Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /Août /2010 19:45

Bon, je vais essayer de ne pas me tromper de bouton ce soir... et de ne pas publier mon brouillon d'article. Faudra aussi éviter le vin rosé... ça énerve terriblement le rosé (même bio).


 

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                                                                   photo prise ici

 

 

L'humeur du jour est douce et suave, comme si l'orage avait nettoyé le ciel. La Lune est montante, dans deux jours elle sera pleine, au début des Poissons, près de ma Vénus... Dommage que Lilith (la Lune noire) s'y trouve aussi, et que Neptune soit de la partie. Ca risque de picoler dans les chaumières... (Neptune) et de se faire plein d'illusions... sur sa vie, de se croire inspiré(e) des Dieux, et, qui sait, d'écrire même de la poésie !!! Et avec Lilith ça va se déchaîner... ça va sortir tous les cadavres des placards... La Lilith, la première femme d'Adam, bien avant Eve, la femme révoltée, celle qui s'est même opposée à Dieu... celle que les cathos ont gommée de leurs évangiles... celle qui a même tué ses enfants pour montrer jusqu'où pouvait aller sa liberté... celle qui pendant l'amour voulait aussi être dessus, qui refusait d'obéir à Adam, qui voulait la connaissance que Dieu leur cachait. Elle, que le pauvre Adam... a voulu remplacer, se tournant vers Dieu, son père, il a humblement réclamé :

 

"Donne-moi une autre femme, celle-ci est impossible, elle veut toujours commander, elle veut tout connaître, elle veut voler le feu sacré, elle me fait une vie impossible...

- D'accord, dit Dieu, je vais créer Eve, je la prendrai d'une de tes côtes, comme ça elle ne pourra pas te décevoir, elle te sera soumise, et tu pourras aisément la dominer."

 

Bien sûr Lilith n'avait pas dit son dernier mot... elle fut le serpent tentateur, celui qui mena l'humanité là où l'on sait. 


 

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                                                    John Collier (1850-1934),  Lilith

 

 

En astrologie elle représente notre part d'ombre, ce que nous nous cachons à nous-mêmes, car pour atteindre le feu de la connaissance intérieure, il faut traverser le désert... de nos horreurs. On la dit karma, oui, naturellement... car nous en avons accumulé durant nos vies passées... des peurs, des méchancetés, des crimes, des noirceurs. Et elle, elle vient te mettre le nez dedans... Saloperie ! se dit-on quand on la voit passer, pourtant qui mieux qu'elle peut nous rendre à notre unité ? Dieu créa l'homme à son image : homme et femme il les créa. Lilith et Adam, l'humain primordial. 

 

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                                     photo prise... je ne dirai pas où, car c'est un peu space...

 

 

La femme est (symboliquement) celle qui peut maîtriser le serpent qui vit en nous, humanité. Marie est ainsi souvent représentée, posant son pied sur le serpent, elle est Eve et Lilith à la fois, car ce serpent est la représentation de notre humanité même, de notre incarnation. Il est la connaissance que nous avons héritée de Dieu. Il est la pensée, tous ces mots qui nous traversent continuellement, il est la science, il est... ce qui pourra un jour nous permettre de rejoindre le feu. 

 

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                                                 Lame III du Tarot de Marseille

                                                      (à son pied le serpent)

 

Alors, chers amis humains... Je ne sais si vous allez, vous aussi, être visités par ces deux Lunes (la blanche et la noire), et si Neptune aura l'heur de vous inspirer... Pour ce qui me concerne... je me sens devenir sirène... en route vers la ville d'Ulysse... Olissipo, Lisbonne

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Spiritualités, astro
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Vendredi 20 août 2010 5 20 /08 /Août /2010 19:33

Tiens, j'écris un billet ce soir. Pousse-toi, je réfléchis. Comme dirait Nicolas (avec qui je me suis un peu fâchée... enfin, qui s'est lui un peu fâché avec moi...) : est-ce que tu n'aurais pas un peu bu ? 

 

Est-ce que je m'occupe de savoir si tu as bien mis tous tes oeufs dans le même panier ? Est-ce que je te demande si tous les chats sont gris ? Est-ce que je m'occupe de te chercher des poux dans la tête ? Alors, s'il te plaît... ne te bile pas de ma bile... et les moutons (ou les vaches, ça dépend des régions) seront bien gardés. 

 

Je vous lis... vous les blogueurs, je vous accompagne dans vos obsessions... (vos blessures parfois) en ce moment ça serait plutôt dans le farniente... Alors, ça s'inquiète des Roms... (je ne vais pas épiloguer vu que je me suis engueulée avec une copine, qui se reconnaîtra, qui les héberge... elle !!! les Roms, ben oui, elle leur propose de venir se doucher chez elle), ça se dore la pilule au soleil depuis deux mois et... demi (les profs de l'éducation nationale, pendant que nous, ceux du privé, on rame... à 1600 euros par mois et 5 semaines de vacances par an,  pour le même métier...). Ca s'intéresse aux femmes, tout d'un coup... c'est l'été, sans doute, alors les blogueurs politiques se mettent à faire leur page été : blogs féminins et/ou féministes. Vous, Messieurs, vous émouvez soudain à vous occuper de... nous... Mais, qui suis-je ? pour qu'on le remarque ? 

 

Moi, je bosse. Je ne sais pas si ce qui m'angoisse le plus est de bosser ou de bientôt me retrouver en vacances. 

 

Car, je ne suis pas fonctionnaire, et n'ai pas l'entraînement... Alors, quand ça me tombe dessus, ça me fait drôle. Ah, ne pas se lever à 6h30... ah... regarder l'océan... ah... bien manger (morue, sardines, poulet tué par ma maman, lapin tué aussi par ma maman mais élevé par mon papa), et le paradis sous tes yeux : ça te fait quoi ? Euh... ben... 

 

Moi, la prolo. J'aimerais rappeler à Didier Goux que prolo veut aussi dire libre de toute forme de connerie... libre de ne pas accepter la domination ambiante... (ok... ça se fait aussi chez les bourgeois ! mais que ce soit chez les prolos ou chez les bourgeois : c'est rare !!!). 

 

Moi je... et toi tu... Dans mon groupe d'étudiants (de français langue étrangère) en ce moment il y a : un jeune Lybien de 19 ans qui fait le ramadan, une Hollandaise qui travaille chez Coca Cola, et une Japonaise mariée à un Allemand... et vivant en France. 

 

On a débattu : faire le ramadan, faire un régime... faire le carême... est-ce pareil ? Et toi, Moloud, comment tu te sens ? à ne pas manger correctement depuis plusieurs jours ? Je te signale, moi femme, moi ta prof, moi catho, ou athée, que nous en France... on fait le Carnaval, comme le rappelle justement Karen, hollandaise, pour se défouler, pour dire que nous aussi on s'y connaît en religion... et pour te rappeler que ton ramadan, on trouve que c'est de la gnognotte... On fait mieux que ça, depuis fort longtemps. Alors, ne nous prend pas la tête !

 

Moi, je vous le dis. Je vis sur une autre dimension. Celle d'un ground... plus que zero... fais exploser toutes les bombes de ton islam, toutes les réponses de ta démocratie, je suis... à côté... je suis.. 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /Août /2010 19:02

Scène d'intérieur. Repas de famille. Bruit de fond : conversation à table. Gros plan sur un enfant aux boucles blondes, silencieux, il mange... l'air sérieux, comme si ce qu'il entendait l'ennuyait. Le père et la mère babillent... 

 

"(...)

- Pourquoi il parle pas, pourquoi tu parles pas mon chéri... tiens voilà un peu de Roquefort, mon chéri.

- C'est bon le Roquefort... 

- Mais... il parle ! Pourquoi tu disais jamais rien mon chéri ?

- Y a rien d'intéressant à dire."

 

Slogan : "Le Roquefort. Pour rendre vos quotidiens, un peu moins quotidiens". 


 

 

 

Ce soir, je mange du Roquefort... tandis que je lis d'un oeil distrait twitter, et que j'écoute d'une oreille attristée les infos... me disant que, heureusement, il y a le Roquefort dans la vie... 

 

Cette publicité m'avait marquée en son temps, la preuve... elle me revient souvent à la mémoire... 

 


Par Luciamel - Publié dans : Enfants d'espoir
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Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 23:30

Mes fleurs de rue ont été arrachées (la chélidoine prise en photo voici quelques jours, je l'ai retrouvée jetée à terre, flétrie, traînant sur le pavé, comme si on avait voulu se protéger d'une saleté...), j'ai aussi constaté que le "chat" photographié rue des 4 fils, voici quelque temps, avait disparu de son mur face au musée Picasso : on nettoie, on élimine tout ce qui pourrait se révéler trop "vivant"... 

 

Heureusement, j'ai flâné et découvert dans Paris d'autres chélidoines, d'autres chats, d'autres artistes toujours aussi présents. Voici mes photos entre la rue Amelot, la rue Saint Sébastien Froissart, la rue Pelée et l'Allée Verte, près de la Bastille...

 

Je ne sais comment le dire. Je ne sais comment déclamer que : fils de gueux, fils de peu... tu seras toujours plus que le prince, le fils du roi, si tu as au coeur le diamant qui fait de toi un fils, une fille des dieux, ou des cieux... Tu portes souvent les habits des manants, tu es la plupart du temps renié et crucifié... Nul ne te connaît, et pourtant tous te vivent au plus profond de ce qu'ils sont. 

 

 

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oh, comme j'ai sommeil comme vous me lassez avec toutes vos tergiversations...

 

 

 

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dédicace à mon copain Nicolas... il croit qu'il boit plus que moi... et pourtant, ne vous figurez pas que je boive tant que ça, ni que lui... euh... dis... Nicolas, on s'en va ?

 

 

 

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il faudrait pas qu'on nous cherche... car on pourrait finir par nous trouver, moi, je te le dis...

 

 

 

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c'est pas des blagues, vas-y approche-toi qu'on rigole !!!

 

 

 

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                                                                                        photos (c) Luciamel 

 

nan mais... et ne croyez pas qu'on soit isolés... venez et vous verrez, on est des centaines, des milliers, des millions, des milliards bientôt, à en avoir marre de votre monde à la con, à nous dire que vous avez tout faux, vous les nantis, vous les princes, les reines... on vous attend, bien tranquillement, au détour de la forêt, au coin de la rue, à l'angle du chemin de l'histoire... Vous qui n'avez pas vu, tout bêtement, que la vie nous parcourait tout autant que vous... Figaro, Figaro !!!

 


 

 


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mercredi 11 août 2010 3 11 /08 /Août /2010 23:24

 

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                                                              photo (c) Luciamel

 

Amour de miel, amour de fiel... non, ce n'est pas le nouveau film de Roman Polanski. Ce soir, Antonio Zambujo (prononcez "j" et non "r"... contrairement à la présentatrice de France Musique ce matin... Zamburo... voulait-elle bien dire, non ! il est portugais, et pas espagnol ! "j" comme en français, s'il vous plaît...) se produit au festival "Au fil des voix" de Vaison la Romaine

 

On le dit "nouvelle voix du fado" (encore une !), on le compare à Cesaria Evora (euh ? pourquoi ?), car sa voix est sensible et fragile, car la mélodie est mélancolique... Sachez donc, une fois pour toutes, qu'en Lusitanie, ou au Brésil, ou au Cap Vert, au Mozambique aussi, les hommes ont des voix douces, et les femmes des voix graves et profondes.

 

Je pense à Zeca Afonso, à son neveu João Afonso, à Caetano Veloso (et sa soeur Maria Bethânia)... Décidément en pays dits machos... les hommes semblent moins offensifs... ou moins dominateurs... qu'il n'y paraîtrait, et les femmes se révèlent des Maria Callas, des Médée, des Maria Casarès, des tragédiennes... mais peuvent aussi se délecter de miel...

 

Alors, l'amour... je l'abordais en quelques mots hier... je souhaite à présent en poursuivre la prospection... "amour de miel, amour de fiel" (amor de mel, amor de fel) : quand vous le goûtez, c'est à ses deux saveurs qu'il vous faut vous préparer. 

 

Pour mon prochain séjour au pays de l'océan, et en sa cité... celle d'Ulysse (Lisbonne, Olissipo, la ville fondée par Ulysse), je retrouve la mélodie... celle qui depuis longtemps déjà recouvre de mel (miel)... et de lucia (lumière)... mes plaies... (le fiel je le garde en réserve... on ne sait jamais, ça peut servir). 

 

 

 
Une chanson écrite par la grande Amalia Rodrigues, avec la traduction de mon cher ami blogueur Jean-Charles Rosa (ou Antonio da Costa Freitas).

 

AMOR DE MEL, AMOR DE FEL – Amour de miel, amour de fiel
Letra :Amalia Rodrigues 
Musica : Carlos Goncalves
Traduction : Antonio da Costa Freitas
 
 
Tenho um amor / J’ai un amour
Que nao posso confessar / Que je  ne peux confesser
Mas posso chorar / Mais que je peux pleurer
Amor pecado, Amor de amor / Amour péché, Amour d’amour
Amor de mel, amor de flor / Amour de miel, amour de fleur
Amor de fel, amor maior / Amour de fiel, amour majeur
Amor amado / Amour aimé
 
Tenho um amor / J’ai un amour
Amor de dor, amor maior / Amour de douleur, amour majeur
Amor chorado em tom menor / Amour pleuré en ton mineur
Em tom menor, maior o Fado / En ton mineur, majeur est le Fado
Choro a chorar / Je pleure à en pleurer
Tornando maior o mar / Rendant la mer plus grande
Nao posso deixar de amar / Je ne peux cesser d’aimer
O meu amor em pecado / Mon amour en péché
 
Foi andorinha / Je fus l’hirondelle
Que chegou na primavera / Qui arriva au printemps
Eu era quem era / J’étais qui j’étais
Amor pecado, Amor de amor / Amour péché, Amour d’amour
Amor de mel, amor de flor / Amour de miel, amour de fleur
Amor de fel, amor maior / Amour de fiel, amour majeur
Amor amado / Amour aimé
 
Tenho um amor / J’ai un amour
Amor de dor, amor maior / Amour de douleur, amour majeur
Amor chorado em tom menor / Amour pleuré en ton mineur,
Em tom menor maior o fado / En ton mineur, majeur est le Fado
Choro a chorar / Je pleure à en pleurer
Tornando maior o mar / Rendant la mer plus grande
Nao posso deixar de amar / Je ne peux cesser d’aimer
O meu amor em pecado / Mon amour en péché
 
Fado maior / Fado majeur
Cantado em tom de menor / Chanté en ton mineur
Chorando um amor de dor / Pleurant l’amour de douleur
Dor de um bem e mal amado / Douleur d’un bien et mal aimé

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques - Communauté : luso-francophones inspirés
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Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /Août /2010 18:44

 

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C'est très mauvais pour le moral les cours de code... On en sort (enfin, moi...) chaque fois, un peu plus déprimée : comment, après 3 mois, est-ce que je fais toujours autant de fautes ? Est-ce l'âge (on me l'a suggéré) ? Sont-ce les vidéos anciennes et pleines de pièges (ce qui est interdit dans le "nouveau code") ? Bref... je me traîne toujours vers chez moi (après une journée de boulot fatigante) en me demandant :

 

"Vaut-il mieux avoir tout perdu, ou ne plus rien avoir à perdre ?"

 

Je bâille aussi, car je dors peu... (à cause de vous et de vos blogs, vos mondes si prenants, vos twitts!). 

 

Je rêve... aussi. 

 

Laissez-moi vous raconter ma vie. 

 

J'ai aimé autrefois, plus que de raison... mais peut-on aimer raisonnablement ? Depuis, le temps s'est arrêté. Depuis quoi, depuis quand, me demanderez-vous (non sans raison) ? Depuis... que... comme dirait l'autre... (celui qu'on convoque quand on ne veut pas trop parler) : 

 

Il voyage en solitaire

Et nul ne l'oblige à se taire.
Il chante la terre.
Il chante la terre

Et c'est une vie sans mystère
Qui se passe de commentaires.
Pendant des journées entières,
Il chante la terre.

Mais il est seul.
Un jour,
L'amour
L'a quitté, s'en est allé
Faire un tour de l'autre côté
D'une ville où y'avait pas de place
Pour se garer.

Il voyage en solitaire
Et nul ne l'oblige à se taire.
Il sait ce qu'il a à faire.
Il chante la terre.

Il reste le seul volontaire
Et, puisqu'il n'a plus rien à faire,
Plus fort qu'un armée entière,
Il chante la terre

Mais il est seul.
Un jour,
L'amour
L'a quitté, s'en est allé
Faire un tour de l'autre côté
D'une ville où y'avait pas de place
Pour se garer
Et voilà le miracle en somme,
C'est lorsque sa chanson est bonne,
Car c'est pour la joie qu'elle lui donne
Qu'il chante la terre.

(Gérard Manset, Il voyage en solitaire, paroles et musique, 1974)

 

 

Cette sublime version de Bashung... mon cher voisin... du Père Lachaise (j'ai acheté la concession ! j'en ai pour cinquante ans... et qui sait ? si je fais des économies, je pourrai l'acquérir à perpétuité...), il m'attend... ma chère Elisa, ma douce, elle aussi m'espère... Alors, on leur dit à tous ces cons, ceux qui ne savent pas aimer, ceux qui ne peuvent pas apprécier LA TERRE... que nous on est seuls... sans doute... mais que nous on CHANTE LA TERRE. 

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /Août /2010 18:20

Il y a des jours où l'on se sent comme ces plantes poussées entre les pierres... à l'angle des murs, sous les grilles des égoûts, là où passent les chiens, là où tombe la pluie... 

 

Il y a des jours où l'on se sent l'âme aussi lourde que celle des pavés... où nos pieds ne portent plus que nos regards désespérés. C'est alors que nous les voyons : les fleurs du bitume. C'est alors que nous les entendons : les mouettes de Paname. 

 

Il n'est nul besoin que des princes nous invitent au bal... que des bras nous enlacent ou que des lèvres se posent sur nos cheveux. Nous laissons à la nuit le soin de nous consoler, car elle sait les rêves que nos frères humains ont oubliés. 

 

Il est des jours où nous frissonnons comme des feuilles, des herbes, s'abandonnant à la vie. 


 

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                                                                 photos (c) Luciamel

 

 

 

 

"Une rencontre véritable assume toujours l'idée d'être le début d'une possible aventure (...) l'acceptation que quelqu'un entre dans votre vie, et quelqu'un au complet. C'est justement ce qui distingue la rencontre du libertinage (...) Il nous faut donc accepter que se produisent dans l'existence des choses qui ne sont ni calculables ni expérimentées. Que quelque chose arrive..."

(Télérama, n°3160-3161, 4 août 2010, "Entretien avec Alain Badiou")  

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /Août /2010 19:16
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Je viens de me faire engueuler par l'ORL... infection de l'oreille car bouchon trifouillé... suite à l'usage du produit qu'il m'avait prescrit... "la date limite n'était pourtant pas dépassée", ai-je expliqué. Ce à quoi il m'a répondu : "Ben, vous l'aviez ouvert il y a un an... utiliser un produit après un an, c'est de la folie ! autant mettre du coca, ou du pastis, ou n'importe quoi dans votre oreille ! c'était l'explosion assurée !", heureusement qu'il n'a pas su qu'en désespoir de cause, j'y avais ajouté de l'huile d'olive, et de l'eau tiède : remèdes de grand-mère...
 
Il a cru que j'avais abîmé le tympan et perdu l'audition, m'a fait faire des tests : "Tout va relativement bien!". Ouf!
 
"Quel métier faites-vous ? me demanda-t-il, au moment où je m'apprêtai à partir.
 
- Euh... formatrice.
 
Puis, me ravisant :
 
- Mais quelle importance ? et quel rapport avec le problème à l'oreille ? 

- Ben, juste que vous auriez pu être en contact avec des produits dangereux.
- Ecouter les gens parler tout le temps, c'est peut-être dangereux, non ?
- Non, même s'ils vous disent des conneries toute la journée ça ne donne pas d'infection...
- Ah, vous me rassurez. Au-revoir docteur".
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                                 photos (c) Luciamel (Père Lachaise, le 1er août 2010)
"Paroles et encore des paroles que tous ces mots...
Si tu savais comme j'ai envie de silence..."
Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /Juil /2010 00:07

 

http://www.artemedia-agence-presse.com/wp-content/uploads/2010/07/Tartuffe.JPG

 

 

Etre blogueur... blogueuse... on vous dénigre, on vous moque. Pour qui il (elle) se prend ? Vos amis, certains... (à qui vous avez eu le malheur d'en parler... votre famille... vos collègues - quelle erreur !) ne se privent pas de vous lire et de gentiment penser... euh... franchement, qu'est-ce qu'il (elle) se croit ? Journaliste ? Ecrivain(e) ? il (elle) doit être bien seul(e) dans la vie, bien frustré... pour n'avoir rien d'autre à faire qu'à écrire (gratuitement !) pour la galerie. Ou alors, bien narcissique, bien mégalo... ah ah ! Un(e) raté(e). 

 

Ils ont sans doute raison. Vous, comme eux, vous vous êtes réveillés de vos mauvais rêves. Vous en avez vu passer des princes croassants, vous en avez jeté des bouteilles à l'océan... et vous êtes là... sur le sable de votre île, votre blog... à encore croire que l'horizon est le début d'un nouveau monde. 

 

Nicolas a reçu un coup... lui le n° 3 (et ex n°1 pendant des mois, d'un classement débile auquel il croit, ou plutôt auquel il joue de bon coeur) a été attaqué : ça fait partie du truc... et ça repart, n'empêche on sait que cette rançon de la gloire est un peu différente des autres : nous sommes tous des pionniers. Numéro 1 ou illustre inconnu, sur les blogs nous sommes tous des aventuriers. 

 

Une pièce de théâtre s'en inspire : "Blogueuse"... ou comment notre vie amoureuse et sociale est reliée à ces nouvelles technologies. Bloguer : une nouvelle forme de communication. Bientôt, une obligation ? 

 

Alors, certains... parmi les meilleurs... s'en sont allés, ils ont pensé que d'être au catalogue de vrais éditeurs valait mieux. Un vrai livre, une vraie reconnaissance, un vrai public... de vrais droits d'auteur... enfin, que sais-je ? 

 

Ne vous en faites pas... après un certain temps, ils nous reviendront.

 

Une fois la rosette accrochée à leur boutonnière : "vrai écrivain, car ayant été édité", ils comprendront que l'estampille n'est pas tout... que d'écrivain... ils n'ont gagné que l'appellation contrôlée... AOC... et que cela n'a jamais été une garantie... de quoi que ce soit. Ni du talent... ni de l'authenticité.

 

Alors, chers inconnus, chers tout et n'importe quoi, continuez à être, continuez à explorer notre blogosphère... et ensemble devenons ce que nous ne savons pas, ce que nous pouvons inventer. 

 

Soyons les nouveaux Magellan, les nouveaux Vasco de Gama (pour les Colomb... on attendra que la science nous démontre qui ils furent). 

 

 

 

 
Tartuffe

Ah ! pour être dévot, je n'en suis pas moins homme ;
Et lorsqu'on vient à voir vos célestes appas,
Un coeur se laisse prendre, et ne raisonne pas.
Je sais qu'un tel discours de moi paroît étrange ;
Mais, Madame, après tout, je ne suis pas un ange ;
Et si vous condamnez l'aveu que je vous fais,
Vous devez vous en prendre à vos charmants attraits.
Dès que j'en vis briller la splendeur plus qu'humaine,
De mon intérieur vous fûtes souveraine ;
De vos regards divins l'ineffable douceur
Força la résistance où s'obstinoit mon coeur ;
Elle surmonta tout, jeûnes, prières, larmes,
Et tourna tous mes voeux du côté de vos charmes.
Mes yeux et mes soupirs vous l'ont dit mille fois,
Et pour mieux m'expliquer j'emploie ici la voix.
Que si vous contemplez d'une âme un peu bénigne
Les tribulations de votre esclave indigne,
S'il faut que vos bontés veuillent me consoler
Et jusqu'à mon néant daignent se ravaler,
J'aurai toujours pour vous, ô suave merveille,
Une dévotion à nulle autre pareille.
Votre honneur avec moi ne court point de hasard,
Et n'a nulle disgrâce à craindre de ma part.
(Molière)

 

Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /Juil /2010 15:05

 

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Comment faire exploser votre nombre de visiteurs ? C'est bien simple, enfin, si j'en crois ce qui s'était passé la dernière fois que j'ai fait un billet sur Twilight

 

Je suis accro aux films de vampires. Et, bien entendu, hier j'ai sacrifié au rituel en allant voir le dernier Twilight (le 3). De l'humour (Edward, le gentil vampire, regardant Jacob, le loup garou, torse nu : "heu, il n'a pas de tee shirt ?"), de la tenue (bien relevé côté "bagarres", il paraît que c'est pour attirer quelques garçons dans les salles, jusqu'à présent envahies par les jeunes filles en folie devant "Edwaaaard" alias Rooooobeeeert), du suspens... (mais quand bon sang... vont-ils consommer ? et quand va-t-il se résoudre à la "transformer" ?). 

 

Et maintenant je suis tout énervée : quand sort le n°4 ? Rien que l'affiche est tout un programme, on comprend d'emblée que ça illustre le jour de leur mariage, on trépigne, on est en nage... Le fera-t-il ? ou préférera-t-il se suicider (si, si... c'est possible pour un vampire, c'est un peu compliqué mais possible, cf. le n°2), afin qu'elle finisse sa vie d'humaine près de Jacob le loup garou (lui, de chair et de sang, et à la chaleur si... contagieuse) ? Mystère et boule de gomme... 

 

On dirait bien qu'ils vont croquer la pomme... Et en lisant les livres (ce que je n'ai pas fait) on connaît la suite : ils vont se marier, s'unir charnellement, et avoir un beau bébé... vampire (c'est même Edward qui fera la césarienne, avec ses dents...). Tout ça dans les deux prochains opus de  Twilight 4 everr (Révélation), qui sortiront en même temps, en novembre 2011. D'ici là... passez un bel été. 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Samedi 24 juillet 2010 6 24 /07 /Juil /2010 15:29

 

 

Etre dans la vie comme sur un plateau de cinéma... ou, mieux, comme sur une scène de théâtre. Et puis, tenter de se réveiller au beau milieu du songe de la nuit d'été... 

 

Podalydes écrit ses livres entre les prises d'un film, car le temps s'y étire, s'y suspend... Finalement, n'est-il pas là, dans ces instants "entre", trouées dans le cours de nos vies, l'éveil dont parlent les maîtres en spiritualité ? à moins que tous nous ne soyons des Tartuffe... 

 

Hier, j'ai assisté à la représentation du Tartuffe, au théâtre du Lucernaire. En chemin, comme j'aime ces chemins qui ouvrent des espaces dans le temps, j'ai vu les cieux se mettre à danser sous prétexte qu'ils ne sont plus assez écoutés.

 

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                                                            photos (c) Luciamel  

 

Partie de Notre Dame, ayant croisé la mort d'Henri IV, j'arrivai, au milieu des buissons de la rue Notre Dame des Champs, à ce capitaine Dreyfus qui tenait tant à me saluer.

 

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                                                              photos (c) Luciamel

 

Sur le plateau du Lucernaire, les acteurs se préparaient (préparation elle-même mise-en-scène...). Et puis le spectacle a commencé... bien que ce ne soit qu'au début du second acte que les trois coups ont été frappés. 

 

 

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                                                             photos (c) Luciamel 

 

 

Le Tartuffe n'entre pas immédiatement en scène, lui qui a séduit la vieille dame... elle qui semble toute ragaillardie par le bel esprit, et l'inspiration divine de cet artiste en manipulation des âmes... Son fils et elle sont prêts à lui donner leur fortune, à l'entretenir, à le défendre face à ceux de leur famille qui ne voient en lui qu'un charlatan. Elle et son fils sont charmés. Orgon ne voit en François-Marie Banier... qu'un envoyé des cieux, il reniera même son fils pour prendre le parti du charmeur. 

 

 

Et François-Marie, euh... Tartuffe entre en scène et se met à dessiner des figurines enfantines... surmontées d'une inscription : "ça m'est égal"... Tous le calomnient, mais lui n'en a cure, car il se dit inspiré... On manque de sombrer dans le chaos... le Tartuffe a fait main basse sur la fortune, Orgon et sa mère se sont repentis mais trop tard... 

 

Fort heureusement le prince Nicolas... euh... Louis... va mettre un terme à tout ça, et, pour que l'ordre de la société soit préservé, il fera condamner le scélérat. 

 

Sortant du théâtre, j'ai voulu boire un café assise à une terrasse. Un homme s'est assis près de moi. Puis, au moment où je partais un autre est venu le rejoindre : c'était Tartuffe (Marc Chapiteau) démaquillé. Je l'ai félicité pour le spectacle, me suis émerveillée de la mise-en-scène, mêlant les époques (lui habillé en dandy des années 2000, néo-guide des âmes "post-modernes"). Il a désigné l'homme installé près de moi quelques instants auparavant : "C'est lui le metteur en scène, et notre éveilleur à nous !". Bravo Monsieur Ferran !

 

Nous (j'étais avec deux amies) avons pris congé d'eux en les remerciant pour cette merveille théâtrale, Marc Chapiteau nous a priées de leur faire de la publicité, ce dont je l'ai assuré. Puis, j'ai dit au revoir à mes amies et me suis dirigée vers le métro Saint Placide, où j'ai dû attendre cinq minutes une rame, un moustique n'arrêtait pas de me suivre... Pour le fuir, je suis allée à l'autre bout du quai... et là ! qui vis-je, attendant le métro elle aussi ? Elmire, alias Laurence Guillermaz dans la vraie vie. J'ai furtivement sorti mon appareil photo... sans pour autant vouloir trop faire la paparazzi... Elle s'est installée sur la banquette juste derrière moi, nos têtes se frôlant parfois... En partant, j'ai pris en photo le geste de sa main, où elle s'enveloppait d'un vaporeux foulard bleu, couleur du temps... Merci l'artiste ! Merci la vie... 

 

 

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                                                          photos (c) Luciamel

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 22:21

 

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                                                                 photo (c) Luciamel 

 

 

Ce n'est pas bien... mais je ne lis pas grand chose en ce moment dans mon "google reader"... c'est sans doute l'été, car les autres blogueurs semblent en faire de même. Peu de comm's si ce n'est chez les "stars" du bidule. 

 

Je bosse (comme Nicolas), les autres se prélassant tout l'été dans leurs vacances de profs (je souris... hein ? et pas de lien... ils veulent rester incognito), bon, je vais encore me faire des amis... (et réduire drastiquement le nombre de mes comm's, car je devrais me le rappeler : beaucoup de blogueurs travaillent dans cette branche de la fonction publique, ou comme journalistes).

 

Mais, c'est vrai que j'ai du mal à comprendre que quelqu'un, qui exerce le même métier que moi (l'enseignement), soit payé bien plus pour un temps de travail moindre (j'aligne 1125h de cours annuels, soit 25h par semaine, équivalant aux 35h de travail effectif), et un nombre de semaines de congés largement supérieur (j'ai 5 semaines en tout et pour tout). Sans compter les avantages (primes et autres départs à la retraite après 15 ans, si on a trois enfants : difficile de contester cette réforme de Sarkozy...) auxquels je n'ai pas droit. Avant, cette différence se justifiait par le fait que les fonctionnaires avaient des salaires bien moins élevés que ceux du privé. Depuis quelques années la tendance s'est inversée, mais les acquis sociaux sont restés.

 

Vous allez crier : comment peut-on se dire de gauche et tenir de tels propos ? si on est de gauche est-on obligé de soutenir éternellement (comme les Grecs) les privilèges d'une certaine catégorie de la population ? Normal ce sont eux qui protestent, manifestent, font grève... pour nous tous, disent-ils... ah ? Ben, depuis que je travaille jamais les manifs n'ont modifié mes conditions de travail : les élections, oui ! (la 5e semaine de congés payés, les 35h, la retraite à 60 ans, ce n'est pas vous avec vos manifestations et vos grèves qui l'avez obtenu, non, c'est nous avec notre bulletin de vote). En revanche, je sais que les manifs ont toujours maintenu et sauvegardé le salaire et l'emploi de nos collègues du public. Alors, vous pouvez crier avec Mélenchon dans la nuit... : "Mais, ces avantages et ce salaire plus élevé, c'est une façon de favoriser la consommation"... C'est aussi ce que dit Sarkozy, pour ses amis les "riches". 

 

Je le connais le discours : "Crois-tu que ce soit en tirant tout le monde vers le bas qu'on va sauver le système ?". Non, mais pour maintenir le navire à flot pour d'autres (les retraites, les vacances, les logements de fonction, le pouvoir d'achat), il faut que certains soient sacrifiés : et là, où est votre solidarité Messieurs et Mesdames les fonctionnaires ? Car comment finance-t-on vos salaires et vos retraites ? avec les impôts de Liliane Bettencourt ? vous voulez rire ? vous savez bien que c'est avec les cotisations de l'ensemble des salariés (surtout ceux du privé).

 

Sachez-le, nous vivons dans un monde où on doit négocier avec son pharmacien le prix de ses médicaments. Alors, le départ en vacances on en est loin...

 

Je suis allergique aux pollens, et pour atténuer les crises d'éternuements je prends du Rhinallergy, médicament homéopathique de chez Boiron. L'autre jour, j'ai voulu en acheter une boîte à la pharmacie en bas de chez moi.

 

- 7,50 euros me dit la pharmacienne.

- Hein ? Mais, il y a à peine un mois je l'ai payé 5,50 euros.

- Oui, c'est vrai, ça dépend des quantités qu'on commande... Avant nous le vendions à 5,50 euros.

- Mais c'est incroyable ! C'est un médicament...

- Bon, si vous voulez je peux vous le faire à 5,50 euros.

- ????

- Oui, j'ai une marge, pour vous, comme vous êtes une cliente régulière, je peux baisser le prix. 

 

Depuis, j'ai trouvé une pharmacie qui me l'a vendu à environ 6 euros. Ce matin voulant absolument m'en procuer sur le chemin de mon boulot, vu que les crises étaient revenues plus fortes depuis deux jours que je n'avais rien pris, je rentre à la pharmacie de la Place Clichy (énorme pharmacie, qui doit commander en grosses quantités...). Au moment de payer je sors machinalement mon portemonnaie pour chercher les sous demandés par le pharmacien, quand soudain je réalise le prix qu'il m'a dit : 

 

- Combien ??? 7,95 euros ?

- Oui, 7,95 euros.

- Mais, c'est du délire ! je l'achète entre 5,50 et maintenant 8 euros ce médicament !!! Ce n'est pas un produit de beauté, ni de la para-pharmacie, c'est un médicament. 

- Et alors, on ne va quand même pas vous les donner, sous prétexte que ce sont des médicaments. Ca dépend des quantités qu'on commande. 

- Ah oui ? eh bien je ne vous le prends pas, je vais faire jouer la concurrence !

- Oui, vous avez bien raison... 

 

Et je suis sortie. Un peu plus loin, une toute petite officine, rue de Clichy, j'avais même des doutes qu'elle soit agréée. Je rentre :

 

- Bonjour, euh... j'ai l'impression que vous n'aurez pas ce que je cherche...

- Ah, de quoi s'agit-il ?

- Oh, c'est homéopathique c'est du Rhinallergy... 

- Si, si, on en a.

- Ah, et c'est combien ?

- 6,20 euros.

- Oh, c'est parfait, je suis bien contente d'en avoir trouvé et à un aussi bon prix, je me souviendrai de votre adresse, je reviendrai, on a voulu m'en vendre à 8 euros. 

- Oui, moi j'achète directement au laboratoire, alors que d'autres s'adressent aux grossistes. 

- C'est bon à savoir, merci encore.

 

Amis... fonctionnaires, le jour où il vous arrivera de devoir négocier le prix de vos médicaments, vous vous mettrez peut-être à protester pour autre chose que vos salaires à vous, uniquement ! (ou la cause des sans-papiers et du RSF, qui, bien que légitime, est surtout là pour flatter votre image de justicier au grand coeur) peut-être alors verrez-vous le monde autrement... que par le petit bout de votre lorgnette.

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 22:57

 

Comment ?

cette chanson existait et je ne le savais pas... 

 

 

 


 

 

 

Joe Dassin - Le Portugais

 

Avec son marteau-piqueur
Il creuse le sillon de la route de demain
Il y met du cœur
Le soleil et le gel sont écrits sur ses mains
Le Portugais dans son ciré tout rouge
Qui ressemble à un épouvantail
As-tu vu l'étrange laboureur des prairies de béton
Et des champs de rocailles

[Refrain]
Il faut en faire des voyages
Il faut en faire du chemin
Ce n'est plus dans son village
Qu'on peut gagner son pain
Loin de son toit, de sa ville
A 500 lieux vers le nord
Le soir dans un bidonville
Le Portugais s'endort

Il est arrivé à la gare d'Austerlitz
Voilà deux ans déjà
Il n'a qu'un idée : gagner beaucoup d'argent
Et retourner là-bas
Le Portugais dans son ciré tout rouge
Qui ressemble à un épouvantail
Il ne te voit pas
Il est sur le chemin qui mène au Portugal.

[Refrain]
Par Luciamel - Publié dans : Portugal - Communauté : luso-francophones inspirés
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Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /Juil /2010 22:10

 

Histoires, histoires d'un dimanche après-midi... une femme éplorée, un homme couché dans sa dernière demeure, de l'eau, un p'tit bar... un chat... caché dans un coin. Ma promenade du Père Lachaise à Daumesnil, en passant par la rue Richard Lenoir (celle du p'tit bar). 


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                                                                 photos (c) Luciamel

 

 

Par Luciamel - Publié dans : photos
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Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /Juil /2010 14:25

 

On vit, et puis un jour on ne vit plus. Sauf si, comme le soutiennent les physiciens, le temps n'existait pas, n'était qu'une vue de l'esprit, nous vivrions d'après eux dans des mondes parallèles (ou superposés, enchevêtrés) où tous les moments, passé, présent, futur existeraient simultanément. Moi aujourd'hui, et moi morte, ou moi pas encore née... moi dans 10.000 ans existeraient en même temps. Et peut-être, moi, ayant des passés différents de celui que je crois être le mien. 


Je l'avais déjà cité ici-même, Thibault Damour (quel beau nom !) dans le numéro de Télérama spécial 60 ans :


"Car, s'il y a bien une chose qu'Einstein nous a expliquée, et que Proust a parfaitement comprise, c'est que le temps est une illusion. Ceux qui pensent que Proust est le poète des regrets, focalisé sur le temps passé, font un énorme contresens. Derrière la conception du temps du romancier, il y a l'idée que l'essence de l'homme est éternelle. Et la possibilité d'accéder vraiment à ces moments "passés", à travers l'expérience d'une madeleine trempée dans une tasse de thé, le dit bien. (...) Sur le plan conceptuel on sait que c'est possible : l'espace-temps d'Einstein permet de faire des sauts dans l'avenir. (...) Evidemment, c'est difficile à croire, car si vous pensez sérieusement qu'il est possible de sauter quasi instantanément de 2010 jusqu'en 2070 (ou 20700, ou...) , cela veut dire que 2070 (ou 20700...) existe déjà ! Ce qui implique que le futur coexiste avec le présent. (...) Aujourd'hui, pourtant, une autre piste est ouverte avec la mécanique quantique. Cette dernière nous annonce en effet que l'univers est fait... de tous les possibles, et que tous ces possibles se réalisent à la fois ! La vraie réalité physique serait plus riche que ce que l'on perçoit, et comprendrait une superposition de mondes différents. Encore une idée violente pour l'esprit, c'est vrai ! (...) Eh bien ! c'est cela, la mécanique quantique. Elle nous dit que si vous avez hésité entre deux chemises, ce matin, deux réalités coexistent désormais : vous avez choisi cette chemise-ci, bien sûr, mais dans une autre coupe de réalité, un autre "vous" a aussi choisi l'autre. Pascal, s'il nous rejoignait, serait encore plus effrayé que par le passé. Car les "espaces infinis" dont il parlait ne sont plus seulement dans le ciel, au loin : ils sont ici même, sur Terre." ("L'univers est fait de tous les possibles", in. Télérama, n° 3155, 30 juin 2010.

 

Vous avez le vertige. Eux aussi (les physiciens), sauf les frères Bogdanoff, qui semblent surfer sur la vague temporelle sans trouble apparent, enfin, je me comprends...

 

Alors, je pensais à ma mort (mais laquelle ?), en me disant que ce n'était peut-être pas encore le moment, qu'il y avait encore des choses à faire avant. Ca doit être la "disparition" de Bernard Giraudeau qui m'a troublée, son passage chez FOG (Vous aurez le dernier mot) m'avait fort impressionnée, même si l'émission, au départ, c'était pour le débat Cyrulnik-Onfray que je l'avais regardée. 

 

Je me suis dit "ça commence à faire beaucoup ces morts... tous ceux qui étaient dans ma vie et qui ont disparu". J'ai pensé à me les remémorer dans une sorte de liste à la Perec, mais dont l'intention correspondrait plutôt au travail préconisé par les chamans, ce que Carlos Castaneda décrit ainsi, dans la quatrième de couverture de son dernier livre, Le voyage définitif  *petit clin d'oeil que tu m'as fait :

 

"En écrivant Le voyage définitif, j'ai suivi les instructions de don Juan qui voulait me voir constituer une sorte d'album, une collection de souvenirs mémorables. Selon lui, la connaissance chamanique avait pour dessein ultime de nous préparer à affronter le "voyage définitif", celui que doit faire chacun de nous au terme de sa vie. Ce que l'homme moderne, disait-il, désigne sous la vague expression de "vie après la mort" était pour ces chamans une existence concrète débordant d'activités pratiques, certes différentes de celles de notre vie habituelle, mais tout aussi pragmatiques et fonctionnelles. Se remémorer les épisodes importants de leur vie les préparaient à aborder ces contrées nouvelles qu'ils appelaient le "côté actif de l'infini"." 

 

Depuis hier, j'ai donc déroulé dans mon esprit, le nom, le visage, les images liées à ceux qui de ma vie sont partis. Voici ce qui peut ressembler à une liste... chronologique, même si le temps n'existe pas... 


- Mon arrière grand-père, ou arrière-grand oncle... je ne sais plus très bien, j'avais 7 ans, souvenir que face à son cadavre j'avais remarqué qu'il était vert;

 

- Le père d'une amie, j'avais 10 ans, elle aussi... un suicide qui a été un séisme... 


- Mon grand-père Joaquim, en quelle année déjà ? 


- Mon grand-père Miguel, j'avais un peu plus de 20 ans, il est parti après une vie sereine et pleine;

 

- Bruno, en mai 1989, l'une des premières victimes du SIDA, lui qui a vécu en homme libre et en véritable enfant du Verseau (méditation transcendantale, voyages, amours-amitiés, création, illumination);

 

- Ma grand-mère Herminia, je lui ai tenu la main, mais comme elle s'est rebellait, comme elle la refusait : la mort. C'était en 1990, ou 91;

 

- Ma grand-mère Custodia, j'avais 35 ou 36 ans, un ange nous a quittés, car elle était déjà au paradis depuis longtemps, elle qui m'avait initiée au miracle de la vie... 

 

- Marc, lui aussi s'est suicidé, un 31 décembre, ou un 1er janvier, la dépression ne voulait pas le quitter, lui, le dessinateur, l'amateur de jazz, l'amoureux de Bashung, de Paolo Conte et de tant d'autres, "un jour l'amour... l'a quitté, s'en est allé faire un tour de l'autre côté, d'une ville où y avait pas de place pour se garer" (Manset/Bashung)

 

- Jean-François, mort du SIDA;

- François, mort du SIDA.


Et puis toi ma douce... toi qui ne peux être sur aucune liste, toi qui vis sur une autre dimension maintenant, toi qui m'attends, ou moi qui t'attends déjà dans le futur de nos prochaines vies*. Vous tous, nos disparus, vous tous dont les vies antérieures et ultérieures perdurent de toute éternité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Spiritualités, astro
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