Politique, société

Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 19:27

 

MDB-n-2-017.jpg 

                            photo (c) Luciamel, Gif-sur-Yvette, joueuse de "touch rugby".

 

 

 

J'aime pas les trucs tendance (fashion week... oblige) : alors, Galliano ? Pourtant ça s'est passé juste à côté de chez moi, un café devant lequel je passe presque tous les jours, fréquenté par les mannequins et stylistes, La Perle, hiver comme été, tous les jours de la semaine c'est bondé, avec autant de gens sur le trottoir qu'à l'intérieur. 

 

J'aime pas sacrifier à l'actualité : combien de blogueurs ne font que copier/coller/macher/digérer des titres glanés à droite à gauche... sur des sites d'info. Et Marine Le Pen ? et les sondages ? et Kadhafi ? tiens... on ne parle pas beaucoup de Chirac... Mais c'est pourtant comme ça, à faire le perroquet, qu'on est bien classé "en politique" au Wikio, ou autres sites de blogueurs. On vous demande de commenter et de réagir, en vous pliant à l'actualité. Ca n'est pas réfléchir. Ca n'est pas penser. 

 

J'aime pas les marronniers : aujourd'hui c'est la journée de la femme... ou le carnaval, à vous de décider. Les marrons, les châtaignes, j'aurais bien envie de faire comme à Ivrea près de Turin, de les balancer comme ils le font là-bas avec des oranges pour se souvenir de la révolte du peuple au Moyen Âge qui s'était retourné contre son tyran (entraînés par la fille du meunier). Et puis, je mélangerais tout : la Lybie, la Tunisie, l'Egypte, la banlieue, l'Islam, Marine Le Pen, Sarkozy, Galliano, Kadhafi, les hommes machistes et tortionnaires, les violeurs, les profiteurs, les femmes dominatrices et castratrices, les privilégié(e)s... pour leur balancer à travers la gueule des marrons, des châtaignes, des oranges, des tomates... bref, pour un jour, de fêter Carnaval ! Et puis de continuer, pas seulement pour Carnaval, pour demain, pour après demain, continuer à protester, à gueuler, à dire non, à ne pas se laisser rouler dans la farine, dans les entourloupes de l'endormissement de nos consciences. 

 

Dimanche dernier j'étais à Gif-sur-Yvette pour une rencontre de "touch rugby" féminin, j'en ai encore des courbatures... Je voudrais seulement dire combien le sport d'équipe est important pour nous femmes, combien nous devrions apprendre à penser "collectif". Je suis désolée de travailler dans une petite société où les salariées sont à 100% des femmes, et où c'est chacune pour soi, où (ça revient au même) ça fonctionne en petit clan : on navigue pour favoriser ou dégommer une personne, c'est-à-dire, pour nous femmes, à désigner celle qui pourra représenter la maman. On a du mal à s'associer pour faire gagner tout le monde (je me suis battue pour obtenir gain de cause pour nous toutes, tant que c'était l'intérêt de chacune j'ai été épaulée, puis quand on n'a plus vu si je pouvais servir à cela on n'a pas hésité à me dégommer). Or, il se trouve que dans notre entreprise les femmes sont sous-payées, la profession est dévalorisée... Il n'y aurait qu'en se liguant, en se serrant les coudes qu'on pourrait faire avancer la condition de toutes. Mais, les femmes ne pensent qu'à leur petit intérêt personnel : leur couple, leur famille, leur petite personne, et, surtout, il leur faut empêcher qu'une autre (qui n'est pas leur "maman") puisse être valorisée. Elles seront les plus cruelles avec celle qui veut se détacher du lot, car une seule le peut : maman. Et maman, ça ne peut être que soi. 

 

 

MDB-n-2-020.jpg

                                     Photo (c) Lucas B., Gif-sur-Yvette, "touch rugby"

 

 

 

 

   
       
                                                          Photos pour Julien :
MDB-n-2-015.jpg
MDB-n-2-013-copie-1.jpg 
MDB-n-2-018.jpg 
                                                  Photos (c) Luciamel et Lucas B.
Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires
Dimanche 27 février 2011 7 27 /02 /Fév /2011 15:33

 

MDB-n-2-011.jpg 

                                FKDL, oeuvre de rue, Paris 4e, photo (c) Luciamel, février 2011

 

 

Ca s'agite à Matignon, ça s'agite à l'Elysée et à La Lanterne de Versailles, mais surtout, ça clame fort chez les blogueurs et twitteurs (qui "portent" à gauche) : "à mort ! à mort !"

 

Pourquoi toute cette agitation ? une révolte ? une révolution ? ça y est, nous aussi on a réussi à dégager un "pauv' con" ? non, c'est seulement une Femme à abattre, une FMAM qu'on se délecte de décapiter. On aime depuis Robespierre et sa mainmise sur le club des Jacobins, donner l'exemple en tranchant des têtes. Il paraît que le club est on ne peut plus actif ces temps derniers... 

 

Quel honneur pour cette ministre : avec ses errements elle a fini par faire sauter le gouvernement, alors qu'un Woerth n'avait réussi qu'à faire défiler des millions de personnes dans les rues ! Oyez, oyez braves gens, venez tous assister à l'exécution de... 

 

Marie Antoinette,

Benazir Bhutto,

Edith Cresson,

Ségolène Royal,

Ann Boleyn,

ou Michèle Alliot-Marie...

 

condamnées dans un même élan de haine de la femme à abattre.

 

Oh, j'entends déjà hulluler la horde de loups dans les milieux autorisés (ceux où on se croit fin analyste politique) : "n'importe quoi !" 

 

"Mélanger Marie-Antoinette et Michèle Alliot-Marie... c'est n'importe quoi. Faisons-les taire ces femmes qui osent avoir un point de vue différent du nôtre."

 

Parce que, voyez-vous, depuis Cassandre rien n'a changé, la voix des femmes toujours est dénigrée... rabaissée, même quand elle dit la vérité. 

 

 
      
Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 14:35

 

IMAG2167.JPG 

                               photo (c) Luciamel, New York, vacances... septembre 2008 

 

 

J'ai twitté, mais quelle importance de twitter ? 

 

Je le sentais venir le tour pendable : elle était la risée de tous, gauche et droite confondues, on se gaussait, on haussait les épaules d'un air entendu, et le sourire narquois. "Quelle connerie et quelle conne !", jubilait-on. Et, pendant des jours, ça n'a été que moqueries et jeux de mots sur MAMair... (ok, ça m'a bien fait rire moi aussi). On en redemandait, on se plaisait à la voir s'étrangler au journal télévisé, ah ah ah, quelle andouille et quelle incapable !

 

Mais voilà qu'un homme a fait mieux, lui est Premier ministre, lui a même été reçu pendant ses vacances par le Président égyptien, lui aussi a bénéficié des faveurs d'un dictateur, "mais, mais, mais..." entend-on bruire, déjà, dans les rangs des twitters de gauche, qui, étonnamment, se scandalisent plus doctement et beaucoup plus mollement. On sent bien que, ça, on ne pourra pas le traiter en rigolant, là, c'est sérieux, là, on doit chercher à bien réfléchir avant de twitter, on doit changer de registre. Euh, mais lui c'était à quelle date déjà ? la révolte c'était en Tunisie, pas en Egypte, à cette époque-là, et Mitterrand (François) aussi il y allait en Egypte... Là, c'est différent, et puis lui, c'est un homme, quand même !!! on ne peut pas lui appliquer le même traitement qu'aux femmes (toutes des dindes les femmes, en politique mais pas seulement, d'après ces Messieurs des tweets). 

 

Le ridicule ne tue pas... en tout cas pas les hommes. Qu'une femme dise une connerie, fasse une connerie (MAM et ses conseillers en ont fait une et une grosse) et c'est la risée, le procès d'incompétence, la preuve que... un homme, même nul, c'est quand même mieux (cf. les Guignols de l'info du 07/02/11, et leurs excuses à Bernard Kouchner, et ce avant que la question des vacances égyptiennes du Premier ministre ne soient révélées). 

 

Maintenant, on peut faire des distinguos :

 

"Le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a fait la distinction mercredi surRTL entre les vacances en Egypte de François Fillon, payées pour partie par ce pays, et celles de Michèle Alliot-Marie passées en Tunisie, jugeant que "ce n'est pas la même chose". (Le Monde)

 

Soudainement, les plus scandalisés se mettent à relativiser :

 

"Le président du MoDem, François Bayrou, a souligné mercredi que pour les fêtes de fin d'année, c'était "tout l'appareil d'Etat français qui se trouvait exactement dans la même situation" en vacances à l'étranger. M. Bayrou a relevé sur France Info que le président de la République "lui aussi était invité au Maroc""Vous aviez tout l'appareil d'Etat français qui se trouvait exactement dans la même situation, dans les mêmes circonstances, j'allais presque dire dans les mêmes avions, dans les mêmes privilèges", a affirmé le président du Mouvement démocrate. "C'est pour ça qu'il y a une espèce de solidarité, et je trouve que c'est ça qui est malsain, je trouve que les dirigeants ne devraient pas se satisfaire de vivre ainsi dans des privilèges discrets", a-t-il ajouté." (Le Monde)

 

Je sais bien qu'on va trouver à justifier l'injustifiable : le fait, non de critiquer l'action politique, mais de traiter avec plus de mépris et, disons-le, avec misogynie, les erreurs qui sont commises par une femme. On va me répondre que "c'est pas parce que c'est une femme qu'on ne doit pas la critiquer, si elle est conne, on doit le dire, on fait pareil pour un homme". Non, on ne fait pas tout à fait pareil. Soyons honnêtes, essayons d'observer quand nous entendons une même phrase dite par un homme ou par une femme, une même action faite par un homme ou une femme, si nous l'évaluons, vraiment, de la même façon. Commençons par regarder autour de nous, dans notre propre famille, dans notre entreprise, il nous est sûrement déjà arrivé de changer d'opinion, d'appréciation, juste parce que nous avions compris que c'était machin, et pas machine, qui avait agi (rédigé le rapport, oublié un rendez-vous, fait une confusion, obtenu une bonne note en maths, réussi à un examen, décroché l'ENA, ou "perdu ses nerfs"). Quand je dis "nous", c'est nous : hommes et femmes.

 

Décidément, je n'arrive pas à m'y faire... à ces dés toujours pipés.  

 

 

 Lucia 
 
Pourquoi ai-je l'impression qu'à partir du moment où elle est faite par un homme une connerie va soudain devenir justifiable? 
 Lucia 
 
Tout d'un coup, on va mieux comprendre et justifier ce qui avant était injustifiable #MAM#vacances
»
 Lucia 
 
J'attends de voir la mobilisation de tous les blogueurs,journalistes et twitters de gauche sur ce coup-là,pour comparer#vacances#MAM


Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 20 commentaires
Mercredi 19 janvier 2011 3 19 /01 /Jan /2011 20:41

Il m'a taguée et ils ont répondu à mon tag... Le thème est celui qu'ils, que nous, avons bien voulu y trouver. Vous verrez c'est varié et réjouissant, à propos de la future élection présidentielle en France, de la gauche, du PS, et, finalement, ça s'occupe très peu de Sarkozy... 

 

Nicolas, le premier ;)))

 

Thierry, l'oiseau, passarinho

 

Euterpe de Berlin

 

Toff de Aix

 

Cultive ton jardin, mais elle est hébergée par un hébergeur autogéré... alors, la connexion ça marche un coup sur deux.

 

et, Julien (dans les commentaires de mon billet, que je vous engage à lire).

 

continuez à écrire (même si vous n'avez pas été tagué, envoyez-moi juste un message, ou un commentaire pour m'informer), je complèterai la liste. 


 

Photo-075.jpg 

                                   photo (c) Luciamel, Cirque d'Hiver, spectacle "Prestige"

 

 

Et puis, voici, maintenant, le cirque de l'Elysée... 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires
Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 20:53

Nicolas 1er, vous savez, le numéro 1 du Wikio, celui qui a des dizaines de blogs et qui passe son temps sur twitter et sur vos blogs. Et bien, Nicolas m'a taguée sur un sujet politique... pas sûr que je m'en sorte sans faire de hors sujet, et  sans mettre trop de points de suspension... Le thème est : la gauche peut-elle gagner en 2012 ? (et, accessoirement, pourquoi a-t-elle perdu les fois précédentes, et qui est le/la meilleur(e) candidat(e) ?). Nicolas, je l'aime bien... il le sait, alors je vais essayer de ne pas trop "déconner".

 


Photo-003.jpg 

                                                                 photo (c) Luciamel

 

 

Comme un homme peut dire d'une femme "misogynie à part, elle m'emmerde, elle m'emmerde..." à toi, peuple de gauche, laisse-moi te déclarer : "tu m'emmerdes, tu m'emmerdes !"

 

Et, tout en dénonçant les connes, ainsi que la connerie, n'en être pas moins épris de leur con... 

 

Peuple de gauche, tu en fais des conneries !!!

 

Voilà quelques années (ben, oui... j'ai 50 ans) que je t'observe, que je t'espère, que je te glorifie. Mais là, tu m'enquiquines, tu m'énerves, tu m'exaspères... tout juste si je ne me mettrais pas à écouter Marine Le Pen (si, si, je l'ai dit). 

 

Peuple de gauche, dirigeants de gauche... ouïe, où est le problème ? 

 

Ca commence en 1995... Delors se défile, sous prétexte qu'il voulait préserver sa vie de famille et préparer l'élection future à la présidence de sa fille. Mitterrand s'en désole. Moi aussi. Première erreur du peuple de gauche, il s'est démobilisé. Il ne fallait pas chercher des poux dans la tête à Jospin (la gauche a ce travers qu'elle aime chercher des poux dans la tête des siens), il fallait gagner. Peuple de gauche, c'est là où j'ai commencé à te... détester. 

 

2002 est arrivé, que dire de toi... peuple de gauche ? toi, qui a laissé le Front National battre ton candidat ? La faute à Chevènement ? la faute à l'éparpillement ? la faute à toi... peuple de gauche. 

 

2007 et son martyre pour moi... femme, devoir observer à la fois la déroute de la gauche, et le lynchage d'une femme : sous prétexte qu'elle n'avait pas les "couilles" nécessaires à l'élection; on l'a ridiculisée, on ? surtout les éléphants et leur trompe mise en avant (les femmes aussi savent la sortir, leur trompe...). 

 

2012, on remet ça... les trompes d'éléphants, pas les trompes de fallope, non, mais surtout leurs couilles etc. 

 

Ah, je dis des conneries ? ah, c'est vrai, vous faites bien de me le rappeler, la première secrétaire du PS est une femme (élue comment ? pas grâce aux magouilles des porteurs de couilles ?), elle a détesté royalement Ségolène ! je le sais. Mais, nous le prévoyons, elle va nous faire le coup de son père... et puis... Sarko, il va la laminer. DSK ? bien plus facile pour Sarko, il y avait déjà pensé, à lui tondre la laine, en le nommant au FMI. Ségo ? c'est ma championne ! pourtant je sais, et elle le sait, que le moment est sans doute passé. Ségo, je te dis à dans dix ans !!! Alors qui ?

 

Le seul outsider, le seul qui pourrait tout envoyer valser, est...

 

Bertrand Delanoë

 

Trop ? pas assez ? 

 

Allez, peuple de gauche, arrête de déconner. Tu vas voter, un point c'est tout. Sinon, fais la révolution... mais pas connement, s'il te plaît. Cette fois-ci... 


*****************************************************************************************

 

Ce soir, hier, demain... des gens meurent pour dire au monde que l'humain est notre seule réalité. Alors, cherche en toi, autour de toi, il y a sûrement un moyen de la porter, de la crier : LA LIBERTE

 

*****************************************************************************************

 

 

 


Misogynie à part, le sage avait raison:
Il y a les emmerdantes, on en trouve à foison,
En foule elles se pressent.
Il y a les emmerdeuses, un peu plus raffinées
Et puis, très nettement au-dessus du panier,
Y a les emmerderesses.


La mienne, à elle seule, sur toutes surenchérit,
Elle relève à la fois des trois catégories,
Véritable prodige
Emmerdante, emmerdeuse, emmerderesse itou,
Elle passe, elle dépasse, elle surpasse tout
Elle m'emmerde, vous dis-je


Mon Dieu, pardonnez-moi ces propos bien amers,
elle m'emmerde, elle m'emmerde, elle m'emmerde elle m'emmerde
Elle abuse, elle attige
Elle m'emmerde et je regrette mes amours avec
La petite enfant de Marie que m'a soufflée l'évêque
Elle m'emmerde, vous dis-je


Elle m'emmerde, elle m'emmerde et m'oblige à 
Me curer les ongles avant de confirmer son cul
Or c'est pas callipyge.
Et la charité seule pousse ma main résignée
Vers ce cul rabat-joie, conique, renfrogné
Elle m'emmerde, vous dis-je


Elle m'emmerde, elle m'emmerde, je le répète et quand
Elle me tape sur le ventre, elle garde ses gants
Et ça me désoblige
Outre que ça dénote un grand manque de tact
Ça ne favorise pas tellement le contact
Elle m'emmerde, vous dis-je


Elle m'emmerde, elle m'emmerde, quand je tombe à genoux
Pour certaines dévotions qui sont bien de chez nous
Et qui donne le vertige
Croyant l'heure venue de chanter le credo
Elle m'ouvre tout grand son missel sur le dos
Elle m'emmerde, vous dis-je


Elle m'emmerde, elle m'emmerde, à la fornication
Elle s'emmerde, elle s'emmerde, avec ostentation
Elle s'emmerde, vous dis-je
Au lieu de s'écrier: "Encore! hardi! hardi!"
Elle déclame du Claudel, du Claudel, j'ai bien dit
Alors ça, ça me fige


Elle m'emmerde, elle m'emmerde, j'admets que ce Claudel
Soit un homme de génie, un poète immortel
Je reconnais son prestige
Mais qu'on aille chercher dedans son oeuvre pie
Un aphrodisiaque, non, ça c'est de l'utopie!
Elle m'emmerde, vous dis-je
Elle m'emmerde, vous dis-je

 

*******************************************************************************************

Et, comme d'habitude, j'allais oublier de taguer (j'en profite pour élaguer un peu les branches du billet, celles qui dépassaient trop) : s'ils le souhaitent j'aimerais avoir l'avis de ces blogueurs/blogueuses sur le thème du présent billet (à eux de le définir) :

 

Thierry, L'oiseau (passarinho), qui vient de créer un blog politique;

 

Anne des Ocreries, dont le talent d'écriture et l'engagement sont entiers;

 

Toff et Mike (Julien, tu pourrais aussi), mes camarades de blogage politique et/ou spirituel;

 

et Euterpe, parce que sa vision d'historienne d'art, ainsi que son éloignement géographique et culturel, apporteront certainement beaucoup à la réflexion.

 

(promis, ce soir je mets à jour ma blogroll).

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 27 commentaires
Samedi 15 janvier 2011 6 15 /01 /Jan /2011 18:06

J'allais faire mes courses, rue Beaubourg, à bobo-land, Paris, quand sur mon chemin est passée une révolution du Jasmin. 

 

Les femmes plus âgées me croisaient en me souriant, la vendeuse du magasin bio où je vais était sortie sur le trottoir pour regarder passer ses compatriotes, et, fièrement, elle disait : "je suis tunisienne". 

 

Une marée incessante pendant une heure a crié sa joie d'être libérée d'un dictateur. Que sera demain ? dans le magasin une autre Tunisienne, semblerait-il, m'assura que ça ne pouvait être pire. Au retour, je remontai le courant rouge des drapeaux, et entendais battre le coeur de ceux dont l'espoir est que le peuple peut changer le monde. 

 

Je me suis prise à rêver que Paris... pourrait de nouveau faire voler l'oiseau de mai, mai, mai, mai Paris !


         **********************************************************************

 

ajout du dimanche matin : suite au commentaire de Toff de Aix et de ma réponse, voici des liens sur lesquels je vous engage fortement à cliquer :

 

Réalisateurs, écrivains... ils accusent le monde de la finance (enquête Télérama)

 

entre autre, s'y trouve une perle : cette interview d'Alain Touraine 

 

Car, il est bon de rappeler que les Tunisiens se sont révoltés en premier lieu contre un système économique devenu fou et soutenu par des dirigeants, eux-mêmes, pris dans la folie du système.

 

 

 

 

Photo-178.jpg 

 

Photo-183.jpg 

 

Photo-189.jpg 

 

Photo-193.jpg 

 

Photo-181.jpg 

 

Photo-173.jpg 

 

Photo-198.jpg 

 

Photo-199.jpg 

 

Photo-203.jpg 

 

Photo-195.jpg 

 

Photo-196.jpg 

                               photos (c) Luciamel, le 15/01/2011, à Paris, rue Beaubourg.

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 11:26

Je répondrai plus en détail, plus tard. Merci à Julien, Toff, Mike, Thierry, l'oiseau (passarinho) et Jeffane : vous êtes mes anges du vendredi (TGIF : Thanks God It's Friday) et du samedi matin. Je mettrai les liens plus tard (car, là, je suis super en retard : je dois me faire un masque au chocolat, si, si !, et courir vite à un rendez-vous avec mon neveu).


Non, je ne suis pas au plus profond du désespoir, le billet d'hier est parti d'une blague... euh... si, si !!! je parlais à Béatrice (de choses pas très marrantes : nos vies de con...), et puis j'ai dit, pour nous rassurer et nous remonter le moral, "oui, c'est vrai, je peux me dire "quelle vie de con, j'ai" mais, on est nombreux à être dans le même cas". Puis, on a parlé de mes prochaines vacances, mes congés... Ca nous a fait rire, les congés !!! et  "vie de con, j'ai"... 

 

Alors, j'ai décliné... "ma vie de con, j'ai..." 

 

Je vous l'accorde, mon humour est... spécial, un peu portugais peut-être, je ne sais vraiment...

 

Moi aussi, je VOUS AIME, et, promis, mon prochain billet parlera d'AMOUR, d'ESPOIR, et sera tout léger léger (j'ai déjà une idée). 

 

A l'instant sur FIP, Jean Constantin... (petit clin d'oeil à Béatrice). 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 20:22

 

P311010_16.140001-copie-1.JPG 

                                                         photo (c) Luciamel

 

 

Mauvaise Française, mauvaise Portugaise, mauvaise féministe (souvent les femmes me le reprochent).., trop féministe (les hommes le trouvent), mauvaise femme (pas mère, pas en couple). Heureusement, on recherche parfois mon amitié, et mon neveu, d'autres enfants, me rassurent quant à l'amour que l'on peut ressentir pour moi... 

 

Est-ce important, d'être aimé ? Sans doute, mais ça crée, souvent, de grands conflits tout autour de soi. 

 

Ne demandez plus à être aimé(e), et, même, redoutez-le, et vous verrez comme votre ciel se dégagera. 

 

Vos ennemis sont vos meilleurs alliés, dit-on traditionnellement (bouddhisme ou christianisme). Cela est encore plus vrai dans l'intimité. Mes plus grands ennemis... sont ceux en qui j'avais toute confiance, ceux que j'avais... si profondément aimés. Aujourd'hui, je les remercie. Vous que j'ai combattus, que j'ai honnis, qui m'avez tant déchirée, je vous suis reconnaissante, car, sans vous, sans ces blessures, et même les plus profondes, je ne serais pas aussi libre, je ne serais pas aussi heureuse que je le suis. 

 

Vous m'avez délivrée de vous. Vous m'avez délivrée de (presque) toute douleur. Sans vous, sans votre "non amour", je suis. Avec l'amour que je vous ai porté, avec l'amour qui continue à vivre par-dessus tout, nous sommes. 

 

Je lis certaines choses sur ce qui marque l'actualité... je n'ai pas vraiment envie d'y revenir. J'observe que le monde est monde... et ça me désole parfois. Comme les femmes sont mal considérées, comme les pauvres sont maltraités. Le monde tourne... Le pouvoir est son moteur. Donnez de l'argent, une position au dernier des manants et vous le verrez se transformer en celui qui était son bourreau le jour précédent. My fair lady... car l'habit fait le moine, c'est sûr !

 

Toujours je serai parmi vous, les petits. Ca je l'ai décidé à ma naissance : ni les sirènes des grandes écoles (ni les concours de la fonction publique !), ni l'attrait des postes de direction... ne parviendront à m'éloigner de vous. 

 

Car, nous, les petits, même en vacances, toujours nous dirons : "quelle vie de con, j'ai". 

 

Il faudrait que je vous dise quelque chose de sérieux... comme les prochaines élections présidentielles, les socialistes, un homme, une femme ? ou la crise de l'euro, ou comment, toi, tu vas finir ton mois ? Mais, pardonnez-moi, l'actualité je la laisse aux... valets, car je préfère les cavaliers (chevaliers), ou, féminisons, les cavalières.

 

Mais, est-ce si important ? car, finalement, le plus important aujourd'hui, ici et maintenant, n'est-il pas : "quelle vie de con j'ai" ? et nos congés... n'y changeront rien. 

 

Alors... heureux les amants... séparés

 

Heureux

Jacques Brel

Heureux qui chante pour l'enfant
Et qui sans jamais rien lui dire
Le guide au chemin triomphant
Heureux qui chante pour l'enfant
Heureux qui sanglote de joie
Pour s'être enfin donné d'amour
Ou pour un baiser que l'on boit
Heureux qui sanglote de joie

Heureux les amants séparés
Et qui ne savent pas encor'
Qu'ils vont demain se retrouver
Heureux les amants séparés
Heureux les amants épargnés
Et dont la force de vingt ans
Ne sert à rien qu'à bien s'aimer
Heureux les amants épargnés

Heureux les amants que nous sommes
Et qui demain loin l'un de l'autre
S'aimeront s'aimeront
Par-dessus les hommes

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires
Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 18:23

 

P161010 15.560003 

                                         photo (c) Luciamel (manif' Paris, octobre 2010)

 

 

Réussir ou échouer. Nous préférons tous la première option, et pourtant c'est souvent la seconde qui nous fait progresser par rapport à nous-même et au cours de notre vie. 

 

Ouf ! je l'ai eu : mon code. Je ne sais comment j'aurais survécu sinon. Ma mère ne m'aurait pas lâchée (elle m'a offert mon permis pour mes 50 ans...) : "alors, tu es allée à ta leçon ? alors, tu révises ? alors...". Ouf ! je l'ai eu. 

 

Rater ton code alors que tout le monde te dit que c'est hyper-facile... c'est une énorme pression. Les quarante questions défilaient et je n'en pouvais plus, le boîtier, A, B, C, D, "valider", "correction"... 15 secondes de réflexion. Ai-je bien appuyé ? ça va trop vite... c'est trop facile, aïe, je me suis trompée... 

 

On t'appelle, à la fin des 30 minutes, et ton sort d'automobiliste est jeté, "favorable", ou "défavorable". Il me regarde à peine, sans un sourire, il me dit : "c'est bon"... j'ai cru que j'avais fait quelque chose de travers... mais, vous comprenez, j'ai 50 ans... ses sourires, il les réserve aux petites jeunes femmes qui m'ont précédée, ou bien, est-ce mon look qui est trop... ou pas assez ? toujours le code de la séduction... et le permis d'être femme... Je demande : "combien de fautes ?", lui, toujours aussi cul-pincé : "2". D'après son expression, j'aurais pu croire que j'avais mal fait. A ses yeux, j'étais hors catégorie, ou, hors circuit. Une "non femme", ou comme dirait Nicolas (qui citait d'autres personnes)... une "non baisable"... une non violable ? ah... même pas... car, figurez-vous, qu'on viole aussi les non baisables... si, si... de vieilles dames... ah, oui, c'est au Congo... ah, oui... le viol... en France, c'est la jolie affiche BCBG... (presque érotique) qu'ils nous ont pondue... les communicants, à croire qu'ils ne savent pas voir plus loin que leur milieu... 

 

Je déteste les voitures. Mes parents m'ont demandé de passer mon permis, car ils pourraient avoir besoin de moi et que je les conduise sur leurs vieux jours (qui sont déjà là). J'ai dit oui. Alors, d'abord ça m'a amusée, sauf que cette histoire a fini par me gonfler. Depuis 6 mois... je commençais à tout mélanger, à oublier des choses vues au début, à trouver que tout n'était que business et incohérence de formation. Re et re-ouf ! 

 

Oui, mon visage a vieilli. Oui, je vais me mettre à conduire à 50 ans (j'espère !), ou, plus probablement, à 51 ans. Oui, je suis un être humain qui n'a plus les atours sexuellement attirants au tout-venant (je vous signale que c'est aujourd'hui la journée contre le viol, et que, donc, demain tous les violeurs vont pouvoir se remettre à violer...) : quand vous êtes femme les choses sont compliquées... soit vous êtes jeune et attirante et on vous dit que vous êtes responsable du fait qu'on vous saute dessus... soit vous êtes vieille et fripée (si si... surtout après une nuit à pas dormir... de peur de rater le code) et on estime que vous êtes un vieux déchet.

 

Oh ! ça va !!! Vous commencez à ouvrir vos yeux, vous, là !!! 

 

Non, je ne vais pas faire comme Isabelle Adjani qui s'est mis en tête de faire concurrence aux frères Bogdanoff. Je laisserai tomber mes seins (et, je vous signale, en passant, qu'ils ne tombent pas tant que ça, les seins), je laisserai blanchir mes cheveux, et mes yeux se plisser. Why not ? (pourquoi pas ?)

 

Ma réponse aux violeurs est : Kill Bill

 

Ma réponse à ceux qui ne savent pas regarder les gens (hommes ou femmes) est :  pas grave ! je vivrai sans votre regard... Je m'illuminerai sans votre regard, et mon échec sera ma gloire. 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Samedi 6 novembre 2010 6 06 /11 /Nov /2010 21:47

http://www.france-info.com/IMG/jpg/Darshan1.jpg 

                                                                  photo source

 

 

Après Berlin, je vois des ombres partout... hier, j'avais envie de m'enchanter, j'avais lu que ce spectacle était sublime qu'on en sortait ébloui. Darshan de Bartabas au cirque Zingaro d'Aubervilliers. Mille trouvailles en effet, ravissement de voir ces ombres derrière des paravents... mais... ils viennent quand les chevaux ? quand commence le spectacle ? j'en suis sortie un peu frustrée avec le sentiment que la performance des chevaux, des cavaliers, derrière la toile d'une immense lampe chinoise, nous avait été volée. Nous avons dû voir en tout et pour tout cinq chevaux... sept ? venant à tour de rôle sur scène, les autres tournoyaient derrière une toile éclairée qui en faisait des ombres chinoises... comme si Bartabas avait voulu nous dire qu'il les gardait pour lui ses chevaux. Le procédé était magique, artistique et intello à souhait, mais pas pendant toute la durée du spectacle !

 

Aujourd'hui sous la pluie, c'étaient nous les ombres, défilant dans Paris gris de tristesse, mais toujours aussi remontés contre la caricature de destin qui se profile à notre horizon. On a juste voulu sentir, au contact des autres dans la rue, que l'humanité toujours dépasserait la volonté de quelques gouvernants, de quelques privilégiés, ou même de quelques rois. L'humanité nous dépasse même nous, foule immense (selon les syndicats), qui savons pourquoi nous sommes là, ou foule silencieuse (majoritaire selon la police) qui préfère laisser faire. 

 

P061110_14.350001.JPG 

                                                             elle est toujours là... 

 

 

P061110_16.200001.JPG 

 

P061110_16.190002.JPG 

 

P061110_16.380001.JPG 

 

P061110_16.380002.JPG 

                                              Photos (c) Luciamel, le 6 novembre à Paris

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires

Présentation

Recherche

Derniers Commentaires

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés