"Vous ne pouvez pas imaginer ce que c'est que de perdre un enfant", cette phrase mon père l'a dite à une amie, le jour des obsèques de ma soeur.
C'est aussi ce que le père de Michael Jackson a
pu dire. Ce que Jean-Louis Trintignant a ressenti, ce que Nadine Trintignant a crié.
Michael Jackson... une ministre, de quel ministère ? difficile à dire... celle qui a eu le malheur de ne pas regretter sa mort, quelle bêtise ! on lui demande juste de communiquer... pas de faire
du sentiment, ni même d'avoir des résultats. Si en plus il faut leur apprendre leur métier : communiquer.
Michael, oh la la... que de bêtises j'ai faites en l'écoutant... Sans vous en dire plus... je vous laisse juste l'imaginer, c'était en 1987 ou 88... sachez seulement que la cassette (que j'ai
toujours) est passée plusieurs fois sur le métier.
You're just another part of me... I'm bad...
Mais ma préférée... Liberian girl (déjà en ce temps-là), à vrai dire, difficile de préférer... en fait, j'aime tout Bad, en boucle.
The man in the mirror... "if you want to make the world a better place, take a look at yourself and make that change"...
Je ne suis pas triste... comme dirait Christine Lagarde... (pas pour les mêmes raisons) mais je suis émue, profondément émue, à l'annonce de sa mort, comme je l'ai été de nombreuses fois, à
l'écoute de sa musique.
A l'époque je m'étais intéressée à cette Liberian girl... femme du
Liberia, le Liberia premier état africain indépendant... en 1847 et depuis 2006 premier état africain à avoir élu à sa tête
une femme...
Merci Michael et bravo pour ta clairvoyance : Liberian girl... l'annonce d'un nouveau monde (et ce clip à nouveau téléchargeable depuis aujourd'hui... une pure
merveille).
L'autre bêtise... ce fut à l'écoute de I just can't stop loving you... quelle idée ai-je eue alors d'appeler mon prof (particulier) d'anglais, Steve..., pour lui faire
entendre cette chanson ? Il était plus de 22h, Elisa me le disait bien... "que fais-tu ? ce n'est pas raisonnable... ça ne va mener à rien". Et en effet, ça ne m'a aidée qu'à comprendre
que la musique, et les chansons, c'est un doux rêve. Il m'a répondu à la leçon suivante : "j'étais très flatté, mais... il se trouve que je suis..." (il m'a raconté un baratin, il voulait dire
"je suis ton prof", aujourd'hui je comprends ce qu'il a voulu dire, je suis prof moi-même, il existe un mur, une sorte de miroir, ou de toile de projection, dans cette relation, comme
dans celle du psy et du patient, de l'acteur et du spectateur, de l'écrivain et du lecteur).
Quelle belle chanson et quel beau souvenir, merci Michael.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager
Et soudain, alors que vous rentrez d'un cocktail chez
Dans le wagon, pourtant, deux personnes ont fait palpiter mon coeur,
une femme enturbannée, le crâne chauve en dessous... une chimio probablement, près d'elle son compagnon. Et, assis sur un strapontin, un clochard, noir de surcroît... faisant le vide autour
de lui (or il ne sentait pas mauvais). Soudain, je vis ses pieds... comme les tiens par moments, ils étaient enflés par des oedèmes, l'empêchant de chausser ses souliers. Alors j'ai
pleuré d'amour, de compassion, pour cet homme, cet humain, cet être vrai près de moi... j'ai pleuré discrètement.
Autant le dire : j'ai adoré ! et je vais certainement y retourner. Pour
l'humour, la truculence (des enfants près de moi riaient de bon coeur aux gros mots dits sur scène, c'était une sorte d'avant-première et ces enfants étaient sans doute des proches des
acteurs...) et comme dans Oxu et Xu (vus récemment au
Pas grave, je me dirigeai vers le fleuriste... j'avais une commission à faire de
la part de mon neveu : acheter une plante pour la déposer sur la tombe de sa maman. Je choisis un beau rosier, le fleuriste l'enrubanna de papier kraft, sortant de là, je croisai un beau
jeune-homme, tout noir, qui me voyant s'exclama :
- Mais c'est un sapin de Noël !

Derniers Commentaires