Politique, société

Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 23:20

 

 

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                                                            photo (c) Luciamel

 

 

"- Pourquoi te bats-tu encore ? ça ne sert à rien...

- Jusqu'à ce qu'ils écoutent.

- Ils ?

- Ils... ben, eux. "

 

 

Toutes les révolutions, toutes les injustices se résument à cela. 

 

On veut qu'ils... nous écoutent. Nous ? qui sommes-nous dans ce cas-là ? Pas des riches, en général... plutôt des pauvres, des exploités... ou des "achetés", des "vendus", des "arrangés" avec le pouvoir, n'est-ce pas ? c'est un signe, ça, non ? Les riches sont rarement révolutionnaires... Les riches sont rarement communistes... ou anarchistes... non ? pourquoi ? Pourquoi les Gérard Depardieu se mettent-ils à défendre les Nicolas Sarkozy sur leurs vieux jours ? Pourquoi les Val deviennent-ils des valets ? Comme disent les Pinçon, les riches sont toujours solidaires entre eux, les démunis, non. Les pauvres auraient plutôt tendance à se diviser... comme les femmes, tous les dominés ont cette habitude-là... à  collaborer avec les dominants. C'est humain. 

 

 

 

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Jeudi 23 septembre 2010 4 23 /09 /Sep /2010 21:08

Vous êtes bien informés, mieux que moi sans doute, alors que vous dirais-je que vous n'avez déjà lu et relu ? Pourquoi, d'ailleurs, ajouter quoi que ce soit ? Pour passer le temps (ah, le besoin de divertissement...) ? par manque d'affection (ah, le manque d'amour...) ? parce que mon nombre de lecteurs chute dangereusement (ah... etc) ? parce que j'en ai assez du roquefort ? pour m'exprimer ? pour aligner des mots... du sens, des sensations, du ressenti... ? pour prendre à bras le corps cet outil, nouveau, qui donne à tout un chacun la possibilité de se croire poète, ou d'être un... un... créateur (une... une... créatrice). 

 

Aujourd'hui le thème de l'atelier d'écriture (à gauche) était : "avez-vous manifesté ? dans quelle ville, et combien étiez-vous ?". 

 

J'ai bien lu vos reportages, vos analyses, toutes ces dernières années... vous vous êtes souvent distanciés de ma vision "prolos/bourgeois" de la société, vous n'étiez pas toujours prêts à me suivre dans mon enthousiasme pour Ségolène Royal. Vous la trouviez trop... et pas assez... Je n'étais pas dans la rue, ni cette fois ni les autres : je travaille... dans le privé. J'attends que les manifs aient lieu le week end pour pouvoir me joindre à vous (oui, je sais, vous étiez très très très nombreux... à venir du privé...). La retraite à 60 ans ? naturellement, c'est pour ça qu'il faut se battre. C'est même le début d'une révolution. 

 

Je me demande pourtant... si, en vous suivant dans vos propos, je ne m'éloigne pas de l'essentiel... N'était-il pas aujourd'hui de protester contre l'interdiction du clip de Raphaël sur M6

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 17:41

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                                  photo (c) Luciamel (Portugal juillet 2009, sans photoshop !)

 

 

 

Je laisse pour deux semaines :

 

les gens qui dorment dans la rue;

les gens qui dorment dans des roulottes;

les gens qui se prélassent à l'Elysée;

les gens qui parlent la langue de Molière.

 

Je m'en vais retrouver mon unité :

 

ma langue première, les sons, la lumière,

de l'au-delà de moi.

A ce moment-là, vous serez loin... 

et je me fondrai à l'océan.

 

Et puis je reviendrai à ce qui me constitue :

 

le goût de la liberté, la pensée raisonnée,

le gris de Paris, la Seine qui irrigue ce que je suis.

La langue de Molière.

 

Je vous laisse deux semaines.

Prenez soin de la liberté, de l'égalité et de la fraternité.

Soyez vigilants, car vous en avez la responsabilité. 

En m'attendant...

 

 

 

 

* pour comprendre le titre... de mon billet, lisez les paroles de Béranger ! 

 

Manifeste,

de François Béranger

 

On m'a dit : "Fais des chansons comme-ci"
On m'a dit : "Fais des chansons comme-ça"
Mais que surtout ça ne parle jamais
De choses vraies tellement vulgaires.

Comprenez-vous, entre nous cher ami, 
La réalité, faut un peu l'arranger
La réalité, vous savez comme c'est
Bien souvent dégueulasse.

Bon dans une chanson, faut faire des ronds
Il faut créer des images-illusions
Pour faire avaler à nous pauvres couillons
Notre ennui quotidien.

Viens mon amour, ma joie
Sur la colline aux senteurs orientales
On va sûrement rencontrer Jesus Christ
Dans un caleçon à fleurs de Monoprix.

Il aura sa plus belle auréole
En plastique à dentelle mécanique

Rien de changé sur notre quotidien
Sur toutes les choses qui font que l'on est
Bien manipulé, bien conditionné
Par une bande de requins.

Rien de changé depuis la Communale
Où pendant des années on bourre le crâne
Aux enfants à grands coups de programmes
Pour qu'ils soient bien dressés.

Rien de changé dans les usines
La gueule des mecs de l'équipe de nuit
Qui vont dormir quand le soleil se lève
Exténués, abrutis.

Les petites fleurs, les petits oiseaux
Les petites filles, le français moyen
Les grosses bagnoles et les belles motos
Pour superviriliser nos minets.

Belle fille heureuse dans son corps
Grâce au tampon Igiénix qui ne fuit pas.

Rien de changé depuis l'Algérie
Sinon que maintenant il est permis
D'en parler et de gagner des sous
Avec des milliers de cadavres.

Rien de changé depuis un tabassage
A la matraque un 14 juillet
Pour avoir osé chanter et danser
Quand c'était interdit.

Rien de changé depuis qu'un jour j'ai pissé
Sur ma télé tellement c'était chouette
Et bien sûr toute l'électricité
M'est passée dans la quéquette.

Bonsoir téléspectateurs
Ce soir sur la deuxième chaîne couleur
Dans notre série «Que la vie est belle !»
Notre grande enquête sur les mirabelles

Et puis avant d'aller au dodo
Championnat du monde de rotoplots.

Rien de changé pour la fille de treize ans
Avec ses petits seins et son visage d'enfant
Qui accouche terrorisée
Dans les chiottes du lycée.

Comme dirait un copain à moi
Un peu fou, même complètement fou
Qu'est-ce qu'on attend pour tout arrêter, 
Tout casser et recommencer ?

Alors moi vous comprenez, 
Les violons, la guimauve, les flonflons
Je trouve ça tellement anachronique
Que ça me donne la colique.

Je sais bien qu'une chanson
C'est pas tout à fait la révolution
Mais dire les choses c'est déjà mieux que rien
Et si chacun faisait la sienne dans son coin ?

Comme on a les mêmes choses sur le cœur
Un jour on pourrait chanter en chœur... {x4}

 

 


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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /Juil /2010 22:21

 

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                                                                 photo (c) Luciamel 

 

 

Ce n'est pas bien... mais je ne lis pas grand chose en ce moment dans mon "google reader"... c'est sans doute l'été, car les autres blogueurs semblent en faire de même. Peu de comm's si ce n'est chez les "stars" du bidule. 

 

Je bosse (comme Nicolas), les autres se prélassant tout l'été dans leurs vacances de profs (je souris... hein ? et pas de lien... ils veulent rester incognito), bon, je vais encore me faire des amis... (et réduire drastiquement le nombre de mes comm's, car je devrais me le rappeler : beaucoup de blogueurs travaillent dans cette branche de la fonction publique, ou comme journalistes).

 

Mais, c'est vrai que j'ai du mal à comprendre que quelqu'un, qui exerce le même métier que moi (l'enseignement), soit payé bien plus pour un temps de travail moindre (j'aligne 1125h de cours annuels, soit 25h par semaine, équivalant aux 35h de travail effectif), et un nombre de semaines de congés largement supérieur (j'ai 5 semaines en tout et pour tout). Sans compter les avantages (primes et autres départs à la retraite après 15 ans, si on a trois enfants : difficile de contester cette réforme de Sarkozy...) auxquels je n'ai pas droit. Avant, cette différence se justifiait par le fait que les fonctionnaires avaient des salaires bien moins élevés que ceux du privé. Depuis quelques années la tendance s'est inversée, mais les acquis sociaux sont restés.

 

Vous allez crier : comment peut-on se dire de gauche et tenir de tels propos ? si on est de gauche est-on obligé de soutenir éternellement (comme les Grecs) les privilèges d'une certaine catégorie de la population ? Normal ce sont eux qui protestent, manifestent, font grève... pour nous tous, disent-ils... ah ? Ben, depuis que je travaille jamais les manifs n'ont modifié mes conditions de travail : les élections, oui ! (la 5e semaine de congés payés, les 35h, la retraite à 60 ans, ce n'est pas vous avec vos manifestations et vos grèves qui l'avez obtenu, non, c'est nous avec notre bulletin de vote). En revanche, je sais que les manifs ont toujours maintenu et sauvegardé le salaire et l'emploi de nos collègues du public. Alors, vous pouvez crier avec Mélenchon dans la nuit... : "Mais, ces avantages et ce salaire plus élevé, c'est une façon de favoriser la consommation"... C'est aussi ce que dit Sarkozy, pour ses amis les "riches". 

 

Je le connais le discours : "Crois-tu que ce soit en tirant tout le monde vers le bas qu'on va sauver le système ?". Non, mais pour maintenir le navire à flot pour d'autres (les retraites, les vacances, les logements de fonction, le pouvoir d'achat), il faut que certains soient sacrifiés : et là, où est votre solidarité Messieurs et Mesdames les fonctionnaires ? Car comment finance-t-on vos salaires et vos retraites ? avec les impôts de Liliane Bettencourt ? vous voulez rire ? vous savez bien que c'est avec les cotisations de l'ensemble des salariés (surtout ceux du privé).

 

Sachez-le, nous vivons dans un monde où on doit négocier avec son pharmacien le prix de ses médicaments. Alors, le départ en vacances on en est loin...

 

Je suis allergique aux pollens, et pour atténuer les crises d'éternuements je prends du Rhinallergy, médicament homéopathique de chez Boiron. L'autre jour, j'ai voulu en acheter une boîte à la pharmacie en bas de chez moi.

 

- 7,50 euros me dit la pharmacienne.

- Hein ? Mais, il y a à peine un mois je l'ai payé 5,50 euros.

- Oui, c'est vrai, ça dépend des quantités qu'on commande... Avant nous le vendions à 5,50 euros.

- Mais c'est incroyable ! C'est un médicament...

- Bon, si vous voulez je peux vous le faire à 5,50 euros.

- ????

- Oui, j'ai une marge, pour vous, comme vous êtes une cliente régulière, je peux baisser le prix. 

 

Depuis, j'ai trouvé une pharmacie qui me l'a vendu à environ 6 euros. Ce matin voulant absolument m'en procuer sur le chemin de mon boulot, vu que les crises étaient revenues plus fortes depuis deux jours que je n'avais rien pris, je rentre à la pharmacie de la Place Clichy (énorme pharmacie, qui doit commander en grosses quantités...). Au moment de payer je sors machinalement mon portemonnaie pour chercher les sous demandés par le pharmacien, quand soudain je réalise le prix qu'il m'a dit : 

 

- Combien ??? 7,95 euros ?

- Oui, 7,95 euros.

- Mais, c'est du délire ! je l'achète entre 5,50 et maintenant 8 euros ce médicament !!! Ce n'est pas un produit de beauté, ni de la para-pharmacie, c'est un médicament. 

- Et alors, on ne va quand même pas vous les donner, sous prétexte que ce sont des médicaments. Ca dépend des quantités qu'on commande. 

- Ah oui ? eh bien je ne vous le prends pas, je vais faire jouer la concurrence !

- Oui, vous avez bien raison... 

 

Et je suis sortie. Un peu plus loin, une toute petite officine, rue de Clichy, j'avais même des doutes qu'elle soit agréée. Je rentre :

 

- Bonjour, euh... j'ai l'impression que vous n'aurez pas ce que je cherche...

- Ah, de quoi s'agit-il ?

- Oh, c'est homéopathique c'est du Rhinallergy... 

- Si, si, on en a.

- Ah, et c'est combien ?

- 6,20 euros.

- Oh, c'est parfait, je suis bien contente d'en avoir trouvé et à un aussi bon prix, je me souviendrai de votre adresse, je reviendrai, on a voulu m'en vendre à 8 euros. 

- Oui, moi j'achète directement au laboratoire, alors que d'autres s'adressent aux grossistes. 

- C'est bon à savoir, merci encore.

 

Amis... fonctionnaires, le jour où il vous arrivera de devoir négocier le prix de vos médicaments, vous vous mettrez peut-être à protester pour autre chose que vos salaires à vous, uniquement ! (ou la cause des sans-papiers et du RSF, qui, bien que légitime, est surtout là pour flatter votre image de justicier au grand coeur) peut-être alors verrez-vous le monde autrement... que par le petit bout de votre lorgnette.

 

 

 

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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /Juil /2010 18:34
  1. Hier, j'étais devant mon ordi, qui fait office de télé aussi, à l'occasion... J'ai écouté notre Président et posté quelques twits (ou twitts) en même temps, ce sera mon compte rendu (tardif il est vrai, mais pendant la journée je suis au boulot...). 
    C'est une copie de Twitter, c'est donc anti-chronologique, le premier twitt de la page étant le dernier de la soirée, le dernier étant le plus ancien et encore lié au foot... à la finale de la Coupe du Monde... 
    Au milieu  : quelques échanges avec Zoridae. 
    Vous remarquerez que la dernière citation de Sarkozy (celle où il parle de sa famille) confirme précisément ce que je vous disais du passage de l'éclipse solaire sur son thème natal : son destin est d'être un homme au foyer. 

    ****************************************************************************************

  2. "castle" : portés disparus, une femme congelée... hibernata... après hibernatus (De Funès, alias NS) sur F2

    après Sarko : le loto !!!
    1. "quand j'ai un moment j'le passe avec ma femme, avec ma famille, avec mes enfants, et on parle d'autre chose que de la présidentielle" NS
  3. "je ne dirai pas : avant moi c'est les ténèbres, avec moi c'est le soleil d'Austerlitz" NS
  4. "chuis un chef d'équipe" NS
  5. "on ne va pas faire payer à l'Allemagne le nazisme jusqu'à la fin des temps" NS
  6. "qu'est-ce que c'est que cette détestation de l'argent ?" "si j'avais été un h d'argent j'aurais fait une autre carrière". NS
  7. "je ne suis pas quelqu'un qui dissimule" NS
  8. @zoridae : oh... il faut aussi se boucher le nez...
  9. "oh, la la... on n'a pas envie de travailler deux ans de plus, disent les manifestants", dit Nicolas S.
  10. "je dis, les 62 ans nous n'y toucherons pas"... euh... "M'sieur Pujadas"... ça y est il se lâche...
  11. @zoridae : ferme les yeux... ça aide à tenir
  12. tiens, Sarko se met à copier Chirac... "Monsieur Pujadas"... enfin il essaye
  13. je voulais dire Fadela...
  14. les secrétaires d'état n'auront plus d'appart de fonction... Rachida... sens-toi visée
  15. "à la cour des comptes, j'ai voulu un homme de l'opposition... est-ce que ce n'est pas être irréprochable ?" N.S.
  16. "mon devoir c'est d'être équilibré" dit Nicolas Sarkozy, en face Pujadas lève les yeux au ciel (pas face caméra, mais de profil)

    1. @jegoun : il n'a plus de voix... il est en train de défendre les juges (qu'il confond avec les procureurs...)
    2. @jegoun : euh... tu pourrais préciser ? "moins de bordel à Bicêtre"... tu sais ce qu'ils te disent les Portugais ??? ;-))) Viva Espanha !!!
    3. @jegoun : j'étais à Fontenay sous bois... j'ai cru que c'était les Pays-Bas qui avaient gagné (silence de mort dans les rues).


Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /Juin /2010 00:16

 

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                                                            photo (c) Luciamel

 

Drôle de monde que le nôtre, celui où l'on emprunte de l'argent à sa banque pour pouvoir épargner (véridique c'est ce qui m'est arrivé), celui où l'on croule sous les promotions de toutes sortes : cette semaine est celle du cinéma (du 26 juin au 2 juillet), si vous achetez une entrée on vous en offre une deuxième à 3 euros, or, il me reste 3 places sur ma carte MK2 valable jusqu'au 2 juillet... 


J'ai donc 3 places plus 3 places... d'ici vendredi prochain... bon, heureusement que j'ai des tonnes de films à voir, et puis, comme ça, je pourrai inviter les copains. Cette semaine sera aussi celle du "cinéma de Lucia"


Pour commencer : Les moissons du ciel. Le cinéma américain des années 70, Richard Geere très jeune, et le sublime Sam Shepard !!! Ce que j'en ai retenu : la pauvreté. Comme la misère était monnaie courante en ce temps-là (le film se situe en 1916) ! La misère, la vraie. Y en a-t-il une fausse ? me direz-vous. Enfant, élevée à la montagne, dans le nord du Portugal, jusqu'en 1968 (car après je suis venue en France) je les ai connus les miséreux... on savait qu'ils étaient plus pauvres que nous, même si nous, on devait se serrer la ceinture (un jour pour mon anniversaire mon grand-père m'avait offert un petit pain à la marmelade), eux... on comprenait que c'était pire, ils n'avaient pas de quoi s'habiller, ni, surtout, se chausser, le sol de leur maison était en terre battue. 


Quand on (mes étudiants étrangers) me demande pourquoi il y a tant de SDF dans les rues de Paris, alors que le pays est riche, je leur dis que c'est aussi une question de "communication"... les SDF ont compris qu'il fallait se montrer. Le nombre de SDF n'a pas augmenté, leur visibilité si. Il faut se rappeler Les misérables de Victor Hugo, ou les romans de Zola, ne pas oublier que sous Louis XIV près de la moitié de la population vivait misérablement. Et puis, revoir Les moissons du ciel qui ne renvoie qu'au début du siècle dernier. 


Attention, ne me faites pas dire ce que je ne dis pas ! Il y a encore en France 12% de personnes sous le seuil de pauvreté, des gens qui, bien que travaillant, n'ont pas assez pour vivre décemment. 25% des SDF ont un travail. Le quart monde existe, à côté de nous


Mais la misère, celle d'Hugo... celle que subissent encore 15% de la population mondiale est en recul !!!


Et, dans ce monde si désespérant, il est parfois des chiffres et des rapports de l'ONU qui redonnent espoir dans le genre humain. J'avais lu cette semaine ces chiffres, ce soir ils ont pris un éclairage nouveau : celui de la petite fille, la narratrice du film, habituée à errer, et à trimer pour sa subsistance, se rapprochant facilement de ceux qui pourraient l'aider, petite fille à la morale si juste, "personne n'est parfait, ni tout à fait diable, ni tout à fait ange", elle qui s'est si facilement glissée dans les habits des riches "ils ont tout compris les riches, c'est si bon de vivre comme eux"


Les chiffres parlent, et ils disent... que l'extrême pauvreté a reculé dans le monde : de 46% en 1990, et 27% en 2005, elle devrait passer à 15% en 2015. Les progrès étant liés au développement de la Chine, et, en Afrique, à l'effort de scolarisation dans le primaire ainsi qu'à la lutte contre le SIDA. 


A force de nous focaliser toujours sur le bout de notre nez (et sur les problèmes restant à résoudre), nous en oublions ce qui a été accompli par l'humanité au siècle dernier. 


Quand je me promène dans mon quartier, je me dis... qu'entre les manifs et la gay pride, décidément la vie semble plutôt douce (en été) dans notre cher pays... 


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                                                        photos (c) Luciamel

 

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Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 00:45

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                                                                 photo (c) Luciamel 

 

Vous ne le savez sans doute pas mais je n'ai pas mon permis de conduire. Pour des raisons que je vous expliquerai plus tard, je me suis mise en quête du précieux document et depuis deux mois je prends des leçons de code à Filles du Calvaire... Plus précisément entre République et Bastille, le boulevard qu'empruntent presque toutes les manif's : du Temple, des Filles du Calvaire et Beaumarchais. La dernière fois ils avaient réussi à me bloquer le passage et j'étais arrivée trop tard à la leçon, cette fois-ci j'avais un peu d'avance et j'ai pu admirer l'affluence. A mon sens : beau succès !

 

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                                                                  photo (c) Luciamel


En me faufilant dans la foule, j'ai eu le sentiment de me retrouver dans une fête foraine : avec ses ballons pour les enfants, ses marchands, ses hot-dogs... son DJ (du PS) qui perché sur un camion mettait l'ambiance, ça se baladait sur le boulevard, ça papotait, ça dansait tout doucettement. On était deux à la leçon de conduite... j'ai encore fait 10 erreurs : c'est pas gagné... Au bout d'une heure, revenue sur le boulevard je dus constater que c'était toujours aussi noir de monde, pourtant la marée de gens continuait d'avancer vers la Bastille. 

 

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                                                                    photos (c) Luciamel


Je décidai de fendre la foule... pour aller de l'autre côté, vers le Marais. En même temps j'observais les gens, plutôt la bonne quarantaine, l'allure "fonctionnaire" (pardon si ça vous semble insultant qu'on vous reconnaisse), cheminot, ça parlait hôpital et enseignement et sur les côtés (vers le Cirque d'hiver, devant les cafés) certains avaient plutôt l'air d'être des fonctionnaires de la révolution (installés depuis l'adolescence dans la posture du contestataire, sortes d'anarchistes encroûtés). Tout ça très "bon enfant", très sage. 


Arrivée rue de Turenne, j'aperçois un barrage de police, juste avant sur le trottoir j'avais croisé des policiers qui s'entretenaient du scandale qu'il y avait pour certains ministres à louer des avions pour des centaines de milliers d'euros... Une silhouette féminine qui me semble familière, elle est entourée de CRS avec qui elle est en grande discussion. Nous sommes en plein soleil, tout le monde est détendu et souriant, la femme s'anime et autour d'elle les agents sont plus que bienveillants. Je prends une photo, je l'ai reconnue : il s'agit de Cécile Duflot. Puis, elle s'est éloignée du petit groupe pour traverser juste devant moi, je n'ai pas voulu, ou pas osé, reprendre une photo quand je l'ai vue aller s'installer en terrasse rue de Bretagne, j'étais trop près. Pendant ce temps... les manifestants continuaient à défiler, au son de leurs vuvuzelas rouges... 


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                                                                      photo (c) Luciamel

 

 

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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /Juin /2010 13:56

Ma journée commence bien, ou mal... selon le point de vue qu'il me plaira d'adopter. Mon café du samedi ! moment si privilégié. FIP en fond sonore (la semaine, avant d'aller bosser, je ne peux supporter que France Musique), et soudain ça, et soudain... je m'envole ailleurs, et je voyage dans le temps. Souchon et Hardy mêlant leurs voix pour un hymne au Soleil, oui, ça frise la mélancolie, c'est de la pure nostalgie pour cinquantenaire (en devenir).


"et c'est toujours lui le soleil
qui fera mes réveils
chaque matin
soleil d'hiver ou d'été
il voit les amours passer
et les chagrins
"

 

 

 


Puis le flash infos, le bateau irlandais arraisonné par l'armée israélienne. Non, à Gaza, même s'ils s'ont au soleil... ça ne ressemble pas aux images idylliques du Club Pacifique... du clip précédent. Alors, je réalise que nous sommes sur une Terre où il ne fait pas toujours bon vivre, et qu'elle n'est pas la même pour tout le monde, suivant le lieu, ou le pays, la maison... où l'on est né. 


Ecouter Gideon Levy, lui le journaliste de Haaretz, lui l'ancien conseiller de Simon Peres, lui que j'avais eu la chance de voir lors de son dernier passage à Paris. Ses propos sont essentiels, encore plus justes aujourd'hui après les événements de la semaine, il se réfère à la Turquie, à l'occupation de Gaza, aux différents plans de paix, à Barack Obama, mais aussi à la liberté d'expression en Israël. 


Lire les commentaires sous la vidéo, ceux d'une certaine Kamelia, voilée intégralement, le Coran à la main... traitant les juifs de "moutons sans cerveau, manipulés par les sionistes", se souvenir que ces femmes sont parfois françaises, ou nées en France, et qu'elles sont en train de miner nos libertés, puis, lire la condamnation d'un autre, traitant Gideon Levy de "juif honteux", comprendre, enfin, que  la complexité est bien de ce monde... 


Le Monde, Les soldats israéliens arraisonnent le cargo pour Gaza sans violences 


Le Figaro, L'armée israélienne aborde le "Rachel Corrie"


 

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 4 mai 2010 2 04 /05 /Mai /2010 21:28

 

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                                                        photo (c) Luciamel (Père Lachaise)

 

Ah, la bonne nouvelle !? 


Ma banquière vient de m'appeler. Tiens, pourquoi les chargés de clientèle sont-ils toujours des "elles" ? serait-ce qu'il s'agit du bas de l'échelle dans une banque ? et pourquoi les Kerviel sont-ils très souvent des "ils" ? Ô dieux de l'Olympe, pourriez-vous m'éclairer


Cette jeune et charmante jeune femme, après m'avoir fait signer un document autorisant la banque à utiliser, et à vendre, il va sans dire, mes réponses à une enquête sur mes préférences en investissement (mon "profil investisseur"), et présenté à sa direction ma demande de rachat (et allongement) de crédit (à 5,60%), me comblait en m'annonçant que "ça y est, c'est accepté, il n'y a plus qu'à finaliser"


Oh, quelle joie !


On veut bien racheter mon crédit (à un taux inférieur au précédent), à condition que je place le surplus. Ben voilà, nous y sommes : les banques vous prêtent de l'argent pour vous permettre de l'épargner (à un taux bien inférieur naturellement). Je caricature à peine.


Elle a aussi voulu me vendre "une assurance décès", ça peut rapporter jusqu'à 30.000 euros, je lui ai expliqué que je n'avais pas d'enfant... pas d'héritier, et que donc...  JE N'EN AVAIS RIEN A... FAIRE DES 30.000 euros pour après ma mort... "Ah, quel dommage ! c'est très intéressant comme placement".  


Cette journée avait commencé sous de bons auspices... car j'avais pu effectuer une recherche avec un directeur en RD (recherche et développement, justement) d'un grand groupe industriel, sur l'andouillette "5 A". En effet, lui, étranger, avait eu la malencontreuse idée (à son sens) de vouloir goûter ce mets traditionnel français, et ce n'est que trop tard qu'il avait compris... par le nez et le palais... de quoi il s'agissait. Il avait toutefois été induit en erreur par une mauvaise traduction de son Wikipedia national, et me soutenait qu'il s'agissait de l'estomac du cochon enfilé dans du boyau. Nous vérifiâmes, sur le Wikipédia français, et l'expression "tube digestif nettoyé scrupuleusement pour en éliminer l'odeur" finit par le convaincre que cela se composait d'intestin, au moins à 50%. 


Poussant plus loin notre investigation (car le sujet nous passionnait) nous découvrîmes qu'on trouve la panse (ou l'estomac) du cochon dans les tripes à la mode de Caen. Je fus très étonnée car j'avais toujours cru que les tripes étaient des tripes... Comme quoi il n'est pas si simple de savoir ce qui est du lard ou du cochon... 


 Veau, vache, cochon, couvée... seul un banquier y retrouverait ses petits... ou un Docteur House équipé d'un bistouri. 

 

IMAG2100.JPG

                                           photo (c) Luciamel (vol Paris-New York)

 

 

 

 

 


Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 19:31

Qu'y a-t-il de commun entre Franck Ribéry, le polygame de Nantes, Carla Bruni, Dominique Strauss Kahn, Yasmina Reza, Eric Besson et Sylvie Vartan ?


a) le goût de l'argent et du pouvoir;

b) l'engagement politique;

c) le lien avec l'étranger et les étrangers (ou étrangères); 

d) la défense de la France et ses valeurs;

e) le goût pour la vie en communauté et le retour aux idéaux de mai 68;

f) le titre d'une chanson des années 70;


 


 

g) la défense de la pratique religieuse et/ou de la laïcité;

h) d'être ou d'avoir été victime d'une rumeur;

i) d'être mêlé à un scandale;

j) d'avoir épousé ou fréquenté une célébrité;

k) ... (à vous de compléter).


Eh bien, je vous le donne en mille : tous ces gens semblent focalisés sur leur vécu, et, comme me le suggérait Béatrice dans un de ses commentaires, le vécu, le vrai ! avec un grand "C". 


Obsédés par leur vécu... et pris au piège bien souvent...


Heureusement, d'autres Zahia (si vous tapez ce prénom sur Google, vous arriverez sur la belle vidéo ci-dessous) que celles, ou ceux, qui demeurent emprisonnés dans un pan de leur vie. Une femme au parcours exemplaire, qui nous valorise tous.


 

 

 

 

 



Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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