Poésies, musiques

Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /2009 20:56

Un jour nous partirons,
Un jour nous mourirons,

Ta plus belle chanson,
Ton cantique, à son nom.

Mourir, quelle délivrance,
Mourir, retrouver l'enfance.

Souvent, je ferme les yeux.
Souvent, j'appelle les cieux.

Dis, l'ange, emmène-moi,
Dis, ça finit quand tout ça ?

Seule ta lumière m'éclaire,
Seule ta liberté m'enserre.

Joie de s'envoler,
Joie d'enfin aimer.

Mes doigts aux tiens,
je les joins.
Mon coeur pleure,
et se souvient.

Nous serons unis,
Nous... elle, lui, et puis...

On ne sait rien,
On fredonne ce refrain.




Tu es parti, toi, qui m'inspirais  ceci...

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Samedi 14 mars 2009 6 14 /03 /2009 13:32

Le salon du livre, je n'irai pas, c'est la folie... Le thème d'actualité (à la mode !) : les blogs d'écrivains, les écrivains de blogs. Qui est qui ? qui écrit quoi ? Croiser un écrivain, en vrai... Le toucher du regard, lui demander de vous laisser sa trace (sa dédicace) sur un livre.

Chez
Ladies Room, pour le pot n° 2, champagne et rencontres humaines... Voir "en vrai" les avatars fantasmés. L'humain si rassurant par rapport à la froide apparence (souvent) des mots. Au commencement était le Verbe... Magie, car le Verbe est "la vraie lumière". Magie, car par le Verbe se fait la création du monde. Je sais que le monde existe car je peux le nommer, ma propre existence n'est prouvée que par les mots, la pensée... (cogito ergo sum).

Ce soir-là, jeudi, j'ai ainsi rencontré plusieurs avatars... certains dont j'avais déjà eu l'occasion de voir la matérialité (très incarnée, et christique ma foi...), d'autres qui se matérialisèrent sous mes yeux pour la première fois...
Olympe de Gouges par exemple; j'ai pu me rendre compte que j'avais assimilé deux pseudos (Olympe et Olympe) alors qu'il s'agissait de deux personnes différentes. L'une est libraire et d'origine portugaise et féministe et écrit sur Ladies Room. L'autre est cadre sup, mère de cinq enfants, et est féministe, mais sans nul doute pas portugaise... Avouez que c'est "confusant", comme dirait François Pignon.

Vous dirai-je qu'ensuite nous avons parcouru
Le ventre de Paris (merci pour la référence chère libraire, car je ne l'avais pas lu celui-là)  ? Olympe, Mya et moi.

Sachez seulement qu'il fut question de ventres... les nôtres, mais aussi celui des femmes en général.

Le lendemain se traîna un peu... porté pourtant par cette lumière... celle qui à aucun moment ne nous avait fait défaut. Car le Verbe, dans ce bar si banal, s'était fait chair encore une fois.

Pour décrire ce qui par moments traverse nos "réalités", cette musique (bouleversante au plus haut point) proposée par A.F. Garréta sur France Musique, où elle était interviewée à l'occasion de la sortie de son livre
Eros mélancolique, écrit en collaboration avec J. Roubaud : il s'agit de leur réécriture d'un texte téléchargé sur internet... Elle y a énoncé d'une voix aux accents monocordes... l'émotion, la palpitation des mots, l'origine rythmique de l'écriture, je dirais l'origine musicale de la pensée... et de la vie.



Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /2009 20:39


Il a mis le doigt dans la rose,
j'ai tourné sept fois la langue
dans la bouche,
puis autour du pot...

Vous dire la couleur de nos joues,
la chaleur de nos reins,
ou son regard dans le mien,
au moment où la porte du ciel,
la présence de l'éternel,
se faisait en nous.

Les doigts se nouent,
les souffles courts,
le halètement
qui ressemble
à notre fin de vie.

Toi, qui te perds
en moi, toi,
qui ne sais plus,
où tu es en moi.

Toi que je suis,
et qui me fuis...

Brûlure de nous,
gouffre sans fin.

Encore, encore,
je t'appartiens.

Femme, homme,
ce ne sont que des mots.
Nous sommes l'un,
à jamais.




Photos (c) Luciamel, Beaubourg, oeuvre de FKDL.

Ce texte va être publié (ici, je l'ai déjà un peu modifié) à minuit sur le site Ladies Room, pour la journée à thème "Fesse cachée", un partenariat avec un site... olé, olé... (mais tout à fait correct ! enfin, de ce que j'en ai lu). Normalement, on ne saura pas que j'en suis l'auteure (car c'est anonyme), mais on le devinera sûrement... d'autant que je sème des indices partout.

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 23:31
Fadaises,
Je vous en conjure,
Revenez à d'autres sentiments.

Je vois Rousseau, vous êtes Voltaire.
Soyez raisonnable.
N'essayez pas de me convaincre.

Je m'enfouis, dites-vous.
Je m'enfuis... surtout.
Comprenez-moi, vous.

Non, nous ne pouvons pas.
Vous êtes, je suis...
Vous ne sauriez pas...

M'aimer.
Je crois.




photo (c) Luciamel
Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 00:04


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /2009 21:00
Sourires,
Soupirs,
Surtout ton rire.

Moi la sombre,
Toi la joyeuse.

Arrête de toujours voir les choses en noir Lucia !
Non, ce n'est rien...
Tout va bien...
Ca va s'arranger...
(Toi, tu vois la vie en rose)

Et tu es là, étendue,
La colonne fêlée...
Les poumons encombrés.
Le corps infecté.
Le moral à zéro.

Je sais, tu vas rire,
J'aime tellement l'idée du bonheur :
On s'en va à Rio !

Je t'emmène,
Au pays de la joie,
Au coeur de la douceur,
Pour le Carnaval,
Soyons reines.

Avant mercredi,
Et ses cendres.
Demain encore,
Faisons se lever le soleil.



Orfeu Negro.


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /2009 21:08

"- Voilà, j'ai acheté un dictaphone, avec mini-cassettes, mais les écouteurs standards ne sont pas adaptés, il faut du super luxe, plus chers que l'appareil lui-même, or, je vois (après avoir déjà "casqué"... une fois, pour ce modèle dépassé...) qu'un nouveau dictaphone numérique est au prix de l'ancien, et qu'il les accepte les écouteurs standards...
- Oui, c'est un très bon modèle, une dame me l'a même pris pour espionner son mari...
- Ah ? moi, c'est juste pour enregistrer mes cours de chant..."

Alors... pour pouvoir chanter... je l'achète.



Ma petite soeur E. souffrante... (les poumons) hospitalisée ce matin, je lui raconte ma journée, le Père Lachaise, les mots si émouvants de la famille :
"il est parti un sourire sur les lèvres".

- Comme il avait vécu, me dit E.
- Oui, exactement.


Lucioles venez,
Apprenez-moi le temps.
De mes doigts laissez
La caresse consoler
L'amant ou le parent,
L'amie effondrée.



Sur la route, je trouverai les réponses, en marchant...

Uma lagrima, une larme...

Amalia te l'a chantée, pour ton dernier voyage.

Ta fille te l'a chantée.

 

Découdre nos vies, retisser les liens.

Amis, soyons-le.

Dévidons nos peines,

Soyons créateurs de nous-mêmes.

 



Elle chante :
"Je ne t'aime pas, je dis que je ne t'aime pas, et la nuit je rêve de toi. En considérant qu'un jour je devrai mourir. J'étends mon châle sur le sol et je me laisse dormir (...) si je savais qu'à ma mort tu me pleurerais, pour une larme tienne, avec quelle joie je me laisserais tuer."


Lagrima
, la chanson d'Amalia ici interprétée par Dulce Pontes :


 


Photos (c) Luciamel, Portugal, décembre 2008.

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /2009 21:07




Ecriture de nuit,
filaments,
lucioles,
mystères qui
clignotent.

Sur des draps tendus,
devant la lumière,
des papillons sont piégés,
car ils ne savent pas
vivre dans l'ombre du soleil.

Insectes fragiles,
sombrant dans l'artifice sans feu
de la poudre aux yeux
qui suffit à les rassasier.
Mais qui se nourrit de leur reflet ?


Les oiseaux se sont remis à chanter,
Puis les papillons ont été mangés,
Dans la nuit, leur mélodie a suffi
A me réveiller et m'annoncer
Que les fossoyeurs s'éteindraient.

Le monde semble éclater,
Comme une grenade gorgée de pulpe,
de grains roses, et de jus...
Ne t'en fais pas, enfant, ami,
Voici venir le nouveau fruit.

Louons l'éclat de joie, le rire,
l'extrême douceur irradiante
de la plante de nos pieds,
à la paume de nos mains,
en passant par nos cheveux.

Finalement.


papillon Isabelle

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /2009 21:43

en pleine nuit
respirer la lumière,
laisser advenir la pluie,
douceur du soleil
qui part du sacré
et remonte en étoile
ou en cercles
jusqu'au coeur
de l'univers.



je t'ai senti, inspirée,
plus que je ne t'ai vu
et la vague est venue
pour se diffuser
dans le corps et l'esprit
je t'ai bu, touchée
par le filtre de vie.

alors, encore, encore...
berce-moi dans cette mort
à soi, à la douleur, à l'enfer
et je te dis Toi,
qui es en nous,
protège-nous.




Découvrez Amy Winehouse!



photo (c) Luciamel, 40° N, décembre 2008, face à la statue de la Liberté.
Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /2008 18:54

Je me promenais chez Thierry, dont le blog tout en poésie et en douceur nous chante l'amour serein, et dans son dernier poème "l'amour parfait" : wouah ! sur le coup, je n'ai pas réussi à commenter.

Me venaient à l'esprit des images de conjugaison, prétérit parfait (notre passé simple), le plus-que-parfait, l'imparfait, le passé composé (pas d'avenir là-dedans, vous remarquerez bien).

Puis, tout à coup, rebondissant sur son image de la "cerise sur le gâteau", je me suis mise à fredonner "le temps des cerises", et à lui en recopier quelques lignes. Tiens, je vais aller vérifier les paroles exactes, me dis-je, bêtement... Et je me prends
ça sur le coin de la tête. Déjà, j'apprends que ce chant de 1866, et ensuite dédié à une infirmière tombée pendant la "semaine sanglante" qui mit fin à la Commune, était un chant révolutionnaire et fut longtemps l'emblême de la gauche.

Enfin, je découvre cette version de Noir Désir (mise en ligne en novembre 2008), j'hésite à écouter. La mort de Marie Trintignant, les circonstances, le battage médiatique, l'été de la canicule, 2003, ce à quoi ça renvoie dans ma propre vie, ça me semblait trop risqué. Déjà qu'hier soir chez Ruquier, Serge Lama présentant sa chanson de "soutien" à Cantat ça m'avait plutôt mise mal à l'aise... J'avais donné raison à Lio quand elle s'était déchaînée contre Muriel Cerf, chez le même Ruquier, en 2006. Elle, l'amie de Marie, et aussi ex-femme battue, ne pouvait tolérer que l'écrivaine, reconnaissant elle-même être battue par son compagnon, ait voulu, dans un livre d'échanges avec le chanteur, le déculpabiliser !

Mais, vous me connaissez un peu maintenant, impossible de résister très longtemps. Et, la voix de Cantat, me semble-t-il, mais pas seulement la sienne, et la tragédie, l'amour tragique, m'ont submergée de leur souvenir.

J'écoute la douleur de cet homme, lui, condamné à l'endurer jusqu'à la fin, jusqu'au jour où, je le lui souhaite, il pourra vérifier que Marie lui a pardonné (car elle seule le peut).

 

Très très belle reprise !!! (à vous couper le souffle, attention).


 


Noir Désir - Le temps des cerises (2008)




"Le 23 février 1903, à Paris. Mort de Jean-Baptiste CLEMENT (né le 31 mai 1836, à Boulogne). Communard et auteur de la célèbre chanson "Le temps des Cerises". Avant 1870, il est plusieurs fois condamné à la prison pour ses écrits et pamphlets "Les Carmagnoles", "89", etc. Il siège ensuite à la Commune de Paris. Le 28 mai, il est avec Varlin et Ferré, sur la dernière des barricades. Il se cache un temps, avant de pouvoir trouver refuge en Angleterre, via la Belgique. Condamné à mort par contumace en 1874, il ne rentre en France qu'après l'amnistie de 1879. Il devient socialiste, et s'engage dans le syndicalisme, particulièrement dans les Ardennes, où il donne de nombreuses conférences, organise des syndicats, etc.
Le "Temps des Cerises" fut écrit en 1866. Mais c'est en 1885 qu'il dédiera cette chanson à Louise, ambulancière sur la dernière barricade du 28 mai. Cette chanson deviendra le symbole de la Commune de Paris."

citation de ce site.

Le temps des cerises

Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au coeur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur
Mais il est bien court le temps des cerises
Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d’oreilles
Cerises d’amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant
Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d’amour
Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des peines d’amour
J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps-là que je garde au coeur
Une plaie ouverte
Et Dame Fortune, en m’étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au coeur


*************************************************************************************************************************************************************************


Dans ma rue aujourd'hui, cette femme venue me saluer... Louise ou Marie, soyez sûres que vous nous manquez.


"copie conforme - 25, rue de la gare", le Marais, 14 décembre, (c) Luciamel

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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