arts, livres, films,spectacles

Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 22:50

Je reviens dans mon antre, avec une certaine non envie d'écrire, une paresse à vous lire... aussi. 


Une image a retenu mon attention, celle de la rossinante de Suzanne. Je passe vite sur les "billets" qui reprennent l'actualité, tiens, personne n'a parlé de Cannes, mais, pour un blogueur, cela constitue-t-il une actualité ? 


Pourtant, moi j'ai couru, raccourci mon cours (est-ce possible de raccourcir ce qui court ?) pour pouvoir assister à l'ouverture officielle du 63e festival... Comme j'aime les synchronicités (certains disent "coïncidences") : soudain, pour rendre hommage à Tim Burton, c'est Melody Gardot qu'on a appelée... elle, qui désormais est un lien vers un au-delà en moi (une autre synchronicité vers toi, ma petite soeur). Aujourd'hui, ça fait un an qu'on t'a enterrée. 


J'ai aimé Alice au pays des merveilles (de Tim Burton), sa plongée dans l'au-delà, et son retour, en conscience, à la vie. J'aimerai sans doute le film qui était en ouverture : le Robin des Bois. J'ai entendu une interview de l'acteur principal (Russel Crowe), à la question du journaliste, lui demandant s'il avait apprécié de s'initier au tir à l'arc, il a répondu ceci :


"Certains adorent la courbe de la balle de golf, moi, j'aime la trajectoire de la flèche."


Sans doute très étudié comme réponse (le film se veut "engagé" et dénonce les inégalités de notre temps : voler aux riches pour donner aux pauvres, c'est dans le vent). Qui est le Robin des Bois d'aujourd'hui ? demande le journaliste... L'acteur convoque des images de tsunami, d'Haïti... Ah... il ne parle pas des marchés financiers, ni de la Grèce, ou des spéculateurs qui parient sur la chute de l'euro ou de la prochaine grosse catastrophe économique qui va encore les enrichir. Robin des Bois n'est plus ce qu'il était ! Et je vous parie que Wall Street 2, l'argent ne dort jamais d'Oliver Stone va rafler la mise. 


La vision, pour la énième fois, du "ministre" ampoulé, celui qui s'est fait acheter son nom... m'a agacée, que fait-il là ? me suis-je répété. 


Manoel de Oliveira n'est pas en sélection... ni hors compétition... aucun film portugais à l'affiche (pas de grec non plus). Les temps sont durs, les temps nous annoncent que des Mamuth sont prêts à se réveiller... comme un bon vieux Takeshi Kitano de derrière les fagots (Outrage, en compétition). 


Mais pour notre plus grand bonheur existe Un certain regard... et c'est là que nous les retrouvons les plus grands : Oliveira, Godard !!! Le maître portugais nous livre pour sa 102e année (tiens, c'est l'âge du père d'Alain Minc, vous savez ce vieillard qui a coûté 100.000 euros à la communauté... mais bon... le fils avait arrondi à la dizaine supérieure pour rendre sa démonstration plus "percutante") un nouveau joyau :


Angelica (l'étrange affaire Angelica) (l'histoire d'une jeune femme morte juste après son mariage). 



 

 

en souvenir de toi... à jamais.

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 22:55

 

Dire que mercredi j'y étais n'avance à rien... Dire qu'elle était à la fois frêle et si solide, sur ses talons-aiguille-échasses, et sa canne au côté, qui la faisaient ressembler à un flamand rose prêt à s'envoler. Dire que j'ai retrouvé la voix, mais, curieusement, peut-être, moins l'émotion. Surtout, qu'un malotru (genre bourgeois de 60 ans, à la chemise rose pâle, et à la femme assortie, blonde au tailleur beige) avait laissé sa compagne prendre le strapontin, d'une façon odieusement hypocrite. Lui : "Je vais m'asseoir sur le strapontin". Elle : "Mais non, laisse, je vais m'y mettre". Lui, sans aucune hésitation s'installe illico sur le fauteuil, à ma gauche. Durant la première partie du spectacle, je l'ai observé : ses jambes écartées, son genou droit débordant largement de mon côté... Irritée, j'ai laissé mon pied et mon genou à la limite exacte de mon siège, nos jambes se touchant régulièrement à chaque fois qu'il faisait une incursion de mon côté. Je pensais qu'il comprendrait le côté invasif de son attitude, mais non... Monsieur semblait avoir l'habitude de s'étaler, et qu'on se replie face à lui, à moins qu'il ne crût que je lui faisais du pied... N'y tenant plus, au bout d'une heure environ, je me penche vers lui, lui frôle le bras et lui indique poliment : "Excusez-moi, Monsieur, pourriez-vous enlever votre genou ? on n'arrête pas de se cogner !". Son regard interloqué, ses jambes, suivies de tout son corps, soudain ramenées du côté de l'épouse. Il sut ensuite, lui dont les longues jambes auraient justifié qu'il prenne le strapontin, respecter les limites, son genou ainsi que son pied ayant miraculeusement appris où commençait l'espace d'autrui, il n'eut plus besoin de tant de largeur pour sa longueur de jambes.


Les rappels à la fin du spectacle, pendant lesquels elle chanta No more my lord, a capella, ayant pour tout instrument son pied, dont les coups frappés sur le sol rythmaient la plainte, comme celle des prisonniers qui les premiers entonnèrent ce chant. J'étais tout ouïe, d'autant plus que les bourges étaient partis au premier rappel... Faudra vous y faire, vous les nantis qui vous croyez tout permis, vous qui abusez trop facilement de votre pouvoir ou de votre position sociale, on sera de plus en plus nombreux à vous rappeler les bonnes manières, et, qui sait, on finira par vous éduquer à un certain humanisme, celui qui ne se trouve pas dans vos livres, ou dans les spectacles auxquels vous assistez par "habitude", par obligation... celui qui consiste à être attentifs à ceux qui vivent près de vous... Faudra vous y faire car nous avons appris à taper du pied.

 

Melody Gardot, puisque c'est elle dont il s'agissait, m'a aussi émue (mais pas aux larmes comme je l'avais été lors de mon séjour à la montagne, où la pureté de sa voix, le jazz, le blues, en elle... m'avaient rappelé ma petite soeur... qui aimait tant le jazz) quand elle s'est adressée à Dieu, lui demandant de l'excuser car elle ne l'avait pas évoqué de la journée, y voyant la cause du morceau raté par deux fois, et qu'elle dut se résoudre à abandonner ce soir-là... Birds... 

 

Elle, croyante, bouddhiste dit-on. Elle, si sereine, et si drôle, pour nous parler de Dieu, ce qui ne l'empêche pas d'être une fille hyper-sexy. Une artiste française au label "laïcité" estampillé, aurait-elle pu se référer à Dieu, et s'amuser de sa relation avec lui ? Nous, nous avons plutôt des beurettes, défendant à corps et à cri la burqa (cf hier Camélia Jordana chez Ruquier) ceci sans parler de leur foi, ni de Dieu... non, elles parlent seulement de la burqa, du voile... et quand elles se convertissent comme Diam's c'est pour entrer en lutte plus qu'en religion... Elle est attendrissante Camélia, avec ses tout juste 17 ans... Les chanteurs et leur conversion... ce n'est pas nouveau : Cats Stevens, Bob Dylan, Leonard Cohen... pour ne citer que... les meilleurs.

 

Et puis vendredi chez FOG, Onfray est venu présenter son prochain pavé (dans la mare) : après Dieu, c'est Freud qu'il a décidé d'éliminer. Ben, il n'y est pas allé avec le dos de la cuiller ! car, même, il a invoqué la religion pour attaquer la psychanalyse : "A Lourdes aussi on a observé des guérisons". Je lui souhaite bien du plaisir au philosophe, car les psys ne vont pas se gêner pour l'analyser... Pendant cette première interview, il nous a déjà révélé que lui Onfray avait passé beaucoup de temps chez les curés, où il avait été tripoté mais jamais violé... c'étaient les plus faibles, ceux dont on abusait car ils ne savaient pas se défendre (ouïe, ouïe, ouïe... si ça, ça n'explique pas sa phobie de la religion... son besoin de purification). Il nous a aussi fait un portrait de Freud (drogué, obsédé sexuel et parricide dans l'âme, usurpateur et avide) fichtrement décapant ! Pour la sortie du livre FOG nous annonce un débat "Michel Onfray face aux psys" (dont Cyrulnik) : à ne pas rater.

 

Pour terminer ce tour d'horizon "entre jazz et Jésus", allez lire le billet de Dorham... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 21:56

 

Regarder une interview de Patrick Modiano, un jeudi soir sur France 5... et, par moments, se dire... euh... non... je ne vais pas continuer... enfin... regarder... écouter... comment dire ? aurai-je toute la patience de suivre les pérégrinations langagières de cet homme, sous prétexte qu'on le dit le "meilleur écrivain" français contemporain ? 

Mais, c'est mon métier... écouter ceux qui cherchent leurs mots... qui hésitent, qui trébuchent... qui bafouillent, s'emmêlent les pinceaux dans leurs pensées. Et, souvent, je n'ai pas à le regretter, car, plus que les beaux parleurs, plus que les érudits, ils me font voyager en des terres de poésie. 

En ce moment, mon groupe d'étudiants : une Suisse (de 55 ans, travailleuse sociale), un Américain (55 ans, chef d'entreprise), un Italien (35 ans, journaliste), une Finlandaise (35 ans, institutrice). Notre cours aujourd'hui, suite à l'exposé de Ruth, la littérature française, et, pour elle, sa découverte de Françoise Sagan, de Bonjour tristesse et du film avec la merveilleuse Sylvie Testud; de sa passion pour l'oeuvre et la femme. 

Tour de table : votre amour de la littérature française ou autre. Federico nous a fait part de sa ferveur pour Marcel Proust dont il est un lecteur chevronné, et sur la tombe duquel il vient de se faire prendre en photo au Père Lachaise, ce qui, nous a-t-il confié, a beaucoup choqué sa mère, mais aussi Zola qu'il a littéralement dévoré (surtout Le ventre de Paris). Sam, lui, notre poète, qui n'arrête pas de nous interroger sur les mots, et de rimer à tout bout de champ, nous a avoué son amour pour Baudelaire, Stendhal, et Victor Hugo. Païvi, elle, m'a parlé d'un auteur finlandais qu'elle adore, ce qui m'a rappelé que j'avais le livre à la maison (déposé mystérieusement un jour dans ma bibliothèque par un inconnu), Mika Waltari, Sinouhé, l'Egyptien (en fait, moi, on m'a laissé "en cadeau", Le serviteur du prophète).

J'ai dit à Païvi que, grâce à elle, je savais quel livre emporter pour mes prochaines vacances à la montagne... 

Je vous souhaite une bonne semaine, vous enverrai, peut-être (s'il y a la Wifi) quelques images de mon paradis blanc...

En cadeau, cette autre suggestion de Païvi, elle est tombée en pâmoison en l'écoutant : une jeune musicienne américaine, au destin peu commun, tout comme Sagan... Melody Gardot.



 

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 14:43
En ces temps de morose frilosité à fraterniser, de sentiments tiédis ou réchauffés (quand ils ne sont pas commercialisés et, tout bonnement, mâchés ou pré-cuits), de tristesse à nos visages d'humanité, il n'est pas mauvais de s'en remettre aux poètes.

Hier, j'assistai à la Maison d'Amérique Latine à la projection du court métrage d'un jeune* cinéaste-plasticien chilien Enrique Ramirez ("Brises", en version intégrale sur son site). On a loué la dimension poétique de son travail, et rappelé que, de tous temps, les poètes ont sans doute été les vrais révolutionnaires de nos consciences endormies. Pablo Neruda étant bien entendu évoqué.

Etre poète n'est pas de tout repos, souvent pauvre et méconnu (de son vivant), on passe sa vie traversé de visions, medium d'un temps à venir, et cloué au pilori de la sensibilité. Tel est le message du dernier film de Jeanne CampionBright star, vu un peu plus tôt dans l'après-midi. John Keats et Fanny Brawn brûlés d'amour et de désir, enchaînés à la matière, plongés dans l'océan de leur attirance mutuelle, à coeur éperdu, tout autant que lui était immergé dans la poésie :  son étoile au ciel, par le souffle soulevant la poitrine de sa belle, l'un à l'autre inaccessibles, et pourtant à jamais unis.
 



Aznavour n'est pas poète il est chanteur, et tout en étant français n'en est pas moins d'origine arménienne, comme notre Président... qui n'est ni poète, ni chanteur, car il est Président (même s'il a épousé une chanteuse un peu poétesse, elle pas vraiment française bien que première dame de France, une sorte de princesse mariée au souverain), et qui, lui aussi, est d'origine étrangère, à l'image d'un grand nombre de ses concitoyens... 

Alors, permettez, suivant la proposition de Nicolas (non, pas le Président, le n°1 des blogs !), et suivant l'exemple de Didier (lui, l'écrivain de la joyeuse petite bande), puis de FalconHill (dont j'ai pour l'occasion re-découvert le blog nous vantant sa douce France), qu'ensemble nous prenions notre première leçon d'arménien. 

Il s'agit du texte d'un de leurs plus grands poètes : Paruyr Sevak (dont vous trouverez la biographie, sur la page Facebook : "devenez fan de"). 





Je suis sûre que vous avez, presque, tout compris mais, si vous le souhaitez, vous pourrez le vérifier ici, grâce à la version anglaise


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* j'arrive à l'âge, où tout le monde rajeunit... 
Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 20:29

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Je ne sais pas vous, mais moi énormément de gens m'aiment... des gens adorables, qui plus est. 

Ils me le disent, me le font sentir, chaque jour j'en ai la confirmation. Ils sont mes ami(e)s, mes étudiant(e)s, mes parents, mes lecteurs et lectrices, mon neveu... certains de mes ex. Que désirer de plus ? Que ceux qui ne peuvent pas m'aimer (et que j'aime) y parviennent ? Non. Je voudrais mettre fin au non amour.

Désormais, "qui m'aime me suive" devrait être la devise.

Je regarde les infos, je vois un palais à Haïti écroulé, et un Président de la République française qui ne trouve rien de mieux pour aider ce pays en ruines... que de participer à la reconstruction du Palais.

Ca m'écoeure, indécence sans nom que tout cela.

Al
ors, pour bien comprendre l'origine de tout ça, je vais regarder pour la énième fois... Sur la route de Madison.Qu'il est difficile, parfois, d'être aimé, de s'aimer.Attendons de mourir, que soient morts ceux que nous avons aimés, pour l'accepter, pour que l'amour vive.



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                                                                  Photos (c) Luciamel

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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /Fév /2010 21:46
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                                                                    photo (c) luciamel


Ces images glanées sur le chemin, tout à l'heure ce vélib' accroché par "son" propriétaire à une borne... nous sommes parfaitement dans l'illustration de la schizophrénie de notre monde : je profite d'un système, je suis le voleur voulant me protéger des autres voleurs... mais comme ce que j'ai volé n'a aucune valeur, je l'accroche à ce qui n'est que du vent...

Hier,
Metropolis sur Arte, comme quoi l'empêchement de naviguer sur internet a du bon, car j'ai regardé ce film en avant-première mondiale (la nouvelle version) alors que si mon ordi avait fonctionné j'aurais tout bonnement évité...

La première scène :
ces nantis assis à Berlin, en ce 12 février 2010. Je me suis dit que c'était quand même irritant ces privilèges toujours perpétrés... car ces gens, dans cette salle face à cet écran, cet orchestre, en avant-première mondiale... ont, forcément, été triés sur le volet.

Quelle ne fut pas ma surprise moi qui gribouillais ceci sur un bout de papier avant les premières images du film :

Vous ne serez grand que si vous renoncez à votre grandeur. Tout puissant qui ne s'est un jour abaissé a été détrôné.
 

En lisant les mots... le choc des mots dans
Metropolis :

"J'ai voulu voir le visage des hommes dont les enfants sont mes frères et soeurs"

"Mais où sont ceux qui ont bâti ta ville de leurs mains ?
- A leur place, dans les profondeurs.
- A leur place ?
(...)
- Mes frères, dans les profondeurs.
(...)
- Et si, un jour, ceux du fond se soulèvent contre toi ?"

"L'être de l'avenir : l'être machine."

dit le scientifique ayant créé le robot parfait, la femme, qui va entraîner les ouvriers à leur perte.

Les deux Maria... la "vierge", celle qui guide les hommes d'en bas, la divinité... et l'autre, celle qui les entraîne à leur perte, la femme aux moeurs dissolues... Vous, hommes, décidément toujours tiraillés entre la maman et la putain... Fritz Lang... ça date pourtant, mais ça semble toujours d'actualité. Tiens c'est l'heure de Zemmour... 

A la fin, tout rentre dans l'ordre... et la morale est sauvée...
le médiateur : entre les mains et le cerveau est le coeur... le fils parvient à relier le père (le Président) à l'ouvrier. C'est bien joli tout ça mais l'ouvrière va se marier avec le fils du maître du monde... leurs enfants seront des... princes... qui n'empêcheront nullement les injustices de se reproduire à l'infini. La mauvaise femme... sera brûlée, comme de bien entendu. 

Mister Sarko... et son fiston (le grand-père aussi est dans l'actualité avec son expo à Budapest), Marie Drucker (avec sa licence de lettres à la Sorbonne... tiens c'est drôle, j'ai une licence et un master à la Sorbonne, mais je n'ai pas la même carrière que Marie Drucker...), Marion Ruggieri... excusez-moi... mais c'est quoi leurs diplômes, leur qualification, ce qui a poussé au choix de leur "candidature" ? être fils ou fille de leurs parents ? amis de ?

A Berlin, des nantis ont vu Métropolis... Dormez... restez dans votre torpeur... nous vous réveillerons. 

A Paris... nous continuons à privilégier les princes... A Paris, le coeur... l'intermédiaire, est en suspens. 


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                                                                                         photo (c) luciamel





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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 20:29





Oscar et la dame rose
... ça va me plaire. J'adore Eric Emmanuel Schmitt (grâce à Tini, mon étudiante suisse, mon amie... qui me l'a fait découvrir, et me le fait travailler à chacun de ses séjours à Paris).

Ce soir c'est le Téléthon, j'ai perdu ma soeur (du Sida) le 1er mai, elle s'était battue 23 ans (23 et 23 ça lui a fait 46... ans de vie). J'ai écouté FIP cet après-midi, the Alan Parson's project... les années 80, c'était l'un de nos disques fétiches... je ne savais pas que l'un des membres était mort. J'avais l'impression qu'elle me parlait... essayait de répondre à ma douleur de la pleine lune... alors j'ai posté..., bêtement, ce morceau, ce qui n'a pas arrangé l'état de mes yeux (Joe Cocker il faudrait m'appeler maintenant). Et puis j'ai appris qu'une mort... était survenue, two days ago...

Si, avec ça, je ne perds pas la moitié de mon lectorat (quel grand mot !) c'est que j'aurai réussi à relever la barre, vous savez celle qu'il faut tenir fermement au milieu des tempêtes. Croyez-vous que Vasco de Gama serait arrivé en Inde s'il s'était démoralisé ? s'il avait écouté les balivernes qui lui racontaient qu'
Adamastor allait l'engloutir ?

Ma force, notre force, qui que nous soyons, président de la République ou simple mendiant, est l'infini en nous.

Infini... imparfait, infini, sans fin.

L'amour infini...

La vie infinie.

Certains ont voulu en faire un projet... Moïse, Siddhartha ou Jésus... pardon, pour les musulmans, si je ne mets pas au même niveau un certain Mahomet... plus proche d'un Moïse...que de Jésus (Mahomet arrivé bien longtemps après Jésus qu'ils reconnaissent en tant que Messie, eux, alors que les Juifs, non... alors pourquoi... nous foutent-ils tout ce bazar ?).

Plante, minéral ou animal... essayons.... de rester en vie...

Le dernier arrivé nous fiche bien le bazar on dirait... Les jeunes... toujours à nous enquiquiner...


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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 19:27




J'ai laissé un commentaire à
Miguel, où, suite à son propre billet sur la question, je lui disais mon amour pour la magie du théâtre... du spectacle, cet instant privilégié où l'on est présent à d'autres que soi.

Internet, les blogs, Twitter, ou Facebook, c'est tout le contraire... nous sommes présents-absents..., nous sommes les voyeurs de ceux qui ne nous voient pas, de ceux qui nous lisent, et parfois qui nous commentent, nous leur répondons quand nous voulons (de manière instantanée ou cultivant une certaine distance, une absence-présence).

Comme dirait
Christian, tout ça n'est que de l'exhibition de notre petit pouvoir (capital)..., quel qu'il soit, des petits jeux sociaux... de nos petites vies de citoyens du XXIe siècle.

Et puis, tout ça (nos silences) est aussi le reflet de nos pudeurs... de nos peurs, de nos flemmes, de nos bonheurs qui nous prennent trop de temps ou nous retiennent ailleurs.

Mais ce n'est pas du tout ce dont je voulais vous parler... C'est bien moi ça... je pars dans toutes les directions, alors recentrons...

Je devais vous faire le compte rendu de l'exposé de mon étudiant sur
la votation des Suisses... Ce fut passionnant, mais certainement pas autant que tout ce qui a été dit dans tous les billets de "ma" blogosphère, alors mettons un point final à tout ceci, alors laissons le temps se charger de porter nos messages, et, surtout, qu'il en fasse le tri.


Je suis comme la petite araignée, ou la pieuvre ? chère à Zoridae... ou la petite Pierrine... Hier, j'étais à la signature de
Benjamin Lacombe, à l'Art de Rien, et il y avait foule... des jeunes filles surtout (pour ne pas dire exclusivement), assez gothiques mais point trop... pour se faire dédicacer les illustratrions des Contes macabres, d'Edgar Allan Poe.

J'avais choisi autre chose,
La mélodie des tuyaux... histoire de ne pas traumatiser mon neveu, les cadavres... c'est pas trop son truc en ce moment, même si je l'emmène voir des films de vampires et de loups garous...

Moi, je m'balance, j'm'en balance...








photos (c) Luciamel, à la galerie l'Art de rien, oeuvres de Christophe Goussault.

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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 22:18




Il l'a appelé La lettre volée. J'avais eu l'idée, le deuxième jour de pose, pour mon portrait, de suggérer au peintre de tenir à la main, non pas un livre, mais un coupe-papier, celui entraperçu la fois précédente sur son bureau. Il trouva cela intéressant et pensa à aussi représenter une lettre entre mes mains.  La lettre, symbole si fréquent en peinture, m'indiqua-t-il.

Ce portrait avait déjà une histoire, Henri me l'avait proposé au moment même où Zoltan entreprenait celui d'Elisa, pour le bas relief qui sera bientôt placé sur sa tombe. Henri n'était au courant de rien. Seul le destin agissait.

Mon visage de trois-quarts, le regard perdu au loin, était comme le reflet inversé de celle qui était partie de l'autre côté, elle, tournée vers l'océan, moi, la cherchant dans l'indéfini.

Ce soir-là, je retrouvai Lucas, il m'entretint d'une lettre qu'il avait écrite à sa mère décédée (sur les conseils de son psychologue), il se demandait où il allait pouvoir la placer. Je lui fis la description du tableau réalisé l'après-midi même, celui où une lettre était apparue entre mes mains. La coïncidence l'intrigua.

Tout d'abord, le visage, stylisé au noir du Japon, donnait une impression mystérieuse, celle d'un film noir des années 40-50, cette femme était plutôt celle "au couteau", celle qui, un jour de randonnée, avait voulu se protéger d'un importun surgi d'une voiture au détour d'un chemin... Puis, l'artiste y mit de la chair, les traits s'adoucirent, même les cheveux (encore assez bruns) du modèle, blanchirent sous le regard visionnaire du peintre-médium. Elle ne semblait plus désespérée, ni en colère, car elle avait fait parvenir son message, sans doute, de l'autre côté...

J'ai revu mon portrait aujourd'hui, le noir du Japon a traversé la couche de chair rose... le visage s'est légèrement durci, comme crispé... face à un océan... d'incertitude.

Je me demande ce qu'elle regarde vraiment cette femme, ce qu'elle a aperçu au loin... ou ce qu'elle ne parvient pas à distinguer. Quoi, ou Qui ?







Photos (c) Luciamel.





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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /Nov /2009 21:33

La Lune m'a secouée... ou, suis-je secouée naturellement ? telle est la question. 

On  m'a conseillé un soir de nouvelle Lune, particulièrement assommante, de prendre des pilules roses, celles qui aident à sourire à la vie.

Merci, je vous suis sincèrement reconnaissante de vous soucier de mon bien-être, pour ne pas dire de mon bonheur. Oui, il nous faut, à tous, des pilules roses (désolée, mais, de ce côté-là, je suis absolument nulle, moi, pour soigner les bobos, je ne connais que Doliprane, paracétamol, et aspirine... bon, je dois avouer qu'il m'arrive de boire un verre de vin rouge pour faire passer le tout...).

Hier, pour oublier que les jours ne sont que des jours, et que la vie n'est qu'un tourbillon... invitée par ma filleule (on a les enfants qu'on peut), je suis allée l'applaudir, l'admirer, dans un spectacle.

Hier, donc, j'ai vu des jeunes, ah... les jeunes... comme vous nous rappelez nos rêves, nos amours, nos emmerdes... Mais, bon, là ce sont des jeunes qui vivent encore leurs rêves... leurs amours...  (juste avant les emmerdes). Des artistes, de surcroît, dont le talent ne tardera pas à s'imposer, j'en suis convaincue.
 
Ils se sont produits dans un lieu magique, magnifique car intime et familier. Le Lavoir Moderne Parisien. Ils sont musiciens, un groupe, une troupe...

IGIT, La communauté du petit monde. Ils ont un CD, vous l'achèterez... bientôt.



Chocolate Jesus par Igit et la communauté du petit monde
envoyé par TahrbledProd. - Clip, interview et concert.



J'ai aimé leur mise en scène (vraiment chapeau !), j'ai aimé la voix, j'ai aimé les musiques, j'ai aimé le tempo.

Alors...?  juste une déclaration...

Le chanteur, l'initiateur du groupe ? le parolier ? sera tout à lui quant il ne sera plus seulement l'admirateur de Charlélie (Couture) matiné de Vincent (Delerme), ou d'Arthur (H.), moi aussi je les adore...

J'ai regretté de voir les filles cantonnées... aux cordes (violons et violoncelle), ou aux xylophones... (avec robes et chevelures de fées)... les garçons faisant le boeuf à la percu, la basse, la guitare électrique, le trombone, la trompette, et le saxo... ne devaient pas, côté habillement, être aussi classiques qu'elles, ils pouvaient se dénuder, porter chemise débraillée, ou nous la faire sensuelle... elles, si ce n'est l'amphitryonne de la soirée, la clown... au nez rouge, sont restées...des "petites filles bien sages"... mais pourquoi pas, après tout elles sont des muses... elles ne savent pas lire.

Tous, ils et elles, ont, dans cette petite salle mythique, fait exploser (grâce aux amis, à la famille, sans nul doute) l'audience. Ils le valent, ce sont des pros, et ce n'est pas si courant de voir de vrais musiciens se produire avec un réel talent (bravo à Antoine, le chanteur parolier, mais, aussi, bravo à tous ceux qui l'ont sublimé).

La relation homme-femme... homme-muse... est ainsi faite qu'elle nous amène à regretter que des pluies roses ne nous permettent de mieux nous aimer, comme il le chante :

"les muses ne savent pas lire,
et c'est peut-être mieux comme ça...

des sanglots dans les sourires...

toi l'idéal,
toi le tambour battu par l'amour...

mais toi..."



Quelques photos glanées au cours de la soirée...





photos (c) Luciamel : prises lors du concert au Lavoir Moderne Parisien le 19 novembre 2009, la première étant celle du court métrage projeté et réalisé par et pour IGIT.

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