Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 02:26

 

P021210 19.150002 

                                                                  photo (c) Luciamel

 

 

Oh les filles, oh les filles,

Elles me rendent marteau,

Oh les filles, oh les filles,

Moi, je les aime trop...

(Au bonheur des dames, 1974)

 

 

 

Je me souviens de cette ritournelle... c'était de mon temps... si vous la reconnaissez c'est que, comme moi, vous êtes sur la pente de la vieillesse. Hier, ou, avant-hier... car il est plus de minuit, j'étais au Palais de Chaillot, dans une suite réservée par le magazine ELLE pour la soirée blogueuses. Il y avait un concours, pourtant Circé m'a dit avoir été sélectionnée sans avoir concouru : on concourt, donc, à l'insu de son plein gré, si j'ai bien compris... on est cooptée... 

 

Ben, au PS ils devraient prendre exemple sur le magazine ELLE, on te désigne candidate, on c'est nous : la rédaction, les rédactrices en chef, pas de débat interne, pas de candidature spontanée, ni, surtout, de candidates. Non, ici, on te dit que tu es sélectionnée. Bonjour la démocratie... et la transparence.

 

Résultat des courses, j'ai quand même réussi à entrer (pas difficile du tout) grâce à Olympe qui très généreusement m'avait déjà invitée au théâtre mardi (Je suis au top, spectacle, un one woman show féministe assez... instructif, je recommande aux femmes d'emmener leur mec), et m'avait parlé de cette soirée dont je n'avais pas la moindre idée... euh... un prix blogueuses ELLE ? Elle m'a trouvé une place sur Twitter, super ! j'avais, en fait très envie de voir ce que ça pouvait être cet intérêt des médias, de la presse, pour les blogueurs. 

 

Paris, le Palais de Chaillot... la Tour Eiffel en fond de décor, 4e étage... 

 

Combien étions-nous ? 200, 300, 400 ? les garçons j'ai pu les compter, 20 à tout casser (en comptant les serveurs). 

 

Bravo pour l'organisation, les canapés étaient absolument délicieux et le champagne en petites bouteilles bleues de 20 cl, avec paille (pour filles) était fantastique (moins le lendemain à 5 heures du mat' quand ton corps te rappelle que tu as abusé et que, non, tu ne dormiras plus !!!)

 

Olympe était radieuse (très zen), j'ai vu que toutes les filles qui la connaissaient étaient très heureuses de son succès dans la catégorie société (on a continué à fêter ça dans une brasserie du Trocadéro, 20 filles qui débarquent et refont le monde, ça fait circuler l'énergie). Non, ne regrette pas ton coming out, on va toutes acheter le prochain numéro du magazine (je veux une dédicace !).

 

Dans ces réunions de blogueurs, à chaque fois on se découvre mille intérêts en commun, on se trouve formidables les unes (et les uns) et les autres, on se dit que vraiment "elle, ou elle, ou elle... quelle fille super !". Bon, en même temps c'était la soirée ELLE...

 

Polluxe nous a promis une prochaine république des blogueuses à Montmartre, oui, revisitons la Commune, la liberté, innovons, soyons nous-mêmes, tant de fois nous avons été les initiatrices dans l'Histoire, tant de fois on nous a étouffées, oubliées. Il y a la RDB (la République des Blogs), le KDB (le Kremlin des Blogs), au Trocadéro, près de la place des droits "humains" (oui, je suis d'accord avec Royal pour cette terminologie) cette idée a surgi... : je propose le Montmartre des blogueuses (MDB). 

 

Oh, les filles, je vous ai trouvées sublimes (pas toutes... je ne suis pas complètement débile, dans le regard et l'allure de certaines j'ai bien vu l'instinct carnassier). Je vous regardais, vous qui étiez mes "amies" et je buvais du petit lait... (en bouteille de 20 cl avec bulles et paille). 

 

Si heureuse de vous avoir côtoyées : l'une des deux rédactrices de ELLE, si sympa, celle qui m'a écoutée quand je lui ai défendu la cause de la catégorie sport pour l'année prochaine, quand je lui ai expliqué que le foot était un nouveau féminisme, et puis... que la culture, l'art... et les femmes artistes modernes étaient vraiment au top... de l'art moderne... J'aurais voulu dire quelques mots sur Marina Abramovic... mais ce n'était pas le lieu. Pas à ELLE. 

 

Quelques mots... ou quelques images, plutôt, sur les filles que j'ai croisées... et puis quelques liens... en bas de page, les blogueuses avec qui j'ai  sympathisé ce soir-là, ou que j'apprécie déjà depuis un bon moment. Peut-être reconnaîtrez-vous vos fesses... (les miennes sont à la fin).

 

 

P021210_18.530001.JPG 

 

P021210_18.530002.JPG 

 

P021210_18.540001.JPG 

 

P021210_18.540002.JPG 

 

P021210_18.540003.JPG 

 

P021210_18.550001.JPG 

 

P021210_18.570001.JPG 

 

P021210_19.010001.JPG 

                                                          photos (c) Luciamel

 

 

La gagnante de la catégorie société : Olympe et notre Plafond de verrre

 

Gabrielle d'Entrées en Lice... quel bonheur de discuter (sérieusement) foot avec une fille.

 

Mariel est Femme de sportif, elle, ou lui, c'est le rugby.

 

Et puis Sandrine, on s'est parlé en tout début de soirée... on fait quoi ici ? on a trouvé les canapés délicieux, et le champagne pétillant. Dont, acte ! Elle a un blog, elle aussi. A dire d'elles

 

Et Polluxe, dont on attend qu'elle nous arrange une révolution ;)))

 

 

P021210_19.190001.JPG 

                                                                                  photo (c) Luciamel 

 

 

 

 

 
Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
Ecrire un commentaire - Voir les 22 commentaires
Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 18:23

 

P161010 15.560003 

                                         photo (c) Luciamel (manif' Paris, octobre 2010)

 

 

Réussir ou échouer. Nous préférons tous la première option, et pourtant c'est souvent la seconde qui nous fait progresser par rapport à nous-même et au cours de notre vie. 

 

Ouf ! je l'ai eu : mon code. Je ne sais comment j'aurais survécu sinon. Ma mère ne m'aurait pas lâchée (elle m'a offert mon permis pour mes 50 ans...) : "alors, tu es allée à ta leçon ? alors, tu révises ? alors...". Ouf ! je l'ai eu. 

 

Rater ton code alors que tout le monde te dit que c'est hyper-facile... c'est une énorme pression. Les quarante questions défilaient et je n'en pouvais plus, le boîtier, A, B, C, D, "valider", "correction"... 15 secondes de réflexion. Ai-je bien appuyé ? ça va trop vite... c'est trop facile, aïe, je me suis trompée... 

 

On t'appelle, à la fin des 30 minutes, et ton sort d'automobiliste est jeté, "favorable", ou "défavorable". Il me regarde à peine, sans un sourire, il me dit : "c'est bon"... j'ai cru que j'avais fait quelque chose de travers... mais, vous comprenez, j'ai 50 ans... ses sourires, il les réserve aux petites jeunes femmes qui m'ont précédée, ou bien, est-ce mon look qui est trop... ou pas assez ? toujours le code de la séduction... et le permis d'être femme... Je demande : "combien de fautes ?", lui, toujours aussi cul-pincé : "2". D'après son expression, j'aurais pu croire que j'avais mal fait. A ses yeux, j'étais hors catégorie, ou, hors circuit. Une "non femme", ou comme dirait Nicolas (qui citait d'autres personnes)... une "non baisable"... une non violable ? ah... même pas... car, figurez-vous, qu'on viole aussi les non baisables... si, si... de vieilles dames... ah, oui, c'est au Congo... ah, oui... le viol... en France, c'est la jolie affiche BCBG... (presque érotique) qu'ils nous ont pondue... les communicants, à croire qu'ils ne savent pas voir plus loin que leur milieu... 

 

Je déteste les voitures. Mes parents m'ont demandé de passer mon permis, car ils pourraient avoir besoin de moi et que je les conduise sur leurs vieux jours (qui sont déjà là). J'ai dit oui. Alors, d'abord ça m'a amusée, sauf que cette histoire a fini par me gonfler. Depuis 6 mois... je commençais à tout mélanger, à oublier des choses vues au début, à trouver que tout n'était que business et incohérence de formation. Re et re-ouf ! 

 

Oui, mon visage a vieilli. Oui, je vais me mettre à conduire à 50 ans (j'espère !), ou, plus probablement, à 51 ans. Oui, je suis un être humain qui n'a plus les atours sexuellement attirants au tout-venant (je vous signale que c'est aujourd'hui la journée contre le viol, et que, donc, demain tous les violeurs vont pouvoir se remettre à violer...) : quand vous êtes femme les choses sont compliquées... soit vous êtes jeune et attirante et on vous dit que vous êtes responsable du fait qu'on vous saute dessus... soit vous êtes vieille et fripée (si si... surtout après une nuit à pas dormir... de peur de rater le code) et on estime que vous êtes un vieux déchet.

 

Oh ! ça va !!! Vous commencez à ouvrir vos yeux, vous, là !!! 

 

Non, je ne vais pas faire comme Isabelle Adjani qui s'est mis en tête de faire concurrence aux frères Bogdanoff. Je laisserai tomber mes seins (et, je vous signale, en passant, qu'ils ne tombent pas tant que ça, les seins), je laisserai blanchir mes cheveux, et mes yeux se plisser. Why not ? (pourquoi pas ?)

 

Ma réponse aux violeurs est : Kill Bill

 

Ma réponse à ceux qui ne savent pas regarder les gens (hommes ou femmes) est :  pas grave ! je vivrai sans votre regard... Je m'illuminerai sans votre regard, et mon échec sera ma gloire. 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Mercredi 17 novembre 2010 3 17 /11 /Nov /2010 23:01

 

http://3.bp.blogspot.com/_XEsatS5YxJM/SmWKM4KskNI/AAAAAAAADfU/0GUK8ui0lno/s400/zazieCOUL001sml.jpg 

                                                                          photo

 

 

Arrivée par Lamarck-Caulaincourt, je ne me suis pas méfiée... j'ai remonté vers la Place Dalida, c'était déjà la nuit tombée, c'était l'inverse du chemin d'autrefois, mais j'ai bien retrouvé comment aller j'usqu'au Moulin de la Galette. Et puis, j'ai attendu un certain temps que le Ciné 13 Théâtre ouvre. Quel beau quartier, et quelles belles gens. Des enfants comme du temps de Doisneau ou de Poulbot, sauf que, là, les enfants qui jouaient au ballon dans la rue étaient d'un tout autre milieu... beaucoup plus favorisé. Comme ceux qui sont près de moi, devant la salle de spectacle. Des bobos, ça va de soi, et, qui plus est (plus grave ?) des jeunes... 

 

Au bar, j'ai pris un verre, de rouge, s'il vous plaît... sauf qu'il était imbuvable, je l'ai rendu... au serveur, en lui demandant, si cela lui était possible, de me rembourser. Je me suis contentée d'un verre d'eau du robinet. 

 

Les conversations allaient bon train, c'est fou quand vous êtes seul(e) comme vous entendez tout ce qui se dit autour de vous.

 

"Anne-Sophie m'a dit : "Mais il vient de banlieue, il a peut-être un couteau sur lui !", oui, c'est vrai, mais j'ai voulu être tolérant. (...) Alors, cet homme couché dans le couloir tous les soirs, je devais l'enjamber... je n'osais lui demander de partir... en plus, un soir il y avait un orage dehors (...) sauf qu'un jour je l'ai vu près de mon fils !!! alors là, je lui ai dit qu'il devait déguerpir. Je suis allé à la police et j'ai fait une main courante". 

 

"Alors, elle, je l'ai entendue à [nom d'un concours oublié] à l'Olympia, c'était pas mal. Et puis, il y avait aussi Camila Jordana. 

- Ah, elle, je l'adore."

 

Enfin, on est entrés dans la salle. Belle, fauteuils hyper confortables. Demoiselle est venue, précédée de ses fiancés.

 

Il m'a fallu une chanson pour commencer à pleurer... 

 

 

Car, soudain, sa voix m'a fait voir... m'a fait entendre et percevoir ce que sa vie à fleur de peau chante.

 

Une fiancée, dit-elle, une amoureuse de la mort... une joyeuse-luronne, une funambule de la douleur. 

 

Je l'ai bien reconnue, et je t'ai aperçue, à travers elle... je t'ai entendue. 

 

Les larmes sont venues quand j'ai trouvé votre ressemblance, mais, déjà, je l'avais discernée sur la photo de Aung San Suu Kyi. Je te vois partout ? Non. Je te vois là où tu parais. Tu as vécu à la Maison sur Seine, dans le service des soins palliatifs pendant une, puis deux années (par intermittence), au Métro Lamarck-Caulaincourt. Je venais te voir dès que je le pouvais, de la Place Clichy, par la rue Lepic, puis tout droit jusqu'au Moulin de la Galette, à la Place Dalida je descendais l'escalier, et c'était là, tout en bas. Tu m'as fait refaire le chemin à l'envers... Tu m'as fait admirer cette jeune femme si mignonne, si professionnelle, si légère et si grave à la fois. Sa coupe au carré. Tout en elle était ton portrait. Toi qui aimais tant le théâtre, le spectacle, toi qui as fait les costumes pour Yaël Naim sur les 10 Commandements, toi, qui as travaillé au festival de Carcassonne pendant des années, qui as participé au spectacle de la Cage aux folles, qui avais la charge de l'entretien des costumes à Beaubourg... Voilà, que je pleure encore... 

 

Ceux qui t'ont connue sauront que je dis vrai en voyant le clip de La fiancée

 

 

Elle, qui vit sur le fil... qui parle de la mort, de sa mort... de son départ, comme d'une délivrance... Elle qui sautille, pétille en disant des mots qui coupent aussi imperceptiblement que la lame d'un rasoir. J'ai tressailli aussi quand j'ai entendu le début de sa reprise de la chanson d'Etienne Daho. Ces paroles résonnaient en moi, devenue tambour. 

 

Ouverture.

Etienne Daho.

"Il n'est pas de hasard,
Il est des rendez-vous,
Pas de coïncidence,
Aller vers son destin,
L'amour au creux des mains,
La démarche paisible,
Porter au fond de soi,
L'intuition qui flamboie,
L'aventure belle et pure,
Celle qui nous révèle ,
Superbes et enfantins,
Au plus profond de l'âme.

(...)"

Ca n'a pas duré longtemps, une heure... et pourtant j'ai voyagé loin, et puis j'ai oublié que j'étais entourée de petits marquis. Il faut dire que l'après-midi j'avais vu La Princesse Montpensier, alors, les courtisans... j'avais déjà donné. Le soir en rentrant... je me suis amusée à regarder la fin de l'émission sur les réactions à l'allocution de Sarkozy à la télé... Princes, princesses, courtisans... combien de révolutions nous faudra-t-il encore pour vous éduquer ? 

 

A toi, ma soeur, j'ai bien entendu les derniers mots... de cette soirée, et ils furent ceux-ci : 

 

"Portée par l'allégresse,
Et la douceur de vivre,
De l'été qui commence,
La rumeur de Paris,
Comme une symphonie,
Comme la mer qui balance.

J'arrive au rendez-vous,
Dans l'épaisse fumée,
Le monde me bouscule,
Réfugiée dans un coin,
Et observant de loin,
La foule qui ondule,
Mais le choc imminent,
Sublime et aveuglant,
Sans prévenir arrive.

Je m'avance et je vois,
Que tu viens comme moi,
D'une planète invisible,
Où la pudeur du cœur,
impose le respect,
La confiance sereine
Et plus tu t'ouvres à moi,
Et plus je m'aperçois,
Que lentement je m'ouvre,
Et plus je m'ouvre à toi,
Et plus je m'aperçois,
Que lentement tu t'ouvres.

il fut long le chemin,
Et les pièges nombreux,
Avant que l'on se trouve,
Il fut le long le chemin,
Les mirages nombreux,
Avant que l'on se trouve.

Ce n'est pas le hasard,
C'est notre rendez-vous,
Pas une coïncidence."
(Etienne Daho, Ouverture)

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires
Dimanche 14 novembre 2010 7 14 /11 /Nov /2010 00:42

Journée de la gentillesse, à ce qu'il paraît... c'est pour ça que Fillon a donné sa démission, sans doute. Et que Sarkozy l'a acceptée : tous gentils qu'ils sont. Finalement, tout le monde se croit gentil, surtout les plus méchants. Vous savez, les plus grands psychopathes... sont souvent considérés par leurs voisins comme des gens très aimables et bien élevés... 

 

A midi, j'étais au Kremlin, à la Comète et, coïncidence, je viens de recevoir un mail d'Eric Citoyen, avec des photos d'un précédent KDB. Finalement, ça nous fait d'autres liens, de nous rencontrer, que ceux qui donnent des points au Wikio. A chaque fois je repars avec la sensation d'avoir vécu des échanges d'une rare qualité (je ne fais pas ma gentille), l'impression que ça n'est possible que parce qu'on se connaît aussi par nos blogs, et qu'une toile se tisse entre nous d'une façon inédite. On est, me semble-t-il, en pleine créativité d'une forme nouvelle de communauté humaine, hors circuit habituel de nos rôles sociaux.

 

Les sujets essentiels que nous avons abordés : la politique, l'avenir du monde, du PS... et puis, on a atterri à Lisbonne, en passant par la Roumanie et la Chine, alors ça n'a pas raté on a parlé de mes poils... j'ai dû prouver, en déshabillant mon bras, que je n'étais pas plus poilue qu'une autre brune... (qui ne comptent pas pour des prunes, comme le chantait Lio). Je constate en me promenant dans mon quartier que les gens que j'entends parler portugais ne sont plus les mêmes, plus les immigrées (poilues) du passé mais des touristes très... européens. 

 

Les "pas-forcément-gentils" camarades de ce KDB (mais néanmoins charmants) étaient :

 

l'amphitryon : Nicolas, l'homme aux multiples blogs, et aux multiples talents.

 

Trublyonne accompagnée de Zazou et Doudou (je n'ai pu photographier que Zazou, et quelques poils de Doudou)

 

Intox2007 , que je croise aussi à la République des Blogs

 

Menilmuche de "Menilmontant, mais oui Madame...", avec qui on a continué à refaire le monde sur le quai du métro à Châtelet.

 

Martin... dont je n'ai pas l'adresse de blog... (ouïe, ouïe), et ses tablettes électroniques.

 

Jacques qui n'a pas de blog, mais qui est un homme bien quand même ;)) (de plus, lui non plus n'essaie pas d'être gentil à tout prix).

 

La jeune serveuse russe, qui s'emmêlait les pinceaux dans les commandes mais qui m'a bien plu (son côté étranger et "poilue", sans doute, a attiré ma sympathie). 

 

Alors, ne soyez pas de gentils employés soumis, gentils immigrés, gentils pauvres, qui acceptent l'ordre (et les ordres) des choses, tentez d'être libres, ça oblige parfois à assumer sa propre méchanceté, à assumer de s'opposer et d'être mal vu.

 

P131110_15.540001.JPG 

                                         les deux plateaux de la balance à la Comète

 

P131110_15.270001.JPG 

P131110_15.290002.JPG 

P131110_15.290003.JPG 

                                                                hommes à poils

 

P131110_16.100001.JPG 

                                                                Zazou, animal à poils

 

 

Photos (c) Luciamel

 

 

 

 

 

 

et re-le clip...

 

 

Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 17:11

 

P111110_13.050001.JPG

 

 

Allez voir Moi, moche et méchant mais pas en 3D (c'est absolument nul comme effet, ça n'apporte pas grand chose, à mon sens, ça fait mal à la tête, et, en plus, il paraît qu'à l'heure actuelle c'est encore expérimental et dangereux pour le cerveau, dixit une étudiante dont le mari est un spécialiste ;)))

 

J'étais assise entre Maximilien, 5 ans, dont j'ai fait la connaissance à cette occasion, il voulait absolument savoir qui j'étais (je lui ai dit que, dans le décompte de mon âge, il y avait aussi un 5) et tous les films que j'avais vus avant (Arthur 1 et 2 et 3...), et Lucas, mon neveu, 13 ans, nous c'est du prochain Harry Potter dont on a parlé. 

 

Dans la queue pour entrer dans la salle (alors qu'on avait déjà nos billets et qu'il fallait juste attendre qu'on nous dise que c'était à notre tour) des Messieurs accompagnés de leur bambin, et d'autres juste avec un copain, nous ont effrontément doublés. Lucas a été choqué. Je lui ai dit : "Laisse, ils vont voir "Moi, moche et méchant" et mal poli". Lucas a souri. Pourquoi les Messieurs doivent-ils toujours en faire plus, ou trop, avec leurs bambins ? comme de faire le malin, celui qui va réussir à doubler tout le monde l'air de rien... Ton père ce... héros... 

 

Le problème avec ce film c'est que ça donne raison à Sarkozy... Lui, c'est exactement le M. Gur (le méchant) du dessin animé. Il te dit qu'il va aller décrocher la Lune avec les dents, ou l'inflation... comme Rachida Dati... Et, il finit par y arriver. Pauvre Carla Bruni (s'il le fait aussi avec les dents... ça craint). Enfin, s'agissant de dents, Lucas et moi on aime aussi Twilight, je vous rappelle qu'Edouard fait naître sa fille en ouvrant le ventre de sa Belle (Bella) avec les dents : normal c'est un vampire. Euh... vous croyez vraiment que Sarkozy..? remarquez il est hongrois, la Transylvanie c'est en Hongrie... euh... si j'étais Carla, je me mettrais à manger de l'ail. 

 

 

L'autre spectacle que j'ai vu c'est Jules et Marcel : un pur délice, une merveille, à ne rater sous aucun prétexte si vous êtes de passage à Paris. La correspondance de Raimu et Pagnol, avec des acteurs sublimissimes : Caubère et Galabru. 

 

D'ailleurs, Marcel (Caubère) il en parle, lui aussi, des Hongrois dans la pièce... pour dire combien on doit s'en méfier (il exagère un peu l'effet, car on ne voit pas tout de suite très bien pourquoi Marcel Pagnol avait à se méfier des Hongrois, ni quel racisme était le sien), car tous ils finissent, comme Jules Raimu, à s'installer au Fouquet's. Encore le mythe de Dracula...

 

Sinon, j'ai voulu faire des photos aujourd'hui, d'art de rue... j'avais repéré un mur avec un cadre dessiné... sauf qu'aujourd'hui, ils (la boutique d'à côté) avaient repeint le mur en... noir. Hommage à Soulages... monochrome... 

 

Alors, ma pomme déconfite... en prime. 

 

P121110_14.180001.JPG 

 

P121110_14.200001.JPG 

 

P121110_14.200003.JPG 

 

                                             Photos (un peu floues) de (c) Luciamel 

 

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Samedi 6 novembre 2010 6 06 /11 /Nov /2010 21:47

http://www.france-info.com/IMG/jpg/Darshan1.jpg 

                                                                  photo source

 

 

Après Berlin, je vois des ombres partout... hier, j'avais envie de m'enchanter, j'avais lu que ce spectacle était sublime qu'on en sortait ébloui. Darshan de Bartabas au cirque Zingaro d'Aubervilliers. Mille trouvailles en effet, ravissement de voir ces ombres derrière des paravents... mais... ils viennent quand les chevaux ? quand commence le spectacle ? j'en suis sortie un peu frustrée avec le sentiment que la performance des chevaux, des cavaliers, derrière la toile d'une immense lampe chinoise, nous avait été volée. Nous avons dû voir en tout et pour tout cinq chevaux... sept ? venant à tour de rôle sur scène, les autres tournoyaient derrière une toile éclairée qui en faisait des ombres chinoises... comme si Bartabas avait voulu nous dire qu'il les gardait pour lui ses chevaux. Le procédé était magique, artistique et intello à souhait, mais pas pendant toute la durée du spectacle !

 

Aujourd'hui sous la pluie, c'étaient nous les ombres, défilant dans Paris gris de tristesse, mais toujours aussi remontés contre la caricature de destin qui se profile à notre horizon. On a juste voulu sentir, au contact des autres dans la rue, que l'humanité toujours dépasserait la volonté de quelques gouvernants, de quelques privilégiés, ou même de quelques rois. L'humanité nous dépasse même nous, foule immense (selon les syndicats), qui savons pourquoi nous sommes là, ou foule silencieuse (majoritaire selon la police) qui préfère laisser faire. 

 

P061110_14.350001.JPG 

                                                             elle est toujours là... 

 

 

P061110_16.200001.JPG 

 

P061110_16.190002.JPG 

 

P061110_16.380001.JPG 

 

P061110_16.380002.JPG 

                                              Photos (c) Luciamel, le 6 novembre à Paris

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires
Mardi 2 novembre 2010 2 02 /11 /Nov /2010 21:40

 

 

http://farm5.static.flickr.com/4121/4800393984_065ef00c45.jpg 

Felix Nussbaum, son dernier tableau La mort triomphante, avant sa déportation pour Auschwitz où il mourra en 1944. Exposition en ce moment au Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme.

 

 

Ombres sur Berlin, les ailes de l'ange ont tout recouvert, les anges que j'ai désespérément cherchés. Pendant tout le jour, l'impression d'une vie aseptisée, et, à la tombée de la nuit, la pénombre, le silence, comme un voile sur le passé amenant une inquiétude, une tristesse infinie. On parle bas, on ne fait pas de grands gestes, on n'est pas trop démonstratif, le regard est étrangement calme. J'avais par moments le sentiment de me retrouver dans le monde de Disney, une vie à la sauce américaine, mots d'ordre : propreté et efficacité. Ou, alors, de sortir d'un hôpital psychiatrique, après une cure de désintoxication. Quand on est imprégnée de culture latine... ça fait ça la trop grande quiétude... 

 

Je comprenais mieux la révolte d'une Charlotte Roche avec ses Zones humides, obsédée par la saleté, le dégueulis, le corps, le pipi-caca... et autres mucosités, comme une enfant emprisonnée par trop d'hygiénisme, de névrose petite-bourgeoise-écolo-rance. Nina Hagen, bien avant, avait voulu faire éclater les carcans d'un monde "communiste sclérosé", avait voulu exprimer la pleine liberté de l'artiste. Mais en parallèle à ces deux exemples je voudrais poser l'oeuvre d'Elfriede Jelinek, l'Autrichienne, qui, avec La pianiste, va bien plus loin dans la tentative d'extirper la racine de la névrose humaine, la racine de la névrose féminine (les liens à la mère, le débordement sexuel, la recherche effrénée de liberté); ainsi que celle de Marina Abramovic, la Serbe, dans la relation au corps et la quête d'absolu, en une démarche quasi-mystique (voir ses nombreuses performances, mais surtout celle qu'elle a réalisée cette année au MOMA). 

 

Qu'est-ce que la quête de liberté, et que signifie la libération ? 

 

Celle de Nina Hagen idéalisant l'Occident et ses "excès", celle de Jelinek intrinsèque à la psyché, dans son écriture même, celle de Marina Abramovic, atteignant de nouvelles formes de présence au monde, ou celle d'une "gamine" comme Charlotte Roche, tapant du pied ?

 

Toutes me semblent vouloir sortir l'humain, la femme, de la prison de l'habitude et sa folie (je pense à The Hours... le fabuleux film sur, entre autre, Virginia Woolf), du conditionnement, d'une vie trop rangée, mais, surtout, ouvrent des fenêtres d'interrogation autour du soi.

 

Le mur. Une trace dans la ville. Ce qui a précédé le mur, une tache que la nuit se plaît à rappeler, tandis que le jour fait mine de l'oublier... La nouvelle synagogue pourtant, tous les lieux de culte juifs sont là en hyper-présence ostensible... comme pour demander pardon, comme pour se souvenir de ce qui fait partie de la "faute collective". 

 

Il est loin le temps des Ailes du désir... la ferveur, le goût, l'envie de liberté, car l'ombre du monde "moderne" semble s'être posée sur Berlin. 

 

Au départ de la balade, la MonbijoustraBe, un clin d'oeil... mais pourquoi ce nom français à Berlin, au détour de mon premier chemin ? Euterpe m'a expliqué que les Français avaient été accueillis et très appréciés, au moment de la révocation de l'Edit de Nantes et autre... Au fond la Neue Synagogue. Un squatt sur Orianenburger StraBe, je crois... puis le célèbre Tacheles qui va bientôt fermer et quelques unes des oeuvres qui y sont exposées. Une oeuvre de rue vers l'Alexander Platz, la Französische StraBe et son dôme, l'église française et le musée des Huguenots, construite en 1701-1705. La Porte de Brandebourg, si banale et pourtant si... fabuleuse, il suffit de voir les photos en noir et blanc, les destructions-reconstructions au travers des siècles (elle fut édifiée à la fin du XVIIIe siècle), la chute du mur... Et puis la sortie du tunnel, ça n'était pas à Berlin, c'était dimanche vers Gif-sur-Yvette. 


 

P251010_16.080001.JPG 

 

P261010_17.500001.JPG 

 

P271010_15.560001.JPG 

 

P271010_15.480001.JPG 

 

P271010_15.500001.JPG 

 

P271010_15.510002.JPG 

 

P271010_16.130001.JPG 

 

P271010_16.150001.JPG 

 

P271010_16.310002.JPG 

 

P281010_16.440001.JPG 

 

P281010_16.450001.JPG 

 

P271010 15.360001 

 

P271010_15.280001.JPG 

 

P271010_15.320001.JPG 

 

P281010_17.560001.JPG 

 

P281010_17.070001.JPG 

 

P311010_16.140001.JPG 

                                                           photos (c) Luciamel

 

Par Luciamel - Publié dans : métro, voyages
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 22:38

http://sfstory.free.fr/images/Metropolis/metropolis.jpg 

                                                              photo trouvée ici

 

 

Vous conter Berlin, sans photos, mon appareil déraille... sans lumière... sans arbres dorés de l'automne... avec seulement les images qui brillent encore dans ma mémoire. 

 

J'en reparlerai certainement car j'ai été bouleversée au-delà de ce que j'en puis dire à présent. Ne surnage que l'impression de l'ombre qui recouvre... la lumière.

 

Berlin, ville ombres, ville si légère en plein jour, si... si... "tout va bien dans ma vie", "je suis écolo, je suis bien équilibré(e) de partout", "je suis bien pensant(e)", même les délires sont strictement bien planifiés : à compter du vendredi à 19h, ça peut se mettre à faire "ouuuuhhhh" dans les rues : ma copine brésilienne et moi, on n'en revenait pas... "ils se lâchent, c'est vendredi !". Mais ville portant sur ses épaules l'histoire du XXe siècle : c'est pas léger. 

 

Les mondes pourtant se sont croisés, celui d'une vie passée, celui de blogueuses se voyant pour la première fois : quelle belle rencontre fut la nôtre, à Euterpe et moi, on a revu les siècles défiler, on a projeté sous nos yeux Les ailes du désir, mais aussi L'angoisse du gardien de but au moment du penalty, ainsi que Metropolis... 

 

J'ai écorché les mots de cette langue pourtant apprise au collège et au lycée, là, je suivais une formation linguistique, j'étais dans un groupe de débutants... et je ne m'en sortais pas si facilement... Dur dur d'être un débé... mais, je pense que c'est la meilleure position : celle de "l'initiant". 

 

Je vous redirai sans doute les ombres de Charlotte Roche, de Nina Hagen, des petites filles tapant du pied pour être remarquées. J'invoquerai Elfriede Jelineke, autrement plus révoltée et révolutionnaire qu'une gentille Charlotte Roche qui, à mon sens, s'est contentée de singer la grande écrivaine autrichienne... 

 

A suivre, donc... 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : métro, voyages
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 11:44

Cela doit être l'air et le ciel sur Berlin qui doucement allègent mon départ de Paris. Lors du tournage des Ailes du désir (1987), Wim Wenders dit les avoir consultés souvent :

 

"Ne regrette pas la nuit!

Car la lumière est plus merveilleuse que tout.

Toute transition est épreuve.

Ne crains pas d'abandonner l'obscurité,

car la racine, éternellement dans l'obscurité,

reste unie à la fleur et au fruit."

Dialogues avec l'ange, Entretien 30 avec Lili, Samedi 15 janvier 1944.

 

 

 

prenez soin de la ville lumière en m'attendant...

 

 


Par Luciamel - Publié dans : Spiritualités, astro
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Samedi 23 octobre 2010 6 23 /10 /Oct /2010 22:12

P070910 17.560001
Photo (c) Luciamel, mon arrière cousine Tzézita, septembre 2010

 Parfois on me dit : "oh, le fado... c'est triste !", ma prof de chant ne l'aime pas beaucoup non plus... c'est pas gai... dit-elle, le fado... Mais, quand je regarde autour de moi, les gens, leur vie... je ne trouve pas qu'il y ait beaucoup de raisons de rigoler. Je comprends bien pourtant (je fais un effort pour cela) que même dans le malheur nous pouvons essayer de sourire, je comprends que ce qui fait la différence entre les gens heureux et les autres, c'est leur perception du malheur. 

 

J'en ai eu du malheur... et j'en ai encore... vous aussi ? tiens comme c'est bizarre... Ca fait 50 ans que je me traîne sur cette boule de terre et que j'y vois tant et tant de larmes... couler, tant de blessures, tant de luttes, mais aussi tant de lumière, tant d'espoir, tant d'appels à la justice, à la fraternité, tant d'amour, à chaque coin de rue, dans chaque maison, dans le regard de tant d'humains que j'ai croisés. 

 

Avant je détestais les cimetières, je trouvais même morbide (euh...) et déplacé (euh...) de s'y balader. Aujourd'hui je passe une partie de ma vie au Père Lachaise... et je l'y finirai sans nul doute (à moins qu'une bombe thermonucléaire n'empêche les pompes funèbres de m'y enterrer). Cela m'apaise d'aller sur ma tombe. Cela semble si simple de dire à ceux qui vont rester : c'est toi qui devras t'en occuper après. 

 

Que voulez-vous, c'est dans ses blessures, dans ses épreuves, dans ses déchirures, ses cris de détresse, que l'humain accepte de s'ouvrir au divin, ou à la fraternité. 

 

Il faut des manifs, il faut des injustices, des crises, des inégalités criantes, pour que soudain on se réveille de sa torpeur : jusqu'où faudra-t-il aller pour l'éveiller l'humain, cette fois ? 

 

Il nous faudra remercier Nicolas Sarkozy, il nous faudra remercier cette crise bancaire, ces abus de privilégiés, ces vies de riches... qu'on suit sur nos écrans démultipliés, car grâce à eux nous allons trouver le courage de tout faire valser. 

 

Parfois des "bobos" nous font le coup du RMI/RSA... ils se font expulser du squatt de la place des Vosges, c'est jeudi noir... les "prolos hyper-diplômés de la place des Vosges". Ca me scandalise (qu'on squatte un hôtel particulier, qu'on en sorte en criant que vraiment c'est horrible, qu'on ne sait plus comment se loger... ces riches, et gosses de riches... qui se font leur petite révolution à 20 ans avant de se trouver un bon job dans une super entreprise, grâce à papa ou maman, m'agacent) que voulez-vous. Mais, je pars pour Berlin... où l'un des plus grands squatts d'artistes va être fermé... expulsion là-bas aussi (le Tacheles va prendre fin car une banque a racheté les bâtiments). Alors, ce que je comprends là-bas (que des artistes, des bobos, des gens souvent issus de milieux favorisés, contestent le pouvoir de cette façon, leur façon de privilégiés) pourquoi cela m'irrite-t-il ici ? 
...........................................................................................................................................................
Ce qui m'agace c'est le fatum... le fado... pauvre tu es et pauvre tu resteras... Les privilégiés sauront toujours nous berner. Alors, je prends ma revanche en leur disant aux prout-prout : je frôle votre monde, j'en ai le Bac+5, j'en ai la littérature, le langage même, mais je le rejette, je n'en veux pas de vos grandes écoles, de vos côteries, de vos décorums. Je suis heureuse de rester avec les petits, les humbles, et de lutter avec eux (à 1700 euros par mois, je peux dire que je ne suis pas une nantie). 
..............................................................................................................................................................
Je travaille. Je participe à la collectivité (en payant mes impôts), et je suis sereine de faire partie de la masse, de n'être pas une favorisée, ni une fille de riches profitant des aides sociales (destinées aux plus pauvres, ne l'oublions pas !).
................................................................................................................................................................
Un jour je mourrai, vous aussi, je crois. Moi, je serai dans la parcelle 21 du Père Lachaise, à côté du monument Thiers, en face de Géricault, pas loin du mime Marceau, Baschung repose un peu plus loin, depuis peu Chabrol nous a rejoints, il est voisin de Mano Solo. 
................................................................................................................................................................

 

Alors, ce soir, ce n'est pas le fado qui m'inspire, non, c'est le blues. 

.................................................................................................................................................................

 

 

 

Sur FIP, tout à l'heure, cette découverte, cette perle, ce sublime standard (en vidéo et en écoute) :

 


 

 

 
...........................................................................................................................................................
note : la mise en page absolument merdique est due à je ne sais quel bidouillage, cafouillage, de l'équipe, que dis-je, du groupe, filiale de TF1, qui se fait un fric monstre, en fournissant une plateforme à de pseudos littéraros-journaleux-blogueurs comme moi... (le bandeau noir, genre obsèques... est lui aussi indépendant de ma volonté...)
Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Samedi 16 octobre 2010 6 16 /10 /Oct /2010 18:23

 

 

Quand j'étais enfant on faisait des processions, on menait Notre Dame d'Antime visiter sa soeur à Fafe. On a coutume aussi de promener Notre Dame de Fatima parmi les gens, le peuple. 

 

J'ai donc compris aujourd'hui ce qu'était la ferveur républicaine. Notre Dame Liberté est sortie de la République vers 15h... elle a rendu visite à sa soeur Notre Dame Egalité à la Bastille, avant d'arriver chez sa troisième soeur Notre Dame Fraternité à la Nation. 

 

Nous l'avons suivie, guidés par les tambours, les gongs, parfois au pas de course, tant sa colère, ou sa joie, d'être avec nous, était grande. 

 

Oui, sachez-le, ce n'est plus seulement sur les murs que s'écrit la révolte des gens, car la liberté elle-même est descendue dans la rue. Aujourd'hui j'ai vu le peuple se soulever, j'ai vu la clameur prête à emporter les discours, les mensonges des puissants. 

 

Ariane Mnouchkine lui a donné corps, elle et son Théâtre du Soleil ont voulu redire aux gouvernants, aux perchés haut, à ceux qui ont coutume de se hisser sur des talons pour se sentir supérieurs (déjà Molière en son temps avait l'audace de le faire entendre aux nobles, à la cour, au roi Soleil lui-même qui avait besoin de talons rouges pour compenser sa petite taille) que leur postérieur... pouvait les faire retomber bien plus bas que Terre, s'ils n'y prenaient garde. (V)oyez, (v)oyez ! 

 

 

P161010_13.400001.JPG 

 

P161010_13.430001.JPG 

 

P161010_13.440001.JPG 

 

P161010_13.440002.JPG 

 

P161010_15.090002.JPG 

 

P161010_15.170002.JPG 

 

P161010_15.290001.JPG 

 

P161010_15.290002.JPG 

 

P161010_15.300002.JPG 

P161010_15.340001.JPG 

 

P161010_15.430001.JPG 

 

P161010_15.450001.JPG 

 

P161010_15.460001.JPG 

 

P161010_15.560001.JPG 

 

P161010_15.560002.JPG 

 

P161010_15.560003.JPG 

 

P161010_15.560004.JPG 

 

P161010_15.570001.JPG 

 

P161010_15.570002.JPG 

 

P161010_15.570003.JPG 

 

P161010_15.580001.JPG 

 

P161010_15.590001.JPG 

 

P161010 16.060001

 

P161010_16.070001.JPG 

 

P161010_16.380003.JPG 

 

P161010_16.380001.JPG 

                                                 Ariane Mnouchkine, femme libre.

 

P161010_16.380002.JPG 

                                                    Ariane Mnouchkine, heureuse.

                                                    Photos (c) Luciamel.

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Jeudi 14 octobre 2010 4 14 /10 /Oct /2010 21:15

P131010 08.190002 

                                               photo (c) Luciamel (dans le métro)

 

 

Envie de vous parler du ciel. Des planètes. Mais qui dit planètes dit transits... Et retour vers la Terre (la case départ).

 

Ce carré Lune/Soleil... (premier quartier de Lune) est pesant. Et pourquoi ? me demandai-je. Il réveille mon carré Lune/Saturne natal (21° Capricorne/Balance). Que de lenteur, de retard, de frustration... Pas génial pour l'intervention télévisée de Martine Aubry. Ce n'est pas être ou avoir... mais : être et avoir (le film passe ce soir). C'est la douceur et la froideur en même temps, le caillou dans la mare... la concierge dans l'escalier... (l'élégance du hérisson !). 

 

Heureusement, sur les murs (la pierre... mon Saturne en Capricorne) de Paris, je trouve la poésie, l'imagination, la légèreté (ma Lune en Balance), et l'envie de les partager avec vous. 

 

Les vieux (Saturne/le Capricorne), confrontés à l'amour de la vie, au plaisir de vivre, à l'esthétique... (la Balance) ont retrouvé les jeunes, l'enfance (la Lune)... en eux. 

 

 

P141010_17.160002.JPG 

                                             No Rules Corp (NRC) par (c) Luciamel

 

 

P141010_17.150001.JPG 

                                   Evazé NAM, de No Rules Corp (NRC) par (c) Luciamel 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Spiritualités, astro
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 21:42

 

P121010 17.040001
                  FKDL, oeuvre de rue, photographiée ce jour, rue des petits carreaux (Paris 2e).

 

 

Moi, l'exploitée du privé, celle qui ne fait jamais grève, qui ne manifeste que le week-end... j'aimerais vous faire part de ma manif à moi... aujourd'hui, je vous poste les photos de celles (femmes) qu'en chemin j'ai croisées. 

 

Vous fûtes TRES nombreux à défiler, vous le pûtes... Ne pensez pas que je me moque ou que je vous méprise... loin s'en faut, je vous remercie d'avoir été là. J'irai samedi prochain. Je sais... je pourrais faire la grève dans ma petite entreprise, il me suffirait, comme me l'indiquait, le révolutionnaire et ouvrier précaire, Mtislav, qui a souvent pris de nombreux risques, lui, à affronter sa hiérarchie, et à faire face à la précarité de l'emploi.

 

Il ne fut pas le seul (fort heureusement). Vous fûtes la fierté de notre nation et nous espérons que vous ferez renaître le mois de mai en novembre... qu'avec vous, tous ensemble ! nous arrêterons la logique imbécile, et masculine, de la non négociation de cette réforme des retraites. 

 

Vous hommes... si fermés au dialogue (comme le dit Christine Lagarde sur  ABC's... - cf. la fin de l'interview). Nous le savons bien, nous femmes, dans nos vies de couple... que vous voulez détenir la parole d'autorité... que vous n'aimez pas remettre en cause votre position... En général, vous souhaitez simplement "en rester là... basta !

 

Qui défile ? qui fait grève ? surtout les fonctionnaires ? surtout les hommes ? non ? pourquoi ? Une question de face à face, un affrontement de logiques machistes... 

 

Tous sont mécontents... pourtant on ne parvient pas à s'écouter. Intégrons des façons "féminines" de dialoguer... Soyons moins cachés, moins préoccupés par notre pouvoir... notre testostérone (comme le dit Christine Lagarde).

 

Soyons moins préoccupés par ça : 

 

P121010 17.060001

            oeuvre de vitrine... sur rue, ce jour près de la "femme" de FKDL, rue des petits carreaux.

 

 

Car, si vous ne l'avez pas remarqué, il lui manque quelque chose à la dame (à part la vie) : la tête et les bras... Et, si pour avoir ce joli corps, cet empire sur vous, Messieurs, il nous fallait renoncer à notre esprit... et à l'action, sachez-le... comme Christine Lagarde, la ministre de l'économie, nous ne serions plus disposées à vous l'accorder... aussi facilement qu'avant.

 

Et puis, écouté ce matin sur France Musique, en grève : "Rien à faire de ma fureur" dirigé par William Christie. 

 

Pas trouvé le clip de référence... alors, en hommage, à la fois à Mtislav et ses balayeurs de rue, ses batucadistes, voici "Les sauvages" des Indes Galantes, de Rameau, par William Christie et les Arts Florissants. 

 

 

 

 

 

Et mes balayeurs "à moi", durant la manif du 2 octobre... 

 

P021010_14.360001.JPG 

 

P021010_14.360002.JPG 

                                       photos (c) Luciamel, le 2 octobre 2010 à la République

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /Oct /2010 21:31

Les semaines passent et ne se ressemblent pas vraiment, samedi dernier je battais le pavé parisien entre Bastille et Nation, aujourd'hui je suis descendue du Père Lachaise à Bastille, en passant par la rue de la Roquette. 

 

Au départ, ta tombe, ma douce, j'ai ajouté des bruyères, j'ai mis un bouquet de fleurs coupées. Tiens, où sont passés tous les galets que nous t'avions rapportés des plages portugaises ? Incroyable ! on les a volés. Il ne reste plus que les coquillages... Qui a fait cela ? des pratiquants juifs qui ont besoin de petits cailloux pour indiquer leur venue sur les tombes ? je fais un tour rapide à ton voisin le mime Marceau... non, les galets n'ont pas été déposés là... Pourquoi ? Pas bien grave, on en ramassera d'autres.

 

Petit détour par la tombe d'Allan Kardec (histoire d'illustrer la relation avec le dernier film de Woody Allen, cf. mon billet d'hier) : après tant d'années comment sa tombe est-elle toujours aussi fleurie (tous les jours de l'année) ? Ce n'est pas le cas de Chabrol... le pauvre, après son enterrement, voici environ un mois, personne n'est venu déposer un seul bouquet... il ne reste plus que deux couronnes défraîchies... dont celle de "France télévisions"... ça fait de la peine. Que sont tes amis devenus ?

 

P091010_15.570001.JPG 

                                    tombe d'Allan Kardec (1804-1869), photo (c) Luciamel

 

P091010_16.360002.JPG 

                                    tombe de Claude Chabrol (1930- 12 septembre 2010)

 

 

Mano Solo, lui, semble mieux aimé, comme de son vivant ce sont des réactions spontanées, ludiques et enfantines qui viennent le saluer.

 

 

P091010_16.370001-copie-1.JPG

                            tombe de Mano Solo (1963- 10 janvier 2010). Photo (c) Luciamel

 

Arman, "enfin seul", se voulait-il... lui, dont Beaubourg célèbre en ce moment le talent dans une expo, ne cesse dêtre dérangé par ces groupes de touristes, venus inspecter comment ça sera pour eux bientôt... 

 

P091010_16.400001.JPG 

P091010_16.400002.JPG

                                      tombe d'Arman (1928-2005). Photos (c) Luciamel.

 

 

Et puis, rue de la Roquette, une manifestation artistique à l'initiative du Théâtre de la Bastille, lecture orchestrée par Gwanaël Morin, d'un texte de Peter Handke, Introspection, je passais par là, je me suis jointe à eux... 

 

P091010_17.170001.JPG 

P091010_17.130001-copie-1.JPG 

lecture orchestrée d'Introspection de Peter Handke, au théâtre de la Bastille, photos (c) Luciamel.

 

 

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires
Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 22:16

Dans le désordre, dans le désordonné... aussi. Entendu, vu, pas compris... 

 

Le dernier Woody Allen, Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu, à la fois (comme je le disais sur un blog ami) proustien, rothien... et kardequien (je vous recommande la visite de la tombe d'Alan Kardec au Père Lachaise, à tout moment de l'année, car toujours invraisemblablement fleurie). Il se bonifie le bonhomme, il semble prendre de la bouteille (ça y est il a compris que les petites jeunes ce n'est pas forcément une sinécure). 

 

Hier, Martine Aubry a annulé, à la dernière minute, sa participation à l'émission A vous de juger, sur France 2, rien trouvé sur la liste de mes blogs en RSS (non, pas en URSS !!!) pour l'expliquer, personne ne s'est ému de cette désaffection qui semblerait devenir une habitude de la première secrétaire... et une faiblesse de l'éventuelle future candidate du PS. C'était quoi ? une grosse grippe ? A gauche, silence radio, à droite ils ont d'autres chats (tous très bien coiffés par L'Oréal) à fouetter. Pourquoi pas, tout simplement, un problème de santé... 

 

Au début de la séance, au MK2, on passait l'album de Bertrand Belin... Hypernuit... un véritable délice, là, je vous mets Le colosse... sublime... 

 

 

Est-ce que j'ai d'autres choses à vous dire ? peut-être pas... je reprendrais bien un peu de roquefort...

 

Ah, si ! une intervention essentielle de Robert Badinter, relayée par Polluxe, au Sénat. Il nous faut encore croire, toujours croire, que des gens à gauche (ben oui, nous avons dû faire le deuil de Kouchner, de Carla Bruni (si, si! car elle en a entraîné quelques uns derrière elle - si, si), portent nos idées, portent des... idées. 

 

Ecouté l'autre soir chez Guillaume Durand, sur France 2, Luc Ferry face à Jean-Luc Mélenchon. Quelle ne fut pas ma surprise de les trouver tout aussi brillants et convaincants l'un que l'autre. Habituellement, ils m'énervent tout autant l'un que l'autre. Là, je ne cessai d'admirer leur sens de la répartie, mais surtout la solidité de leurs arguments. Deux intelligences l'une face à l'autre. Finalement, c'est le plus fascinant. Deux esprits auxquels j'ai été réceptive. 

 

Rien à dire sur Sarkozy ? ben, non. Le pape ? non, pas assez pertinent, avec ça il ne va pas rebondir... le petit bonhomme perdu sur une boule qui tourne... toujours... 

 

Et puis, surtout, ce soir après le ciné, en rentrant chez moi, cette oeuvre de rue qui m'invitait à la photographier. 

 

P081010_17.160001.JPG  

                                                                  photo (c) Luciamel 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Pour m'écrire

Vous pouvez m'envoyer un message personnel
en cliquant sur  contact 

Présentation

Recherche

Images Aléatoires

  • 20111402 Art de rue, Père Lachaise, février 2011 007
  • portrait02
  • img330
  • 20111402 Art de rue, Père Lachaise, février 2011 018
  • 20111402 Art de rue, Père Lachaise, février 2011 009
  • 20111402 Art de rue, Père Lachaise, février 2011 015

Derniers Commentaires

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés