Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 19:07
"Etre libéré
Lâcher prise
Je fais ce que je veux
Plus d'entrave
Je m'en fous de tout.

Parler des autres, des SDF, des politiques, pour que mon spectacle parle des autres. Eclater tout ça, éclater les structures de mon jeu".  Michel Boujenah.

Les relations hommes/femmes. Les hommes ont le droit d'avoir beaucoup de femmes, alors que les femmes doivent avoir un seul homme. Le mensonge de l'amour. On essaie d'être ce qu'on n'est pas. 

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Super, super... euh... tu dis quoi ? les hommes, les femmes, quoi ? euh... reprenons.
 

http://pawaland.canalblog.com/images/_Users_jeanchri_Desktop_petit_chaperon_rouge.jpg
L'eucytocine (in Wikipédia), pour celles qui ont accouché, ou allaité... uniquement.

"L'injection d'ocytocine dans le cerveau d'un mammifère produit des modifications significatives de son comportement : diminution de l'agressivité, augmentation de la sociabilité, plus grande résistance à la douleur, baisse de la tension artérielle, augmentation de l'appétit et comportement maternel chez les femelles. Ces effets persistent en moyenne deux fois plus longtemps chez les femelles que chez les mâles. Chez l'être humain, l'inhalation d'ocytocine permettrait de majorer un état de confiance vis-à-vis d'autrui.

L'ocytocine naturelle produite dans le circuit neuronal joue un rôle essentiel dans l'attachement entre la femelle mammifère et son nouveau-né". 

 
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C'est comme ça que Boujenah justifie son inconstance amoureuse... euh... vous (les femmes) avez de l'eucytocine... à certains moments bien déterminés, nous (hommes) ça survient sans crier gare... Les nanas qui n'ont pas d'enfant, ça se produirait pendant le rapport sexuel (rapport au fait qu'elles ne pensent, de toute façon, qu'à procréer... suivez le raisonnement !).

Alors que, pour ces Messieurs, ça pourrait survenir n'importe quand... dès qu'ils voient des seins dévoilés (d'où qu'ils nous bassinent sur leurs blogs avec des filles dénudées). Et que ça n'aurait rien à voir avec la personne qui se trouve en face d'eux... Pour vous donc, Messieurs, le sexe serait, forcément, indéterminé, alors que pour nous, faibles femmes soumises à l'influence de l'ocytocine, il serait dicté par votre présence, existence, unicité, domination, sans conteste. CQFD. 

Oui, Messieurs, vous auriez bien raison de nous trahir, d'être inconstants, volages et futiles... (se dit-il).

Retenez, simplement, que nous pourrons, par conséquent, très bien nous passer de vous, ou apprendre à vous manipuler. Heureusement, certains hommes aussi savent aimer... éperdument (voyez John Keats) et s'attachent à une seule femme (à la fois), car ils sont des humains comme nous. Certaines femmes se rient de l'eucytocine et n'ont aucune difficulté à vous collectionner... voyez Carla.

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un homme sous l'effet de l'eucytocine...




une femme qui a été aimée par cet homme... 


    
 
Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 16:15
Comme suite au précédent billet, et grâce aux conseils (tout en intériorité) de l'écureuil, voici la version "fado" d'Aznavour. 

Tout d'abord, ce clip youtube Amàlia raconte l'importance de la France et de Paris dans sa carrière, puis sa rencontre avec Aznavour qui lui a écrit Mourir pour toi (qu'elle chante à la fin du clip).




Puis, par Aznavour lui-même :






Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 14:43
En ces temps de morose frilosité à fraterniser, de sentiments tiédis ou réchauffés (quand ils ne sont pas commercialisés et, tout bonnement, mâchés ou pré-cuits), de tristesse à nos visages d'humanité, il n'est pas mauvais de s'en remettre aux poètes.

Hier, j'assistai à la Maison d'Amérique Latine à la projection du court métrage d'un jeune* cinéaste-plasticien chilien Enrique Ramirez ("Brises", en version intégrale sur son site). On a loué la dimension poétique de son travail, et rappelé que, de tous temps, les poètes ont sans doute été les vrais révolutionnaires de nos consciences endormies. Pablo Neruda étant bien entendu évoqué.

Etre poète n'est pas de tout repos, souvent pauvre et méconnu (de son vivant), on passe sa vie traversé de visions, medium d'un temps à venir, et cloué au pilori de la sensibilité. Tel est le message du dernier film de Jeanne CampionBright star, vu un peu plus tôt dans l'après-midi. John Keats et Fanny Brawn brûlés d'amour et de désir, enchaînés à la matière, plongés dans l'océan de leur attirance mutuelle, à coeur éperdu, tout autant que lui était immergé dans la poésie :  son étoile au ciel, par le souffle soulevant la poitrine de sa belle, l'un à l'autre inaccessibles, et pourtant à jamais unis.
 



Aznavour n'est pas poète il est chanteur, et tout en étant français n'en est pas moins d'origine arménienne, comme notre Président... qui n'est ni poète, ni chanteur, car il est Président (même s'il a épousé une chanteuse un peu poétesse, elle pas vraiment française bien que première dame de France, une sorte de princesse mariée au souverain), et qui, lui aussi, est d'origine étrangère, à l'image d'un grand nombre de ses concitoyens... 

Alors, permettez, suivant la proposition de Nicolas (non, pas le Président, le n°1 des blogs !), et suivant l'exemple de Didier (lui, l'écrivain de la joyeuse petite bande), puis de FalconHill (dont j'ai pour l'occasion re-découvert le blog nous vantant sa douce France), qu'ensemble nous prenions notre première leçon d'arménien. 

Il s'agit du texte d'un de leurs plus grands poètes : Paruyr Sevak (dont vous trouverez la biographie, sur la page Facebook : "devenez fan de"). 





Je suis sûre que vous avez, presque, tout compris mais, si vous le souhaitez, vous pourrez le vérifier ici, grâce à la version anglaise


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* j'arrive à l'âge, où tout le monde rajeunit... 
Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 20:59
Je ne l'apprécie pas outre mesure... (ses positions sur la religion), en cela il me fut assez désagréable de tomber, en tous points (sauf celui de la religion), d'accord avec lui. Il a dit avec des mots qui auraient pu être les miens (et qui, même, l'ont été) mon sentiment sur quelques débats de notre société. Lui c'est Michel Onfray.

Depuis que le livre est sorti, et même avant, ce ne fut que polémique, levée de boucliers (surtout par les femmes et par beaucoup se disant féministes), pour contester et conspuer, sans réserve aucune, le dernier ouvrage d'Elisabeth Badinter. Cette semaine dans Télérama, Weronika Zarachowicz ne s'est pas gênée pour la démolir.

Il intitula son article dans Le Monde comme en regard à l'un des miens... interpellant Olivier Besancenot. Le sien : Le nouveau parti anticapitaliste, ou la schizophrénie en bandoulière. Le mien : Le facteur et son doigt blessé... en bandoulière. Ce qui est drôle et confondant, c'est que nous parlons de la même personne, et que nous en disons à peu près la même chose. 

Puis, plus étonnant, il écrivit avant que moi-même je ne laisse ici (sans l'avoir lu, comme lui ne m'avait aucunement lu) sur mon blog des propos identiques aux siens  :

"A ce défilé de mode digne d'une cour des miracles, il nous faut désormais ajouter des féministes qui estiment que la maternité est le destin de toute femme, que la prostitution relève de l'exercice libre, sinon libéral, de son propre corps, que l'allaitement procure des sensations qui dispensent d'en chercher ailleurs - merci, chère Elisabeth Badinter, de résister à ce "féminisme"-là !"

J'ai ce soir écouté l'auteure du livre en question, sur France 5. Elle a rappelé que jusqu'à aujourd'hui en France, héritière des Lumières, on considérait qu'une femme avait des intérêts qui primaient sur la maternité, on trouvait normal qu'elle travaille peu de temps après l'accouchement, et on ne la culpabilisait pas de ne pas assimiler sa vie à la "maternité". La France se distinguait en cela de pratiquement tous les pays d'Europe, où les femmes qui procréent se doivent de se vouer à leur famille, à "l'élevage" de leurs enfants pendant leurs premières années (sous peine de se voir rejeter par la société, ou par la famille). Il se trouve que paradoxalement (ou très logiquement) c'est en France que les femmes ont le taux de natalité le plus élevé, en travaillant à temps plein; elle cite le cas de l'Allemagne qui connaît un taux de 26% à 36% de femmes n'ayant pas d'enfants. Badinter demande : "dans ces conditions, peut-on continuer à pathologiser les femmes qui n'ont pas d'enfants, dans ces pays où le poids de la maternité n'est pas supportable ? peut-on continuer à soutenir que les femmes qui ne veulent pas d'enfants ne sont pas des femmes ?"

Or, en France, à la fille des Lumières, à la Marianne... au bonnet phrygien rouge, à la femme menant le peuple vers sa liberté... on tente de substituer une femme enceinte... à la robe blanche immaculée, au bonnet devenu blanc... et à l'entrave familiale évidente. On tente de nous convaincre que le retour à la nature est un retour à l'authentique... le retour à l'allaitement, à l'éducation des enfants, la valorisation de ceux-ci, l'idolâtrie, jusqu'à s'énamourer de ceux qu'on devrait seulement éduquer, deviendrait la vraie féminité, et, paradoxalement, représenter le vrai féminisme. 

Ce sont ces mêmes femmes qui veulent allaiter, croire qu'on les laissera élever leurs enfants un, deux, voire cinq ou six ans (pourquoi se limiter ?) comme en Allemagne ou en Suisse, où, on considère que c'est pour le "bien" de l'enfant, et que tout "naturellement" c'est à la femme de s'y consacrer, car ça sera bien plus profitable (le père étant bien plus efficace et rentable au travail), ce sont ces femmes qui croient qu'on leur réservera ensuite une place de choix dans la vie professionnelle... qu'il leur suffira de vouloir revenir au travail, pour pouvoir... après 1, 2, 3, 5 ou 10 ans... reprendre facilement une carrière... La lutte était d'essayer de parvenir à la parité, de ramener les salaires à l'égalité, de permettre aux femmes d'être perçues professionnellement comme des égales... de faire en sorte qu'à la maison, les tâches soient partagées, or, ce retour à la maison... ne fera que nous entraver, ne fera que justifier notre "différence" sociale... notre "spécificité biologique"... (on aura beau me dire qu'on peut très facilement allaiter et continuer à avoir une activité professionnelle, une collègue qui vient d'accoucher et qui va sans doute demander le congé parental, m'a confirmé que de congeler les biberons, de les décongeler sous des conditions très précises, était très très contraignant, qu'étant donné la difficulté de trouver une place en crèche, le fait qu'elle voulait allaiter (étant donné qu'elle se disait que c'était "mieux" pour le bébé) elle préférait renoncer à travailler... pendant un an).

On aura beau jeu de relever qu'Elisabeth Badinter est héritière et actionnaire de Publicis, et que l'image de la femme dans la publicité est loin du féminisme... on tombe comme dirait Onfray une fois de plus dans la schizophrénie : on reproche à la philosophe, d'être trop et pas assez féministe à la fois... Si tu es femme rien ne te sera épargné : tu es actionnaire et philosophe... et féministe... c'est bien trop pour une seule personne, nous ne saurions le pardonner, si tu étais homme... ça serait bénédiction, ou habileté. 

Toutefois, je rejoins cette critique qui nous demande à nous femmes d'un peu plus nous responsabiliser, de moins nous victimiser, et de moins nous complaire dans nos conditionnements ancestraux (dans ce qu'ils peuvent avoir de rassurant et de satisfaisant). 

Paradoxalement, à côté de cette féminité traditionnelle sur le retour... une autre semble vouloir s'imposer. 

Je me suis demandé l'autre jour si je devenais une vieille schnock quand assise face à une toute jeune femme dans le métro, je me suis surprise à me dire qu'elle faisait de la provo... 

Il devait faire moins 2°C dehors, elle s'est assise face à moi, manteau en fausse fourrure aux hanches, short très très court (on ne le voyait plus quand elle était assise), collant noir transparent en dessous, bottes. Jambes écartées, je n'en croyais pas mes yeux... mon voisin non plus, ni l'homme assis près d'elle qui semblait avoir du mal à déglutir... tant il se retenait. Elle sembla comprendre leur gêne, car au bout d'un moment (elle devait être étudiante) elle sortit un cahier avec lequel elle couvrit ses cuisses, faisant mine d'écrire quelque chose. Cela n'empêcha pas ces Messieurs, ni moi, de vérifier régulièrement qu'on avait bien vu ce qu'on avait vu. 

Une semaine avant, la même scène... une autre jeune femme short (décidément elle n'ont pas froid... aux "yeux"...) mini-mini par un froid glacial, jambes écartées... hommes semblant dans le désarroi, elles très jeunes-femmes à l'allure hyper sexy. 

Ces scènes me sont revenues en lisant l'article d'Olympe nous présentant le Dictionnaire iconoclaste du féminin, et son article sur les "préliminaires"... En effet, ces Messieurs n'auraient pas besoin, eux, quand ils se retrouvent à coucher avec nous à devoir être excités... car ils l'ont été tout au long de la journée : dans les pubs pour les yaourts, la voiture, le forfait, ou pour le parfum... par des jeunes filles testant leur séduction sur eux dans le métro, et avec leur femme s'étant acheté les dessous de la fille à moitié nue, vue sur des affiches d'abri-bus... (allez sur les blogs de ces Messieurs, et vous retrouverez in extenso, les reproductions de ces photos de jeunes filles dénudées, dans des poses suggestives aux allures pseudo-romantiques, et dans des lumières tamisées à l'érotisme suggéré - Hamilton n'est pas loin - , sans parler des affiches de films tels que "Nine", où un homme en costard-cravate et lunettes, est entouré de jeunes femmes aux tenues affriolantes). Le pire dans tout ça est que certaines femmes jouent le jeu... qu'elles soient suffisamment conditionnées pour croire que comme ça (en soutien-gorge et porte-jarretelles), elles seront aimées (parce que pour elles, l'essentiel et l'unique sens à leur vie est d'être aimées...) 

On revient longtemps en arrière... la femme portant des dessous, se maquillant, se coiffant, se focalisant sur son corps, pour séduire l'homme, être sexy étant le summum (avant le mariage... ou comme maîtresse), mais dès qu'elle enfante, retournant à la maison, se mettant à allaiter, arrêtant de travailler pour élever ses enfants... elle fera tout pour correspondre à l'image de la MAMAN. 

AU SECOURS !!! les femmes perdent la boule. 
 


Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 17:32

Modeste-5

Aujourd'hui c'est l'anniversaire de beaucoup de monde... 1/360e de l'humanité ? et plus encore si j'en crois mon google reader et mes flux RSS, voici en effet ce que je viens d'y trouver :

d'abord Gaël, bon anniversaire l'écureuil :-)))))

puis l'anniversaire de Gaël (le même) chez Gularu.

ensuite celui de Crissa, chez l'oiseau libre (The Freebird, Thierry)

encore l'anniversaire de Gaël (il a des parts chez Miko ou quoi...) chez Homer.

puis les cinquante ans de Jorge, ça semble ne pas être d'aujourd'hui, mais le billet lui l'est, alors... 

Oui, je sais, ça ne fait que trois anniversaires, dont un qui est déjà passé... mais voilà, ça m'a amusée (et il m'en faut peu) cette cascade de voeux.

Et vous ? ce n'est pas aujourd'hui votre anniversaire ? 

A la Saint Modeste ne soyons pas en reste, et ce blog d'OverBlog (en fait je me rends compte qu'il y en a plein de bien sur ma plateforme, nananère les Bloggers !) pour nous faire découvrir les dictons du jour :

Ephemeridiae (à qui j'ai également emprunté l'illustration de mon billet). 

A la Saint Roméo (c'est demain) n'en perdons pas une miette (pour Juliette).





 
Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /Fév /2010 00:21
'j'ai eu un coeur, je l'ai perdu... comme j'aimerais le retrouver... prisonnier du fleuve, noyé dans la mer... "

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Avez-vous peur de mourir ?
Qu'est-ce que mourir ?
Vous l'êtes-vous déjà représenté ?

Le néant, les vers qui rongent, ou les cendres...
La non conscience.

J'ai rêvé de l'après-vie.

Et l'illusion du monde manifesté :
imaginez, tout l'univers et son immensité infinie,
pure chimère, un flop... un rien. 

Et si Dieu existe, et que l'univers n'est rien, 
qu'un flop...
Qu'est-ce que Dieu ?

J'ai vu mon être au-dessus de l'océan,
moi, rien que de la présence flottante,
au-dessus des vagues.

Je me suis dit : "je ne suis pas tangible,
j'existe et pourtant je n'ai aucune matérialité"

Pourtant, d
ans ce rien j'étais bien, 
j'étais suffisamment pour comprendre 
et pour me fondre à l'univers.

Mon corps n'est que du provisoire,
ma conscience n'est que de l'instable.
Dans cette instabilité, l'amour est tout,
l'amour de chaque être à l'infini.
Toi que j'ai aimé un jour, une heure,
de toute éternité mon coeur le porte.

Je n'ai pas procréé mais je puis dire que j'ai aimé.

A l'infini. 

Et, l'infini m'attend.


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 12:33

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Le débat semble se poursuivre, la réponse de
Noèse est riche et respectueuse, je l'en remercie (car ce sont qualités qui me font parfois défaut). Vu le tollé, et constatant comment les femmes s'en sont emparé (suivant deux positions distinctes, celle des mères et celle des non-mères), je me dis qu'Elisabeth Badinter a touché, là, un sujet hyper sensible. 

Petite recherche rapide pour alimenter ma/notre réflexion, ainsi que la découverte de quelques blogs fort intéressants :

Elisabeth Badinter est mère de trois enfants, ce n'est donc pas le ressentiment ou la frustration de ne pas avoir enfanté qui l'a conduite à essayer de démonter les préjugés sur un pseudo instinct maternel qui aurait existé tel quel de toute éternité... ces extraits de L'amour en plus me semblent édifiants. Pour approfondir encore, et, je l'espère, enrichir notre pensée (voire notre esprit), de nouveau un renvoi à l'excellent blog Dilemnes.com : il s'agit ici de la référence à l'émission Apostrophes (du 30/05/1980, ce qui ne nous rajeunit pas) où E. Badinter était invitée pour L'amour en plus. La question débattue étant celle de l'amour maternel, non pour le nier en tant que tel, comme tout autre forme d'amour celui-ci participe de notre humanité, mais pour essayer de démontrer qu'il n'a rien d'inné ou d'éternel. Un autre invité de cette même émission, "André LANGANEY, auteur de "Le sexe et l'innovation", pose la question de l'inné et de l'acquis dans le comportement maternel. Il étudie les espèces animales (dont certaines sont des automates génétiques) ou le comportement maternel n'intervient qu'à un certain niveau, et se demande si l'amour est un fait culturel ou un fait de société."

Force est de constater que ce "féminisme naturaliste", dénoncé aujourd'hui par la philosophe dans son récent ouvrage, Le conflit - la femme et la mère, nous renvoie étrangement à une époque que nous pensions révolue... Il est plus étonnant de voir que ce sont des féministes qui se mettent à défendre "l'instinct maternel", la naturalité de l'amour maternel (lui conférant une qualité d'inné et non d'acquis, invoquant même, pour ce faire, Darwin...). 

Olympe me rappelle qu'elle s'oppose à Badinter (dont le féminisme n'est pas allé jusqu'à garder son nom de jeune fille... et qu'on critique aussi pour sa position d'actionnaire et de Présidente du Conseil de surveillance du groupe Publicis, voir la page Wikipedia), non pour défendre l'instinct maternel, ou l'amour maternel... en soi, mais pour revendiquer le droit des femmes... à pouvoir rester à la maison, à allaiter, si elles le souhaitent, tout en étant protégées professionnellement... ça me semble un peu risqué (c'était d'ailleurs l'une des propositions de Sarkozy lors de la dernière campagne présidentielle : créer un "salaire pour les mères" souhaitant rester à la maison pour élever leurs enfants, car lui aussi défend le droit à une "maternité" protégée...). 

Mais, comme le dit Olympe , fort élégamment, lorsqu'elle analyse dans son dernier billet la campagne gouvernementale sur "La France [qui] investit dans son avenir", où l'on voit une Marianne enceinte jusqu'aux yeux, elle a "l'air maline à critiquer Elisabeth Badinter quand elle fustige le retour aux valeurs maternelles!"

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 19:06

http://image.ifrance.com/cinema/film/8/3/45638-8-tristan-yseult.jpg


Nous sommes engagées depuis hier, ma chère Noèse et moi, dans une bataille... ou, pour le dire plus sereinement, dans un débat d'idées. 

Tout a commencé chez l'oiseau (Thierry) qui (c'est la nouvelle tendance chez les hommes, comme dirait Zemmour) voulait devenir mère. Ce à quoi j'ai répondu que ça suffisait cette idolâtrie de la MERE... franchement, il n'y a qu'à regarder autour de soi, pas toutes des exemples à suivre, souvent même, de grandes pourvoyeuses de névroses (nos mères...). Mais, à cela, ma très chère Noèse, a surenchéri : non seulement elle le comprenait Thierry, mais en plus elle ajoutait qu'une femme, pour être une vraie femme se devait d'être mère, le stade ultime étant, pour elle,  la maternité.

Vous imaginez... mon questionnement...

Vous êtes les bienvenus pour y répondre.

Mais, je n'ai pas voulu, depuis qu'Elisabeth Badinter a relancé la polémique (et que déjà Olympe ne semblait pas comprendre sa/ma position), m'engouffrer sur ce terrain-là. Donc, ce soir, c'est à une autre interrogation à laquelle je vous invite.

Tristan aimait-il plus Yseult qu'une femme aime son enfant ?

Yseult aimait-elle plus Tristan qu'elle n'aurait aimé un enfant de lui ?

Qui Tristan aimait-il véritablement, et Yseult ? vu qu'ils avaient bu la potion magique...

Que seraient devenus Roméo et Juliette s'ils n'étaient pas morts et qu'ils avaient procréé ?

Bouddha... et sa descendance, vous imaginez ?

Jésus, on sait depuis un certain temps (et je ne me réfère pas seulement au Da Vinci Code, j'ai d'autres sources... quand même) que sa relation avec Marie Madeleine n'aurait pas été que celle du maître au disciple (car elle était, et c'est attesté, l'un de ses plus proches disciples), de là à affirmer qu'ils auraient eu des enfants... Mais la question subsiste : qui Jésus aima-t-il le plus ? lui qui aurait dit : 

« Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu apporter la paix mais l'épée ; car je suis venu séparer l'homme d'avec son père, la fille d'avec sa mère, et la belle-fille d'avec sa belle-mère ; et l'homme aura pour ennemis ceux de sa maison. »

Jésus selon Matthieu 10, v.34-36

 

« Je suis venu pour jeter le feu sur la terre ; et que désirai-je, sinon qu'il s'allume ? Croyez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, je vous assure, mais au contraire, la division ; car désormais s'il se trouve cinq personnes dans une maison, elles seront divisées les unes contre les autres ; trois contre deux, et deux contre trois ; le père sera en division avec son fils et le fils avec le père ; la mère avec la fille, et la fille avec la mère ; la belle-mère avec la belle-fille, et la belle-fille avec la belle-mère. »

 

Jésus [d'après Luc 12, 49-53]


Pour en revenir à Sur la route de Madison, Francesca a-t-elle plus aimé ses enfants, en se sacrifiant à eux, qu'elle n'a aimé Robert, le photographe, croisé durant 4 jours de sa vie ? 

Vous pourrez répondre à ces questions pour ce qui vous concerne, nullement pour les autres, nullement pour moi. Permettez, donc, que je m'élève contre un diktat (nouveau) qui voudrait m'intimer qu'être mère est l'absolu, l'ultime, le summum, pour une femme. Je m'inquiète même de cette régression, et je donne toute raison à Elisabeth Badinter, oui, les femmes sont en train de se replier sur leurs fondamentaux... Pour quelle raison ? il me semble qu'elles sentent qu'elles vont bientôt devoir abandonner ce privilège-là : bientôt les bébés ne seront plus le fruit de leurs entrailles... mais elles continuent à s'accrocher à cette prérogative-là, quelle qu'en ait été la souffrance... elles se disent que telle est la volonté divine : "tu enfanteras... dans la souffrance", et tu seras la "madone", mais elles voient venir le jour où l'enfant naîtra d'une machine. Ca semble les désoler... car alors elles auront perdu quelque chose... quoi exactement ?

Et l'enfant qu'aura-t-il gagné ? perdu ? le père qu'en retirera-t-il ?  

Et toi, femme, qui es-tu, si je te dis que tu n'es plus LA MERE ABSOLUE ? 






Par Luciamel - Publié dans : Hommes, je vous aime
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /Fév /2010 20:29

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Je ne sais pas vous, mais moi énormément de gens m'aiment... des gens adorables, qui plus est. 

Ils me le disent, me le font sentir, chaque jour j'en ai la confirmation. Ils sont mes ami(e)s, mes étudiant(e)s, mes parents, mes lecteurs et lectrices, mon neveu... certains de mes ex. Que désirer de plus ? Que ceux qui ne peuvent pas m'aimer (et que j'aime) y parviennent ? Non. Je voudrais mettre fin au non amour.

Désormais, "qui m'aime me suive" devrait être la devise.

Je regarde les infos, je vois un palais à Haïti écroulé, et un Président de la République française qui ne trouve rien de mieux pour aider ce pays en ruines... que de participer à la reconstruction du Palais.

Ca m'écoeure, indécence sans nom que tout cela.

Al
ors, pour bien comprendre l'origine de tout ça, je vais regarder pour la énième fois... Sur la route de Madison.Qu'il est difficile, parfois, d'être aimé, de s'aimer.Attendons de mourir, que soient morts ceux que nous avons aimés, pour l'accepter, pour que l'amour vive.



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                                                                  Photos (c) Luciamel

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /Fév /2010 21:46
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                                                                    photo (c) luciamel


Ces images glanées sur le chemin, tout à l'heure ce vélib' accroché par "son" propriétaire à une borne... nous sommes parfaitement dans l'illustration de la schizophrénie de notre monde : je profite d'un système, je suis le voleur voulant me protéger des autres voleurs... mais comme ce que j'ai volé n'a aucune valeur, je l'accroche à ce qui n'est que du vent...

Hier,
Metropolis sur Arte, comme quoi l'empêchement de naviguer sur internet a du bon, car j'ai regardé ce film en avant-première mondiale (la nouvelle version) alors que si mon ordi avait fonctionné j'aurais tout bonnement évité...

La première scène :
ces nantis assis à Berlin, en ce 12 février 2010. Je me suis dit que c'était quand même irritant ces privilèges toujours perpétrés... car ces gens, dans cette salle face à cet écran, cet orchestre, en avant-première mondiale... ont, forcément, été triés sur le volet.

Quelle ne fut pas ma surprise moi qui gribouillais ceci sur un bout de papier avant les premières images du film :

Vous ne serez grand que si vous renoncez à votre grandeur. Tout puissant qui ne s'est un jour abaissé a été détrôné.
 

En lisant les mots... le choc des mots dans
Metropolis :

"J'ai voulu voir le visage des hommes dont les enfants sont mes frères et soeurs"

"Mais où sont ceux qui ont bâti ta ville de leurs mains ?
- A leur place, dans les profondeurs.
- A leur place ?
(...)
- Mes frères, dans les profondeurs.
(...)
- Et si, un jour, ceux du fond se soulèvent contre toi ?"

"L'être de l'avenir : l'être machine."

dit le scientifique ayant créé le robot parfait, la femme, qui va entraîner les ouvriers à leur perte.

Les deux Maria... la "vierge", celle qui guide les hommes d'en bas, la divinité... et l'autre, celle qui les entraîne à leur perte, la femme aux moeurs dissolues... Vous, hommes, décidément toujours tiraillés entre la maman et la putain... Fritz Lang... ça date pourtant, mais ça semble toujours d'actualité. Tiens c'est l'heure de Zemmour... 

A la fin, tout rentre dans l'ordre... et la morale est sauvée...
le médiateur : entre les mains et le cerveau est le coeur... le fils parvient à relier le père (le Président) à l'ouvrier. C'est bien joli tout ça mais l'ouvrière va se marier avec le fils du maître du monde... leurs enfants seront des... princes... qui n'empêcheront nullement les injustices de se reproduire à l'infini. La mauvaise femme... sera brûlée, comme de bien entendu. 

Mister Sarko... et son fiston (le grand-père aussi est dans l'actualité avec son expo à Budapest), Marie Drucker (avec sa licence de lettres à la Sorbonne... tiens c'est drôle, j'ai une licence et un master à la Sorbonne, mais je n'ai pas la même carrière que Marie Drucker...), Marion Ruggieri... excusez-moi... mais c'est quoi leurs diplômes, leur qualification, ce qui a poussé au choix de leur "candidature" ? être fils ou fille de leurs parents ? amis de ?

A Berlin, des nantis ont vu Métropolis... Dormez... restez dans votre torpeur... nous vous réveillerons. 

A Paris... nous continuons à privilégier les princes... A Paris, le coeur... l'intermédiaire, est en suspens. 


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                                                                                         photo (c) luciamel





Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 22:09

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                                                                 photo (c) luciamel 


T'as vu quoi à la télé ce soir ? t'as lu quoi sur ton twitter ? t'as lu quoi dans ton journal, sur internet ? 

Tu penses quoi ?

Vas-y, écris-nous un billet... ça nous intéressera sûrement... 

Parce que toi, la blogueuse, le blogueur, influente/influent, t'as, bien sûr, plein de choses à nous faire comprendre (que nous-même on n'avait pas compris). Heureusement que tu es là, toi le blogueur, que serait la démocratie, que serait la vérité, sans toi ? 

Dis-nous, plutôt, ce qui se passe avec ton voisin de palier... ce qui te passionne, ce qui arrive dans ta ville, ce qui te tracasse...

Ras-le-bol de lire, pour la énième fois, le même sujet traité par tout le monde... En même temps, je suis un peu de mauvaise fois, parce que souvent c'est chez toi que j'entends parler d'un buzz pour la première fois. Alors, continue à répéter, il en restera toujours quelque chose. 

Et, bien sûr, tu m'attends au tournant, que vais-je pouvoir raconter maintenant ? 

Tiens, je regarde la télé, il y a la famille Guillon... la compagne, la soeur, la famille Reali, etc.

Ca fait pas un billet...

En plus ils ne sont tous là, à la télé, que pour faire de l'auto-promo... c'est un peu comme les blogueurs sur les blogs ou sur twitter, ça ne nous change pas.

Maintenant les blogueurs vont à des soirées spéciales blogueurs... (et ils nous le racontent dans leurs billets) ils en sont tout émoustillés, vous savez le fameux quart d'heure de célébrité... (t'es un blogueur invité, t'en deviens une vedette...) Sarko a basé toute sa politique là-dessus, je te flatte, tu me vends ton âme. Le problème est que l'on pense que c'est avec ça qu'on refait le monde

Bon, c'est bien joli, mais, Lucia, t'as quoi à dire, là ? sinon, tais-toi... 

J'ai... j'ai... 

une overdose... de tous ces sujets... en abîme.

Le voile, la burqa, ça m'a un peu irritée... mais là, franchement, ça m'indiffère. 

L'identité, ça m'énerve... (à gauche autant qu'à droite). 

Les régionales, le PS... Aubry/DSK... Frêche... : trop d'infos tuent l'info. 

La pauvreté, en revanche, là, je dois dire que j'ai du mal à rester calme. L'inégalité... hommes/femmes, immigrés/nationaux, pauvres/riches, ça me donne des boutons. 

Alors, sur Google reader, j'ai de plus en plus tendance à "tout marquer comme lu"

Bon, j'ai écrit un billet absolument inutile, qui se mord la queue... 

A vous de m'effacer... de vos flux (enfin... réfléchissez quand même un peu avant). 


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                                                            photos (c) luciamel 






Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /Fév /2010 22:18


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Vous parler d'actualité ? à quoi bon ? les régionales ? ah ah ah... je vous lis, mes chers, et je ris de vous voir si beaux (rarement si belles) en vos miroirs. Continuez à vous complaire dans votre monde de bobos (au mieux) de gens de peu coeur, de gens de peu d'avenir... 

Je vis parmi les gueux, en tout cas parmi ceux qui comptent leurs sous en fin de mois, parmi ceux qui ne peuvent, quand ils se sont payé à manger, qu'ils ont payé leur loyer, plus rien se payer (le ciné c'est risqué, le reste, n'en parlons pas). Et je trime à plein temps, et j'ai bac + 5, alors dites-moi où j'ai coché la mauvaise case... (la femme ?).

Je ne supporte plus les discours de l'extrême gauche, ni de tous ceux qui défilent à chaque manif en étant depuis des années au RMI (ou RSA aujourd'hui), ceux qui ont fait de ce mode de vie, une vie, et qui me disent, en plus, qu'ils sont anarchistes (plusieurs de mes amis vivent ainsi, à bac + 4 ou 5... amis instruits, enfants de bourgeois, amis qui ont compris que le système d'aide sociale il ne fallait pas le laisser qu'aux plus démunis, ils disent qu'ils refusent le travail, ils disent qu'ils sont "artistes" et refusent la société, mais pas son aide... sociale, payée par les "exploités").

Je ne supporte plus les privilégiés, ces gens bien-nés qui me disent la bouche en coeur qu'on ne peut plus vivre dans ces pays où on est tellement taxé... eux qui passent leur vacances d'hiver à Courchevel, celles d'été à Honolulu... et qui rêvent d'être pauvres pour pouvoir avoir une vie d'artiste... (véridique, une de mes étudiantes huppée m'a avoué que pour devenir un grand écrivain il vaudrait mieux qu'elle soit sans le sou...), ils trouveront, alors, très chic de se mettre au RSA. Oui, je ne me lasserai jamais de répéter cette réplique d'Arletty... dans

Les enfants du paradis
:

"Vous êtes extraordinaire Edouard, non seulement vous êtes riche, mais encore vous voulez qu'on vous aime comme si vous étiez pauvre. Et les pauvres alors ? soyez un peu raisonnable, mon ami, on ne peut tout de même pas tout leur prendre !"
 



Aux prochaines élections je ne voterai pas le 14 mars, seulement le 21, car je serai à la montagne, à la Clusaz. Oh... quel luxe ! que nenni, ça fait plusieurs années que je n'y suis pas allée à la montagne, là, je suis invitée par des amis à partager un châlet, 100 euros chacun la semaine, pas si cher que ça. Huchon... bien sûr je voterai pour lui, je suis bébête, je vote toujours pour ma famille, car les écolos, les révolutionnaires, les Mélenchon... (les Chevènement en d'autres temps) m'ont toujours semblé des traîtres, des... agents doubles. 

Je suis une enfant d'immigrés et immigrée moi-même (je ne suis pas née en France), j'ai toujours travaillé (depuis l'âge de 24 ans, et pendant mes études j'ai toujours eu des petits boulots), j'ai connu deux ans de chômage pendant lesquels j'ai préparé une maîtrise et un DEA (aujourd'hui Master) de didactologie des langues et des cultures. 

Ca me fait 26 ans de cotisations non stop et de participation à la société. 

Ma révolte à moi est sourde, est lourde... elle surgira un jour là où on ne l'attend pas, sommes-nous des millions à penser. 

Pour vous distraire, ces photos prises ce jour, allant chez Lucas (mon neveu) je suis tombée sur ceci, l'installation de cette Canadienne (?) qui chausse le mobilier urbain de tricots et de bottes, c'est son truc... et ça nous a fait rire, Lucas et moi. Impossible de retrouver sa trace sur Internet... si vous la connaissez, dites-le-moi. 
 

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                                                         Photos (c) Luciamel


Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 20:36
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                                                            Photo (c) Luciamel


Cela semble vous titiller. Vous vous demandez si vous pouvez vivre sans amour... vous désespérez. 

Claire Chazal vous intimide, ou vous intime, dans Psychologie "Sans amour, la vie n'a pas de sens" (et là, vous songez à la dévotion, à la fusion-domination, que cela suppose). On pourrait se demander si la même remarque ne semblerait pas incongrue dans la bouche de PPDA (lui, ça serait plutôt "un homme est-il un homme s'il n'a pas séduit une femme ? et s'il ne satisfait pas - ou ne se satisfait pas avec - celle(s) qui est/sont dans son lit ?").

Une femme peut-elle être heureuse, et réussir sa vie sans "amour", sans cet amour-là ?

Si, pour tous, l'affection, la tendresse, semblent une valeur en soi, pour la femme cela en devient une obligation. Qui trouverait bizarre qu'un artiste, un intellectuel, un homme, préfère sa vocation, son art, à sa vie de couple ou de famille ? Qui s'occupera de savoir que Van Gogh, ou Verlaine, ou Rimbaud... ont raté leur vie amoureuse ? Pour une femme ça paraîtra une bizarrerie : "comment ? elle n'a ni enfant, ni réussi sa vie de couple ? c'est étrange quand même. N'est-elle pas passée à côté du plus important ?". Aura-t-on toujours peur de Virginia Woolf  ou de Karen Blixen ?

L'oiseau me disait récemment dans un commentaire que ce qui pouvait m'arriver de mieux serait de tomber amoureuse... (sous-entendu : pour s'épanouir, seule la vie de couple... peut combler une femme). Non. Le pire je l'ai souvent vécu dans ces moments-là, le meilleur de ma vie m'est venu, la plupart du temps, quand j'avais cicatrisé, car je pouvais alors tout simplement être présente à la vie, heureuse, créative, enjouée et joyeuse auprès de mes amis, mes frères.

Tomber amoureux est souvent tomber en dépendance, tomber en errance, tomber en erreur, en illusion, en amertume. Les couples qui tiennent sont généralement ceux où l'amour a été remplacé par l'amitié (la fraternité).

L'amour est un idéal. Sans doute. Mais il n'est pas forcément celui que vous recherchez (sexuel, fusionnel ou maternel).

L'homme se désespère sans Viagra... La femme sans "enfant" à materner (fût-il son compagnon).

Alors, l'oiseau, alors, Béa... à vous, je réponds cela :
 




La carte du tendre
(Georges Moustaki)

Le long du fleuve qui remonte
Par les rives de la rencontre
Aux sources d'émerveillement
On voit dans le jour qui se lève
S'ouvrir tout un pays de rêve
Le tendre pays des amants
On part avec le cœoeur qui tremble
Du bonheur de partir ensemble
Sans savoir ce qui nous attend
Ainsi commence le voyage
Semé d'écueils et de mirages
De l'amour et de ses tourments

Quelques torrents de médisance
Viennent déchirer le silence
Essayant de tout emporter
Et puis on risque le naufrage
Lorsque le vent vous mène au large
Des îles d'infidélité
Plus loin le courant vous emporte
Vers les rochers de la discorde
Et du mal à se supporter
Enfin la terre se dénude
C'est le désert de l'habitude
L'ennui y a tout dévasté

Quand la route paraît trop longue
Il y a l'escale du mensonge
L'auberge de la jalousie
On y déjeune de rancune
Et l'on s'enivre d'amertume
L'orgueil vous y tient compagnie
Mais quand tout semble à la dérive
Le fleuve roule son eau vive
Et l'on repart à l'infini
Où l'on découvre au bord du Tendre
Le jardin où l'on peut s'étendre
La terre promise de l'oubli

 
 
Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 19:42
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Depuis le 30 janvier, Mars, la planète rouge, la première planète extérieure à la Terre, est rétrograde (il en sera ainsi jusqu'à la mi-mars...).

Qu'es aquo ? Cela signifie que nous avons l'impression en le regardant dans le ciel qu'il recule, comme lorsque nous dépassons un train qui roule moins vite que le nôtre. Cela se produit une fois tous les 2 ans, 
au moment de l'opposition, astronomiquement parlant, de Mars au Soleil. Le 30 janvier, nuit de Pleine Lune, le Soleil était à 9° du Verseau, Mars à 9° du Lion (ainsi que la Lune). Au moment de l'opposition au Soleil, et de la rétrogradation, Mars se rapproche de la Terre.

En août 2003, l'année de la canicule, tous les journaux avaient fait leur "une" sur la Planète rouge qui était au plus près de la Terre (
depuis 59 518 ans). La rétrogradation et l'opposition au Soleil avaient été exactes le 29 août... le jour de la Nouvelle Lune.

Vous vous souvenez peut-être que ce fut aussi ce mois-là que 
Marie Trintignant succomba aux coups portés par son amant (pour ne parler que de cette calamité, car elle a touché une célébrité, chacun dans sa vie ayant pu traverser cette période de passion, de chaleur, d'une tout autre façon, des milliers de vieux étant quant à eux décédés dans l'abandon et l'anonymat).

Revenons à nos moutons, car ça vous fait sans doute une belle jambe... ou ni chaud ni froid, ces considérations-là. Vous avez bien raison... mais si 
"les astres inclinent et ne déterminent pas" (comme le disait Ptolémée, lui l'astrologue, suivi en cela par Newton, répondant à ceux qui raillaient sa croyance à l'astrologie "j'ai étudié ces choses, pas vous !"), ils nous dominent d'autant moins que nous comprenons leur influence sur nos petites vies. Seul celui qui a pris conscience de la prison où il vit peut vouloir devenir libre.

Mars symbolise l'action, l'instinct, l'impulsion créatrice, le feu du printemps, l'élan et la fougue de la jeunesse, l'agressivité aussi, le courage, l'amant, le sang, la blessure, la coupure.

Voyez, par exemple pour moi, cette rétrogradation tombe en Maisons V et XI, la symbolique étant qu'il me faudrait apprendre à différer mon élan "créateur"... et m'interroger sur la valeur même de la création : pour quoi faire ? pour valoriser mon égo, mon narcissisme, ou pour essayer de me relier à d'autres et bâtir un projet ? Cela pourrait aussi me porter à réfléchir à deux fois avant de tomber amoureuse... et m'inciter à préférer l'amitié, le seul amour vrai ? 
 

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En ce qui concerne notre Président, je vous rappelle que tout ce fatras est tombé "pile poil" pendant son anniversaire, et qu'a priori ça ne lui a pas trop réussi (sa guéguerre avec Villepin semble plutôt mal engagée), il est ascendant Vierge, et donc pour lui Mars est rétrograde en Maison XI... Je cite Alexander Ruperti : 

"Si l'on canalise son énergie martienne dans des groupes ou organisations auxquels on appartient, il en résultera, à coup sûr, des discussions enflammées avec les amis et conseillers. Aussi longtemps qu'elles ne tourneront pas à des crises de colère immatures où l'on se complaît, elles pourront servir à exprimer un flot créateur. (...) Les arguments violents sont inutiles et les indignations émotionnelles ou la colère ne servent à rien; c'est le moment propice pour apprendre cette leçon. (...) Le Soleil en Maison V montre que le plus grand cadeau que l'on puisse faire à n'importe quelle Cause, c'est son véritable soi; on doit apprendre à réaliser, à faire passer ses idéaux dans sa propre force créatrice plutôt que dans le groupe. C'est le moment où l'individu peut devenir créateur (...)." in. Les cycles du devenir.

Pour Dominique de Villepin, il est clair que la position planétaire était tout autre. Il est Scorpion, ascendant Poissons (très belle configuration, mais pas forcément pour la politique... plus pour la religion, ou la poésie), c'est très amusant parce que c'est exactement l'inverse, Mars rétrograde se retrouve en Maison VI. Et voici encore ce qu'en dit Ruperti :

"On doit travailler soigneusement, patiemment, à ce moment-là, car la hâte ou une conduite impétueuse peuvent provoquer des accidents au travail. (...) Le contrôle émotionnel et la bienveillance sont nécessaires dans toutes les relations de travail. Le défi essentiel de cette période est symbolisé par l'emplacement du Soleil en Maison 12, qui appelle à la consécration de soi au service de l'humanité. On peut facilement perdre cet objectif de vue, si l'on se laisse aller à l'impulsion d'accroître sa propre efficacité et sa productivité. (...) Le but de la vie n'est pas de produire, mais de servir; le travail n'est pas l'objectif final, mais plutôt, le moyen de participer." ibid.

Et vous et vous ?

Sachez que les Chinois sont 1,4 milliard et qu'ils s'apprêtent à conquérir la Lune... puisque les Américains renoncent. 


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Photos (c) Luciamel (prises dans ma rue).





 
Par Luciamel - Publié dans : Spiritualités, astro
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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /Jan /2010 20:15

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Photo Gala.

Je suis en danger, je suis malade, je suis vieille et impotente... que fais-tu pour moi ?

Certains font plus que d'autres, à Haïti un homme, à Port au Prince, a ouvert son resto aux démunis, aux gens... tout simplement, les enfants étant prioritaires. Il donne gratuitement, et sans rien demander, un repas à tous ceux qui se présentent.

Il dit :
"La seule peur que j'aie c'est qu'on ne puisse pas donner".

Et vous ? Et moi ? que ferais-je dans ce cas-là ?

Ouvrirais-je la porte de ma maison ? donnerais-je ce que je détiens ? (qu'il est caricatural de voir ce diplomate, l'ambassadeur de France, se promenant dans les ruines du pays... lui qui ne craint rien, il est là, le privilégié, lui le blanc, lui le nanti, au milieu de ces ruines... "il fait le beau", l'instruit... il se pavane...  je le perçois ainsi...).

Aujourd'hui à l'Assemblée on va peut-être ENFIN voter
une loi sur des quotas pour les Conseils d'Administration des entreprises. Obliger les sociétés à accepter que les femmes vaillent autant que les hommes... oui, il faut l'obliger la société... car pour elle ce n'est pas le cas... les femmes se font tuer... oui Marie Trintignant... oui, ta voisine, oui, ta mère, ta soeur, s'est fait tuer par son mari... ah ??? ça t'étonne ? pourtant c'est banal... statisquement parlant.

Moi, je vois autour de moi, autant de femmes que d'hommes compétentes (pardon, Messieurs), elles ont plus de diplômes, sont aussi intelligentes... et pourtant elles sont TOUJOURS à la traîne... (socialement, économiquement : à compétences égales s'entend) avant, la contrepartie était : les enfants, la famille... le foyer... alors, elles ne disaient rien, elles compensaient avec leur amour INVASIF... Aujourd'hui, elles ont presque tout perdu, plus de domination exclusive au foyer (ben oui, ces Messieurs s'y sont mis, ils ont eux aussi pris goût au maternage... alors eux, ils ont le beurre et l'argent du beurre, ils ont tout obtenu (et Zemmour qui se plaint... il dit tout à l'envers)) : le pouvoir social, et la satisfaction affective. Mesdames : il nous faut les quotas pour la direction des CA des entreprises et des administrations, et l'égalité des droits. Ils ne nous donneront rien, et elles non plus (celles qui soutiennent le système machiste) ne nous passeront rien. Je crois en tous ceux (ils et elles) si nombreux, plus de... 30% de la population... à vouloir que cette inégalité homme/femme change VRAIMENT.

Je ne veux plus me battre collectivement, je me bats seulement au quotidien, dans ma vie privée (ouïe, ouïe, ouïe...), je suis UN ETRE HUMAIN A PART ENTIERE (...) FACE A TOI humain à part entière. Alors, ne t'attends à aucune concession féminine... de ma part... parce que si la plupart des femmes que je connais ont fait une concession pour être en rapport avec toi : l'homme, elles l'ont fait en misant sur leur pseudo-avantage... de genre (la féminité avec enfantement... "nous les seules à pouvoir engendrer", "nous LES MERES" ce qu'elles sont en train de perdre comme monopole, tu l'auras remarqué) . Oui, tu es à plaindre aussi, toi, l'homme... pardon, si ta souffrance n'est pas la mienne... (tu te démerdes avec tes névroses !!! nan mais, tu voudrais qu'en plus, ce que la plupart des femmes font toute leur vie durant, je me préoccupe de tes problèmes... de tes "fragilités" ? à chacun suffit sa peine...). 

Ah oui... je voulais aujourd'hui me souvenir de Marie... et dire à tous les Bertrand que c'en est fini d'ETRE BATTUES ET D'ETRE TUEES...

Je pense à toutes ces victimes de Tsunamis, ces calamités immenses... et je me dis que tous les ans ce sont des tsunamis semblables qui se produisent en silence dans nos sociétés... toutes ces femmes brimées, battues, assassinées... et on ferme les yeux, seulement parce que depuis la nuit des temps les femmes se font lapider...

J'exagère, dites-vous... oui, me faites-vous remarquer autour de vous il y a des mégères, ces femmes qui dominent et harcèlent leur compagnon... mais, combien les ont tués ? les ont battus ? ok, je  vous l'accorde, certaines femmes sont réeellement INSUPPORTABLES (elles sont des êtres humains) et VRAIMENT je ne pourrais pas vivre deux (UNE) semaines avec elles (vous êtes masos à ce qu'il semblerait, car, souvent, c'est avec les plus "démentes", à mon sens, que vous semblez vous entendre le mieux...), mais VOUS ??? qu'est-ce qui vous donne le droit de tuer ? Et elles ces harpies... combien sont-elles en proportion de vous, les criminels... ? 

Vivons à Haïti, vivons un Tsunami... pour enfin revenir à la réalité de la vie ???

J'écoute votre chant, homme perdu, le temps des cerises... et je me dis... que vous êtes certainement totalement FOU, et puis... je sais au fond de moi que nous sommes tous perdus... alors je te tends la main, toi qui as sombré... et je t'offre le repas... (de cerises) pour te sauver.





Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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