Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /Mars /2009 22:14


Femme,
Faire du café,
Filer la laine, et
Fuir le prince.

Forcément
Fichée,
Folle, et
Faut la tuer.

Femme sorcière,
Femme souricière,
Femme termitière,
Femme torturée.

Femme brûlée,
Femme voilée,
Femme violée,
Femme humiliée, 

Fanatiques criminels.

Finir ce monde,
Fermer la porte,
Franchir le seuil,
Fouler le sol.

Faudra crier,
Faudra écouter,
Fût-ce des années, et
Fi des beaux endormis.

Faisons resurgir la vie.



*************************************
Photo (c) Luciamel
Par Luciamel - Publié dans : Femmes, aimons-nous
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 20:52



Etre blogueur c'est... être narcissique, je l'ai dit et redit, petit poucet rêveur qui égrenne des mots, écrivain frustré... ou journaliste en devenir, il se débat. C'est aussi donner... Celui qui fait son blog, avant tout, ouvre ses mains, il se met à nu (c'est facile de le lire, de ne même pas le commenter et de doucement rigoler... - quelle banalité, quel abruti (je laisse le masculin...), franchement il ferait mieux de se taire -  ou de le jalouser, de l'admirer... au mieux).

Il donne de sa personne, de sa vie, de son nombril... (comme le disait si joliment Marie-Georges en faisant une fausse sortie).

Quand il nous quitte, pour de vrai... et ça lui est dur de vraiment s'y tenir, comme les chanteurs en fin de carrière qui nous font le coup de leur tournée d'adieux, il doit s'y reprendre à plusieurs fois... les feux de la rampe... trop dur de s'en séparer.

Alors, décidément... je m'interroge, en voyant disparaître les uns après les autres les blogueurs qui m'ont vue naître...

D'abord
Milla, toujours vivante, soit ! mais un peu en veilleuse quand même.

Puis, Greg, ben plus de lien, puisqu'il a disparu... (il m'avait bien incendiée en partant... De profundis ! et tous mes regrets, mais il officie peut-être ailleurs, incognito...)

Simon Gaetan, il m'inquiète Simon... nous faisant le coup du blog réservé à certains privilégiés... (dont je n'étais pas) puis disparaissant corps et biens...

Et là !!! Mtislav... incompréhensible, incommensurable. Pourquoi ??? autant les autres j'avais pu le pressentir, autant là... je suis sans voix.

Il avait... non, je me refuse à l'imparfait. Il a une voix à la fois douce et insolente, à l'écoute de tous, essayant de les valoriser, par-ci par-là, se mettant très rarement en avant (sa vie privée ? à peine une manif et sa ville de résidence, que savez-vous de lui ?). J'ai cru comprendre qu'il était, ou sa famille, originaire de Venise.  Mais, je ne suis pas une ancienne...

Je n'ose croire... qu'il l'ait vraiment fait, en plus sans prévenir. Disparu.

L'absurde en ce médium, ce truc, le blog... se confirmerait encore plus. Aucun compte à rendre à qui que ce soit, aucun lien social établi, tu disparais sans te justifier... Presque une relation amoureuse des temps modernes... T'envoies juste ta rupture par sms... et honte à celui ou celle qui crierait à la trahison... mais t'es possessive (ça c'est souvent féminin)... t'es pas cool !

Ca me renvoie, naturellement, à mon cher Zygmunt Bauman, souvent cité  :

ici ou

"La question reste ouverte : lequel des deux côtés de la médaille a contribué le plus à faire du réseau électronique et de ses instruments d'entrée et de sortie une monnaie d'interaction humaine si populaire et utilisée avec tant d'avidité ? Est-ce la nouvelle facilité avec laquelle on se connecte ? Ou la nouvelle facilité avec laquelle on rompt la connexion ? (...)

Les contacts demandent moins de temps et d'efforts pour s'y engager, moins de temps et d'efforts pour les briser. La distance ne fait pas obstacle au contact - mais entrer en contact ne fait pas obstacle à l'éloignement. (...)

Contrairement à l'ancienne proximité topographique, [la proximité virtuelle] ne demande pas plus que les liens soient établis à l'avance que de réussir à les établir en conséquence. "Etre connecté" coûte moins qu'"être engagé" - mais c'est également moins productif en termes de construction et d'entretien de liens."

Zygmunt Bauman,
L'amour liquide - De la fragilité des liens entre les hommes (titre original : Liquid Love)

Oui, dans cet ouvrage Bauman se penche surtout sur les relations affectives entre... les humains... (homme-femme, ou autre).

Je cite (la 4e de couverture) :

 

"Le monde liquide de la modernité triomphante est celui de la liberté, de la flexibilité, mais aussi de l'insécurité. Bauman s'interroge sur ces relations humaines où l'on jauge, évalue, choisit, jette, où l'on passe des contrats et des deals temporaires : tu me plais-tu ne me plais plus; je te prends-je te quitte. Je refais ma vie. Les couples se composent, se décomposent, et se recomposent ou bien ils vivent "semi-attachés". Les relations durables ont été "liquidées" au profit de liaisons flexibles, de connexions temporaires et de réseaux qui ne cessent de se modifier, aussi bien sur les plans sexuel et affectif qu'au niveau du voisinage, de la ville et finalement de la société tout entière."

Je vous incite à le lire, encore une fois.



Photo (c) Luciamel. Pardon, si je n'ai pas actualisé...

Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
Ecrire un commentaire - Voir les 67 commentaires
Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /Fév /2009 22:51

Homme de mes nuits, où es-tu ? tu cours, tu t'enfuis... tu sembles toujours t'éloigner. Fatigué de m'entendre exiger de Dieu mon dû... Lassé de me voir combattre des moulins à vent, dis-tu. Effrayé par mes mots, par mes colères.

Tu as quitté notre couche, et, pour mon malheur, tu as fait s'envoler les anges...

Depuis, le monde ne tourne plus rond. Les dieux crachent leur feu. Tu vois, ça n'était pas la bonne solution.

Là, je t'ai enfin croisé, dans ta course effrénée.


Dis-moi, que cache ton coeur ?
Dis-moi, qu'en est-il de ta douleur ?
Tu es Voltaire,
Je suis Rousseau...
Comment réunir nos idéaux ?

Monsieur, je vous en conjure,
Arrêtez de courir.

Voyez, je vous dis vous...
Monsieur Goux en serait charmé*
Et si mes rimes sont décousues,
C'est que d'aimer nous met sens
Dessus, dessous.


Moi aussi je suis démunie et fragile,
Tout comme vous, ou comme toi...
Seulement, je ne peux, vu mon pelage,
Le montrer, sans révéler mon âge,
Ni avancé, ni futile,
Pourtant, le miroir me renvoie
Une image, séduisante ma foi,
Mais, pas pour l'aéropage.

Il est subtil le lien qui nous relie,
Il est sans nul doute inutile.

Au revoir l'ami, car, moi aussi,
Je vole l'âge.


Photos (c) Luciamel, angle (angel...) rue Quincampoix, rue A. Le Boucher (FKDL et un autre artiste que je ne connais pas).



*j'avais supprimé cette référence à l'ami blogueur, ce pour ne pas le gêner, comme il me fait la gentillesse de revenir me commenter, je rétablis la version initiale...

Par Luciamel - Publié dans : Hommes, je vous aime
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires
Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 21:35


Elle et lui marchent derrière moi, sur le trottoir. Quand je le peux, c'est avec grand bonheur que je vous vole des bribes de vie. Je les entends, puis je les écoute : 

- C'est une époque où moi ça n'allait pas très bien, j'ai fait une dépression, après une rupture.
- Ah...
- Oui, mon copain de l'époque me trompait, je m'en doutais, alors un soir je lui ai demandé.
- Ah...
- Les hommes c'est comme ça, ça ne dit rien, ça cache...
- Ah bon ?
- Ouais, un jour j'ai voulu en avoir le coeur net, je l'ai mis au pied du mur. Il a reconnu que c'était vrai.

C'est là où j'ai dû m'arrêter devant un magasin, et les laisser me doubler. J'ai vu ce couple se tenant par la main : deux jeunes de 25 ans, qui avaient l'air de deux amoureux.

Les femmes trompées... quel roman ! (oui, je sais... les hommes trompés aussi ça existe, mais là ça devient du "boulevard"). Plus que trompées, pour les femmes, il faudrait dire "trahies".

Suivant l'analyse du complexe de Jocaste (l'équivalent du complexe d'Oedipe au féminin, l'amour d'Oedipe pour sa mère, et réciproquement, leurs enfants, la haine qu'il voue à toutes les autres femmes - les putes... - qui ne pourront jamais supplanter maman, celles qu'il faut trahir, celles qu'il faut éliminer).

Ségolène Royal et Isabelle Adjani (après Uma Thurman et Jennifer Aniston) se sont fait larguer par leur mec. Bon, et alors ? Nous vivons en pleine liberté... à la fois sexuelle et relationnelle. Et Cécilia a bien quitté Nicolas... Soit, même si les façons de "jeter" l'autre tendent à s'uniformiser, elles me semblent encore marquées par des différences d'attitudes de "genre" (comme on dit aujourd'hui).

Madame Royal n'a communiqué (elle dit qu'elle s'est fait voler la photo... hmmm, hmmm) sur sa nouvelle relation qu'après une séparation de plusieurs mois. Isabelle Adjani reste dans le secret (sauf pour crier sa colère devant la muflerie de J.-M. Jarre, prenant en cela exemple sur Uma Thurman) longtemps après la rupture.

Les hommes nous quittent, en nous traitant comme des traînées... alors que peu de temps avant ils nous prenaient pour des Jocastes... Ils nous quittent souvent pour une nouvelle Jocaste... Remarquez comme l'homme ne rompt pas quand il n'a rien d'autre sous la main... Je caricature naturellement. Combien d'hommes seuls, abandonnés, ou simplement en quête de vérité. Et la vérité, tout comme la liberté, se paie généralement au prix fort : la solitude. Combien de femmes, jouant le rôle de maman ? n'étant plus des "individus", mais remplissant juste un rôle... celui qui leur a été attribué... par dame Nature, ou la société.

En quoi Royal et Adjani se distinguent-elles ? elles ont le même âge, l'une très très liftée, l'autre un peu moins... je dirai qu'il n'y a pas photo... l'une d'entre elles semble bien plus "nature".

L'une est engagée et comme insubmersible... je trouve qu'Adjani avec
La journée de la jupe revient au plus haut niveau de celle que l'on a tant admirée dans Camille Claudel, et qu'ainsi elle rejoint l'autre dans son engagement.

Elle est attaquée... mais semble toujours plus épanouie, plus heureuse de vivre (son sourire ces derniers temps, sa force de combat me donne envie de lui apporter, comme par le passé, mon soutien (ici, ou ici, ou )).

Peut-être que si, en fait, il y a photo... car toutes deux sont des femmes de caractère, engagées dans une lutte. Je les défendrai, quoi qu'il en soit, à égalité.




D'autres extraits du film ici... et pour ceux qui, comme moi, n'auraient plus trop les moyens d'aller au cinéma, je signale qu'il passera en avant première sur Arte le vendredi 20 mars.


Photo de Pietragalla ici

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 20:59



ou
Fresh talking... concept inventé par l'un de ceux qui furent mes maîtres en interculturalité, ou ethnographie de la communication : Erving Goffman et La mise en scène de la vie quotidienne. Je peux dire que ma vie a changé à la lecture des membres du "Collège invisible", ou "école" dite "de Palo Alto".

"Lorsque des individus se trouvent réunis en des circonstances qui n'exigent pas que des paroles soient échangées, ils s'engagent néanmoins, qu'ils le veuillent ou non, dans une certaine forme de communication [...] Même si un individu peut s'arrêter de parler, il ne peut s'empêcher de communiquer par le langage du corps. Il peut parler à propos ou non. Il ne peut pas ne rien dire. Assez paradoxalement, la meilleure façon de donner un minimum d'information sur soi-même - bien que ce soit encore beaucoup -, c'est de s'ajuster et d'agir conformément aux attentes de son groupe social." (Y. Winkin in La nouvelle communication, analysant l'apport de Goffman).

Le parler frais, est pour E. Goffman, le "sortir" du langage attendu... codifié, on vous dit "Bonjour, ça va ?", vous répondez "Ca va et toi ?", ou à la rigueur "Couci, couça", le parler frais consisterait (dans un contexte ne le supposant pas, rendez-vous d'affaires par exemple) à vous mettre à sangloter en disant que non décidément la vie est trop dure (si vous le faites en présence de votre meilleure amie, ça sera du codifié, pas du "parler frais"). Ce parler-là est aussi ce qui stigmatise... car "pas comme il faut".

Selon E. Goffman, la plupart de nos échanges ne se font pas sur la base du parler frais (vrai ?), ils sont attendus, programmés, conditionnés par la situation sociale. C'est ce qui nous rassure : que l'autre dise précisément ce que l'on veut de lui.., sinon ça nous inquiète : est-il devenu fou ?

Moi, et vous m'attendiez sans doute au tournant, quand je lis les blogs... ça me fait souvent cet effet-là : du langage stéréotypé (à part certains que je commente et apprécie, sur Ladies Room ou ailleurs) : c'est souvent une sorte de reformulation de ce qu'on a déjà lu dans les journaux ou magazines... on sent que ça veut surfer sur l'air du temps... s'accrocher des lecteurs en choisissant des sujets "porteurs"... alors ça dit (re-re-dit) ce qu'on retrouvera ici et ailleurs.

Bon.

La pensée fraîche ! j'ai parfois la nausée à lire des trucs réchauffés, mais pas forcément bien cuisinés... est-ce si important d'être bien placé ? de piocher à droite et à gauche quelques opinions... histoire de faire un billet. Oui, je sais, on pourrait très bien me retourner le "compliment".

Je voudrais juste penser le truc... de l'intérieur. 

Pour cette raison la poésie  (et les blogs s'y essayant me touchent particulièrement...) n'a jamais guère vendu... elle ne représente pas le pouvoir intellectuel en France, elle permet, lors, beaucoup plus ce parler frais...

Je citerai comme blogs le représentant  :

Noèse Cogite
Thierry
Frenchi
Sév
May (est revenue !)
Nina
Lolo (qui n'a pas de blog mais qui se reconnaîtra).


(pardon pour les autres que j'aime aussi énormément... qui sont, à mon sens, plus "conventionnels" - allez, j'ose le mot : un peu plus "bourgeois" -, mais pas cons ! loin s'en faut, juste, parfois, "trop" bien écrits... pour être classés dans le "parler frais").





Photo (c) Luciamel
Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /Fév /2009 23:31
Fadaises,
Je vous en conjure,
Revenez à d'autres sentiments.

Je vois Rousseau, vous êtes Voltaire.
Soyez raisonnable.
N'essayez pas de me convaincre.

Je m'enfouis, dites-vous.
Je m'enfuis... surtout.
Comprenez-moi, vous.

Non, nous ne pouvons pas.
Vous êtes, je suis...
Vous ne sauriez pas...

M'aimer.
Je crois.




photo (c) Luciamel
Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /Fév /2009 22:08

On en parle... où ? à la télé ? dans quels journaux ? dans  Charlie Hebdo  ? (qui trouve ça suspect, Internet et les blogueurs... leur trop grande liberté d'expression... ça le stresse Philippe Val) je l'ai lu dans Vendredi, et Le Monde...

D'abord, à Lille, un collectif de chômeurs
"attaque" un supermarché, ils veulent remplir des caddies, et sont fichés (filmés) par la police. A Paris, des chômeurs, toujours, ont piqueniqué dans un supermarché. Je vois les pubs des grandes surfaces : poings levés, communication sur le pouvoir d'achat.... ils ont bien compris, les nantis... (PDG de supermarchés) que c'est en nous flattant, nous les pauvres, dans le sens de notre poil... (notre misère) qu'ils pourront encore plus se servir dans notre porte-monnaie.

Ben oui... du coup, c'est seulement ainsi que nous, les démunis, on pourra se faire entendre.

En attaquant des supermarchés.

Le symbole de leur monde...




"Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c'est d'avoir
De l'avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car

Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles..."


Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /Fév /2009 00:04


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 20:06

Taguée par Olympe, je copie/colle les règes trouvées sur son blog...

  • 1. Avoir un blog
  • 2. Écrire un article relatant ce que vous feriez s’il vous restait 500 euros et 500 secondes à vivre. Vous avez carte blanche, que ce soit en 3 mots ou en 500 lignes, laissez libre court à votre imagination.
  • 3. Relancer la chaîne en invitant 5 de vos amis à répondre à leur tour à la question.
  • 4. Faire référence à cet article et à ces mini-règles afin que l’on puisse tracer tous les participants.
  • 5. Intituler votre article “500 euros et 500 secondes par Votre Nom”


Mouais... ne sachant pas encore que j'avais été désignée (moi, chaque fois que je vois un tag quelque part, j'y réponds... même si je n'y suis pas invitée) j'ai dit à Noèse : "je m'allonge, je ferme les yeux... et j'observe le passage". Là, l'étant "officiellement", taguée, je me dois de faire un truc un peu plus plus"chiadé".

500 secondes... c'est moins de 10 minutes (oh la la, la table de 9... 9X60 secondes, ça fait..., vous savez, 9, 18, 27, 36, 45, 54, 63, 72, 81, 90... pour les dizaines 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9... et pour les unités 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1, 0... et en additionnant les chiffres de chacun des nombres obtenus ça fait... 9 (0+9= 9; 1+8=9; 2+7=9; 3+6=9... etc.). 9X60 secondes, ça fait 540, c'est trop. 60X8, c'est 480...

Donc, entre 8 et 9 minutes.

Avant la mort.

On me dit que j'ai 500 euros... bon, entre gueuler (euh, le comité des tags... si encore t'avais dit 50.000 euros, mais 500... c'est le RMI, c'est à peine moins d'un tiers de mon salaire, c'est la moitié d'un SMIC), même mourir il nous faut l'imaginer dans la pauvreté ??? Morts potentiels de tous pays, levez-vous, faites la révolution, envoyez tout valser, car vous, vous n'avez plus rien à perdre !

Tout d'abord, avant de m'allonger et de fermer les yeux : je fais la révolution !!! J'y consacre... disons, 5 minutes (le temps de trouver la bonne idée, je ne peux pas vous dire laquelle, car, en vrai, je ne vais pas mourir tout de suite...).

Ensuite, pendant les 3 minutes qui restent, presque 4... je m'allongerai et je fermerai les yeux... sans musique ?

Je pense à l'ami parti le lundi 2 février. Vendredi 6, au crematorium du Père Lachaise, sa famille avait dû choisir les musiques pour l'accompagner dans son dernier voyage. C'était "Grandola", "Aux marches du palais", "L'internationale", des fados... Amalia.

Ma petite soeur a failli nous quitter tant de fois, heureusement elle est toujours là, elle s'accroche, elle reste en vie, autant que nous, plus que nous même. Elle vous dirait : "ce jeu est complètement idiot, pourquoi m'occuper de ma mort, moi, je veux seulement vivre".

Moi, en mourant, je voudrais écouter le bruit de la mer... de l'océan, plus précisément, à 40° N... juste en face de la statue de la Liberté. Allongée sur la plage, les yeux fermés... je rejoindrai l'origine de l'humanité.

Aujourd'hui je suis vivante et je veux écouter :




Viver, sonhar contigo...
Vivre, rêver de toi...


J'allais oublier d'inviter 5 amis... à poursuivre l'aventure... je tague donc : Frenchi, Thierry (Toutaubord), Balmeyer, Dorham, Mtislav  (euh... que des garçons... va savoir pourquoi, les 9 dernières minutes à vivre ?).

Par Luciamel - Publié dans : Enfants d'espoir
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /Fév /2009 20:33

 
Au ciel, grâce il faut que je rende.
Qu'il soit d'azur ou par Dieu habité,
Son bleu, pour sûr, nous a protégées.

Ce matin, sur ma route,
La femme aux bras levés, me disait :
Demande, et il te sera donné.

J'ai suivi la voie qu'elle me traçait,
Et les mains tendues j'ai imploré,
Téléphoné, gueulé...

Ce soir,  c'est toi qui gueules...
De douleur encore, mais moins.

Nouvelle logique hospitalière,
M'a-t-on dit... lits supprimés,
Fusion de services :
Les riches, les pauvres...
On y revient, quand ça s'en va.

Pour toi, nous on est là.
Combien sont-ils sans argent,
Sans amis, sans famille ?
Et toi, c'est déjà si douloureux.

Pourtant que d'hommes
(de femmes surtout),
à t'épauler, te laver, te nourrir,
t'accompagner,
sur le chemin de la vie.




Photos (c) Luciamel, rue Vieille du Temple, oeuvre de FKDL.

 

 
Par Luciamel - Publié dans : Enfants d'espoir
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /Fév /2009 13:47



haut les coeurs ! ouvrons les chemins, d'une nouvelle vie.

Par Luciamel - Publié dans : rêves
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 21:00
Sourires,
Soupirs,
Surtout ton rire.

Moi la sombre,
Toi la joyeuse.

Arrête de toujours voir les choses en noir Lucia !
Non, ce n'est rien...
Tout va bien...
Ca va s'arranger...
(Toi, tu vois la vie en rose)

Et tu es là, étendue,
La colonne fêlée...
Les poumons encombrés.
Le corps infecté.
Le moral à zéro.

Je sais, tu vas rire,
J'aime tellement l'idée du bonheur :
On s'en va à Rio !

Je t'emmène,
Au pays de la joie,
Au coeur de la douceur,
Pour le Carnaval,
Soyons reines.

Avant mercredi,
Et ses cendres.
Demain encore,
Faisons se lever le soleil.



Orfeu Negro.


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 20:04

"Ca me fait du bien de toucher ta main, ça me rassure, c'est vivant."

Regard perdu, larmes qui affleurent, sourire radieux du plaisir de se savoir aimée. Ce sont ces moments d'éternité que nous emporterons, à notre dernier souffle, dans l'au-delà.

Comme après la tempête qui est passée et qui a balayé devant nos portes... "ce sont amis que vent emporte et il ventait devant ma porte, les emporta... l'espérance de lendemains ce sont mes fêtes" (La complainte de Rutebeuf, mise en musique par Léo Ferré, voyez dans ce
blog-ci). Il ne nous restera que l'essentiel.

Lune pleine, violente et soudaine... ce lundi, ce mardi. Aujourd'hui nous sommes là, à reconstruire, comme Scarlett... notre Tara. Nous devons, nous aussi, nous relever de nos guerres de Sécession : les Noirs, les Blancs... les privilèges, les épreuves, les chagrins, mais, surtout, notre humanité qui, parfois, a besoin du pire pour s'affirmer. Le vent... encore.

Le vent maraud, le vent fripon... qui détrousse, retrousse... de mon cher Brassens, lui qui avait une dent contre les gens-foutre, les gens probes.

V'la l'bon vent, v'la l'joli vent... ma mie m'appelle...

Le noir désir, le vent l'emportera...

Ca me fait du bien de toucher ta main, moi aussi.

Photo, ici.

Par Luciamel - Publié dans : Enfants d'espoir
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /Fév /2009 20:55

Rien ne me plaît tant que le surgissement de l'essentiel... je le disais à Frenchi à l'instant, un ami blogueur vivant à des millers de kilomètres... et avec qui je ne me suis jamais "engueulée", tiens, va savoir pourquoi...

Car... l'essentiel toujours surnage.

Les bouddhistes le disent aussi, ne te bats pas contre ton ennemi, ou contre le mauvais sort... assieds-toi au bord du fleuve et attends : un jour tu verras passer le cadavre de ton ennemi, et le malheur comme le reste... s'en ira.

A force de répéter, de radoter... j'ai fini par faire le tour de ma question. J'arrive à définir ce pour quoi, moi, j'écris un blog (c'était ma préoccupation première ces derniers temps, celle des autres... que m'importe ? ils m'importent... eux, oui, mais de me frotter à eux parfois me fatigue...).

Oh, que le silence m'est doux. Plus de com's "commerciaux" : le minimum syndical pour s'assurer une visite prochaine. M'arriveront donc ceux qui sont essentiels, pas ceux d'une coterie (il faut dire que je fais tout pour me les mettre à dos mes commentateurs "commerciaux", et ce n'est pas d'aujourd'hui, ça fait un an que ça dure). Vous aurez compris que je les aime bien... au fond de moi, pour continuer à les lire, ou à leur parler...

Mais, savent-ils que leur "littérature" je m'en fous... qu'elle... ou la poésie, n'est sûrement pas là où ils la "nichent"... dans une reproduction sur papier de certains de leurs billets (bénévoles), ni sur leur nom publié sur la couverture d'un objet appelé "livre"..?

Ca ce n'est que la gloire de Pierre-François...
(personnage des Enfants du Paradis)


- Je voudrais tellement que vous m'aimiez....
- Vous êtes extraordinaire Edouard. Non seulement vous êtes riche mais encore vous voulez qu'on vous aime comme si vous étiez pauvre. Et les pauvres alors ? soyez un peu raisonnable mon ami, on ne peut tout de même pas tout leur prendre.

Que de blogueurs pansus. De
Bouvards et Pécuchets. Tous ne rêvent que d'une chose : un certain petit pouvoir , ou confort, (celui que d'être publié dans un magazine, cité, édité...).

Mais faites donc, courez après l'éphémère, cherchez votre nom en haut de l'affiche. Les artistes (les inspirés), ceux que depuis toujours j'admire et écoute, ceux auxquels j'aimerais un jour... pouvoir me joindre font bien autre chose (ils sont d'ailleurs souvent morts dans la misère), ils sont... dans la lumière et dans ma vie...

Si je ne lèche pas mes phrases, c'est qu'ici je communique, bloguer est communiquer (voire communier). Si je me mets à écrire pour de vrai (?), je le ferai sur du papier... ou, simplement, pour moi. Pessoa, le poète, n'a pratiquement rien publié de son vivant, il n'avait pas besoin de com's... Il a laissé l'une des oeuvres les plus fortes du XXe siècle.

Non, je n'écris pas pour faire joli ! Bon, j'essaie, quand même, car l'écrit est mon plaisir, à moi aussi.., de modeler mes mots, de les ciseler parfois, de les écouter résonner... leur musique, leur rythme... chante à mon oreille. Mais, là n'est pas l'essentiel. La forme ne me conditionne pas. L'essentiel me ciselle.

Aujourd'hui j'ai encore lu un article "essentiel" dans Télérama... un auteur anglais, il cite Marx, les différences de classes, les privilèges, les injustices. Un poète, un marxiste, et un mystique pourtant. Il s'appelle John Berger.

Qu'on ne me commente plus... les silences de certains...(si bruyants) :  mais quelle paix, ou, surtout, quelle liberté !

Mais... libérons-nous de nos petits personnages si... avides de reconnaissance.

Si j'écris un blog, ce n'est pas pour décrocher un petit pouvoir... ni  pour votre timbale ! ni pour me plier à votre système si... infantile (et pourtant j'aime les enfants et leur monde).

Bien à vous,
Lucia.

Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 20:48

Elle aurait eu 101 ans le 2 février. Née en 1908, elle est morte près de moi en 1990, et elle ne le voulait pas... s'en aller. Son coeur était fort, tout son corps meurtri depuis tant d'années, à cause du  travail de la terre, de l'arthrose, la surdité, mais son coeur, lui, ne voulait pas la lâcher... la vie, jusqu'au bout, elle s'y est accrochée. Son regard sur moi, sa main dans la mienne à retenir les secondes, l'air... encore...

Sa mère, Maria, avait épousé un veuf, Ribeiro... (Rivière ou Ruisseau) car on l'y avait forcée, et elle avait dû, mon arrière-grand-mère, renoncer à son amoureux Custodio... sa famille l'avait décidé ainsi. Elle sut l'accepter, et elle essaya d'élever le bébé né du premier mariage de son époux, mais l'enfant mourut, faute de lait maternel pour l'alimenter...

Puis Ribeiro lui aussi s'éteint. Maria hérita des terres de son mari et épousa en secondes noces son premier fiancé Custodio. Dans cette maison dite de la "petite rivière" elle eut 5 enfants. Ma grand-mère, Herminia, la sixième et sa dernière fille, naquit juste après la construction de leur nouvelle maison... il y a juste 101 ans.



Herminia (Tirmina) vécut ici presque jusqu'à sa mort, ses six enfants y virent le jour, dont l'aîné, mon père, qui encore aujourd'hui la régénère. Je fus la seule de ses petits enfants à y recevoir la vie. C'est ma terre et ma force.





Photos (c) Luciamel

Par Luciamel - Publié dans : Portugal
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires

Pour m'écrire

Vous pouvez m'envoyer un message personnel
en cliquant sur  contact 

Présentation

Recherche

Images Aléatoires

  • 20111402 Art de rue, Père Lachaise, février 2011 013
  • img328
  • img330
  • 20110524 FKDL & MDB n°4 007
  • portrait05
  • MDB n°2 003

Derniers Commentaires

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés