Je propose à mes étudiants (en langue française) un jeu : cherchez dans le journal, où se
trouve Sarkozy aujourd'hui.
Mais, moi, ça me lasse... de le suivre à la trace. De ne lire et voir commenter que ses faits et gestes, dans la presse, et dans les blogs.
Autre sujet qui me barbe, à force, l'identité nationale. Puis, aussi, la chute du mur... ou ses fils (à Sarko), sa Carla, ou son salaire, son
nouveau conseiller, le copain de Jean-Marie Le Pen, un certain Patrick Buisson (ben oui, comme vous, je lis Télérama, Le
Monde et le Canard enchaîné).
La barbe ! de trouver la même chose partout...
A croire que la vie ne tourne qu'autour d'un même nombril...
Le pompon revenant à celui qui aura pu s'en saisir... le premier.
Quelle soupe nous sert-on aujourd'hui ? après le 11 novembre et Nicolas Sarkozy, la Syrie et Nicolas Sarkozy, demain nous aurons...
Et moi, quelle soupe pourrais-je vous offrir en échange ?
Mon blues ? mon fado ?
Mes amours ? mes emmerdes ?
Il faudrait plutôt opter pour la dernière interrogation.
Alors parlons (car pourquoi tenez-vous un blog, si ce n'est pour "parler" ? ne me dites pas que vous vous targuez de littérature, voyons ! ne me faites pas sourire... mais... sur
un blog, personne ne vous lit !).
Hier, j'ai assisté à un spectacle, celui de Ludovic Boivin, un Québécois, j'ai un ami là-bas (au Québec), Roger Tabra, un grand artiste, un parolier, assez connu je crois... alors,
l'accent de Ludo, ça m'a fait penser à Roger, parti dans le grand nord... surtout que Ludo a rappelé que dans ce grand nord le matriarcat... régnait. J'ai mieux compris le masculinisme
des Québécois (les gars, ils sont totalement dépassés... ils perdent totalement la boule... ils ne savent plus quoi leur répondre aux filles...) j'ai mieux compris que Roger soit sur les dents...
Bref, je vous plains (les filles autant que les gars).
Aujourd'hui, j'ai vu une expo à l'Art de rien, un jeune, Benjamin Lacombe, ça m'a rappelé Nicoletta Ceccoli... Zoridae la
connaît bien, elle en illustre parfois ses billets.
Demain, je vais chanter... heureusement... des chants sacrés, en arabe, en latin, en hébreu, en araméen.
Pour oublier...
que les jours se suivent...
et se ressemblent...
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Henri
Wisley, expo à La terrasse de Gutenberg, 9, rue Emilio Castelar, Paris 12e
Photos
(c) Luciamel (avec l'autorisation de l'artiste)


Et soudain, alors que vous rentrez d'un cocktail chez
Dans le wagon, pourtant, deux personnes ont fait palpiter mon coeur,
une femme enturbannée, le crâne chauve en dessous... une chimio probablement, près d'elle son compagnon. Et, assis sur un strapontin, un clochard, noir de surcroît... faisant le vide autour
de lui (or il ne sentait pas mauvais). Soudain, je vis ses pieds... comme les tiens par moments, ils étaient enflés par des oedèmes, l'empêchant de chausser ses souliers. Alors j'ai
pleuré d'amour, de compassion, pour cet homme, cet humain, cet être vrai près de moi... j'ai pleuré discrètement.
Autant le dire : j'ai adoré ! et je vais certainement y retourner. Pour
l'humour, la truculence (des enfants près de moi riaient de bon coeur aux gros mots dits sur scène, c'était une sorte d'avant-première et ces enfants étaient sans doute des proches des
acteurs...) et comme dans Oxu et Xu (vus récemment au 

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