Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 19:21

Il y a des filles et des garçons... et des boutiques qui ont tiré leur rideau de fer... alors moi j'en profite pour leur  voler quelques images bien sympathiques.

 

 

 

 

Elle c'est la fille qui te salue, Mr Lolo l'a bien croquée... elle te dit "santé !", et s'enivre (avec un "n") allègrement, normal c'est la devanture du marchand de vin !

 

 

 

 

Eux, c'est Blanchette et Firmin qui visitent Paris, représentés sur le rideau de fer du boucher. Blanchette elle est fière car elle arrive à Paris, elle est tout émoustillée.  

 

 

 

 

 

 

Elle s'est même acheté des boucles d'oreille en forme de Tour Eiffel.

 

Mais le pauvre Firmin, lui, est bien triste, car, encore une fois, il va falloir qu'il l'amène à l'abattoir sa belle Blanchette, et c'est là l'éternel dilemne de nos éleveurs : entre l'amour et la mort... leur coeur toujours doit trancher.

 

 

 

 

La déclaration de Firmin est poignante : "mais la pauvre bête innocente ignore encore qu'il s'agit de son ultime transhumance et que jamais plus elle ne reverra sa Normandie... Firmin a le coeur serré car sous ses dehors bourrus, il cache un coeur gros comme une bavette à l'échalotte et de secrètes tendances végétariennes refoulées"

 

Et voici la signature de l'artiste :

 

 

 

 

 

Alors, je vous le dis, la vie est trop courte, et comme on le raconte par chez moi (loin d'ici...) : mange et bois tant que tu es en vie car tu passeras beaucoup de temps mort...

 

 

pochoir (?) signé Mr. Lolo...

photos Luciamel (c)

 

 

Par Luciamel - Publié dans : métro, voyages
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 13:41

aux milles épines si blessantes... J'aimerais me tourner vers Maria Bethânia et Omara Portuondo, nous chantant "O que serà ?" :

 

qu'est-ce que cela peut-être ? ce qui n'a pas de sens et n'en aura jamais, ce qui n'a pas de taille et n'en aura jamais, ce qui ne peut être gouverné et ne le sera jamais, ce qu'on soupire dans les alcôves, ce qu'on sussurre en vers et en strophes, ce qui n'est jamais sûr, et ne le sera jamais, ce qui n'a pas de cure, et n'en aura jamais, ce qui n'a pas de décence, et n'en aura jamais, ce qui n'a pas de censure, et n'en aura jamais, ce qui n'a aucun sens...

 

qu'est-ce que cela peut-être ? ce qui ne peut être gouverné, ce qui n'a aucune honte, et n'en aura jamais, ce qui n'a aucune raison...

 

(traduction, et adaptation libre (c) Luciamel, du texte de Chico Buarque O que serà ?)

 

 

Maria Bethânia et Omara Portuondo - O que serà ?

 

 

Par Luciamel
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 20:14

 

 

                                            Vieira da Silva  (peintre portugaise)

                                                         Ville au bord de l'eau

 

 

Elle s'appelle C..., elle est japonaise, dans un groupe d'apprenants étrangers de français langue étrangère : deux Allemands, deux Japonaises.

 

Aujourd'hui le thème est le PACS, après la famille recomposée, les relations homme-femme... dans nos sociétés développées.

 

C... nous avait déjà expliqué qu'elle vivait avec un homme plus âgé qu'elle (de 30 ans...), en fait personne ne le lui avait demandé, mais elle avait cru bon de nous garantir (le sujet étant la violence en France, les femmes plus en danger dans leur couple que dans une rue déserte la nuit...) que son ami ne la battait pas. On la rassura, on ne voulait pas connaître sa vie privée, ni son intimité...

 

Deux jours plus tard, le sujet revint sur le tapis... et là, il s'agissait d'infidélité : comprendre que le mot "affaire" en français ne veut pas dire ce qu'il signifie dans toutes les autres langues (qui l'ont emprunté au français), une aventure, une liaison. Ben non, pour les Français, une affaire, ce n'est pas une partie de jambes en l'air, c'est très sérieux, c'est  l'avocat, c'est le financier, c'est le business (en anglais dans le texte). Et là, comme à l'accoutumée, tous mes étudiants s'esclaffent, sont abasourdis, veulent m'informer : mais dans notre langue une "affaire" c'est justement une aventure amoureuse... "oui, oui, je sais..."

 

Je leur explique que le vocabulaire en français est très riche pour décrire ces situations : aventure, liaison, après ça devient vie commune, puis... trahison, séparation, arrangement ... endormissement ???  Heureusement, l'après-midi, je devais m'occuper du "couple" Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir : ouf, on respire ! comment relater à un jeune Britannique de 18 ans que L'invitée (qu'il doit lire) est le compte-rendu de la relation Sartre-Beauvoir avec la jeune élève de Beauvoir (dont elle était la maîtresse et la professeure) et dont Sartre deviendra l'amant, avant que cette dernière n'épouse un homme avec qui Beauvoir aura préalablement couché... La littérature française...

 

On s'était attachés à dire que le nouveau film avec Depardieu et Fanny Ardant reprenait le couple de Francois Truffaut dans La femme d'à côté, que tout cela figurait l'infidélité, la culture française... les liaisons, les aventures...

 

A ce moment-là, C... voulut prendre la parole : elle nous expliqua qu'il n'y avait pas que les cinéastes qui étaient très infidèles, les peintres aussi.

 

Silence.

 

J'essayai de recentrer la discussion (en face de moi, la compatriote japonaise un peu paniquée : quelle image cette femme est-elle en train de donner de notre pays ? elle me regarde un peu inquiète). La seule façon de récupérer le groupe était de les faire rire : "ah... donc, les peintres sont infidèles ? pourrais-tu nous expliquer pourquoi ?"

 

Elle nous conte son expérience, nous dit qu'elle a eu une aventure avec un peintre célèbre, qu'il avait beaucoup de maîtresses, que c'est courant dans ce milieu, que pour une jeune peintre inconnue la façon la plus aisée d'acquérir une certaine notoriété c'est de coucher avec un peintre renommé (C... est styliste et dessinatrice).

 

Silence.

 

J'insiste sur le côté cocasse de la chose... En France, cherchez le peintre connu, couchez avec lui et vous deviendrez célèbre. On pourrait l'étendre, peut-être, à d'autres professions... couchez avec l'homme politique le plus en vue...

 

La jeune femme allemande du groupe intervient : mais je suis peintre ! je ne comprends pas, je ne couche pas avec plein d'hommes. Je demande à C... si sa théorie marche aussi avec des femmes peintres... elle dit que non, c'est seulement avec  les hommes. Nous la regardons admiratifs, tant de candeur nous... consterne.

 

Mais nous la remercions, car elle vient de nous réveler cette vérité : ça ne marche pas avec "la femme"... couchez avec la femme peintre la plus célèbre... avec la femme politique la plus célèbre... ben non, Messieurs... ça ne vous assure, pas encore... la sécurité financière, ni la notoriété.

 

 

 

Vanitas de l'extraordinaire Paula Rego

(peintre portugaise vivant à Londres)

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /Nov /2008 23:10

Nos âmes affleurent aux pores,

Et m'enivrent des effluves de nos corps,

Les lampées, les plongées, les douceurs,

Aux milles parcours, aux milles fleurs.

 

Ô prince, ô chevalier de mes pensées,

Toi qui parcours les chemins inexplorés,

Ouvre la demeure de nos passés,

Et enfouis-moi dans ce lieu où je suis née.

 

Sur ma joue coulent des pleurs,

De reconnaissance ou d'erreur.

La nuit me recouvre, elle m'étreint,

Tu sauras retrouver le chemin.

 

Tu t'es perdu pourtant,

Et m'as reniée longtemps,

Devant moi tu es à présent,

Comme l'herbe surgie au firmament.

 

Ecrit par Luciamel (c) en hommage à Fernando Pessoa et son poème Eros et Psyché (traduction à venir)

 

tu tournes à gauche... (c) Luciamel

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 18:40

Grave question (ben, vous ne croyiez pas que j'allais vous le faire léger, quand même...). Qu'est-ce que l'amour ?

"Ainsi, certains jours paraît,
Une flamme à nos yeux,
A l'église où j'allais,
On l'appelait le bon Dieu..."  (Brel)

Oui, pour certains, c'est le sacré, c'est le divin, c'est le don, l'humanité, le dévouement, Mère Teresa, Soeur Emmanuelle, l'Abbé Pierre, et on s'arrêtera là. Ben oui, les papes, et autres chefs spirituels (mis à part le Dalaï Lama ?) on les mettra dans une autre catégorie : celle du pouvoir, financier, politique, psychologique. Jésus, je suis un peu embêtée... je le classe où ? C'est mon ami Roger Tabra (retourné à Montréal) qui me donne la réponse, lui le poète : "Quand Dieu sera mort, c'est Jésus qui va hériter de tout".

"L'amoureux l'appelle l'amour,
Le mendiant, la charité,
Le soleil l'appelle le jour,
Et le brave homme, la bonté." (Brel)

Notre amour au quotidien :  de nos proches, enfants, parents, amis, voisins, inconnus croisés, détresses aperçues. Nos coeurs s'ouvrent secrètement, et sans en faire état, sans déclaration, ni réclamation. Nous donnons notre amour gratuitement, anonynement. 

 "Sur la place chauffée au soleil,
Une fille s'est mise à danser,
Elle tourne toujours pareil,
Aux danseuses d'antiquité" (Brel)

L'amour qui nous perd, qui nous entraîne au-delà de nous-même, l'amour physique, ce qui nous mêle à l'au-delà du corps, qui nous relie à la mort. Nous sentons, que cette danse est celle de nos cellules, est celle de l'univers. Nous savons que nous sommes issus de cette fusion-là. Nous la recherchons en nous, nous la voulons... à nouveau avec l'autre. Nous nous égarons, nous nous cognons, nous crions. Animaux en peine. Humains en errance, en quête de divinité.

"Sur la place où tout est tranquille
Une fille s'est mise à chanter
Et son chant plane sur la ville
Hymne d'amour et de bonté
Mais sur la ville il fait trop chaud
Et, pour ne point entendre son chant,
Les hommes ferment les carreaux
Comme une porte entre morts et vivants

Ainsi certains jours, paraît
Une flamme en nos cœurs
Mais nous ne voulons jamais
Laisser luire sa lueur
Nous nous bouchons les oreilles
Et nous nous voilons les yeux
Nous n'aimons point les réveils
De notre cœur déjà vieux." (Sur la Place, Jacques Brel)



Sur la place de Jacques Brel, interprété par Barbara, et avec J. Brel.

 

Par Luciamel
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Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /Nov /2008 22:23



Enzo Enzo - Les yeux ouverts


Ce souvenir, je te l'rends
Des souvenirs tu sais, j'en ai tellement
Puisqu'on repart toujours à zéro
Pas la peine de s'charger trop

Ce souvenir je te l'prends
Des souvenirs comme ça, j'en veux tout l'temps
Si par erreur la vie nous sépare
Je l'sortirai d'mon tiroir

[Refrain] :
J'rêve les yeux ouverts, ça m'fait du bien
Ça n'va pas plus loin
J'veux pas voir derrière puisque j'en viens
Vivement demain

Mon bonheur te ressemble
Tous les deux vous allez bien ensemble
J'te l'dirai jamais, jamais assez
Tout c'que tu fais m'fait d'l'effet

[Refrain]

Un dernier verre de sherry
De chéri mon amour, comme je m'ennuie
Tous les jours se ressemblent à présent
Tu me manques terriblement...

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 18:46

Vous avez lu, vous avez vu, les sites, les divers lieux "internet", indiquant un certain lien avec ce qui se passe.. quelque  part... il se passe toujours quelque chose quelque part. Et vous vous dites... que l'enfant toujours sera libre d'exister.



                                                           Lucas (c) Luciamel


Vous êtes la tempête du verber "aimer",
Vous, des amis d'amis,
Allez, je vous aime,
Quel que soit le temps
Quelle que soit l'heure
De la fermeture.

Je vous aime,
Dans l'ouverture,
Je vous aime
Au-delà de mon goût,
Au-delà de mon ordi,
Vous, ma mesure,

Et démesure aussi,
Qui s'ennivre de pleurs,
Et me ronge les sangs,
Quelque part bien cachée,
Dans un poème,
Au timbre si doux.

Ca enfle d'ennui,
Ca se veut clameur,
C'est un petit enfant,
Pendant la récré,
Qui là, quand même,
Nous dit son courroux.


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 15:45

Jusqu'où espérer ? até ao fim do mundo (jusqu'au bout du monde). Un pessimiste qui espère... rien de plus déroutant, pourtant rien de plus normal. L'esclave qui rêve de sa liberté... (n'oubliez pas, vous blancs, que ce fut de longues années notre rêve). Nous tous métis, nous tous noirs, nous tous... humains.




Dulce Pontes. Mãe preta (mère noire)


Par Luciamel - Publié dans : Portugal
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Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 14:07





                                       Maquette réalisée par César, mon cousin. (c) Luciamel


- Bonjour maman.
- Bonjour S...*
- Alors, vous tuez le cochon aujourd'hui ?
- Ah oui, ta soeur t'a dit ?
- Mais qui le tue ? vous avez fait venir un homme** ?
- Non, c'est ton cousin César qui l'a tué.
- Et alors, vous allez faire les saucisses ?
- Oui, puis le dépecer et tout mettre au congélateur.
(...)
- Bisous à tous.
- Ton oncle t'envoie le bonjour.
- Bonjour à tous, on se voit bientôt, à Noël.

Et je me souviens de mes 15 ans, ce film que mon oncle m'a montré, on tuait le cochon, moi, révoltée, leur faisant la leçon, refusant d'assister à la scène, moi, si belle dans la furie... (tant je semblais belle que je ne m'étais pas reconnue sur les images).

Un jour je dirai vos vies, notre passé, mon père l'attend (un jour tu écriras un livre sur ma vie, a-t-il prédit), oui, si Dieu le veut, je nous raconterai.

Vous. La "chair de ma chair" n'est pas "mon" enfant, elle est faite de terre, d'oliviers, de lumière, de raisin, d'orangers, de mots aux sonorités d'océan, elle est faite de tout le passé... elle continue dans mes veines au présent. Jamais on ne pourra m'enlever la force qui la fonde.

* S... : j'ai un prénom français (c'était trop difficile à prononcer mon prénom portugais, alors on l'a francisé, le S... c'est mon prénom portugais, ici je suis X.... là-bas S...)

** un homme : le boucher dont la spécialité est de mettre à mort, l'abatteur ?



                                              Notre "seixo", la pierre qui pousse, devant l'église. (c) Luciamel 

Par Luciamel - Publié dans : Portugal
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Samedi 15 novembre 2008 6 15 /11 /Nov /2008 21:49

Une remarque de May m'a fait réfléchir, je résume : elle me demandait si je ne savais pas être  un peu positive de temps en temps. Depuis cette question me trotte dans la tête. C'est vrai que mon côté "fado", ça lasse (même moi). Hier, je me retrouve nez à nez avec un passage de Jacques le fataliste de Diderot : mais pessimisme et fatalisme sont-ils vraiment la même chose ? on peut se sentir libre (ne pas croire que notre destin est écrit à l'avance, déterminé socialement, historiquement, psychologiquement, astrologiquement : c'est ma conviction, le seul sens à notre vie terrestre est de tenter nous libérer de tout ça) et ne pas être optimiste pour autant.

La "positive attitude", de la chanteuse Lorie, (prônée voici quelque temps par J.-P. Raffarin, et maintenant listée dans les "raffarinades") devrait un peu plus guider mes pensées, me dis-je.

C'est un peu ce que nous servent les publicitaires à longueur de temps, pour nous faire "rêver", et surtout consommer, nous, "foule sentimentale"...

Allez, ça fait si longtemps que tu veux le voir le dernier Woody Allen, fais-toi plaisir, pousse-toi un peu, adopte la "positive attitude" (YOU CAN), me répété-je. Et, donc, j'y allai au cinéma. Oh, ce n'est pas l'astronomique prix de la place (9,50 euros) qui allait gâcher mon plaisir ! (j'ai quand même râlé à la caisse : "ben, ça ne m'étonne pas que je n'y aille plus au cinéma !"  la caissière, elle s'en fout ! me rétorqué-je aussitôt, en mon for intérieur, et retrouvai le bon esprit qui n'allait plus me quitter de la soirée...).

Je m'installai donc bien confortablement dans mon fauteuil (j'adore les salles de ciné du samedi soir, et m'efforçai de ne pas prêter attention au discours misanthrope de mon voisin : comme nous étions dérangés par deux personnes voulant s'installer tout au bout de la rangée aux deux places encore libres : "je n'aime pas les humains", lança-t-il à sa "compagne", je faillis lui dire : "contentez-vous de ne pas vous aimer vous, ça suffira amplement", mais je n'en fis rien : positive, positive. D'ailleurs, il abandonna lâchement son amie au bout de 30 minutes, en quittant la salle).

De plus, dans cette salle (MK2 Beaubourg) pas de pub pour d'autres produits que les films... quel repos ! Donc je savourai les promotions des films à venir... et là ! qu'ouïs-je ? que vis-je ? que lis-je ? Le 26 novembre en salles nous aurons : L'art de la pensée négative, film aux vertus roboratives si j'ai bien ouï. Ci-dessous, la bande annonce (faites pas attention à la traduction, les sous-titres, les impératifs... pas de "s" aux verbes en "er" ! il faut lire : "les trouducs qui croient que la vie est belle, emmerde-les, emmerde-toi, emmerde-moi") :





Mais, le film de Woody Allen ? Alors lui, je trouve qu'il devrait écouter un peu plus Lorie... J'avais pris Match Point comme un uppercut dans l'estomac (vu que c'était déjà le portrait du pervers narcissique que notre époque est en train de fabriquer en série, Rastignac à côté c'est de la gnognotte, et que j'avais fait les frais d'un de ces spécimens), là, ça m'a plutôt détendue... Vicky, Christina, Barcelona, est l'exemple même du film désespéré qui peut nous redonner goût à la vie... (nous donner envie de la goûter) car la lucidité est peut-être la seule clé du bonheur, le désespoir en étant la serrure.

Ma chère May, merci de m'avoir fait barjoter... tu sais que j'aime ça, et qu'il ne m'en faut pas beaucoup... De toute façon, quand j'ai envie (besoin) de sourire je vais sur ton blog, où j'admire ton esprit (si, si !!!), et rien que pour ta trouvaille d' "Obamassalor", ou du "fesse bouc", ce lieu (ton blog) est à recommander, comme hautement positif car contrebalançant la négativité (tristesse, morosité) ambiante.

 

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /Nov /2008 22:07

Je vous sens tendus... après cette Lune (qui moi aussi m'a empêchée de dormir), je vous propose de vous détendre, d'écouter ce Kyrie... d'Hildegarde de Bingen. C'est qui cette nouvelle chanteuse ? non, elle ne chante pas c'était une religieuse allemande du XIe siècle, qui accessoirement a été faite sainte, pour en savoir plus sur sa vie, sa "carrière" : ceci. L'interprète est ma guide en musique, Catherine Braslavsky, compositrice et chef de notre choeur (on chante un peu des trucs comme ça).





Lui, qui l'accompagne, est son compagnon, Joseph Rowe, il est compositeur, lui aussi, percussionniste surtout, et un peu soufi sur les bords... mais pas seulement. Ici, c'est un extrait de leur spectacle au Théâtre de l'Ile Saint Louis (qu'ils vont représenter en janvier 2009, voir ici).





Alors, je vous le dis tout de go... je suis loin de chanter aussi bien... et puis j'aime bien me fondre dans un choeur (ça cache les imperfections), notre Choeur... Terra Sancta.

Par Luciamel - Publié dans : Spiritualités, astro
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 19:25


jardin des Tuileries. (c) Luciamel


Oyez, oyez, elle s'est arrondie et au ciel nous convie,
Lune d'argent, Lune Taureau, sur nous tu irradies,
Mais, direz-vous, qu'en est-il précisément dans nos vies ?

Chacun en fera à sa tête, de taureau ou de cochon,
En fonçant dans le tas, ou en étant un peu grognon,
Je vois aussi Vénus qui s'associe à Pluton,
En Capricorne : ben oui, ça tempère les passions.

Sur Jupiter ça risque de décoiffer, comme au printemps,
Fly me... let me see what spring is like... ritournelle d'antan,
Qu'est-ce à dire : Saturne/Soleil, Lune/Uranus s'aimant ?
La raison, l'équilibre, la fantaisie... en bons parents.

Mais Lune/Saturne, Uranus/Soleil, seraient tristounets,
Si la Lune aujourd'hui au Soleil ne s'était opposée.
Alors, dame Lune, on te chante : "d'amertume, ou bien sucrée".



Diane en son jardin .(c) Luciamel


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /Nov /2008 19:41


                                                           Lucia l'éléphante...


Le lendemain, Giovani, attablé avec les enfants, pas les miens, non, eux avaient "disparu"... comme tous les enfants-humains de la Terre, peu de temps avant la glaciation. Ceux-là étaient des enfants de lumière, nés sans parents, leur "mère" ne les avait pas enfantés, leur "père" n'était pas leur géniteur. On ne les nommait pas, ils s'incarnaient, à ce qui équivalait à 7 ans, ils apparaissaient comme Nani-Giovani, en toute conscience, avec déjà présente à l'esprit la mission pour laquelle ils venaient. Pas encore tout à fait formés, ils apprenaient ce qu'il leur fallait de leurs parents adoptifs, qui, finalement, en termes humains, étaient leurs seuls parents, ou éducateurs.

Ils étaient rieurs et légers, car libres, ils n'avaient pas la "névrose" (comme on disait avant) inhérente à cette relation parent-enfant. Pas de cordon à couper, pas d'inceste ou de complexe d'Oedipe... (le père à tuer pour épouser la mère) ou de Jocaste (la mère puis l'épouse d'Oedipe, dont elle aura 4 fils) à surmonter, ou à supporter.

Je m'approchai, je les voyais si sereins, alors que moi, depuis ce jour-là, celui où Giovani pour sauver le reste du monde, emmena dans l'autre dimension mes plus que moi, la chair de ma chair, mes enfants, je n'étais plus qu'une ombre, comme celle qui régnait sur la Terre... 

Il  avait rencontré la Présidente, accompagné d'une équipe de scientifiques, dont un prix Nobel de physique, des chefs spirituels de toutes les confessions s'étaient joints à sa cause, car eux savaient... or, la Présidente était sensible à cet aspect-là. On avait réussi à convaincre la Présidente étatsunienne aussi (une vague féminine avait déferlé en Amérique du Nord et du Sud après les deux mandats de Barack Obama) de se joindre à leur réunion secrète... il en allait du destin de la planète, de l'espèce humaine, de toutes les espèces, et beaucoup seraient  sacrifiées...

Il leur fit la démonstration de son pouvoir, de son origine "céleste", se transforma de nouveau sous leurs yeux tel Shiva (le dieu hindou bisexuel), ou Oxalà (divinité du candomblé brésilien, durant 6 mois de l'année il est de sexe masculin, et durant les autres 6 mois il est femme). Il le fallait pour les faire trembler, pour leur "révéler" le danger.

Puis, calmement il leur indiqua la marche à suivre, il (oui, il serait homme, dans cette mission-là) : l'irradiation devrait être portée à son niveau maximum, partout sur terre, car la contamination était en train de perturber tout l'ordre naturel de la chaîne alimentaire, en peu de temps les rats auraient tout exterminé... Le degré maximum de la fusion froide devrait les détruire, mais avec eux... disparaîtraient tous les êtres humains ayant la même vibration, c'est-à-dire les enfants de moins de 10 ans... les adultes ayant développé une sorte de "carapace" les protégeant de l'innocence... les rendant moins vulnérables.

Seulement, pour maintenir un degré de refroidissement constant, seule condition pour empêcher les rats de revenir tout exterminer, il fallait bloquer l'axe de rotation de la Terre, ou tout du moins en ralentir la vitesse. Les périodes de froid glaciaire occasionnées détruiraient toute possibilité de reproduction des rongeurs.

Les Maîtres du Temps, sachant que le danger de mort physique de tous les enfants pourrait provoquer un choc sans retour sur Terre, avaient décidé de façon EXCEPTIONNELLE :  d'ouvrir la porte du temps... les enfants reviendraient, sans mourir, à l'origine de leur vie... et seraient telle Marie, la mère de Jésus, non morte, et montée au ciel, directement... non pas ressuscités, mais passés de l'autre côté, sans la mort. En quelques instants, une fulgurance, tous les enfants suivirent le joueur de flûte de Hamelin.

(à suivre)

Par Luciamel - Publié dans : Le bel amant
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Dimanche 9 novembre 2008 7 09 /11 /Nov /2008 11:34




                                             Anges ou démones ? croisées rue Vieille du Temple aujourd'hui...
                                                                   après la rédaction de ce qui suit
                                                                                  vie synchrone


Sur FIP à l'instant sa voix, voix du présent, voix du passé... celle qui a enchanté mes vingt ans, avec son frère Caetano Veloso, celle qui est une icône au Brésil, à Bahia... celle qui peut se permettre de chanter son homosexualité avec humour et tendresse, surtout en liberté, elle emprunte aux hommes, aux poètes, leurs textes sur les femmes et les reprend à son compte... Bethânia comme on la nomme, Maria...

Mulher, femme, sempre mulher, toujours femme...

(surtout, n'hésitez pas à cliquer après la première écoute, sur les options proposées en "sus", en bas, par Youtube... les autres clips sont tout aussi plaisants)

Mulher, Sempre Mulher

Vinicius de Moraes (le grand !)

Composição: Vinicius de Moraes / Antonio Carlos Jobim

Mulher, ai, ai, mulher                                                       Femme, aïe, aïe, femme
Sempre mulher                                                                
Toujours femme
Dê no que der                                                                   Quoi qu'il en soit
Você me abraça, me beija, me xinga                           Tu m'enlaces, m'embrasses, te moques
Me bota mandinga                                                            Tu m'ensorcelles
Depois faz a briga                                                             Après tu me querelles
Só pra ver quebrar                                                            Seulement pour que ça casse
Mulher, seja leal                                                                Femme, sois loyale
Você bota muita banca                                                    Tu as beaucoup à dire
Infelizmente eu não sou jornal                                       Mais je ne suis pas un journal

Mulher, martírio meu                                                        Femme, ô mon martyre
O nosso amor                                                                   Notre amour
Deu no que deu                                                                Fut ce qu'il fut
E sendo assim, não insista                                           Et pour cela, n'insiste pas
Desista, vá fazendo a pista                                             Renonce, passe ton chemin
Chore um bocadinho                                                       Pleure un peu
E se esqueça de mim                                                      Et oublie-moi.


Par Luciamel - Publié dans : émotions artistiques
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 20:35



Quand je cite son nom sur mon blog, ça n'est que quolibets, que ce soit de la part des femmes ou des hommes (eux, n'ont qu'à adopter la position qui sied à leur "genre" - car il ne faut plus dire sexe - leur autorité "naturelle"; elles, vont me servir le dernier discours en vogue - auprès de ces messieurs - celui du retour de la "féminité", celui qui consiste à rejeter le féminisme, et les féministes..., dont je rappelle qu'il n'est qu'un humanisme, ou, même, qu'un pragmatisme, voir les dernières analyses de La Halde à ce propos).


L'autorité naturelle... vous remarquerez que chaque fois qu'une femme se retrouve à diriger quelque chose, ou en position de le faire, on la critiquera en garantissant que non, on ne la rejette pas parce qu'elle est une femme, mais parce qu'elle est nulle ! Peu importe si elle est arrivée aux plus hauts postes (du coup, les études, l'expérience, la lutte, qui sont les siennes, n'ont plus la même valeur que si elle avait été un homme... ça en devient banal : l'ENA, mais c'est rien, ministre ? mais tout le monde le peut, candidate à la présidentielle ? mais regardez Hillary Clinton, Ségolène Royal) tout ça prouve bien qu'un homme vaut plus qu'une femme, lui il n'a pas à démontrer, il n'a qu'à être érigé.

Ségolène Royal en tête des motions du parti socialiste, Mélenchon, outré, en ravalant son caquet... il se casse, car c'est un mec... Hollande, l'infâme... va nous faire le coup de la trahison tant qu'il le peut et jusqu'au bout (on l'avait déjà vu fomenter contre elle, lors d'un match de foot, et depuis, ne pas se gêner pour lui planter des couteaux dans le dos...).

Ce soir, tous contre elle ! Delanoë surpris, Aubry... larguée, ils sont là le bec dans l'eau à se demander : mais qu'est-ce qu'elle leur a fait pour qu'ils continuent à voter pour elle ?

Vous ne voudriez pas, vous tous, commencer à vous interroger... sur : qu'est-ce qu'elle a, et, comment se fait-il qu'il se fait-ce ?

N'oubliez pas qu'elle a brillamment tenu tête à un sacré zozo... celui qui nous dirige à l'heure actuelle. Lui, qui est le roi de l'escamotage... plus grand magicien que lui, y a pas. Tout va mal, il te retourne tout sens dessus-dessous... c'est pas ici, c'est le monde..! du coup la crise ici, c'est pas lui... et il en est le sauveur...

Alors, vous l'avez salement, et injustement, amochée, vos critiques sur la "bravitude" sont indignes... votre dégommage sur sa prestation à  Bercy, bien exagéré... qu'elle eût été un homme et vous l'en eussiez encensée. Vous me désespérez... par moments.

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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