Merci Lulu... (voir commentaire
ici) me voici maintenant abonnée aux flux RSS des blogs que j'allais consulter sporadiquement... (toi, tu me lis bien sporadiquement...) : quand je pensais à vous.
Maintenant, plus d'excuse... "ah, je ne savais pas que t'avais écrit un nouvel article...". Maintenant, je sais. Ah, il y aurait bien : "ah, ça faisait un moment que je n'avais pas
consulté mes flux RSS..." (URSS... smile).
Ou encore : "ben, j'ai fermé mon blog". (là, c'est le total désespoir, ou la reprise totale de liberté : "je viens te commenter seulement quand j'en ai envie", quelle audace !
quel courage ! quelle originalité !).
Je suis abonnée.
Nous vivons dans une société d'abonnement. C'est d'ailleurs le seul engagement que nous appréciions, celui que nous pouvons rompre à tout moment, d'un clic.
Avec l'amour... on commençait à s'y habituer (depuis Baumann et son excellent essai sur l'Amour liquide) on
savait que les rapports humains (amour, amitié, profession) se rapprochaient de l'effacement, vite fait bien fait. Notre société étant celle des déchets : nous consommons et nous
jetons, l'amant, l'ami, le salarié...
On voit apparaître le même phénomène avec les idées politiques : plus aucune fidélité ! Aujourd'hui je dis blanc, demain je vote noir, ou rouge, ou vert... L'électeur est lui
aussi devenu un consommateur. Nicolas Sarkozy étant le premier Président de la République française VRP. Un grand bonimenteur, pour de bons consommateurs : le dernier abonné étant Philippe de
Villiers (mon cher Lulu, anonyme, j'ai failli écrire Gérard...).
J'ai aimé l'envolée de Cohn Bendit : "Que voulez-vous ? la majorité, ou avoir raison ?". Il a aussi lancé : "Il faut aller chercher les alliés là où
ils se trouvent, pas là où vous êtes". Lui aussi c'est un orateur, un bateleur. Mais il me plaît.
Alors, Mesdames et Messieurs, pour qui allez-vous voter ? Ne voyez-vous pas que le pouvoir c'est à eux, et uniquement à eux, que vous le donnez ? Ils vous représentent, soit ! Mais qui êtes-vous
vraiment ? Le savez-vous ? Vous vous plaignez qu'ils retournent leur veste, qu'ils sont corrompus, pourris... mais ils ne font que vous représenter...
Les députés gagnent des fortunes, et à vie !!! Je répète à mes collègues (payées comme moi 1,5 SMIC par mois à bac + 5) : lançons-nous dans la politique ! un métier d'avenir. Les conseillers
municipaux... combien ça gagne ? Un sénateur ? Je vous le dis : devenons tous des politiques.
Moi, j'ai tout faux : je suis fidèle, même si je déteste m'abonner (à part à Télérama, et uniquement par fidélité...).
Je t'aime, mais surtout ne me demande pas de m'abonner, je te suis fidèle, mais surtout ne me demande pas de te le prouver (mon horreur des chapelles, des églises, des endoctrinements). Que ma
présence, que mon engagement te soient évidents, ne doute pas, quand j'aime une fois... j'aime pour toujours.
Pour cette raison, je voterai, comme à chaque fois, la même chose aux prochaines élections.
Je ne te trahirai pas, je ne zapperai pas, je ne me désabonnerai pas... car je ne n'avais pas la carte du parti, je n'ai que la carte du monde...
Sempre que se ouve um
gemido A chaque plainte entendue
Numa guitarra a
cantar D'une
guitare qui a chanté
Fica-se logo
perdido
On se sent, soudain, perdu
Com vontade de
chorar
Avec l'envie de pleurer
O gente da minha
terra Oh,
peuple de mon pays
Agora é que eu
percebi Maintenant,
je l'ai compris
Esta tristeza que
trago Cette
tristesse que je vis
Foi de vos que a
recebi. C'est
de toi que je l'ai reçue
("O gente da minha terra", Mariza , traduction Luciamel)
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