception (intra-utérus)... immaculée ou non, et que, jusqu'au bout, ils devront ravaler leur pomme...

 

Je désespère des révolutions, elles ne servent bien souvent qu'à redonner aux puissants (par l'argent, le statut social, ou l'apparence sexuelle) le droit de mieux dominer (avec de meilleures raisons). Les faibles, les dominés (socialement et/ou sexuellement) sont toujours aussi nombreux (depuis la nuit des temps), toujours aussi exploités, car qui dit privilégiés dit, forcément, foule asservie au bien-être d'un petit nombre. Plus nous sommes pauvres, plus nous sommes contrôlés, plus ils sont riches et arrogants de domination. C'est ainsi que le monde tourne rond. C'est ainsi que les femmes sont le rouage de la machinerie.  Qu'elles se révoltent et tout basculera. Mais les femmes sont... complices. Elles (toutes ces Eve soumises, qui, pour l'enfantement, ont renoncé à la liberté, à la lumière divine de la connaissance) ont passé un pacte avec le serpent, pour détenir le pouvoir de la conception, elles ont accepté d'être condamnées à n'avoir que la seconde place... celle de la subordination à Adam, à la côte... Eve m'horripile. Je me reconnais en Lilith, la première femme d'Adam, celle qui fut créée en même temps que lui : Dieu créa l'humain, à son image il le créa, homme et femme il les créa. Lilith et Adam. Egaux. Elle, plus indépendante, plus exigeante (face à lui, béat), se révolta (comme Lucifer) contre Dieu. Pour la punir, et pour consoler Adam, Dieu conçut Eve qu'il sortit de la côte de ce dernier (histoire de ne pas le décevoir, lui qui ne supportait pas les exaltations, et les positions, que sa première femme se permettait pendant l'amour).

 

Crier comme La Barbe, comme Lilith... oui, sans doute est-ce une nécessité. Mais après tous ces millénaires je finis par désespérer de Dieu : n'a-t-il toujours pas compris ?

 

 

La révolte des opprimé(e)s est sur le point de se lever. Désenchantée de Mylène Farmer l'illustre parfaitement.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dans toutes les bonnes librairies (et sur internet) :

Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ?

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 21:43

20110812-FKDL-002.jpg                                  photo (c) Luciamel, oeuvre de FKDL, rue Montorgueil, 12/08/2011.

 

 

 

 

J'ai mauvais caractère, me dit-on parfois, enfin... c'est sans doute que je n'ai pas le caractère qu'on me voudrait. Je râle souvent, mais, si je coupe les cheveux en dix, c'est pour en faire des étoiles... filantes...

 

L'an dernier nous étions Olympe, Polluxe, moi-même et quelques autres... invitées au Grand Concours des Blogueuses de ELLE. J'avais commis un billet à cette occasion, un peu ironique ? que nenni, juste irrité. La soirée fut belle à souhait, sous les bulles de champagne et la joie de fêter toutes ensemble la consécration d'Olympe, dont le blog fut élu meilleur blog société 2010 (Polluxe avait été primée l'année précédente). Les agapes se terminèrent dans un resto du Trocadéro, à faire des plans sur la comète... et c'est ce soir-là que le MDB (Montmartre des Blogueuses) prit son envol.

 

Vous comprendrez quelle fut ma surprise de recevoir, voici une dizaine de jours, un mail du prestigieux magazine, m'annonçant que j'étais pré-sélectionnée pour le concours 2011 (j'ai, par la même occasion, compris comment ça fonctionnait). Moi, qui n'hésite pas à dénoncer la drague des médias avec les blogs tout autant que le jeu ambigu des "sociétés de notation" de blogueurs (Wikio and Co). Moi, qui depuis qu'il a été créé n'ai mis aucun widget publicitaire sur mon blog. Pour concourir, ou accepter de jouer le jeu... devrais-je changer d'identité ? A priori, non. Je peux continuer à rester nue de toute publicité (incrustée).

 

Alors, reconnaissons-le, je me sens honorée et presque émue d'avoir été (é)lue par quelqu'un, quelque part dans une société de presse. Oui, comme nous tous (toutes) ? je suis sensible aux regards, aux attentions et aux compliments.

 

Alors, je peux vous le dire, je n'essaierai pas de "tricher" pour essayer de gagner, ou pour faire monter le compteur  : la règle étant qu'après avoir été sélectionné, le blog est soumis aux votes des internautes. Pas question de rameuter les copains, la famille, les collègues... "allez-y, votez pour moi tous les jours". Ca sera le jeu pour de vrai : vous savez, celui qui fait naître des étoiles filantes. J'ai posté l'info sur Twitter, sur Facebook, sur Google+, je l'ai annoncé à mon copain (qui n'a pas encore voté une seule fois pour moi ;))), j'écris maintenant ce billet. Laissons les choses advenir. J'en suis à 3 votes ce soir. C'est déjà extra.

 

Suis presque sûre de ne pas emporter la mise, ne le veux peut-être pas... La liberté a ce prix ?

 

Si vous souhaitez voter pour mon blog ;))  il vous suffit de cliquer ici.

 

 

 

  
Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 14:24

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                                                Photo (c) Luciamel, le 10/11/11, rue Volta, Paris.

 

 

Il faisait nuit déjà, pourtant la demie de 6h venait à peine de sonner à la Trinité... Je remontai la rue Vintimille pour déboucher sur le Boulevard de Clichy et rejoindre la rue Caulaincourt au niveau du cimetière Montmartre. Je me demandai alors pourquoi les meilleures chambres des hôtels alentour avaient vue sur les tombes... La Lune pleine resplendissait dans le ciel, juste au-dessus des croix. Une mélodie soudain me revint à l'esprit :

 

"En haut d'un escalier
Je cherche l'atelier
Dont plus rien ne subsiste
Dans son nouveau décor
Montmartre semble triste
Et les lilas sont morts"
 (La bohème, Aznavour)

 

Je me demandai qui était enterré sous mes pieds, là, dans le froid et la noirceur. Je pensai que décidément je n'avais jamais eu de goût pour les cimetières... avant... que le Père Lachaise ne devienne ma résidence secondaire. 

 

La Lune toute ronde, accompagnée de Jupiter dans leur maraude à petits pas, me faisait signe d'avancer : remonte encore, va plus haut sur la butte, et bientôt tu les retrouveras, tes compagnes d'armes, celles qui comme toi ont le courage de la vie.

 

Au n°46, avec une heure d'avance, je m'installai tout au fond de la salle, là où, dans une sorte d'alcôve arrondie, on nous avait préparé un petit coin, aux banquettes recouvertes de coussins, surmontées de candélabres et de l'immense photo d'un bosphore dans un pays de mille et une nuits.

 

Désoeuvrée, car ayant perdu mon Iphone, sans aucun livre ni journal à lire, je pris une feuille et entrepris d'écrire mon rêve de la veille, tant il occupait encore mon esprit.

 

Puis, elle aussi en avance, Elufsi s'approcha de moi, nous échangeâmes quelques mots, Uschi ne tarda pas à nous rejoindre suivie de près par Polluxe pour qu'alors démarre notre MDB#8 placé sous le signe de la Lune, de l'Orient et de la féminité...

 

Joie des unes et des autres à chaque nouvelle arrivée. Olympe, notre écrivaine de renom, Marine qui nous était revenue, et nos deux fées, là pour nous protéger, ainsi qu'Aude, notre fidèle, ma chère Célinette avec qui j'ai peu parlé, mais que j'ai toujours autant de plaisir à revoir, c'est avec CathyCiel que ce soir-là j'ai beaucoup discuté, car sans doute le ciel l'avait portée vers moi... Blandine se glissa entre Célinette, Polluxe et Fée Myrtille, et pendant un moment elles enfilèrent les perles de vent portant nos mots de femmes : "manque de reconnaissance, inégalités, rivalités, mais aussi manque de solidarité... entre nous, femmes".

 

Que de talents parmi nous : recherche en histoire des sciences, vie culturelle à Paris, génie informatique, éducation, sciences sociales, littérature, interculturel, gastronomie, effeuillage et goût du tricot... (deux de nos participantes nous ont enchantées par leur maîtrise du jersey ou leur aiguilles circulaires).

 

Nous étions 13 pour notre 8e MDB, un 9 novembre, à partir de 19h30, au 46 de la rue Caulaincourt (dans le 18e à Montmartre). Pleine lune oblige... à tenir compte... des signes du ciel : 

 

 

Le Blog de Polluxe

Olympe et le plafond de verre

Penser/classer (Elifsu, @elifsulavraie)

Scharlotte en France (Uschi)

Nectar du Net (Aude)

The Célinette

Mon Oeil (Agnès)

Fée myrtille

Marine, Paris.fr, @Paris, @marinebatiste

La marmite de Cathy (CathyCiel)

Eve La Fée @Evlf

De l'encre au bout des doigts (Blandine)

et moi même Luciamel

 

 

Avant de prendre congé, Uschi me montra, enregistrée sur son Ipod, la silhouette de Tigran Hamasyan (en concert demain, au Café de la danse, à Paris), dont les musiques continuent de nous conter le voyage des âmes... J'ai retenu The legend of the moon, dans l'album A fable.

 

 

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Montmartre des Blogueuses, MDB
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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 21:20

20110925-lavagem-Madeleine-Tristane-Banon-007.jpg                                                   photo (c) Luciamel, Paris (sur un  trottoir), octobre 2011

 

 

 

 

 

Je suis ici, je suis là, estou aqui... estou cà

 

Dire la différence d'une culture à l'autre... très difficile. Peut-on comprendre en français la nuance entre le "aqui" et le "cà" portugais. Et comment traduire le "ai" ? Quelle différence avec le "là" ?

 

Estou aqui

Estou cà

Estàs ai

Estàs là.

 

 

en français ça ne donne que :

 

Je suis ici

Je suis là

Tu es là

Tu es là

 

pour nuancer et expliquer on complèterait par :

 

Je suis à l'endroit où je suis

Je suis chez moi

Tu es à l'endroit où tu es

Tu es en dehors de chez moi

 

 

Tu souris...

 

La souris... se promène sur l'écran...

 

Et Camille chante... "ta douleur"...

 

Mais sommes-nous vraiment là ? cà, ai, aqui... acolà...

 

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mardi 1 novembre 2011 2 01 /11 /Nov /2011 18:57

 

20111020-018.jpg

               photo (c) Luciamel, Père Lachaise, octobre 2011, "Elisa Serra" oeuvre de Zoltan Zsako

 

 

 

 

 

Avis à mes amis blogueurs : je ne vous lis presque plus... c'est tout juste si j'allume mon ordinateur chaque jour. Mon Iphone me donne des nouvelles de vous par intermittence... car, en vérité, que nous apportons-nous d'essentiel ?

 

Nous nous laissons des commentaires (ah la belle affaire !) de temps en temps, histoire de nous montrer que nous nous aimons, réciproquement et réflexivement...

 

http://luisdecamoes.files.wordpress.com/2009/11/adamastor-palacio-da-pena.jpgCertains me disent que le monde est au bord du gouffre, et qu'Adamastor va bientôt nous avaler. D'autres croient que les extra-terrestres nous ont déjà colonisés. Cela me fait rire cette peur qui nous taraude, nous humains, depuis la nuit des temps, de mourir et de disparaître corps et biens.

 

Que la nuit vienne, que le monde cesse, qu'importe après tout ?

 

A quoi bon s'accrocher mentalement à ce qui n'est rien du tout ? Notre chair va se défaire, nos soucis financiers, de santé, familiaux, nos amours...  vont cesser de nous tourmenter, nos pleurs vont cesser de couler. Un jour. Bientôt.

 

(photo : Adamastor, palacio da Pena, Portugal)

 

 

Billet désespéré ? cela serait l'indication du bonheur qui vient... à celui qui n'attend rien, à celui qui est sans espoir aucun, à celui qui sait que le pire est toujours certain, à lui appartient la sérénité.

 

Mais pauvre de moi qui espère encore tant, qui aime d'amour, qui désire et souffre de toujours voir les étoiles s'éloigner à mon approche.

 

1er novembre, jour de Tous les Saints. A vous qui nous avez quittés trop tôt, vous que je vois briller dans le ciel au loin, recevez mon message incarné... Délivrance est notre nom.


 

 

 

 

 

Mariah Carey, Without you.

 

Par Luciamel - Publié dans : Ma douce
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Mercredi 26 octobre 2011 3 26 /10 /Oct /2011 21:01

20110925-lavagem-Madeleine-Tristane-Banon-023.jpg

                               photo (c) Luciamel, rue des Blancs Manteaux, Paris, octobre 2011

 

 

 

Je me souviens du temps où on n'avait pas le téléphone... Alors, c'était le super engagement, à telle heure à tel endroit, ça devait être sûr, c'était "croix de bois, croix de fer". Les rendez-vous tenaient parfois sur des semaines (imaginez que pour annuler quelque chose il fallait s'écrire des lettres qui mettaient des jours à arriver...). Pourtant, on se voyait tout autant, si ce n'est plus, qu'aujourd'hui. Et puis, on se faisait des visites surprise...

 

Un jour le téléphone s'est généralisé (dans les familles modestes s'entend), ça ne fait pas si longtemps : 30 ans, 35 ans ? Personne n'aurait imaginé de ne pas répondre quand il sonnait. On était soit là, soit pas là. Point. Logiquement, à certaines heures, on était presque toujours sûr de joindre les gens.

 

Puis, d'abord des Etats-Unis, les premiers répondeurs sont arrivés. Des engins permettant de "filtrer" les communications : on pouvait décider de répondre, ou non, suivant l'envie, ou notre disponibilité... à celui qui nous appelait. C'était le milieu des années 80. Les répondeurs-enregistreurs étant les plus sophistiqués, car ils permettaient à nos interlocuteurs (en même temps que nous les écoutions...) de nous laisser un message. Le pouvoir de la COMMUNICATION commençait à édicter sa loi sur nos vies.

 

Le reste vous le connaissez :  le téléphone portable, les sms, les messageries, les mails... Aujourd'hui, on est joignable comme on le veut et quand on le veut. On filtre, on zappe à tout va. L'autre est devenu une sorte d'émission de télé, qu'on regarde en direct ou qu'on enregistre pour plus tard.

 

Je ne suis pas vraiment nostalgique des temps anciens, la fuite n'attend pas le nombre des années... On a toujours su se défiler de l'autre, on a toujours su s'en rapprocher... quand le besoin s'en faisait sentir. On pouvait faire des kilomètres pour rejoindre sa bien-aimée, tant la séparation nous coûtait, on pouvait aussi accepter un travail éloigné pour quitter une relation pesante. Aujourd'hui, rien n'a changé, si ce n'est qu'on est souvent obligé de répondre aux sms, aux messages laissés sur le portable, ou aux mails dans notre messagerie... à l'autre bout du monde on peut couper le fil à n'importe quel moment, mais on est tenu de COMMUNIQUER à un moment donné. Le silence, le temps de la suspension du contact est de plus en plus court : on a tout au plus un jour pour répondre, sinon c'est un incident diplomatique (le délai servant à indiquer la valeur de la relation).

 

J'aime cette nouvelle forme de communication, ces nouveaux échanges, qui nous rendent plus exigeants, mais aussi plus créatifs : nous écrivons tout le temps... Nous parlons moins, nous écrivons plus. L'écrit nous rapproche de notre âme, la parole nous mettant quant à elle souvent hors de nous, pour nous faire communier avec autrui, soit ! mais en nous faisant perdre parfois notre chemin...

 

Je vous le dis quand même, rien ne vaudra jamais un bon tête-à-tête. Etre deux, en un même endroit, à se regarder, à se parler, à s'écouter... c'est magique. Vous devriez essayer. 

 

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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