Dimanche 9 mars 2008
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Quelle est votre idéal, Messieurs, à qui voudriez-vous ressembler ? et bien une enquête de TNS-Sofres nous le révèle : votre modèle, en ce jour qui
pourrait devenir le vôtre (le 9 mars, dorénavant "jour de l'homme, comme le 8 est "journée de la femme"), c'est Jean Dujardin ! Le macho à la française. Ironique à souhait,
légèrement misogyne (point trop, faudrait pas que ça se voie), à la dérision dérisoire... ne prenant pas les choses, ni les gens, au sérieux, mais surtout s'efforçant de donner
l'impression (l'illusion) qu'il ne se prend pas au sérieux lui-même (auto-dérision obligée).
Surtout, l'article du Monde (où paraît le compte rendu de cette
étude) nous signale que l'homme français a perdu ses repères (le lien à ses pères aussi), qu'il se trouve déstabilisé face aux demandes des femmes, ou de la société (parfois
contradictoires ou paradoxales : sois fort, dominant, et sensible, fragile à la fois !). Alors que fait-il l'homme d'aujourd'hui pour faire face à tout ça ? et bien il ne fait pas, vu qu'il
ne peut plus être le seul maître à bord (du foyer, du couple, de la famille...), il préfère la "fuite", dont Laborit nous
avait déjà, en son temps, fait l'éloge ! Le comble de la virilité étant pour ces sondés la figure de Romain Duris.
Tout ça n'a sans doute pas très grande valeur (400 sondés, pour des millions d'hommes tous différents...) ou seulement celle du sondage...
Je prèfère les écouter, les rencontrer, ces hommes... surtout quand, parmi eux, certains peuvent faire des déclarations comme celle de Grand Corps Malade à sa copine (sa fée, sa
sirène... comme il dit) dans son dernier disque : "Comme une évidence", pas encore sur Youtube ou Deezer...
Le Slam, ce besoin de parler, de raconter, de (re)créer le monde avec des mots... Ceci pêché sur Youtube, une "journée du Slam" à Saint-Denis (à la Maison des Jeunes) en 2006. Des
hommes, deux femmes... (le statut des femmes dans les cités, les banlieues, les femmes vues par les slameurs, les rapeurs... sujet ultra-délicat! à traiter une autre fois...), et
Grand Corps Malade :
Hommes, j'aime votre poésie, moins votre façon de faire de la politique... Pour les 50 ans de la bossa nova : Antonio Carlos Jobim, Vinicius de Moraes, les
poètes, et Joao Gilberto l'interprète... : Chega de saudade, où le poète chante l'absence de son aimée, lui disant que, sans elle, la vie n'est que mélancolie...
C'était en 1958, ces hommes-là ne semblaient pas si effrayés par leur propre sensibilité, leur détresse, ni n'avaient honte de l'exprimer...
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