Poésies, musiques

Vendredi 13 août 2010 5 13 /08 /Août /2010 23:30

Mes fleurs de rue ont été arrachées (la chélidoine prise en photo voici quelques jours, je l'ai retrouvée jetée à terre, flétrie, traînant sur le pavé, comme si on avait voulu se protéger d'une saleté...), j'ai aussi constaté que le "chat" photographié rue des 4 fils, voici quelque temps, avait disparu de son mur face au musée Picasso : on nettoie, on élimine tout ce qui pourrait se révéler trop "vivant"... 

 

Heureusement, j'ai flâné et découvert dans Paris d'autres chélidoines, d'autres chats, d'autres artistes toujours aussi présents. Voici mes photos entre la rue Amelot, la rue Saint Sébastien Froissart, la rue Pelée et l'Allée Verte, près de la Bastille...

 

Je ne sais comment le dire. Je ne sais comment déclamer que : fils de gueux, fils de peu... tu seras toujours plus que le prince, le fils du roi, si tu as au coeur le diamant qui fait de toi un fils, une fille des dieux, ou des cieux... Tu portes souvent les habits des manants, tu es la plupart du temps renié et crucifié... Nul ne te connaît, et pourtant tous te vivent au plus profond de ce qu'ils sont. 

 

 

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oh, comme j'ai sommeil comme vous me lassez avec toutes vos tergiversations...

 

 

 

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dédicace à mon copain Nicolas... il croit qu'il boit plus que moi... et pourtant, ne vous figurez pas que je boive tant que ça, ni que lui... euh... dis... Nicolas, on s'en va ?

 

 

 

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il faudrait pas qu'on nous cherche... car on pourrait finir par nous trouver, moi, je te le dis...

 

 

 

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c'est pas des blagues, vas-y approche-toi qu'on rigole !!!

 

 

 

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                                                                                        photos (c) Luciamel 

 

nan mais... et ne croyez pas qu'on soit isolés... venez et vous verrez, on est des centaines, des milliers, des millions, des milliards bientôt, à en avoir marre de votre monde à la con, à nous dire que vous avez tout faux, vous les nantis, vous les princes, les reines... on vous attend, bien tranquillement, au détour de la forêt, au coin de la rue, à l'angle du chemin de l'histoire... Vous qui n'avez pas vu, tout bêtement, que la vie nous parcourait tout autant que vous... Figaro, Figaro !!!

 


 

 


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mercredi 11 août 2010 3 11 /08 /Août /2010 23:24

 

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                                                              photo (c) Luciamel

 

Amour de miel, amour de fiel... non, ce n'est pas le nouveau film de Roman Polanski. Ce soir, Antonio Zambujo (prononcez "j" et non "r"... contrairement à la présentatrice de France Musique ce matin... Zamburo... voulait-elle bien dire, non ! il est portugais, et pas espagnol ! "j" comme en français, s'il vous plaît...) se produit au festival "Au fil des voix" de Vaison la Romaine

 

On le dit "nouvelle voix du fado" (encore une !), on le compare à Cesaria Evora (euh ? pourquoi ?), car sa voix est sensible et fragile, car la mélodie est mélancolique... Sachez donc, une fois pour toutes, qu'en Lusitanie, ou au Brésil, ou au Cap Vert, au Mozambique aussi, les hommes ont des voix douces, et les femmes des voix graves et profondes.

 

Je pense à Zeca Afonso, à son neveu João Afonso, à Caetano Veloso (et sa soeur Maria Bethânia)... Décidément en pays dits machos... les hommes semblent moins offensifs... ou moins dominateurs... qu'il n'y paraîtrait, et les femmes se révèlent des Maria Callas, des Médée, des Maria Casarès, des tragédiennes... mais peuvent aussi se délecter de miel...

 

Alors, l'amour... je l'abordais en quelques mots hier... je souhaite à présent en poursuivre la prospection... "amour de miel, amour de fiel" (amor de mel, amor de fel) : quand vous le goûtez, c'est à ses deux saveurs qu'il vous faut vous préparer. 

 

Pour mon prochain séjour au pays de l'océan, et en sa cité... celle d'Ulysse (Lisbonne, Olissipo, la ville fondée par Ulysse), je retrouve la mélodie... celle qui depuis longtemps déjà recouvre de mel (miel)... et de lucia (lumière)... mes plaies... (le fiel je le garde en réserve... on ne sait jamais, ça peut servir). 

 

 

 
Une chanson écrite par la grande Amalia Rodrigues, avec la traduction de mon cher ami blogueur Jean-Charles Rosa (ou Antonio da Costa Freitas).

 

AMOR DE MEL, AMOR DE FEL – Amour de miel, amour de fiel
Letra :Amalia Rodrigues 
Musica : Carlos Goncalves
Traduction : Antonio da Costa Freitas
 
 
Tenho um amor / J’ai un amour
Que nao posso confessar / Que je  ne peux confesser
Mas posso chorar / Mais que je peux pleurer
Amor pecado, Amor de amor / Amour péché, Amour d’amour
Amor de mel, amor de flor / Amour de miel, amour de fleur
Amor de fel, amor maior / Amour de fiel, amour majeur
Amor amado / Amour aimé
 
Tenho um amor / J’ai un amour
Amor de dor, amor maior / Amour de douleur, amour majeur
Amor chorado em tom menor / Amour pleuré en ton mineur
Em tom menor, maior o Fado / En ton mineur, majeur est le Fado
Choro a chorar / Je pleure à en pleurer
Tornando maior o mar / Rendant la mer plus grande
Nao posso deixar de amar / Je ne peux cesser d’aimer
O meu amor em pecado / Mon amour en péché
 
Foi andorinha / Je fus l’hirondelle
Que chegou na primavera / Qui arriva au printemps
Eu era quem era / J’étais qui j’étais
Amor pecado, Amor de amor / Amour péché, Amour d’amour
Amor de mel, amor de flor / Amour de miel, amour de fleur
Amor de fel, amor maior / Amour de fiel, amour majeur
Amor amado / Amour aimé
 
Tenho um amor / J’ai un amour
Amor de dor, amor maior / Amour de douleur, amour majeur
Amor chorado em tom menor / Amour pleuré en ton mineur,
Em tom menor maior o fado / En ton mineur, majeur est le Fado
Choro a chorar / Je pleure à en pleurer
Tornando maior o mar / Rendant la mer plus grande
Nao posso deixar de amar / Je ne peux cesser d’aimer
O meu amor em pecado / Mon amour en péché
 
Fado maior / Fado majeur
Cantado em tom de menor / Chanté en ton mineur
Chorando um amor de dor / Pleurant l’amour de douleur
Dor de um bem e mal amado / Douleur d’un bien et mal aimé

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques - Communauté : luso-francophones inspirés
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Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /Août /2010 18:44

 

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C'est très mauvais pour le moral les cours de code... On en sort (enfin, moi...) chaque fois, un peu plus déprimée : comment, après 3 mois, est-ce que je fais toujours autant de fautes ? Est-ce l'âge (on me l'a suggéré) ? Sont-ce les vidéos anciennes et pleines de pièges (ce qui est interdit dans le "nouveau code") ? Bref... je me traîne toujours vers chez moi (après une journée de boulot fatigante) en me demandant :

 

"Vaut-il mieux avoir tout perdu, ou ne plus rien avoir à perdre ?"

 

Je bâille aussi, car je dors peu... (à cause de vous et de vos blogs, vos mondes si prenants, vos twitts!). 

 

Je rêve... aussi. 

 

Laissez-moi vous raconter ma vie. 

 

J'ai aimé autrefois, plus que de raison... mais peut-on aimer raisonnablement ? Depuis, le temps s'est arrêté. Depuis quoi, depuis quand, me demanderez-vous (non sans raison) ? Depuis... que... comme dirait l'autre... (celui qu'on convoque quand on ne veut pas trop parler) : 

 

Il voyage en solitaire

Et nul ne l'oblige à se taire.
Il chante la terre.
Il chante la terre

Et c'est une vie sans mystère
Qui se passe de commentaires.
Pendant des journées entières,
Il chante la terre.

Mais il est seul.
Un jour,
L'amour
L'a quitté, s'en est allé
Faire un tour de l'autre côté
D'une ville où y'avait pas de place
Pour se garer.

Il voyage en solitaire
Et nul ne l'oblige à se taire.
Il sait ce qu'il a à faire.
Il chante la terre.

Il reste le seul volontaire
Et, puisqu'il n'a plus rien à faire,
Plus fort qu'un armée entière,
Il chante la terre

Mais il est seul.
Un jour,
L'amour
L'a quitté, s'en est allé
Faire un tour de l'autre côté
D'une ville où y'avait pas de place
Pour se garer
Et voilà le miracle en somme,
C'est lorsque sa chanson est bonne,
Car c'est pour la joie qu'elle lui donne
Qu'il chante la terre.

(Gérard Manset, Il voyage en solitaire, paroles et musique, 1974)

 

 

Cette sublime version de Bashung... mon cher voisin... du Père Lachaise (j'ai acheté la concession ! j'en ai pour cinquante ans... et qui sait ? si je fais des économies, je pourrai l'acquérir à perpétuité...), il m'attend... ma chère Elisa, ma douce, elle aussi m'espère... Alors, on leur dit à tous ces cons, ceux qui ne savent pas aimer, ceux qui ne peuvent pas apprécier LA TERRE... que nous on est seuls... sans doute... mais que nous on CHANTE LA TERRE. 

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /Août /2010 18:20

Il y a des jours où l'on se sent comme ces plantes poussées entre les pierres... à l'angle des murs, sous les grilles des égoûts, là où passent les chiens, là où tombe la pluie... 

 

Il y a des jours où l'on se sent l'âme aussi lourde que celle des pavés... où nos pieds ne portent plus que nos regards désespérés. C'est alors que nous les voyons : les fleurs du bitume. C'est alors que nous les entendons : les mouettes de Paname. 

 

Il n'est nul besoin que des princes nous invitent au bal... que des bras nous enlacent ou que des lèvres se posent sur nos cheveux. Nous laissons à la nuit le soin de nous consoler, car elle sait les rêves que nos frères humains ont oubliés. 

 

Il est des jours où nous frissonnons comme des feuilles, des herbes, s'abandonnant à la vie. 


 

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                                                                 photos (c) Luciamel

 

 

 

 

"Une rencontre véritable assume toujours l'idée d'être le début d'une possible aventure (...) l'acceptation que quelqu'un entre dans votre vie, et quelqu'un au complet. C'est justement ce qui distingue la rencontre du libertinage (...) Il nous faut donc accepter que se produisent dans l'existence des choses qui ne sont ni calculables ni expérimentées. Que quelque chose arrive..."

(Télérama, n°3160-3161, 4 août 2010, "Entretien avec Alain Badiou")  

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /Août /2010 19:16
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Je viens de me faire engueuler par l'ORL... infection de l'oreille car bouchon trifouillé... suite à l'usage du produit qu'il m'avait prescrit... "la date limite n'était pourtant pas dépassée", ai-je expliqué. Ce à quoi il m'a répondu : "Ben, vous l'aviez ouvert il y a un an... utiliser un produit après un an, c'est de la folie ! autant mettre du coca, ou du pastis, ou n'importe quoi dans votre oreille ! c'était l'explosion assurée !", heureusement qu'il n'a pas su qu'en désespoir de cause, j'y avais ajouté de l'huile d'olive, et de l'eau tiède : remèdes de grand-mère...
 
Il a cru que j'avais abîmé le tympan et perdu l'audition, m'a fait faire des tests : "Tout va relativement bien!". Ouf!
 
"Quel métier faites-vous ? me demanda-t-il, au moment où je m'apprêtai à partir.
 
- Euh... formatrice.
 
Puis, me ravisant :
 
- Mais quelle importance ? et quel rapport avec le problème à l'oreille ? 

- Ben, juste que vous auriez pu être en contact avec des produits dangereux.
- Ecouter les gens parler tout le temps, c'est peut-être dangereux, non ?
- Non, même s'ils vous disent des conneries toute la journée ça ne donne pas d'infection...
- Ah, vous me rassurez. Au-revoir docteur".
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                                 photos (c) Luciamel (Père Lachaise, le 1er août 2010)
"Paroles et encore des paroles que tous ces mots...
Si tu savais comme j'ai envie de silence..."
Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /Juil /2010 23:54

 

C'étaient les noces de la Lune et du Soleil, à chaque nouvelle Lune il en est ainsi, Madame disparaît durant trois jours pour rester unie à lui, sauf que cette fois elle est passée devant lui et l'a un moment éclipsé (dimanche). 

 

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Monsieur Soleil s'est couché ce soir vers 22h30, moment où Madame qui commence à sortir un peu (depuis dimanche au lit, ça finit par lasser) a fait une courte apparition à l'horizon, d'où un magnifique croissant de Lune à mi-hauteur de la Tour Eiffel. Puis très vite elle l'a rejoint pour une nouvelle nuit de fusion... à 23h Vénus scintillait au-dessus de l'endroit où tous deux avaient disparu, juste avant le feu d'artifice de leur étreinte... 

 

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De leur couche est montée des cris de joie, des oooooh, des aaaaaaah, dont il était difficile de distinguer la provenance exacte : elle ou lui ? c'était rond, de toutes les couleurs, et ça faisait mille étincelles dans le ciel. 

 

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Les badauds amassés sur les ponts observaient ce spectacle cosmique en tentant de l'immortaliser sur des photos... A la fin des ébats publics, ils ont même applaudi... Puis Vénus s'est elle aussi fondue dans la nuit. Tout le monde est rentré chez lui, ému, de ces amours incandescentes. 

 

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                                                             Photos (c) Luciamel

 

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /Juil /2010 00:56

 

 

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Les mots se sont éclipsés,

laissant parler les photos

et s'élever le fado. 

 


 

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                                                            photos (c) Luciamel 

 

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 21:05

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                                                            photo (c) Luciamel

 

 

 

Les enfants sont tristes le dimanche. Et, comme le rappelle André Comte-Sponville, les enfants sont tristes le jour de Noël (après avoir ouvert leurs cadeaux).


On fête les nouveaux-nés, on pleure les morts... alors que l'inverse conviendrait mieux à la réalité : celui qui vient à la vie est embarqué dans une sacrée galère, alors que le moribond, lui, s'en trouve délivré.


Brassens le chantait : il n'y a pas d'amour heureux... Les philosophes le clament depuis toujours, les bouddhas nous y enjoignent : renonçons, détachons-nous, soyons prêts, à tout moment, à tout abandonner. 


Mais, nous, pauvres mortels, n'y pouvons rien... nous préférons "rêver un impossible rêve... aimer, même trop, même mal... pour atteindre, à s'en écarteler, pour atteindre l'inaccessible étoile" (Brel), fous que nous sommes à vouloir combattre des moulins à vent, à essayer de trouver notre Dulcinée. 


Pourtant, comme nous le dit souvent le film, ou la chanson, "les histoires d'amour finissent mal, en général". Et si nous les prenons par la fin : "Ca commence par la fin", livre et film, nous comprendrons mieux nos erreurs... Finalement, de commencer une histoire d'amour par la rupture, par les engueulades, par la détestation... par l'éloignement, c'est peut-être ça, l'étoile...


Vivons pleinement la fin de la semaine, de l'année, de l'amour, de la vie, du film, du livre... Et, essayons de nous éveiller à ce moment-là. C'était un mauvais rêve, une illusion. Commençons maintenant à ne plus être... là-dedans. 


Plus facile à dire, à écrire, qu'à expérimenter... oh, que oui ! le rêve de celui qui rêve qu'il est éveillé... 


Et, si je ne m'abuse, c'est bientôt l'heure de Dr. House... 


Une amie vient de m'appeler... elle me parle du "baby blues"... synchronicité... quand tu nous tiens.


 

 

 

 

      *clin d'oeil

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 16:33





l'amour, le soleil... en nous. A alegria voltou... la joie est revenue, chante Orphée. 

Regarde Orphée, le Soleil renaît, ton Eurydice est morte, mais le Soleil luit, regarde-le... qui renaît... joue... joue encore et fais-le se lever pour nous. La la la la, la la la la... 


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 14:57
A Mtislav et à Blandine

La douceur, le bonheur, la mélancolie... Pour faire un samba de toute beauté, il faut un peu de tristesse, sinon ce n'est pas un samba, non... Pour goûter au bonheur, à la félicité, il nous faut accepter son camarade, le malheur. Qui mieux que nous les lusophones (car ça en devient une identité, en Afrique, au Cap Vert avec la morna, au Brésil avec le samba et la bossa, au Portugal avec le fado, j'en oublie et des meilleurs; avec notre saudade à la boutonnière) a chanté, bu et vécu, cette dualité ? 

Le bonheur, la félicité, Vinicius et Toquinho. Ce bonheur où l'on ne rit pas, ce bonheur où l'on plonge dans l'intériorité de nos vies, ce bonheur qui nous sourit par moments... ce bonheur qui nous fuit tout le temps... Cette éphémère, cette instable, cette vacillante flamme, nous ne cessons pourtant de l'entretenir. 

Félicité, notre devenir. 

Dans la présence en creux de nos âmes, nous le sentons, nous le savons. 

Tristeza nao tem fim, felicidade sim... 






Tristeza não tem fim                                                      Tristesse n'a pas de fin
Felicidade sim                                                                 Félicité, oh oui

A felicidade é como a gota                                           La félicité est comme la goutte
De orvalho numa pétala de flor                                     De rosée sur un pétale de fleur
Brilha tranquila                                                              Elle brille tranquille
Depois de leve oscila                                                    Puis doucement elle oscille
E cai como uma lágrima de amor                                   Et tombe, comme de l'amour un pleur

A felicidade do pobre parece                                       La félicité du pauvre ressemble
A grande ilusão do carnaval                                        A la grande illusion du carnaval
A gente trabalha o ano inteiro                                      On travaille l'année entière
Por um momento de sonho                                           Pour un moment de rêve
Pra fazer a fantasia                                                      Pour vivre la fantaisie
De rei ou de pirata ou jardineira                                   D'être roi, pirate ou jardinier
Pra tudo se acabar na quarta feira                              Et, le mercredi, voir tout s'achever.

Tristeza não tem fim                                                     Tristesse n'a pas de fin
Felicidade sim                                                               Félicité, oh oui

A felicidade é como a pluma                                        La félicité est comme une plume
Que o vento vai levando pelo ar                                  Que le vent va portant dans les airs
Voa tão leve                                                                 Qui vole si légère
Mas tem a vida breve                                                   Mais dont la vie brève
Precisa que haja vento sem parar                                Nécessite un souffle sans trève.

A minha felicidade está sonhando                               Ma félicité est en train de rêver
Nos olhos da minha namorada                                     Par les yeux de ma fiancée
É como esta noite                                                         Elle est comme cette nuit
Passando, passando                                                   Qui passe, qui passe
Em busca da madrugada                                              Dans l'attente de l'aurore
Falem baixo, por favor                                                  Parlez bas, je vous en prie
Prá que ela acorde alegre como o dia                          Pour qu'elle se réveille épanouie
Oferecendo beijos de amor                                          Et m'offre des baisers d'amour encore

Tristeza não tem fim                                                    Tristesse n'a pas de fin
Felicidade sim                                                               Félicité, oh oui


(traduction (c) Luciamel)

 
Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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