Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /Oct /2008 22:26

L'ami m'a envoyé les enregistrements de Gérard Manset... une belle série, dont beaucoup du dernier. Vivre loin du monde, dans le monde mais retiré de lui... vivre l'amour, mais abstrait de lui...

J'écoute, et je voyage...

Lune Bélier, Soleil Balance, ils sont à 21°... ils me parlent ces deux-là, et entre eux deux je tends les bras.

Vivre le monde et s'en protéger.

Notre mère... nous a portés, nous tous... nous le sable, le vent, le cri, l'enfant, la lumière, le froid, la chaleur, le fruit, le sang, les pleurs... avec l'amour qui voudrait vivre en son milieu.

Les jours de lune pleine, entre Lune et Soleil, notre mère la Terre se tient en éveil.

Ecoute Amazonie, toi qui... dis la mémoire, l'espoir, toi, tu sais sans doute...

Etre unis, et être seuls à le comprendre, être seuls et être tous ensemble à le ressentir.

En ce soir de lune pleine, en Balance, ma Lune natale au Soleil s'est conjointe... alors je les laisse célébrer leurs noces et pour un jour s'ennivrer à la lumière de l'amour.

Terre et Ciel de même se courtisent et croient au firmament.


Gérard Manset - O Manitoba
Par Luciamel - Publié dans : Spiritualités, astro
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Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /Oct /2008 23:06

Je vous propose un jeu, celui des confidences, celui où on se laisse aller à dire à l'autre (qui est-il ? elle ? un(e) ami(e), un(e) inconnu(e) ? un blogueur, une blogueuse ? votre blog ?) ce que peut-être on va regretter quelque temps après.

J'ai commencé sous l'article de May Nat : ben... mes lecteurs ont disparu. Où sont-ils partis ? sur la banquise ? ou sous d'autres cieux, plus bleus et plus attrayants que mes posts trop pleurnichards, trop intellos ("pseudo"-intellos...), pas assez... légers.

Mais, je vais vous dire aussi, quel pied ! de regarder son compteur de visiteurs et de voir (alors qu'on vous a quand même laissé 2 commentaires) que vous avez eu 0 visiteur !!! La gloire, non... mais, quelle liberté (ça ne m'était jamais arrivé depuis la création du blog, jamais descendue en dessous de 15). [en fait, vous étiez 18 !!! une erreur s'était glissée dans le compteur... ouf ! ma moyenne...].

Mais, je dois être contaminée par la morosité ambiante, car, je regarde la "une" de
LR et ça ne me donne pas super envie de commenter... ni de lire même.  Alors je comprends qu'atterrissant chez moi (imaginons que je ne sois pas moi-même) je serais effrayée : par la répétition (le féminisme, Ségo, le blues du dimanche soir, les musiques dépressives, et parfois même l'agressivité ! tous ces gentils blogueurs qui se retrouvent épinglés...).

Parler de soi, de son blog... quel intérêt ? aucun.

Parler d'autre chose ?

La mort de Guillaume Depardieu (logiquement, demain on aura un article), des bébés (alors Dati ? c'est une FIV ?), de son mec, de sa nana... de son boulot, de son dada (je les aime bien les Dada, être dada, voilà une bonne idée).





Passons au déshabillé (après le tablier de la blogueuse). Ca serait bien de dire quelque chose de croustillant, de personnel, de vécu (cul... surtout) pour attirer le chaland... Mais, euh... rien à dire de ce côté-là (ah, ah... serait-ce que ? ah bon ? même pas le samedi soir ?).

Revenons à Guillaume Depardieu... Ca m'a fait de la peine, j'ai découvert que c'était lui qui avait joué dans Tous les matins du monde, ah... Quignard l'un de mes écrivains préférés. J'ai vu que même Zemmour (interviewant Agacinski) le citait pour son fameux fascinus... (allez sur
mon blog, j'en avais parlé... mais pas si clairement, le fascinus, le sexe de l'homme qui doit fasciner celle qui le regarde, cf. l'extraordinaire livre de Quignard, Le sexe et l'effroi). Agacinski... elle, m'a déçue, son parti pris, son côté partisan... pour parler de Ségolène Royal, elle aurait mieux fait de se taire, simplement.

Bon, j'arrête, je vais encore diminuer mon nombre de lecteurs ! Ce qui me rassure, c'est qu'en dessous de zéro ça n'existe pas... sur les blogs. Je n'ai plus rien à perdre (c'est comme les pauvres au CAC 40, ah... si ? ce sont eux qui vont payer les centaines de milliards d'euros de garantie ? avec leur SMIC ? leur RSA ? on va réussir à encore leur ponctionner quelque chose pour renflouer les banques et les nantis ?).

A dada...

012-4.jpg
Tous les matins du monde... Guillaume Depardieu

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /Oct /2008 16:59

Je n'aime pas les dimanches soirs... Alors j'écoute Seu Jorge dans son Samba Rock. Pas besoin de vous traduire les paroles, les images sont parlantes.





Pour lutter contre la morosité ambiante (c'est ainsi que se nomme le blues du dimanche soir), faisons ce que jusqu'à présent nous refusions : mangeons-le le gâteau offert (pour la seconde fois) par notre voisin, toujours aussi charmant, toujours aussi jeune et intimidé de venir frapper à notre porte.

- Hi, I was in New York, it was great. 
- Oooh, you told me, I have some cousins there [oui, je sais, je sais].
- It was so great... [sur le moment, j'avais plus de vocabulaire].
- ... [lui aussi était un peu plus causant que la fois précédente].
- Thanks a lot.
- You're welcome [et déjà il avait tourné les talons].

Alors, après deux jours, je me décide à le goûter son exercice (il fait une formation au Cordon Bleu) : ben, c'est plutôt bon ma foi, ça a égayé mon "tea time"... A la fois léger et savoureux, sorte de tarte meringuée (la meringue délicatement parfumée) à la poire je crois. Merci Steve ! Je crois que je vais m'habituer à déroger à mon régime... (sans farine de blé).

La seule alternative à la morosité : samba rock, avec tarte à la poire meringuée !

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /Oct /2008 10:57

Est-ce là, ce qui explique la lente érosion du nombre de mes lecteurs (pour ceux qui auraient lu le texte sous le palimpseste) ?  Il se trouve que, parallèlement à cette tendance (oui, il y a eu l'effondrement de Wall Street... mais ça ne doit pas avoir de relation...), les hommes qui m'entourent, et qui m'aiment bien, ont commencé à me donner des conseils. 

S'inquiétant de ce que ma vie ne correspond pas à ce que je "mériterais" (je rappelle qu'ils me veulent du bien et ont de la considération pour mes "qualités"), ils m'incitent gentiment à... changer certains éléments, ou comportements qui, sans nul doute, expliquent que je ne sois pas pleinement épanouie (ils me voient "fleur"). 

Tout d'abord, croire en soi et cultiver la pensée positive, en somme, se dire qu'on le vaut bien.

Ensuite, éviter de trop "philosopher", de trop la ramener, de faire sa prof... les hommes n'aiment pas les femmes qui font la leçon en se croyant "savantes"... Les hommes aiment : les fleurs, qui se parent joliment, pour le plaisir du regard, le "sois belle et tais-toi" revisité devient "sois jolie et dis les choses légèrement". Ainsi, je tiendrai éloignés les grincheux et torturés de tout poil qui recherchent en général pour les parasiter, celles que la vie a blessées. Pour faire fuir les "éborgnés", cachons au monde ce qui nous-même peut nous amocher.

Il est vrai que mes consoeurs, celles qui savent mieux que moi se rendre aimables, évitent les prises de tête, et de bec... se glissant subtilement entre images féminines (dessous et autres vêtements seyants...), promenades champêtres, et sujets sérieux (plutôt de société) abordés légèrement, avec humour et détachement.

Voilà un point important : l'apparence ! Surtout consacrer du temps à notre "emballage", car c'est par lui qu'on nous remarque en premier lieu, et ainsi, nos vêtements, notre look, seront le reflet de notre être tout entier : positif ! dynamique, enjoué. Première règle du bon marketing, le souci du packaging : lui seul saura attirer le chaland. 

Et quelle est donc cette préoccupation des gens qui m'aiment bien... de ne pas vouloir me voir continuer à vivre seule ? Ca désole mon cher Lucas, il est triste que sa tata n'ait personne qui l'attende quand elle rentre chez elle le soir. J'ai beau lui expliquer qu'après une journée à "échanger", je suis ravie de me retrouver seule avec les boutons de mes vêtements (expression brésilienne), il me le rappelle à chaque fois : comme il serait heureux d'avoir un nouveau tonton.

Dernier conseil, et non des moindres, il faut sourire au monde (cf. les photos de moi, visage fermé et accablé... bon, c'était sur le bateau, au retour d'Ellis Island, autour de moi ça ne rigolait pas non plus, nous étions tous comme plombés).

Un homme me l'a dit récemment : "j'adore ton sourire, quand tu souris ça te rajeunit de 10 ans".

Merci de vous soucier, merci de m'avoir dit que vous m'aimiez.





Par Luciamel - Publié dans : Hommes, je vous aime
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Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /Oct /2008 21:39

Parfois tout me donne envie de vivre ainsi : en palimpseste.

Qu'est-ce donc ? "parchemin manuscrit dont on a effacé la première écriture pour pouvoir écrire un nouveau texte", avec la citation de Baudelaire : "L'immense et compliqué palimpseste de la mémoire" (Le Petit Robert).

Pour l'instant ce ne sont que mes textes qui se recouvrent les uns les autres (les poèmes effaçant la prose), mais, qui sait si ça ne correspond pas à un pan de vie qui voudrait en effacer un autre ?

Quelle joie, quel soulagement, quand d'un coup vous effacez tout le premier jet, toutes les approximations, toutes les bourdes d'une relation. Vous reprenez à zéro, avec en prime l'expérience du passé, du déjà dit. Ainsi, le croyez-vous, vous espérez que ce sera tout neuf, tout aminci, mais, ce sont bien vos bourrelets qui avaient raison, votre cigarette, votre verre de vin... votre sentiment de trahison; non, rien n'a changé, vous êtes toujours là, en dessous... mais avec les mots qui recouvrent les anciens, vous reviennent vos chimères, vos doutes, vos illusions, vos idéaux...

Et de mon passé surgissent des images déguisées en de nouveaux paysages...

Celui qui se retrouve atteint d'Alzheimer n'est-ce pas à ce processus, justement, qu'il échappe ? celui du temps, de la mémoire, du recouvrement de la couche qui a effacé la couche précédente... de l'amour qui a effacé le précédent, de l'échec, de la déception, du travail, du succès, de la vie... qui se sont substitués aux plus anciens.

Ca s'appelle aussi la politique de l'autruche : continuer à croire, et faire croire, que tout va bien (ou mal, c'est pareil), pour éviter seulement de regarder ce qui s'approche : l'inconnu, l'innommé, l'inouï, le réel.

Ce sont les places financières qui s'effondrent, c'est un vieux monde qui croule sous le poids de son passé et des jeunes bien trop arrogants pour comprendre que ce qu'ils prennent pour de la ringardise, du gâtisme, est aussi le fruit d'une certaine sagesse. On coupe les têtes et on intronise Napoléon.

Ainsi font font font...

En rester à ce sentiment de non sens, à cet aveu d'échec ? Oh que nenni ! car, de la table rase, du nouveau parchemin, du nouvel horizon, peuvent aussi surgir des figures aussi mystérieuses que celles dessinées par des "extra-terrestres" (?) sur ces champs d'orge du Wiltshire au sud de l'Angleterre. Voyez sur le site de
Lucy Pringle. Ceci :




Cercles apparaissant en une nuit sur des surfaces (90 000 mètres carrés), et avec une précision, rendant impossible l'hypothèse d'une réalisation "humaine" ordinaire, aux figures et mystères défiant les plus grands chercheurs, qui y retrouvent les messages d'une grande complexité mathématique.

Mais, cherchons-nous refuge, une échappatoire, dans ces énigmes qui s'offrent à nous ? et sont-elles là pour nous guider ou nous perdre ?

Par Luciamel - Publié dans : Spiritualités, astro
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Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /Oct /2008 23:04

Lumière de Manhattan
Jeu à mes pieds
Jeu à mes mots
J'ai eu le vertige
à vous regarder.

Le jardin communautaire,
Les terrasses du Village,
Les rues Charles, Hudson
Et Greenwich, in the air,
Parcourues en partage.

Lumières de Manhattan,
A l'horizon vous flamboyez,
Et sur terre vous sombrez.
Au ciel, pour moi toujours,
Mes étoiles étincelez.




























 



Par Luciamel - Publié dans : photos
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Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /Oct /2008 20:23
Poème du lundi...
En ces temps pourris,
Philosophons moins
Soyons mieux lotis
Et nous verrons au loin
Surgir notre plat du mardi.

Oh non ! pas du poisson
Encore...
Ses arêtes nous irritent !
Nous voulions du magret,
Cher commissaire,
Oyez, oyez c'est mercredi.

Jeudi nous vit tout déconfits
On se resservit un petit kawa
Pour la route et le pied de nez
Aux tortionnaires
Du coeur et leurs mythes
Plaqués or.

Mais vendredi
Oh, la douce lumière
Et le vibrant parfum.
Nous en restâmes cois
Et comprîmes très vite
Qu'il allait nous faire schabbat.

Puis dimanche revint,
Et on ne reparla point
De l'ancienne tragédie :
Les vieilles lanternes
Qui se disaient vessies.
On avait clos le sujet.




Camille - Gospel with no Lord

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /Oct /2008 21:31

Lumière, ombre, sommeil, rêve. Que fut cette nuit-là ? Il s'éveilla, le corps endolori, certain d'avoir lutté, contre quoi, contre qui ? D'abord, dans ses bras, dans le corps de Nani... puis dans l'univers, enfin, sur terre. Atterri, meurtri d'avoir perdu en une nuit tout le ciel ouvert par leurs corps. Elle n'était plus. Lui était là, debout, près du lit : Giovani.

"Désolé, tout ça est sans doute une dure épreuve pour toi, mais il n'y avait pas d'autre moyen, il fallait ouvrir le ciel, pour laisser les étoiles faire leur oeuvre et reconstruire la matière."

Que dire, comment réagir à cette ENORMITE ? Un bel homme, de l'âge de Nani, les traits latins aussi, plus tard il se dirait Italien, mais très grand, une barbe naissante... déjà, des yeux marron presque verts, des mains d'homme, on reconnaît les hommes à leurs mains.., se tenait là, face à lui. Il avait tout prévu, même les vêtements, une chemise blanche, d'homme, aux manches retroussées, un jean, d'homme... qui semblait déjà usé.

Sa voix, si différente, plus grave bien sûr, mais surtout plus traînante... avec un léger accent, comment avait-il réussi ça ? Ses gestes plus brusques, ou plus secs.

- Lève-toi, tes enfants t'attendent pour le petit déjeuner.
- Euh... comment leur as-tu expliqué ?
- Ben, rien... Nani a dû partir et son frère Giovani est arrivé.
- Ah...
- Allez, lève-toi. J'ai une journée chargée. Des rats dont je dois m'occuper...
- Pardon, mais je suis un peu perdu, un peu...
- Ecoute, tu es en vacances, tu t'occupes de tes enfants, j'aurai besoin de toi bientôt, je t'appelle et je te dis ce qu'on attend de toi.
- On, c'est qui ?
- On, c'est nous. On c'est Lui, ou Elle, ou l'Univers, comme bon te semble.
- Je suis perdu.
- On t'aidera.

Bruno se dirigea comme un somnanbule vers la salle à manger, Emilie jouait avec la mie de pain (elle avait toujours aimé faire flotter de petits crouttons sur son bol de lait de soja chaud...), Luc avait l'air sombre, il regardait devant lui, par la fenêtre, dans le vide.

- Bonjour les enfants...
- Bonjour papa !!!
- Vous avez bien dormi ?
- Oui !!!
- Oui et toi..?

Giovani alluma l'écran 3D de la cuisine, on vit soudain quelques images de la capitale envahie par ces rats toujours regroupés sur la montagne. Il dit :

- Je dois vous quitter, il me faut les emmener avec moi. Vous venez les enfants ?
- Non, on reste avec papa, dit Emilie.
- Euh... non... je reste avec papa, hésita Luc.
- Tu vas où Giovani ? s'enquit Bruno.
- Sur la montagne, mais d'abord je dois voir la Présidente, annonça-t-il.

(à suivre)

 

Par Luciamel - Publié dans : Le bel amant
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Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 22:31

Sans doute le blues s'est collé à mes semelles, ou est-ce le contre-coup d'un double jet-lag... ? qui sait si Sagan ne m'a pas contaminée avec sa tristesse... Ah, voilà, c'est plutôt ça ! une étoile en mourant, à des années lumière d'ici, a expulsé des milliards d'atomes de détresse dans l'univers. Le sentez-vous, comme moi ?

La déprime ce n'est pas forcément mauvais... ça nous aide à nous regarder moins complaisamment, et, parfois, c'est même profitable. Certaines pendules se doivent d'être remises à l'heure de temps en temps. Nous nous croyons aimables, et ne le sommes certainement pas tant que ça, alors le miroir nous dit notre laideur, des poussières d'étoiles nous constituent, mais infimes particules nous sommes de l'immensité.

Vertiges qui me saisissez, comme là-bas, à la vue de ces terrasses sur des toits plusieurs étages plus bas. Ne pas trop se pencher de peur de basculer. Ici, c'est en accrochant une ipomée sur un fil, moi perchée sur le rebord de la fenètre, soudain cette même impression revient, le vide... est là près de nous à chaque pas.

Aller dans la rue, croiser ces gens aux vies qui semblent toujours si... et plus... que la nôtre. S'imprégner de cela qui coule dans les veines de la ville, et puis s'enthousiasmer avec Lucas sur sa playlist :


D'abord, Kid Tonik - Aller plus loin.




Chanter avec lui : "aller plus loin, aller plus haut, plus loin que les étoiles, génération nouvelle, prisonniers de nos rêves, on ira plus loin que les étoiles, on ira chercher l'amour en escale, pour pouvoir en offrir aux autres... Et allez, destination espoir !"

Puis, Zaho - C'est chelou.



"Cette façon qu'elle a de te regarder, c'est quoi cette manière de t'appeler bébé... Tu diras à cette taspé que j'vais la taper, c'est chelou..."


Enfin, oublier le miroir... et se mettre à danser avec

Jey-Jey dance




Ben oui, quoi... la tecktonik...

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 17:02

Oh, le joli magasin que voilà, sur Hudson st. Est-ce là que la secrétaire de Miss Doodle vient faire ses courses ?



Par Luciamel - Publié dans : photos
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Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /Sep /2008 22:25

Rien lu d'elle, même pas Bonjour tristesse, mais Aimez-vous Brahms ? me plaît mieux, le titre... Comme vous, peut-être, je viens de voir le film sur F2... quelle découverte, et Sylvie Testud, splendide dans la retenue. Quelle leçon de vie, quelle aventure, quelle liberté, je l'admire a posteriori cette femme. Et puis la relation à l'écriture, oui, finalement, elle a tant exploré. Femme libre, femme éperdue de liberté.

Alors, pour répondre à Clarence qui regrettait de ne pas avoir vu de symbole flagrant de l'Amérique dans mon mini-reportage sur New York, je voudrais relever ceci : cet homme déjà photographié, enlaçant mon amie J., et nous contant si simplement son amour de la littérature, de la poésie, "Le Bateau ivre et Rimbaud, nous disait-il, c'est un Français, le connaissez-vous ?".

L'Amérique c'est Donald Green, vendant à la criée ses poèmes près de Soho, venu de sa banlieue, en métro, traînant son caddie et, à la différence de Françoise Sagan, sobre et pauvre, mais tout aussi libre et "fou de littérature"  et au même génie littéraire.





Il n'a sans doute pas le talent, ou la chance, la naissance... de Françoise, il en a la flamme, en tout cas.

Et puis pour compléter le portrait de New York, ce que la ville a symbolisé pour moi, quelques images, non pas Wall Street, car ça c'est une abstraction, mais quelques idéaux ou idées "force".

                                                                    L'ONU à New York



                                                         L'ONU sur la première avenue



                                                                  Ses gardes...



                                                           Son Empire State...




                                                             Son havre de paix




                                                                        Sa gastronomie



                                                                Ses valeurs




                                                              Ses poètes...

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Lundi 29 septembre 2008 1 29 /09 /Sep /2008 19:54

Mais comment, ne dis-tu rien de l'émerveillement ? N'as-tu rien vu en Amérique qui vaille la peine ? qui t'ait transportée au-delà de tout...

Bien sûr, j'ai cherché Woody Allen sur la 5e Avenue, j'ai vu sortir d'un collège super chic, des petites filles en jupe plissée, attendues par leur nurse en bas de l'escalier. J'y ai admiré l'architecture du Guggenheim, J. s'est faufilée dans le "tire-bouchon" intérieur du musée, où se tenait l'expo sur Louise Bourgeois, j'ai préféré l'attendre à l'extérieur.

Le soleil nous a accompagnées toute la semaine, à l'exception du dernier jour qui a vu un ouragan se lever sur la ville...

 



Brooklyn, à la recherche des petites maisons rouges du passé... J. s'en souvenait bien, mais où étaient-elles ces petites maisons rouges ? Après le pont, dans le parc Cadman Plaza, une dame noire questionnée n'avait pas la moindre idée de ce que nous voulions dire... les petites maisons... ça lui semblait incongru. On les a quand même trouvées ! à deux pas de là...



Sur la 6e avenue, celle dite des Amériques, j'ai appris à prononcer le nom du Village : "grèniche", et de Houston (hauston). J'ai vu le resto pour les enfants : Jekyll and Hyde (très coté par les ados, d'après la dame du New Jersey rencontrée dans le bus). Et Columbus Circle, là où Oliveira s'était posé pour son film.


On a vu Harlem, et ses stands pro-Obama, on a mangé de la "soul food" avec les habitants du lieu. Pas fait de photos à Harlem, comme à Ground Zero, ou Ellis Island... les impressions ne pouvaient se traduire en images (je les garde en moi).

J'ai retenu le côté "bon enfant", la bienveillance de la plupart des gens croisés, je dirai que New York m'a semblé un immense village... Toutefois, à la Tour Rockfeller, et dans le premier "deli" où nous avons essayé de commander un "bagel" (notre prononciation était à ch...), nous avons pu voir l'impatience des natifs, leur irritabilité face à notre "english" et face à nos interrogations de "Frenchies"... un peu plus et on se faisait jeter. Restez dans le moule "folks" !

Le retour par le pont de Brooklyn, quelle merveille ! rien que pour ça il faut aller à New York. A la sortie du pont, ces immeubles si... flagrants.



On a mis un certain temps à trouver un café (ils ont un déficit de ce côté là, flagrant lui aussi...), ouf, enfin, on peut se poser et déguster un "expresso" (J. a goûté une limonade à la menthe glacée).



Little Italy, le Routard vous le dit, le quartier a été bouffé par Chinatown, Soho et Nolita quelle fraîcheur ! c'est là où on comprend que nous Français sommes d'un prétentieux avec notre Marais, notre 19e même, notre branchitude, nos "artistes"... ici, vous vous sentez en province, à la campagne, comme si d'être connu, ou artiste, n'était pas plus que d'être... vendeur de cacahuètes. Pour ça, bravo les Ricains !




Et les poètes rencontrés dans la rue, lui, ici qui vendait ses poèmes... il est sur youtube, il a des articles dans les journaux, il parle si bien... J. a quand même été gênée d'être serrée de si près pour la photo.




Chelsea, et le super resto payé par nos amis américains... Gramercy Tavern, 42 East 20... Gramercy chers amis. Ca c'est américain, jamais ô grand jamais, un Français friqué ne se serait "abaissé" à inviter ses profs dans un resto de cette classe-là.






Alors, les Amerloques, je vous le dis : vous êtes la survivance du Nouveau Monde.



Par Luciamel - Publié dans : métro, voyages
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Dimanche 28 septembre 2008 7 28 /09 /Sep /2008 23:10

Vous dire, avant que l'impression ne meure, ce que fut Ellis Island, et la Statue de la Liberté...

A l'arrivée dans l'appart', 16e étage (en fait 15e car, par superstition, le 13e a disparu), à Greenwich village (prononcez Grèniche). Orientation Ouest ça :







et Est ça :




Le choc ! à l'arrivée, dans la nuit, dans les oreilles Gershwin sur les images de Woody Allen. La lune apparaissait entre l'Empire State Building et la Tour Chrysler. Y a pas, mon cher Clarence, je te donne raison, le luxe, quelle élégance ! (mais s'agit pas de tomber du mauvais côté de la pièce), merci à ceux à qui la vie l'a offert d'en avoir fait profiter si généreusement, deux malheureuses frenchies, profs de french, que dis-je, formatrices ! C'est peut-être ça être de gauche aujourd'hui, être plein aux as et le partager avec les autres.

Au matin, 6h30, le silence revient sur Manhattan, on n'entend plus que le chant des oiseaux et la soufflerie d'un immeuble en face; au lever du jour, tout le monde se tait ! La nuit fut lumineuse et bruyante : samedi soir, ça cause dans la ville ! C'est le moment de découvrir tous ces toits d'immeubles du Village, avec de belles terrasses aménagées : certains se la coulent douce à NYC.








Ca y est je suis dans le rêve !

Dimanche : visite de Central Park, tour de la ville à pied. Persistance de cette impression d'un monde conçu pour des enfants (un immense Disney World). Candeur et douceur de ses habitants.

Lundi : Manhattan sud ! Ellis Island et d'abord la Statue au nom français : Liberty. Tiens, quand ils étaient fâchés avec nous, ils ne l'ont pas rebaptisée : Statue of freedom...

Comme les "freedom fries", la "Freedom Tower" devra remplacer les Twin Towers et symbolisera en tant que "tour forteresse" la vulnérabilité et le repli sur soi du peuple sans passé. Près du Ground Zero, un couple de Japonais. Oui, en voyant cet énorme trou, on ne peut s'empêcher de songer à Hiroshima, en se disant que c'était un million de fois pire, Hiroshima... J. me raconte sa visite au mémorial japonais et la dispute à laquelle elle a assisté : entre un Américain et une Japonaise, lui s'obstinant "non, je ne demanderai pas pardon", elle répétant, les larmes aux yeux, "vous devez demander pardon".  Pas de photos. Trop d'horreur en ce lieu.

La statue, on en a fait le tour, et je puis vous dire qu'elle est belle, ô mortels, la Liberty !





 
Mais pour l'atteindre que d'humiliations encore. Le bétail que nous sommes, "folks !" , devait faire vite, s'engoufrer dans le ferry, sortir du ferry, faire le tour, vite fait bien fait, et repartir vers Ellis Island... l'île où les ancêtres de la plupart des Américains sont passés.

Ellis Island, c'est un chapitre en soi, il faudra revenir dessus, je n'y ai fait aucune photo, tant cela m'a choquée. J'ai vu sur mon Guide du Routard que
Georges Pérec avait écrit quelque chose sur le sujet... j'en reparlerai sûrement. C'est une sorte de camp de concentration "soft"... les émigrants étaient traités comme des bestiaux... avant de pouvoir rejoindre l'Eldorado, leur terre promise...















Et
Souchon dans tout ça ? non, rien... juste que de l'avoir lu ce matin, son interview dans Telerama où il parle de sa fidélité à sa femme, où il regrette nos illusions perdues de mai 68... et le "grand truc libéral" qu'il craint. Et ben ça me fait chaud au coeur, et en plus, en prime, dans le même numéro, j'apprends que Gérard Manset sort un nouveau disque génial, je découvre que Van Gogh avait un maître... Bref, je suis heureuse d'être en France, d'être française (si, si...) et de vous aimer vous les Frenchies !!!

 

  


Gérard Manset - Royaume de Siam
Par Luciamel - Publié dans : métro, voyages
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Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /Sep /2008 23:31

 

 

Dans toute histoire il y a une fin, celui qui la raconte forcément se tient à un bout... car l'histoire n'a de sens que pour lui, et pour ceux qui l'écoutent. Je vous dirai donc tout d'abord la fin de ce voyage, puis je le reprendrai à ses débuts, quand je m'envolai pour New York.

Samedi 27 septembre, Roissy Charles de Gaulle, ça râle dans la queue vers le contrôle douane, et qui râle ? je vous le donne en mille... deux Français, et en re-mille je parie que ce sont des profs, ou des fonctionnaires ! Les employés des douanes sont souriants, prêts à plaisanter même... tiens, on a quitté les States, ça sourit, bienvenue à Paris ! J'adore rentrer, j'aime voyager, découvrir, m'envoler, m'enfuir, mais rien ne vaut le retour, la sensation de rentrer au pays. A chaque fois je repense à ma grand-mère Custodia, si étonnée que je sois partie vers d'autres contrées,
"tu vois, moi je n'y suis jamais allée dans ces pays étrangers, et je me demande finalement à quoi ça sert, on naît, on meurt, sur la terre de notre Seigneur, pourquoi se perdre et s'éloigner de ce qu'on est, après tout, à quoi ça sert de s'en aller ?"

Nuit plus courte au retour, nous parcourons en sens inverse la course du soleil (oui, je sais, la rotation de la Terre), nous le rattrapons car à 1h30 du matin (milieu de la nuit à New York) il est déjà 7h30 à Paris. Nous sommes simplement allés vers le futur, qui vraiment s'en aperçoit ?

Retour du Nouveau Monde, je dirai ce qu'il a été... retour au vieux monde... quel soulagement ! 


                                             Roissy Charles de Gaulle


Retrouver mes marques, acheter Le Monde : hein ? c'est la fin du monde aux Etats Unis ? et nous qui n'avions rien vu... Faillite bancaire, réunion au sommet : Bush, Obama, McCain à la Maison Blanche, plan de sauvetage du système bancaire, de l'économie américaine... euh... pardon, j'étais en vacances près de Wall Street, à deux pas de là... j'ai rien su de tout ça. 
 

Comment ? Sarkozy joue à Spiderman à Toulon ? il a voulu faire de la varappe sur le mont Faro...

Bon, comment tout cela a-t-il commencé ?

Samedi dernier, le 20 septembre, départ de Roissy : interrogatoire, regards et questions soupçonneuses de l'agent d'American Airlines, tout à coup je me suis demandé si vraiment je n'avais rien à cacher...

Dans l'avion déjà un peu d'Amérique, avec les stewards et les hôtesses : pas de doute, ils ne sont pas français, plus calmes, plus posés, moins souriants aussi.

A l'atterrissage, voix lénifiante du commandant nous annonçant une avarie de "quelque chose", nous devrions être remorqués, mais "don't worry, no problem !" Les hauts-parleurs en cabine diffusent de la musique exclusivement, of course, américaine, avec Cyndi Lauper reprise en choeur par les deux Latinos assises derrière moi : "time after time".

A la douane, le traditionnel questionnaire (cf. la scène du film d'Oliveira, Christophe Colomb, l'énigme, où les deux protagonistes se font interroger en 1945 ou 47 à Long Island, l'un d'eux se faisant confisquer ses partitions de musique, des compositions originales, sous prétexte qu'elles pourraient contenir des messages codés...) agrémenté de systèmes électroniques bien plus sophistiqués permettant de ficher tout nouvel arrivant, empreintes digitales des dix doigts, et photo numérisée. Sous peu sur la planète entière : l'humanité sera tracée et fichée dans le Grand Ordinateur. 

N'oublions pas que nous arrivons au pays qui est un monde à lui tout seul, Nouveau il le fut, le Centre il l'est devenu, du Monde qu'il dit Libre.

C'est précisément ce que dénonce le président de la CNIL, Alex Türk, estimant que le fichier Edvige, contre les abus duquel il s'était néanmoins prononcé, était de la gnognotte auprès de ce qui nous menace : la traçabilité de chaque humain électroniquement, et numériquement (carte bleue, téléphones portables, internet, blogs...) : tout concourt à nous traiter comme du bétail et à limiter notre liberté.

Ici, à Roissy-American Airlines et JFK, c'est déjà comme un ennemi ou un criminel potentiel qu'on vous considère.

Quand j'ai dû apposer mes pouces, puis les autres quatre phalanges de chaque main sur ce boîtier électronique, relié au Grand Ordinateur, j'ai presque regretté d'être venue au pays de la "liberté" (avec en prime ma tronche numérisée pour l'éternité...). Mes premières "freedom fries", ai-je pensé, sont dures à avaler.

Pourtant, c'est pour toi que j'avais traversé l'Atlantique... 


                                                        Liberty...





Découvrez Cyndi Lauper!



Par Luciamel - Publié dans : métro, voyages
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Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /Sep /2008 16:08

Avant de vous en confier plus, car, en effet, le Nouveau Monde était peut-être là-bas, et l'on assiste probablement à son effondrement... voici la preuve que j'y étais : 


                                                                               Brooklyn Bridge


                                                           Derrière, c'est Manhattan Bridge


                                                                                    Lucia à New York

 

Par Luciamel - Publié dans : photos
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