Poésies, musiques

Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /2009 11:02

Je ne me lasserai jamais de cette scène d'Orfeu negro, même si pour moi toujours elle gardera les couleurs de l'au-delà. J'étais encore endormie à son lever, mais, heureusement, ce matin, l'oiseau était là pour le faire se lever.

Hymne au soleil :





Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /2009 22:34

- Tu sais où elle est ta maman ?
- Oui ! elle est au paradis.
- C'est vrai, et elle l'a bien mérité, elle a bien lutté pour ça.
- Je la sens, elle est là, près de moi, elle me fait un câlin...

(tu fais le geste de la caresser, de toucher sa tête, dans l'air près de toi)

- Oui, elle va rester près de nous... tant qu'elle ne sera pas tranquille... tant qu'elle n'aura pas la certitude qu'on est heureux.
- Moi, je la sens, elle est là, je peux lui parler... Hein, tu es là maman ?

Et puis on a regardé Twilight... ces scènes qui t'avaient tant effrayé au cinéma. Et, j'ai été sidérée de voir que tu avais mémorisé tous les dialogues, certains presque mot à mot...

Regarde. Nous survivrons... les vampires ne sont que les morts (les mots) entre deux mondes... Nous, nous serons les Angel... qui relient l'amour à la peine.





Et le voilà le vampire... chantant l'amour...




Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /2009 23:13

"Todas as cartas de amor são ridiculas, mas so quem nunca escreveu cartas de amor... é que é ridiculo."  (Maria Bethânia citant Fernando Pessoa)

Toutes les lettres d'amour sont ridicules, mais seul celui qui n'a jamais écrit une lettre d'amour... est ridicule.

Bon, Lucia, c'est bien joli, ou bien triste... ton pathos, mais nous on veut de L'AMOUR ! de la VIE ! de la JOIE ! alors fais un effort, surmonte ta tendance naturelle au fado larmoyant, joue-nous le fado de la passion, le fado du plaisir, du désespéré, de celui qui n'a plus rien à perdre, de celui qui peut aimer... sereinement.

Je traverse l'Atlantique, je m'en vais à Rio, ou à Bahia plutôt... où je rejoins Maria... Bethânia, pour l'hymne à l'amour des tropiques, sans tragédie, sans jugement... comme au paradis, on se coule dans "O meu amor"... Je profite pour faire un clin d'oeil à l'oiseau qui s'y promène... Bluebird, l'oiseau.


 



Et puis, j'essaie avec mon téléphone... de prendre en photo depuis plusieurs jours les fleurs de mon mandarinier qui éclosent... mais c'est de la très mauvaise qualité, quelle plaie, la plaie d'argent... Bon, vous aurez donc, les très mauvaises images, pas la rollex de la photo, non juste la gamme "prolo".






Toutes les lettres d'amour que nous n'avons pas écrites... tous les mots d'amour que nous n'avons pas dits... se mettent à éclore, soudain, sur notre mandarinier, ils embaument et attirent toutes les abeilles du quartier... Bientôt ils donneront des fruits, ceux de notre reconnaissance, ceux de l'émerveillement, ceux du plaisir de donner l'amour de la vie.



Photos et textes (c) Luciamel.

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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /2009 20:29


Tu es là, tu te tiens, tu m'indiques mon origine.


Nous sommes nombreux à t'espérer, à t'attendre.


Nous mourons parfois avant de t'atteindre.





Photos et textes (c) Luciamel, le reste ne m'appartient pas...

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /2009 13:37




(...)
With your invincible defeat,
You live your life as if it's real,
A thousand kisses deep.
(...)
And sometimes when the night is slow,
The wretched and the meek,
We gather up our hearts and go,
A thousand kisses deep.
(...)
(Leonard Cohen)

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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /2009 10:47

Hier, en promenade dominicale dans mon quartier, et passant comme à l'accoutumée rue Vieille du Temple, j'ai croisé, à l'aller, ces étranges animaux enlacés (tiens, faudra demander à Roswitha qui est JB). Au retour, quelques heures plus tard, sur le trottoir venant vers moi, deux jeunes gens (un homme et une femme), d'environ 25 ans. Dialogue :

- Moi, je sais pas attendre. Disait-elle, en souriant vivement.
- Les filles, normalement, elles se font pas désirer, machin..? Lui aussi était tout sourire.
- Oui, mais moi, je sais pas atteeeendre ! répéta-t-elle, au bord du rire.


Puis, de retour en mon jardin, j'ai songé aux doux printemps passés, aux cerises cueillies, aux impatiences coquines. Plus tôt dans la journée, sur FIP, Cristina Branco me l'avait déjà rappelé, avec son fado emprunt de sensualité, son Longe do Sul (Loin du sud).




"Longe do Sul  
Longe do Tejo    
E bem melhor o amor   
Perto de ti, beijos de côr  
(...)
Basta-me o compasso do rouxinol
(...)
O teu corpo é uma espada,
Largo ao incerto
E baixo a guarda". 

Loin du Sud
Loin du Tage
L'amour est bien meilleur
Près de toi, baisers en couleurs
Le compas du rossignol me suffit
Ton corps est une épée
Je m'embarque vers l'inconnu
Et je baisse la garde
(Cristina Branco, traduction libre)





Et Barbara, avait renchéri avec sa mélodie des corps mêlés...

"A peine le temps s'est posé,
Printemps, hiver, automne, été.
Tu t'en souviens ? C'était hier,
Printemps, été, automne, hiver.
A peine tu m'avais entrevue,
Déjà, tu m'avais reconnue.
A peine tu m'avais souri
Que déjà, je t'avais choisi.
(...)
Et je m'enroule au creux de toi
Et tu t'enroules au creux de moi".
(A peine, Barbara)




Un heureux hasard, vient de me faire entendre à l'instant Camille :

"Pâle septembre,
comme il est loin,
le temps du ciel sans cendres
il serait temps de s'entendre
sur le nombre de jours qui
jonchent le sol
d'octobre

Mâle si tendre
au début de novembre
devint sourd aux avances de l'amour
mais quel mal me prit
de m'éprendre de lui ?

Sale décembre
comme il est lourd le ciel
sais-tu que les statues de sel
ont cessé de t'attendre ?

Pâle septembre
Entends-tu le glas que je sonne ?

Je t'aime toujours d'amour
je sème l'amour"





Photos (c) Luciamel
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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /2009 19:55

celle que j'ai essayé de numériser... mais tout s'y est opposé.

Elle est du 16 mai 1966. J'ai 6 ans. Le décor du photographe en fond, des colonnes en enfilade, un peu surréalistes, d'où nous surgissons. Mon grand-père assis sur une chaise pliante, fier dans son costume, en même temps si "cool", le regard tranquille et amusé, à la fête de la ville, la foire de l'année, nous à côté, ma soeur sur le zèbre à bascule, moi debout près d'elle, tenant les rênes de la main droite, et nos deux sacs à main blancs de la main gauche. Robes courtes plissées, chaussettes et souliers blancs.

Ce fut la photo envoyée à mes parents : eux repartis en France, et nous ayant laissées depuis janvier. On ne les reverrait qu'une révolution plus tard, en août 68.

Déjà à cette époque-là, nous faisions tout pas comme les autres... elle et moi. La montre (qui n'était pas "vraie", juste une décoration, une fantaisie pour la photo...) nous la portions toutes deux au bras droit. Or, je n'ai jamais changé depuis, et mes montres c'est toujours à ce poignet-là que je les ai mises.

Je plisse les yeux, comme éblouie par une trop forte lumière, pourtant ni mon grand-père ni ma soeur n'en semblent gênés. Qui regardions-nous avec tant d'attention ? les destinataires de la photo, l'appareil, ou le photographe ?

Et qu'avons-nous fait après ? nous a-t-il offert une friandise (en ce temps-là, c'était un grand luxe) ? Nous qui avions l'habitude de porter des souliers en bois - attention, rien à voir avec les gros sabots de paysans -, ou de marcher pieds nus, avons-nous bien honoré toute cette blancheur ?

Est-ce lui, dont j'ai hérité le regard à la fois fier et serein, qui vient ce soir m'empêcher de "numériser", et de mettre en ligne le passé ?

Miguel, image si positive et noble d'un homme d'honneur, lui qui était un "cantonnier", en ces temps-là portant uniforme comme un officier, et dont le numéro sur le chapeau à jamais pour nous restera gravé : "le 27", c'est ainsi que mon père l'avait surnommé.

Mon grand-père au regard d'Indien, dont le mystère se cache aujourd'hui encore sous les pierres des chemins, celle dont il me disait : attention à ne pas la renverser car un génie y vit caché. Lui, qui m'a enseigné le secret des abeilles, dont il m'offrait le miel à chaque nouvelle année; lui qui m'a appris à faire sécher les raisins pour Noël; lui qui mettait son chapeau de cantonnier sur la serrure de la porte, pour empêcher les mauvais esprits de rentrer; lui qui m'avait prêté sa montre de gousset parce que moi la "Française", et la révolutionnaire,  je m'habillais désormais de chemises de grand-père... et la lui avais demandée.

Lui, il est toujours là, près de moi sur le chemin, à me prévenir quand une pierre est la demeure d'un esprit malin.





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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /2009 19:37

Il est en ce moment deux fleurs de saison, inévitables et primordiales. Pas besoin d'aller bien loin, Vincennes ou les rebords des chemins y suffiront.

La première est la Véronique, qu'on confond souvent avec le Myosotis, il faudra pour les distinguer bien observer les feuilles, rondes pour la première, longues et effilées pour le second.

La Véronique petit chêne a ma préférence, délicate, et si étoilée... elle illumine les sous-bois, elle me chante les commencements : amour, joie ou tendresse, fraîcheur des premiers temps. Mais comment choisir ? entre la Véronique de Perse, celle à feuilles de lierre, celle des champs ou la germandrée... mon coeur balance.

Le Lierre terrestre, si commun apparemment, nous conte les temps anciens : ceux de l'enfance, à butiner ses fleurs sucrées, ceux de la terre qu'il n'a jamais quittée.

Alors, je laisse les Magnolias, comme les Narcisses, à leur "culture" et leur éclat... pour me pencher vers ces merveilles de simplicité.

Je dirai longtemps les chemins, les talus, les sous-bois, les ronces et autres Compagnons blancs... de mes promenades enchantées.






Que de fois, votre simple vue, votre apparition, a suffi à effacer les peines, à dire un autre langage que celui des humains.

Je redeviens oiseau, je redeviens eau, je redeviens sable, je redeviens ciel, je redeviens lumière... près de vous.



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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /2009 21:25

Ô fil de nos manteaux de laine,
Au coeur de nos frilosités,
Bien au fond de la haine,
Se cachent ces fleurs d'amitié.

Délicates et souveraines,
Elles sont blanches, ou rosées,
Tendrement reçois-les,
Toi, le prince de mes pensées.

Toi, l'amie enfermée.
Toi, la soeur alitée.
Toi, l'enfant-miel.
Ces fleurs venues du ciel.





 
Au cirque de l'hiver,
Accrochée à la pierre,
Dans la rue Amelot,
S'étale la vie, notre lot.

Simple et entière,
La plante a ouvert
Son chemin vers
La terre.

Comme elle, renaissons,
Et en elle soyons.
Simple et entière,
Chantons la lumière.





Photos (c) Luciamel
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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /2009 23:42

Je vous aime.

Criez-vous, à tout bout de champ.

Vous aimez, vous m'aimez.... à quoi bon ?

Regardez-moi, regardez-nous.

Je suis au bout de vos fusils...

Je suis au bout de nous.

Ne me demandez pas de vous donner
l'exonération de tout.




Je m'ennuie de vous,
Je me confronte à votre loi.

Que me voulez-vous ?

Que je me soumette ?

Que je sois toute à vous ?

Imaginez que vous soyez...

Moi...







Ben voilà ! qu'on ne sait pas.

Qui a tué le chat ?

C'est toi ?

L'homme a tué l'homme...

et la femme est restée sans voix...

Elle a juste... observé... sans plus...








Tout cela m'ennuie..

Tout ce conflit...

Je vous en prie, soyons amis.

Voyez-vous, ne le voyez-vous pas ?

le ciel s'enquiert de tout ça...








On m'a dit : sois heureuse !

Pardon ? vous trouvez que je chante faux ?

On m'a dit : souris !

On m'a dit : love is... god is... (je mélange les deux)

J'ai répondu : soit ! et sois.









Surtout : merci Isabelle ! pour cette extraordinaire expo !


Le peintre s'appelle Gutter, il a réalisé cette fresque qu'Isabelle Lebre, la galeriste, m'a permis de prendre en photo et de poster sur mon blog, elle sera effacée à la fin de l'expo, le 13 avril. L'artiste invité est le sculpteur Fabrice Delaunay. Ca se passe à l'Art de rien... 48, rue d'Orsel, dans le 18e à Paris (ouvert du mardi au dimanche, de 13h30 à 19h30).


Photos (c) Luciamel

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