Politique, société

Dimanche 10 juillet 2011 7 10 /07 /Juil /2011 22:08

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                                   photo (c) Luciamel, oeuvre de rue, rue du Renard, Paris 4e, 9/07/2011

 

 

Que dire de plus sur cet homme... (DSK) son pouvoir, sa femme, son argent, son intelligence et sa bêtise... sa maladie (peut-être) ?

 

A chaque jour qui passe je me dis : oh, comme je suis heureuse de ne pas faire partie des puissants... des nantis. Olympe, voici quelques jours à la fin du MDB, nous disait sa satisfaction à se percher sur de hauts talons. Je n'arrive pas à le comprendre. Je suis femme, sans doute moins stigmatisée qu'un homme (suivez mon regard) par ma petite taille, je ne comprends pas qu'on puisse se sentir supérieur(e) à dominer par le regard et la stature. L'histoire du talon pourtant nous indique que de tous temps (les bouchers dans l'ancienne Egypte, puis les nobles à la cour, et les prostituées dans la rue...) on s'est cru élevé en étant perché.

 

Les échelles, fussent-elles de Richter, nous indiquent la plupart du temps la distance que nous avons avec le sol. Plus vous montez haut, plus vous tombez de haut...

 

Cet homme est tombé très bas.

 

Le gouffre pourtant semble encore à venir.

 

A chaque jour une nouvelle révélation, et, pour les dernières, celles qui disent que, décidément non, on ne laissera pas la femme se faire laminer tout bonnement.

 

Cet homme a abusé d'une femme. Qu'il ait cru en avoir le droit, le pouvoir, la bonne foi... on pourra mieux le comprendre en relisant les citations de ses amis qui affirment que son "esthétique érotique" était celle de Eyes Wide Shut... de Kubrick, film où on voit des politiques abuser et tuer des top models... lors de cérémonies de magie noire...

 

J'aimerais parler d'autre chose... la crise à  gauche, la déroute à droite... le monde qui hurle de toutes parts... et les puissants qui n'entendent décidément rien.

 

Un nouveau monde s'éveille, sans doute, et nous ne le voyons pas.

 

Son coeur bat déjà, la vieille peau se déchire... le cocon a lâché, le papillon s'apprête à ouvrir ses ailes. Nous sommes obnubilés par les oripeaux et nous ne voyons pas la lumière qui se déploie.

 

Je ne crois qu'à la fin du vieux monde : celui de la pourriture, celui de la misère, celui de l'inégalité de droits. Alors, oui, je l'appelle de mes voeux "la fin du monde". Frère, soeur, nous sommes sur le point d'arriver en Amérique. Celle non pas de Colomb, mais celle de tous les Indiens, des marins exploités, des découvreurs inspirés, celle où toi, ma chère soeur tu m'as précédée. Le pays de la liberté.


 

20110707-003.jpg                        photo (c) Luciamel, oeuvre de rue, FKDL, rue du Renard, Paris 4e, 9/07/2011

 

 

 

spéciale dédicace... to you : Grândola, Vila Morena, Zeca Afonso

 


 

 

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 22:48

 

Monsieur Wikio, mon cher Albert, si tu me permets de citer ton prénom, tu m'as très poliment demandé de supprimer la référence à ton nom de famille, en effet, tu ne faisais qu'un stage chez Wikio et mon billet commençait à devenir gênant pour toi (en tête de Google pour la consultation de ton nom de famille). Ah, Wikio... et mes relations avec eux... une amie vient de m'indiquer qu'ils étaient en train de la draguer, ils lui proposent d'être rémunérée, c'est "Wikio experts"... Tiens,  comme c'est étrange, à moi on ne m'envoie pas ce genre de mails :

 

 

 

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Ah, mon cher Albert, finalement, je te regrette toi et tes fautes de français... Le contact était quand même plus humain et direct.

Bon, est-ce vraiment cracher dans la soupe que de dire (tout en faisant partie du classement) que des choses étranges se passent dans cette "noble et transparente institution" qu'est le Wikio ? On prend seulement le risque de ne pas être sollicité par "Wikio experts"...

J'ai un peu reculé en juin... ok. Mais bon, étant donné que je n'ai pratiquement rien publié... c'est même étonnant que je ne sois pas retombée dans le no man's land de la blogosphère. 39e au multithématique, ce n'est pas si mal. Attendons la fin du mois, ça risque de dégringoler.

Mais, Lucia, pourquoi n'écris-tu plus ? Que se passe-t-il ?

La vie, le ciel, l'amour... et les oiseaux qui me sollicitent beaucoup.


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Et puis, je m'intéresse plus aux traders devenus moines (il s'appelle Henry Quinson) qu'aux soi-disant maîtres en spiritualité (et autres gourous du développement personnel) plus obnubilés par leur enrichissement matériel que par l'avenir du monde autour d'eux... 

Je dois avouer que de voir et d'entendre nos camarades de gauche, et/ou gauchistes, sauter sur toutes les causes bonnes à agripper pour bien gueuler un bon coup... (gueuler pour gueuler, protester pour protester, quitte à être absolument incohérent, en ne disant rien qui vaille pour le futur du monde, pour tout juste se convaincre qu'on est un esprit révolutionnaire...). Les fonctionnaires de la révolution, les assistés de l'anarchie... me fatiguent. 20 ans de RMI... puis de RSA... pour seulement gueuler... Pauvres révolutionnaires défraîchis... la gauche crève de votre tiédeur, de votre pâleur, de votre assistanat. Le capital vous a bien eus ! Il se paye votre acceptation tacite du système. Vous ne casserez jamais rien, même pas des briques, alors des pavés... Mais, comme me dit une collègue, tout comme moi exploitée dans le privé, on va finir par avoir un discours de réactionnaires anti-fonctionnaires. Nous quand on voit les profs du public gagner 2000 à 3000 euros par mois, en faisant 18h de cours par semaine, avec 17 semaines de congés... on se dit qu'on s'est fait avoir quelque part... avec Bac+5 et la même qualification qu'eux on rame à gagner 1700 euros et on n'a que les 5 semaines réglementaires. Pure jalousie ? ou injustice ? ou inégalité entre les citoyens ?

Je vous dis ça en passant... parce que les roses semblent perdre de leur couleur à vue de nez.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 20:52

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                                                                     photo (c) Luciamel

 

 

 

Nous avons tous une ombre, nous avons tous une casserole que nous traînons plus ou moins silencieusement... Je me demande comment est la mienne (je la croise de temps en temps... pas agréable comme sensation). DSK... est en pleine lumière, son ombre même est flagrante... Ce qu'il traverse est lourd, à la mesure du pouvoir qu'il avait. Je n'ai pas compris qu'en France, on ait écarté si facilement et d'un revers de main gauche... (connaissant les penchants, les faiblesses, les erreurs... précédentes de l'inculpé) les dires et le courage (éventuel) de la femme qui a bravé ce que peu de femmes osent, surtout s'agissant de l'un des hommes les plus puissants du monde. S'il l'a vraiment violée (car le texte de la plainte déposée contre D. Strauss-Kahn ne laisse pas beaucoup de doutes, et les charges semblent avérées), il mérite d'être traité comme le commun des mortels. Ce n'est pas nous dont les dirigeants politiques viennent sur des plateaux télé se vanter de la domination sexuelle que leur statut leur confère qui allons donner des leçons au pays qui traite d'égal à égal un directeur du FMI et une femme de chambre du Sofitel. Non, rien ne justifie les traitements de faveur dans ces cas-là (ni d'autres d'ailleurs).

 

Qu'elle ait pu tout inventer n'est rien de plus que sa possible culpabilité à lui.

 

Il a demandé un traitement spécial et ne l'a pas obtenu. Je dirai que c'est l'exemple que nous donne l'Amérique aujourd'hui, à eux en retour de notre cadeau d'autrefois, de nous apprendre ce qu'est le symbole de la Liberté !!! 

 

Sur DSK, des scandales sortent... mais bien sûr, en France, on trouve que ce sont les délires de femmes n'ayant pas eu le courage de se prononcer avant. Yasmina Reza avait déjà signalé la personnalité  du prévenu... mais on avait fait le dos rond... car l'abus sexuel, ou le harcèlement, est plutôt assimilé (en France et en Italie) à de la vigueur... la preuve même, comme disent certains, qu'on serait plus taillé pour le job en tant qu'homme.

 

Cette affaire semble tellement la caricature des abus de notre monde qu'elle en deviendrait exemplaire :

 

- un homme violentant, ou violant une femme;

 

- un riche abusant d'une pauvre;

 

- un blanc humiliant une noire;

 

- un Français... se prenant pour le roi du monde.

 

 

Alors, les larmes de Martine Aubry (c'est son karma !), les cris d'orfraie de Jack Lang... ne me font ni chaud ni froid, leur favori a flambé... J'entends plutôt celui que j'avais pressenti : Bertrand Delanoë qui semble avoir compris que son tour est venu. Ségolène Royal se tient sur les rangs, elle semble très sereine face à tout ça (elle en a vu d'autres, la trahison de son ex-compagnon, ses ex-ennemis (tous alliés contre elle) maintenant au pilori... et elle n'en retire même pas de satisfaction).

 

 

Je suis optimiste, car les pourris de cette planète devraient se préparer à traverser une mauvaise passe...

 

L'ère du Verseau est bien là.

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 20:34

 

 

20110508 oeuvres de rue, art de rue 002

                                          photo (c) Luciamel, rue Vieille du Temple, 8/05/2011

 

 

 

Un billet sur le blog de quelqu'un avec qui je m'accroche régulièrement... (ça va finir par nous fatiguer tant lui que moi), au passage, vous noterez la fine analyse politique, et la pure objectivité de ses propos... hmmm, chez lui aucune moquerie, aucun sarcasme, ni de propos méprisants, quand il s'agit de parler des gens... et de leur engagement politique, en l'occurrence ici, Eva Joly. On se demande comment on peut juger quelqu'un en quelques mots et lui reprocher : "Elle a dévoilé tout son programme en une seule phrase, comme si elle se vidait d’un laïus appris par cœur".

 

Zemmour est servi à la même enseigne dans ce billet. En ce moment ça me semble plutôt pathétique, comme dirait FOG, "tirer sur une ambulance ça ne satisfait que les "petits esprits"" (quand on le pousse à en rajouter dans sa charge contre Nicolas Sarkozy). Non seulement Zemmour ne la ramène plus (c'est presque officiel que Ruquier va le virer à la rentrée car il devient trop gênant), mais c'est devenu un jeu à On n'est pas couché, lui couper la parole, l'humilier à-qui-mieux-mieux... c'est vendeur, ça ne peut que plaire à ceux qui veulent faire dans le rendement, le résultat... l'audimat).

 

Ce n'est donc pas que de la misogynie qui faisait le ton ce billlet, c'était plus la désinvolture péremptoire de la position de numéro un notoire... qui semble donner des ailes pour juger le monde, les gens, les  commentateurs... autour de soi. On frôle "le syndrôme Nicolas"... Sarkozy, dont Franz Olivier-Giesbert a rappelé les qualités d'homme d'action, mais dont il expose surtout la mégalomanie et le narcissisme avérés.

 

J'ai commis l'erreur de commenter le billet... du blogueur influent, la solidarité masculine a fait le reste... :

 

 

Nicolas a dit…

Moi aussi, je l'aime bien mais elle n'est pas faite pour le job.

lucia mel a dit…

tiens, tiens... "elle n'est pas faite pour le job", j'ai l'impression d'avoir déjà lu ça quelque part.

Nicolas a dit…

Tu te rends compte de ce que tu dis ? Tu voudrais qu'on arrête de donner notre avis. Tu prones la censure...

Monsieur Poireau a dit…

Parce que c'est une gonzesse, on ne doit pas dire "elle n'est pas faite pour le job" ni le penser parce que sinon forcément, on est monstrueusement sexiste !
C'est tellement caricatural que c'en est drôle ! :-)

Nicolas a dit…

Poireau,

Oui. Un sommet...




Je laisse ces Messieurs... à leurs points de vue inattaquables (sous peine de me faire taxer de "castratrice"... ou d'obsédée... euh... que dis-je... de "folle", car ça c'est leur grand truc... traiter les femmes de folles... leur ultime argument, celui qui leur évite d'avoir à réfléchir, avec la nouvelle parade qui, normalement, selon eux, est indépassable : "on ne peut plus critiquer une femme sans se faire taxer de sexiste"... quelle aubaine ce jugement-là, comment oses-tu répondre à ça ?).

Alors, suivez mon conseil, la prochaine fois que vous voudrez commenter un blogueur influent, réfléchissez-y à deux fois, soit vous vous prosternez, soit vous le flattez. Point. Si vous prenez le risque d'émettre une critique, on vous houspillera de manière tout à fait potache... et "bon enfant",  n'allez pas prendre la mouche... quand même..., ils sont charmants entre eux ces Messieurs (et de gauche qui plus est... donc inattaquables quant à leur misogynie...), il est juste regrettable qu'avec ce même esprit et quand ils sont un peu plus cons...  ils finissent par violer une fille dans une gare à Lyon (et là, on ne va pas vérifier s'ils sont de droite ou de gauche...).

Dans le cerveau reptilien de certains hommes (de tous ? je sais bien que non, et que cette domination est tout autant inscrite dans le cerveau des femmes que celui des hommes) il y a cette idée qu'une femme menacée s'écrase... qu'il suffit, donc, de l'intimider pour pouvoir la dominer... Vous devriez, Messieurs, revoir vos copies, et vos programmations... Toutes les femmes ne sont pas telles que vous le croyez.

Hommes, femmes, personne n'a le privilège de la connerie... (et je suis en bonne ligne pour ce qui est de la connerie du Wikio) mais, qu'on arrête de croire que certains (hommes) ont un supplément, non pas d'âme... mais de costume (ou de moustache) pour décrocher le "job" (l'habit faisant toujours le moine!). 



  

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Mercredi 27 avril 2011 3 27 /04 /Avr /2011 21:43

 

20111402 Art de rue, Père Lachaise, février 2011 020

                                       photo (c) Luciamel, 14/02/2011, rue des Blancs Manteaux, art de rue.

 

 

Pataquès ! voilà ce qu'il en est de la préparation de la présidentielle à gauche. Pataquès signifie, pour les linguistes, une faute de langage consistant à faire des liaisons là où il n'en faut pas, souvent par snobisme. C'est les "ce n'est pas-t-à moi", les "moi z'aussi", et autre "vingt z'amis". En français la question des liaisons est très délicate, les étrangers s'y cassent souvent la cervelle... Il y a les liaisons z'obligatoires, qui ne sont plus forcément respectées dans la langue familière, les liaisons facultatives (pour se faire mousser : nous z'avons (obligatoire) z'appris (facultative), et les liaisons z'interdites faisant pataquès : et#elle aussi, les enfants#ont dit).

 

Pour ce qui est des liaisons à gauche... on donnerait plutôt dans le pataquès. De Mitterrand (François et Frédéric) à Dumas... (pas Mireille, non, ni Alexandre, seulement... Roland, tiens, tout à l'heure j'ai croisé Christine Deviers-Joncour près de la place Saint Georges) en passant par le charmant Hollande (qui balance sa compagne en pleine élection présidentielle) ou le tendre DSK qui a une trompe aussi petite que son petit doigt... (il paraît que plus ils sont nuls au lit, plus ils en rajoutent dans la supercherie). Certains "baisent" avec leur carte de crédit, d'autres avec leur carte du parti, ou leur position à l'Assemblée Nationale.

 

C'est le foutoir, en d'autres termes soit dit.

 

Ces Messieurs de la politique avec leur quéquette en avant... ça finit par être lassant. Ils disent que le pouvoir est un aphrodisiaque... que toutes les femmes tombent à leurs pieds... dans leur lit, ou leur bureau ovale.

 

Et dire que les prochaines élections vont se décider parce qu'on aura couché et mis enceinte "machine"... ou aligné dans son agenda mondain telle journaliste, telle écrivain, telle actrice...

 

C'est pourquoi, je vous le dis, moi, je voterais fort volontiers pour une femme (vous l'aviez déjà deviné), Ségolène Royal, pour ne rien vous cacher, ou un homme qui ne se targue pas de sauter sur tout ce qui bouge... qui, plus est, vit en couple et semble être fidèle, qui refuse qu'on mette sa vie privée en avant, vous l'aurez compris : je me demande pourquoi Bertrand Delanoë n'est pas le candidat de la gauche... (pas assez de maîtresses à son actif ?).

 

C'était pour répondre au tag de Nicolas ("scénario des préliminaires primaires socialistes")... tagué lui-même par Dedalus. Je ne vais pas faire suivre la chaîne trop loin (en général quand je tague personne ne participe : bouuuh personne ne m'aime !!! c'est même pas vrai, je tague presque toujours les mêmes et ils me répondent toujours...). Alors pour le fun : je demande à JEA, Toff de Aix, Mike de MHPA, et à Julien (mon commentateur non blogueur), à Fabien aussi, le copain de Ménilmontant, de nous apporter leurs lumières. Que des garçons... que voulez-vous, on ne se refait pas : je ne suis que contradictions. Que les filles taguent des garçons, et les garçons taguent des filles ! Pour les élections... c'est un peu différent (je vote pour les filles).

 

 

 

 

 

 

 

*pataquéquesse : dont le symbole est, au choix, une montre de marque, une voiture rutilante, une "femme", une maîtresse, un poste prestigieux, une haute fonction, un gros compte en banque...

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Lundi 25 avril 2011 1 25 /04 /Avr /2011 22:18

 

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                                          photo (c) Luciamel, Père Lachaise, le 25/04/2011

 

 

Lundi de Pâques, promenade au Père Lachaise avec @Menilmuche, Fabien. C'est son quartier, il aime me montrer les restos, les rues, le square auquel il a fait en sorte qu'on donne le nom de son ami déporté, on est allés sur sa tombe, il y a déposé une rose rouge. Fabien c'est une célébrité dans son quartier. Il parle, il parle... parfois j'arrête de l'écouter... parfois je l'interromps (moi aussi je suis bavarde). Nous n'avons assisté à aucune résurrection. Pourtant les morts nous ont parlé, à leur façon.

 

20110425-tags-002.jpg                                           photo (c) Luciamel, Père Lachaise, le 25/04/2011

 

 

On a croisé de jeunes taggeurs, ils étaient en activité (avec masque et tout le matos), nous on était à côté en terrasse, on était complètement intoxiqués par les vapeurs. Deux femmes sont allées voir les jeunes pour leur demander d'arrêter... Ils ont poursuivi, outrés qu'on vienne limiter leur liberté ! Une a insisté, elle a voulu arracher le masque du taggeur, elle lui a demandé de continuer à opérer ainsi : sans protection. Il a réclamé, on l'empêchait de faire ce qui était son bon droit : tagger. L'autre femme s'est interposée, non, franchement ils pouvaient faire ça la nuit, non ? Il a demandé si elles étaient en terrasse et gênées par les vapeurs, ils étaient désolés, mais ils avaient le droit de faire comme ils voulaient. Un point c'est tout, à leur sens. Caricature de l'abus de liberté...

 

 

20110425-tags-003.jpg                                            photos (c) Luciamel, Père Lachaise, le 25/04/2011

 

 

On est partis vers Belleville. Là, on a croisé Roswitha et Christine... elles sont deux promotrices de l'art de rue, les taggeurs sont leurs amis... elles venaient de faire des photos. Je m'interroge sur notre conception de la liberté. Je préfère décidément FKDL... car lui n'utilise pas de bombes. Avoir des droits... oui, et des devoirs ? aussi.

 

Hier, je m'étais promenée dans Paris, là c'était une autre image qui m'a été suggérée... celle de Marie Madeleine, lorsqu'elle a vu Jésus ressuscité dans le jardin, le lundi de Pâques. Il l'a appelée : "Myriam". Tout d'abord elle ne l'a pas reconnu, puis elle s'est retournée et l'a vu : "Rabbouni". Elle a voulu le prendre dans ses bras : "ne me touche pas, je ne suis plus de ce monde (noli me tangere)". Il a voulu la revoir, elle, en premier. Il a voulu lui faire comprendre que désormais il l'attendait dans une autre dimension. Elle et Lui, à jamais unis. Elle, Marie Madeleine, Lui, Jésus Christ. Nous... ceux qui les avons suivis (vous savez, c'est comme sur Twitter... on se follow... et on crée une communauté).

 

20110424-Ne-me-touche-pas-et-Segolene-Royal-007.jpg                                  photo (c) Luciamel, 24/04/2011, Théâtre de l'Odéon, Noli me tangere.

 

 

 

 

 

 

Grândola Vila Morena, la révolution des oeillets. Zeca Afonso.

 

 

Et qu'on arrête de me dire que je ne suis pas révolutionnaire, que je ne suis pas féministe, que je ne suis pas... chrétienne... que je ne suis pas française, que je ne suis plus portugaise...

 

 

"Jurei ter por companheira à sombra duma azinheira que jà não sabia a idade...jurei ter por companheira Grândola a tua vontade"

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société - Communauté : luso-francophones inspirés
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Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 14:19

Il m'arrive de m'engueuler avec les blogueurs (avec les blogueuses aussi), souvent sur des malentendus (s'engueule-t-on autrement ?).

 

Le dernier malentendu en date concerne mon agacement à l'égard de certains médias et de leur manipulation (récupération) des gentilles idées des gentils (é)lecteurs de gauche.

 

Le gauchiste de base est contestataire. Il a besoin de s'opposer, de gueuler, de se dire qu'un jour il va faire la révolution. Certains en ont fait un mode de vie, une fonction, une seconde nature (fixation au stade anal). Ca nous donne des fonctionnaires de la révolution (Besancenot), des opportunistes (Edouard de Rotschild), et des manipulateurs de haute volée (le clan Sarkozy-Bruni, des champions en la matière).

 

J'aime proposer à mes étudiants (étrangers, généralement des cadres sup) de faire une revue des journaux français pour essayer de deviner, eux qui ne les ont jamais lus, la tendance politique et le profil du lectorat (en regardant la "une", les photos, les titres, et la façon de traiter une même info).

 

Dernièrement, j'ai été étonnée de voir que mes étudiants qualifiaient systématiqement Libération de tabloïd, de journal populiste, sensationnaliste (ils le classaient, pour cette raison, plutôt à droite).

 

En ce moment, j'ai la chance d'avoir en cours particulier un journaliste japonais, correspondant d'un journal tokyoïte à Paris, nous nous sommes donné à coeur joie de comparer La Croix, Libération, L'Humanité, Le Figaro et Le Parisien (pour ce qui est du Monde, il le lit tous les jours). 

 

Cette semaine il a voulu me faire part de son étonnement : pour une même info (le Christ dans la pisse) il avait vu un traitement totalement différent dans  Le Figaro (reprenant l'interview de Libération, Serrano, l'artiste, s'y dit très étonné d'un tel "tapage" pour une photo prise il y a 35 ans !!! il se déclare par ailleurs chrétien) et dans  Libération. Le scandale n'était pas là où on l'aurait cru : un petit article de rien du tout dans Le Figaro, une double page, à la suite de la "une" dans Libé. Il en était très intrigué.

 

Nous avons, alors, poursuivi notre cours sur les médias, et leurs illusions nécessaires...

 

Je lui ai tout d'abord montré l'article paru dans l'ACRIMED sur "Libération : de Sartre à Rotschild", comment l'ouverture du capital, puis l'arrivée de cet actionnaire majoritaire a confirmé les dires de Franz-Olivier Giesbert de 1989 (il était alors directeur de rédaction au Figaro) :

 

« Tout propriétaire a des droits sur son journal. D’une certaine manière, il a les pouvoirs. Vous me parlez de mon pouvoir, c’est une vaste rigolade. Il y a des vrais pouvoirs. Le vrai pouvoir stable, c’est celui du capital. Il est tout à fait normal que le pouvoir s’exerce. Ça se passe dans tous les journaux. Il n’y a pas un journal où cela ne se passe pas. » Pour cette raison, Sartre avait en 1973 conçu Libération « en marge des capitaux privés, des banques et de la publicité».

 

J'ai indiqué que l'ACRIMED était en quelque sorte un "enfant" de Chomsky. Je lui ai montré les vidéos de Médias, les illusions nécessaires. Comment, dans nos démocraties, ces médias fabriquaient notre consentement à la domination par les plus puissants. Car le peuple est toujours dangereux pour les élites, les médias les aident à asservir subtilement les masses.

 

Nous avons ensuite tenté de comprendre en quoi l'arrivée d'Edouard de Rotschild à la tête de Libération (le rédacteur en chef, comme le dit FOG, c'est du pipeau) avait réorienté la présentation et le repositionnement du "produit" gauchiste.

 

Comme l'aide des banques en 1983, et l'ouverture du capital, avait imposé certaines conditions : accepter la pub, les annonces, essayer de dégager du profit, Serge July disait alors : "Or, la norme, ce sont les bénéfices", avec Rotschild on est passé à la vitesse supérieure : vendre du gauchisme, à tout prix. Tout est bon, la vulgarité (et le machisme) se conjuguant aussi très bien à gauche toute...

 

Ca nous a donné récemment les articles sur Marine le Pen, celle qu'on rêve de faire baiser contre un mur par un sans-papiers... La "une" sur les 343 salopes (naturellement, c'est un titre choc, ça attire le mot "salope"), et donc, en dernier lieu, ce Christ dans la pisse... On le voit Libération ne fait pas dans la dentelle, mais Libération ne fait plus non plus dans la liberté de ton... car le journal est de plus en plus enchaîné à son actionnaire. Voir sur cette question les excellents billets d'Olympe, et d'Isabelle Germain.

 

Pour terminer, une chose amusante à noter, après Philippe Val qui s'est vendu au capital, ou plutôt à l'élite, (ayant d'abord vendu l'âme de Charlie Hebdo) i.e. à Carla Bruni et son mari, Serge July va-t-il longtemps résister aux charmes des sirènes ?

 

 

merci à Polluxe pour le lien de la vidéo suivante ;))) :

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 23:18

  

 

29012006-008-.jpg                      photo (c) Luciamel, Lucas, 29/01/2006, nouvel an chinois, bruits de pétards, Paris

 

 

Aujourd'hui je me suis prise en photo, et j'ai même fait une vidéo. J'ai voulu (après m'être fait couper les cheveux) voir, non pas mes bons côtés (j'ai coutume d'éliminer les photos moches, celles où mon double menton, mes rides, ma peau qui tombe... n'apparaissent pas) mais tout ce qu'il y a d'horrible en moi.

 

Et, soudain, j'ai reconnu ma mère. Je l'aime ma mère, je la trouve belle, mais je l'ai toujours vue plus vieille que moi. Là, je l'ai aperçue à ma place.

 

Le choc. Et puis, après un temps d'apprivoisement, l'acceptation de ce que je suis : une femme de 51 ans dont les traits se plissent, le cou s'épaissit, l'air se durcit... mon ex-petit ami a bien raison de dire : "tu es belle quand tu n'es pas préoccupée", car quand je le suis, préoccupée, j'ai vraiment l'air d'en vouloir à la terre entière...

 

Ca doit être ça qui fait que presque tous mes moniteurs d'auto-école me parlent comme à un chien... je n'ai pas l'apparence de la petite minette (de 18 ans), bonne à draguer, j'ai le physique de la "dame chiante" de plus de 50 ans... Ils commencent par entrer dans la voiture en demandant, pour le plus gentil : "ah, vous voulez passer votre permis... (i.e. à votre âge) mais pourquoi ?". Le dernier est arrivé en ronchonnant et pendant deux heures il n'a pas arrêté de m'engueuler :

 

"Pourquoi vous collez aux voitures à droite ? c'est un sens unique !

- ....

- Vous ne me répondez pas ? j'attends...

-....

- Vous ne voulez pas me dire pourquoi ?

- Non, je ne vous répondrai pas, car ça ne mérite pas de réponse, votre question n'a pas de sens. Vous pourriez me donner des explications, m'enseigner des choses, pas me critiquer et me remettre en question tout le temps, j'apprends à conduire, je n'ai pas besoin qu'on me sermonne sur ce que je n'ai jamais appris."

 

Après une heure, il concluait :

 

"Il y a des gens qui ont leur permis au bout de 30 heures, pour d'autres 150h n'y suffisent pas ! [j'en suis à ma 7e heure après 3 semaines d'interruption].

- Vous avez tout de suite eu un a priori négatif en me voyant.

- Regardez, vous vous en êtes au démarrage/arrêt de la voiture, deux heures de conduite c'est trop ! On ne pourra rien faire, une heure c'était largement assez, c'est du temps perdu...

- Je n'avais jamais calé avant aujourd'hui... et ce n'est pas ma faute, c'est le secrétariat qui m'a imposé deux heures.

- Bon, garez-vous là, à la station-service, on va faire le plein. Faites attention en tournant !"

 

Au bout de deux heures, on en était presque arrivés à l'engueulade (je me suis vraiment contrôlée et lui aussi) :

 

- Vous savez qu'il y a un permis boîte-automatique, c'est ce qu'il vous faudrait à vous...

- Et vous vous savez qu'il y a d'autres professions ? maître nageur, par exemple, vous devriez essayer."

 

Néanmoins, je ne comprends pas qu'on soit si désagréable avec moi, sous prétexte que je ne suis plus une jeunette émoustillante (pour ne pas dire "pas bandante"). Comment se permet-on de me parler comme à un être dont le seul intérêt (sexuel) se serait retiré ?

 

Une femme n'est-elle que cela ? son pouvoir de séduction et son potentiel à procréer ? En dehors elle ne serait plus rien... si elle n'est pas mère ni grand-mère (car cela doit se voir que je ne le suis pas)... elle devient un être humain sans valeur : ses idées, ses propositions pour la société, ses créations, ne sont rien. Ce qu'elle est n'est rien de reconnaissable, socialement parlant.

 

Cela fait quelques années (trois, cinq...) que je remarque ce dédain autour de moi, de la part des hommes... (essentiellement ceux qui ne me connaissent pas personnellement) qui semblent me considérer comme un être humain méprisable... un être humain de moindre valeur, une femme non sexuée, moins désirable, et, donc, moins intéressante (on ne peut/veut pas te "baiser" donc tu ne vaux rien... et la sagesse ? vous en faites quoi ? ah ? elle n'est que masculine, la sagesse ? ah ? vous en êtes sûrs ?).

 

J'observe cela, comme j'observe le temps qui passe. Or, le temps n'existe pas...

 


 

  
Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 23:07

 

20110327-Ile-Saint-Denis-001.jpg

                         Pimprenelles ? quai de Seine, Ile-Saint-Denis, photo (c) Luciamel, 27/03/2011

 

 

Allais-je en trouver ? je les avais promises sur FaceBook mais rien ne garantissait qu'elles croiseraient mon chemin sur l'Ile-Saint-Denis, dans le 9-3... Déjeuner chez des amis, Lucas, mon neveu, surpris à la sortie de la gare RER par l'aspect très "banlieue", très très... Puis balade digestive avant de rentrer dans nos pénates, dans le Marais : les bords de Seine, les péniches, les anciens entrepôts des Galeries Lafayette, les immeubles du début du XXe siècle construits pour les ouvriers de l'industrie chimique installée sur place. Laboratoires où les Curie (Marie et Pierre) ont fait leurs expériences et développé la radium thérapie, alors si, à l'époque, des déchets radioactifs ont été enfouis dans le sol (ou dans l'eau... de la Seine qui servait à refroidir les éléments radioactifs) cela s'est fait sans aucune précaution, il paraît que ça reste actif des milliers d'années... Le nuage de Fukushima ??? c'est cela oui...on s'en est protégés, lors de notre promenade sur l'Ile-Saint-Denis, avec notre parapluie...

 

Heureusement, elles sont venues à moi, elles m'ont saluée toutes fières et verdies par la douceur printanière : les pimprenelles ! Qu'on nous laisse les pimprenelles, et la chélidoine, et nous survivrons aux radiations. Et puis dans cette antichambre de l'Afrique, nous avons aussi retrouvé les traces de Bamako !!!

 

 

20110327 Ile Saint Denis 005

                           quai de Seine, Ile-Saint-Denis, décor pour un film, photo (c) Luciamel, le 27/03/2011

 

 

Permettez que vos discussions (vos salades) électorales ne m'aient guère inspirée. Je me sens assez proche de la majorité des Français : pour moi c'est l'abstention qui a gagné (donc une autre aspiration).

 

 

 

 

 

 

 

"Le dimanche à Bamako, c'est le jour de mariage", "Beaux dimanches", spéciale dédicace pour les amis de l'Ile-Saint-Denis ;)))

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Vendredi 25 mars 2011 5 25 /03 /Mars /2011 22:36

 

"Qu'est-ce que c'est être Don Quichotte ? C'est être un mec très bien mais être incroyablement minoritaire. C'est ça être Don Quichotte. Mettez 10 Don Quichotte ensemble ça devient un mouvement politique, et vous en mettez 30 millions ça fait une majorité. Mais s'il est vraiment tout seul, il est Don Quichotte."  Jacques Brel.

 

 

 

La-Commune-mars-2011-Hotel-de-Ville-003.jpg 

La-Commune-mars-2011-Hotel-de-Ville-002.jpg

 

                         photos (c) Luciamel, mars 2011, Hôtel de Ville, Paris, anniversaire de la Commune

 

 

 

On ne peut pas dire que  je vous aie saoulés avec des billets quotidiens pour vous convaincre de cliquer sur un nouveau bouton Wikio, ou Twitter... histoire de... quoi exactement ? même pas pour gagner de l'argent, non, juste pour me rassurer que quelqu'un viendrait, visiterait, regarderait trois mots en passant... sur mon blog.

 

Mais, il est vrai que si je n'écris rien vous ne venez plus, ce qui se comprend, car vous n'êtes quand même pas complètement neuneus (loin s'en faut), j'en déduis aussi que vous me lisez :))

 

J'en aurais des choses à vous dire et à écrire (permettez que j'évite les poncifs : Marine Le Pen, FN, salut nazi, PS, cantonales, Mélenchon, DSK, Kadhafi, Irak Iran, Lybie, Syrie, Fukushima, Hiroshima - avec une association photos/idées absolument malhonnête, car les images du Tsunami sont recouvertes par les celles de la bombe atomique, de la même façon pour Marine Le Pen, on superpose sur son visage celui d'Hitler... on se trompe, car ça n'est pas si simple que ça).

 

Tout d'abord quelques recommandations à l'attention de mes amis blogueurs et blogueuses... J'aimerais leur dire que d'écrire à tout va c'est bien joli, mais que s'ils prenaient le temps de vérifier leurs conjugaisons, leurs accords de participes passés, leur dictionnaire, tout bêtement, ça serait bien plus agréable, bien plus plaisant (de les lire). J'ai plusieurs fois regretté qu'ils ne sachent pas orthographier l'impératif des verbes en "er" : pas de "s" !!! écoute, regarde, chante, dessine, imagine... En revanche, si ces verbes sont suivis du pronom "en" le "s" revient (pour la prononciation) : manges-en. J'ai aussi lu de nombreuses fois des "si il" ou "si ils"... non !!! "s'ils" ou "s'il" (vous plaît !). En revanche le "si elle" est tout à fait normal, pour "si on" il est préférable dans une langue châtiée d'ajouter un "l" euphonique : "si l'on", de même pour le "qu'on", pas très élégant, auquel on pourra substituer "que l'on".

 

Les mauvais accords de participes passés sont légion. Combien de "Martine qui a connue Martin"... non, "Martine qui a connu Martin", et "Martin qui a connu Martine", mais "Martin l'a connue"... L'accord du participe passé avec avoir se fait avec le pronom complément d'objet direct s'il est placé avant l'auxiliaire (et ça n'a rien de sexiste car ça se passe de la même façon avec le pluriel).  Martin a connu Paul et Jacques : il les a connus.

 

Je frémis aussi quand je lis "en tous cas" ou "en tous les cas"... non ! il faut écrire "en tout cas" (c'est un singulier : à chaque cas), ou "dans tous les cas" (le "en" ne se combine pas avec le pluriel diriez-vous "en les maisons" ou "dans les maisons", "en les régions" ou "dans les régions" ? on associera volontiers le "en" et le singulier "en région", ou à la rigueur "en régions", mais sûrement pas avec l'article "en les régions".

 

Je ne vous dirai rien de l'imparfait du subjonctif, car, fort heureusement, vous ne vous y risquez pas trop souvent (sauf quand vous voulez vous amuser... et qu'alors, tout comme les politiques, vous nous servez des "qu'il fusse" au lieu de "qu'il fût").

 

L'erreur est humaine, et j'en fais bien plus souvent qu'à mon tour. Le problème est quand elle devient la règle... et quand celui qui se targue de maîtriser le discours ne connaît pas la chanson. L'amusant est que, paradoxalement (en fait assez logiquement), ce n'est pas celui qu'on croit qui y est. Il est très courant que l'orthographe et la grammaire soient les seules médailles, la seule gloire, d'un enfant issu d'un milieu défavorisé (ce fut mon cas, tant et si bien que mon maître de CM1 avait annoncé à la classe, deux ans après mon arrivée en France : "et c'est une étrangère qui va vous apprendre votre langue !"). Ca ne m'a pas fait que des amis.

 

Je suis fort tolérante à l'égard des erreurs de français (c'est mon métier, j'enseigne le français aux étrangers). J'ai moins de patience quand je lis des discours très doctes, très assurés (par les idées, la position sociale)... et que j'y vois des marquis (et des marquises), fiers de leur position au wikio, fiers de leur statut social, ne pas connaître la règle de base de l'accord du participe passé. Je ne le leur passe pas car eux ne se gênent pas quand ils peuvent épingler un "bleu" au wikio, un nul en formulation des idées. J'ai plus de tendresse pour les maladroits, les nuls en thème, les approximatifs de l'orthographe qui ne se veulent pas premiers de la classe à tout prix, qui n'ont pas tout fait dans leur vie pour dominer leurs petits camarades. Il faut dire que j'ai longtemps été première de la classe, mais que j'ai eu un professeur de maths assez particulier (en 1972-73) : il écrivait sur mon bulletin (que j'ai gardé) : "on ne peut mieux faire... pourrait aider ses petits camarades".  Ca m'a marquée. Il jouait aussi de la guitare : Brassens et Boby Lapointe.

 

Cela dit, je n'apprécie pas plus les psycho-rigides de l'orthographe qui balancent des idées réacs en même temps que leur goût des belles lettres (ils cumulent esthétique, pouvoir et ordure). A eux je voudrais dédier ces poèmes écrits par des chanteurs à la fois amoureux de la langue française et libertaires, ou anarchistes...

 

 

 

 

 

 

 
 
Jacques Brel : "je suis relativement misogyne..." / Léo Ferré : "la tendresse c'est la fin du monde". Jacques Brel : "On est tous les trois trop féminins pour apprécier follement les femmes"
Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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