Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 19:45

 

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                                                                          photo ici 

 

 

Les filles (enfin, certaines...) écrivent des trucs sur des sacs, des chaussures et des babioles... il y en a même pour les porter. (Je salue au passage ma chère consoeur de Twitter Poupimali). Je viens de faire écouter à mes étudiants l'extrait d'un enregistrement radio sur l'histoire du talon... qui en dit long : à l'origine, dans l'Antiquité, ce sont des bouchers égyptiens qui s'étaient perchés sur leurs chaussures pour ne pas patauger dans le sang, puis, Marie de Médicis voulant être à la hauteur de son futur mari s'est elle aussi surélevée, lançant ainsi une mode dans l'aristocratie... tous les nobles (hommes et femmes) allèrent par la suite à Versailles sur des échasses. Louis XIV, le petit, a, lui aussi, usé du subterfuge. La Révolution a remis tout le monde à plat : on a coupé la tête et les talons aux aristos. Au XIXe, les filles de joie ayant remis au goût du jour l'objet devenu interdit... il n'a cessé, depuis, d'alimenter les fantasmes de ces Messieurs (surtout quand dans les années 50 on l'a rendu "aiguille", qu'il est devenu scandaleux et a été proscrit de certains lieux publics). 

 

Les garçons s'intéressent plus à la réussite... euh... non ? ah... bon... figurez-vous que c'est la raison pour laquelle, au départ, ils ont porté des talons, car eux ce n'était pas pour le déhanchement suggestif, non, c'était pour en imposer (d'où l'estrade emmenée dans ses bagages par Sarkozy quand il est allé parler devant les étudiants américains), c'est vrai qu'à la Renaissance, les nobles, hommes ou femmes, étaient tous solidaires... pour parvenir à dominer (comme le disent les Pinçon, les riches savent se tenir les... talons). Les pauvres, les dominés, ont mille défauts, dont celui de se taper dessus facilement et de se rabaisser les uns les autres.

 

Mais, bon sang, pourquoi je vous parle de tout ça ? Ah, mais oui, c'est juste parce qu'aujourd'hui je me suis acheté des chaussures, j'ai passé plus de 30 minutes à les choisir et à les essayer, des super super chaussures, celles qui vous donnent des ailes, vous font voir la vie autrement, vous font aller chez le coiffeur juste après, et vous acheter des oeufs de saumon (que vous adorez encore plus que le roquefort !).

 

Ca y est, après 6 ans, je me suis enfin offert mes nouvelles Méphisto !!! des bottines, super sexy (si, si !), et en prime (je suis ruinée pour 12 ans) une paire de mocassins.

 

Pour les garçons et les filles, et à propos de pied... ("chantons jusqu'à demain") voici Monsieur Lapointe ! Aragon et Castille.

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 22:30
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                                                   photo (c) Luciamel (oeuvre de rue de FKDL)

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On se demande pourquoi... il, elle... ne nous comprend pas. Pourquoi le monde ne tourne pas à notre façon... 

On voudrait, on l'aimerait mieux... s'il nous aimait... comme on veut. 
Dimanche soir, je déprime, normalement, ce soir... je m'en fous royalement... Qu'est-ce à dire ? que je suis libérée, est-ce la manif ? est-ce la fin de l'été ? 
C'est que, l'ami, on se console comme on peut. On s'en remet à Dieu, en ces temps plus qu'incertains, il est préférable de croire en son prochain. 
Alors, toi qui passes par là, je t'engage à louer la vie, à la pleurer aussi, mais à toujours lui sourire en chemin. Gracias a la vida, on ne sait jamais... 
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* pourquoi souffrir tant ?

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 19:59

 

 

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                                                                   photo (c) Luciamel

 

 

L'ami Goux (je dis l'ami, mais je ne l'ai jamais rencontré) a commis un billet, car il aime bien commettre, Didier... 

 

Et ça eu le mérite de m'émoustiller. Je le relève car dernièrement peu de choses m'émeuvent... L'ami Goux a un don pour l'écrit (normal, c'est son boulot, pas comme moi qui dois causer "petit nègre" toute la journée) alors j'aime bien le lire, d'autant que parfois nos goûts se recoupent. 

 

Mais là... autant ses penchants islamophobes, ou pro-israéliens, ou anarchiste de droite, ont tendance à me faire bâiller, autant sa diatribe contre les immigrés de seconde souche... (j'interprète) m'énerve. 

 

Alors, je lui ai laissé ce commentaire : 

 

"tiens, moi aussi j'ai envie de revendiquer quelque chose : le droit de jeter aux orties sa nationalité française acquise, quand elle commence à sentir trop mauvais... est-ce possible ? merci de me tenir au courant, la double nationalité je pourrais d'ores et déjà la demander (c'est-à-dire réintégrer ma nationalité portugaise à laquelle j'ai dû renoncer pour intégrer celle du pays où je vivais depuis 10 ans, et dont j'admirais la tradition, la culture et la langue), mais, finalement, vu que je suis citoyenne européenne, pourquoi m'embêter à continuer à faire le pain de ceux qui ne savent pas que je suis leur boulangère... ?

Ah ? ce n'était pas ce dont tu parlais ? ah, toi tu te référais seulement aux grands criminels... ah, si Mitterrand a dit ou fait des conneries ça dédouane tous les douaniers... "chuis pas un imbécile... chuis douanier" ? 

J'ai appris en arrivant en France ce proverbe, (et tout au long de ma longue acculturation : 42 ans, est-ce suffisant ?) que "donner c'est donner, et reprendre c'est voler"."

 

Car, que dire de plus que Fernand Raynaud ? rien... alors revoyons-le. 

 

 
Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 18:05

 

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               photos (c) Luciamel, ce jour entre République et Nation, et retour en métro par Bastille... 

 

 

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Vendredi 1 octobre 2010 5 01 /10 /Oct /2010 21:54

 

 

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                                                                                      photo (c) Luciamel

 

La fin du monde est-elle pour demain ? on pourrait se poser la question à chaque jour qui passe, et pourtant, à part quelques illuminés, on ne se le demande pas assez souvent. 

 

La certitude que tout va continuer, la certitude que le soleil va se lever... la certitude que votre amour, votre enfant, votre ami, votre collègue... votre voisin (votre blog !) seront encore là demain. 

 

Et puis, ça cesse. 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 19:29

 

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                                                                  photo (c) Luciamel

 

Hier, je rentrais chez moi, dans le 47. A Châtelet, à l'arrêt, j'aperçus, assise sur le banc prévu à cet effet, une femme, bien en chair, d'une quarantaine d'années, noire de peau, entourée de moult sacs "Tati", le beau visage d'ébène appuyé sur l'un d'eux, les yeux clos, la bouche entrouverte. Elle semblait... partie vers un ailleurs serein, oubliant Paris, la misère, la drogue, le lundi. Sa tête penchée était semblable à celle d'une Madone, pourtant, cette femme qui jubilait n'avait rien d'enviable, face à sa détresse, sa vie... on ne pouvait ressentir que de la pitié. Je la vis doucement ouvrir la bouche, comme aspirant du bonheur, encore, encore... 

 

Tout à l'heure dans le métro, à la station Arts et Métiers, une femme asiatique d'une bonne soixantaine d'années marche seule dans ma direction, moi assise dans le train qui s'éloigne. D'elle a surgi un sourire éclatant. Une joie, de je ne sais quoi, venant vers moi... comme une vague qui se propageait. 

 

Deux moments, deux femmes, en pleine jubilation. 

 

 

 

 
Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Lundi 27 septembre 2010 1 27 /09 /Sep /2010 23:04

 

 

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                                                             photo (c) Luciamel

 

 

 

Il y a les frères Coen, les frères Dardenne, et les frères Larrieu... Drôles de couples qui créent en coeur. Un jour où j'aurai du temps... j'aimerais me pencher sur la particularité d'une telle relation. Quels thèmes privilégient-ils ? leurs films présentent-ils des similitudes ? 

 

Ce soir, Peindre ou faire l'amour passait sur Arte, je l'avais évité au cinéma car la gentille partouze familiale... pleine de bons sentiments, à l'époque, ça me faisait fuir, mais là, deux TT à Télérama rendaient difficile de passer outre... d'autant que ma série habituelle Castle, sur France 2, ne joue pas dans la même catégorie... Dont acte. J'ai tenu 10 minutes. 

 

Ils sont tombés sur la tête les Larrieu ? Le film date de 2005, mais quand même. On nous présente de jeunes pré-retraités... (Sabine Azéma, et Daniel Auteuil, 54 ou 55 ans au moment du film) euh... mais, ça n'existe plus la pré-retraite ! si ? voilà ce que j'ai trouvé sur le Net...  si vous y arrivez vous... même à 57 ans, à percevoir 50% de votre salaire...  jusqu'à la retraite à taux plein (65 ans auparavant, avec la réforme c'est 67), c'est royal ! Effectivement, ça donne envie de se mettre à la peinture. Toujours est-il que ces deux couples, dont je savais qu'ils allaient se mettre à s'échanger leur conjoint, ne m'ont vraiment pas séduite. Heu... je garde la peinture, et m'en retourne sur Castle

 

Samedi prochain, j'ai prévu d'aller manifester !!! ben, pour une fois, je pourrai m'associer à mes amis de chez Renault (dont les cars emmènent les grévistes à la manif) et ceux de la fonction publique (ministère du travail et éducation nationale). Je vous promets de faire des photos. 

 

Imaginez qu'on doive travailler jusqu'à 66 ans... j'entends déjà des gens autour de moi essayer de trouver les moyens pour y échapper : on se cherche un cas de pénibilité, on regarde dans les placards les enfants qu'on n'aurait pas déclarés... Et, bien sûr, je prévois que nous aurons les petits "malins" et les autres... ceux qui se trouveront le juste calcul, le cas de "pénibilité", et ceux qui n'auront pas pu avoir d'enfants (mon cousin m'a expliqué que lui avait bien le droit d'être favorisé car il avait contribué plus que d'autres - i.e. ceux ou celles qui n'en avaient pas - à la collectivité...), les femmes qui n'auront pas fait leur devoir... et seront doublement pénalisées : sous payées, exploitées durant toute leur vie professionnelle, mais devant, elles, pour une retraite inférieure à celle des hommes (ce n'est pas parce qu'elles n'ont pas eu d'enfant que leur salaire a été valorisé, contrairement à ce qu'on peut entendre par moments), cotiser 41 à 42 ans. J'aimerais qu'on s'habitue à dissocier femme et mère. J'ose affirmer qu'une femme, non mère, a été tout autant exploitée qu'une autre (et, en France, plus stigmatisée). Et puis, si on a commencé à travailler à 16 ou 18 ans, et qu'on n'a pas fait d'études, pour quelle raison aurait-on forcément le droit de partir avant ? Ne me dites pas que c'est parce qu'avec un Bac + 5 on gagne plus... (pas si on est une femme) et, en quoi les études ne constitueraient pas un travail ? Je constate que la différence de sexe influe plus sur le niveau de salaire que la qualification. Sans relever le fait que, de toute façon, on sait bien qu'on sera bien obligé(e) de s'arrêter de travailler avant 67 ans (avec chômage et/ou précarité). La solution ? mourir avant... 

 

Oui, on divise pour mieux régner. Oui, on essaie de créer (ce qui marche à tous les coups) des moyens de faire fonctionner le système D : ceux qui pourront trouver une entourloupe, un moyen d'être favorisé, la France, avec le Portugal, sont, parmi les pays d'Europe, ceux où le passe-droit est un sport hautement valorisé... (on trouve pire, c'est sûr... la Grèce, Malte et l'Italie). 

 

Dans un pays comme le nôtre, il est plus que dangereux de faire des distinguos, de permettre à certains de bénéficier de régimes spéciaux... Qu'on fasse un décompte clair (soit par un nombre total d'annuités, soit par un âge de départ unique pour tous), ou on aura, comme à l'habitude, les débrouillards et les autres... S'il y a pénibilité, efforçons-nous de la réduire, s'il y a inégalité, efforçons-nous de l'atténuer, plutôt que de dire qu'on va la compenser. Luttons pour l'égalité, toujours et encore, ne justifions pas, en l'indemnisant, l'exploitation, la domination, l'humiliation. Quelles qu'elles soient. 

 

Une retraite à 60 ans, la même pour tous. Après, nous trouverons les moyens pour la financer. 

 

 

 

* reprise des paroles de la chanson de Bertrand Belin : "Porto". 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 11:18

 

Chacun cherche son bonheur à sa façon, et bien souvent désespérément. En fondant une famille, en se réalisant professionnellement, dans une église ou un monastère (sous toutes ses formes, parfois même celle d'un café, ou d'un blog), ou, tout bêtement, dans son lit. Que nous soyons feuille, fleur, fruit ou graine, quelle importance ? Si nous nous reconnaissons en tant que tel. Ipomée ou olivier ? apprendre à se connaître comme disait machin, à Delphes... et rayonner cet être-là. 

 

 

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                                                                  photos (c) Luciamel

 

 

Pour continuer la découverte d'artistes nouveaux, sur la scène française ou internationale, ce clip un peu... pique-nique de Bertrand Belin (Télérama le compare à Bashung, je trouve qu'il a son style propre, et comme dit mon ami Roger Tabra, l'incomparable Bashung...).

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 23:20

 

 

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                                                            photo (c) Luciamel

 

 

"- Pourquoi te bats-tu encore ? ça ne sert à rien...

- Jusqu'à ce qu'ils écoutent.

- Ils ?

- Ils... ben, eux. "

 

 

Toutes les révolutions, toutes les injustices se résument à cela. 

 

On veut qu'ils... nous écoutent. Nous ? qui sommes-nous dans ce cas-là ? Pas des riches, en général... plutôt des pauvres, des exploités... ou des "achetés", des "vendus", des "arrangés" avec le pouvoir, n'est-ce pas ? c'est un signe, ça, non ? Les riches sont rarement révolutionnaires... Les riches sont rarement communistes... ou anarchistes... non ? pourquoi ? Pourquoi les Gérard Depardieu se mettent-ils à défendre les Nicolas Sarkozy sur leurs vieux jours ? Pourquoi les Val deviennent-ils des valets ? Comme disent les Pinçon, les riches sont toujours solidaires entre eux, les démunis, non. Les pauvres auraient plutôt tendance à se diviser... comme les femmes, tous les dominés ont cette habitude-là... à  collaborer avec les dominants. C'est humain. 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Jeudi 23 septembre 2010 4 23 /09 /Sep /2010 21:08

Vous êtes bien informés, mieux que moi sans doute, alors que vous dirais-je que vous n'avez déjà lu et relu ? Pourquoi, d'ailleurs, ajouter quoi que ce soit ? Pour passer le temps (ah, le besoin de divertissement...) ? par manque d'affection (ah, le manque d'amour...) ? parce que mon nombre de lecteurs chute dangereusement (ah... etc) ? parce que j'en ai assez du roquefort ? pour m'exprimer ? pour aligner des mots... du sens, des sensations, du ressenti... ? pour prendre à bras le corps cet outil, nouveau, qui donne à tout un chacun la possibilité de se croire poète, ou d'être un... un... créateur (une... une... créatrice). 

 

Aujourd'hui le thème de l'atelier d'écriture (à gauche) était : "avez-vous manifesté ? dans quelle ville, et combien étiez-vous ?". 

 

J'ai bien lu vos reportages, vos analyses, toutes ces dernières années... vous vous êtes souvent distanciés de ma vision "prolos/bourgeois" de la société, vous n'étiez pas toujours prêts à me suivre dans mon enthousiasme pour Ségolène Royal. Vous la trouviez trop... et pas assez... Je n'étais pas dans la rue, ni cette fois ni les autres : je travaille... dans le privé. J'attends que les manifs aient lieu le week end pour pouvoir me joindre à vous (oui, je sais, vous étiez très très très nombreux... à venir du privé...). La retraite à 60 ans ? naturellement, c'est pour ça qu'il faut se battre. C'est même le début d'une révolution. 

 

Je me demande pourtant... si, en vous suivant dans vos propos, je ne m'éloigne pas de l'essentiel... N'était-il pas aujourd'hui de protester contre l'interdiction du clip de Raphaël sur M6

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 22:20

 

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                             Turner, Naufrage d'un cargo, 1833, Gulbenkian, photo (c) Luciamel

 

 

Vous vous demandez pourquoi je n'en parle pas... Vous êtes intrigués par mon mutisme... Mais, sachez, que seul le chant peut rendre ce que nous, Portugais, nous ressentons... J'ai parcouru l'Alfama (le quartier "arabe", au sens historique, de Lisbonne), j'ai cherché une maison de fado, euh... bof ! (je vous le déconseille), j'ai traîné dans le Bairro Alto (bu un verre d'absinthe dans un bar de jazz, y a pas à dire, l'absinthe ça rend poète, ça allège l'âme), et j'ai eu l'impression que j'avais perdu... l'esprit de Lisboa. Touriste parmi les touristes, dans l'ombre de ton âme Lisboa. 

 

 

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                                                        photos (c) Luciamel

 

 

Mais, il ne faut pas la visiter, il ne faut pas la parcourir (car Lisbonne est femme, alors que Paris est homme), pour qu'elle vous touche, pour que votre sang coure comme le Tage, pour que votre sang porte des caravelles, il vous faut la regarder de côté... de loin.

 

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                                                              photos (c) Luciamel

 

 

Ses ponts, celui du 25 avril, avec le Christ à son bout, et  le Vasco de Gama (le plus grand d'Europe, et l'un des plus grands du monde, près de 20 km de long), vous les apercevez au loin. Ses toits rouges, ses trams, dont celui bourré de touristes car tous les guides le mentionnent : le n° 28, celui qui est nommé "prazeres". 

 

Son magnifique musée Gulbenkian (lui l'Arménien, tombé amoureux de Lisbonne, et ayant légué toute sa fortune et ses collections au Portugal), avec en ce moment une magnifique expo de Ana Vidigal, et retraçant dans ses collections permanentes d'art moderne les grands noms de l'art portugais :

 

http://www.cam.gulbenkian.pt/media/files/articles/Ana%20Vidigal/ana_vidigal__Twin_Peaks__2006.jpg 

                                                                 Ana Vidigal 

 

 

 

http://3.bp.blogspot.com/_DqkJRWQzAdI/SxMLNdVIwRI/AAAAAAAAAJY/lBJpQTgcFbw/s1600/Fernando+Lemos+-+alexandre+o'neill+[lavagem+cerebral].jpg

                                   Fernando Lemos (1926) fotografias, auto-retrato.

 

 

http://www.classroom4.eu/Portals/35/Examples/Painting-Auto-Retrato-num-grupo.jpg

                                   Almada Negreiros, Auto-retrato num grupo, 1925. 

 

 

http://www.jayrus.art.br/arquivox/orfeuspam_10/Eduardo_Viana_k4_quadrado_azul.jpg

                                   Eduardo Viana, K4, Quadrado Azul, 1916

 

http://www1.ci.uc.pt/artes/6spp/imagens/carneiro_sinfonia_azul-1.jpg

                                             Antonio Carneiro, Sinfonia azul, 1920. 

 

et, bien sûr, Vieira da Silva (dont il est scandaleux qu'on ne trouve aucun site internet digne de ce nom, à son nom), et la grande Paula Rego (sur qui j'ai déjà écrit plusieurs fois), vivant à Londres, considérée là-bas comme l'un des plus grands peintres du XXe siècle (et XXIe car elle n'est pas morte !). 

 

Pendant que nous le visitions des conservateurs sont venus décrocher quelques Monet... pour l'expo du Grand Palais... 

 

J'y ai tremblé en regardant les Turner, j'y ai vibré devant la Diane de Houdon (pour une fois on représente clairement le sexe d'une femme, sexe qui "jugé trop naturaliste, fut rebouché et martelé en 1829", a priori il semblerait qu'il ait été restauré...).

 

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                                                           Diane, Houdon, 1776

 

 

J'ai bu un café au café Brasileira dans la Baixa... avec la statue de Fernando Pessoa... le café y est 2 fois plus cher qu'ailleurs... (c'est là qu'il avait coutume de le prendre). 

 

Alors, de retour à Paris, j'écoute Misia... dans son show aux Bouffes du Nord en 2007 (j'ai eu la chance d'y assister en vrai), Lisboarium. Elle y recherche Pessoa, elle y porte le fado... elle enchante Lisbonne.

 

 

 

*Lisbonne, vieille Lisbonne, mère pauvre, au bord du fleuve. 

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques - Communauté : luso-francophones inspirés
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Lundi 13 septembre 2010 1 13 /09 /Sep /2010 23:08

 

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                                     photo (c) Luciamel, Le Tage, septembre 2010

 

Quand on s'en revient d'un voyage au loin, au grand loin de soi-même, on n'a plus envie de si promptement remettre ses pas dans les siens... on recherche dans sa vie des trouées vers des moments d'éternité, des portes vers l'intemporel d'on ne sait quelle dimension. 

 

On se voudrait perdu sur l'océan, on se rêve prince, princesse, d'une planète à découvrir. Et puis on remet ses habits du lundi, on sourit aux gens de sa vie antérieure, on les trouve même "charmants"... on se hérisse juste un peu plus dans le métro, les réflexes de défense semblant s'être régénérés, et on s'endort... pas trop tard, pour ne pas être trop fatigué le lendemain**.


 

 

* qu'est-ce qui fait battre notre coeur fortement ?

**heureusement dans peu de temps toutes mes bonnes résolutions, et mes beaux sentiments, seront envolés... et de nouveau je vous en écrirai des tartines de futiles et bonnes choses, car bien ancrées dans nos vies (et j'aurai des cernes d'avoir trop veillé à vous raconter des balivernes) !

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques - Communauté : luso-francophones inspirés
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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 17:41

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                                  photo (c) Luciamel (Portugal juillet 2009, sans photoshop !)

 

 

 

Je laisse pour deux semaines :

 

les gens qui dorment dans la rue;

les gens qui dorment dans des roulottes;

les gens qui se prélassent à l'Elysée;

les gens qui parlent la langue de Molière.

 

Je m'en vais retrouver mon unité :

 

ma langue première, les sons, la lumière,

de l'au-delà de moi.

A ce moment-là, vous serez loin... 

et je me fondrai à l'océan.

 

Et puis je reviendrai à ce qui me constitue :

 

le goût de la liberté, la pensée raisonnée,

le gris de Paris, la Seine qui irrigue ce que je suis.

La langue de Molière.

 

Je vous laisse deux semaines.

Prenez soin de la liberté, de l'égalité et de la fraternité.

Soyez vigilants, car vous en avez la responsabilité. 

En m'attendant...

 

 

 

 

* pour comprendre le titre... de mon billet, lisez les paroles de Béranger ! 

 

Manifeste,

de François Béranger

 

On m'a dit : "Fais des chansons comme-ci"
On m'a dit : "Fais des chansons comme-ça"
Mais que surtout ça ne parle jamais
De choses vraies tellement vulgaires.

Comprenez-vous, entre nous cher ami, 
La réalité, faut un peu l'arranger
La réalité, vous savez comme c'est
Bien souvent dégueulasse.

Bon dans une chanson, faut faire des ronds
Il faut créer des images-illusions
Pour faire avaler à nous pauvres couillons
Notre ennui quotidien.

Viens mon amour, ma joie
Sur la colline aux senteurs orientales
On va sûrement rencontrer Jesus Christ
Dans un caleçon à fleurs de Monoprix.

Il aura sa plus belle auréole
En plastique à dentelle mécanique

Rien de changé sur notre quotidien
Sur toutes les choses qui font que l'on est
Bien manipulé, bien conditionné
Par une bande de requins.

Rien de changé depuis la Communale
Où pendant des années on bourre le crâne
Aux enfants à grands coups de programmes
Pour qu'ils soient bien dressés.

Rien de changé dans les usines
La gueule des mecs de l'équipe de nuit
Qui vont dormir quand le soleil se lève
Exténués, abrutis.

Les petites fleurs, les petits oiseaux
Les petites filles, le français moyen
Les grosses bagnoles et les belles motos
Pour superviriliser nos minets.

Belle fille heureuse dans son corps
Grâce au tampon Igiénix qui ne fuit pas.

Rien de changé depuis l'Algérie
Sinon que maintenant il est permis
D'en parler et de gagner des sous
Avec des milliers de cadavres.

Rien de changé depuis un tabassage
A la matraque un 14 juillet
Pour avoir osé chanter et danser
Quand c'était interdit.

Rien de changé depuis qu'un jour j'ai pissé
Sur ma télé tellement c'était chouette
Et bien sûr toute l'électricité
M'est passée dans la quéquette.

Bonsoir téléspectateurs
Ce soir sur la deuxième chaîne couleur
Dans notre série «Que la vie est belle !»
Notre grande enquête sur les mirabelles

Et puis avant d'aller au dodo
Championnat du monde de rotoplots.

Rien de changé pour la fille de treize ans
Avec ses petits seins et son visage d'enfant
Qui accouche terrorisée
Dans les chiottes du lycée.

Comme dirait un copain à moi
Un peu fou, même complètement fou
Qu'est-ce qu'on attend pour tout arrêter, 
Tout casser et recommencer ?

Alors moi vous comprenez, 
Les violons, la guimauve, les flonflons
Je trouve ça tellement anachronique
Que ça me donne la colique.

Je sais bien qu'une chanson
C'est pas tout à fait la révolution
Mais dire les choses c'est déjà mieux que rien
Et si chacun faisait la sienne dans son coin ?

Comme on a les mêmes choses sur le cœur
Un jour on pourrait chanter en chœur... {x4}

 

 


Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 23:14
Spéciale dédicace à Béatrice : 

 

 

Les Etrangers

de Léo Ferré

Regarde-la ta voile elle a les seins gonflés
La marée de tantôt te l'a déshabillée
Les bateaux comme les filles ça fait bien des chichis
Mais ce genre de bateau ça drague pas dans Paris

T'as les yeux de la mer et la gueule d'un bateau
Les marins c'est marrant même à terre c'est dans l'eau
Ta maman a piqué sur ta tête de vieux chien
Deux brillants que tu mets quand t'embarques ton destin

C'est pas comme en avril en avril soixante-huit
Lochu tu t'en souviens la mer on s'en foutait
On était trois copains avec une tragédie
Et puis ce chien perdu tout prêt à s'suicider

Quand la mer se ramène avec des étrangers
Homme ou chien c'est pareil on les r'garde naviguer
Et dans les rues d'Lorient ou d'Brest pour les sauver
Y a toujours un marin qui rallume son voilier

Regarde-la ta quille à la mer en allée
La marée de tantôt te l'a tout enjupée
Les bateaux comme les filles ça fait bien du chiqué
Mais quand on s'fout à l'eau faut savoir naviguer

T'as le cœur comme ces rocs vêtus de Chantilly
Quand la tempête y a fait un shampooing dans la nuit
Ta maman t'a croché deux ancres aux doigts de chair
Et les lignes de ta main ça s'lit au fond d'la mer

C'est pas comme en avril en avril soixante-huit
Lochu tu t'en souviens dans ces rues de l'emmerde
On était trois copains au bout de mille nuits
Et le jour qui s'pointait afin que rien ne s'perde

Quand la mer se ramène avec des étrangers
En Bretagne y a toujours la crêperie d'à côté
Et un marin qui t'file une bonne crêpe en ciment
Tellement il y a fourré des tonnes de sentiments

Regarde-la ta barre comme de la Pop musique
Ça fait un vrai bordel chez les maquereaux très chics
La mer a ses anglais avec le drapeau noir
On dirait Soixante-huit qui s'en r'vient du trottoir

Ma maman m'a cousu une gueule de chimpanzé
Si t'as la gueule d'un bar j'm'appelle Pépée Ferré
C'est pas comme en avril en avril de mon cul
Dans ce bar endossé au destin de la rue

Et c'est pas comme demain en l'An de l'An Dix mille
Lochu tu t'en souviens c'était beau dans c'temps-là
La mer dans les Soleils avec ou bien sans quille
Un bateau dans les dents des étoiles dans la voix

Et quand on se ram'nait avec nos Galaxies
Ça faisait un silence à vous mourir d'envie
Et les soirs d'illusion avec la nuit qui va
Dans Brest ou dans Lorient on pleure et on s'en va

L'An Dix mille... Lochu ? Tu t'rappelles ?
L'An Dix mille... Tu t'rappelles ? Lochu ?
L'An Dix mille, l'An Dix mille, l'An Dix mille...
Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /Août /2010 22:58

 

 

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                                                          photos (c) Luciamel 

 

 

 

 

(regardez bien, ce n'est pas la même photo... il y a la gauche, la droite, et le centre)

 

 

 

Par Luciamel
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