Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /Mai /2010 21:28

 

P180410_16.100001.JPG

                                                        photo (c) Luciamel (Père Lachaise)

 

Ah, la bonne nouvelle !? 


Ma banquière vient de m'appeler. Tiens, pourquoi les chargés de clientèle sont-ils toujours des "elles" ? serait-ce qu'il s'agit du bas de l'échelle dans une banque ? et pourquoi les Kerviel sont-ils très souvent des "ils" ? Ô dieux de l'Olympe, pourriez-vous m'éclairer


Cette jeune et charmante jeune femme, après m'avoir fait signer un document autorisant la banque à utiliser, et à vendre, il va sans dire, mes réponses à une enquête sur mes préférences en investissement (mon "profil investisseur"), et présenté à sa direction ma demande de rachat (et allongement) de crédit (à 5,60%), me comblait en m'annonçant que "ça y est, c'est accepté, il n'y a plus qu'à finaliser"


Oh, quelle joie !


On veut bien racheter mon crédit (à un taux inférieur au précédent), à condition que je place le surplus. Ben voilà, nous y sommes : les banques vous prêtent de l'argent pour vous permettre de l'épargner (à un taux bien inférieur naturellement). Je caricature à peine.


Elle a aussi voulu me vendre "une assurance décès", ça peut rapporter jusqu'à 30.000 euros, je lui ai expliqué que je n'avais pas d'enfant... pas d'héritier, et que donc...  JE N'EN AVAIS RIEN A... FAIRE DES 30.000 euros pour après ma mort... "Ah, quel dommage ! c'est très intéressant comme placement".  


Cette journée avait commencé sous de bons auspices... car j'avais pu effectuer une recherche avec un directeur en RD (recherche et développement, justement) d'un grand groupe industriel, sur l'andouillette "5 A". En effet, lui, étranger, avait eu la malencontreuse idée (à son sens) de vouloir goûter ce mets traditionnel français, et ce n'est que trop tard qu'il avait compris... par le nez et le palais... de quoi il s'agissait. Il avait toutefois été induit en erreur par une mauvaise traduction de son Wikipedia national, et me soutenait qu'il s'agissait de l'estomac du cochon enfilé dans du boyau. Nous vérifiâmes, sur le Wikipédia français, et l'expression "tube digestif nettoyé scrupuleusement pour en éliminer l'odeur" finit par le convaincre que cela se composait d'intestin, au moins à 50%. 


Poussant plus loin notre investigation (car le sujet nous passionnait) nous découvrîmes qu'on trouve la panse (ou l'estomac) du cochon dans les tripes à la mode de Caen. Je fus très étonnée car j'avais toujours cru que les tripes étaient des tripes... Comme quoi il n'est pas si simple de savoir ce qui est du lard ou du cochon... 


 Veau, vache, cochon, couvée... seul un banquier y retrouverait ses petits... ou un Docteur House équipé d'un bistouri. 

 

IMAG2100.JPG

                                           photo (c) Luciamel (vol Paris-New York)

 

 

 

 

 


Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires
Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 19:31

Qu'y a-t-il de commun entre Franck Ribéry, le polygame de Nantes, Carla Bruni, Dominique Strauss Kahn, Yasmina Reza, Eric Besson et Sylvie Vartan ?


a) le goût de l'argent et du pouvoir;

b) l'engagement politique;

c) le lien avec l'étranger et les étrangers (ou étrangères); 

d) la défense de la France et ses valeurs;

e) le goût pour la vie en communauté et le retour aux idéaux de mai 68;

f) le titre d'une chanson des années 70;


 


 

g) la défense de la pratique religieuse et/ou de la laïcité;

h) d'être ou d'avoir été victime d'une rumeur;

i) d'être mêlé à un scandale;

j) d'avoir épousé ou fréquenté une célébrité;

k) ... (à vous de compléter).


Eh bien, je vous le donne en mille : tous ces gens semblent focalisés sur leur vécu, et, comme me le suggérait Béatrice dans un de ses commentaires, le vécu, le vrai ! avec un grand "C". 


Obsédés par leur vécu... et pris au piège bien souvent...


Heureusement, d'autres Zahia (si vous tapez ce prénom sur Google, vous arriverez sur la belle vidéo ci-dessous) que celles, ou ceux, qui demeurent emprisonnés dans un pan de leur vie. Une femme au parcours exemplaire, qui nous valorise tous.


 

 

 

 

 



Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 22:20

 

P110410_15.300001.JPG

                                                                     photo (c) Luciamel

 

Parfois ça fait du bien d'être ronchon. Trouver tout moche, et s'en émouvoir très clairement. Voici, sur une seule journée, ce qui a pu m'irriter.


De bon matin (déjà, je n'ai pas réussi à faire la grasse matinée ! à quoi ça sert le week end, si on reste programmé sur l'horaire de la semaine ?) j'ai eu la mauvaise idée d'aller me peser... alors que très naturellement je pouvais remarquer mon petit bide des mauvais jours... Ben non, t'as pas maigri, et même tu as repris le petit kilo perdu... 


Réveillée tôt, car endormie tôt devant la télé... quelle idée aussi de la regarder allongée sur mon lit ! Raté Onfray face à Cyrulnik !!! zut et zut et rezut !


Aujourd'hui c'est jour de lessive, allez ouste, nettoyage de couette, de draps et même de poisson en peluche géant, car tout ça est bourré d'acariens qui font rien qu'à m'irriter les yeux. Dépoussiérage total des alentours du lit, avec chiffons et chiffonnettes imbibées d'eau et d'essences naturelles. Résultat : le lave-linge me rappelle qu'il arrive en fin de vie et qu'incessamment sous peu il va me falloir le remplacer. 


Expédition courses. Mon dos va-t-il tenir le coup ? trimbaler ce caddy jusqu'à Montreuil, aux Nouveaux Robinsons, sous prétexte que c'est bio et que ça revient beaucoup moins cher, mais, surtout, rapporter tout ça à dos de femme... (ben non, mon caddy il ne sait pas encore descendre les escaliers). Faudra pas m'étonner si demain ça tiraille entre les omoplates. 


Tous ces gens qui me foncent dessus, l'effet meute dans le métro, ils ne savent pas tenir leur droite ? ils ne voient pas qu'il y a quelques égarés qui vont en sens inverse du leur ? Je préfère ne pas imaginer ce qui se passerait si une catastrophe souterraine survenait, et ce que donnerait le "sauve-qui-peut".

 

Consultation de mes mails. Pourquoi le syndic de copropriété est-il en train d'essayer de me gruger ? Et depuis quand ils bossent le samedi après-midi ? 

 

Voilà, c'est tout. En plus, en rentrant j'ai pu regarder Onfray et Cyrulnik sur le site de F2... et, même FOG était dépité, ben, ils ne s'engueulent pas ! Il est fort Cyrulnik, il a réussi, tout en le flattant, à totalement décrédibiliser Onfray (en gros, il l'a psychanalysé en direct), avec, en prime, la reconnaissance admirative de l'enfant agité face au savoir-faire de l'éthologue (qui a l'habitude des zozos). Bizarre Onfray, son côté agité du bocal, un peu le type qui cherche la bagarre à tout prix, la tactique du boxeur, comme lui a fait remarquer Cyrulnik. Je me demande si Nietzsche ce n'est pas une excuse chez lui, "j'ai une lecture nietzschéenne de Freud", mon oeil ! un rien l'énerve (Dieu, Freud, l'écologie...), et ça se voit... ;-)))) "est-ce ma faute si dans le miroir que je vous tends vous ne voyez que des horreurs ?", ou encore "dans mon livre il y a une grosse coquille [sic], personne ne l'a encore remarquée, je saurai le jour où l'un de mes détracteurs l'aura trouvée qu'il m'a vraiment lu", dixit le philosophe.

 

Ah, oui... je suis aussi allée sur Google Reader... (pour ceux qui ne le sauraient pas, c'est là où sont stockés les abonnements à des blogs sélectionnés) et j'ai passé un bon moment, car, heureusement, j'ai appris à glisser sur ce qui pourrait m'agacer.

 

Bon, c'est pas tout ça, mais ce soir je vais encore m'endormir face à Ruquier.

_____________________________________________________________________

 

article publié sans prévisualisation, forcément, c'est samedi soir, et sur Overblog c'est embouteillé... il faudra probablement le recorriger demain... 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires
Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 23:10

 

 

En sortant de chez le coiffeur, jeune homme voulant me vendre de la misère : "C'est pour la faim dans le monde", d'un signe de la main et avec un grand sourire (à cet endroit, près du Forum des Halles, je croise un groupe de "recruteurs" de causes humanitaires tous les jours...) je lui fais comprendre que "pas le temps". Il me sourit en retour et me déclare : "Vous avez l'air trop sympa. C'est vrai vous avez une bonne tête"


Le coiffeur ça devrait être remboursé par la sécu.


Hier, Lucas a eu peur que le nuage volcanique ne soit annonciateur de la fin du monde... il ne cessait de répéter : "On va tous mourir, on va tous mourir". Pour le rassurer, je lui ai dit : "Oui, Lucas, on va tous mourir... un jour ou l'autre. Et puis, tu sais, comme le dit Bigard, 100% des fumeurs vont mourir, et 100% des non fumeurs...". "Vont mourir !!!", a-t-il ajouté, en riant. Il a même conclu (on devine l'influence de la famille) : "100% des Sarkozy vont mourir, aussi !".


Dire qu'il va falloir attendre la fin du monde... pour que cesse la faim dans le monde... 


Ce soir, j'apprends qu'une boule de feu est apparue dans ciel américain... Dites, c'est quand 2012 ? Euh... il paraît que c'est pour la réélection de Sarkozy... 


 



En plus j'apprends, de source sûre, que Dorham ferme ses commentaires... tout en mettant en veilleuse son blog... si ça ce n'est pas l'effet du nuage, doublé de l'influence de la boule de feu... je voudrais bien qu'on m'explique. 

 

Et, un petit fado ? non ! en avant première, voici la prochaine défaite du Portugal à l'Eurovision, (je rappelle que la dernière fois que la France a gagné c'était avec une Portugaise...) :


 

 

 

 

 


 

 

Par Luciamel - Publié dans : émotions artistiques
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires
Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 22:51

05042010

 

Tant de choses à lire sur Google reader... et bien plus partout ailleurs (je termine la lecture des Justes, de Camus). Qu'est-ce qu'un blog ? et qu'y écrit-on ? toujours et encore je reviens à cette question. Voici un temps, je dénonçais la tendance boboïsante consistant à vouloir faire de son blog un espace littéraro... sorte d'atelier d'écriture en ligne. Il me semble, en effet, que le "lieu blog" suppose une nouvelle forme d'écriture, entre journalisme et billet d'opinion. Je ne crois pas trop au "roman" ou à "la nouvelle" diffusés sur le Net. J'ai moi aussi été tentée par le genre : ce fut Le bel amant (ici en rubrique sur la droite de l'écran), mais cette histoire je l'avais écrite pour ma petite soeur, pour l'amuser, elle qui ne pouvait bouger de son lit, j'imprimais le nouvel épisode et le lui portais au fur et à mesure, elle l'appelait Le bel ami, le dernier ayant été écrit après sa mort.

 

Je dois vous l'avouer, quand je vois sur vos blogs des feuilletons s'annoncer, avec des personnages et des constructions romanesques... ça me barbe vite. Ne vous étonnez donc pas que je ne commente pas trop. Une personne fait peut-être exception : Nina. Ses histoires sont très courtes : un ou deux paragraphes, son style est ramassé, intense, percutant. Anne et L'oiseau se sont tous deux lancés dans "l'atelier d'écriture", et ils ont raison : ils écrivent fort bien, mais... (pardon!) la fiction ce n'est pas ce que je préfère dans les blogs... J'aime plus y deviner le reflet de votre vécu.

 

Vous me direz "tu charries"... et vous aurez sans doute raison, car j'ai aussi râlé contre les "blogs politiques" qui reprennent en abîme les infos servies par leurs médias ou blogs de prédilection... en ce moment ça pourrait être les retraites, ou la rumeur de la rumeur... (tiens, mais moi je n'ai pas écrit un truc là-dessus ?), ou encore la Pologne... Et, sinon, de quoi pourrait-on parler ??? si ce n'est de ce qui est déjà largement rebattu en large, en long et en travers, un peu partout ?


05042010(003)

 

Ce qui me plaît c'est de suivre les fils conducteurs... J'avais lu ce texte de Dorham où il abordait un thème religieux, j'en avais même conseillé la lecture dans mon précédent billet, puis fus surprise de retrouver Dieu chez Mtislav, je découvris enfin qu'il y avait une chaîne (on dit un tag) : et remontant à la source de celle-ci, je tombai sur Nicolas, qui lui-même avait lu Dorham (ce dernier ayant, en commentaire de son billet, questionné l'athée sur son athéisme, je rappelle au passage à certains lecteurs de Dorham qu'athée s'écrit avec "ée" à la fin, même au masculin, c'est comme lycée, ou musée... pardon, si la remarque fait un peu prof de français... il se trouve que je l'enseigne, le français, aux étrangers...).

 

Le plus curieux c'est que dans la fameuse chaîne (le tag) plus personne ne parlait de Dorham ni de son billet, ni ne lui répondait vraiment, non, tous s'étaient focalisés sur le tag d'un certain Unhuman... et sur des questions dérisoires et néanmoins amusantes.

 

Alors pour revenir au point de départ : Pâques et la résurrection. Oui ou non Jésus a-t-il ressuscité, est-il ressuscité ? comment pouvons-nous le concevoir ? comment ce thème est-il abordé par les artistes d'aujourd'hui ? J'ai dans mon précédent billet fait référence aux chanteuses (et chanteurs), je voudrais à présent renvoyer sur le site d'une galerie : L'art de rien  qui consacre une expo à cette question du religieux traité par de jeunes artistes plasticiens contemporains.

 

J'étais au vernissage, j'ai admiré son oeuvre et eu la chance d'échanger avec Barbara D'Antuono sur sa perception du synchrétisme religieux et de la simplicité avec laquelle elle envisage une spiritualité moderne; d'autres artistes en ont une approche plus ironique, ou plus politique, voire par moments "satanique" (messe noire). Peu de photos de ses oeuvres sont accessibles sur Internet (mis à part sur le site de la galerie, c'est sa Vierge Marie qui illustre l'affiche). 


Parlant du religieux dans l'art contemporain, je ne peux oublier de mentionner mon cher ami Simon Gaetan. Il est lui aussi sur mon Google reader et je ne rate aucun de ses textes ou de ses dessins. 

 

 

05042010(004)

                     photos (c) Luciamel (finalistes Benjamins à Montreuil le lundi de Pâques 2010)

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Ce clip découvert aujourd'hui en cours... conseillé par un de mes étudiants (débutant complet en français) il paraît que ça fait un tabac en Allemagne (si si, il y a un rapport avec la résurrection). L'artiste a pour nom de scène Stromae (anagramme de Maestro)

 


 

 

Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 22:55

 

Dire que mercredi j'y étais n'avance à rien... Dire qu'elle était à la fois frêle et si solide, sur ses talons-aiguille-échasses, et sa canne au côté, qui la faisaient ressembler à un flamand rose prêt à s'envoler. Dire que j'ai retrouvé la voix, mais, curieusement, peut-être, moins l'émotion. Surtout, qu'un malotru (genre bourgeois de 60 ans, à la chemise rose pâle, et à la femme assortie, blonde au tailleur beige) avait laissé sa compagne prendre le strapontin, d'une façon odieusement hypocrite. Lui : "Je vais m'asseoir sur le strapontin". Elle : "Mais non, laisse, je vais m'y mettre". Lui, sans aucune hésitation s'installe illico sur le fauteuil, à ma gauche. Durant la première partie du spectacle, je l'ai observé : ses jambes écartées, son genou droit débordant largement de mon côté... Irritée, j'ai laissé mon pied et mon genou à la limite exacte de mon siège, nos jambes se touchant régulièrement à chaque fois qu'il faisait une incursion de mon côté. Je pensais qu'il comprendrait le côté invasif de son attitude, mais non... Monsieur semblait avoir l'habitude de s'étaler, et qu'on se replie face à lui, à moins qu'il ne crût que je lui faisais du pied... N'y tenant plus, au bout d'une heure environ, je me penche vers lui, lui frôle le bras et lui indique poliment : "Excusez-moi, Monsieur, pourriez-vous enlever votre genou ? on n'arrête pas de se cogner !". Son regard interloqué, ses jambes, suivies de tout son corps, soudain ramenées du côté de l'épouse. Il sut ensuite, lui dont les longues jambes auraient justifié qu'il prenne le strapontin, respecter les limites, son genou ainsi que son pied ayant miraculeusement appris où commençait l'espace d'autrui, il n'eut plus besoin de tant de largeur pour sa longueur de jambes.


Les rappels à la fin du spectacle, pendant lesquels elle chanta No more my lord, a capella, ayant pour tout instrument son pied, dont les coups frappés sur le sol rythmaient la plainte, comme celle des prisonniers qui les premiers entonnèrent ce chant. J'étais tout ouïe, d'autant plus que les bourges étaient partis au premier rappel... Faudra vous y faire, vous les nantis qui vous croyez tout permis, vous qui abusez trop facilement de votre pouvoir ou de votre position sociale, on sera de plus en plus nombreux à vous rappeler les bonnes manières, et, qui sait, on finira par vous éduquer à un certain humanisme, celui qui ne se trouve pas dans vos livres, ou dans les spectacles auxquels vous assistez par "habitude", par obligation... celui qui consiste à être attentifs à ceux qui vivent près de vous... Faudra vous y faire car nous avons appris à taper du pied.

 

Melody Gardot, puisque c'est elle dont il s'agissait, m'a aussi émue (mais pas aux larmes comme je l'avais été lors de mon séjour à la montagne, où la pureté de sa voix, le jazz, le blues, en elle... m'avaient rappelé ma petite soeur... qui aimait tant le jazz) quand elle s'est adressée à Dieu, lui demandant de l'excuser car elle ne l'avait pas évoqué de la journée, y voyant la cause du morceau raté par deux fois, et qu'elle dut se résoudre à abandonner ce soir-là... Birds... 

 

Elle, croyante, bouddhiste dit-on. Elle, si sereine, et si drôle, pour nous parler de Dieu, ce qui ne l'empêche pas d'être une fille hyper-sexy. Une artiste française au label "laïcité" estampillé, aurait-elle pu se référer à Dieu, et s'amuser de sa relation avec lui ? Nous, nous avons plutôt des beurettes, défendant à corps et à cri la burqa (cf hier Camélia Jordana chez Ruquier) ceci sans parler de leur foi, ni de Dieu... non, elles parlent seulement de la burqa, du voile... et quand elles se convertissent comme Diam's c'est pour entrer en lutte plus qu'en religion... Elle est attendrissante Camélia, avec ses tout juste 17 ans... Les chanteurs et leur conversion... ce n'est pas nouveau : Cats Stevens, Bob Dylan, Leonard Cohen... pour ne citer que... les meilleurs.

 

Et puis vendredi chez FOG, Onfray est venu présenter son prochain pavé (dans la mare) : après Dieu, c'est Freud qu'il a décidé d'éliminer. Ben, il n'y est pas allé avec le dos de la cuiller ! car, même, il a invoqué la religion pour attaquer la psychanalyse : "A Lourdes aussi on a observé des guérisons". Je lui souhaite bien du plaisir au philosophe, car les psys ne vont pas se gêner pour l'analyser... Pendant cette première interview, il nous a déjà révélé que lui Onfray avait passé beaucoup de temps chez les curés, où il avait été tripoté mais jamais violé... c'étaient les plus faibles, ceux dont on abusait car ils ne savaient pas se défendre (ouïe, ouïe, ouïe... si ça, ça n'explique pas sa phobie de la religion... son besoin de purification). Il nous a aussi fait un portrait de Freud (drogué, obsédé sexuel et parricide dans l'âme, usurpateur et avide) fichtrement décapant ! Pour la sortie du livre FOG nous annonce un débat "Michel Onfray face aux psys" (dont Cyrulnik) : à ne pas rater.

 

Pour terminer ce tour d'horizon "entre jazz et Jésus", allez lire le billet de Dorham... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 22:41

La rumeur dit que la rumeur sur les infidélités du couple présidentiel viendrait de Rachida Dati... et que telle serait la raison à son récent bannissement.

La rumeur dit que Christ est ressuscité.

La rumeur, entendue dans le métro, dit (dans la bouche d'une femme d'environ 60 ans) que "Les hommes, s'ils pouvaient faire des enfants, ils en feraient un, ils n'en feraient pas deux".

La rumeur, Place des Vosges ce jour, dit : "Ton père, il avait plein de maîtresses...". 

La rumeur dit que Michael Jackson ne serait pas mort, qu'il aurait seulement fait semblant, et que, tout comme Elvis, il se serait métamorphosé en un blogueur anonyme... et néanmoins influent.

La rumeur dit que la femme est l'avenir de l'homme, mais qu'au départ tout a été de sa faute, et lui, l'homme, est bien placé pour le savoir... 

La rumeur dit que nous sommes mortels... et que, pourtant, nous pouvons ressusciter.

Une femme l'a vu, une femme était en ce jardin où il était revenu du pays des morts. Il lui dit : "Marie !", se retournant elle le reconnut et l'appela : "Rabbouni!". Elle est Marie, ou Myriam de Magdala


04042010.jpg

 

04042010-002-.jpg

 

04042010-005-.jpg

 

04042010-006-.jpg

 

04042010-007-.jpg

 

04042010-009-.jpg

Photos (c) Luciamel, ma promenade dominicale, du Père Lachaise à la rue des Francs Bourgeois.

 

Par Luciamel - Publié dans : rêves
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 16:33





l'amour, le soleil... en nous. A alegria voltou... la joie est revenue, chante Orphée. 

Regarde Orphée, le Soleil renaît, ton Eurydice est morte, mais le Soleil luit, regarde-le... qui renaît... joue... joue encore et fais-le se lever pour nous. La la la la, la la la la... 


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 14:57
A Mtislav et à Blandine

La douceur, le bonheur, la mélancolie... Pour faire un samba de toute beauté, il faut un peu de tristesse, sinon ce n'est pas un samba, non... Pour goûter au bonheur, à la félicité, il nous faut accepter son camarade, le malheur. Qui mieux que nous les lusophones (car ça en devient une identité, en Afrique, au Cap Vert avec la morna, au Brésil avec le samba et la bossa, au Portugal avec le fado, j'en oublie et des meilleurs; avec notre saudade à la boutonnière) a chanté, bu et vécu, cette dualité ? 

Le bonheur, la félicité, Vinicius et Toquinho. Ce bonheur où l'on ne rit pas, ce bonheur où l'on plonge dans l'intériorité de nos vies, ce bonheur qui nous sourit par moments... ce bonheur qui nous fuit tout le temps... Cette éphémère, cette instable, cette vacillante flamme, nous ne cessons pourtant de l'entretenir. 

Félicité, notre devenir. 

Dans la présence en creux de nos âmes, nous le sentons, nous le savons. 

Tristeza nao tem fim, felicidade sim... 






Tristeza não tem fim                                                      Tristesse n'a pas de fin
Felicidade sim                                                                 Félicité, oh oui

A felicidade é como a gota                                           La félicité est comme la goutte
De orvalho numa pétala de flor                                     De rosée sur un pétale de fleur
Brilha tranquila                                                              Elle brille tranquille
Depois de leve oscila                                                    Puis doucement elle oscille
E cai como uma lágrima de amor                                   Et tombe, comme de l'amour un pleur

A felicidade do pobre parece                                       La félicité du pauvre ressemble
A grande ilusão do carnaval                                        A la grande illusion du carnaval
A gente trabalha o ano inteiro                                      On travaille l'année entière
Por um momento de sonho                                           Pour un moment de rêve
Pra fazer a fantasia                                                      Pour vivre la fantaisie
De rei ou de pirata ou jardineira                                   D'être roi, pirate ou jardinier
Pra tudo se acabar na quarta feira                              Et, le mercredi, voir tout s'achever.

Tristeza não tem fim                                                     Tristesse n'a pas de fin
Felicidade sim                                                               Félicité, oh oui

A felicidade é como a pluma                                        La félicité est comme une plume
Que o vento vai levando pelo ar                                  Que le vent va portant dans les airs
Voa tão leve                                                                 Qui vole si légère
Mas tem a vida breve                                                   Mais dont la vie brève
Precisa que haja vento sem parar                                Nécessite un souffle sans trève.

A minha felicidade está sonhando                               Ma félicité est en train de rêver
Nos olhos da minha namorada                                     Par les yeux de ma fiancée
É como esta noite                                                         Elle est comme cette nuit
Passando, passando                                                   Qui passe, qui passe
Em busca da madrugada                                              Dans l'attente de l'aurore
Falem baixo, por favor                                                  Parlez bas, je vous en prie
Prá que ela acorde alegre como o dia                          Pour qu'elle se réveille épanouie
Oferecendo beijos de amor                                          Et m'offre des baisers d'amour encore

Tristeza não tem fim                                                    Tristesse n'a pas de fin
Felicidade sim                                                               Félicité, oh oui


(traduction (c) Luciamel)

 
Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /Mars /2010 21:56

24032010-004-.jpg


Ton corps couché sous la terre. Je vais de temps à autre vérifier la jardinière... Toi, tu n'es plus là. Tu es sur la montagne, tu es dans le soleil qui se lève, les fleurs que je t'ai apportées, la terre, le vent... Ton squelette qui se profile dans le cercueil, je l'imagine aussi... mes yeux ne veulent pas se leurrer... 

Aujourd'hui, en rendant visite, comme à chaque fois, à ton voisin Bashung, j'ai vu que sa tombe était bien fleurie... plus que la tienne, mais j'ai aussi remarqué que sa famille non plus n'avait pas encore fait poser de pierre tombale... ni de stèle. Après un an, nous t'en ferons ériger une, avec un bas relief de Zoltan Zsako, notre ami. En face du radeau de la Méduse de Géricault, tu l'auras toi aussi ton oeuvre, toi l'artiste de la vie. 
 
Voici les photos prises lors de ma dernière visite à ta nouvelle résidence secondaire... 


24032010.jpg


24032010-001-.jpg


24032010-002-.jpg


24032010-003-.jpg

                                                              Photos (c) Luciamel


Les chats

Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres ;
L’Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin ;

Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques
Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

Baudelaire.







 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 22:28






Toi la soeur que j'ai vraiment eue
Sais-tu toi qui l'as vécu 
Ce que nous avons fait ensemble
Deux ans après moi, tu étais née
Alors on ne s'est plus quittées
Comme des amies qui se ressemblent
On a appris l'argot par cœur
Et j'ai été ton professeur
A notre école buissonnière 
Sûr qu'un jour on s'est battues
Pour peu qu'alors on ait connu
Ensemble les mêmes premières

[Refrain] :
Mais tu n'es plus là
A qui la faute
Pas à mon père
Pas à ma mère
Tu aurais pu chanter cela

Toi la soeur que je n'aurai jamais plus
Si tu savais ce que j'ai bu
De mes chagrins en solitaire 
Si tu ne m'avais pas fait faux bond 
Tu aurais fini mes chansons
Je t'aurais appris à en faire
Si la vie s'était comportée mieux
Elle aurait divisé en deux
Les paires de gants, les paires de claques 
Elle aurait sûrement partagé
Les mots d'amour et les pavés 
Les gars et les coups de matraque 

[Refrain]

Toi la soeur que je ne verrai plus jamais
Je suis moins seule de t'avoir appelée
Pour un instant, pour une peine
Je t'ai dérangée, tu me pardonnes
Ici quand tout vous abandonne
On se rappelle sa famille
 

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 19:44
17032010(012)
                                                              Photo (c) Luciamel


Entendons-nous bien, quand je parle de vous, dans le miroir c'est surtout moi que je vois. Vos défauts, ce qui m'irrite en vous n'est souvent dû qu'à mon envie de ne pas me reconnaître telle que je suis. Il m'est arrivé récemment de me trouver confrontée à ce que je nommerai  "le degré zéro de la beaufitude". Sur les pistes de ski, des hommes... se retrouvant en bande, et s'entraînant mutuellement à celui qui ferait les plus belles blagues, les plus grasses... les plus... "blondes" ? Oui, je vous l'annonce solennellement, les hommes blonds (devenant, avec le temps, légèrement chauves sur le dessus du crâne) sont... "blonds" tout autant que les femmes.

Imaginez mon désarroi, moi l'intello, moi la Parisienne... moi... la brune  (et fière de l'être), quand, mon diplôme en bandoulière, mes lectures, mes citations de Cyrulnik, mes digressions sur Einstein, et toute mon envolée poétique (fado, fado...) se dérobent sous mes pas... Ici le concours est à celui qui saura faire rire l'autre, l'intelligence se jaugeant uniquement à cette aune-là... la beaufitude. Ce qui me désole est de constater que même dans la franche rigolade, l'amitié virile se décline sur le ton de la domination. Dans un groupe d'hommes vous trouverez toujours un "mâle dominant", celui qui attend qu'on se soumette à lui. Moi, qui suis habituée à refuser les dominations je m'étonne toujours de voir que le modèle semble se reproduire si aisément. Ce schéma est celui de nos institutions, celui de nos modèles sociaux, un mâle en haut... le chef de meute... et ceux qui se rabaissent, en dessous. En dessous... on trouvera... ceux qu'on essaiera de subjuguer : nos "inférieurs" sociaux, "beaufs", immigrés, femmes, enfants... Deux femmes, trois hommes... quelle surprise, regardant les résultats des élections, j'ai tout vérifié... les mâles dominants... avec des femmes servant de décoration... de justification... Ah ? Cécile Duflot ? Martine Aubry ? Ségolène Royal ? vraiment des chefs de meute ? ou plutôt des pions sur l'échiquier de ces Messieurs ? Je leur souhaite de trouver la force... de réagir, de surmonter les obstacles, de faire des propositions... nouvelles. 

Et surtout, regardons toujours dans le rétroviseur quand nous dénonçons les défauts de ces Messieurs...

Et surtout, attendons toujours le miracle... 

Et surtout, croyons toujours en nous : hommes, femmes, enfants... 




Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 18:37
16032010-008-.jpg


J'étais au
pays du Dahu. Vous savez : l'animal qui a deux pattes plus courtes du côté qui longe la montagne, la nature l'ayant ainsi pourvu pour lui faciliter la grimpette, adaptation optimale de l'animal à son milieu, l'obligeant toutefois à toujours suivre la même direction et l'empêchant de rebrousser chemin... Cette singularité explique qu'on ait des Dahu de droite, aux pattes droites plus courtes, ils tournent toujours dans le sens des aiguilles d'une montre, tandis que les Dahu de gauche, aux pattes gauches raccourcies, vont à l'opposé. Se retrouvant de ce fait toujours face à face, ou fesses à fesses, ces deux espèces n'ont jamais pu se reproduire... 
 

16032010-005-.jpg


Ces deux grandes familles ont fini, par cousinage, par donner naissance à des Dahu au pelage changeant (car, suivant les saisons, ils grimpent plus ou moins haut dans les alpages). Pour les reconnaître il n'est qu'un moyen : l'observation attentive de leurs crottes. Parmi les Dahu de gauche ceux qui s'approchent un peu trop du sommet ont, du fait de la raréfaction de l'oxygène, tendance à saigner plus facilement, et il est fréquent de voir quelques gouttes rouges près de leurs crottes, alors que leurs cousins, qui aiment brouter le plus possible au ras des pâquerettes, font de jolies petites crottes toutes vertes et oxygénées. Les Dahu de droite qui s'aventurent tout en haut sont assez agressifs, ils passent leur temps à essayer d'expulser de leur territoire tout ce qui leur semble un peu trop vivant... et qui, soi-disant, vient manger leur pain... leurs crottes sont noires et sèches comme du charbon. Les Dahu de droite qui broutent tout en bas, près du ruisseau, en comptant fleurette aux vaches, veaux et cochons..., ont des crottes plutôt orange... leur bile n'ayant pas réussi à digérer tout ça... 

Ce soir est soir de chasse au Dahu. Vous avez sorti votre carte d'électeur, euh... de chasseur de Dahu ?

Prenez vos lampes, votre sac de jute... et attendez... toute la nuit. Sifflez de temps en temps pour en attirer un. Et, qui sait ? au matin... 
 
16032010-001-.jpg
Photos (c) Luciamel



En dehors des sentiers battus, j'ai aussi entendu ceci :





Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 21:56

 

Regarder une interview de Patrick Modiano, un jeudi soir sur France 5... et, par moments, se dire... euh... non... je ne vais pas continuer... enfin... regarder... écouter... comment dire ? aurai-je toute la patience de suivre les pérégrinations langagières de cet homme, sous prétexte qu'on le dit le "meilleur écrivain" français contemporain ? 

Mais, c'est mon métier... écouter ceux qui cherchent leurs mots... qui hésitent, qui trébuchent... qui bafouillent, s'emmêlent les pinceaux dans leurs pensées. Et, souvent, je n'ai pas à le regretter, car, plus que les beaux parleurs, plus que les érudits, ils me font voyager en des terres de poésie. 

En ce moment, mon groupe d'étudiants : une Suisse (de 55 ans, travailleuse sociale), un Américain (55 ans, chef d'entreprise), un Italien (35 ans, journaliste), une Finlandaise (35 ans, institutrice). Notre cours aujourd'hui, suite à l'exposé de Ruth, la littérature française, et, pour elle, sa découverte de Françoise Sagan, de Bonjour tristesse et du film avec la merveilleuse Sylvie Testud; de sa passion pour l'oeuvre et la femme. 

Tour de table : votre amour de la littérature française ou autre. Federico nous a fait part de sa ferveur pour Marcel Proust dont il est un lecteur chevronné, et sur la tombe duquel il vient de se faire prendre en photo au Père Lachaise, ce qui, nous a-t-il confié, a beaucoup choqué sa mère, mais aussi Zola qu'il a littéralement dévoré (surtout Le ventre de Paris). Sam, lui, notre poète, qui n'arrête pas de nous interroger sur les mots, et de rimer à tout bout de champ, nous a avoué son amour pour Baudelaire, Stendhal, et Victor Hugo. Païvi, elle, m'a parlé d'un auteur finlandais qu'elle adore, ce qui m'a rappelé que j'avais le livre à la maison (déposé mystérieusement un jour dans ma bibliothèque par un inconnu), Mika Waltari, Sinouhé, l'Egyptien (en fait, moi, on m'a laissé "en cadeau", Le serviteur du prophète).

J'ai dit à Païvi que, grâce à elle, je savais quel livre emporter pour mes prochaines vacances à la montagne... 

Je vous souhaite une bonne semaine, vous enverrai, peut-être (s'il y a la Wifi) quelques images de mon paradis blanc...

En cadeau, cette autre suggestion de Païvi, elle est tombée en pâmoison en l'écoutant : une jeune musicienne américaine, au destin peu commun, tout comme Sagan... Melody Gardot.



 

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 19:05

 




Meus lindos olhos, qual pequeno deus                                      Mes yeux si beaux, si petit Dieu,
Pois são divinos, de tão belos os teus.                                     Oui, si divins, qu'ils sont les tiens,
Quem, tos pintou com tal feição                                                 Qui te les a peints avec une telle intensité
Jamais neles sonhou criar tanta imensidão.                               Jamais n'a cru les décrire en telle immensité

De oiro celeste,                                                                           De l''or céleste,
Filhos de uma chama agreste                                                     Fils d'une flamme agreste
Astros que alto o céu revestem                                                 Astres que le ciel revêt
E onde a tua história é escrita.                                                   Et où ton histoire est écrite.

Meus lindos olhos, de lua cheia                                                 Mes yeux si beaux par la lune pleine,
Um esquecido do outro, a brilhar p´rá rua inteira.                     L'un de l'autre oublié, l'un à l'autre éperdus,
Quem não conhece o teu triste fado                                         Qui connaissent ton triste fado
Não desvenda em teu riso um chorar tão magoado.                 Qui révèlent dans leur rire une plainte si douloureuse.

Perdões perdidos                                                                      Pardons perdus
Num murmúrio desolado                                                            Dans un murmure désolé
Quando o réu morava ao lado                                                   Quand l'accusé habitait à côté
Mais cruel não pode ser.                                                           Rien ne pouvait être plus cruel

Este fado que aqui canto                                                           Ce fado qu'ici je chante
Inspirou-se só em ti                                                                    N'est inspiré que de ta vie
Tu que nasces e renasces                                                        Toi qui nais et renais
Sempre que algo morre em ti                                                      Dès lors qu'en toi quelque chose meurt 
Quem me dera poder cantar                                                      Comme j'aimerais pouvoir chanter
Horas, dias, tão sem fim                                                             Des heures, des jours, sans fin...
Quando pedes só pra mim                                                          Quand tu me demandes, à moi...
Por favor só mais um fado.                                                        S'il te plaît, encore un fado.

(traduction (c) Luciamel)




Ah, comme ça rassure de lire les résultats des entreprises du CAC 40. Quel bonheur d'apprendre que les organismes financiers, mais surtout les banques, ont réalisé des bénéfices colossaux en 2009. Au moins notre argent aura servi à quelque chose. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres... c'est aussi les déboires des industries (Renault, PSA et compagnie) qui les obligeant à faire allégeance, et à s'endetter, a soufflé des dividendes à tous ces actionnaires assoiffés. Des vampires, vous dis-je. Des vampires.

Le mur sera terriblement dur. Nous le savons.

Eux, les nantis (les gros actionnaires, et autres "riches" profiteurs du travail du plus grand nombre) se disent que tout est au mieux dans l'Adam Smith des mondes... Tout se régule, le bas, le haut, la droite, la gauche, les noirs, les blancs... avec le marché et son libéralisme. Vas-tu te poser des questions parce que tu es un "héritier" ? non ! tu vas, naturellement, essayer d'en profiter (tu serais bien bête de ne pas utiliser les relations de papa/maman, de ne pas défendre, chèrement, ta place, celle du favorisé  : les pauvres sont si nombreux... soyons logiques, à partager équitablement toutes les richesses ça ne créerait, au bout du compte, qu'une immensité de "pauvres", alors qu'en favorisant une classe de privilégiés on préserve intact... LE REVE.  Avec en prime, le principe du Loto, tous y ont un accès -surtout les pauvres, car quand on lit les livres consacrés aux "millionnaires gagnants du Loto", on se dit qu'ils étaient tous pauvres avant ! et que seuls les pauvres gagnent, c'est, par conséquent, la justice du "libéralisme économique", vous, pauvres, vous pouvez devenir riches grâce au Loto...). C'est Metropolis
 



Ce qui me désole (pour rester "sobre") c'est le discours
"des gens de gauche" et je puis vous dire que les extrêmes me plongent dans un abîme de perplexité... Les anarco-gauchistes-écolo-trotskistes me hérissent le poil. Je suis socialiste. Royaliste. Que voulez-vous, je suis fidèle. Je me souviens des quolibets sur mon blog (et d'autres blogs "féminins", car de féministe ils n'avaient rien) quand j'osais mentionner le nom de Ségolène Royal. Je pense que les femmes ont été les juges les plus sévères, les plus cruelles, à son endroit. 

Je suis fidèle à certains idéaux, je le répète avant elle j'étais une fervente de Lionel Jospin... (quelle déconvenue de voir comment, lui et sa femme, l'ont démolie : un manque de vision certain). 

Vous qui aujourd'hui vous apprêtez à "donner une leçon à la gauche", à faire entendre votre voix... (avec Le Pen, avec Besancenot, avec Duflot...) dites-vous que vous ne servez qu'un maître : le pouvoir en place. 

Oui, vous entendez négocier votre place dans les conseils régionaux... était-ce la meilleure méthode que d'affaiblir ceux qui, dans votre camp, pouvaient l'emporter ?

Ah, vous calquez votre stratégie sur celle de la guerre. Ah, oui... 

Que savons-nous de la vie ? si ce n'est le conflit ? Et je n'élève pas la compassion en exergue pour contrebalancer l'injustice (car quel marché se compare à celui-là... celui de la charité ? l'obligation d'empathie avec la souffrance d'autrui... quelle hypocrisie ! quelle tromperie...).

C'est comme l'amour... tiens ! pas de plus grande escroquerie que celle de la "charité"... (voyez toutes nos associations caritatives, que de mégalos à y prospérer...), les bons sentiments... ah, comme ça se vend bien dans les milieux bobos de gauche (que de fils et de filles de bourgeois "priviliégiés" de gauche qui s'engagent et "font carrière" dans l'humanitaire).

L'amour... n'est "rentable" que tant qu'il vous rapporte (c'est comme le CAC 40). 

Est-ce choquant de le dire ? profiter de la misère d'autrui pour se faire valoir (qu'on fasse partie d'une association humanitaire n'y change rien) est une bien triste chose. La gauche se doit ne pas rester assise sur de bons sentiments. La gauche doit avoir le courage de se critiquer, et même de faire profil bas... Il ne suffit pas de prendre la défense des faibles et des plus démunis (bien que ça soit chose fondamentale), encore faut-il avoir la poigne, la réponse, la ferveur qui portera l'ensemble de la population.


 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires

Pour m'écrire

Vous pouvez m'envoyer un message personnel
en cliquant sur  contact 

Présentation

Recherche

Images Aléatoires

  • 20111402 Art de rue, Père Lachaise, février 2011 017
  • MDB n°2 007
  • Voix sur Berges 08
  • 20111402 Art de rue, Père Lachaise, février 2011 010
  • 20110526 Roses, FKDL 003
  • 20111402 Art de rue, Père Lachaise, février 2011 021

Derniers Commentaires

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés