Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 22:47
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Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin...
moi, l'oiseau migrateur égaré en vos villes
l'hiver je m'y replie, l'été je jubile.

Votre Palais Royal où les jeunes filles
trouvent à se marier...
et où dans les tilleuls taillés au carré
je parviens à me dissimuler.

Oiseau je suis, oiseau je resterai.
Demandez-moi mes papiers si vous voulez.
Arrêtez mon chant si vous le pouvez.
Surtout ne m'imposez pas votre identité.

Et si moi je ne veux pas être pigeon !

Roucoulez, faites miroiter vos belles cages dorées...

Je vous les laisse, Messieurs des beaux quartiers,

Monsieur de la Culture ministré...
Monsieur au nom galvaudé
par trop de chimères dévoyé.

Enlevez-moi ma carte...
d'identité elle n'en a que le nom,
je vous la laisse si vous y tenez.

Je m'en irai, loin de vos prisons,
sur le toit des gens de peu,
j'entonnerai mes chansons.

Texte et photo (c) Luciamel





Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Samedi 16 janvier 2010 6 16 /01 /Jan /2010 18:58

 


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Il m'est arrivé, peu souvent, de me trouver face à une intelligence sereine... et là ce fut le cas. Un homme, habillé très simplement, et chaussé de souliers de randonnée, visage bronzé, regard oriental, celui qui vous frôle et en même temps vous perçoit... au-delà...

Cet homme était en visite à Paris pour la publication de son livre aux éditions de
la Fabrique.

Cet homme je ne le connaissais pas, mais je connaissais, de nom, le journal où il écrit :
Haaretz.

Cet homme s'appelle
Gidéon Levy.

J'étais curieuse d'entendre les positions d'un Israëlien de gauche.

Je ne fus pas déçue, ni par l'esprit, ni par la leçon d'humanité, de journalisme ou de pensée de gauche (on finit par se demander si ça peut encore correspondre à quelque chose la pensée de gauche...). Tiens, il existe encore sur cette planète des intellectuels, au sens "artisanal" du terme, qui oeuvrent à changer le monde. Pas seulement des "socialistes", des "gauchistes", des "umpistes"... préoccupés uniquement par leur pouvoir passé ou à venir (à maintenir, à entretenir sur leur blog, leur compte Facebook, ou sur twitter...), ou, pervers narcissiques qu'ils sont tous devenus, par le seul culte de leur égo.

Je fus surprise par ses réponses, longues, détai
llées. Les questions étaient :

"Vous combattez la politique actuelle d'Israël, concernant les territoires occupés, vous êtes un Israëlien de gauche convaincu, pourtant vous vous dites patriote... comment l'expliquez-vous ?"

"Faut-il boycotter Israël ?"; "Devrons-nous attendre qu'un massacre de 100.000 personnes survienne pour qu'enfin la communauté internationale s'émeuve de ce qui se passe à Gaza ?"; "Le fascisme est-il sur le point de s'installer en Israël ?"; "Quel avenir espérer ? un état pour les deux communautés, deux états indépendants ? peut-on encore y croire ?"

Ce à quoi il a répondu, pour conclure,
"Je veux être réaliste et croire aux miracles."

J'ai lu la semaine passée un article sur Edgar Morin et
sa vision de la complexité du monde... or, il  a lui aussi choisi de faire le pari de croire aux miracles, car seule une métamorphose inespérée pourra nous empêcher de sombrer corps et biens.

L'humain dépasse l'individu, et demain nous verrons émerger ce qui aujourd'hui nous semble inouï, du fait de nos classements sociaux, de nos élitismes, de nos... distinguos... homme/femme. Demain sera totalement différent, à vous de vous y préparer (ou vous deviendrez de vieux cons...) : inimaginable pour nous, demain sera un monde d'égalité. Aucun être humain ne pourra se sentir discriminé, diminué... Oui, ça peut sembler "utopique", délirant, etc. pourtant c'est la seule métarmophose envisageable.

On vient de me dire la naissance d'un petit Pablo... entre Noël et jour de l'an, comme Pablo Neruda, alors, histoire de ne pas oublier ce pour quoi nous sommes sur Terre voici une citation du poète :

«Je veux vivre dans un pays où il n'y a pas d'excommuniés.
Je veux vivre dans un monde où les êtres seront seulement humains, sans autres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette.
Je veux qu'on puisse entrer dans toutes les églises, dans toutes les imprimeries.
Je veux qu'on n'attende plus jamais personne à la porte d'un hôtel de ville pour l'arrêter, pour l'expulser.
Je veux que tous entrent et sortent en souriant de la mairie.
Je ne veux plus que quiconque fuie en gondole, que quiconque soit poursuivi par des motos.
Je veux que l'immense majorité, la seule majorité : tout le monde, puisse parler, lire, écouter, s'épanouir.»

A toi ma petite soeur, à toi de toute éternité... ce chant de Yaël Naïm, elle que tu avais cotoyée, sur les 10 commandements, où tu avais été costumière, tu m'avais dit combien elle avait été "gentille", son chant... s'élève, son chant je l'entends, comme je t'entends.

Ce chant, ce "happy end"... pour nous... de toute éternité...





Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 22:24

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Si Ségolène Royal l'avait fait, si une femme l'avait fait... annuler à la dernière minute sa présence à une émission préparée de longue date, on n'aurait pas manqué de se gausser : "ah, elle a ses vapeurs... ah, quel amateurisme... ah, ses lubies !... ah, ses règles peut-être !" on pourrait même pousser la moquerie (oyez, oyez, braves gens, les hormones des femmes nous tiennent inexorablement) jusqu'à "euh... pourtant elle doit être ménopausée..."

Mais là, il s'agit d'un homme, Vincent Peillon, en plein milieu de l'émission de F2 a fait une annonce à l'AFP, déclarant qu'il refusait de se joindre au débat (dont il connaissait les modalités depuis décembre et pour lequel le matin même il avait été briefé)... Alors, on ne manquera pas de relever le courage, le culot et la portée d'une telle action, forcément, puisque c'est celle d'un homme... on va l'enjoliver... (sauf dans la majorité, il va sans dire...), on se demandera même, à gauche, ce qu'une telle décision pourrait avoir de... salvateur. Forcément...

Et Besson (l'invité de la soirée, le ministre de l'identité internationale... c'est son nouveau job, il se met à l'interculturel), que nous a-t-il dit d'essentiel ? rien, à part qu'il a la trouille pour son poste, que sa veste à force d'être retournée n'a plus de couleur, qu'il est le symbole-même de la gauche d'aujourd'hui et de sa déculottée, qu'heureusement que Marine Le Pen (et non pas Martine Aubry...) est là pour nous donner envie de voter socialiste, que...  Peillon est bien le symbole de la gauche qu'il nous faudra éliminer... (mais, ils sont nombreux dans cette catégorie-là, seulement, chers amis, ne vous y trompez pas, ce sont eux qu'il faut sanctionner, pas le parti socialiste).

Qui connaît M. Peillon ?

Ils ne savent pas, décidément, "comment se faire remarquer ?" ces hommes politiques... un coup d'éclat, une vapeur... une passion... ils ont du mal à se contrôler (qu'une femme ait une petite faiblesse et on lui parlerait de ses nerfs... un homme ça devient tout un programme), tout leur est bon pour se mettre sur le devant de la scène : des chochottes ces Messieurs...  Ils quittent leur femme après 30 ou 40 ans... pour une jeunette et pour renouer avec leur jeunesse (qui pourrait le leur reprocher ?), et, après tout, Mesdames, vous devriez en prendre de la graine et faire de même ! (comme ça ils se retrouveraient, un peu plus souvent qu'à leur tour, le bec dans l'eau...). Oui, lâchez-les ! ils vous sont infidèles, ils vont à l'UMP alors qu'ils votaient socialiste depuis toujours, ils ne vous apportent plus de fleurs, ils ne vous désirent plus... QUITTEZ-LES !!! Ayez ce courage, non,  les enfants... ce n'est pas un argument (c'est avec ça qu'ils vous tiennent...), un jour ou l'autre vos enfants deviendront grands et attendront patiemment (sans état d'âme) que vous mouriez, et, même, votre mort sera une délivrance pour eux... alors, ne vous en faites pas trop quant à leur amour...

J'ai vu une Marine Le Pen telle qu'en elle-même, plus calme, peut-être, qu'à l'accoutumée. Une femme qui n'avait rien à apporter, si ce n'est quelques contradictions à "Monsieur immigration"... pas si nulles que ça (à part les nullités), comme d'hab' avec le Front National, ils arrivent à sortir quelques "vérités"... telles que "t'as vu la verrue qui te pousse sur le nez ?"... ils se disent que ça peut finir par faire sens... ça crée des sorcières... les politiques, ils aiment ça les sorcières, et, plus que tout, leur faire la chasse.



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Photos (c) Luciamel.



et pour se distraire...





Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 19:05

Mon père est arrivé en France en 1963. Il avait un contrat de travail, c'est même la raison pour laquelle il était venu. Pas de valise en carton... ni d'exil politique, non, lui, qui aurait pu continuer à travailler au Portugal, où il avait un bon poste, chef-menuisier dans les chantiers navals, a préféré l'aventure... c'était New York ou Paris, il a choisi de s'installer ici.

Il aime à raconter... sa vie, le passé. Parfois, quand nous ne nous disputons pas sur des sujets politiques (il est de droite, je suis de gauche), j'ouvre des yeux tout ronds et je l'écoute, car il a le don du conteur, du passeur... et sait me faire rêver.

Le patron.

Son premier job c'était à la Salpétrière... il ne parlait pas un mot de français, on lui a fait passer un test professionnel, et il s'en est admirablement sorti (selon ses dires), lui, maître-artisan, à qui on demandait des trucs d'apprenti... Il aime à expliquer comment il a résolu le problème du "coffrage", et comment il a étonné son patron en n'utilisant que le tiers des plaques de bois nécessaires habituellement pour réaliser un escalier... Cet homme lui a été fidèle (et réciproquement) jusqu'à la faillite de son entreprise, environ 25 ans. Ensuite, mon père est devenu son propre patron (il s'est associé à un ami) mais ça n'a pas duré... des rivalités (avec un troisième associé), or mon père a toujours détesté les conflits. Il a fini sa vie professionnelle comme employé de la ville de Montmorency. J'ai encore son plan de Paris... celui où il avait marqué l'itinéraire pour aller travailler à la prison de Fresnes... là où il se rendait en plein hiver, quand il n'avait pas encore droit aux "intempéries"...

Le flic.

Ils l'appelaient aussi "o bêbado", le poivrot... C'était l'ami de son associé, il était toujours bourré... d'où son surnom. Bien sympa comme relation car il faisait sauter tous les PV... Il suffisait de lui passer un coup de fil, il était "chef" (va savoir s'il n'était pas commissaire) et la prune s'envolait... Mon père en garde un souvenir attendri... comme des nombreuses images de son passé... il me rapporte : "Un jour on lui a demandé comment il ferait s'il était contrôlé au volant, vu qu'il était toujours bourré, il a répondu que ça ne pouvait pas lui arriver vu qu'il ne conduisait jamais, il avait un chauffeur...".

Le curé.

Quand il était enfant il allait au catéchisme, et il respectait beaucoup le curé. Ca m'a beaucoup étonnée car je croyais mon père très anticlérical... Ce n'est que depuis quelques années que je le vois aller à l'église et se recueillir; sa vie, dans sa jeunesse, avait tout de celle d'un Don Juan. Bien au contraire, m'a-t-il expliqué, déjà tout enfant c'est lui que le curé envoyait chercher son vin de messe à la taverne... Avec une consigne : si c'était la patronne, c'était ok, elle remplissait la bouteille, si c'était le patron il fallait repartir à toutes jambes...

Le prof.

Quand il a commencé à travailler aux chantiers navals, il avait la troisième classe... (il était allé à l'école pendant trois ans), c'est son père, menuisier, qui lui avait transmis le métier. Pour devenir chef d'équipe, il lui fallait la quatrième classe. Alors, il a suivi des cours du soir. Le prof était du genre "gentil" : "Vous n'avez pas pu faire vos devoirs, ni apprendre la leçon, car vous avez dû travailler... ne vous en faites pas, je vais vous l'expliquer." Mon père a réussi l'examen, "haut la main", en effet, la dictée sur une région du Portugal, il la connaissait par coeur... si bien qu'il avait écrit plus loin que ce que l'examinateur avait dit...

Le docteur.

Là où je suis née, le docteur s'appelait Hermès. C'est lui qui un jour avait dit à mes parents d'aller voir "autre chose" pour soigner ma soeur, dont la maladie, déjà bébé, était inexplicable... Ce notable était immensément respecté, on lui avait confié la direction des travaux d'une salle des fêtes. C'était il y a presque 50 ans... ma mère était enceinte de moi. Mon père à qui le Dr. Hermès avait demandé s'il y avait suffisamment de vis et de clous pour finir l'ouvrage, avait proposé d'aller à Figueira (à 20km) les chercher à vélo, assurant au médecin que la charpente serait terminée en temps et en heure pour la fête, ce qui fut fait.

Par la suite, alors que, par respect, tous éteignaient leur cigarette à l'arrivée du docteur (qui lui-même était fumeur) mon père continuait à fumer devant lui... En effet, un jour, après la charpente... Hermès lui avait dit, en lui tendant une cigarette "Português suave" : 

- Tu fumes, non ?
- Oui, si on m'en propose. 

Depuis ce moment-là, mon père avait gardé sa cigarette allumée en présence du docteur. Ce qui avait amusé ses collègues : "Avant on en craignait un, maintenant il y en a deux deux qui fument..."

Le parcours de mon père m'émeut, car il a la modestie de celui qui a toujours fait de son mieux en acceptant son sort, lui, fils d'une famille de propriétaires terriens aisés... a accepté son destin de petit artisan... immigré. Il a toujours été respecté dans son travail, et, dans sa vie, était vu comme quelqu'un qui était l'ami de tout le monde, celui qui voulait éviter les "histoires".

Elle, Joana Carneiro, je l'ai découverte ce Noël au Portugal, c'est une chef d'orchestre de renom... commençant une belle carrière à l'orchestre philarmonique de Berkeley. Elle est issue d'une famille de la haute bourgeoisie, il n'est donc pas si étonnant qu'elle ait cette position, mais, étant femme, étant portugaise... ça l'est tout de même un peu.
 




Par Luciamel - Publié dans : souvenirs - Communauté : luso-francophones inspirés
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /Jan /2010 22:11





Les tweets me gonflent... messages égocentriques sans aucun intérêt, si ce n'est celui de se maintenir au top dans le réseau dans lequel on se trouve déjà... Twitter... j'y vais par moments, mais je sens bien que ça ne sert qu'à servir... une certaine idée de mon propre égo... ça ne sert qu'à l'entretenir... ça ne sert à rien.

FaceBook... je poste mes photos, j'y vois celles de mes "amis"... et certains de leurs messages, mais à part ça ? du point de vue du contact, du point de vue de la relation, qu'en est-il ? c'est encore du "je me fais voir sous mon meilleur angle (ou, tout du moins, j'essaie), regardez-moi, moi, moi, moi...". Où est le véritable échange ? on se le demande.

Mon blog... j'ai l'impression d'être sincère, de poster ce qui me tient vraiment à coeur, pourtant, je suis comme vous autres, je suis sensible aux commentaires, je regarde le nombre de mes visiteurs, je regrette, parfois, d'avoir écrit ça ou ça.

Internet me désespère, autant qu'il me fascine car il me semble porteur de la seule vraie liberté du futur : l'expression de l'esprit.

Petit à petit, il faudra encore 50 ans, nous parviendrons à une liberté indivuelle sur toute la planète (liberté d'expression, égalité de droits, liées à un égalitarisme du niveau de vie) inimaginable pour nous aujourd'hui. Internet nous en donne un avant goût : tous écrivains, tous journalistes, tous... omni-humains, face à notre écran nous ne sommes plus le journaliste frustré, l'écrivain raté, l'universitaire brisé, l'artiste sans public... nous recréons notre vie.

Je vois, toutefois, que les milieux sociaux se reproduisent... sur la toile (ah... ce cher Bourdieu), et que, sur le Net, les privilégiés d'hier sont toujours ceux qui décrochent la timbale (les blogueurs ayant du succès sont souvent issus des classes favorisées, même s'ils sont frustrés socialement parlant, car n'ayant pas la célébrité qu'ils pensent mériter, le Web leur donne une revanche). J'entends que ça se débat dans les grandes écoles, on ne voudrait pas que des "boursiers" (issus forcément de milieux défavorisés) aient des privilèges ! car comment, alors, distinguer les privilégiés naturels, des privilégies "artificiels" ? si les favorisés, "naturellement" par les siècles des siècles, et un système qui marchait très bien, ne le sont plus... si d'autres peuvent se voir "protégés"... c'est la fin des haricots. Si d'être née Laura Smet, ou Jean Sarkozy, ou De Lamordmoilenoeud... ne sert plus à rien, à quoi bon continuer à défendre sa position ? autant se suicider. Le Web va de plus en plus pousser les privilégiés à vouloir se suicider... surtout dans un pays comme la France où tout n'est qu'affaire de castes. Prenez garde à vous et à votre sang bleu... bientôt votre distinction risque d'exploser.

Je lis que ça buzze... on essaie de lancer un jour sans Sarkozy... un lobby internet, un groupe d'intérêt comme un autre, des gens (des hommes pour la plupart) qui souvent sont issus d'un même milieu (d'intellectuels, ou intellos, sans influence médiatique mais qui aimeraient beaucoup en avoir) essaient de se faire valoir... de se faire entendre par les médias, et, surtout, par (leur maître) Sarkozy. Je dirais que ce sont juste des rapports de force, de ceux que Sarkozy arrive à mettre dans sa poche sans difficulté... qu'il leur offre un portefeuille, à ces Messieurs qui le contestent, et soudain les voici tout radoucis... tout serviles.

J'en vois qui ferment leur blog... par moments j'aurais envie de les suivre, mais je me dis que mon blog existe malgré moi, c'est Lucia qui un jour a voulu lui donner vie. Une petite fille, croisée sur une route, en rêve, qui se tournant  vers moi m'a annoncé : "je m'appelle Lucie".

Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 23:25
Juste parce que c'est beau... mais qu'il est trop tard pour traduire... (demain, peut-être).





Paroles Amalia Rodrigues

Foi Deus

Não sei, não sabe ninguém
Por que canto o fado
Neste tom magoado
De dor e de pranto
E neste tormento
Todo o sofrimento
Eu sinto que a alma
Cá dentro se acalma
Nos versos que canto

Foi Deus
Que deu luz aos olhos
Perfumou as rosas
Deu oiro ao sol
E prata ao luar

Foi Deus
Que me pôs no peito
Um rosário de penas
Que vou desfiando
E choro a cantar
E pôs as estrelas no céu
E fez o espaço sem fim
Deu o luto as andorinhas
Ai, e deu-me esta voz a mim

Se  eu canto
Não sei o que canto
Misto de ventura
Saudade, ternura
E talvez amor
Mas sei que cantando
Eu sinto o mesmo quando
Se tem um desgosto
E o pranto no rosto
Nos deixa melhor

Foi Deus

Que deu voz ao vento

Luz ao firmamento
E deu o azul às ondas do mar

Foi Deus

Que me pôs no peito
Um rosário de penas
Que vou desfiando
E choro a cantar
Fez poeta o rouxinol
Pôs no campo o alecrim
Deu as flores à primavera
Ai!, e deu-me esta voz a mim.

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques - Communauté : luso-francophones inspirés
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Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /Jan /2010 18:54

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Photo (c) Luciamel, 24/12/2009.


C'est le nom des marguerites, en portugais. On les effeuille en disant : il/elle me veut du bien, il/elle me veut du mal... (bemmequer, malmequer), notre "il/elle m'aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout...", ça amuse toujours les étrangers qu'en France, uniquement, on ait cinq chances sur six d'être aimé, alors que partout ailleurs, avec les mêmes fleurs, c'est une sur deux... (il/elle m'aime, il/elle ne m'aime pas). Le côté romantique des Français... et leur sophistication... même à aimer.

Ce sont des fleurs de printemps et pourtant cette année à Noël c'est tout un champ qui blanchissait devant notre maison, une neige un peu hors du temps. 

Comme moi venez les effeuiller ces bemmequeres, malmequeres... jusqu'à ce que vous trouviez dans ce champ, par milliers, des bemmequeres de bonne année. Jetez les malamours, et ne gardez que l'amour par-devers vous.

Il nous faut parfois du temps, souvent de longues années, à effeuiller des fleurs, avant de découvrir le secret... (jetez celles qui ne vous veulent pas du bien). C'est mon cadeau de nouvel an, je vous offre des brassées de bemmequeres.

Et puis, la réponse au tag du 30 décembre... le mensonge était, bien entendu, que les vagues ne m'ont pas emportée... même si elles l'ont bien failli... deux jours alitée, St Sylvestre et 1er janvier, terrassée par un atterrissage contaminant (la grippe A et ses mystérieux symptômes ?), j'ai été dans l'impossibilité d'aller fêter quoi que ce soit, endormie lamentablement devant The Kid de Charlie Chaplin. J'émerge tout juste pour vous souhaiter une heureuse année, avant d'aller vous faire une petite visite sur vos blogs.

La réponse au deuxième tag... l'amour est-ce que ça existe ? ben, ça dépend si on a choisi les bonnes fleurs... finalement, c'est pas compliqué le bonheur.

Pour terminer un fado... et quelqu'un que je viens de découvrir sur FIP (ah ! que ferais-je sans FIP ?) : sa voix me rappelle celle de João Afonso (le neveu de José Afonso) et ces chanteurs de l'Alentejo, aux voix plus douces que celles des femmes... Une voix douce pour chanter les mots... désespérés... d'Amàlia. Mesdames, Messieurs, Antonio Zambujo. (je vous engage à écouter tous les morceaux associés à ce clip).






Nem As Paredes Confesso

Paroles Amalia Rodrigues


Não queiras gostar de mim
Sem que eu te peça,
Nem me dês nada que ao fim
Eu não mereça
Vê se me deitas depois
Culpas no rosto
Isto é sincero
Porque não quero
Dar-te um desgosto

[refrão:]
De quem eu gosto
nem às paredes confesso
E até aposto
Que não gosto de ninguém
Podes rogar
Podes chorar
Podes sorrir também
De quem eu gosto
Nem às paredes confesso.

Quem sabe se te esqueci
Ou se te quero
Quem sabe até se é por ti
por quem eu espero.
Se gosto ou não afinal
Isso é comigo,
Mesmo que penses
Que me convences
Nada te digo.
******************************************

Ni aux murs je ne le confesse

Ne veuille pas m'aimer
Sans que je te l'ai demandé,
Ni ne me donne rien qu'à la fin
Je n'ai mérité
Car il ne faudrait pas qu'après
Tu viennes me le reprocher
Je suis sincère
Et ne voudrais pas
Te blesser

[refrain]
La personne que j'aime
Ni aux murs je ne le confesse
Et même je parie
Que je n'aime personne
Tu peux supplier
Tu peux pleurer
Tu peux sourire aussi
La personne que j'aime
Ni aux murs je ne le confesse.

Qui sait si je t'ai oublié(e)
Ou si je t'aime encore
Qui sait si c'est toi
Que j'attends encore.
Si j'aime ou non, finalement,
Ca ne regarde que moi,
Même si tu crois
Pouvoir me convaincre
Rien tu ne sauras.

************************************************************
(traduction (c) Luciamel)

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques - Communauté : luso-francophones inspirés
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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /Déc /2009 22:58

Moui, non, pas moi... mais moui.

J'étais partie pour vous faire un compte rendu plombant, genre... souvenirs-souvenirs, mémoires, et généalogie, de retour de vacances en terres lusitaniennes (pour ceusses qui ne lisent pas... assez... souvent mon blog, je rappelle que la
Lusitanie, nom de l'ancienne province romaine correspondant à l'actuel Portugal, se rapporte à ce qui est portugais... comme Albion désigne l'Angleterre... ou l'Hexagone, la France...) et, célébrations festives obligent, je suis taguée... par Noèse, et en rebond par Anne des Ocreries (de ça me triture alors j'en cause !) et par l'oiseau libre.

J'adore les tags. C'est le côté "atelier d'écriture" du web.2. Ca vous (me) donne des limites. Ca donne du sens (...) au billet.

Et puis, comme ça, mes lecteurs s'y retrouvent, ça part moins dans tous les sens... (poétique, politique, féministe, fadiste, cuculapraliniste...), ça suit le tag.

Et le tag dit :
"dire 7 énoncés dont un seul est un mensonge"

Et l'autre tag dit :
"et si on faisait une chaîne de chansons d'amour ?"

Je me suis dit : l'un dans l'autre... on devrait pouvoir les rassembler.

Pour le premier tag, je vous donne des images, à chacune d'elles, une légende, à vous de deviner si elle correspond à quelque chose de vrai. Ce sera un jeu. La réponse, dans deux ou trois jours (ça va dépendre du réveillon de demain, je pars danser toute la nuit... serai-je remise pour le premier ?) vrai ou faux... à vous de deviner.


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derrière ces dunes, démons et merveilles, vents et marées, deux petites vagues pour me noyer...


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elles s'appellent des malmequeres (tu-me-veux-du-mal), l'équivalent de nos marguerites "je-t'aime-un-peu-beaucoup-à-la-folie-pas-du-tout), j'ai pris la photo le 24/12/2009 (vrai !).


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elle a, le 24 décembre, près de minuit, fait le parcours de Belém (Bethléem), donné naissance à l'enfant, le père était près d'elle, le saint esprit aussi, et moi j'ai chanté,
abwoon d'bashmaya (Notre Père, en araméen, la langue parlée au temps de Jésus), elle, c'est Laura, la fille de mon cousin.


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Les enfants ont découvert le Monopoly, les grands, eux, depuis des lustres, s'encanaillaient au Casino... de Raseira.


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Dernier jour, autoportrait devant l'Océan... ça souffle, et les vagues de 6 mètres m'ont emportée, vers au-delà, vers... là-bas.


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Le 24, encore, l'agneau de Dieu... qui court pour rejoindre sa mère.


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Elle s'appelait Flicka, elle m'a, ce jour de Noël, joyeusement saluée.


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A ce moment-là, je me disais : "Y aura-t-il une femme présidente de la République aux prochaines élections ?". *


Et parce que j'avais un deuxième tag (que je me suis inventé), voici une chanson d'amour, et (pardon pour les autres) seuls les Brésiliens savent... chanter l'amour, pour de vrai... les Français... c'est, malheureusement, que pour le bluff... ou pour les élections...

Et la chanson d'amour, la chaîne d'amour, le deuxième tag... ça existe ça ? le tag d'amour ? tiens... prends donc ça... je te tague... ça serait bien facile, si ça se passait comme ça. Non, je, tu, il, elle, on, nous, vous, ils, elles... on rame... TOUS... question, non pas amour, tout court, si j'ose dire, mais, bonheur... t'es heureux, heureuse... toi ?

Heu... je peux te répondre demain ? après ma fiesta de Nouvel An ?

Et puis... pour mon tag de l'aaaaamouuur... voici...


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photos (c) Luciamel

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 12:41

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Alfaiates...


Tout à l'heure, je rangeais quelques affaires appartenant à ma sister, j'étais émue de toucher ces vêtements par elle autrefois portés, par elle réalisés, j'avais allumé la radio (FIP en fond sonore c'est mon ambiance week end ou vacances), lorsque, soudain, ce chant s'est élevé :

Miss Celie's Blues

Sister, you've been on my mind
Sister, we're two of a kind
So, sister, I'm keepin' my eye on you.

I betcha think I don't know nothin'
But singin' the blues, oh, sister,
Have I got news for you, I'm something,
I hope you think that you're something too

Scufflin', I been up that lonesome road
And I seen alot of suns going down
Oh, but trust me,
No-o low life's gonna run me around.

So let me tell you something Sister,
Remember your name, No twister
Gonna steal your stuff away, my sister,
We sho' ain't got a whole lot of time,
So-o-o shake your shimmy Sister,
'Cause honey the 'shug' is feelin' fine.



*******************************************************************************************************************

Et là, vous pouvez être sûrs qu'au moment de la sortie du film, The Color purple (1985), nous étions insouciantes, on ne t'avait pas encore dit ta maladie, tu ne le sauras qu'en 1986, ce film nous avait tant secouées... cette injustice, cette révolte, cet espoir, celle qui est assise toute recroquevillée sur la chaise... c'est moi.

Avant de partir vers le pays de l'océan, vers la terre où ma sister et moi fûmes enfants, d'où nos rêves sont nés, et nos premiers plaisirs aussi, je vais répondre au tag de l'oiseau-libre, d'une façon un peu particulière, en me replaçant à ce moment-là de nos vies, avant l'âge de huit ans (elle, six). J'espère que de là où son esprit se trouve (là-haut ou là-bas, ou de l'autre côté... de l'océan de la vie), elle sourira à mon jeu, ce sera ma façon de répondre au chant entendu et reçu...


Un plaisir des yeux.

La montagne et ses paysages, les fraises des bois cueillies au bord des champs, les libellules volant au-dessus de la rivière près du moulin... et puis ceux que toi tu préférais les alfaiates (les "tailleurs") ces sortes de cigales grises qui avancent à la surface de l'eau en "tricotant" avec leurs pattes.

Un plaisir que l'on partageait.

Quand nous allions à la taverne-épicerie (caverne d'Ali Baba pour nous), les croûtes de fromage laissées par le patron sur le bord du comptoir quand il préparait les sandwichs pour ses habitués... nous, c'était notre seule occasion d'en manger, alors on les savourait.

Un plaisir d'enfance.

Notre infinie liberté, et l'enchantement de nos jours à découvrir le monde et ses merveilles, les fleurs qu'on mâchouillait (les primevères surtout), nos pieds nus après l'école, pour mieux sentir la terre où nous marchions, l'eau, la pierre...

Un plaisir odorant.

Ah ! ça, pas de doute, l'odeur des oeillets de ma grand-mère, ceux qu'elle faisait pousser en pots, décorant le balcon et l'escalier de marbre menant à notre appartement. Les jeunes-gens ne s'y trompaient pas quand ils allaient namorar (conter fleurette), c'était chez elle qu'ils s'arrêtaient pour lui en voler un et le mettre à leur boutonnière.

Un plaisir égoïste.

Ca nous était difficile d'être égoïstes... nous n'en avions pas encore l'âge, ni la perception... peut-être mes "bons" résultats à l'école... 

Un plaisir de l'oreille.

Les fêtes du village, si nombreuses, les chants, les danses, des groupes venus des alentours et tournoyant tout le jour sur l'aire à battre les céréales.

Un plaisir charnel.

Sans doute celui des enfants qui prennent leur corps pour un lieu de plaisir à explorer.

Un plaisir inconnu.

Celui (parfois douloureux) de nous immerger dans une culture inconnue, la française, et de revêtir une nouvelle identité...

Un plaisir de goût.

Les nouveaux, avec cette culture française, le beurre, la confiture, le steack, le pain, le fromage, à s'en damner... le Caprice des Dieux, surtout.

Un plaisir anachronique.

Celui de pouvoir dormir, encore une fois cette année, dans la chambre où je suis née, et de faire pour te saluer un grand feu de joie, toi, ma sister partie en avance... dans les cieux.

Un plaisir qui ne coûte rien.

Dire je t'aime...

Un plaisir honteux.

Manger ses crottes de nez... si, si... ça m'arrive parfois... je l'avoue... et j'ai très honte.

Un plaisir hors de prix.

Inviter son amoureux (amoureuse) en week end à Venise.

Un plaisir défendu.

Manger la pomme, le fruit de l'arbre de connaissance (rien à voir avec le sexe, ça c'est la gnognotte qu'on nous sert à l'église, le péché c'est le sexe... non ! le péché c'est la pensée...), nous avons mangé la pensée... et nous le payons à chaque instant.

Un plaisir surestimé.

La vie.

Un plaisir à venir.

La vie.

********************************************************************************************************************************

Et comme je ne suis pas sûre d'être très suivie... je tague un max' de gens sur ce coup-là... (mais pas ceux que j'ai tagués la dernière fois).

celui qui nous fait le coup du fantôme de l'opéra : Balmeyer
sa Zo, sa Z... sa zolie compagne : Zoridae, l'araignée (en sexualité)
mon ami biculturel, nous les bi... on se comprend : Dorham
mon autre ami bi... lui en plus il est luso : Mtislav
le duo Didier et Catherine s'ils en ont envie, ça me ferait plaisir...
le numéro un... qui n'est pas un numéro : Nicolas
lui, il va finir par publier un ouvrage spécialisé sur le web.2 : Christian

j'en oublie... (ne me remerciez pas), ça sera pour la prochaine fois.


Sinon... je pars quelques jours, vous allez me manquer (je suis une sentimentale)... Joyeux Noël, et essayez de vous faire du bien, tant que vous pouvez.

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /Déc /2009 19:26


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Les Terra Sancta vont se produire demain, à 16h30, dans une église de l'Haÿ-les-Roses. Les Terra Sancta existent depuis bientôt 10 ans, et, d'après les fidèles, elles chantent de mieux en mieux. Elles, oui, car c'est un choeur féminin, accompagnées, parfois, par quelques hommes et toujours par Joseph. A l'origine, deux personnes : Catherine Braslavsky et Joseph Rowe, deux musiciens-compositeurs, amoureux des chants sacrés médiévaux, d'occident et d'orient. Ils ont voué leur vie à la musique, à la spiritualité (chrétienne, orientale, soufie...), ils présentent leurs spectacles tous les ans à Avignon, au Satellit café, et au théâtre de l'Île-Saint-Louis. Demain, nous serons, une fois de plus, ensemble... à élever notre chant vers... Qui sera là ? on a décidé d'annuler s'il n'y avait pas plus de 2 personnes (ben oui, d'habitude à Saint Merri, à Paris, ou à Vézelay, à la basilique, on  remplit...). Nous, oui, car j'en fais partie... depuis bientôt 10 ans.


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Demain, nous chanterons Mawlana... en grand choeur, mais aussi notre "tube" : Sancta Terra (musiques à écouter sur le site de Catherine).





Photos (c) Luciamel, roses d'hiver au jardin du Palais Royal, le 17 décembre 2009.

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /Déc /2009 19:49

 

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Ce soir,
La nuit se couche sur Paris, hier,
Des hommes ont marché dans sa rue Blanche.
Les hommes étaient noirs, comme leur désespoir.
Les Français les encadrant étaient blancs, comme la rue.
Quelques centaines à défiler pour réclamer des papiers.
Pour réclamer une identité.


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Ils m'ont donné un papier, où était noté ceci :

"Coordination 75 des sans-papiers".

Une dame blanche... bien habillée, et bien maquillée, (l'une des seules dans ce cortège presque exclusivement masculin, à croire que les sans-papiers ne sont que des hommes, ah oui... c'est que, souvent, les femmes noires sont réquisitionnées pour manifester pour le logement... la famille) m'a tendu une boîte à sous (elle m'avait vu prendre des photos) :

"Vous voulez leur donner quelques centimes ? On va voir Sarkozy, vous voulez lui dire quelque chose à Sarkozy ?
- Oui, qu'il ne renie pas ses origines."

Puis, en fin de cortège, j'ai vu la voiture balai... en fait elles étaient deux (l'une officielle, l'autre banalisée).


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Hier, le soleil brillait sur Paris.

Ce matin,
La ville était blanche, comme une féérie.
Merveille sous nos yeux d'enfants éblouis.
Aller au travail, hai hi hai ho...


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Lenteur, douceur, silence...
Comme un Noël avant l'heure.
Clic clac, nous avons tous fait des photos,
Ici, celles prises à mon boulot.


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A la pause Markus a voulu faire un bonhomme de neige,
Oups... il a l'air tout rabougri...
Il s'y est repris à midi...
Ah ! c'est mieux,
Il serait pas un peu bridé ?
Normal, avec tous ces étudiants...
Japonais.

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Cet après-midi avec Markus,
On a reparlé des minarets,
De l'interculturel, des valeurs...
Il m'a dit les originies de sa mère...
Elle est croate, et son père suisse.
Les différences... il connaît.

Ce soir,
La nuit est noire à nouveau...
Les hommes n'ont toujours pas les papiers
Où serait écrit noir sur blanc :
Vous pouvez rester.

Ce soir,
J'ai le blues...
Non,
Le fado...
Il est bleu nuit...




Photos (c) Luciamel
Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /Déc /2009 13:46

Je m'étais juré de ne pas en parler... le considérant comme faisant partie d'une manipulation orchestrée (on nous prend pour des c...) par les grands labos, les politiques et les médias. Pas la peine de donner du grain à moudre à ces moulins-là, ça ne sert à rien. La machine est lancée et personne ne pourra plus l'arrêter. Puis, j'ai lu ce billet de Jorge, et ça m'a décidée à ajouter ma voix à la cacophonie.

La seule interrogation valable étant celle des parents (clé de voûte pour la mise en place de la paranoïa) : "Que faire ? face au danger, et devant ma responsabilité, faire vacciner mon enfant, oui ou non ?". On laisse "facilement" mourir un vieux, une vieille (de faim, de soif, de déshydratation), même s'il s'agit d'un parent, on se met aussi à défendre l'euthanasie pour lui éviter trop de souffrances inutiles,  mais un enfant... quelle horreur ! Alors, vous pensez bien qu'ils vont nous bassiner avec le risque encouru par les plus petits.

Parfois, je songe à toi : "Heureusement que tu es partie... avant, certainement que cette cochonnerie ne t'aurait pas loupée, et ce n'est pas dans ton sommeil, suite à une vulgaire gastro, que tu aurais été emportée, mais dans un hôpital, avec des tuyaux partout, et ça, l'hospitalisation, les urgences, la morphine, tu ne l'avais déjà que trop vécu, alors, heureusement, avec ta mort, tu as réussi à lui faire la nique à la H1N1".

Oh, il en existe des traitements, des vaccins, des remèdes pour nous faire croire que nous pouvons éviter de mourir... pour nous maintenir dans la douce illusion de l'éternité. Ces pandémies à venir sont inévitables (comme le rappelait récemment J. Attali sur un plateau télé, lui qui préconisait de se faire vacciner, tout en insistant sur le fait que, tout ça, cette grande répétition générale à échelle mondiale, n'était là que pour nous préparer aux prochaines pestes de l'humanité), on essaiera, simplement, en les encadrant, de mieux contrôler les populations : pas de panique, ou le moins possible, sur le Titanic. De toute façon, les "première classe",  ne vous en faites pas trop, vous serez les premiers à trouver une place sur les canots. Les riches, leurs femmes et leurs enfants d'abord !!!
Et l'orchestre jusqu'au bout jouera pour vous.

Là, où cette histoire commence à m'énerver c'est que certains (labos) seraient prêts à donner un petit coup de pouce à Dame Nature. Tiens, je te rajoute un petit virus H5N1 dans l'éprouvette, lui mortel à 90%, et je te vaccine un échantillon de la population avec : ça nous fera un test à échelle mondiale. Je suppose que
Bachelot quand elle s'est fait vacciner à pris soin de choisir son lot, pas de vaccin BAXTER pour elle. Mais nous, pauvres andouilles, on ne nous laisse pas le choix du labo, ni du lot, c'est un peu la roulette russe. J'espère pour vos enfants qu'ils n'auront pas reçu de H5N1... mutant, et pour nous qui risquons pour le coup d'être éradiqués de pouvoir dire nos dernières volontés : "à vos souhaits !" annonçait-on à quelqu'un qui éternuait, car on y reconnaissait le signe de la peste.

Remarquez, c'est justice, d'habitude ces essais-là on ne les fait que dans les pays sous-développés, et surtout l'Afrique... à revoir :  
The Constant Gardener. 


Et, à faire circuler, la vidéo suivante sur le labo BAXTER :


BAXTER et centres de vaccination = ASS.....S
envoyé par ZOR22. - L'info video en direct.



ALORS QU'IL SUFFIT D'UN PEU DE VIN... pour tuer le virus H1N1. 


Si si... sérieux, enfin, c'est ce que je préfère croire, des singes de Sibérie seraient immunisés grâce à 50gr par jour, allez voir ici.

Et voilà comment je me soigne :


13122009.jpg

(au menu : entrecôte-frites, un pichet et demi de Côteaux du Lyonnais, à deux, une crème brûlée pour la personne en face de moi, et, deux cafés pour moi, photo prise samedi soir "chez Camille" dans le Marais).

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 22:26

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Le choix était difficile... entre un très bon film deux  T sur Télérama (
un Ken Loach), et un film français ordinaire (un Jean Becker), c'est bien sûr le jardinier qui m'a embobinée, lui et ses acteurs, et puis la France, ses paysages, sa platitude de vue... son auto-satisfaction...

Comme les salades de ce jardinier, ou sa carpe plusieurs fois pêchée et rejetée à l'eau, afin de lui permettre de devenir centenaire... c'est cette culture dans laquelle j'ai appris à me baigner depuis toutes ces années, comme la femme kabyle du film, moi aussi j'ai un regard différent, celui qui me permet de valoriser ce qui est dénigré par les Français eux-mêmes.

Aujourd'hui j'étais au
Musée des Arts Forains, ça se passe aux Pavillons de Bercy, à Paris.


14122009(002)


Nous avons essayé les manèges du 19e siècle, celui qui tourne à la vitesse des vélos qui le composent... c'était sidérant, et puis l'ancêtre du flipper, l'ancêtre des jeux vidéo... ça vaut, à mon avis... tous
les Avatars à venir (que nous ne raterons, quoi qu'il en soit, sous aucun prétexte, car nous ne voudrions pas, tout comme Jack, aucunement, ne pas pouvoir nous embarquer sur le Titanic) ! Sur ce manège entraîné par des cycles, j'avais les larmes aux yeux de voir tout autour de moi les lumières tournoyer, d'être emportée par cette force seulement mécanique de nos pieds, je riais bêtement... et je m'illuminais (merci à l'au-delà).


14122009(003)


Et puis, Madame Irma m'a lu les lignes de la main. Oh la la ! je n'en suis toujours pas remise, dans la semi-pénombre, en étant non face à moi mais à côté, en tâtant ma main, elle a réussi à me dire mille choses toutes plus vraies les unes que les autres. Je m'interroge encore... face à cette rencontre que je prends très au sérieux.

Comme le jardinier du film, je suis sereine face à la mort, et, comme le peintre, je suis prête à tout recommencer à zéro, s'il le faut.

Je me demande comment va Johnny, mieux paraît-il, mais à qui faut-il se fier ?.. Depuis, on a appris que son chirurgien était l'ex-petit ami d'Adjani, mais aussi, et  surtout, le frère du petit ami de sa fille Laura... et puis qu'il s'est fait démolir par des malfrats :  
drôle d'histoire que tout ça.

Je sais que des enjeux planétaires se jouent...
quelle était donc cette lueur au-dessus de la Norvège ? juste au moment où se tient un sommet sur l'avenir de notre monde ? Pas vu de relais dans les blogs amis... eux, ils ont surtout parlé d'un drôle de karaoké national... eux, ils vont couler un jour, en chantant "la danse des canards"...

Résultat des courses ? me demanderez-vous...

Rien, si ce n'est ce chant répété de multiples fois (c'était son devoir de musique) avec mon neveu ce soir :






Photos (c) Luciamel, ce jour.


Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 21:18
Va,
Tu as encore du chemin,
Va,
Tel est ton destin,
te lever, travailler, et soupirer.

J'ai croisé l'amour,
Oh, quel escroc
Celui-là.
J'ai vu la gloire,
Comme elle m'a bernée,
Dans mon ici-bas.
J'ai cru en Dieu,
et je l'attends toujours
Lui, là,
dans mon coeur.

Heureusement, j'ai vu la mort,
j'ai pu, par un matin de mai,
la parcourir, pour de vrai.
Alors, on ne ne me la fait plus
Ici, avant, après...
Le néant même,
Ca ne m'impressionne plus.

Sache que Dieu ne peut plus rien m'enlever.
Sache que lui et moi, désormais, on est liés.

Mes mains, mon corps, mon âme,
sont libérés de toute entrave.

Un certain Johnny se meurt,
Et les hyènes de hurler leur joie.
Leur ignorance du malheur
est la victoire de l'ici-bas.
La décence... intime,
à l'ennemi, au jour de la mort,
de respecter sa victime.

Quel qu'il soit.




Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 18:50

Le journal télé de F2, un reportage sur les suicides à France Télécom. De nouvelles formes de management, une formatrice en nouvelles techniques (douces) de management... On la voit, assise sur une chaise, face à des cadres (exclusivement des hommes) venus là pour gérer leur stress de commander. Elle leur dit de fermer les yeux, de se détendre, de bien sentir leur dos, de respirer, etc. Mais nous, nous avons gardé les yeux bien ouverts... et nous la voyons assise, jupe courte, et jambes écartées... face à eux, et,  dans ce plan qui a été gardé par la chaîne, on peut deviner la couleur de sa culotte... blanche. Je suis scandalisée ! Non que cette femme se soit habillée de telle ou telle façon, ou qu'elle n'ait pas songé à une caméra, présence inhabituelle dans son stage, mais qu'au JT on ait laissé passer une telle image... Je suis formatrice moi aussi, je sais combien on est épié, combien notre tenue, nos gestes, notre corps dans la classe... font sens. Mais là...

Etait-ce vraiment involontaire de la part de la chaîne ? les images se retravaillent, on peut couper, faire des montages... or ce plan était assez long. 

 J'ai vu d'autres choses à la télé...

Vincent Peillon et Jean-Luc Mélenchon, lundi à
Mots Croisés.

Ils étaient si proches... si complices. Tous contre un, semblait être leur devise. Non, ne vous y trompez pas, ce n'était pas Gollnich leur ennemi, ils s'amusaient de lui, ils avaient l'air si condescendant... (c'est pas comme ça, chers Messieurs, avec votre air supérieur que vous allez convaincre les gens du peuple), ils jubilaient même de lui répondre, de l'attaquer. Non, leur ennemi ce n'était pas Gérard Longuet, ils faisaient même preuve d'une certaine déférence pour lui répondre. Leur ennemie, vous l'aurez compris, est une femme, celle dont le nom a plané toute la soirée : Ségolène Royal. Ils n'auront de cesse, ces hommes de gauche, que de l'avoir éliminée, ça les ronge, on le sent, ça les travaille au-delà du dicible, ils sont prêts à toutes les alliances pour qu'elle agonise.

Méfiez-vous pourtant... du peuple.

Un jour ou l'autre il peut vous faire basculer, vous trancher la tête... sa logique est "une", sa logique est invincible... sa logique est incontestable. Ca vous ennuie... ça vous parle de minarets... Alors, vous invoquez l'illogisme du peuple, là, (vous peuple d'une certaine gauche) vous nous dites sa souveraineté contestable, pour le "Non" au Traité Constitutionnel, vous sembliez pourtant (vous... qui êtes-vous ?) vous en accommoder.

Le peuple.

Celui qui a eu faim, qui a faim, qui est exploité.

Et ne croyez pas qu'il suffise d'être de l'ancienne LCR (nouveau NPA), ou d'être un philosophe dont la mère était femme de ménage pour nous impressionner.

Celui qui est exploité il comprend mieux Gollnich, ou Royal... (qu'elle me pardonne le raccourci) que vous, les privilégiés de la pensée... (de gauche, il va sans dire).

Celui qui pour finir ses fins de mois, pour remplir son frigo... doit... beaucoup galérer (et j'en connais quelques uns), il vous dit : faites pas chier !!!

Arrêtez votre bazar.

Votre terminale S, avec ou sans histoire... c'est bien joli, c'est vachement important, mais !!! j'aimerais que mon enfant puisse être considéré même s'il ne va pas en terminale S... même s'il a dû s'arrêter en troisième...

Vos privilèges, je dis "vos" car je suis "femme" et "immigrée" et que malgré mes diplômes et mon bac + 5, je continue à faire partie des exploités...

Alors... je vais regarder la télé, encore ce soir... il y a :
Douce France

Et puis je t'écoute encore... toi mon ami... toi l'exilé là-bas au Québec, toi Roger Tabra.


Par Luciamel - Publié dans : Enfants d'espoir
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