Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 22:48
                                                                      photo flickr 



Allez-y, c'est rue St Maur, allez-y c'est dans la rue à Paris, mais aussi à New York, ou Barcelone, ou... en bas de chez vous, l'art de rue. Je ne dis pas art "urbain"... car "urbain" renvoie à architecture, ou à "bien élevé"... il est urbain, elle est urbaine... (moi non plus je ne connaissais pas cet emploi avant qu'une collègue ne se targue, à l'heure du déjeuner, de l'employer à bon escient).

Lui, je l'arbore depuis un bout de temps à la bannière de mon blog, il a l'habitude, faut dire, de s'exprimer dans mon quartier... lui c'est
FKDL.

Ce soir je l'ai rencontré, j'ai même failli le prendre en photo (mais trop de journalistes m'ont fait de l'ombre, et j'ai raté l'occasion). 

Vous pourrez contempler la minutie de ses collages et l'homme-âge... qu'il rend aux années 50-60, lui le jeune-homme d'une toute petite quarantaine d'années (je prends des précautions ne connaissant pas son âge).

C'est souvent la femme, cette femme, qui l'inspire, celle qui telle Ingrid Bergman jouant Jeanne d'Arc, s'agenouille devant son destin, et devant Dieu... tout en faisant face aux hommes.










                                    Photos (c) Luciamel (avec l'autorisation de l'artiste)



Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 21:31


                                                                      photo (c) Luciamel


Dorham m'a taguée
... il me demande de raconter ma première fois... je ne vais pas vraiment me défiler (ça sera pour plus tard... ailleurs... le vrai de cette histoire-là), mais je vais lui recopier des poèmes, des textes de cette époque-là, c'était en 1977, peu de temps après... la première fois (pour les détails vous pouvez les imaginer, c'est toujours pareil, sachez que ça fait exactement à quelques jours près... 32 ans)


Mots d'amour
C'est lui et non vous qui m'importez
Je et puis c'est tout
Amour en criant peut-être
Peut-être en disant amour

Lorsque ta langue passe ici, sur ces lèvres qui me semblent bonnes.

C'est remise à tes caresses et à ton plaisir qu'enfin j'anéantis l'ennui. Mes doigts me fouillent mais ils ne sombrent que dans la peine.

C'est bien bon oui, mais c'est fini et il me reste le sommeil car tant de fois provoqué ce mirage se confond à l'oubli. Je sais les muscles raidis, trouver le secours de l'âme, et neuf fois décider mon corps à m'engloutir.

Je veux cette fièvre qui me donne le délire, images de la paix, titubant dire à la mort  "que tu es peu ma chère !" et une fois encore mordre mes lèvres stupéfiées.

(1978)


Tentative.

Et s'il me faut la noirceur du jour pour que même les mots s'atténuent. Et si je dois avoir le silence pour y abandonner tes bruits; "pick-up" dit-on : triste réalité; je laisserai la nuit, et, le disque m'y pousser.

S'il faut tout cela pour crever le semblant, je brancherai le pick-up, et... si l'on vient rallumer et que l'on ricane, "qu'y faire ?", disions-nous, aussi, j'en ouvrirai très grand les yeux et mettrai plus fort la musique.

Pour que présence et absence se mirent et s'étonnent.

Oh ! suffit comme ça, puisqu'on a allumé, puisqu'on fait du bruit dans mon silence. Et bien j'arrêterai mes mots.

(1er avril 1978)



Quel absolu besoin d'absolu, lorsque le silence et la nuit s'étreignent. Voilà bien une réflexion désuète ; voilà bien l'amour qui se lève avec aux lèvres, mêlés, les noms qui lui ressemblent. Encore un peu d'éternité, de mélancolie, les regards mouillés, voir se crever les cieux; tels sont ses baisers.

Pour tes parfums, on imaginerait des couleurs,
Dont aucune drogue n'a mortifié les sens
Et ce sont les peurs et ce sont les pleurs

Qui suis-je pour ainsi nommer ?

Je rêve

De toi

Une rue haute et peuplée

... mon âme

Puis-je te donner

(15/06/78)


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 19:01

Et pourquoi, bon sang, l'ai-je lu cet article ?

Avais-je besoin, sous prétexte qu'un étudiant n'était pas venu à son cours (endormi quelque part l'étudiant...) de feuilleter distraitement
Le Parisien (on a les lectures qu'on peut mon bon Monsieur), et de tomber sur ça... ?

Une femme a jeté une bouteille à la mer, une autre l'a ramassée, une troisième s'est mise en quête de la première, durant des années, elle en a même fait un livre (ça finira en film, moi je vous le dis), jusqu'au jour où elle l'a retrouvée (la femme qui avait jeté la bouteille à la mer). La première était désespérée de ne pouvoir faire le deuil de la mort de son fils, cette bouteille était son message à la vie... son besoin de se délivrer de ce poids si lourd, la disparition de ceux qu'on aime. Elles se sont rencontrées. Aujourd'hui la troisième va faire rééditer le livre avec une dédicace au fils. La bouteille est devenue objet de musée.

Alors, en attendant celui qui n'est pas venu, j'ai commencé à pleurer. Puis j'ai cessé. J'ai fait cours (à Tini). J'ai quitté le travail, et j'ai croisé une voiture de pompiers... (ce sont eux qui sont venus constater ton décès, ils étaient là aussi le jour où tu t'étais déchiré les chairs des tibias en glissant sur le sol, c'était le jour de mon anniversaire on avait passé la journée aux urgences de St Antoine, pardon à mes lecteurs...
pour le pathos... je sais que toi là-haut tu rigoles de tout ça maintenant) de nouveau les larmes... une photo de Nadal dans le métro (c'était ton champion) et rebelote... Non, ça ne peut plus durer, me disais-je en découpant consciencieusement le poulet qui allait mijoter dans le citron, le thym, le gingembre, les oignons... (comme tu aurais aimé... bouuhhhhh). Et voilà que de la rue ça a surgi, va savoir pourquoi, un manant, un saltimbanque qui s'est mis à faire jouer très fort un haut parleur tout en s'accompagnant d'une clarinette. C'était Amstrong, c'était du jazz (tu l'aimais tant...), et ça a résonné fort dans ma rue...

Noèse... m'a donné le fil... en consultant mes flux (ah, les fameux RSS), je l'ai suivi... celui de la douleur, ne pas lutter inutilement, laisser les vagues déferler, laisser la peine chanter. Quelle honte y a-t-il ? Je connais l'océan, je sais ses brumes, ses tourmentes, mais jamais il ne m'a abandonnée sans un signe, sans un pays à retrouver.

Tiens, à toi... de l'autre côté... ma bouteille à la mer.

Et voilà la bouteille que toi tu m'as envoyée :


When the Saints go marching in

(paroles Louis Amstrong)

Well when the saints go marchin'in
Well when the saints go marchin'in
Oh Lord I want to be in that number
When the saints go marchin'in

When the sun refuses to shine
Well when the sun refuses to shine
Oh Lord I want to be in that number

 


When the sun refuses to shine

Well when the saints go marchin'in
Well when the saints go marchin'in
oh Lord I want to be in that number




Par Luciamel - Publié dans : Ma douce
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Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /2009 21:21

                                                                                 Photo (c) Luciamel


Soirée à la Comète, jeudi, puis vendredi.

D'abord celle du Kremlin, avec
Nicolas, le premier... notre hôte toujours aussi accueillant (Nicolas, de la République, tu devrais en prendre de la graine, enfin, non, c'est stupide de dire ça : à chacun son style, et j'aime les deux, ma foi). J'ai rencontré Homer, charmant garçon (il m'a dit qu'avant de venir il était allé sur mon blog, comme sur celui de tous ceux qui avaient annoncé leur présence).

Jacques Rosselin, toujours de passage (faut dire qu'avec toutes ces soirées de blogueurs...), comme H2O, euh... non H0!91, ils avaient la veille déjà festoyé dans la blogosphère... Toujours est-il que Jacques Rosselin nous a offert du saucisson, fort bon, et qu'Olympe a renouvelé avec du saucisson aux noix, meilleur encore...

Henri (et non Hervé, mon cher Homer) nous a quittés bien vite, après nous avoir parlé peinture.

Puis on a dîné, quelle jolie tablée nous fîmes
Olympe, Hypos, Julien et moi. J'ai adoré nos discussions, je ne vous en dirai mot, si ce n'est que G aimé. Oui, il est vrai que des couteaux ont volé, enfin, tout juste un petit Opinel dans la forêt de Retz, près de Longpont... un mois de septembre, où seule je randonnais pour me remettre de beaucoup d'épreuves... (rupture et début de la longue maladie de ma soeur, en 2004). Je leur ai raconté, la rencontre d'un drôle de loup... ou plutôt d'un maquereau... qui m'avait suivie en voiture dans la forêt, craignant peut-être que je ne sois venue faire de la concurrence à ses filles... Le face à face fut inquiétant. Tout s'est très bien terminé, après que je lui ai dit que comme lui je marchais seule dans la forêt, que non je n'avais pas besoin d'être raccompagnée, que non je n'avais pas peur, que je randonnais, ainsi que ma tenue l'indiquait (j'avais, par précaution, ressorti le plastique contenant le couteau de mon cassecroûte de midi, et le tenais à la main).

Plus tard, ce fut tard... coup de fil d'un ex... venant me conter sa rupture récente (il me l'expliqua le lendemain, car le soir-même j'étais un peu trop occupée), et voulant que je le console... mais ça je ne sais pas bien faire... il a été un peu surpris que je lui conseille de mieux comprendre sa copine...

Le lendemain, ce fut la Bérézina ! Non, c'est fini ! je ne boirai plus de vin... pas bio...

Vendredi soir, de nouveau La Comète, mais cette fois-ci celle de la rue des Archives, près du BHV, j'ai bu un café et de l'eau !!! en parlant de choses et d'autres avec une amie.

Samedi, sobriété, jusqu'au soir... où j'ai néanmoins été très raisonnable (et c'était du bio).

Ce soir, j'essaie de m'en tenir à ce régime pour vous écrire quelques bafouilles.

Je me demande ce que manigance
Mtislav... j'ai lu l'interview d'Umberto Eco, ça ne m'a pas tant choquée que ça... Ben, c'est facile de lui répondre à Umberto, il suffit de lui dire que si tous les documents web disparaissent, et si les livres leur survivent... ils ne leur survivront pas éternellement, l'éternité n'étant pas de notre monde terrestre. Alors, qu'est-ce que des milliers d'années ? au regard de l'infinité. Mtislav voudrait contrer ce fait, en démontrant que l'homme, seul, peut porter le monde... comme Hercule (celui qui a berné Atlas) et ses douze travaux, il s'y est attelé et a commencé par les Ecuries d'Augias. Sa démarche est surtout poétique et en cela elle me touche.

Je lui ai répondu que mon meilleur texte (à part
celui pour ma soeur, que je ne veux pas "classer"), est mon premier, parce qu'il initie quelque chose...

Sinon, ce week-end j'ai aussi vu que les "hommes" (en majorité ils le sont : "hommes") ont fait
exploser une bombe sur la Lune. Ca m'a fait un choc. Après y avoir marché ils ont voulu la  pénétrer. Homme toujours tu chériras la... "mère"... et pour le prouver, tu te sentiras obligé de la déflorer.

Un jour, une comète viendra... et nous fera disparaître... histoire de mettre un point final à tout ça. Une comète-mère, qui en aura marre de nous voir, nous ses enfants, faire trop de conneries...






                                                                                     Photos (c) Luciamel





Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /2009 21:23

                                                                Photo (c) Luciamel, galerie Jamault (ici)



Notre président est omnipotent. Nous le savions. Wikio nous le prouve. Il est sur facebook, il est sur twitter, sa femme a un blog (elle appelle ça un site), nous le suivons... (sur twitter) , nous suivra-t-il ? (il suit déjà Gaël...).

Certains se préoccupent de leur image... (dans le miroir, dans le facebook, sur le wikio, avec leur con-joint).

Freud nous donne la solution.

T'as arrêté de fumer, t'as arrêté de boire (je ne parle pas du reste parce que c'est interdit), Freud te donne la solution.

Lui, Freud, il fumait 25 cigares par jour  (il est mort, suicidé ! suite à un cancer de la bouche, à l'âge de 83 ans, après avoir bien bu, bien fumé et bien sniffé,ou bien pris en injection, de la cocaïne).

Alors...  laissez-nous rêver... laissez-nous faire nos excès... ceux qui nous conviennent, ceux qui ne nous font pas trop de mal. Car quand on ne se fait pas trop de mal, c'est qu'on se fait un peu de bien...

Freud le vivait ainsi.

La pulsion de mort dans l'article du Monde, ils ont oublié, naturellement, Sabina Spielrein... normal, ce ne sont que des journalistes... des gens qui ne veulent que la notoriété, qui ne sont préoccupés que par le nombre de lecteurs par article.

Ils ont oublié (alors que c'était l'essentiel) de dire que Sabina Spielrein en était l'inspiratrice.

C'était une femme.

Elle était essentielle.

Elle était géniale.

Comme pour Marie Curie... on dira : c'est lui qui comptait, et on réduira l'importance de la femme dans la découverte.

Hurlons l'injustice, disons que nous "femmes" nous pouvons faire le tour du monde en solitaire (Florence Arthaud, Ellen Mac Arthur).

Et n'hésitons pas à relever les défis qui se présentent à notre monde, franchement,le Nicolas Hulot.... il n'est pas in the mood... le Nicolas Sarkozy, il a tout compris, il est sur Facebook, il est sur twitter (je le suis...), il est in the mood... for... LOVE... je le suis... je veux dire... je ne le perds pas de vue, lui, il est dans ma ligne de mire, il est dans mes mirettes... on ne sait jamais (qu'il essaie de me flinguer).

Bon, sauf que son ministre de la culture... Frédéric, il a fait des trucs pas clairs (c'est les méchants du front national qui le disent) il a fait gouzi, gouzi (et plus !) avec des petits garçons (lui il n'est pas comme Polanski, il n'aime pas les petites filles) en Afrique du Nord, en Asie... enfin, là où la démocratie (ce mot si sale qu'ils défendent à corps et à cri n'a pas la cote, ces pays où on torture, où les femmes sont soumises, où les enfants sont exploités, où les intellectuels éclairés des pays éclairés... défendent des intellectuels... et par "faiblesse" abusent des "exploités" : enfants ou autres prolétaires dominés...).

Alors ? t'es de gauche ? tu vas le défendre le Frédéric qui a trahi la gauche, son oncle... et le reste... ?

Alors, t'es qui toi ?

Je ne dis plus "t'es de gauche'"...  c'est trop risqué. Je dis : TU DOIS défendre Polanski, TU DOIS défendre Hadopi, TU DOIS voter Sarkozy.

Et toi ? tu fais quoi ? tu votes pour qui ? tu suis qui sur twitter, et est-ce qu'IL TE SUIT ???

Neuilly ta mère !!!




Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /2009 22:33

 



La Lune est en Bélier, le Soleil en Balance, et ils sont opposés, à 11°... La pleine lune, vous savez, ou vous ne savez pas, c'est le jour des révélations, des clashs... ce qui était caché peut se retrouver dévoilé... Moi, ça a été ce matin avant de partir en randonnée sous mon billet précédent... et voilà, c'est révélé, les brumes sont éclairées par le soleil.

Bon, mais cela est bien anecdotique par rapport à l'aventure à laquelle Béatrice et moi avons été conviées ce jour d'octobre, le quatrième... Guillerettes et court vétues (non, même pas...) nous voilà parties sur les chemins de randonnée du beau Vexin françois, on a hésité entre Marines et Chars, et ce fut ce dernier qui retint notre choix.

Tout semblait bien balisé, GR, toujours tout droit jusqu'au château... de St Cyr sur Chars. Belle entrée, on a même fait des photos.

Puis, pas question de revenir tout bêtement sur nos pas, alors on a pris par les sentiers alléatoires... ceux qui se perdent dans les marais, qui ne correspondent pas au tracé de la carte... on a tourné une heure durant, dans les sous-bois, et les marécages... (on a même aperçu des ombres marchant au bord de l'eau, entendu des fantômes sifflant...). La richesse de tout ça fut que les biches, se cachant des chasseurs, bondissaient à notre approche, les faisans, les canards... s'envolaient à-tout-va.

Mais, ma carte IGN ne correspondait plus à rien, moi la fanfaronne de la carte je n'en menais pas large : on était perdues !!! Je me taisais, de temps en temps je prescrivais : "allons à droite, non, à gauche, tout droit... on monte, allons sur la plaine", me fiant plus à mon pifaumètre qu'aux repères (qui nous ont tout de même servi) de la topographie.

On a eu chaud, d'ailleurs Béatrice le répétait tout le temps : "on a eu chaud"... et puis ça ne nous empêchait pas d'éclater de rire : "ben, je vais m'inscrire à Koh Lanta", me disait-elle en pouffant... et se souvenant d'une randonnée avec une amie un peu tatillonne sur la manière de suivre le bon chemin... elle me dit : "ben, si elle était venue cette fois-ci elle aurait disjoncté !". Béa et moi, on en a vu d'autres, des vertes et des pas mûres... alors, c'était pas la perspective de passer une nuit dans la forêt qui nous faisait peur (hmmmmm). On a réussi à ressurgir en plaine : ouf, on va pouvoir retrouver nos marques, la ville c'est par là, tout droit, le chemin c'est à l'opposé... bon, allons sur le chemin... ah... mais ça mène, on dirait, au château (d'où on était parties une heure plus tôt...).

Et tout d'un coup tout s'éclairait pour moi : mais ça y est je vois où on est, c'est pas sur ce chemin, mais sur celui-ci... voilà pourquoi le petit bois est à droite et non à gauche... mais oui, c'est bien ça...




La tension accumulée pendant notre aventure dans les marais, les bois touffus, les chemins qui n'en étaient plus... soudain se relâcha, et ce fut le moment où face au château des fleurs surgirent des champs pour nous chanter la légèreté de la vie.

Tu n'es que cette fleur éclose, si belle, et pourtant si je te cueille tu ne voyageras pas jusqu'à chez moi... je prèfère te photographier, et manger ton image... tu feras désormais partie de ma psyché, que de te couper et de te perdre en chemin.













Nous avons devisé sur les symboles rencontrés : la licorne, Chars, le Chariot, la lame 7 du Tarot, la pleine Lune (le marais), et jusqu'au bout nous l'avons vécu, jusqu'au moment où après une course en voiture aux mille obstacles, nous avons réussi à me faire monter dans le train de 18h43... (à la seconde près).


Bonne nuit !!!



Photos (c) Luciamel.


Par Luciamel - Publié dans : métro, voyages
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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 19:01

 


La belle... surprise hier soir.

Arrivée avant l'heure du rendez-vous, pour deviser de choses et d'autres avec Simon, ou
Henri, j'eus tout le loisir de voir se former la République des Blogs de Septembre.

Yane m'avait rejointe et on s'était installées sur la terrasse couverte. Un groupe d'hommes avait pris place autour de quelques tables alignées près de nous. Je dis à Yane que même si aucun des visages ne m'était familier j'allais quand même me présenter à eux, il devait s'agir des blogueurs (en majorité des hommes) de la RDB...

Que nenni, ils furent très aimables et m'expliquèrent qu'ils étaient dans l'informatique, le logiciel, ou le système sur lequel ils travaillaient pouvait s'appliquer aux blogs, mais non, ils n'étaient pas là pour la RDB. Ils se réunissaient par hasard le même soir que nous...

Ce fut le moment où j'aperçus Jacques Rosselin, lui qui très aimablement m'avait offert la dernière fois un numéro de
Vendredi... cette fois-ci, que nenni... Il s'était approché d'une table où de jeunes internautes, face à leur écran d'ordinateur portable, tapotaient gentiment.

- Ah, vous voilà ! m'avançai-je...

(ça devient dur d'être une femme, il faut désormais souvent faire le premier pas, hormis si on a 13 ans et qu'on a rendez-vous avec Polanski).

J'allais vers eux, et à notre demande la diligente serveuse aménagea (pour la deuxième fois de la soirée) l'espace, afin de nous permettre de nous installer tous autour d'une même longue table. J. Rosselin s'éclipsa presque aussitôt, je me dis que sans doute d'autres blogueurs l'attendaient près du bar, où ils ont aussi coutume de s'installer.

Peu à peu notre petit groupe s'étoffa, et (nous étions trois femmes, dont deux blogueuses, parmi une tablée de 12 environ) ce fut avec délectation que Yane et moi nous mélâmes aux diverses conversations.

J'eus le plaisir d'expliquer à
Verel en quoi fado, poésie et politique pouvaient faire bon ménage, je ne sais si je l'ai vraiment convaincu; lui, en tout cas, m'a donné envie de m'intéresser de plus près à ses idées. Il me désigna un homme installé depuis peu à notre table, me demanda si je le connaissais, comme je lui répondais que nenni... il me souffla : "c'est Maître Eolas..."

- Ah, je connais..., murmurai-je
- Oui... quand même...

A ma gauche était assis Aymeric, dont les
Confessions d'un bourgeois avaient tout pour m'intriguer (d'autant que son allure et son mode de vie, n'avaient pas l'air de s'approcher tant que ça de la bourgeoisie...), face à lui Dirty Denys, un sociologue de la moto... comme Verel me l'avait présenté, enfin, c'est moi qui ai fait le raccourci, Verel me disant qu'il était passionné de moto, lui m'expliquant qu'il avait fait un billet sur la manifestation des motards à Québec, qu'il était sociologue... Alors moi :

- Ah, tu es un sociologue de la moto !

Nous nous occupâmes (un peu) de
l'école de Chicago (parce que le père de Yane, sociologue lui-même, avait été prof là-bas, je crois... mais ça elle ne le lui avait pas dit).

Puis, je dois reconnaître que ce fut un ravissement d'entendre Maître Eolas (je profitai qu'il était là pour lui poser quelques questions) nous dire son sentiment sur l'affaire Clearstream, et sur Polanski. "Sarkozy réussira-t-il à aller jusqu'au bout ?" Il me dit que la justice allait faire son oeuvre... Je lui demandai si elle le pouvait vraiment, avec le Président de la République au-dessus des magistrats. Il sembla d'accord pour dire que ça posait un problème. Concernant Polanski, il était d'avis qu'il aurait du mal à négocier avec la justice américaine ses 30 ans de cavale... même si le gouverneur de Californie était un ancien acteur.

On parla quelque peu des blogs, ceux qui sont au top... (j'ai annoncé d'emblée que je n'y étais pas, ni Wikio, ni Overblog), je mentionnai "l'affaire Sarkofrance", demandant au Maître ce qu'il en pensait... Il n'en avait pas entendu parler... Je lui signalai des blogs de "Blogger" répertoriés comme ayant des contenus "douteux", je lui demandai si leur lien à une critique de Sarkozy (ou des photos légères de la première dame) pouvait en être la cause. Il me répondit qu'on ne l'avait jamais censuré, lui, et que pourtant il ne s'était pas gêné pour s'exprimer contre le pouvoir, mais toujours en respectant la légalité. Il me suggéra que certains blogs étaient peut-être classés au top non par leur qualité mais du fait de leur fonctionnement en réseau... Que s'ils étaient vraiment si influents (socialement parlant, ai-je compris) ça se saurait... dans les médias par exemple. J'ai vu sur son site que son dernier article avait recueilli près de 300 commentaires, et sur Twitter (je le suis maintenant !) qu'il avait été invité à parler dans le poste.

J'en conclus que c'est un blogueur influent... Je vous dirai, pour la petite histoire, qu'il a mangé un hamburger et des frites...

J'ai pu, saluer
Nicolas (le créateur de la FDB, Meilcour ou Versac) : enfin ! on se revoyait après l'interview de Michel Barnier. Tout d'abord je ne l'avais pas reconnu, plus du tout BCBG, look plutôt étudiant... lui non plus ne m'avait pas reconnue, surpris, lui, par mon look BCBG...


 
Mais, le clou de la soirée ne se passait pas sur la terrasse couverte, non, c'était à l'extérieur que le spectacle (pour moi) s'est déroulé.

J'ai vu arriver, peu de temps après que nous nous fûmes installés à l'intérieur, est-ce Dragouik, ou Vogelsang ? je sais juste que je le vois souvent à la RDB, et au Kremlin la dernière fois. Il n'est pas venu nous saluer... il s'est précipité à une table, face à une jeune femme (que je voyais de dos), il semblait fasciné... Je me suis demandé si c'était
Marie-Georges qui avait re...mis son superbe décolleté... et qui l'avait happé, lui le pauvre mâle, blogueur. Puis, voyant qu'autour d'eux un petit groupe se constituait (de personnes debout, eux restant souverainement assis), je voulus en avoir le coeur net... Marie-Georges, me voilà ! comment ça, tu n'es même pas venue me saluer ???

Je me levai, brandissant mon téléphone-photo, et fit face à la dame...

Que nenni !!! pas Marie-Georges pour deux sous. Je crus comprendre après coup (et à la lecture du billet de
Mathieu, lui je l'avais bien reconnu mais il m'a semblé très occupé, je n'ai pas voulu le déranger) qu'il s'agissait d'Hypos, et qu'elle leur avait conté une histoire de camionneurs, que, non, ils n'avaient pas parlé de politique, eux.

Je retiens de cette soirée, une impression de douceur (et, même si ce fut de loin, je pus le percevoir tout autant chez nos camarades installés en extérieur).

Vivement jeudi prochain, qu'on remette ça au Kremlin.




Photos (c) Luciamel (si vous estimez que votre droit à l'image a été floué, ou si mes propos ont pu vous heurter, n'hésitez pas à me le signaler par mail... ou dans un commentaire).


Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 18:35

                                             là où je suis née, la deuxième fenêtre à partir de la gauche 
                                                                            (photo (c) Luciamel)

 

Par l'invitation de
l'oiseau (lui-même inspiré par Anne) me voici à vous lister, non pas les endroits où je n'ai pas dormi, mais, ce qui revient un peu au même, les 50 lieux où j'aimerais dormir avant de mourir (suivant en cela l'exemple de Georges Perec) :

- l'Orient-Express pour aller à Venise;
- le Transsibérien pour aller jusqu'à Vladivostok;
- le train de Pékin à Lhassa, pour faire comme Alexandra David Néel;
- un igloo dans le grand nord, avant que la banquise n'ait fondu;
- le château d'un gentil fantôme;
- une plage du Pacifique, histoire de m'y mettre, moi la fille de l'Atlantique, à la pacification;
- un trottoir avec des SDF... même si cette "mode" me semble un peu con (il y a des stages de survie : "vivez une semaine comme un SDF", si, si, ça existe !), mais là, finalement, je prèfère revenir aux coutumes d'antan, dormir sous un pont;
- la maison où je suis née, mais ça je le fais déjà plusieurs fois par an;
- la route 66;
- New York encore une fois, j'ai rêvé cette nuit que j'y achetais un appartement, un studio, qu'il devenait avec mon studio de Paris, et la maison du Portugal, l'un des lieux de ma fin de vie;
- la plage, ma plage... face à l'océan, mon océan (continuer à y dormir au moins une fois par an);
- le métro, quand je suis tellement fatiguée, quand rentrer semble si loin...;
- devant "On n'est pas couché", mais ça je le fais chaque semaine;
- en suçant mon pouce, moi qui ne l'ai jamais fait...;
- après avoir bâillé aux corneilles, pouvoir juste somnoler;
- tous les jours à mon boulot, après déjeuner, ça s'appelle la sieste, ça devrait être institué comme un droit des travailleurs;
- dans une navette spatiale, un jour où ça sera sans danger...;
- dans une soucoupe volante, avec les petits hommes (et femmes !!! ils ne sont pas forcément aussi misogynes que nous) verts;
- en écoutant que Sarkozy n'a pas été réélu;
- en entendant qu'une femme lui a succédé;
- tiens, pour rigoler, dans les jardins de l'Elysée (sous une tente comme celle de Kadhafi);
- dans le désert, aussi, bien sûr !
- au sommet du Mont Blanc, mais pas longtemps, quelques minutes...;
- en écoutant mon neveu lire une histoire, celle qu'il lira à l'un de ses enfants;
- près de mes parents, sachant qu'ils dormiront eux aussi, encore pendant longtemps;
- à Lisbonne, près du Tage, près de l'ascenseur Eiffel, comme je l'ai fait autrefois;
- à Madère, aux Açores, à Goa, refaire la route des navigateurs;
- en Palestine;
- en Israël;
- à Jérusalem;
- en écoutant les infos...;
- en regardant le vol des goélands;
- sur une place de village, autour d'un feu de joie;
- dans une mairie, après l'écoute d'un maire qui me demande si je veux le prendre pour époux (pas le maire, l'époux... mais qui sait ?);
- sous le ciel, muse...;
- dans mon lit, là où je suis née...

Ca n'en fait que 36, mais, comme Perec, je n'ai pas respecté la contrainte... ça n'en fera que 36... je vous laisse compléter.



Làgrima
Amàlia Rodrigues

Cheia de penas
Cheia de penas me deito
E com mais penas
Com mais penas me levanto
No meu peito
Já me ficou no meu peito
Este jeito
O jeito de querer tanto

Desespero
Tenho por meu desespero
Dentro de mim
Dentro de mim o castigo
Eu não te quero
Eu digo que não te quero
E de noite
De noite sonho contigo

Se considero
Que um dia hei-de morrer
No desespero
Que tenho de te não ver
Estendo o meu xaile
Estendo o meu xaile no chão
estando o meu xaile
E deixo-me adormecer

Se eu soubesse
Se eu soubesse que morrendo
Tu me havias
Tu me havias de chorar
Por uma lagrima
Por uma lágrima tua
Que alegria
Me deixaria matar

Por uma lagrima
Por uma lagrima tua
Que alegria
Me deixaria matar


Larme

Lourde de peine,
Lourde de peine je me couche,
Et avec plus de peines,
Avec plus de peines je me lève.
Sur mon coeur,
Ca s'est posé sur mon coeur,
Ce penchant,
Ce penchant à tant aimer.

Désespoir,
C'est cela mon désespoir,
A l'intérieur,
A l'intérieur mon calvaire,
Je ne t'aime pas,
Je dis que je ne t'aime pas,
Et la nuit,
Je rêve de toi.

Considérant qu'un jour
Je mourrai,
Dans mon désespoir
De ne plus te voir,
J'étends mon châle,
J'étends mon châle sur le sol,
Et doucement je m'endors.

Si je savais,
Si je savais qu'en mourant,
Tu finirais,
Tu finirais par me pleurer,
Pour une larme,
Pour une de tes larmes,
Avec quel plaisir,
Je me laisserais mourir.

Pour une larme,
Pour une de tes larmes,
Avec quel plaisir,
Je me laisserais mourir.


(traduction libre (c) Luciamel)

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques - Communauté : luso-francophones inspirés
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 19:09



J'adore être taguée, en général ça m'inspire, en plus de me faire plaisir, (vu que je ne suis pas dans le top des blogs, ma plateforme me le répète suffisamment à chaque connexion : "vous n'êtes pas dans le top des blogs" !). Je connais désormais personnellement quelques numéros un du web 2.0, depuis la République des blogs, et le Kremlin des blogs (prochaine rencontre le 8 octobre, et, normalement, j'y serai).

Mtislav est l'un de ceux-là (influent, et respecté par les influents). Et il m'a taguée, moi... la fourmi, l'abeille... qui fait son miel toute seule dans son coin (ceux qui m'aiment moins disent "fiel", mais je ne peux pas leur en vouloir, car parfois je dérange... je lance des trucs à rebrousse-poil, normal pour une abeille, je pique... aussi). Nous, abeilles, nous les petites, les sans grade, sommes en danger. Notre voix se taira peut-être bientôt, car de tous bords on essaie de lénifier, à coups de pesticides de pensée (Google et ses blogs Bloggers sous haute surveillance, Wikio et ses classements; OverBlog et ses dysfonctionnements, finalement, ça protège peut-être un peu) on va finir par nous réduire à néant, par nous empêcher de polliniser, de butiner de fleur en fleur... d'idée en idée.

Alors, pour ce tag, il me faut citer les cinq blogs dont le nom, l'univers, illuminent ma navigation...

Je tairai les influents, les vedettes; bien sûr je les lis, les numéros 1, 2, 3 et compagnie, ils sont sur mes flux RSS maintenant (avant ils étaient dans mes favoris), tout en concédant que c'est avec respect et admiration que je consulte quotidiennement leurs oracles.

Vous les connaissez, naturellement, puisqu'ils sont numéros UN, DEUX, TROIS, etc.

Je voudrais vous parler de quelques abeilles de ma connaissance, des butineuses de fleurs... comme moi.

Comme Lali, découverte il y a peu, une abeille canadienne, montréalaise, amoureuse de Bruxelles ! et lusophone de surcroît... (je rappelle que lusophone, veut dire "parlant portugais"). Traductrice, si je me souviens bien, écrivain peut-être aussi à ses heures, photographe... et très prolixe (elle poste, au moins, deux ou trois billets quotidiennement). Son blog s'appelle :
Lali, tout simplement.

Une autre canadienne, québécoise, ma chère Noèse, une escaladeuse, une mère, une femme, une poète de la vie (je prèfère poète à poétesse), à l'humanité à fleur de peau, elle sait ce que sont les âmes cabossées, et elle aime caresser leurs aspérités... (elle a un penchant pour la sculpture), son blog :
Noèse cogite, penser c'est vivre.

Ma chère Mya, amie blogueuse de la première heure, comme ses "mails du soir" m'ont remonté le moral à certains moments difficiles ! elle connaît quelques-uns de mes secrets, car elle est copine de Philiberte  ;-)) Elle a créé un nouveau blog, et c'est par ici :
Le grenier de M.

Et les hommes ? me direz-vous... Plusieurs ;-))) on va donc devoir choisir ;-)) on en prendra deux, seulement :-(( ben, c'est ça les règles du tag, tu respectes la règle : on t'a dit cinq, c'est cinq ! Comme il y a (déjà) trois filles, il ne reste plus la place que pour deux garçons (ce qui me semble juste, étant donné la parité à rétablir, pour corriger l'inégalité et la domination : 3 filles pour 2 garçons).

Voici donc les votes du jury pour les garçons. En premier, le plus ancien, pas forcément le plus vieux mais celui qui accompagne mes digressions bloguesques depuis plus longtemps, on s'est rencontrés, j'admire depuis le début son oeuvre, je suis enthousiaste face à ses nouvelles créations... lui, c'est Simon, c'est Henri... c'est là :
Henri Wisley, peintre.

Et puis, il y a l'oiseau... le pauvre, il a attrapé une drôle de maladie qui s'appelle le fado... et, comme il n'est pas portugais, il est bien embêté pour s'en défaire. L'oiseau : le plus beau dans le fado, c'est le fado ! alors, vis-le tel quel... avec sa douleur, son non-sens, sa profonde nostalgie, sa douleur immense... elle te submerge, comme l'océan, et soudain, comme le soleil sur un nouveau continent, elle te fait renaître sous le Carnaval de Rio !!! Son blog :
C'est la nuit.

Eux, filles et garçons, ce sont mes amis et pas des liens pour faire remonter mes stat's. Pas seulement des blogueurs, pas par hasard s'ils me touchent et s'ils sont sur ma blogroll... Vous aussi qui y êtes, sur ma blogroll, pardon de ne pas vous avoir cités : je vous aime aussi, mais la règle était stricte, cinq blogueurs, cinq seulement. Leur nom a surgi... le vôtre ne saurait tarder à venir sous ma plume (en attendant, je vous lis...).




Allez dans la paix...

Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /2009 23:12




on le dit... on le croit... (elles nous font taire... elles nous intimident), femmes souveraines....

pourtant elles ne sont que des petites filles fragiles et dominées (souvent) par vous Messieurs...


Vous dites : "j'accouche"... ou "je suis mère""..., et c'est souvent la déconfiture.... c'était... la déconfiture.

Retenons l'importance, surtout s'il s'agit d'une ministre ou d'une secrétaire d'état, importance importante...

Moi, je me demande si ça ne se résume pas au schmilblick, au schmilibilibiliblick....

Ne sommes-nous que des ... trucs, des machins, des schmilblicks qui s'ignorent.

Par Luciamel - Publié dans : rêves
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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /2009 21:39



                                                         Photo (ceci n'est pas un autoportrait)

Je ne vais pas en remettre une couche... féminisme pour moi n'égale pas maternité... et je n'identifie pas forcément femme et mère... je ne suis pas forcément (parce que femme) concernée par l'accouchement de machine... ou de bidule...
sous prétexte qu'elle a accouché.

Je suis femme sans enfant, et me sens femme tout autant que vous chères mamans.

La maternité, à mon sens, n'ajoute rien à l'humanité... ce n'est pas un "argument" en soi :  "je suis mère, alors fermez-la". Non, "je suis mère, entre autre". Je suis mère, ou je suis blanche, ou noire, ou avocate, ou indienne... le "je suis mère" n'est pas un argument en soi.

Arrêtons, femmes, de tenir cette particularité comme une supériorité, et peut-être ces Messieurs voudront-ils lâcher un peu de leurs prérogatives... abandonneront-ils un peu leur domination.

Si nous, femmes, ne parlons qu'exclusivement de ça... les enfants, notre vie avec eux, leur éducation, leurs boutons... on aura du mal à croire qu'autre chose nous préoccupe, qu'autre chose nous soit nécessaire.

Je vais parfois sur les blogs de filles... et je vois que souvent ça tourne autour de ça (pardon de le dire...).

Les boutons de leurs enfants.

Ou comment elles vont faire pour trouver celui qui donnera des boutons à leur futur enfant.

Je m'appelle Bagdad...

J'ai vécu heureuse
Dans mes palais
D'or noir et de pierres précieuses
Le Tigre glissait
Sur les pavés de cristal
Mille califes se bousculaient
Sur mes carnets de bal

On m'appelait
La Cité pleine de grâce
Dieu
Comme le temps passe

On m'appelait
Capitale de lumière
Dieu
Que tout se perd

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée

Je vis sur mes terres
Comme une pauvre mendiante
Sous les bulldozers
Les esprits me hantent
Je pleure ma beauté en ruine
Sous les pierres encore fumantes
C'est mon âme qu'on assassine

On m'appelait
Capitale de lumière
Dieu
Que tout se perd

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée
Mes contes des mille et une nuits
N'intéressent plus personne
Ils ont tout détruit

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée



Alors, excuse-moi Olympe, mais que telle ministre ait accouché après telle autre... ne me semble pas si pertinent pour la reconnaissance de l'égalité des femmes.

Si on parlait d'autre chose ???

Par exemple du schmilblick...

Vous savez, c'est ce qui fait avancer la question...

Vous avez un problème, le schmilblick... nous pouvons trouver la solution.

Alors, les hommes, les femmes... euh... au hasard (genre : la burqa, les retraites, le viol, la violence, les différences de salaire, la discrimination, le zizi, la zézette...), et ben, ce n'est  pas la peine de se compliquer la vie, la solution est là, sous nos yeux ébahis. Je vous en dirai prochainement plus sur la zézette, car il y a beaucoup à en dire... et pas forcément seulement ce que certains, certaines, en retiennent.





Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /2009 21:18


                                                            Photo (c) Luciamel


Je me retiens depuis plusieurs jours... car je me dis que ça va m'attirer les foudres de moult femmes... et de nombreux de mes amis. Mais après tout, pourquoi tenir un blog, si ce n'est pour surprendre ses amis, et les femmes ?

Le taux de natalité en France est parmi les plus élevés d'Europe... environ 2 enfants par femme... (quel exploit !), comme elles ont sacrifié leur vie professionnelle pour les élever... (euh ? ah bon ? encore aujourd'hui ? vraiment obligées ? la contraception, les crèches... c'est du bidon ?), il est normal qu'au moment de la retraite on les récompense de l'effort consenti pour la nation. Ah ? c'est vraiment ça l'égalité ? qu'on nous dédommage... qu'on nous reconnaisse, en quelque sorte, une différence... une particularité sociale, évaluant par là-même la domination...

Moi, je croyais que l'égalité c'était d'avoir les mêmes droits, le même salaire pour le même travail, et si je m'arrête pour élever mon enfant (que je sois un homme ou une femme) qu'effectivement, dans ce cas-là, on le compte comme un travail. Si je ne m'arrête pas... parce que les services sociaux me l'ont permis, parce que j'ai pu le placer en crèche, il n'y a aucune raison pour qu'on me "dédommage"... de mon "incident" (?) de parcours.

J'aimerais rappeler que de nombreuses femmes (moins en France que dans d'autres pays d'Europe, soit ! ) n'ont pas d'enfant, qu'elles n'en sont pas moins des femmes (tout aussi dominées), qu'elles ne sont pas plus payées pour autant (je le vois autour de moi, mes collègues mères reçoivent exactement le même salaire que moi, et elles ont plus d'avantages, parce qu'elles ont des enfants : tant mieux pour elles, bien évidemment). Femmes sans enfant, vous devrez travailler 41 ans pour obtenir une retraite complète, vous toucherez 25% de moins que ces Messieurs pour le même travail, mais vous n'aurez aucune compensation, car vous n'avez pas donné d'enfant à la nation !

Travail, famille, patrie... quand tu nous tiens.

Inégalité entre les femmes, oui. Peu de solidarité entre elles, aussi. Se battre pour que les droits des mères soient reconnus, sans aucun doute, mais j'aimerais que du coup on ne jette pas aux orties toutes celles qui n'ont pas procréé. Elles aussi ont été moins payées tout au long de leur carrière, elles aussi ont dû se confronter au monde du travail, plus favorable aux hommes. Elles ont été parmi celles qui se sont battues pour le droit à l'avortement, à la libre disposition de leur corps, et peut-être au droit à ne pas avoir d'enfant, et à pouvoir vivre "seules" et libres. Dans notre beau pays de la natalité ça semble être devenu un péché...

Femmes non-mères, c'est donc vous qui paierez.

Alors, je le dis, si par le passé cela a pu se justifier, aujourd'hui ce dédommagement me semble non une revendication de l'égalité homme-femme, mais une politique réactionnaire tendant à perpétuer un vieux modèle : les femmes à la maison avec les enfants, les hommes dans la cité.

Battons-nous non pour avoir des compensations, mais bien pour une reconnaissance de nos droits humains.

Nous avons le choix d'avoir, ou non, un enfant (et parfois nous ne le pouvons pas), nous devons faire en sorte que notre valeur professionnelle et humaine soit reconnue en tant que telle, non parce que nous sommes mères...

Si les conditions de garde ne sont pas suffisantes, battons-nous; si nos salaires sont insuffisants, battons-nous; si nous devons nous arrêter de travailler pour élever notre enfant, battons-nous pour être rémunérées pendant cette période; si nous nous retrouvons abandonnées par le père, demandons assistance à la société. Mais, surtout, ne confondons pas liberté, égalité et maintien dans une situation d'infériorité (celle qui est à l'origine de la domination masculine sur les femmes : équilibrer par plus de pouvoir social ce pouvoir si mystérieux qu'est celui des femmes, de procréer - au sens de porter un enfant et d'accoucher...).

Je conçois qu'il faille encore une période de transition, attendre d'avoir l'égalité pour supprimer cet avantage accordé pour le décompte des annuités, mais, sachons-le, ça laisse aussi beaucoup de femmes sur le bas côté du chemin...

Par Luciamel - Publié dans : Femmes, aimons-nous
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /2009 23:24


L'oiseau l'a entendue. L'oiseau l'a... chantée.

Chanteuse lyrique...

Elle est ici, sublime...

Alors chantons-la,

mais disons...

la, aussi,



Nome de mar
Manuel Alegre

(lui, le révolutionnaire)

meu nome é nome de mar
onde o longe é mais visivel
nome de sonho embarcar
para um amor impossivel
meu nome é nome de mar

meu nome é nome de mar

meu nome é nome de vento
escrito na areia, na espuma,
e na flor do pensamento,
que a luz por dentro arruma
meu nome é nome de vento

meu nome é nome de vento

meu nome é nome de fado
nome de casa, de rua,
nome de encontro marcado
na outra face da lua
meu nome é nome de fado

na outra face da lua
meu nome é nome de fado.


ma traduction (libre)

mon nom est nom d'océan
où le loin est plus visible
nom du rêve embarqué
pour un amour impossible
mon nom est nom d'océan

mon nom est nom d'océan

mon nom est nom de vent
écrit sur le sable, sur l'écume,
et la fleur de tes pensées,
que la lumière a classées,
mon nom est nom de vent

mon nom est nom de vent

mon nom est nom de fado
nom de maison, nom de rue,
nom d'un rendez-vous
sur l'autre face de la lune
mon nom est nom de fado

sur l'autre face de la lune
mon nom est nom de fado


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques - Communauté : luso-francophones inspirés
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /2009 21:57

Il se dit "entre deux eaux", je l'ai croisé à une soirée de blogueurs, je le lis, j'ai aimé son histoire de portable beurré, trempé dans le café.

Il fréquente de drôle de lieux... un peu déshabillés. Il parle hongrois, ah ?... J'ai un ami hongrois... .

Aujourd'hui, près de la rue Oberkampf, angle rue de la Folie Méricourt, rue Ternaux, ceci...

Par les temps qui courent je lui conseillerais de bien garer sa voiture, car la fourrière est très active sous le vent.


Et voilà que les anges m'ont parlé, ils ont toqué à ma porte, celle qui s'était ouverte près de l'AVE MARIA... (c'est là où habite Mazarine, la fille de qui vous savez), la rue s'appelle rue du Marché, si vous voulez vraiment savoir... Je l'ai croisée Mazarine... je l'ai aimée Elisa, elles habitaient à deux rues l'une de l'autre.






Alors, j'ai continué... j'ai marché, j'ai marché... sur le Boulevard Richard Lenoir. J'étais pas seule, Lulu et Clara m'avaient accompagnée.

On a croisé de drôles de gusses, des couchés sur l'asphalte, des  brisés par la glace de la vie, des pas vus pas pris...

Arrivés à la Bastille on a tiré à la carabine. Trois euros pour quatre plombs. Lulu n'en revenait pas, ah ouais ? on tire pour de vrai ? ouais... Bon on a presque tout raté (à part moi qui en ai crevé un de ballon).


Et puis la femme a surgi. Comme un totem, comme un tabou. Elle se plaçait là, debout. Elle nous disait : vous ne m'intimidez pas, je suis nue, mes seins le sont, même si le sac sur ma tête vous donne l'impression que je suis voilée... Ce sac... il est là... pour vous montrer mon désarroi, l'étouffement dans lequel on me tient, moi, femme. Montre tes seins, me dit-on, mais ferme-là. Vieux slogan : "sois belle et tais-toi".



Et pour vous terminer l'histoire nous sommes allés voir Neuilly sa mère... ils ont aimé (moi, je l'avais déjà vu, alors j'ai un peu dormi, mais Podalydès je l'ai trouvé toujours aussi génial). Clara a adoré quand dans la queue elle a vu plein de petites mémés... "wouah... des petites vieilles qui viennent voir le film, c'est trop".



(cette image, c'est pour Clara : tu vois, c'est en contre jour... avec mon portable, nul... je ne peux pas faire d'aussi belles photos que les tiennes... Enfin, c'est pour Clara).

Et puis pour Lucas, notre idole à tous les deux... Michael...

Alors, que choisir ? on s'est dit que là-haut, ils dansaient pour nous... Michael (mort juste après elle), le mime Marceau (enterré près d'elle), Bashung (enterré près d'elle), et nous vivant en souvenir d'elle.

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /2009 11:10
parce qu'il en cherche le nom, voici son envol à elle :

Margarida Guerreiro dans
Estranha forma de vida





Et le même fado, par celle qui l'a écrit... Amàlia




Plus surprenante la version de Caetano Veloso :





ou celle de sa soeur Maria Bethânia :




Et les paroles :


Estranha forma de vida
(Amalia Rodrigues, et Alfredo Duarte)


Foi por vontade de Deus
que eu vivo nesta ansiedade.
Que todos os ais são meus,
Que é toda a minha saudade.
Foi por vontade de Deus.

Que estranha forma de vida
tem este meu coração:
vive de forma perdida;
Quem lhe daria o condão?
Que estranha forma de vida.

Coração independente,
coração que não comando:
vive perdido entre a gente,
teimosamente sangrando,
coração independente.

Eu não te acompanho mais:
para, deixa de bater.
Se não sabes aonde vais,
porque teimas em correr,
eu não te acompanho mais.


ma traduction (libre) :

Ce fut la volonté de Dieu
si je vis dans l'anxiété.
Qui me donne tous ces cris,
Si je suis la nostalgie.
Ce fut la volonté de Dieu.

Quelle étrange forme de vie,
que celle de mon coeur meurtri:
sa vie elle est perdue,
d'où tient-il un tel pouvoir ?
Quelle étrange forme de vie.

Coeur indépendant,
coeur que je ne commande pas;
tu vis perdu au milieu des gens,
obstiné, tu donnes ton sang,
Coeur indépendant.

Mon coeur je ne te suis plus :
arrête, et ne te bats plus.
Si toi tu ne sais où tu vas,
pourquoi continuer à courir,
je ne t'accompagne plus.


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques - Communauté : luso-francophones inspirés
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