Poésies, musiques

Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 20:45

Avant de partir vers mon océan, vers la source du temps, j'ai pris quelques photos, pour vous dire au-revoir, à bientôt. Oh, ça ne sera pas bien long, deux semaines sans bloguer, ça passe vite. Et puis je viens de m'offrir un Iphone (79 euros, promo sur le vieux modèle 3Gs), alors, avec un peu de chance, je pourrai me connecter sur le (la ?) WIFI de la plage... 

 

Ceux qui m'ont lue ces derniers jours savent que c'est toujours un peu KO (comme le dit Toff, les colosses en tombant font beaucoup de bruit) que je quitte le navire... comme un vieil albatros, je suis bien gauche avant de prendre mon envol (et à l'atterrissage ce n'est pas mieux). 

 

Ce soir, le Père Noël a voulu me saluer à sa façon. Pour moi, pour vous, voilà ce qu'il m'a dit (les coeurs sont apparus sur les voitures, comme par enchantement) :


 

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                                                                     photos (c) Luciamel

 

 

 
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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 23:24

 

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                                                            photo (c) Luciamel 

 

La nuit porte conseil

 

La nuit efface les blessures

Les monstres du soir venu

Au petit matin ont disparu

Le Cap des Tempêtes si sûr

De Bonne Espérance est devenu

 

Nous pouvons reprendre la route.

 

 

 

 

 
Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mercredi 17 novembre 2010 3 17 /11 /Nov /2010 23:01

 

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                                                                          photo

 

 

Arrivée par Lamarck-Caulaincourt, je ne me suis pas méfiée... j'ai remonté vers la Place Dalida, c'était déjà la nuit tombée, c'était l'inverse du chemin d'autrefois, mais j'ai bien retrouvé comment aller j'usqu'au Moulin de la Galette. Et puis, j'ai attendu un certain temps que le Ciné 13 Théâtre ouvre. Quel beau quartier, et quelles belles gens. Des enfants comme du temps de Doisneau ou de Poulbot, sauf que, là, les enfants qui jouaient au ballon dans la rue étaient d'un tout autre milieu... beaucoup plus favorisé. Comme ceux qui sont près de moi, devant la salle de spectacle. Des bobos, ça va de soi, et, qui plus est (plus grave ?) des jeunes... 

 

Au bar, j'ai pris un verre, de rouge, s'il vous plaît... sauf qu'il était imbuvable, je l'ai rendu... au serveur, en lui demandant, si cela lui était possible, de me rembourser. Je me suis contentée d'un verre d'eau du robinet. 

 

Les conversations allaient bon train, c'est fou quand vous êtes seul(e) comme vous entendez tout ce qui se dit autour de vous.

 

"Anne-Sophie m'a dit : "Mais il vient de banlieue, il a peut-être un couteau sur lui !", oui, c'est vrai, mais j'ai voulu être tolérant. (...) Alors, cet homme couché dans le couloir tous les soirs, je devais l'enjamber... je n'osais lui demander de partir... en plus, un soir il y avait un orage dehors (...) sauf qu'un jour je l'ai vu près de mon fils !!! alors là, je lui ai dit qu'il devait déguerpir. Je suis allé à la police et j'ai fait une main courante". 

 

"Alors, elle, je l'ai entendue à [nom d'un concours oublié] à l'Olympia, c'était pas mal. Et puis, il y avait aussi Camila Jordana. 

- Ah, elle, je l'adore."

 

Enfin, on est entrés dans la salle. Belle, fauteuils hyper confortables. Demoiselle est venue, précédée de ses fiancés.

 

Il m'a fallu une chanson pour commencer à pleurer... 

 

 

Car, soudain, sa voix m'a fait voir... m'a fait entendre et percevoir ce que sa vie à fleur de peau chante.

 

Une fiancée, dit-elle, une amoureuse de la mort... une joyeuse-luronne, une funambule de la douleur. 

 

Je l'ai bien reconnue, et je t'ai aperçue, à travers elle... je t'ai entendue. 

 

Les larmes sont venues quand j'ai trouvé votre ressemblance, mais, déjà, je l'avais discernée sur la photo de Aung San Suu Kyi. Je te vois partout ? Non. Je te vois là où tu parais. Tu as vécu à la Maison sur Seine, dans le service des soins palliatifs pendant une, puis deux années (par intermittence), au Métro Lamarck-Caulaincourt. Je venais te voir dès que je le pouvais, de la Place Clichy, par la rue Lepic, puis tout droit jusqu'au Moulin de la Galette, à la Place Dalida je descendais l'escalier, et c'était là, tout en bas. Tu m'as fait refaire le chemin à l'envers... Tu m'as fait admirer cette jeune femme si mignonne, si professionnelle, si légère et si grave à la fois. Sa coupe au carré. Tout en elle était ton portrait. Toi qui aimais tant le théâtre, le spectacle, toi qui as fait les costumes pour Yaël Naim sur les 10 Commandements, toi, qui as travaillé au festival de Carcassonne pendant des années, qui as participé au spectacle de la Cage aux folles, qui avais la charge de l'entretien des costumes à Beaubourg... Voilà, que je pleure encore... 

 

Ceux qui t'ont connue sauront que je dis vrai en voyant le clip de La fiancée

 

 

Elle, qui vit sur le fil... qui parle de la mort, de sa mort... de son départ, comme d'une délivrance... Elle qui sautille, pétille en disant des mots qui coupent aussi imperceptiblement que la lame d'un rasoir. J'ai tressailli aussi quand j'ai entendu le début de sa reprise de la chanson d'Etienne Daho. Ces paroles résonnaient en moi, devenue tambour. 

 

Ouverture.

Etienne Daho.

"Il n'est pas de hasard,
Il est des rendez-vous,
Pas de coïncidence,
Aller vers son destin,
L'amour au creux des mains,
La démarche paisible,
Porter au fond de soi,
L'intuition qui flamboie,
L'aventure belle et pure,
Celle qui nous révèle ,
Superbes et enfantins,
Au plus profond de l'âme.

(...)"

Ca n'a pas duré longtemps, une heure... et pourtant j'ai voyagé loin, et puis j'ai oublié que j'étais entourée de petits marquis. Il faut dire que l'après-midi j'avais vu La Princesse Montpensier, alors, les courtisans... j'avais déjà donné. Le soir en rentrant... je me suis amusée à regarder la fin de l'émission sur les réactions à l'allocution de Sarkozy à la télé... Princes, princesses, courtisans... combien de révolutions nous faudra-t-il encore pour vous éduquer ? 

 

A toi, ma soeur, j'ai bien entendu les derniers mots... de cette soirée, et ils furent ceux-ci : 

 

"Portée par l'allégresse,
Et la douceur de vivre,
De l'été qui commence,
La rumeur de Paris,
Comme une symphonie,
Comme la mer qui balance.

J'arrive au rendez-vous,
Dans l'épaisse fumée,
Le monde me bouscule,
Réfugiée dans un coin,
Et observant de loin,
La foule qui ondule,
Mais le choc imminent,
Sublime et aveuglant,
Sans prévenir arrive.

Je m'avance et je vois,
Que tu viens comme moi,
D'une planète invisible,
Où la pudeur du cœur,
impose le respect,
La confiance sereine
Et plus tu t'ouvres à moi,
Et plus je m'aperçois,
Que lentement je m'ouvre,
Et plus je m'ouvre à toi,
Et plus je m'aperçois,
Que lentement tu t'ouvres.

il fut long le chemin,
Et les pièges nombreux,
Avant que l'on se trouve,
Il fut le long le chemin,
Les mirages nombreux,
Avant que l'on se trouve.

Ce n'est pas le hasard,
C'est notre rendez-vous,
Pas une coïncidence."
(Etienne Daho, Ouverture)

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 19:45

 

http://www.chaussures-duretz.com/catalog/images/image/MEPHISTO/hiver2010/chaussures-femmes-bottines-mephisto-rejane-noir-1.jpg 

                                                                          photo ici 

 

 

Les filles (enfin, certaines...) écrivent des trucs sur des sacs, des chaussures et des babioles... il y en a même pour les porter. (Je salue au passage ma chère consoeur de Twitter Poupimali). Je viens de faire écouter à mes étudiants l'extrait d'un enregistrement radio sur l'histoire du talon... qui en dit long : à l'origine, dans l'Antiquité, ce sont des bouchers égyptiens qui s'étaient perchés sur leurs chaussures pour ne pas patauger dans le sang, puis, Marie de Médicis voulant être à la hauteur de son futur mari s'est elle aussi surélevée, lançant ainsi une mode dans l'aristocratie... tous les nobles (hommes et femmes) allèrent par la suite à Versailles sur des échasses. Louis XIV, le petit, a, lui aussi, usé du subterfuge. La Révolution a remis tout le monde à plat : on a coupé la tête et les talons aux aristos. Au XIXe, les filles de joie ayant remis au goût du jour l'objet devenu interdit... il n'a cessé, depuis, d'alimenter les fantasmes de ces Messieurs (surtout quand dans les années 50 on l'a rendu "aiguille", qu'il est devenu scandaleux et a été proscrit de certains lieux publics). 

 

Les garçons s'intéressent plus à la réussite... euh... non ? ah... bon... figurez-vous que c'est la raison pour laquelle, au départ, ils ont porté des talons, car eux ce n'était pas pour le déhanchement suggestif, non, c'était pour en imposer (d'où l'estrade emmenée dans ses bagages par Sarkozy quand il est allé parler devant les étudiants américains), c'est vrai qu'à la Renaissance, les nobles, hommes ou femmes, étaient tous solidaires... pour parvenir à dominer (comme le disent les Pinçon, les riches savent se tenir les... talons). Les pauvres, les dominés, ont mille défauts, dont celui de se taper dessus facilement et de se rabaisser les uns les autres.

 

Mais, bon sang, pourquoi je vous parle de tout ça ? Ah, mais oui, c'est juste parce qu'aujourd'hui je me suis acheté des chaussures, j'ai passé plus de 30 minutes à les choisir et à les essayer, des super super chaussures, celles qui vous donnent des ailes, vous font voir la vie autrement, vous font aller chez le coiffeur juste après, et vous acheter des oeufs de saumon (que vous adorez encore plus que le roquefort !).

 

Ca y est, après 6 ans, je me suis enfin offert mes nouvelles Méphisto !!! des bottines, super sexy (si, si !), et en prime (je suis ruinée pour 12 ans) une paire de mocassins.

 

Pour les garçons et les filles, et à propos de pied... ("chantons jusqu'à demain") voici Monsieur Lapointe ! Aragon et Castille.

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 22:30
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                                                   photo (c) Luciamel (oeuvre de rue de FKDL)

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On se demande pourquoi... il, elle... ne nous comprend pas. Pourquoi le monde ne tourne pas à notre façon... 

On voudrait, on l'aimerait mieux... s'il nous aimait... comme on veut. 
Dimanche soir, je déprime, normalement, ce soir... je m'en fous royalement... Qu'est-ce à dire ? que je suis libérée, est-ce la manif ? est-ce la fin de l'été ? 
C'est que, l'ami, on se console comme on peut. On s'en remet à Dieu, en ces temps plus qu'incertains, il est préférable de croire en son prochain. 
Alors, toi qui passes par là, je t'engage à louer la vie, à la pleurer aussi, mais à toujours lui sourire en chemin. Gracias a la vida, on ne sait jamais... 
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* pourquoi souffrir tant ?

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /Sep /2010 19:29

 

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                                                                  photo (c) Luciamel

 

Hier, je rentrais chez moi, dans le 47. A Châtelet, à l'arrêt, j'aperçus, assise sur le banc prévu à cet effet, une femme, bien en chair, d'une quarantaine d'années, noire de peau, entourée de moult sacs "Tati", le beau visage d'ébène appuyé sur l'un d'eux, les yeux clos, la bouche entrouverte. Elle semblait... partie vers un ailleurs serein, oubliant Paris, la misère, la drogue, le lundi. Sa tête penchée était semblable à celle d'une Madone, pourtant, cette femme qui jubilait n'avait rien d'enviable, face à sa détresse, sa vie... on ne pouvait ressentir que de la pitié. Je la vis doucement ouvrir la bouche, comme aspirant du bonheur, encore, encore... 

 

Tout à l'heure dans le métro, à la station Arts et Métiers, une femme asiatique d'une bonne soixantaine d'années marche seule dans ma direction, moi assise dans le train qui s'éloigne. D'elle a surgi un sourire éclatant. Une joie, de je ne sais quoi, venant vers moi... comme une vague qui se propageait. 

 

Deux moments, deux femmes, en pleine jubilation. 

 

 

 

 
Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 11:18

 

Chacun cherche son bonheur à sa façon, et bien souvent désespérément. En fondant une famille, en se réalisant professionnellement, dans une église ou un monastère (sous toutes ses formes, parfois même celle d'un café, ou d'un blog), ou, tout bêtement, dans son lit. Que nous soyons feuille, fleur, fruit ou graine, quelle importance ? Si nous nous reconnaissons en tant que tel. Ipomée ou olivier ? apprendre à se connaître comme disait machin, à Delphes... et rayonner cet être-là. 

 

 

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                                                                  photos (c) Luciamel

 

 

Pour continuer la découverte d'artistes nouveaux, sur la scène française ou internationale, ce clip un peu... pique-nique de Bertrand Belin (Télérama le compare à Bashung, je trouve qu'il a son style propre, et comme dit mon ami Roger Tabra, l'incomparable Bashung...).

 

 

 

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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 22:20

 

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                             Turner, Naufrage d'un cargo, 1833, Gulbenkian, photo (c) Luciamel

 

 

Vous vous demandez pourquoi je n'en parle pas... Vous êtes intrigués par mon mutisme... Mais, sachez, que seul le chant peut rendre ce que nous, Portugais, nous ressentons... J'ai parcouru l'Alfama (le quartier "arabe", au sens historique, de Lisbonne), j'ai cherché une maison de fado, euh... bof ! (je vous le déconseille), j'ai traîné dans le Bairro Alto (bu un verre d'absinthe dans un bar de jazz, y a pas à dire, l'absinthe ça rend poète, ça allège l'âme), et j'ai eu l'impression que j'avais perdu... l'esprit de Lisboa. Touriste parmi les touristes, dans l'ombre de ton âme Lisboa. 

 

 

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                                                        photos (c) Luciamel

 

 

Mais, il ne faut pas la visiter, il ne faut pas la parcourir (car Lisbonne est femme, alors que Paris est homme), pour qu'elle vous touche, pour que votre sang coure comme le Tage, pour que votre sang porte des caravelles, il vous faut la regarder de côté... de loin.

 

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                                                              photos (c) Luciamel

 

 

Ses ponts, celui du 25 avril, avec le Christ à son bout, et  le Vasco de Gama (le plus grand d'Europe, et l'un des plus grands du monde, près de 20 km de long), vous les apercevez au loin. Ses toits rouges, ses trams, dont celui bourré de touristes car tous les guides le mentionnent : le n° 28, celui qui est nommé "prazeres". 

 

Son magnifique musée Gulbenkian (lui l'Arménien, tombé amoureux de Lisbonne, et ayant légué toute sa fortune et ses collections au Portugal), avec en ce moment une magnifique expo de Ana Vidigal, et retraçant dans ses collections permanentes d'art moderne les grands noms de l'art portugais :

 

http://www.cam.gulbenkian.pt/media/files/articles/Ana%20Vidigal/ana_vidigal__Twin_Peaks__2006.jpg 

                                                                 Ana Vidigal 

 

 

 

http://3.bp.blogspot.com/_DqkJRWQzAdI/SxMLNdVIwRI/AAAAAAAAAJY/lBJpQTgcFbw/s1600/Fernando+Lemos+-+alexandre+o'neill+[lavagem+cerebral].jpg

                                   Fernando Lemos (1926) fotografias, auto-retrato.

 

 

http://www.classroom4.eu/Portals/35/Examples/Painting-Auto-Retrato-num-grupo.jpg

                                   Almada Negreiros, Auto-retrato num grupo, 1925. 

 

 

http://www.jayrus.art.br/arquivox/orfeuspam_10/Eduardo_Viana_k4_quadrado_azul.jpg

                                   Eduardo Viana, K4, Quadrado Azul, 1916

 

http://www1.ci.uc.pt/artes/6spp/imagens/carneiro_sinfonia_azul-1.jpg

                                             Antonio Carneiro, Sinfonia azul, 1920. 

 

et, bien sûr, Vieira da Silva (dont il est scandaleux qu'on ne trouve aucun site internet digne de ce nom, à son nom), et la grande Paula Rego (sur qui j'ai déjà écrit plusieurs fois), vivant à Londres, considérée là-bas comme l'un des plus grands peintres du XXe siècle (et XXIe car elle n'est pas morte !). 

 

Pendant que nous le visitions des conservateurs sont venus décrocher quelques Monet... pour l'expo du Grand Palais... 

 

J'y ai tremblé en regardant les Turner, j'y ai vibré devant la Diane de Houdon (pour une fois on représente clairement le sexe d'une femme, sexe qui "jugé trop naturaliste, fut rebouché et martelé en 1829", a priori il semblerait qu'il ait été restauré...).

 

http://media.paperblog.fr/i/68/686199/eros-louvre-orsay-L-3.jpeg

                                                           Diane, Houdon, 1776

 

 

J'ai bu un café au café Brasileira dans la Baixa... avec la statue de Fernando Pessoa... le café y est 2 fois plus cher qu'ailleurs... (c'est là qu'il avait coutume de le prendre). 

 

Alors, de retour à Paris, j'écoute Misia... dans son show aux Bouffes du Nord en 2007 (j'ai eu la chance d'y assister en vrai), Lisboarium. Elle y recherche Pessoa, elle y porte le fado... elle enchante Lisbonne.

 

 

 

*Lisbonne, vieille Lisbonne, mère pauvre, au bord du fleuve. 

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques - Communauté : luso-francophones inspirés
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Lundi 13 septembre 2010 1 13 /09 /Sep /2010 23:08

 

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                                     photo (c) Luciamel, Le Tage, septembre 2010

 

Quand on s'en revient d'un voyage au loin, au grand loin de soi-même, on n'a plus envie de si promptement remettre ses pas dans les siens... on recherche dans sa vie des trouées vers des moments d'éternité, des portes vers l'intemporel d'on ne sait quelle dimension. 

 

On se voudrait perdu sur l'océan, on se rêve prince, princesse, d'une planète à découvrir. Et puis on remet ses habits du lundi, on sourit aux gens de sa vie antérieure, on les trouve même "charmants"... on se hérisse juste un peu plus dans le métro, les réflexes de défense semblant s'être régénérés, et on s'endort... pas trop tard, pour ne pas être trop fatigué le lendemain**.


 

 

* qu'est-ce qui fait battre notre coeur fortement ?

**heureusement dans peu de temps toutes mes bonnes résolutions, et mes beaux sentiments, seront envolés... et de nouveau je vous en écrirai des tartines de futiles et bonnes choses, car bien ancrées dans nos vies (et j'aurai des cernes d'avoir trop veillé à vous raconter des balivernes) !

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques - Communauté : luso-francophones inspirés
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Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 23:14
Spéciale dédicace à Béatrice : 

 

 

Les Etrangers

de Léo Ferré

Regarde-la ta voile elle a les seins gonflés
La marée de tantôt te l'a déshabillée
Les bateaux comme les filles ça fait bien des chichis
Mais ce genre de bateau ça drague pas dans Paris

T'as les yeux de la mer et la gueule d'un bateau
Les marins c'est marrant même à terre c'est dans l'eau
Ta maman a piqué sur ta tête de vieux chien
Deux brillants que tu mets quand t'embarques ton destin

C'est pas comme en avril en avril soixante-huit
Lochu tu t'en souviens la mer on s'en foutait
On était trois copains avec une tragédie
Et puis ce chien perdu tout prêt à s'suicider

Quand la mer se ramène avec des étrangers
Homme ou chien c'est pareil on les r'garde naviguer
Et dans les rues d'Lorient ou d'Brest pour les sauver
Y a toujours un marin qui rallume son voilier

Regarde-la ta quille à la mer en allée
La marée de tantôt te l'a tout enjupée
Les bateaux comme les filles ça fait bien du chiqué
Mais quand on s'fout à l'eau faut savoir naviguer

T'as le cœur comme ces rocs vêtus de Chantilly
Quand la tempête y a fait un shampooing dans la nuit
Ta maman t'a croché deux ancres aux doigts de chair
Et les lignes de ta main ça s'lit au fond d'la mer

C'est pas comme en avril en avril soixante-huit
Lochu tu t'en souviens dans ces rues de l'emmerde
On était trois copains au bout de mille nuits
Et le jour qui s'pointait afin que rien ne s'perde

Quand la mer se ramène avec des étrangers
En Bretagne y a toujours la crêperie d'à côté
Et un marin qui t'file une bonne crêpe en ciment
Tellement il y a fourré des tonnes de sentiments

Regarde-la ta barre comme de la Pop musique
Ça fait un vrai bordel chez les maquereaux très chics
La mer a ses anglais avec le drapeau noir
On dirait Soixante-huit qui s'en r'vient du trottoir

Ma maman m'a cousu une gueule de chimpanzé
Si t'as la gueule d'un bar j'm'appelle Pépée Ferré
C'est pas comme en avril en avril de mon cul
Dans ce bar endossé au destin de la rue

Et c'est pas comme demain en l'An de l'An Dix mille
Lochu tu t'en souviens c'était beau dans c'temps-là
La mer dans les Soleils avec ou bien sans quille
Un bateau dans les dents des étoiles dans la voix

Et quand on se ram'nait avec nos Galaxies
Ça faisait un silence à vous mourir d'envie
Et les soirs d'illusion avec la nuit qui va
Dans Brest ou dans Lorient on pleure et on s'en va

L'An Dix mille... Lochu ? Tu t'rappelles ?
L'An Dix mille... Tu t'rappelles ? Lochu ?
L'An Dix mille, l'An Dix mille, l'An Dix mille...
Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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