Politique, société

Jeudi 25 novembre 2010 4 25 /11 /Nov /2010 18:23

 

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                                         photo (c) Luciamel (manif' Paris, octobre 2010)

 

 

Réussir ou échouer. Nous préférons tous la première option, et pourtant c'est souvent la seconde qui nous fait progresser par rapport à nous-même et au cours de notre vie. 

 

Ouf ! je l'ai eu : mon code. Je ne sais comment j'aurais survécu sinon. Ma mère ne m'aurait pas lâchée (elle m'a offert mon permis pour mes 50 ans...) : "alors, tu es allée à ta leçon ? alors, tu révises ? alors...". Ouf ! je l'ai eu. 

 

Rater ton code alors que tout le monde te dit que c'est hyper-facile... c'est une énorme pression. Les quarante questions défilaient et je n'en pouvais plus, le boîtier, A, B, C, D, "valider", "correction"... 15 secondes de réflexion. Ai-je bien appuyé ? ça va trop vite... c'est trop facile, aïe, je me suis trompée... 

 

On t'appelle, à la fin des 30 minutes, et ton sort d'automobiliste est jeté, "favorable", ou "défavorable". Il me regarde à peine, sans un sourire, il me dit : "c'est bon"... j'ai cru que j'avais fait quelque chose de travers... mais, vous comprenez, j'ai 50 ans... ses sourires, il les réserve aux petites jeunes femmes qui m'ont précédée, ou bien, est-ce mon look qui est trop... ou pas assez ? toujours le code de la séduction... et le permis d'être femme... Je demande : "combien de fautes ?", lui, toujours aussi cul-pincé : "2". D'après son expression, j'aurais pu croire que j'avais mal fait. A ses yeux, j'étais hors catégorie, ou, hors circuit. Une "non femme", ou comme dirait Nicolas (qui citait d'autres personnes)... une "non baisable"... une non violable ? ah... même pas... car, figurez-vous, qu'on viole aussi les non baisables... si, si... de vieilles dames... ah, oui, c'est au Congo... ah, oui... le viol... en France, c'est la jolie affiche BCBG... (presque érotique) qu'ils nous ont pondue... les communicants, à croire qu'ils ne savent pas voir plus loin que leur milieu... 

 

Je déteste les voitures. Mes parents m'ont demandé de passer mon permis, car ils pourraient avoir besoin de moi et que je les conduise sur leurs vieux jours (qui sont déjà là). J'ai dit oui. Alors, d'abord ça m'a amusée, sauf que cette histoire a fini par me gonfler. Depuis 6 mois... je commençais à tout mélanger, à oublier des choses vues au début, à trouver que tout n'était que business et incohérence de formation. Re et re-ouf ! 

 

Oui, mon visage a vieilli. Oui, je vais me mettre à conduire à 50 ans (j'espère !), ou, plus probablement, à 51 ans. Oui, je suis un être humain qui n'a plus les atours sexuellement attirants au tout-venant (je vous signale que c'est aujourd'hui la journée contre le viol, et que, donc, demain tous les violeurs vont pouvoir se remettre à violer...) : quand vous êtes femme les choses sont compliquées... soit vous êtes jeune et attirante et on vous dit que vous êtes responsable du fait qu'on vous saute dessus... soit vous êtes vieille et fripée (si si... surtout après une nuit à pas dormir... de peur de rater le code) et on estime que vous êtes un vieux déchet.

 

Oh ! ça va !!! Vous commencez à ouvrir vos yeux, vous, là !!! 

 

Non, je ne vais pas faire comme Isabelle Adjani qui s'est mis en tête de faire concurrence aux frères Bogdanoff. Je laisserai tomber mes seins (et, je vous signale, en passant, qu'ils ne tombent pas tant que ça, les seins), je laisserai blanchir mes cheveux, et mes yeux se plisser. Why not ? (pourquoi pas ?)

 

Ma réponse aux violeurs est : Kill Bill

 

Ma réponse à ceux qui ne savent pas regarder les gens (hommes ou femmes) est :  pas grave ! je vivrai sans votre regard... Je m'illuminerai sans votre regard, et mon échec sera ma gloire. 

 

 

 

 

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Samedi 6 novembre 2010 6 06 /11 /Nov /2010 21:47

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                                                                  photo source

 

 

Après Berlin, je vois des ombres partout... hier, j'avais envie de m'enchanter, j'avais lu que ce spectacle était sublime qu'on en sortait ébloui. Darshan de Bartabas au cirque Zingaro d'Aubervilliers. Mille trouvailles en effet, ravissement de voir ces ombres derrière des paravents... mais... ils viennent quand les chevaux ? quand commence le spectacle ? j'en suis sortie un peu frustrée avec le sentiment que la performance des chevaux, des cavaliers, derrière la toile d'une immense lampe chinoise, nous avait été volée. Nous avons dû voir en tout et pour tout cinq chevaux... sept ? venant à tour de rôle sur scène, les autres tournoyaient derrière une toile éclairée qui en faisait des ombres chinoises... comme si Bartabas avait voulu nous dire qu'il les gardait pour lui ses chevaux. Le procédé était magique, artistique et intello à souhait, mais pas pendant toute la durée du spectacle !

 

Aujourd'hui sous la pluie, c'étaient nous les ombres, défilant dans Paris gris de tristesse, mais toujours aussi remontés contre la caricature de destin qui se profile à notre horizon. On a juste voulu sentir, au contact des autres dans la rue, que l'humanité toujours dépasserait la volonté de quelques gouvernants, de quelques privilégiés, ou même de quelques rois. L'humanité nous dépasse même nous, foule immense (selon les syndicats), qui savons pourquoi nous sommes là, ou foule silencieuse (majoritaire selon la police) qui préfère laisser faire. 

 

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                                                             elle est toujours là... 

 

 

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                                              Photos (c) Luciamel, le 6 novembre à Paris

 

 

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Samedi 23 octobre 2010 6 23 /10 /Oct /2010 22:12

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Photo (c) Luciamel, mon arrière cousine Tzézita, septembre 2010

 Parfois on me dit : "oh, le fado... c'est triste !", ma prof de chant ne l'aime pas beaucoup non plus... c'est pas gai... dit-elle, le fado... Mais, quand je regarde autour de moi, les gens, leur vie... je ne trouve pas qu'il y ait beaucoup de raisons de rigoler. Je comprends bien pourtant (je fais un effort pour cela) que même dans le malheur nous pouvons essayer de sourire, je comprends que ce qui fait la différence entre les gens heureux et les autres, c'est leur perception du malheur. 

 

J'en ai eu du malheur... et j'en ai encore... vous aussi ? tiens comme c'est bizarre... Ca fait 50 ans que je me traîne sur cette boule de terre et que j'y vois tant et tant de larmes... couler, tant de blessures, tant de luttes, mais aussi tant de lumière, tant d'espoir, tant d'appels à la justice, à la fraternité, tant d'amour, à chaque coin de rue, dans chaque maison, dans le regard de tant d'humains que j'ai croisés. 

 

Avant je détestais les cimetières, je trouvais même morbide (euh...) et déplacé (euh...) de s'y balader. Aujourd'hui je passe une partie de ma vie au Père Lachaise... et je l'y finirai sans nul doute (à moins qu'une bombe thermonucléaire n'empêche les pompes funèbres de m'y enterrer). Cela m'apaise d'aller sur ma tombe. Cela semble si simple de dire à ceux qui vont rester : c'est toi qui devras t'en occuper après. 

 

Que voulez-vous, c'est dans ses blessures, dans ses épreuves, dans ses déchirures, ses cris de détresse, que l'humain accepte de s'ouvrir au divin, ou à la fraternité. 

 

Il faut des manifs, il faut des injustices, des crises, des inégalités criantes, pour que soudain on se réveille de sa torpeur : jusqu'où faudra-t-il aller pour l'éveiller l'humain, cette fois ? 

 

Il nous faudra remercier Nicolas Sarkozy, il nous faudra remercier cette crise bancaire, ces abus de privilégiés, ces vies de riches... qu'on suit sur nos écrans démultipliés, car grâce à eux nous allons trouver le courage de tout faire valser. 

 

Parfois des "bobos" nous font le coup du RMI/RSA... ils se font expulser du squatt de la place des Vosges, c'est jeudi noir... les "prolos hyper-diplômés de la place des Vosges". Ca me scandalise (qu'on squatte un hôtel particulier, qu'on en sorte en criant que vraiment c'est horrible, qu'on ne sait plus comment se loger... ces riches, et gosses de riches... qui se font leur petite révolution à 20 ans avant de se trouver un bon job dans une super entreprise, grâce à papa ou maman, m'agacent) que voulez-vous. Mais, je pars pour Berlin... où l'un des plus grands squatts d'artistes va être fermé... expulsion là-bas aussi (le Tacheles va prendre fin car une banque a racheté les bâtiments). Alors, ce que je comprends là-bas (que des artistes, des bobos, des gens souvent issus de milieux favorisés, contestent le pouvoir de cette façon, leur façon de privilégiés) pourquoi cela m'irrite-t-il ici ? 
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Ce qui m'agace c'est le fatum... le fado... pauvre tu es et pauvre tu resteras... Les privilégiés sauront toujours nous berner. Alors, je prends ma revanche en leur disant aux prout-prout : je frôle votre monde, j'en ai le Bac+5, j'en ai la littérature, le langage même, mais je le rejette, je n'en veux pas de vos grandes écoles, de vos côteries, de vos décorums. Je suis heureuse de rester avec les petits, les humbles, et de lutter avec eux (à 1700 euros par mois, je peux dire que je ne suis pas une nantie). 
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Je travaille. Je participe à la collectivité (en payant mes impôts), et je suis sereine de faire partie de la masse, de n'être pas une favorisée, ni une fille de riches profitant des aides sociales (destinées aux plus pauvres, ne l'oublions pas !).
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Un jour je mourrai, vous aussi, je crois. Moi, je serai dans la parcelle 21 du Père Lachaise, à côté du monument Thiers, en face de Géricault, pas loin du mime Marceau, Baschung repose un peu plus loin, depuis peu Chabrol nous a rejoints, il est voisin de Mano Solo. 
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Alors, ce soir, ce n'est pas le fado qui m'inspire, non, c'est le blues. 

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Sur FIP, tout à l'heure, cette découverte, cette perle, ce sublime standard (en vidéo et en écoute) :

 


 

 

 
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note : la mise en page absolument merdique est due à je ne sais quel bidouillage, cafouillage, de l'équipe, que dis-je, du groupe, filiale de TF1, qui se fait un fric monstre, en fournissant une plateforme à de pseudos littéraros-journaleux-blogueurs comme moi... (le bandeau noir, genre obsèques... est lui aussi indépendant de ma volonté...)
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Samedi 16 octobre 2010 6 16 /10 /Oct /2010 18:23

 

 

Quand j'étais enfant on faisait des processions, on menait Notre Dame d'Antime visiter sa soeur à Fafe. On a coutume aussi de promener Notre Dame de Fatima parmi les gens, le peuple. 

 

J'ai donc compris aujourd'hui ce qu'était la ferveur républicaine. Notre Dame Liberté est sortie de la République vers 15h... elle a rendu visite à sa soeur Notre Dame Egalité à la Bastille, avant d'arriver chez sa troisième soeur Notre Dame Fraternité à la Nation. 

 

Nous l'avons suivie, guidés par les tambours, les gongs, parfois au pas de course, tant sa colère, ou sa joie, d'être avec nous, était grande. 

 

Oui, sachez-le, ce n'est plus seulement sur les murs que s'écrit la révolte des gens, car la liberté elle-même est descendue dans la rue. Aujourd'hui j'ai vu le peuple se soulever, j'ai vu la clameur prête à emporter les discours, les mensonges des puissants. 

 

Ariane Mnouchkine lui a donné corps, elle et son Théâtre du Soleil ont voulu redire aux gouvernants, aux perchés haut, à ceux qui ont coutume de se hisser sur des talons pour se sentir supérieurs (déjà Molière en son temps avait l'audace de le faire entendre aux nobles, à la cour, au roi Soleil lui-même qui avait besoin de talons rouges pour compenser sa petite taille) que leur postérieur... pouvait les faire retomber bien plus bas que Terre, s'ils n'y prenaient garde. (V)oyez, (v)oyez ! 

 

 

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                                                 Ariane Mnouchkine, femme libre.

 

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                                                    Ariane Mnouchkine, heureuse.

                                                    Photos (c) Luciamel.

 

 

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Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 21:42

 

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                  FKDL, oeuvre de rue, photographiée ce jour, rue des petits carreaux (Paris 2e).

 

 

Moi, l'exploitée du privé, celle qui ne fait jamais grève, qui ne manifeste que le week-end... j'aimerais vous faire part de ma manif à moi... aujourd'hui, je vous poste les photos de celles (femmes) qu'en chemin j'ai croisées. 

 

Vous fûtes TRES nombreux à défiler, vous le pûtes... Ne pensez pas que je me moque ou que je vous méprise... loin s'en faut, je vous remercie d'avoir été là. J'irai samedi prochain. Je sais... je pourrais faire la grève dans ma petite entreprise, il me suffirait, comme me l'indiquait, le révolutionnaire et ouvrier précaire, Mtislav, qui a souvent pris de nombreux risques, lui, à affronter sa hiérarchie, et à faire face à la précarité de l'emploi.

 

Il ne fut pas le seul (fort heureusement). Vous fûtes la fierté de notre nation et nous espérons que vous ferez renaître le mois de mai en novembre... qu'avec vous, tous ensemble ! nous arrêterons la logique imbécile, et masculine, de la non négociation de cette réforme des retraites. 

 

Vous hommes... si fermés au dialogue (comme le dit Christine Lagarde sur  ABC's... - cf. la fin de l'interview). Nous le savons bien, nous femmes, dans nos vies de couple... que vous voulez détenir la parole d'autorité... que vous n'aimez pas remettre en cause votre position... En général, vous souhaitez simplement "en rester là... basta !

 

Qui défile ? qui fait grève ? surtout les fonctionnaires ? surtout les hommes ? non ? pourquoi ? Une question de face à face, un affrontement de logiques machistes... 

 

Tous sont mécontents... pourtant on ne parvient pas à s'écouter. Intégrons des façons "féminines" de dialoguer... Soyons moins cachés, moins préoccupés par notre pouvoir... notre testostérone (comme le dit Christine Lagarde).

 

Soyons moins préoccupés par ça : 

 

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            oeuvre de vitrine... sur rue, ce jour près de la "femme" de FKDL, rue des petits carreaux.

 

 

Car, si vous ne l'avez pas remarqué, il lui manque quelque chose à la dame (à part la vie) : la tête et les bras... Et, si pour avoir ce joli corps, cet empire sur vous, Messieurs, il nous fallait renoncer à notre esprit... et à l'action, sachez-le... comme Christine Lagarde, la ministre de l'économie, nous ne serions plus disposées à vous l'accorder... aussi facilement qu'avant.

 

Et puis, écouté ce matin sur France Musique, en grève : "Rien à faire de ma fureur" dirigé par William Christie. 

 

Pas trouvé le clip de référence... alors, en hommage, à la fois à Mtislav et ses balayeurs de rue, ses batucadistes, voici "Les sauvages" des Indes Galantes, de Rameau, par William Christie et les Arts Florissants. 

 

 

 

 

 

Et mes balayeurs "à moi", durant la manif du 2 octobre... 

 

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                                       photos (c) Luciamel, le 2 octobre 2010 à la République

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Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 22:16

Dans le désordre, dans le désordonné... aussi. Entendu, vu, pas compris... 

 

Le dernier Woody Allen, Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu, à la fois (comme je le disais sur un blog ami) proustien, rothien... et kardequien (je vous recommande la visite de la tombe d'Alan Kardec au Père Lachaise, à tout moment de l'année, car toujours invraisemblablement fleurie). Il se bonifie le bonhomme, il semble prendre de la bouteille (ça y est il a compris que les petites jeunes ce n'est pas forcément une sinécure). 

 

Hier, Martine Aubry a annulé, à la dernière minute, sa participation à l'émission A vous de juger, sur France 2, rien trouvé sur la liste de mes blogs en RSS (non, pas en URSS !!!) pour l'expliquer, personne ne s'est ému de cette désaffection qui semblerait devenir une habitude de la première secrétaire... et une faiblesse de l'éventuelle future candidate du PS. C'était quoi ? une grosse grippe ? A gauche, silence radio, à droite ils ont d'autres chats (tous très bien coiffés par L'Oréal) à fouetter. Pourquoi pas, tout simplement, un problème de santé... 

 

Au début de la séance, au MK2, on passait l'album de Bertrand Belin... Hypernuit... un véritable délice, là, je vous mets Le colosse... sublime... 

 

 

Est-ce que j'ai d'autres choses à vous dire ? peut-être pas... je reprendrais bien un peu de roquefort...

 

Ah, si ! une intervention essentielle de Robert Badinter, relayée par Polluxe, au Sénat. Il nous faut encore croire, toujours croire, que des gens à gauche (ben oui, nous avons dû faire le deuil de Kouchner, de Carla Bruni (si, si! car elle en a entraîné quelques uns derrière elle - si, si), portent nos idées, portent des... idées. 

 

Ecouté l'autre soir chez Guillaume Durand, sur France 2, Luc Ferry face à Jean-Luc Mélenchon. Quelle ne fut pas ma surprise de les trouver tout aussi brillants et convaincants l'un que l'autre. Habituellement, ils m'énervent tout autant l'un que l'autre. Là, je ne cessai d'admirer leur sens de la répartie, mais surtout la solidité de leurs arguments. Deux intelligences l'une face à l'autre. Finalement, c'est le plus fascinant. Deux esprits auxquels j'ai été réceptive. 

 

Rien à dire sur Sarkozy ? ben, non. Le pape ? non, pas assez pertinent, avec ça il ne va pas rebondir... le petit bonhomme perdu sur une boule qui tourne... toujours... 

 

Et puis, surtout, ce soir après le ciné, en rentrant chez moi, cette oeuvre de rue qui m'invitait à la photographier. 

 

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                                                                  photo (c) Luciamel 

 

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Dimanche 3 octobre 2010 7 03 /10 /Oct /2010 19:59

 

 

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                                                                   photo (c) Luciamel

 

 

L'ami Goux (je dis l'ami, mais je ne l'ai jamais rencontré) a commis un billet, car il aime bien commettre, Didier... 

 

Et ça eu le mérite de m'émoustiller. Je le relève car dernièrement peu de choses m'émeuvent... L'ami Goux a un don pour l'écrit (normal, c'est son boulot, pas comme moi qui dois causer "petit nègre" toute la journée) alors j'aime bien le lire, d'autant que parfois nos goûts se recoupent. 

 

Mais là... autant ses penchants islamophobes, ou pro-israéliens, ou anarchiste de droite, ont tendance à me faire bâiller, autant sa diatribe contre les immigrés de seconde souche... (j'interprète) m'énerve. 

 

Alors, je lui ai laissé ce commentaire : 

 

"tiens, moi aussi j'ai envie de revendiquer quelque chose : le droit de jeter aux orties sa nationalité française acquise, quand elle commence à sentir trop mauvais... est-ce possible ? merci de me tenir au courant, la double nationalité je pourrais d'ores et déjà la demander (c'est-à-dire réintégrer ma nationalité portugaise à laquelle j'ai dû renoncer pour intégrer celle du pays où je vivais depuis 10 ans, et dont j'admirais la tradition, la culture et la langue), mais, finalement, vu que je suis citoyenne européenne, pourquoi m'embêter à continuer à faire le pain de ceux qui ne savent pas que je suis leur boulangère... ?

Ah ? ce n'était pas ce dont tu parlais ? ah, toi tu te référais seulement aux grands criminels... ah, si Mitterrand a dit ou fait des conneries ça dédouane tous les douaniers... "chuis pas un imbécile... chuis douanier" ? 

J'ai appris en arrivant en France ce proverbe, (et tout au long de ma longue acculturation : 42 ans, est-ce suffisant ?) que "donner c'est donner, et reprendre c'est voler"."

 

Car, que dire de plus que Fernand Raynaud ? rien... alors revoyons-le. 

 

 
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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 18:05

 

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               photos (c) Luciamel, ce jour entre République et Nation, et retour en métro par Bastille... 

 

 

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Vendredi 1 octobre 2010 5 01 /10 /Oct /2010 21:54

 

 

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                                                                                      photo (c) Luciamel

 

La fin du monde est-elle pour demain ? on pourrait se poser la question à chaque jour qui passe, et pourtant, à part quelques illuminés, on ne se le demande pas assez souvent. 

 

La certitude que tout va continuer, la certitude que le soleil va se lever... la certitude que votre amour, votre enfant, votre ami, votre collègue... votre voisin (votre blog !) seront encore là demain. 

 

Et puis, ça cesse. 

 

 

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Lundi 27 septembre 2010 1 27 /09 /Sep /2010 23:04

 

 

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                                                             photo (c) Luciamel

 

 

 

Il y a les frères Coen, les frères Dardenne, et les frères Larrieu... Drôles de couples qui créent en coeur. Un jour où j'aurai du temps... j'aimerais me pencher sur la particularité d'une telle relation. Quels thèmes privilégient-ils ? leurs films présentent-ils des similitudes ? 

 

Ce soir, Peindre ou faire l'amour passait sur Arte, je l'avais évité au cinéma car la gentille partouze familiale... pleine de bons sentiments, à l'époque, ça me faisait fuir, mais là, deux TT à Télérama rendaient difficile de passer outre... d'autant que ma série habituelle Castle, sur France 2, ne joue pas dans la même catégorie... Dont acte. J'ai tenu 10 minutes. 

 

Ils sont tombés sur la tête les Larrieu ? Le film date de 2005, mais quand même. On nous présente de jeunes pré-retraités... (Sabine Azéma, et Daniel Auteuil, 54 ou 55 ans au moment du film) euh... mais, ça n'existe plus la pré-retraite ! si ? voilà ce que j'ai trouvé sur le Net...  si vous y arrivez vous... même à 57 ans, à percevoir 50% de votre salaire...  jusqu'à la retraite à taux plein (65 ans auparavant, avec la réforme c'est 67), c'est royal ! Effectivement, ça donne envie de se mettre à la peinture. Toujours est-il que ces deux couples, dont je savais qu'ils allaient se mettre à s'échanger leur conjoint, ne m'ont vraiment pas séduite. Heu... je garde la peinture, et m'en retourne sur Castle

 

Samedi prochain, j'ai prévu d'aller manifester !!! ben, pour une fois, je pourrai m'associer à mes amis de chez Renault (dont les cars emmènent les grévistes à la manif) et ceux de la fonction publique (ministère du travail et éducation nationale). Je vous promets de faire des photos. 

 

Imaginez qu'on doive travailler jusqu'à 66 ans... j'entends déjà des gens autour de moi essayer de trouver les moyens pour y échapper : on se cherche un cas de pénibilité, on regarde dans les placards les enfants qu'on n'aurait pas déclarés... Et, bien sûr, je prévois que nous aurons les petits "malins" et les autres... ceux qui se trouveront le juste calcul, le cas de "pénibilité", et ceux qui n'auront pas pu avoir d'enfants (mon cousin m'a expliqué que lui avait bien le droit d'être favorisé car il avait contribué plus que d'autres - i.e. ceux ou celles qui n'en avaient pas - à la collectivité...), les femmes qui n'auront pas fait leur devoir... et seront doublement pénalisées : sous payées, exploitées durant toute leur vie professionnelle, mais devant, elles, pour une retraite inférieure à celle des hommes (ce n'est pas parce qu'elles n'ont pas eu d'enfant que leur salaire a été valorisé, contrairement à ce qu'on peut entendre par moments), cotiser 41 à 42 ans. J'aimerais qu'on s'habitue à dissocier femme et mère. J'ose affirmer qu'une femme, non mère, a été tout autant exploitée qu'une autre (et, en France, plus stigmatisée). Et puis, si on a commencé à travailler à 16 ou 18 ans, et qu'on n'a pas fait d'études, pour quelle raison aurait-on forcément le droit de partir avant ? Ne me dites pas que c'est parce qu'avec un Bac + 5 on gagne plus... (pas si on est une femme) et, en quoi les études ne constitueraient pas un travail ? Je constate que la différence de sexe influe plus sur le niveau de salaire que la qualification. Sans relever le fait que, de toute façon, on sait bien qu'on sera bien obligé(e) de s'arrêter de travailler avant 67 ans (avec chômage et/ou précarité). La solution ? mourir avant... 

 

Oui, on divise pour mieux régner. Oui, on essaie de créer (ce qui marche à tous les coups) des moyens de faire fonctionner le système D : ceux qui pourront trouver une entourloupe, un moyen d'être favorisé, la France, avec le Portugal, sont, parmi les pays d'Europe, ceux où le passe-droit est un sport hautement valorisé... (on trouve pire, c'est sûr... la Grèce, Malte et l'Italie). 

 

Dans un pays comme le nôtre, il est plus que dangereux de faire des distinguos, de permettre à certains de bénéficier de régimes spéciaux... Qu'on fasse un décompte clair (soit par un nombre total d'annuités, soit par un âge de départ unique pour tous), ou on aura, comme à l'habitude, les débrouillards et les autres... S'il y a pénibilité, efforçons-nous de la réduire, s'il y a inégalité, efforçons-nous de l'atténuer, plutôt que de dire qu'on va la compenser. Luttons pour l'égalité, toujours et encore, ne justifions pas, en l'indemnisant, l'exploitation, la domination, l'humiliation. Quelles qu'elles soient. 

 

Une retraite à 60 ans, la même pour tous. Après, nous trouverons les moyens pour la financer. 

 

 

 

* reprise des paroles de la chanson de Bertrand Belin : "Porto". 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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