arts, livres, films,spectacles

Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 22:40

Le film qui a gagné la palme d'or à Cannes nous parle d'écriture... du goût des mots... leur beauté,  la bataille des mots... Entre les murs... entre les mots...

J'ai toujours eu ce rapport à l'écrit... celui de la mélancolie... ça ne serait-il que le reflet de ma perception de la vie ? peut-être...

Pourtant les mots, l'univers qui s'y déploie, m'ont toujours portée plus loin que les simples désarrois, que les petits (ou grands) chagrins du quotidien... Avec eux, avec leur sonorité... j'ai tellement voyagé. Ils me sont le tableau, ils me sont la symphonie ou la toute petite ballade... qui m'aide à me lever le matin, à sourire, à m'exalter (le soir...).

Je ne suis pas une "blogueuse influente" et je ne le souhaite en aucune façon (en tout cas pas de cette façon si racolleuse qu'on voit par-ci par-là, que ça en devient... indécent) je fais mon petit ouvrage... j'y mets un peu du mien... après ça m'indiffère... totalement.

Ecrire, dites-vous... Sur un clavier. Se nourrir du regard virtuel qui pourrait un jour se poser sur vous.

J'ai aimé, adoré, vu, revu... Out of Africa... Ce n'est pas tant Sydney Pollack à qui je pense... mais Karen Blixen... "j'avais une ferme en Afrique"... Cette femme me fascine... Je voudrais comme elle écrire, comme elle aimer, comme elle... avoir une ferme... comme elle être libre. Comme elle être seule ?

Les mots... plus forts, plus vrais, que la vie "réelle"... ça fait belle lurette que le monde virtuel... en moi se déploie.

Ma vie rêvée...


Out of Africa.
Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /Mai /2008 18:30

Tout m'y pousse pourtant. Le film en ouverture du festival, Blindness, adaptation du roman de Saramago Ensaio sobre a cegueira (Essai sur la cécité, traduit en français L'aveuglement), que j'ai adoré, et qui m'a tellement marquée que l'intrigue a été plusieurs fois reprise dans le scénario de mes rêves.

Saramago
, auteur haut en couleurs (le rouge précisément), connu pour son engagement politique (communiste) et ses relations épidermiques avec son pays (le Portugal) qu'il quittera après la publication de L'évangile selon Jésus Christ, et la polémique qui s'ensuivit; il vit maintenant aux Canaries, sur l'île de Lanzarote. Je cite François Busnel : "Saramago, c'est une imagination débordante mise au service de la sagesse. Ses livres, sont de véritables paraboles à l'usage d'une humanité orpheline de sens, égarée dans les impasses de l'histoire. Ses personnages, il le reconnaît volontiers, cherchent à exprimer une thèse, à défendre une idée, à affirmer une position. Pour Saramago, la littérature n'est pas tout à fait vaine si elle permet d'éveiller les consciences." (Magazine littéraire, mars 2000). A découvrir... Tous les noms et Histoire du siège de Lisbonne... mais je n'ai pas tout lu de lui... et surtout pas le dernier où il prend position de façon assez radicale sur la valeur des élections en démocratie, il soutient la thèse selon laquelle il faudrait prendre en compte les votes blancs, et imagine un monde où ceux-ci sont devenus majoritaires... Il s'agit de La lucidité (traduction française 2006), c'est un pendant à L'aveuglement (et une suite car on y retrouve certains personnages), il y décrit un monde où tous sont contaminés par ce "vote blanc"... et en extrapole les conséquences. Dans le premier, l'aveuglement, tous voient "blanc" et comprennent le désordre du monde (et de la démocratie), dans le deuxième tous votent "blanc" et font exploser le désordre du monde (soi-disant démocratique). 

Fernando Meirelles, brésilien, le réalisateur de The Constant Gardner... un film dont j'ai eu peine à me relever... Je n'ai pas encore vu La cité de Dieu... La critique du Monde de Blindness est mitigée... attendons de voir... "Se podes olhar, vê. Se podes ver, repara." ("Si tu peux regarder, vois. Si tu peux voir, remarque." Livre de Conseils, cité par Saramago en quatrième de couverture de L'aveuglement)

Alors, non, je ne vous parlerai pas de Cannes ! je regrette, néanmoins, qu'aucun film portugais ne soit en compétition officielle, seulement un (franco-portugais) à la Quinzaine des réalisateurs : "Ce cher mois d'août".

Bon, mais les paillettes, les palmiers, la Croisette... c'est pas pour moi tout ça... c'est pour les rois... là-bas, là-bas... "Je rêve à Rio"...



Cannes... rêve de Rio

Je rêve a Rio, devant ma radio, j'habite un p'tit haut
Dans l'est sur viau c'est pas chaud, chaud, chaud
J'me baigne en photo, dans les p'tits journaux
Je vois les vedettes, qui paient pas leurs dettes
Se pousser du frette, avec la palette, moi j'mange mon spaguette
J'ai l'cœur en mille miettes, gros comme Lise Payette
C'est pas pour moi, tout ça, tout ça
C'est pour les rois, là-bas, là-bas
J'suis qu'un pauvr'homme qui chôme qui chôme
Au royaume du calcium
J'ai jamais été, plus loin qu'mont Laurier, j'me promène a pieds
J'me suis pas marié, j'ai pas pu trouver                                          
J'suis abandonné, par ma destinée
Mon meilleur ami, c'est l'gars d'l'épicerie
Ma bière mes biscuits, j'ai tout a crédit, sauf le vendredi
C'est pas rose la vie, payé ou on t'saisit
C'est pas pour moi, tout ça, tout ça
C'est pour les rois, là-bas, là-bas
J'suis qu'un pauvr'homme qui chôme qui chôme
Au royaume du calcium
J'pouvais pu payer, y sont v'nus chercher, mon set combiné
J'ai même pas brailler, j'peux encore rêver
Que j'me fais griller, s'une plage en papier
Ne abandonné, par ma destinée, je mourrai damné
Mais avant d'creuser ma tombe glacée
J'voudrais déplacer, mon soleil briser cassé
C'est pas pour moi, tout ça, tout ça
C'est pour les rois, là-bas, là-bas
J'suis qu'un pauvr'homme qui chôme qui chôme
Au royaume du calcium
C'est pas pour moi, tout ça, tout ça
C'est pour les rois, là-bas, là-bas
J'suis qu'un pauvr'homme qui chôme qui chôme
Au royaume du calcium
C'est pas pour moi, tout ça, tout ça
C'est pour les rois, là-bas, là-bas
J'suis qu'un pauvr'homme qui chôme qui chôme
Au royaume du calcium


Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Dimanche 11 mai 2008 7 11 /05 /Mai /2008 21:20

et, si je m'en reporte à André Comte-Sponville, dans son texte Le bonheur, désespérément, c'est le début de la félicité. Le philosophe y fait une éclatante démonstration que désir et espoir sont choses distinctes (le premier prévalant au second); amenant ainsi l'auditeur (il s'agissait au départ d'une conférence) à se convaincre, grâce à un impeccable tour d'horizon philosophique, que, puisque tous nous recherchons le bonheur, même au moment de nous pendre, cf. ce cher Pascal, le désespoir, cf. l'ami Kierkegaard, reste le plus sûr moyen de se l'assurer.

En simplifiant : qui n'espère rien ne peut être déçu, ni être blessé (et sera tout du moins prémuni). Le désir étant quant à lui moins source d'insatisfaction, car pouvant être comblé.

J'ai bien sûr adhéré et été séduite par cette pensée énoncée de façon si limpide. J'y ai même trouvé illustration à mon cher fado et sa culture, celle d'un peuple qui érige le fatum en préambule à toute allégresse : soyons prévenus que le pire est toujours possible, et, partant de là, mettons-nous en quête de l'indécouvert.

J'ai toutefois senti un léger malaise m'envahir devant deux constatations... l'une d'ordre grammatical, l'autre culturelle. La première est que le verbe espérer est suivi en français de l'indicatif, donc du mode de la réalisation, des faits concrets, de l'observable, du descriptible; tandis que le verbe désirer est lui accolé au subjonctif, "conjoint" aux sentiments, aux doutes, à une réalisation peu probable. J'espère qu'il fera chaud demain, et, je désire qu'il fasse chaud... ne disent pas tout à fait la même chose. En espérant j'ai plus de certitude qu'en désirant... j'espère et j'attends... parce que je sais que ça va probablement advenir... Si je désire, je suis d'emblée dans l'incertain, ou l'irréel... (ainsi l'énonce le système de la langue française).

La seconde, je l'ai trouvée lors de mes vacances en terre lusitanienne... un dicton que la sagesse populaire s'est plue à me répéter : Quem espera desespera, mas quem tem esperança sempre alcança. Pour le traduire, un dilemne... esperar, signifiant à la fois attendre et espérer. Qui attend, toujours (se) désespère, ou, qui espère toujours désespère... mais, avec l'espérance toujours on atteint son but. "Qui attend, toujours (se) désespère" semble logique, sinon, la deuxième partie du proverbe devient un non-sens : mais, avec l'espérance toujours on atteint son but...

André Comte-Sponville rappelle qu'on n'espère que ce qu'on ignore, ou que ce qu'on craint, d'où le risque de rater son bonheur.

Mais, le Cap de Bonne Espérance révéla aux marins que leur attente avait valu la peine, que leur frayeur n'avait plus raison d'être, que le monstre Adamastor ne les avait pas avalés, et qu'ils avaient ouvert de nouveaux chemins...

Ce peuple chantant le désespoir est aussi celui qui attend le retour du roi Sebastiao, o incoberto, le roi caché ou désiré, et, qui espère le cinquième Empire... (sorte de messianisme lusitanien, dont Pessoa a écrit le Message).

Etre désespéré, oui... mais pas sans espérance... cette qualité de l'âme étant devenue en portugais aussi le prénom d'une femme. Suivre Sénèque, oui, et désapprendre à espérer (ne plus attendre, ne plus avoir d'espoir), mais continuer à cultiver l'espérance en nous (pas seulement celle qu'on place en Dieu... mais surtout celle qui nous fait, ou fera, atteindre l'indécouvert).

Pour cette raison, je désespère de nos gouvernants; José Socrates, premier ministre portugais (PS), semble en décevoir quelques uns... décevoir leurs attentes, leurs espoirs... Pourvu que jamais il ne se mette à vouloir détruire leurs espérances...






"Je réalise", Sinik et James Blunt (choisi par ma petite soeur, elle adore ! écouté pour la première fois en bord de mer, là-bas...)

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /Avr /2008 20:16

Que dire... si ce n'est qu'à cette époque-là j'étais heureuse... relativement heureuse... en tout cas quand je regardais : "Daktariiiiiii, daktariiiii"... Merci Clarence.


Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires
Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 23:56
Toi Tini, et toi Sév' m'avez donné envie de revoir Les ailes du désir, ce film de Wim Wenders de 1987. En voici le début (en deux parties), c'est fabuleux :





LIED VOML KINDSEIM (Peter Handke)
Als das Kind Kind war,
ging es mit hängenden Armen,
wollte der Bach sei ein Fluß,
der Fluß sei ein Strom,
und diese Pfütze das Meer.

Als das Kind Kind war,
wußte es nicht, daß es Kind war,
alles war ihm beseelt,
und alle Seelen waren eins.

Als das Kind Kind war,
hatte es von nichts eine Meinung,
hatte keine Gewohnheit,
saß oft im Schneidersitz,
lief aus dem Stand,
hatte einen Wirbel im Haar
und machte kein Gesicht beim fotografieren.

Als das Kind Kind war,
war es die Zeit der folgenden Fragen:
Warum bin ich ich und warum nicht du?
Warum bin ich hier und warum nicht dort?
Wann begann die Zeit und wo endet der Raum?
Ist das Leben unter der Sonne nicht bloß ein Traum?
Ist was ich sehe und höre und rieche
nicht bloß der Schein einer Welt vor der Welt?
Gibt es tatsächlich das Böse und Leute,
die wirklich die Bösen sind?
Wie kann es sein, daß ich, der ich bin,
bevor ich wurde, nicht war,
und daß einmal ich, der ich bin,
nicht mehr der ich bin, sein werde?

.../...

TEXTE INTEGRAL en allemand et en anglais sur le site officiel de Wenders
www.wim-wenders.com





Bonne nuit les petits...
Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Lundi 24 mars 2008 1 24 /03 /Mars /2008 22:36

free music




J'en ai rêvé il y a deux nuits. Le rayon vert. Je le voyais se propager sur l'océan, et je disais, dans mon rêve, l'extraordinaire de le voir...

Qu'est-ce donc ? "L'existence de ce phénomène de rayon vert (lueur de couleur émeraude lorsque le soleil disparaît juste sur la mer) est attestée par plusieurs témoignages, mais semble ne se produire que dans des conditions de température et d'hygrométrie déterminées, ce qui rend l'observation du phénomène rare en pratique, et parfois contestée. L'idée contenue dans le roman selon laquelle il serait possible de prévoir où et quand observer le rayon vert reste cependant une licence d'auteur." (Wikipédia)

Ca renvoie au roman de Jules Verne de 1882, et au film de Rohmer de 1986.






Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /Mars /2008 18:41

Rions de tout, rions d'un rien... sourions en tout cas, car le rire peut être nervosité, sarcasme parfois : 

"le comique suppose une certaine forme d'insensibilité", "ce qui nous fait rire c'est justement l'introduction de quelque chose de mécanique dans le vivant"


c'est rire de l'autre... mais aussi :

"Il a une portée morale et une signification métaphysique. Sur le plan moral, sa valeur est de mettre en lumière la vanité. « Le remède spécifique de la vanité est le rire, et …le défaut essentiellement risible est la vanité ». Le rire a aussi « pour fonction de réprimer les tendances séparatistes. Son premier rôle est de corriger la raideur en souplesse ». La fragmentation que le mental introduit partout est nuisible. L’ironie du rire la met partout en question. Le rire réintroduit dans la vie individuelle et dans la vie collective, la fluidité qui lui manque souvent, il ramène donc ce qui est figé et mort, vers la Vie."
  

c'est rire de soi... (Bergson, Le rire, voir ce site)

La première scène de "Manhattan" :



La dernière scène de "Manhattan" :




"Drôle de drame"...





"Faut rigoler"... Henri Salvador  QUE SI QUE NO :



free music

 

 

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /Fév /2008 03:24

dates_1194784987.jpg 
Sylvia Kristel aujourd'hui

vous faites quoi le vendredi soir ? vendredi, soirée de Vénus; je vous rappelle que tous les jours de la semaine se rapportent à une planète... lundi, c'est la lune, mardi, mars, mercredi, mercure, jeudi, jupiter et vendredi... VENUS!!! samedi, ça se complique c'est saturne (je vous expliquerai une autre fois) et dimanche, sunday, le jour du soleil...


Alors, j'ai décidé de vous la faire vénusienne ce soir... érotique !!! oh, la, la... qu'ES ACO ? c'est Vénus, Mars, Neptune , Pluton... tout ça se mélange...

Erotisme c'est quoi ? ça fait quoi exactement ?

rodin-kissers-big.jpg 


Et puis, tu fais quoi dans ton lit ? moi je regarde "Gabriela cravo e canela",
http://fr.youtube.com/watch?v=3QISdp9_9QM&feature=related 




et pour les initiés... "Dona Flor et ses deux maris"... 
http://fr.youtube.com/watch?v=_S-fx7QG3A0&feature=related


 

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /Fév /2008 21:39

marienbad.gif  

Henri Salvador est parti un 13 février, Alain Robbe Grillet un 18 février.


Du premier j'aimais "Une chanson douce" ou “Maladie d’amour” chantée à Rio en 1942… il y retourna pour enregistrer son dernier album “Révérence” en 2006.

D’Alain Robbe Grillet j’avais lu en terminale La modification, j’en ai un souvenir studieux et ennuyé… Puis, j’avais découvert, voici quelque temps, un personnage étrange et  énigmatique… sa femme Catherine. Lui, impuissant, elle, maîtresse d’orchestre de soirées sado-masochistes hautes en couleur, pour lui et sa libido. Preuve d’amour, ou lien névrotique… Quelle importance, après tout ?

Ce n’est pas tant que l’on se vive comme sexuellement différent, ça chacun s’en débrouille à sa façon, mais qu’on éprouve le besoin de le raconter, et de le rendre public, qui m’étonne grandement.

Maladie d’amour, maladie de la jeunesse, si tu n’aimes que moi, reste tout près de moi… et “L’année dernière à Marienbad” (film d’Alain Resnais de 1961, dont Alain Robbe Grillet avait écrit le scénario) se marient si bien dans cette sublime bande annonce :

“Je me souviens de vous, et de vos yeux de jade, là-bas à Marienbad, là-bas à Marienbad…” (Barbara)

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Derniers Commentaires

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés