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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /2010 21:46
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                                                                    photo (c) luciamel


Ces images glanées sur le chemin, tout à l'heure ce vélib' accroché par "son" propriétaire à une borne... nous sommes parfaitement dans l'illustration de la schizophrénie de notre monde : je profite d'un système, je suis le voleur voulant me protéger des autres voleurs... mais comme ce que j'ai volé n'a aucune valeur, je l'accroche à ce qui n'est que du vent...

Hier,
Metropolis sur Arte, comme quoi l'empêchement de naviguer sur internet a du bon, car j'ai regardé ce film en avant-première mondiale (la nouvelle version) alors que si mon ordi avait fonctionné j'aurais tout bonnement évité...

La première scène :
ces nantis assis à Berlin, en ce 12 février 2010. Je me suis dit que c'était quand même irritant ces privilèges toujours perpétrés... car ces gens, dans cette salle face à cet écran, cet orchestre, en avant-première mondiale... ont, forcément, été triés sur le volet.

Quelle ne fut pas ma surprise moi qui gribouillais ceci sur un bout de papier avant les premières images du film :

Vous ne serez grand que si vous renoncez à votre grandeur. Tout puissant qui ne s'est un jour abaissé a été détrôné.
 

En lisant les mots... le choc des mots dans
Metropolis :

"J'ai voulu voir le visage des hommes dont les enfants sont mes frères et soeurs"

"Mais où sont ceux qui ont bâti ta ville de leurs mains ?
- A leur place, dans les profondeurs.
- A leur place ?
(...)
- Mes frères, dans les profondeurs.
(...)
- Et si, un jour, ceux du fond se soulèvent contre toi ?"

"L'être de l'avenir : l'être machine."

dit le scientifique ayant créé le robot parfait, la femme, qui va entraîner les ouvriers à leur perte.

Les deux Maria... la "vierge", celle qui guide les hommes d'en bas, la divinité... et l'autre, celle qui les entraîne à leur perte, la femme aux moeurs dissolues... Vous, hommes, décidément toujours tiraillés entre la maman et la putain... Fritz Lang... ça date pourtant, mais ça semble toujours d'actualité. Tiens c'est l'heure de Zemmour... 

A la fin, tout rentre dans l'ordre... et la morale est sauvée...
le médiateur : entre les mains et le cerveau est le coeur... le fils parvient à relier le père (le Président) à l'ouvrier. C'est bien joli tout ça mais l'ouvrière va se marier avec le fils du maître du monde... leurs enfants seront des... princes... qui n'empêcheront nullement les injustices de se reproduire à l'infini. La mauvaise femme... sera brûlée, comme de bien entendu. 

Mister Sarko... et son fiston (le grand-père aussi est dans l'actualité avec son expo à Budapest), Marie Drucker (avec sa licence de lettres à la Sorbonne... tiens c'est drôle, j'ai une licence et un master à la Sorbonne, mais je n'ai pas la même carrière que Marie Drucker...), Marion Ruggieri... excusez-moi... mais c'est quoi leurs diplômes, leur qualification, ce qui a poussé au choix de leur "candidature" ? être fils ou fille de leurs parents ? amis de ?

A Berlin, des nantis ont vu Métropolis... Dormez... restez dans votre torpeur... nous vous réveillerons. 

A Paris... nous continuons à privilégier les princes... A Paris, le coeur... l'intermédiaire, est en suspens. 


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                                                                                         photo (c) luciamel





Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /2009 20:29





Oscar et la dame rose
... ça va me plaire. J'adore Eric Emmanuel Schmitt (grâce à Tini, mon étudiante suisse, mon amie... qui me l'a fait découvrir, et me le fait travailler à chacun de ses séjours à Paris).

Ce soir c'est le Téléthon, j'ai perdu ma soeur (du Sida) le 1er mai, elle s'était battue 23 ans (23 et 23 ça lui a fait 46... ans de vie). J'ai écouté FIP cet après-midi, the Alan Parson's project... les années 80, c'était l'un de nos disques fétiches... je ne savais pas que l'un des membres était mort. J'avais l'impression qu'elle me parlait... essayait de répondre à ma douleur de la pleine lune... alors j'ai posté..., bêtement, ce morceau, ce qui n'a pas arrangé l'état de mes yeux (Joe Cocker il faudrait m'appeler maintenant). Et puis j'ai appris qu'une mort... était survenue, two days ago...

Si, avec ça, je ne perds pas la moitié de mon lectorat (quel grand mot !) c'est que j'aurai réussi à relever la barre, vous savez celle qu'il faut tenir fermement au milieu des tempêtes. Croyez-vous que Vasco de Gama serait arrivé en Inde s'il s'était démoralisé ? s'il avait écouté les balivernes qui lui racontaient qu'
Adamastor allait l'engloutir ?

Ma force, notre force, qui que nous soyons, président de la République ou simple mendiant, est l'infini en nous.

Infini... imparfait, infini, sans fin.

L'amour infini...

La vie infinie.

Certains ont voulu en faire un projet... Moïse, Siddhartha ou Jésus... pardon, pour les musulmans, si je ne mets pas au même niveau un certain Mahomet... plus proche d'un Moïse...que de Jésus (Mahomet arrivé bien longtemps après Jésus qu'ils reconnaissent en tant que Messie, eux, alors que les Juifs, non... alors pourquoi... nous foutent-ils tout ce bazar ?).

Plante, minéral ou animal... essayons.... de rester en vie...

Le dernier arrivé nous fiche bien le bazar on dirait... Les jeunes... toujours à nous enquiquiner...


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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 19:27




J'ai laissé un commentaire à
Miguel, où, suite à son propre billet sur la question, je lui disais mon amour pour la magie du théâtre... du spectacle, cet instant privilégié où l'on est présent à d'autres que soi.

Internet, les blogs, Twitter, ou Facebook, c'est tout le contraire... nous sommes présents-absents..., nous sommes les voyeurs de ceux qui ne nous voient pas, de ceux qui nous lisent, et parfois qui nous commentent, nous leur répondons quand nous voulons (de manière instantanée ou cultivant une certaine distance, une absence-présence).

Comme dirait
Christian, tout ça n'est que de l'exhibition de notre petit pouvoir (capital)..., quel qu'il soit, des petits jeux sociaux... de nos petites vies de citoyens du XXIe siècle.

Et puis, tout ça (nos silences) est aussi le reflet de nos pudeurs... de nos peurs, de nos flemmes, de nos bonheurs qui nous prennent trop de temps ou nous retiennent ailleurs.

Mais ce n'est pas du tout ce dont je voulais vous parler... C'est bien moi ça... je pars dans toutes les directions, alors recentrons...

Je devais vous faire le compte rendu de l'exposé de mon étudiant sur
la votation des Suisses... Ce fut passionnant, mais certainement pas autant que tout ce qui a été dit dans tous les billets de "ma" blogosphère, alors mettons un point final à tout ceci, alors laissons le temps se charger de porter nos messages, et, surtout, qu'il en fasse le tri.


Je suis comme la petite araignée, ou la pieuvre ? chère à Zoridae... ou la petite Pierrine... Hier, j'étais à la signature de
Benjamin Lacombe, à l'Art de Rien, et il y avait foule... des jeunes filles surtout (pour ne pas dire exclusivement), assez gothiques mais point trop... pour se faire dédicacer les illustratrions des Contes macabres, d'Edgar Allan Poe.

J'avais choisi autre chose,
La mélodie des tuyaux... histoire de ne pas traumatiser mon neveu, les cadavres... c'est pas trop son truc en ce moment, même si je l'emmène voir des films de vampires et de loups garous...

Moi, je m'balance, j'm'en balance...








photos (c) Luciamel, à la galerie l'Art de rien, oeuvres de Christophe Goussault.

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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /2009 22:18




Il l'a appelé La lettre volée. J'avais eu l'idée, le deuxième jour de pose, pour mon portrait, de suggérer au peintre de tenir à la main, non pas un livre, mais un coupe-papier, celui entraperçu la fois précédente sur son bureau. Il trouva cela intéressant et pensa à aussi représenter une lettre entre mes mains.  La lettre, symbole si fréquent en peinture, m'indiqua-t-il.

Ce portrait avait déjà une histoire, Henri me l'avait proposé au moment même où Zoltan entreprenait celui d'Elisa, pour le bas relief qui sera bientôt placé sur sa tombe. Henri n'était au courant de rien. Seul le destin agissait.

Mon visage de trois-quarts, le regard perdu au loin, était comme le reflet inversé de celle qui était partie de l'autre côté, elle, tournée vers l'océan, moi, la cherchant dans l'indéfini.

Ce soir-là, je retrouvai Lucas, il m'entretint d'une lettre qu'il avait écrite à sa mère décédée (sur les conseils de son psychologue), il se demandait où il allait pouvoir la placer. Je lui fis la description du tableau réalisé l'après-midi même, celui où une lettre était apparue entre mes mains. La coïncidence l'intrigua.

Tout d'abord, le visage, stylisé au noir du Japon, donnait une impression mystérieuse, celle d'un film noir des années 40-50, cette femme était plutôt celle "au couteau", celle qui, un jour de randonnée, avait voulu se protéger d'un importun surgi d'une voiture au détour d'un chemin... Puis, l'artiste y mit de la chair, les traits s'adoucirent, même les cheveux (encore assez bruns) du modèle, blanchirent sous le regard visionnaire du peintre-médium. Elle ne semblait plus désespérée, ni en colère, car elle avait fait parvenir son message, sans doute, de l'autre côté...

J'ai revu mon portrait aujourd'hui, le noir du Japon a traversé la couche de chair rose... le visage s'est légèrement durci, comme crispé... face à un océan... d'incertitude.

Je me demande ce qu'elle regarde vraiment cette femme, ce qu'elle a aperçu au loin... ou ce qu'elle ne parvient pas à distinguer. Quoi, ou Qui ?







Photos (c) Luciamel.





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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 21:33

La Lune m'a secouée... ou, suis-je secouée naturellement ? telle est la question. 

On  m'a conseillé un soir de nouvelle Lune, particulièrement assommante, de prendre des pilules roses, celles qui aident à sourire à la vie.

Merci, je vous suis sincèrement reconnaissante de vous soucier de mon bien-être, pour ne pas dire de mon bonheur. Oui, il nous faut, à tous, des pilules roses (désolée, mais, de ce côté-là, je suis absolument nulle, moi, pour soigner les bobos, je ne connais que Doliprane, paracétamol, et aspirine... bon, je dois avouer qu'il m'arrive de boire un verre de vin rouge pour faire passer le tout...).

Hier, pour oublier que les jours ne sont que des jours, et que la vie n'est qu'un tourbillon... invitée par ma filleule (on a les enfants qu'on peut), je suis allée l'applaudir, l'admirer, dans un spectacle.

Hier, donc, j'ai vu des jeunes, ah... les jeunes... comme vous nous rappelez nos rêves, nos amours, nos emmerdes... Mais, bon, là ce sont des jeunes qui vivent encore leurs rêves... leurs amours...  (juste avant les emmerdes). Des artistes, de surcroît, dont le talent ne tardera pas à s'imposer, j'en suis convaincue.
 
Ils se sont produits dans un lieu magique, magnifique car intime et familier. Le Lavoir Moderne Parisien. Ils sont musiciens, un groupe, une troupe...

IGIT, La communauté du petit monde. Ils ont un CD, vous l'achèterez... bientôt.



Chocolate Jesus par Igit et la communauté du petit monde
envoyé par TahrbledProd. - Clip, interview et concert.



J'ai aimé leur mise en scène (vraiment chapeau !), j'ai aimé la voix, j'ai aimé les musiques, j'ai aimé le tempo.

Alors...?  juste une déclaration...

Le chanteur, l'initiateur du groupe ? le parolier ? sera tout à lui quant il ne sera plus seulement l'admirateur de Charlélie (Couture) matiné de Vincent (Delerme), ou d'Arthur (H.), moi aussi je les adore...

J'ai regretté de voir les filles cantonnées... aux cordes (violons et violoncelle), ou aux xylophones... (avec robes et chevelures de fées)... les garçons faisant le boeuf à la percu, la basse, la guitare électrique, le trombone, la trompette, et le saxo... ne devaient pas, côté habillement, être aussi classiques qu'elles, ils pouvaient se dénuder, porter chemise débraillée, ou nous la faire sensuelle... elles, si ce n'est l'amphitryonne de la soirée, la clown... au nez rouge, sont restées...des "petites filles bien sages"... mais pourquoi pas, après tout elles sont des muses... elles ne savent pas lire.

Tous, ils et elles, ont, dans cette petite salle mythique, fait exploser (grâce aux amis, à la famille, sans nul doute) l'audience. Ils le valent, ce sont des pros, et ce n'est pas si courant de voir de vrais musiciens se produire avec un réel talent (bravo à Antoine, le chanteur parolier, mais, aussi, bravo à tous ceux qui l'ont sublimé).

La relation homme-femme... homme-muse... est ainsi faite qu'elle nous amène à regretter que des pluies roses ne nous permettent de mieux nous aimer, comme il le chante :

"les muses ne savent pas lire,
et c'est peut-être mieux comme ça...

des sanglots dans les sourires...

toi l'idéal,
toi le tambour battu par l'amour...

mais toi..."



Quelques photos glanées au cours de la soirée...





photos (c) Luciamel : prises lors du concert au Lavoir Moderne Parisien le 19 novembre 2009, la première étant celle du court métrage projeté et réalisé par et pour IGIT.

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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /2009 21:10

Je propose à mes étudiants (en langue française) un jeu : cherchez dans le journal, où se trouve Sarkozy aujourd'hui.

Mais, moi, ça me lasse... de le suivre à la trace. De ne lire et voir commenter que ses faits et gestes, dans la presse, et dans les blogs.

Autre sujet qui me barbe, à force, l'identité nationale. Puis, aussi, la chute du mur... ou ses fils (à Sarko), sa Carla, ou son salaire, son nouveau conseiller, le copain de Jean-Marie Le Pen, un certain Patrick Buisson (ben oui, comme vous, je lis Télérama, Le Monde et le Canard enchaîné).

La barbe ! de trouver la même chose partout...

A croire que la vie ne tourne qu'autour d'un même nombril...

Le pompon revenant à celui qui aura pu s'en saisir... le premier.

Quelle soupe nous sert-on aujourd'hui ? après le 11 novembre et Nicolas Sarkozy, la Syrie et Nicolas Sarkozy, demain nous aurons...

Et moi, quelle soupe pourrais-je vous offrir en échange ?

Mon blues ? mon fado ?

Mes amours ? mes emmerdes ?

Il faudrait plutôt opter pour la dernière interrogation.

Alors parlons (car pourquoi tenez-vous un blog, si ce n'est pour "parler" ? ne me dites pas que vous vous targuez de littérature, voyons ! ne me faites pas sourire... mais... sur un blog, personne ne vous lit !).

Hier, j'ai assisté à un spectacle, celui de Ludovic Boivin, un Québécois, j'ai un ami là-bas (au Québec), Roger Tabra, un grand artiste, un parolier, assez connu  je crois... alors, l'accent de Ludo, ça m'a fait penser à Roger, parti dans le grand nord... surtout que Ludo a rappelé que dans ce grand nord le matriarcat... régnait.  J'ai mieux compris le masculinisme des Québécois (les gars, ils sont totalement dépassés... ils perdent totalement la boule... ils ne savent plus quoi leur répondre aux filles...) j'ai mieux compris que Roger soit sur les dents... Bref, je vous plains (les filles autant que les gars).





Aujourd'hui, j'ai vu une expo à l'Art de rien, un jeune, Benjamin Lacombe, ça m'a rappelé Nicoletta Ceccoli... Zoridae la connaît bien, elle en illustre parfois ses billets.

Demain, je vais chanter... heureusement... des chants sacrés, en arabe, en latin, en hébreu, en araméen.

Pour oublier... 

que les jours se suivent...

et se ressemblent...






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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /2009 21:06


                                                photo du film Gilda, pour les fans cliquez ici



"Plus tard je serai aussi célèbre que lui !"

"Je ne te le souhaite pas, tu as vu le prix qu'il a dû payer pour tout ça?" ai-je répondu à mon neveu, quand il est sorti, enthousiasmé, de This is it, et après sa toute première remarque : "je veux le revoir !".

Il faut dire que pendant environ 1h30 nous sommes restés plaqués sur notre siège, par l'émotion. Dans la salle du forum des Halles, bondée un dimanche matin, aucun délire de fans pendant la projection, un certain recueillement même. A la fin, simplement, des applaudissements reconnaissants sans trop grande effusion.

Il semble clair, en voyant les répétitions, que ce show aurait été l'un des plus grandioses depuis longtemps, si et si et si...

M.J. (prononcez "Dgé"), comme on l'appelle parfois dans le film, avait, en dépit de son grand professionnalisme, et de ce qui a fait son génie (un Mozart de la pop), par moments, comme une fragilité qui transparaissait. Non, que l'énergie manquât... mais son physique semblait un peu... sur la corde. On sait aujourd'hui qu'il devait, pour trouver le sommeil et, simplement, pour continuer à exister, être drogué aux antalgiques, et à des doses de "cheval"... La douleur, qui, depuis toujours, avait été sa compagne... la hyène hurlant dans sa tête, l'a finalement  vaincu; lui, dont l'apparence, la douceur... était toujours celle d'un enfant cherchant l'apaisement.

Comme si tout le spectacle, joué devant un public virtuel, celui des caméras, celui des professionnels l'entourant, il le savait donné pour la dernière fois.

Sa voix qu'il ménageait, ses effets (le moon walk attendu désespérément par Lucas...), n'en furent que plus troublants, comme si nous nous retrouvions dans son intimité et, non, dans le méga-show de Londres. Lui, le chef d'orchestre, se plaignant que ça cognait dans son oreille interne, comme avec des coups de poing, quand l'enregistrement du morceau avec ses frères passait trop fort dans son oreillette.

Le film en noir et blanc, effets spéciaux intégrant M.J. au film Gilda, avec Rita Hayworth, mais aussi à d'autres films noirs, avec Humphrey Bogart.

Une nouvelle version de Thriller : époustouflante.

Une complainte, et un plaidoyer très militant, pour alerter et demander l'implication de chacun dans la préservation de la planète.

Des musiciens, des danseurs, une équipe engagée de toute son âme dans ce qui pouvait être l'aventure de leur vie. Je pense à eux, à ce qu'ils ont dû ressentir quand tout s'est écroulé l'après-midi du 25 juin 2009. A toutes ces semaines, ces mois, ces années, de travail.

Avec ce film il a, sans nul doute, remboursé sa dette... que son âme repose en paix... et, comme il le répétait à tout bout de champ : que Dieu nous protège, et nous bénisse.

Nous qui continuons le combat.

Je me rappelle... ou, comme le disait Pérec, je me souviens...

Un soir où j'ai écouté... I just can't stop loving you...

Une nuit bercée par Liberian girl...

Et... récemment, découvert pour Lucas, ce clip... de la rencontre du mime Marceau et de Michael Jackson, le second étant un profond admirateur du premier, il lui avait demandé l'autorisation d'utiliser ses pas, et sa technique, pour le Moon Walk...

Le mime Marceau, qui est couché... au Père Lachaise, juste à côté de ma petite soeur, leurs corps dansant maintenant dans un au-delà de la nuit... Je rêve qu'ils mèlent leurs pas et tapent du pied pour nous réveiller, nous les vivants, nous les plus morts qu'eux... par moments.



Mime Marceau Speak About Michael Jackson
envoyé par sweetyluv. -




Vous pouvez lire sur le même sujet, le très bon billet de Miguel  (un Michael côté Orléans, un Michael côté portugais...)


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Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /2009 21:04

Je connais des artistes...

Qu'est-ce qu'être artiste ? nous le sommes tous, sans l'être vraiment. Alors, qui l'est tout à fait ? 

                              Henri Wisley, expo à La terrasse de Gutenberg, 9, rue Emilio Castelar, Paris 12e
                                                                                  (jusqu'au 28 octobre).
                                                                                    Photo (c) Luciamel.


Mon ami Henri, qui expose en ce moment à deux endroits parisiens, l'est, vernissage de sa deuxième expo mercredi prochain. Mon ami Zoltan l'est. Mon ami Simon l'est. Et Lucas, mon neveu, l'est aussi.


                                                                        Photo (c) Luciamel, Lucas chez Zoltan.


Pourtant, moi je ne le suis pas... en fait, je pourrais l'être, j'ai gribouillé voici bien longtemps, mais je ne suis pas possédée, pas habitée, par cette nécessité qu'est le peindre, le dessiner. Possédée plus par le besoin d'écrire... ça oui.

J'aime vous regarder, vous lire, dans vos dé-lires, vos... récits imagés.

Je vous comprends.

Voici les coordonnées pour l'expo d'Henri Wisley :  vous pourrez y voir mon portrait, qui aura changé...

Espace Tristan Bernard
64, rue du Rocher
75008 Paris
(du 27 octobre au 28 novembre 2009)


                                    La lettre volée, Henri Wisley, photo envoyée par l'artiste

Pour l'artiste en devenir, Lucas mon neveu, voici les photos (prises chez le maître Zoltan) :




Voici, Mesdames et Messieurs, le tableau réalisé par Lucas ce 24 octobre 2009, Femme nue, en cadeau à Zoltan. Il le vend (en même temps qu'il en fait cadeau) 500 euros.


                                                   Photos (c) Luciamel, l'oeuvre de Lucas : Femme nue
 





Barco negro

(David Mourão Ferreira / Piratini / Caco Velho)
Amalia Rodrigues
.........................................
De manhã, temendo
Que me achasses feia,
Acordei tremendo
Deitada na areia.

mas logo os teus olhos
Disseram que não
E o sol penetrou
No meu coração ( bis )

Vi depois, numa rocha
Uma cruz
E o teu barco negro
Dançava na luz,
Vi o teu braço assenando
Entre as velas já soltas
Dizem as velhas na praia...
« Que não voltas... ! »
_ São loucas... ! ?
São loucas...

Eu sei meu amor
Que não chegaste a partir
Pois tudo em meu redor me diz
Que estás sempre comigo

No vento que lança
A areia nos vidros
Na àgua que canta
No fogo mortiço.

No calor do leito
Dos bancos vazios
Dentro do meu peito
Estás sempre comigo

************************************************

Ce matin, quelle frayeur,
me réveillant sur le sable,
que tu me trouves laide,
soudain m'a fait trembler.

mais à l'instant tes yeux
me dirent que non
et le soleil est entré au fond
de mon coeur (bis).

J'ai vu l'après, sur la roche,
une croix
et ton bateau noir dançait
dans la lumière,
j'ai vu ton bras faisant signe
au milieu des voiles déployées.
Les vieilles de la plage
disaient
que "tu ne reviendrais
pas..."
Elles sont folles, folles.

Je sais, mon amour,
que tu n'es pas parti,
car tout alentour me dit
que tu es toujours  ici.

Le vent qui lance du sable
sur les fenêtres.
L'eau qui chante
sur le feu alangui.

La chaleur de notre lit,
le vide de notre table, mais
à l'intérieur de mon coeur
tu es toujours près de moi.

(Traduction (c) Luciamel)

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 22:48
                                                                      photo flickr 



Allez-y, c'est rue St Maur, allez-y c'est dans la rue à Paris, mais aussi à New York, ou Barcelone, ou... en bas de chez vous, l'art de rue. Je ne dis pas art "urbain"... car "urbain" renvoie à architecture, ou à "bien élevé"... il est urbain, elle est urbaine... (moi non plus je ne connaissais pas cet emploi avant qu'une collègue ne se targue, à l'heure du déjeuner, de l'employer à bon escient).

Lui, je l'arbore depuis un bout de temps à la bannière de mon blog, il a l'habitude, faut dire, de s'exprimer dans mon quartier... lui c'est
FKDL.

Ce soir je l'ai rencontré, j'ai même failli le prendre en photo (mais trop de journalistes m'ont fait de l'ombre, et j'ai raté l'occasion). 

Vous pourrez contempler la minutie de ses collages et l'homme-âge... qu'il rend aux années 50-60, lui le jeune-homme d'une toute petite quarantaine d'années (je prends des précautions ne connaissant pas son âge).

C'est souvent la femme, cette femme, qui l'inspire, celle qui telle Ingrid Bergman jouant Jeanne d'Arc, s'agenouille devant son destin, et devant Dieu... tout en faisant face aux hommes.










                                    Photos (c) Luciamel (avec l'autorisation de l'artiste)



Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 20:44

 

  


Photo, empruntée ici. Agustina Bessa Luis :

"Je ne me prends pas trop au sérieux.
C'est la meilleure façon de vivre.
Celui qui se prend trop au sérieux se retrouve toujours
 dans une position d'infériorité face à la vie."


***




- Oui, j'ai bien aimé.
- Ah bon ? t'as bien aimé ?
- C'est toujours comme ça le rythme de ses films, je savais.
- Tu t'es laissé prendre ?!...
- A la fin moins qu'au début, mais oui...

Vous l'avez naturellement deviné, c'est du dernier film de Manoel de Oliveira dont il était question. Devant Le latina, un soir de la semaine passée.

Il vient d'adapter, comme à l'accoutumée (rappelez-vous La princesse de Clèves... : La lettre), une oeuvre littéraire, un grand nom de la littérature portugaise, presque toujours. Cette fois-ci il s'agissait de Eça de Queiros (mais au Portugal, quand on aime on ne dit plus le nom de famille, qu'il s'agisse d'une femme ou d'un homme, on dit
"Eça", comme on dirait "Arthur" pour Rimbaud, sauf que ça ne marche pas pour Pessoa, ou Camões, ou Garrett, ou Torga... ou Saramago, ou Lobo Antunes, là, pas de Fernando, de Luis, d'Almeida ou de Miguel, de José, ou d'Antonio qui tienne... compliqué, finalement, cette histoire de prénoms : on le fait seulement pour ceux qui en ont un hors du commun).

Une nouvelle, avant d'être
un film : Singularités d'une jeune fille blonde.

Au début du film (car je n'ai pas lu la nouvelle), ça m'a fait penser à celui (trait pour trait : la fenêtre, l'homme fasciné, la blondeur de la fille, le magasin de tissus... à croire qu'Eça l'avait lu avant...) de La maison du Chat-qui-pelote, vous savez.... la nouvelle de Balzac, celle qui ouvre La Comédie humaine.

Eça était féru de littérature française et on a souvent dit de lui qu'il imitait Zola, son réalisme, mais Zola est naturaliste plus que réaliste... Moi, je le rapprocherais plus de Balzac, dans son côté "père du réalisme"... et sa fascination pour la bourgeoisie. Cette intrigue, en tout cas, me semble hautement balzacienne, ou peut-être, par la chute, non sans lien avec Flaubert (qu'il admirait beaucoup) et L'éducation sentimentale.

Vous n'y verrez pas décrit le Paris de la rue Saint Denis, en 1811 et les bourgeois qui y vivent du commerce textile (la famille de Balzac). Non, c'est de Lisbonne dont Eça nous parle ici.

Lui qui sera Consul du Portugal en France, à partir de 1886, et mourra dans sa maison de Neuilly, le 16 août 1900, a toujours admiré la culture française.

N'oublions pas, tout de même, qu'il s'agit de l'un des plus grands écrivains de langue portugaise (je le rapprocherais d'un Machado de Assis, brésilien, lisez les sublimes Mémoires posthumes de Bràs Cubas ! publiées en 1880). Et je ne vais pas vous faire la blague de vous affirmer qu'il était un écrivain femme... (comme, dans mon précédent billet, je l'avais soutenu de Pessoa et de Rimbaud). Allez le lire et vous verrez.

Mais... je voulais vous parler, avant toute chose (pour vous convaincre qu'une grande écrivaine est de la même trempe qu'un grand écrivain...) de celle qui, pour nous Portugais, est une fierté.

Elle qui a été une grande inspiratrice de Manoel de Oliveira. Elle qui comme lui est originaire de Porto, elle qui est une grande dame de la littérature portugaise : Agustina Bessa Luis. Mais on dit
"Agustina".

Sa trilogie : Le principe de l'incertitude, dont Bijou de famille (2001), L'âme des riches (2002), et Les espaces en blanc (2003) est une référence, pour Manoel de Oliveira mais aussi pour tout le monde de la lusophonie.

"Eu sou quem sou" / "Je suis qui je suis", c'est l'admirable expression d'une transcendance éternelle à l'ombre de laquelle la femme se protège. Ils sont nombreux les noms de la femme, mais elle se réserve à elle-même un symbole plus intime que personne ne connaît"
in. couverture de L'âme des riches (traduction (c) Luciamel).





Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles - Communauté : luso-francophones inspirés
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