Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /2010 23:27

Parce que quelques images valent mieux qu'un long discours.

 

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P240510_15.140001.JPGParce qu'aujourd'hui des filles jouaient à Vincennes (match amical... entre l'équipe de filles et celle de garçons de deux ans plus jeunes qu'elles : elles ont gagné haut la main !).

 

Les commentaires en bord de terrain allaient bon train : 


- Elles jouent bien mieux que le COV Vincennes.

- Oui, mais elles ont deux ans de plus.

 

 

 

 

Ou encore :

- Elle, tu la croises sur ton chemin, tu t'écartes... 


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J'ai interviewé les entraîneurs : "le football féminin est-il plus populaire qu'avant, y a-t-il beaucoup d'équipes ?" 

 

- Ca dépend des clubs, certaines municipalités comme Montreuil ont une tradition de foot féminin inscrite depuis des années. D'autres y viennent peu à peu. C'est vrai que c'est plus populaire qu'avant mais on retrouve les filles en général surtout après 15 ou 16 ans. 


J'ai aussi constaté, lors de ce tournoi, comme à celui de Montreuil, que des filles (une ou deux en tout) jouaient dans les équipes masculines. Là, on en avait une qui venait de Slovaquie. 

 

Mais la joie fut grande de gagner, même si après, Lucas me l'a avoué, lui dont l'équipe a remporté la finale, on est quand même un peu tristes... quand on a été sacrés champions... 

 

 

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                                                  photos (c) Luciamel le 24/05/2010

 


Par Luciamel - Publié dans : Enfants d'espoir
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Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /2010 22:15

 

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Il me sera difficile de faire mieux qu'eux... ils sont une équipe à eux deux, ils peuvent compter sur leurs alliés, ils ont pour eux d'être ce que je ne suis pas : des hommes. 


Naître homme, presque partout en ce monde, est un avantage... Le regard qu'on porte sur vous est autre, d'être XY.., généralement, vous privilégie. La femme part avec un handicap, celui de sa supériorité biologique, car de tous temps on la lui a fait payer : elle enfante. Donnez un texte à lire à un groupe de personnes, dites qu'il a été écrit par une femme, à un autre groupe donnez le même texte et dites qu'il s'agit d'un homme, et comparez. Ma main à couper que les mêmes mots auront par enchantement été magnifiés par la masculinité affichée. Mais, me direz-vous, ces mots, même anonymes, auront été écrits par un homme ou par une femme. Alors, doublez l'expérience, prenez un texte écrit par une femme, et un autre écrit par un homme. A chacun des deux vous donnerez une "paternité" masculine et féminine, et vous constaterez que le masculin (même écrit par une femme) acquerra "naturellement" plus de qualités. 


Mais, là n'est pas mon propos, car tout cela est, pour moi, déjà totalement prouvé. Non, je voulais vous parler de foot. 


J'admire depuis quelque temps l'esprit qui y règne. Non, pas les "scories", ou, si vous préférez, les abus liés au pouvoir, à la gloire, à l'argent; ça, vous le retrouverez partout, le sport ne faisant pas exception à la règle (tout comme l'art, ou le festival de Cannes...). Ces "scories" étant, probablement, très "masculines"... il va de soi...


C'est là (au C.O. Vincennes plus exactement) où j'ai vu des enfants (des garçons) apprendre qu'ils ont un rôle à jouer dans la collectivité, des règles et une discipline à accepter, des adversaires à respecter, pour permettre à tous de gagner. Je regrette que les filles n'apprécient pas plus ces sports de compétition. Une étudiante me racontait récemment l'anecdote suivante : 

 

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Des sociologues ont pris un groupe d'enfants à qui ils ont donné un jeu de société, d'un côté les filles, de l'autre les garçons. Au bout d'un moment, les garçons s'étant montrés tenaces face à la difficulté ont fait craquer l'un d'entre eux, qui, désolé d'avoir perdu, s'est mis à pleurer. Les filles, elles, devant la même situation, ont décidé que cela n'était pas tenable et qu'il fallait changer les règles du jeu, on ne pouvait pas laisser qu'une d'entre elles pleure. Après on s'étonnera qu'elles préfèrent abandonner la compétition sociale, pour ne pas faire pleurer autrui (leur mari, leurs enfants... leurs amies). 


Tant que les femmes se satisferont de vivre dans des gynécées, où la seule valeur, la seule façon d'être reconnue, et de pouvoir "dominer" les autres, est celle d'avoir enfanté... tout en se soumettant au Sultan du harem, et à la mère de celui-ci, elles seront les esclaves de leur destin. Je songe à l'excellent documentaire, passé hier sur Arte, sur Soliman le Magnifique et Roxelane, sa favorite... puis son épouse.


Allons-nous, éternellement, nous plaindre que les hommes nous dominent ??? et nous désoler qu'à Cannes, ou à l'Assemblée Nationale, les femmes ne sont pas assez représentées ? Nous sommes des milliards. Nous sommes plus de la moitié de l'humanité. Arrêtons de dire que nous sommes dominées, si nous sommes là où nous sommes, et pas ailleurs, c'est que nous le voulons bien, et que de voir d'autres femmes enchaînées nous arrange bien... (c'est le principe du gynécée, et de l'esclavage, la solidarité se fait avec les dominants pas avec les dominés) ou nous rassure. 

 

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                                                        photos (c) Luciamel (23/05/2010)

 


Pour nous libérer de nous-mêmes, et de nos chaînes, femmes, apprenons à jouer au foot...


Tel est mon message du soir, bonsoir !


(A suivre, la Coupe du Monde de foot féminin). 


 

Par Luciamel - Publié dans : Enfants d'espoir
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /2010 19:05

 

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Une douce lumière vous pénètre, vous la sentez qui ouvre et dilate les petites cellules qui vous composent. Ou, plutôt, les petites cellules en question se mettent à ne plus vous appartenir totalement. Soudain, vous devenez cette douceur qui submerge tout. 


On appelle ça : canalisation. Evidemment, la mode nous vient des Etats-Unis : le channelling. Un canalisateur, avant on disait médium, établit le contact, car vous tout(e) seul(e) vous auriez du mal à y arriver avec cette même intensité. Et, ce facilitateur va se relier à un maître spirituel (Jésus, Maître Saint Germain, un ange ou un archange, ou une autre divinité, ça dépend des fois) pour faire vibrer tout, autour et en vous. 


J'avais déjà participé à quelques darshans de Mère Meera, et je dois dire que du point de vue énergétique, ou, si l'on veut, de la force spirituelle, elle atteint un haut niveau de vibration. Le channeling, ou canalisation, est beaucoup plus artisanal... ça se fait en appartement (c'est aussi une nouvelle tendance pour le théâtre : "le spectacle en appartement"). Un petit comité de 10/20 personnes qui partagent un ressenti. 


Nous, mercredi dernier, c'est Jésus (himself !!!) qui est venu nous visiter. Excusez du peu...


Je vous sens jaloux. Ben oui, il avait pris un peu d'avance sur le calendrier, la Pentecôte (la descente de l'esprit saint sur les apôtres) c'est seulement lundi prochain. 


Je me suis demandé, comme certains parmi vous, si tout ça n'était pas du pipeau... si on n'était pas en plein délire schizophrénique (je rappelle que c'est à peu près ça les symptômes, et pas seulement le dédoublement de personnalité qu'on associe habituellement à cette maladie mentale). Etant, par nature et par éducation, très rationnelle et cartésienne, j'ai essayé d'analyser (un peu comme Castaneda l'a fait : l'observation participante en anthropologie) si ce que j'expérimentais correspondait à ce que les autres participants décrivaient. Ma conclusion est que : oui. Ca ne démontre rien, et ça ne le veut pas non plus (faudrait pas me prendre pour Onfray). 


Alors, comme me le disait ma grand-mère, expliquez-moi, vous, comment un bâton peut donner des feuilles et des fruits. 

 

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Pourquoi je vous raconte tout ça ? est-ce le lieu ? un blog... une place semi-publique, pour ne pas dire universelle (j'ai quand même 50 visiteurs par jour !)... pour étaler ce qui est plus que de l'intimité... ben oui, parler de ses histoires sentimentales c'est normal, mais parler de spiritualité... et, qui plus est, de ce que ça nous fait... ça rejoint la folie des "mystiques", ou, comme diraient certains, des hystériques. C'est un sujet tabou.


Peut-être pourrions-nous nous interroger sur ce que ça "fait" intérieurement, mais aussi physiquement, la spiritualité. 


Comme on peut vibrer à une cantate de Bach, ou un concerto de Mozart, comme on peut trembler d'amour en pensant à quelqu'un, comme on peut pleurer de joie... 


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Tous vos doutes me traversent aussi... 


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                                                      Photos (c) Luciamel (mai 2010)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Spiritualités, astro
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /2010 21:05

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                                                            photo (c) Luciamel

 

 

 

Les enfants sont tristes le dimanche. Et, comme le rappelle André Comte-Sponville, les enfants sont tristes le jour de Noël (après avoir ouvert leurs cadeaux).


On fête les nouveaux-nés, on pleure les morts... alors que l'inverse conviendrait mieux à la réalité : celui qui vient à la vie est embarqué dans une sacrée galère, alors que le moribond, lui, s'en trouve délivré.


Brassens le chantait : il n'y a pas d'amour heureux... Les philosophes le clament depuis toujours, les bouddhas nous y enjoignent : renonçons, détachons-nous, soyons prêts, à tout moment, à tout abandonner. 


Mais, nous, pauvres mortels, n'y pouvons rien... nous préférons "rêver un impossible rêve... aimer, même trop, même mal... pour atteindre, à s'en écarteler, pour atteindre l'inaccessible étoile" (Brel), fous que nous sommes à vouloir combattre des moulins à vent, à essayer de trouver notre Dulcinée. 


Pourtant, comme nous le dit souvent le film, ou la chanson, "les histoires d'amour finissent mal, en général". Et si nous les prenons par la fin : "Ca commence par la fin", livre et film, nous comprendrons mieux nos erreurs... Finalement, de commencer une histoire d'amour par la rupture, par les engueulades, par la détestation... par l'éloignement, c'est peut-être ça, l'étoile...


Vivons pleinement la fin de la semaine, de l'année, de l'amour, de la vie, du film, du livre... Et, essayons de nous éveiller à ce moment-là. C'était un mauvais rêve, une illusion. Commençons maintenant à ne plus être... là-dedans. 


Plus facile à dire, à écrire, qu'à expérimenter... oh, que oui ! le rêve de celui qui rêve qu'il est éveillé... 


Et, si je ne m'abuse, c'est bientôt l'heure de Dr. House... 


Une amie vient de m'appeler... elle me parle du "baby blues"... synchronicité... quand tu nous tiens.


 

 

 

 

      *clin d'oeil

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /2010 22:50

Je reviens dans mon antre, avec une certaine non envie d'écrire, une paresse à vous lire... aussi. 


Une image a retenu mon attention, celle de la rossinante de Suzanne. Je passe vite sur les "billets" qui reprennent l'actualité, tiens, personne n'a parlé de Cannes, mais, pour un blogueur, cela constitue-t-il une actualité ? 


Pourtant, moi j'ai couru, raccourci mon cours (est-ce possible de raccourcir ce qui court ?) pour pouvoir assister à l'ouverture officielle du 63e festival... Comme j'aime les synchronicités (certains disent "coïncidences") : soudain, pour rendre hommage à Tim Burton, c'est Melody Gardot qu'on a appelée... elle, qui désormais est un lien vers un au-delà en moi (une autre synchronicité vers toi, ma petite soeur). Aujourd'hui, ça fait un an qu'on t'a enterrée. 


J'ai aimé Alice au pays des merveilles (de Tim Burton), sa plongée dans l'au-delà, et son retour, en conscience, à la vie. J'aimerai sans doute le film qui était en ouverture : le Robin des Bois. J'ai entendu une interview de l'acteur principal (Russel Crowe), à la question du journaliste, lui demandant s'il avait apprécié de s'initier au tir à l'arc, il a répondu ceci :


"Certains adorent la courbe de la balle de golf, moi, j'aime la trajectoire de la flèche."


Sans doute très étudié comme réponse (le film se veut "engagé" et dénonce les inégalités de notre temps : voler aux riches pour donner aux pauvres, c'est dans le vent). Qui est le Robin des Bois d'aujourd'hui ? demande le journaliste... L'acteur convoque des images de tsunami, d'Haïti... Ah... il ne parle pas des marchés financiers, ni de la Grèce, ou des spéculateurs qui parient sur la chute de l'euro ou de la prochaine grosse catastrophe économique qui va encore les enrichir. Robin des Bois n'est plus ce qu'il était ! Et je vous parie que Wall Street 2, l'argent ne dort jamais d'Oliver Stone va rafler la mise. 


La vision, pour la énième fois, du "ministre" ampoulé, celui qui s'est fait acheter son nom... m'a agacée, que fait-il là ? me suis-je répété. 


Manoel de Oliveira n'est pas en sélection... ni hors compétition... aucun film portugais à l'affiche (pas de grec non plus). Les temps sont durs, les temps nous annoncent que des Mamuth sont prêts à se réveiller... comme un bon vieux Takeshi Kitano de derrière les fagots (Outrage, en compétition). 


Mais pour notre plus grand bonheur existe Un certain regard... et c'est là que nous les retrouvons les plus grands : Oliveira, Godard !!! Le maître portugais nous livre pour sa 102e année (tiens, c'est l'âge du père d'Alain Minc, vous savez ce vieillard qui a coûté 100.000 euros à la communauté... mais bon... le fils avait arrondi à la dizaine supérieure pour rendre sa démonstration plus "percutante") un nouveau joyau :


Angelica (l'étrange affaire Angelica) (l'histoire d'une jeune femme morte juste après son mariage). 



 

 

en souvenir de toi... à jamais.

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /2010 21:28

 

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                                                        photo (c) Luciamel (Père Lachaise)

 

Ah, la bonne nouvelle !? 


Ma banquière vient de m'appeler. Tiens, pourquoi les chargés de clientèle sont-ils toujours des "elles" ? serait-ce qu'il s'agit du bas de l'échelle dans une banque ? et pourquoi les Kerviel sont-ils très souvent des "ils" ? Ô dieux de l'Olympe, pourriez-vous m'éclairer


Cette jeune et charmante jeune femme, après m'avoir fait signer un document autorisant la banque à utiliser, et à vendre, il va sans dire, mes réponses à une enquête sur mes préférences en investissement (mon "profil investisseur"), et présenté à sa direction ma demande de rachat (et allongement) de crédit (à 5,60%), me comblait en m'annonçant que "ça y est, c'est accepté, il n'y a plus qu'à finaliser"


Oh, quelle joie !


On veut bien racheter mon crédit (à un taux inférieur au précédent), à condition que je place le surplus. Ben voilà, nous y sommes : les banques vous prêtent de l'argent pour vous permettre de l'épargner (à un taux bien inférieur naturellement). Je caricature à peine.


Elle a aussi voulu me vendre "une assurance décès", ça peut rapporter jusqu'à 30.000 euros, je lui ai expliqué que je n'avais pas d'enfant... pas d'héritier, et que donc...  JE N'EN AVAIS RIEN A... FAIRE DES 30.000 euros pour après ma mort... "Ah, quel dommage ! c'est très intéressant comme placement".  


Cette journée avait commencé sous de bons auspices... car j'avais pu effectuer une recherche avec un directeur en RD (recherche et développement, justement) d'un grand groupe industriel, sur l'andouillette "5 A". En effet, lui, étranger, avait eu la malencontreuse idée (à son sens) de vouloir goûter ce mets traditionnel français, et ce n'est que trop tard qu'il avait compris... par le nez et le palais... de quoi il s'agissait. Il avait toutefois été induit en erreur par une mauvaise traduction de son Wikipedia national, et me soutenait qu'il s'agissait de l'estomac du cochon enfilé dans du boyau. Nous vérifiâmes, sur le Wikipédia français, et l'expression "tube digestif nettoyé scrupuleusement pour en éliminer l'odeur" finit par le convaincre que cela se composait d'intestin, au moins à 50%. 


Poussant plus loin notre investigation (car le sujet nous passionnait) nous découvrîmes qu'on trouve la panse (ou l'estomac) du cochon dans les tripes à la mode de Caen. Je fus très étonnée car j'avais toujours cru que les tripes étaient des tripes... Comme quoi il n'est pas si simple de savoir ce qui est du lard ou du cochon... 


 Veau, vache, cochon, couvée... seul un banquier y retrouverait ses petits... ou un Docteur House équipé d'un bistouri. 

 

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                                           photo (c) Luciamel (vol Paris-New York)

 

 

 

 

 


Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /2010 19:31

Qu'y a-t-il de commun entre Franck Ribéry, le polygame de Nantes, Carla Bruni, Dominique Strauss Kahn, Yasmina Reza, Eric Besson et Sylvie Vartan ?


a) le goût de l'argent et du pouvoir;

b) l'engagement politique;

c) le lien avec l'étranger et les étrangers (ou étrangères); 

d) la défense de la France et ses valeurs;

e) le goût pour la vie en communauté et le retour aux idéaux de mai 68;

f) le titre d'une chanson des années 70;


 


 

g) la défense de la pratique religieuse et/ou de la laïcité;

h) d'être ou d'avoir été victime d'une rumeur;

i) d'être mêlé à un scandale;

j) d'avoir épousé ou fréquenté une célébrité;

k) ... (à vous de compléter).


Eh bien, je vous le donne en mille : tous ces gens semblent focalisés sur leur vécu, et, comme me le suggérait Béatrice dans un de ses commentaires, le vécu, le vrai ! avec un grand "C". 


Obsédés par leur vécu... et pris au piège bien souvent...


Heureusement, d'autres Zahia (si vous tapez ce prénom sur Google, vous arriverez sur la belle vidéo ci-dessous) que celles, ou ceux, qui demeurent emprisonnés dans un pan de leur vie. Une femme au parcours exemplaire, qui nous valorise tous.


 

 

 

 

 



Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /2010 22:20

 

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                                                                     photo (c) Luciamel

 

Parfois ça fait du bien d'être ronchon. Trouver tout moche, et s'en émouvoir très clairement. Voici, sur une seule journée, ce qui a pu m'irriter.


De bon matin (déjà, je n'ai pas réussi à faire la grasse matinée ! à quoi ça sert le week end, si on reste programmé sur l'horaire de la semaine ?) j'ai eu la mauvaise idée d'aller me peser... alors que très naturellement je pouvais remarquer mon petit bide des mauvais jours... Ben non, t'as pas maigri, et même tu as repris le petit kilo perdu... 


Réveillée tôt, car endormie tôt devant la télé... quelle idée aussi de la regarder allongée sur mon lit ! Raté Onfray face à Cyrulnik !!! zut et zut et rezut !


Aujourd'hui c'est jour de lessive, allez ouste, nettoyage de couette, de draps et même de poisson en peluche géant, car tout ça est bourré d'acariens qui font rien qu'à m'irriter les yeux. Dépoussiérage total des alentours du lit, avec chiffons et chiffonnettes imbibées d'eau et d'essences naturelles. Résultat : le lave-linge me rappelle qu'il arrive en fin de vie et qu'incessamment sous peu il va me falloir le remplacer. 


Expédition courses. Mon dos va-t-il tenir le coup ? trimbaler ce caddy jusqu'à Montreuil, aux Nouveaux Robinsons, sous prétexte que c'est bio et que ça revient beaucoup moins cher, mais, surtout, rapporter tout ça à dos de femme... (ben non, mon caddy il ne sait pas encore descendre les escaliers). Faudra pas m'étonner si demain ça tiraille entre les omoplates. 


Tous ces gens qui me foncent dessus, l'effet meute dans le métro, ils ne savent pas tenir leur droite ? ils ne voient pas qu'il y a quelques égarés qui vont en sens inverse du leur ? Je préfère ne pas imaginer ce qui se passerait si une catastrophe souterraine survenait, et ce que donnerait le "sauve-qui-peut".

 

Consultation de mes mails. Pourquoi le syndic de copropriété est-il en train d'essayer de me gruger ? Et depuis quand ils bossent le samedi après-midi ? 

 

Voilà, c'est tout. En plus, en rentrant j'ai pu regarder Onfray et Cyrulnik sur le site de F2... et, même FOG était dépité, ben, ils ne s'engueulent pas ! Il est fort Cyrulnik, il a réussi, tout en le flattant, à totalement décrédibiliser Onfray (en gros, il l'a psychanalysé en direct), avec, en prime, la reconnaissance admirative de l'enfant agité face au savoir-faire de l'éthologue (qui a l'habitude des zozos). Bizarre Onfray, son côté agité du bocal, un peu le type qui cherche la bagarre à tout prix, la tactique du boxeur, comme lui a fait remarquer Cyrulnik. Je me demande si Nietzsche ce n'est pas une excuse chez lui, "j'ai une lecture nietzschéenne de Freud", mon oeil ! un rien l'énerve (Dieu, Freud, l'écologie...), et ça se voit... ;-)))) "est-ce ma faute si dans le miroir que je vous tends vous ne voyez que des horreurs ?", ou encore "dans mon livre il y a une grosse coquille [sic], personne ne l'a encore remarquée, je saurai le jour où l'un de mes détracteurs l'aura trouvée qu'il m'a vraiment lu", dixit le philosophe.

 

Ah, oui... je suis aussi allée sur Google Reader... (pour ceux qui ne le sauraient pas, c'est là où sont stockés les abonnements à des blogs sélectionnés) et j'ai passé un bon moment, car, heureusement, j'ai appris à glisser sur ce qui pourrait m'agacer.

 

Bon, c'est pas tout ça, mais ce soir je vais encore m'endormir face à Ruquier.

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article publié sans prévisualisation, forcément, c'est samedi soir, et sur Overblog c'est embouteillé... il faudra probablement le recorriger demain... 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /2010 23:10

 

 

En sortant de chez le coiffeur, jeune homme voulant me vendre de la misère : "C'est pour la faim dans le monde", d'un signe de la main et avec un grand sourire (à cet endroit, près du Forum des Halles, je croise un groupe de "recruteurs" de causes humanitaires tous les jours...) je lui fais comprendre que "pas le temps". Il me sourit en retour et me déclare : "Vous avez l'air trop sympa. C'est vrai vous avez une bonne tête"


Le coiffeur ça devrait être remboursé par la sécu.


Hier, Lucas a eu peur que le nuage volcanique ne soit annonciateur de la fin du monde... il ne cessait de répéter : "On va tous mourir, on va tous mourir". Pour le rassurer, je lui ai dit : "Oui, Lucas, on va tous mourir... un jour ou l'autre. Et puis, tu sais, comme le dit Bigard, 100% des fumeurs vont mourir, et 100% des non fumeurs...". "Vont mourir !!!", a-t-il ajouté, en riant. Il a même conclu (on devine l'influence de la famille) : "100% des Sarkozy vont mourir, aussi !".


Dire qu'il va falloir attendre la fin du monde... pour que cesse la faim dans le monde... 


Ce soir, j'apprends qu'une boule de feu est apparue dans ciel américain... Dites, c'est quand 2012 ? Euh... il paraît que c'est pour la réélection de Sarkozy... 


 



En plus j'apprends, de source sûre, que Dorham ferme ses commentaires... tout en mettant en veilleuse son blog... si ça ce n'est pas l'effet du nuage, doublé de l'influence de la boule de feu... je voudrais bien qu'on m'explique. 

 

Et, un petit fado ? non ! en avant première, voici la prochaine défaite du Portugal à l'Eurovision, (je rappelle que la dernière fois que la France a gagné c'était avec une Portugaise...) :


 

 

 

 

 


 

 

Par Luciamel - Publié dans : émotions artistiques
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Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /2010 22:51

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Tant de choses à lire sur Google reader... et bien plus partout ailleurs (je termine la lecture des Justes, de Camus). Qu'est-ce qu'un blog ? et qu'y écrit-on ? toujours et encore je reviens à cette question. Voici un temps, je dénonçais la tendance boboïsante consistant à vouloir faire de son blog un espace littéraro... sorte d'atelier d'écriture en ligne. Il me semble, en effet, que le "lieu blog" suppose une nouvelle forme d'écriture, entre journalisme et billet d'opinion. Je ne crois pas trop au "roman" ou à "la nouvelle" diffusés sur le Net. J'ai moi aussi été tentée par le genre : ce fut Le bel amant (ici en rubrique sur la droite de l'écran), mais cette histoire je l'avais écrite pour ma petite soeur, pour l'amuser, elle qui ne pouvait bouger de son lit, j'imprimais le nouvel épisode et le lui portais au fur et à mesure, elle l'appelait Le bel ami, le dernier ayant été écrit après sa mort.

 

Je dois vous l'avouer, quand je vois sur vos blogs des feuilletons s'annoncer, avec des personnages et des constructions romanesques... ça me barbe vite. Ne vous étonnez donc pas que je ne commente pas trop. Une personne fait peut-être exception : Nina. Ses histoires sont très courtes : un ou deux paragraphes, son style est ramassé, intense, percutant. Anne et L'oiseau se sont tous deux lancés dans "l'atelier d'écriture", et ils ont raison : ils écrivent fort bien, mais... (pardon!) la fiction ce n'est pas ce que je préfère dans les blogs... J'aime plus y deviner le reflet de votre vécu.

 

Vous me direz "tu charries"... et vous aurez sans doute raison, car j'ai aussi râlé contre les "blogs politiques" qui reprennent en abîme les infos servies par leurs médias ou blogs de prédilection... en ce moment ça pourrait être les retraites, ou la rumeur de la rumeur... (tiens, mais moi je n'ai pas écrit un truc là-dessus ?), ou encore la Pologne... Et, sinon, de quoi pourrait-on parler ??? si ce n'est de ce qui est déjà largement rebattu en large, en long et en travers, un peu partout ?


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Ce qui me plaît c'est de suivre les fils conducteurs... J'avais lu ce texte de Dorham où il abordait un thème religieux, j'en avais même conseillé la lecture dans mon précédent billet, puis fus surprise de retrouver Dieu chez Mtislav, je découvris enfin qu'il y avait une chaîne (on dit un tag) : et remontant à la source de celle-ci, je tombai sur Nicolas, qui lui-même avait lu Dorham (ce dernier ayant, en commentaire de son billet, questionné l'athée sur son athéisme, je rappelle au passage à certains lecteurs de Dorham qu'athée s'écrit avec "ée" à la fin, même au masculin, c'est comme lycée, ou musée... pardon, si la remarque fait un peu prof de français... il se trouve que je l'enseigne, le français, aux étrangers...).

 

Le plus curieux c'est que dans la fameuse chaîne (le tag) plus personne ne parlait de Dorham ni de son billet, ni ne lui répondait vraiment, non, tous s'étaient focalisés sur le tag d'un certain Unhuman... et sur des questions dérisoires et néanmoins amusantes.

 

Alors pour revenir au point de départ : Pâques et la résurrection. Oui ou non Jésus a-t-il ressuscité, est-il ressuscité ? comment pouvons-nous le concevoir ? comment ce thème est-il abordé par les artistes d'aujourd'hui ? J'ai dans mon précédent billet fait référence aux chanteuses (et chanteurs), je voudrais à présent renvoyer sur le site d'une galerie : L'art de rien  qui consacre une expo à cette question du religieux traité par de jeunes artistes plasticiens contemporains.

 

J'étais au vernissage, j'ai admiré son oeuvre et eu la chance d'échanger avec Barbara D'Antuono sur sa perception du synchrétisme religieux et de la simplicité avec laquelle elle envisage une spiritualité moderne; d'autres artistes en ont une approche plus ironique, ou plus politique, voire par moments "satanique" (messe noire). Peu de photos de ses oeuvres sont accessibles sur Internet (mis à part sur le site de la galerie, c'est sa Vierge Marie qui illustre l'affiche). 


Parlant du religieux dans l'art contemporain, je ne peux oublier de mentionner mon cher ami Simon Gaetan. Il est lui aussi sur mon Google reader et je ne rate aucun de ses textes ou de ses dessins. 

 

 

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                     photos (c) Luciamel (finalistes Benjamins à Montreuil le lundi de Pâques 2010)

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Ce clip découvert aujourd'hui en cours... conseillé par un de mes étudiants (débutant complet en français) il paraît que ça fait un tabac en Allemagne (si si, il y a un rapport avec la résurrection). L'artiste a pour nom de scène Stromae (anagramme de Maestro)

 


 

 

Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /2010 22:55

 

Dire que mercredi j'y étais n'avance à rien... Dire qu'elle était à la fois frêle et si solide, sur ses talons-aiguille-échasses, et sa canne au côté, qui la faisaient ressembler à un flamand rose prêt à s'envoler. Dire que j'ai retrouvé la voix, mais, curieusement, peut-être, moins l'émotion. Surtout, qu'un malotru (genre bourgeois de 60 ans, à la chemise rose pâle, et à la femme assortie, blonde au tailleur beige) avait laissé sa compagne prendre le strapontin, d'une façon odieusement hypocrite. Lui : "Je vais m'asseoir sur le strapontin". Elle : "Mais non, laisse, je vais m'y mettre". Lui, sans aucune hésitation s'installe illico sur le fauteuil, à ma gauche. Durant la première partie du spectacle, je l'ai observé : ses jambes écartées, son genou droit débordant largement de mon côté... Irritée, j'ai laissé mon pied et mon genou à la limite exacte de mon siège, nos jambes se touchant régulièrement à chaque fois qu'il faisait une incursion de mon côté. Je pensais qu'il comprendrait le côté invasif de son attitude, mais non... Monsieur semblait avoir l'habitude de s'étaler, et qu'on se replie face à lui, à moins qu'il ne crût que je lui faisais du pied... N'y tenant plus, au bout d'une heure environ, je me penche vers lui, lui frôle le bras et lui indique poliment : "Excusez-moi, Monsieur, pourriez-vous enlever votre genou ? on n'arrête pas de se cogner !". Son regard interloqué, ses jambes, suivies de tout son corps, soudain ramenées du côté de l'épouse. Il sut ensuite, lui dont les longues jambes auraient justifié qu'il prenne le strapontin, respecter les limites, son genou ainsi que son pied ayant miraculeusement appris où commençait l'espace d'autrui, il n'eut plus besoin de tant de largeur pour sa longueur de jambes.


Les rappels à la fin du spectacle, pendant lesquels elle chanta No more my lord, a capella, ayant pour tout instrument son pied, dont les coups frappés sur le sol rythmaient la plainte, comme celle des prisonniers qui les premiers entonnèrent ce chant. J'étais tout ouïe, d'autant plus que les bourges étaient partis au premier rappel... Faudra vous y faire, vous les nantis qui vous croyez tout permis, vous qui abusez trop facilement de votre pouvoir ou de votre position sociale, on sera de plus en plus nombreux à vous rappeler les bonnes manières, et, qui sait, on finira par vous éduquer à un certain humanisme, celui qui ne se trouve pas dans vos livres, ou dans les spectacles auxquels vous assistez par "habitude", par obligation... celui qui consiste à être attentifs à ceux qui vivent près de vous... Faudra vous y faire car nous avons appris à taper du pied.

 

Melody Gardot, puisque c'est elle dont il s'agissait, m'a aussi émue (mais pas aux larmes comme je l'avais été lors de mon séjour à la montagne, où la pureté de sa voix, le jazz, le blues, en elle... m'avaient rappelé ma petite soeur... qui aimait tant le jazz) quand elle s'est adressée à Dieu, lui demandant de l'excuser car elle ne l'avait pas évoqué de la journée, y voyant la cause du morceau raté par deux fois, et qu'elle dut se résoudre à abandonner ce soir-là... Birds... 

 

Elle, croyante, bouddhiste dit-on. Elle, si sereine, et si drôle, pour nous parler de Dieu, ce qui ne l'empêche pas d'être une fille hyper-sexy. Une artiste française au label "laïcité" estampillé, aurait-elle pu se référer à Dieu, et s'amuser de sa relation avec lui ? Nous, nous avons plutôt des beurettes, défendant à corps et à cri la burqa (cf hier Camélia Jordana chez Ruquier) ceci sans parler de leur foi, ni de Dieu... non, elles parlent seulement de la burqa, du voile... et quand elles se convertissent comme Diam's c'est pour entrer en lutte plus qu'en religion... Elle est attendrissante Camélia, avec ses tout juste 17 ans... Les chanteurs et leur conversion... ce n'est pas nouveau : Cats Stevens, Bob Dylan, Leonard Cohen... pour ne citer que... les meilleurs.

 

Et puis vendredi chez FOG, Onfray est venu présenter son prochain pavé (dans la mare) : après Dieu, c'est Freud qu'il a décidé d'éliminer. Ben, il n'y est pas allé avec le dos de la cuiller ! car, même, il a invoqué la religion pour attaquer la psychanalyse : "A Lourdes aussi on a observé des guérisons". Je lui souhaite bien du plaisir au philosophe, car les psys ne vont pas se gêner pour l'analyser... Pendant cette première interview, il nous a déjà révélé que lui Onfray avait passé beaucoup de temps chez les curés, où il avait été tripoté mais jamais violé... c'étaient les plus faibles, ceux dont on abusait car ils ne savaient pas se défendre (ouïe, ouïe, ouïe... si ça, ça n'explique pas sa phobie de la religion... son besoin de purification). Il nous a aussi fait un portrait de Freud (drogué, obsédé sexuel et parricide dans l'âme, usurpateur et avide) fichtrement décapant ! Pour la sortie du livre FOG nous annonce un débat "Michel Onfray face aux psys" (dont Cyrulnik) : à ne pas rater.

 

Pour terminer ce tour d'horizon "entre jazz et Jésus", allez lire le billet de Dorham... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /2010 22:41

La rumeur dit que la rumeur sur les infidélités du couple présidentiel viendrait de Rachida Dati... et que telle serait la raison à son récent bannissement.

La rumeur dit que Christ est ressuscité.

La rumeur, entendue dans le métro, dit (dans la bouche d'une femme d'environ 60 ans) que "Les hommes, s'ils pouvaient faire des enfants, ils en feraient un, ils n'en feraient pas deux".

La rumeur, Place des Vosges ce jour, dit : "Ton père, il avait plein de maîtresses...". 

La rumeur dit que Michael Jackson ne serait pas mort, qu'il aurait seulement fait semblant, et que, tout comme Elvis, il se serait métamorphosé en un blogueur anonyme... et néanmoins influent.

La rumeur dit que la femme est l'avenir de l'homme, mais qu'au départ tout a été de sa faute, et lui, l'homme, est bien placé pour le savoir... 

La rumeur dit que nous sommes mortels... et que, pourtant, nous pouvons ressusciter.

Une femme l'a vu, une femme était en ce jardin où il était revenu du pays des morts. Il lui dit : "Marie !", se retournant elle le reconnut et l'appela : "Rabbouni!". Elle est Marie, ou Myriam de Magdala


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Photos (c) Luciamel, ma promenade dominicale, du Père Lachaise à la rue des Francs Bourgeois.

 

Par Luciamel - Publié dans : rêves
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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /2010 16:33





l'amour, le soleil... en nous. A alegria voltou... la joie est revenue, chante Orphée. 

Regarde Orphée, le Soleil renaît, ton Eurydice est morte, mais le Soleil luit, regarde-le... qui renaît... joue... joue encore et fais-le se lever pour nous. La la la la, la la la la... 


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /2010 14:57
A Mtislav et à Blandine

La douceur, le bonheur, la mélancolie... Pour faire un samba de toute beauté, il faut un peu de tristesse, sinon ce n'est pas un samba, non... Pour goûter au bonheur, à la félicité, il nous faut accepter son camarade, le malheur. Qui mieux que nous les lusophones (car ça en devient une identité, en Afrique, au Cap Vert avec la morna, au Brésil avec le samba et la bossa, au Portugal avec le fado, j'en oublie et des meilleurs; avec notre saudade à la boutonnière) a chanté, bu et vécu, cette dualité ? 

Le bonheur, la félicité, Vinicius et Toquinho. Ce bonheur où l'on ne rit pas, ce bonheur où l'on plonge dans l'intériorité de nos vies, ce bonheur qui nous sourit par moments... ce bonheur qui nous fuit tout le temps... Cette éphémère, cette instable, cette vacillante flamme, nous ne cessons pourtant de l'entretenir. 

Félicité, notre devenir. 

Dans la présence en creux de nos âmes, nous le sentons, nous le savons. 

Tristeza nao tem fim, felicidade sim... 






Tristeza não tem fim                                                      Tristesse n'a pas de fin
Felicidade sim                                                                 Félicité, oh oui

A felicidade é como a gota                                           La félicité est comme la goutte
De orvalho numa pétala de flor                                     De rosée sur un pétale de fleur
Brilha tranquila                                                              Elle brille tranquille
Depois de leve oscila                                                    Puis doucement elle oscille
E cai como uma lágrima de amor                                   Et tombe, comme de l'amour un pleur

A felicidade do pobre parece                                       La félicité du pauvre ressemble
A grande ilusão do carnaval                                        A la grande illusion du carnaval
A gente trabalha o ano inteiro                                      On travaille l'année entière
Por um momento de sonho                                           Pour un moment de rêve
Pra fazer a fantasia                                                      Pour vivre la fantaisie
De rei ou de pirata ou jardineira                                   D'être roi, pirate ou jardinier
Pra tudo se acabar na quarta feira                              Et, le mercredi, voir tout s'achever.

Tristeza não tem fim                                                     Tristesse n'a pas de fin
Felicidade sim                                                               Félicité, oh oui

A felicidade é como a pluma                                        La félicité est comme une plume
Que o vento vai levando pelo ar                                  Que le vent va portant dans les airs
Voa tão leve                                                                 Qui vole si légère
Mas tem a vida breve                                                   Mais dont la vie brève
Precisa que haja vento sem parar                                Nécessite un souffle sans trève.

A minha felicidade está sonhando                               Ma félicité est en train de rêver
Nos olhos da minha namorada                                     Par les yeux de ma fiancée
É como esta noite                                                         Elle est comme cette nuit
Passando, passando                                                   Qui passe, qui passe
Em busca da madrugada                                              Dans l'attente de l'aurore
Falem baixo, por favor                                                  Parlez bas, je vous en prie
Prá que ela acorde alegre como o dia                          Pour qu'elle se réveille épanouie
Oferecendo beijos de amor                                          Et m'offre des baisers d'amour encore

Tristeza não tem fim                                                    Tristesse n'a pas de fin
Felicidade sim                                                               Félicité, oh oui


(traduction (c) Luciamel)

 
Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mercredi 24 mars 2010 3 24 /03 /2010 21:56

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Ton corps couché sous la terre. Je vais de temps à autre vérifier la jardinière... Toi, tu n'es plus là. Tu es sur la montagne, tu es dans le soleil qui se lève, les fleurs que je t'ai apportées, la terre, le vent... Ton squelette qui se profile dans le cercueil, je l'imagine aussi... mes yeux ne veulent pas se leurrer... 

Aujourd'hui, en rendant visite, comme à chaque fois, à ton voisin Bashung, j'ai vu que sa tombe était bien fleurie... plus que la tienne, mais j'ai aussi remarqué que sa famille non plus n'avait pas encore fait poser de pierre tombale... ni de stèle. Après un an, nous t'en ferons ériger une, avec un bas relief de Zoltan Zsako, notre ami. En face du radeau de la Méduse de Géricault, tu l'auras toi aussi ton oeuvre, toi l'artiste de la vie. 
 
Voici les photos prises lors de ma dernière visite à ta nouvelle résidence secondaire... 


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                                                              Photos (c) Luciamel


Les chats

Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres ;
L’Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin ;

Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques
Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

Baudelaire.







 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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