Je ne sais pas vous, mais moi, c'est toujours le dimanche soir que je retrouve ma vie à l'envers, le verlan de ma vie...
J'essaie de la comprendre, de la prendre par un bout, par l'autre... et c'est là qu'elle me file entre les doigts, tagada... et même pas de fraises...
En général... je m'y prends dès 16h... mes ami(e)s le savent (surtout mes amies), c'est pas la peine de m'inviter à quoi que ce soit après 19h (même le dernier Oliveira... on a dû le
reporter à mercredi), pourtant avant, du temps que j'étais... dans le vent... dans le mood for love... j'adorais sortir le dimanche soir... va savoir, va comprendre,
toi...
Ben, non... maintenant c'est plus ça... c'est la tête en bas.
Heureusement, par moments mes mains se tendent vers l'étoile, vers le ciel, vers... l'uni... vers.
En plus, si je consulte mes flux RSS (c'est l'union soviétique ce truc-là !), je désespère... soit je râle intérieurement, ça m'énerve, je suis prête à laisser des com's méchants... (cf. mes deux
précédents billets : je suis méchante, dans le fond...), qu'est-ce qu'ils racontent ? j'en ai marre de voir reprendre tous les poncifs de l'actualité : allez, je fais un billet, je mets des
liens... ça me fera peut-être monter au classement... "Lamentable !!!" me dis-je, dans ma méchanceté. Soit je m'emballe... et je laisse des com's hyper-longs, et très
philosophico-psycho-lyrico-pseudos... comme si l'avenir du monde en dépendait. Laisse béton... et bois un verre (comme le chantait déjà Renaud en son temps).
Alors, je regarde un film débile (Urgences c'est fini, pas de James Bond... donc n'importe quoi, mais surtout pas Zone Interdite (au fait, zavez vu la
copine de Jamel ? que dis-je ? sa femme ! ben, elle m'a épatée la petite, découvert ça sur Yahoo aujourd'hui)), ou plutôt Capital, le dimanche...
Mais laissez-moi ma tête retournée, mon futur, mon passé... que vous importe ?
J'étais à la messe ce matin, je ne suis jamais autant allée à la messe dans ma vie que depuis le décès de ma soeur le 1er mai dernier... Des gens avaient laissé un pécule pour faire
dire trois messes en sa mémoire, l'une d'elles c'était aujourd'hui. Le prêtre a parlé de la surdité, de l'incapacité à parler... du miracle de Jésus qui a guéri le sourd et redonné la parole au
muet (c'était le même... il était sourd-muet).
Ecouter les autres... savoir parler, dire ce qui essentiel.
Et je rentre... et je consulte mes flux... ah ??? tiens...
Alors, je regarde le film débile.
Puis, soudain... quelque chose, une envie de dire, je tombe sur les photos prises l'après-midi, je songe à la balade avec Francine le long du canal... je me dis, mais c'est chouette ça
! la tête à l'envers... et si j'écrivais un billet à partir de là ?
Photos (c) Luciamel (oeuvres de Nemo et de Mesnager, le long du canal St Martin, près de l'Hôtel du Nord)
Le grand Hôtel du Nord... et son atmosphère.
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Et soudain, alors que vous rentrez d'un cocktail chez
Dans le wagon, pourtant, deux personnes ont fait palpiter mon coeur,
une femme enturbannée, le crâne chauve en dessous... une chimio probablement, près d'elle son compagnon. Et, assis sur un strapontin, un clochard, noir de surcroît... faisant le vide autour
de lui (or il ne sentait pas mauvais). Soudain, je vis ses pieds... comme les tiens par moments, ils étaient enflés par des oedèmes, l'empêchant de chausser ses souliers. Alors j'ai
pleuré d'amour, de compassion, pour cet homme, cet humain, cet être vrai près de moi... j'ai pleuré discrètement.
Autant le dire : j'ai adoré ! et je vais certainement y retourner. Pour
l'humour, la truculence (des enfants près de moi riaient de bon coeur aux gros mots dits sur scène, c'était une sorte d'avant-première et ces enfants étaient sans doute des proches des
acteurs...) et comme dans Oxu et Xu (vus récemment au 
Vers
la République ce midi
Vers
la rue Jean-Pierre Timbaud
Automne rousse au Portugal, me dis-je
Plaisir...
quel programme !
Prenons
du recul
Ah,
un nouveau (?) visage, galerie Jamault
Ca
y est, je suis arrivée...
L'ONU à New York
L'ONU sur la première avenue
Ses gardes...
Son Empire State...
Son havre de paix
Sa gastronomie
Ses
valeurs
Ses poètes...
Certains font le tour du
monde (Magellan, il était portugais bien qu'au service des Espagnols, mais après tout quelle importance ?), d'autres rejoignent l'Amérique (Christophe Colon, qui, suivant la
thèse reprise par Oliveira dans son dernier film, pourrait être portugais, mais quelle importance ?), d'autres encore vont aux Indes (Vasco de Gama, il était... mais quelle importance ?), ou au
Japon, en Chine... mais quelle importance ?
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