Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /2010 22:28






Toi la soeur que j'ai vraiment eue
Sais-tu toi qui l'as vécu 
Ce que nous avons fait ensemble
Deux ans après moi, tu étais née
Alors on ne s'est plus quittées
Comme des amies qui se ressemblent
On a appris l'argot par cœur
Et j'ai été ton professeur
A notre école buissonnière 
Sûr qu'un jour on s'est battues
Pour peu qu'alors on ait connu
Ensemble les mêmes premières

[Refrain] :
Mais tu n'es plus là
A qui la faute
Pas à mon père
Pas à ma mère
Tu aurais pu chanter cela

Toi la soeur que je n'aurai jamais plus
Si tu savais ce que j'ai bu
De mes chagrins en solitaire 
Si tu ne m'avais pas fait faux bond 
Tu aurais fini mes chansons
Je t'aurais appris à en faire
Si la vie s'était comportée mieux
Elle aurait divisé en deux
Les paires de gants, les paires de claques 
Elle aurait sûrement partagé
Les mots d'amour et les pavés 
Les gars et les coups de matraque 

[Refrain]

Toi la soeur que je ne verrai plus jamais
Je suis moins seule de t'avoir appelée
Pour un instant, pour une peine
Je t'ai dérangée, tu me pardonnes
Ici quand tout vous abandonne
On se rappelle sa famille
 

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /2010 19:44
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                                                              Photo (c) Luciamel


Entendons-nous bien, quand je parle de vous, dans le miroir c'est surtout moi que je vois. Vos défauts, ce qui m'irrite en vous n'est souvent dû qu'à mon envie de ne pas me reconnaître telle que je suis. Il m'est arrivé récemment de me trouver confrontée à ce que je nommerai  "le degré zéro de la beaufitude". Sur les pistes de ski, des hommes... se retrouvant en bande, et s'entraînant mutuellement à celui qui ferait les plus belles blagues, les plus grasses... les plus... "blondes" ? Oui, je vous l'annonce solennellement, les hommes blonds (devenant, avec le temps, légèrement chauves sur le dessus du crâne) sont... "blonds" tout autant que les femmes.

Imaginez mon désarroi, moi l'intello, moi la Parisienne... moi... la brune  (et fière de l'être), quand, mon diplôme en bandoulière, mes lectures, mes citations de Cyrulnik, mes digressions sur Einstein, et toute mon envolée poétique (fado, fado...) se dérobent sous mes pas... Ici le concours est à celui qui saura faire rire l'autre, l'intelligence se jaugeant uniquement à cette aune-là... la beaufitude. Ce qui me désole est de constater que même dans la franche rigolade, l'amitié virile se décline sur le ton de la domination. Dans un groupe d'hommes vous trouverez toujours un "mâle dominant", celui qui attend qu'on se soumette à lui. Moi, qui suis habituée à refuser les dominations je m'étonne toujours de voir que le modèle semble se reproduire si aisément. Ce schéma est celui de nos institutions, celui de nos modèles sociaux, un mâle en haut... le chef de meute... et ceux qui se rabaissent, en dessous. En dessous... on trouvera... ceux qu'on essaiera de subjuguer : nos "inférieurs" sociaux, "beaufs", immigrés, femmes, enfants... Deux femmes, trois hommes... quelle surprise, regardant les résultats des élections, j'ai tout vérifié... les mâles dominants... avec des femmes servant de décoration... de justification... Ah ? Cécile Duflot ? Martine Aubry ? Ségolène Royal ? vraiment des chefs de meute ? ou plutôt des pions sur l'échiquier de ces Messieurs ? Je leur souhaite de trouver la force... de réagir, de surmonter les obstacles, de faire des propositions... nouvelles. 

Et surtout, regardons toujours dans le rétroviseur quand nous dénonçons les défauts de ces Messieurs...

Et surtout, attendons toujours le miracle... 

Et surtout, croyons toujours en nous : hommes, femmes, enfants... 




Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /2010 18:37
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J'étais au
pays du Dahu. Vous savez : l'animal qui a deux pattes plus courtes du côté qui longe la montagne, la nature l'ayant ainsi pourvu pour lui faciliter la grimpette, adaptation optimale de l'animal à son milieu, l'obligeant toutefois à toujours suivre la même direction et l'empêchant de rebrousser chemin... Cette singularité explique qu'on ait des Dahu de droite, aux pattes droites plus courtes, ils tournent toujours dans le sens des aiguilles d'une montre, tandis que les Dahu de gauche, aux pattes gauches raccourcies, vont à l'opposé. Se retrouvant de ce fait toujours face à face, ou fesses à fesses, ces deux espèces n'ont jamais pu se reproduire... 
 

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Ces deux grandes familles ont fini, par cousinage, par donner naissance à des Dahu au pelage changeant (car, suivant les saisons, ils grimpent plus ou moins haut dans les alpages). Pour les reconnaître il n'est qu'un moyen : l'observation attentive de leurs crottes. Parmi les Dahu de gauche ceux qui s'approchent un peu trop du sommet ont, du fait de la raréfaction de l'oxygène, tendance à saigner plus facilement, et il est fréquent de voir quelques gouttes rouges près de leurs crottes, alors que leurs cousins, qui aiment brouter le plus possible au ras des pâquerettes, font de jolies petites crottes toutes vertes et oxygénées. Les Dahu de droite qui s'aventurent tout en haut sont assez agressifs, ils passent leur temps à essayer d'expulser de leur territoire tout ce qui leur semble un peu trop vivant... et qui, soi-disant, vient manger leur pain... leurs crottes sont noires et sèches comme du charbon. Les Dahu de droite qui broutent tout en bas, près du ruisseau, en comptant fleurette aux vaches, veaux et cochons..., ont des crottes plutôt orange... leur bile n'ayant pas réussi à digérer tout ça... 

Ce soir est soir de chasse au Dahu. Vous avez sorti votre carte d'électeur, euh... de chasseur de Dahu ?

Prenez vos lampes, votre sac de jute... et attendez... toute la nuit. Sifflez de temps en temps pour en attirer un. Et, qui sait ? au matin... 
 
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Photos (c) Luciamel



En dehors des sentiers battus, j'ai aussi entendu ceci :





Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /2010 21:56

 

Regarder une interview de Patrick Modiano, un jeudi soir sur France 5... et, par moments, se dire... euh... non... je ne vais pas continuer... enfin... regarder... écouter... comment dire ? aurai-je toute la patience de suivre les pérégrinations langagières de cet homme, sous prétexte qu'on le dit le "meilleur écrivain" français contemporain ? 

Mais, c'est mon métier... écouter ceux qui cherchent leurs mots... qui hésitent, qui trébuchent... qui bafouillent, s'emmêlent les pinceaux dans leurs pensées. Et, souvent, je n'ai pas à le regretter, car, plus que les beaux parleurs, plus que les érudits, ils me font voyager en des terres de poésie. 

En ce moment, mon groupe d'étudiants : une Suisse (de 55 ans, travailleuse sociale), un Américain (55 ans, chef d'entreprise), un Italien (35 ans, journaliste), une Finlandaise (35 ans, institutrice). Notre cours aujourd'hui, suite à l'exposé de Ruth, la littérature française, et, pour elle, sa découverte de Françoise Sagan, de Bonjour tristesse et du film avec la merveilleuse Sylvie Testud; de sa passion pour l'oeuvre et la femme. 

Tour de table : votre amour de la littérature française ou autre. Federico nous a fait part de sa ferveur pour Marcel Proust dont il est un lecteur chevronné, et sur la tombe duquel il vient de se faire prendre en photo au Père Lachaise, ce qui, nous a-t-il confié, a beaucoup choqué sa mère, mais aussi Zola qu'il a littéralement dévoré (surtout Le ventre de Paris). Sam, lui, notre poète, qui n'arrête pas de nous interroger sur les mots, et de rimer à tout bout de champ, nous a avoué son amour pour Baudelaire, Stendhal, et Victor Hugo. Païvi, elle, m'a parlé d'un auteur finlandais qu'elle adore, ce qui m'a rappelé que j'avais le livre à la maison (déposé mystérieusement un jour dans ma bibliothèque par un inconnu), Mika Waltari, Sinouhé, l'Egyptien (en fait, moi, on m'a laissé "en cadeau", Le serviteur du prophète).

J'ai dit à Païvi que, grâce à elle, je savais quel livre emporter pour mes prochaines vacances à la montagne... 

Je vous souhaite une bonne semaine, vous enverrai, peut-être (s'il y a la Wifi) quelques images de mon paradis blanc...

En cadeau, cette autre suggestion de Païvi, elle est tombée en pâmoison en l'écoutant : une jeune musicienne américaine, au destin peu commun, tout comme Sagan... Melody Gardot.



 

Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 19:05

 




Meus lindos olhos, qual pequeno deus                                      Mes yeux si beaux, si petit Dieu,
Pois são divinos, de tão belos os teus.                                     Oui, si divins, qu'ils sont les tiens,
Quem, tos pintou com tal feição                                                 Qui te les a peints avec une telle intensité
Jamais neles sonhou criar tanta imensidão.                               Jamais n'a cru les décrire en telle immensité

De oiro celeste,                                                                           De l''or céleste,
Filhos de uma chama agreste                                                     Fils d'une flamme agreste
Astros que alto o céu revestem                                                 Astres que le ciel revêt
E onde a tua história é escrita.                                                   Et où ton histoire est écrite.

Meus lindos olhos, de lua cheia                                                 Mes yeux si beaux par la lune pleine,
Um esquecido do outro, a brilhar p´rá rua inteira.                     L'un de l'autre oublié, l'un à l'autre éperdus,
Quem não conhece o teu triste fado                                         Qui connaissent ton triste fado
Não desvenda em teu riso um chorar tão magoado.                 Qui révèlent dans leur rire une plainte si douloureuse.

Perdões perdidos                                                                      Pardons perdus
Num murmúrio desolado                                                            Dans un murmure désolé
Quando o réu morava ao lado                                                   Quand l'accusé habitait à côté
Mais cruel não pode ser.                                                           Rien ne pouvait être plus cruel

Este fado que aqui canto                                                           Ce fado qu'ici je chante
Inspirou-se só em ti                                                                    N'est inspiré que de ta vie
Tu que nasces e renasces                                                        Toi qui nais et renais
Sempre que algo morre em ti                                                      Dès lors qu'en toi quelque chose meurt 
Quem me dera poder cantar                                                      Comme j'aimerais pouvoir chanter
Horas, dias, tão sem fim                                                             Des heures, des jours, sans fin...
Quando pedes só pra mim                                                          Quand tu me demandes, à moi...
Por favor só mais um fado.                                                        S'il te plaît, encore un fado.

(traduction (c) Luciamel)




Ah, comme ça rassure de lire les résultats des entreprises du CAC 40. Quel bonheur d'apprendre que les organismes financiers, mais surtout les banques, ont réalisé des bénéfices colossaux en 2009. Au moins notre argent aura servi à quelque chose. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres... c'est aussi les déboires des industries (Renault, PSA et compagnie) qui les obligeant à faire allégeance, et à s'endetter, a soufflé des dividendes à tous ces actionnaires assoiffés. Des vampires, vous dis-je. Des vampires.

Le mur sera terriblement dur. Nous le savons.

Eux, les nantis (les gros actionnaires, et autres "riches" profiteurs du travail du plus grand nombre) se disent que tout est au mieux dans l'Adam Smith des mondes... Tout se régule, le bas, le haut, la droite, la gauche, les noirs, les blancs... avec le marché et son libéralisme. Vas-tu te poser des questions parce que tu es un "héritier" ? non ! tu vas, naturellement, essayer d'en profiter (tu serais bien bête de ne pas utiliser les relations de papa/maman, de ne pas défendre, chèrement, ta place, celle du favorisé  : les pauvres sont si nombreux... soyons logiques, à partager équitablement toutes les richesses ça ne créerait, au bout du compte, qu'une immensité de "pauvres", alors qu'en favorisant une classe de privilégiés on préserve intact... LE REVE.  Avec en prime, le principe du Loto, tous y ont un accès -surtout les pauvres, car quand on lit les livres consacrés aux "millionnaires gagnants du Loto", on se dit qu'ils étaient tous pauvres avant ! et que seuls les pauvres gagnent, c'est, par conséquent, la justice du "libéralisme économique", vous, pauvres, vous pouvez devenir riches grâce au Loto...). C'est Metropolis
 



Ce qui me désole (pour rester "sobre") c'est le discours
"des gens de gauche" et je puis vous dire que les extrêmes me plongent dans un abîme de perplexité... Les anarco-gauchistes-écolo-trotskistes me hérissent le poil. Je suis socialiste. Royaliste. Que voulez-vous, je suis fidèle. Je me souviens des quolibets sur mon blog (et d'autres blogs "féminins", car de féministe ils n'avaient rien) quand j'osais mentionner le nom de Ségolène Royal. Je pense que les femmes ont été les juges les plus sévères, les plus cruelles, à son endroit. 

Je suis fidèle à certains idéaux, je le répète avant elle j'étais une fervente de Lionel Jospin... (quelle déconvenue de voir comment, lui et sa femme, l'ont démolie : un manque de vision certain). 

Vous qui aujourd'hui vous apprêtez à "donner une leçon à la gauche", à faire entendre votre voix... (avec Le Pen, avec Besancenot, avec Duflot...) dites-vous que vous ne servez qu'un maître : le pouvoir en place. 

Oui, vous entendez négocier votre place dans les conseils régionaux... était-ce la meilleure méthode que d'affaiblir ceux qui, dans votre camp, pouvaient l'emporter ?

Ah, vous calquez votre stratégie sur celle de la guerre. Ah, oui... 

Que savons-nous de la vie ? si ce n'est le conflit ? Et je n'élève pas la compassion en exergue pour contrebalancer l'injustice (car quel marché se compare à celui-là... celui de la charité ? l'obligation d'empathie avec la souffrance d'autrui... quelle hypocrisie ! quelle tromperie...).

C'est comme l'amour... tiens ! pas de plus grande escroquerie que celle de la "charité"... (voyez toutes nos associations caritatives, que de mégalos à y prospérer...), les bons sentiments... ah, comme ça se vend bien dans les milieux bobos de gauche (que de fils et de filles de bourgeois "priviliégiés" de gauche qui s'engagent et "font carrière" dans l'humanitaire).

L'amour... n'est "rentable" que tant qu'il vous rapporte (c'est comme le CAC 40). 

Est-ce choquant de le dire ? profiter de la misère d'autrui pour se faire valoir (qu'on fasse partie d'une association humanitaire n'y change rien) est une bien triste chose. La gauche se doit ne pas rester assise sur de bons sentiments. La gauche doit avoir le courage de se critiquer, et même de faire profil bas... Il ne suffit pas de prendre la défense des faibles et des plus démunis (bien que ça soit chose fondamentale), encore faut-il avoir la poigne, la réponse, la ferveur qui portera l'ensemble de la population.


 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /2010 19:07
"Etre libéré
Lâcher prise
Je fais ce que je veux
Plus d'entrave
Je m'en fous de tout.

Parler des autres, des SDF, des politiques, pour que mon spectacle parle des autres. Eclater tout ça, éclater les structures de mon jeu".  Michel Boujenah.

Les relations hommes/femmes. Les hommes ont le droit d'avoir beaucoup de femmes, alors que les femmes doivent avoir un seul homme. Le mensonge de l'amour. On essaie d'être ce qu'on n'est pas. 

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Super, super... euh... tu dis quoi ? les hommes, les femmes, quoi ? euh... reprenons.
 

http://pawaland.canalblog.com/images/_Users_jeanchri_Desktop_petit_chaperon_rouge.jpg
L'eucytocine (in Wikipédia), pour celles qui ont accouché, ou allaité... uniquement.

"L'injection d'ocytocine dans le cerveau d'un mammifère produit des modifications significatives de son comportement : diminution de l'agressivité, augmentation de la sociabilité, plus grande résistance à la douleur, baisse de la tension artérielle, augmentation de l'appétit et comportement maternel chez les femelles. Ces effets persistent en moyenne deux fois plus longtemps chez les femelles que chez les mâles. Chez l'être humain, l'inhalation d'ocytocine permettrait de majorer un état de confiance vis-à-vis d'autrui.

L'ocytocine naturelle produite dans le circuit neuronal joue un rôle essentiel dans l'attachement entre la femelle mammifère et son nouveau-né". 

 
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C'est comme ça que Boujenah justifie son inconstance amoureuse... euh... vous (les femmes) avez de l'eucytocine... à certains moments bien déterminés, nous (hommes) ça survient sans crier gare... Les nanas qui n'ont pas d'enfant, ça se produirait pendant le rapport sexuel (rapport au fait qu'elles ne pensent, de toute façon, qu'à procréer... suivez le raisonnement !).

Alors que, pour ces Messieurs, ça pourrait survenir n'importe quand... dès qu'ils voient des seins dévoilés (d'où qu'ils nous bassinent sur leurs blogs avec des filles dénudées). Et que ça n'aurait rien à voir avec la personne qui se trouve en face d'eux... Pour vous donc, Messieurs, le sexe serait, forcément, indéterminé, alors que pour nous, faibles femmes soumises à l'influence de l'ocytocine, il serait dicté par votre présence, existence, unicité, domination, sans conteste. CQFD. 

Oui, Messieurs, vous auriez bien raison de nous trahir, d'être inconstants, volages et futiles... (se dit-il).

Retenez, simplement, que nous pourrons, par conséquent, très bien nous passer de vous, ou apprendre à vous manipuler. Heureusement, certains hommes aussi savent aimer... éperdument (voyez John Keats) et s'attachent à une seule femme (à la fois), car ils sont des humains comme nous. Certaines femmes se rient de l'eucytocine et n'ont aucune difficulté à vous collectionner... voyez Carla.

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un homme sous l'effet de l'eucytocine...




une femme qui a été aimée par cet homme... 


    
 
Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /2010 16:15
Comme suite au précédent billet, et grâce aux conseils (tout en intériorité) de l'écureuil, voici la version "fado" d'Aznavour. 

Tout d'abord, ce clip youtube Amàlia raconte l'importance de la France et de Paris dans sa carrière, puis sa rencontre avec Aznavour qui lui a écrit Mourir pour toi (qu'elle chante à la fin du clip).




Puis, par Aznavour lui-même :






Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /2010 14:43
En ces temps de morose frilosité à fraterniser, de sentiments tiédis ou réchauffés (quand ils ne sont pas commercialisés et, tout bonnement, mâchés ou pré-cuits), de tristesse à nos visages d'humanité, il n'est pas mauvais de s'en remettre aux poètes.

Hier, j'assistai à la Maison d'Amérique Latine à la projection du court métrage d'un jeune* cinéaste-plasticien chilien Enrique Ramirez ("Brises", en version intégrale sur son site). On a loué la dimension poétique de son travail, et rappelé que, de tous temps, les poètes ont sans doute été les vrais révolutionnaires de nos consciences endormies. Pablo Neruda étant bien entendu évoqué.

Etre poète n'est pas de tout repos, souvent pauvre et méconnu (de son vivant), on passe sa vie traversé de visions, medium d'un temps à venir, et cloué au pilori de la sensibilité. Tel est le message du dernier film de Jeanne CampionBright star, vu un peu plus tôt dans l'après-midi. John Keats et Fanny Brawn brûlés d'amour et de désir, enchaînés à la matière, plongés dans l'océan de leur attirance mutuelle, à coeur éperdu, tout autant que lui était immergé dans la poésie :  son étoile au ciel, par le souffle soulevant la poitrine de sa belle, l'un à l'autre inaccessibles, et pourtant à jamais unis.
 



Aznavour n'est pas poète il est chanteur, et tout en étant français n'en est pas moins d'origine arménienne, comme notre Président... qui n'est ni poète, ni chanteur, car il est Président (même s'il a épousé une chanteuse un peu poétesse, elle pas vraiment française bien que première dame de France, une sorte de princesse mariée au souverain), et qui, lui aussi, est d'origine étrangère, à l'image d'un grand nombre de ses concitoyens... 

Alors, permettez, suivant la proposition de Nicolas (non, pas le Président, le n°1 des blogs !), et suivant l'exemple de Didier (lui, l'écrivain de la joyeuse petite bande), puis de FalconHill (dont j'ai pour l'occasion re-découvert le blog nous vantant sa douce France), qu'ensemble nous prenions notre première leçon d'arménien. 

Il s'agit du texte d'un de leurs plus grands poètes : Paruyr Sevak (dont vous trouverez la biographie, sur la page Facebook : "devenez fan de"). 





Je suis sûre que vous avez, presque, tout compris mais, si vous le souhaitez, vous pourrez le vérifier ici, grâce à la version anglaise


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* j'arrive à l'âge, où tout le monde rajeunit... 
Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 20:59
Je ne l'apprécie pas outre mesure... (ses positions sur la religion), en cela il me fut assez désagréable de tomber, en tous points (sauf celui de la religion), d'accord avec lui. Il a dit avec des mots qui auraient pu être les miens (et qui, même, l'ont été) mon sentiment sur quelques débats de notre société. Lui c'est Michel Onfray.

Depuis que le livre est sorti, et même avant, ce ne fut que polémique, levée de boucliers (surtout par les femmes et par beaucoup se disant féministes), pour contester et conspuer, sans réserve aucune, le dernier ouvrage d'Elisabeth Badinter. Cette semaine dans Télérama, Weronika Zarachowicz ne s'est pas gênée pour la démolir.

Il intitula son article dans Le Monde comme en regard à l'un des miens... interpellant Olivier Besancenot. Le sien : Le nouveau parti anticapitaliste, ou la schizophrénie en bandoulière. Le mien : Le facteur et son doigt blessé... en bandoulière. Ce qui est drôle et confondant, c'est que nous parlons de la même personne, et que nous en disons à peu près la même chose. 

Puis, plus étonnant, il écrivit avant que moi-même je ne laisse ici (sans l'avoir lu, comme lui ne m'avait aucunement lu) sur mon blog des propos identiques aux siens  :

"A ce défilé de mode digne d'une cour des miracles, il nous faut désormais ajouter des féministes qui estiment que la maternité est le destin de toute femme, que la prostitution relève de l'exercice libre, sinon libéral, de son propre corps, que l'allaitement procure des sensations qui dispensent d'en chercher ailleurs - merci, chère Elisabeth Badinter, de résister à ce "féminisme"-là !"

J'ai ce soir écouté l'auteure du livre en question, sur France 5. Elle a rappelé que jusqu'à aujourd'hui en France, héritière des Lumières, on considérait qu'une femme avait des intérêts qui primaient sur la maternité, on trouvait normal qu'elle travaille peu de temps après l'accouchement, et on ne la culpabilisait pas de ne pas assimiler sa vie à la "maternité". La France se distinguait en cela de pratiquement tous les pays d'Europe, où les femmes qui procréent se doivent de se vouer à leur famille, à "l'élevage" de leurs enfants pendant leurs premières années (sous peine de se voir rejeter par la société, ou par la famille). Il se trouve que paradoxalement (ou très logiquement) c'est en France que les femmes ont le taux de natalité le plus élevé, en travaillant à temps plein; elle cite le cas de l'Allemagne qui connaît un taux de 26% à 36% de femmes n'ayant pas d'enfants. Badinter demande : "dans ces conditions, peut-on continuer à pathologiser les femmes qui n'ont pas d'enfants, dans ces pays où le poids de la maternité n'est pas supportable ? peut-on continuer à soutenir que les femmes qui ne veulent pas d'enfants ne sont pas des femmes ?"

Or, en France, à la fille des Lumières, à la Marianne... au bonnet phrygien rouge, à la femme menant le peuple vers sa liberté... on tente de substituer une femme enceinte... à la robe blanche immaculée, au bonnet devenu blanc... et à l'entrave familiale évidente. On tente de nous convaincre que le retour à la nature est un retour à l'authentique... le retour à l'allaitement, à l'éducation des enfants, la valorisation de ceux-ci, l'idolâtrie, jusqu'à s'énamourer de ceux qu'on devrait seulement éduquer, deviendrait la vraie féminité, et, paradoxalement, représenter le vrai féminisme. 

Ce sont ces mêmes femmes qui veulent allaiter, croire qu'on les laissera élever leurs enfants un, deux, voire cinq ou six ans (pourquoi se limiter ?) comme en Allemagne ou en Suisse, où, on considère que c'est pour le "bien" de l'enfant, et que tout "naturellement" c'est à la femme de s'y consacrer, car ça sera bien plus profitable (le père étant bien plus efficace et rentable au travail), ce sont ces femmes qui croient qu'on leur réservera ensuite une place de choix dans la vie professionnelle... qu'il leur suffira de vouloir revenir au travail, pour pouvoir... après 1, 2, 3, 5 ou 10 ans... reprendre facilement une carrière... La lutte était d'essayer de parvenir à la parité, de ramener les salaires à l'égalité, de permettre aux femmes d'être perçues professionnellement comme des égales... de faire en sorte qu'à la maison, les tâches soient partagées, or, ce retour à la maison... ne fera que nous entraver, ne fera que justifier notre "différence" sociale... notre "spécificité biologique"... (on aura beau me dire qu'on peut très facilement allaiter et continuer à avoir une activité professionnelle, une collègue qui vient d'accoucher et qui va sans doute demander le congé parental, m'a confirmé que de congeler les biberons, de les décongeler sous des conditions très précises, était très très contraignant, qu'étant donné la difficulté de trouver une place en crèche, le fait qu'elle voulait allaiter (étant donné qu'elle se disait que c'était "mieux" pour le bébé) elle préférait renoncer à travailler... pendant un an).

On aura beau jeu de relever qu'Elisabeth Badinter est héritière et actionnaire de Publicis, et que l'image de la femme dans la publicité est loin du féminisme... on tombe comme dirait Onfray une fois de plus dans la schizophrénie : on reproche à la philosophe, d'être trop et pas assez féministe à la fois... Si tu es femme rien ne te sera épargné : tu es actionnaire et philosophe... et féministe... c'est bien trop pour une seule personne, nous ne saurions le pardonner, si tu étais homme... ça serait bénédiction, ou habileté. 

Toutefois, je rejoins cette critique qui nous demande à nous femmes d'un peu plus nous responsabiliser, de moins nous victimiser, et de moins nous complaire dans nos conditionnements ancestraux (dans ce qu'ils peuvent avoir de rassurant et de satisfaisant). 

Paradoxalement, à côté de cette féminité traditionnelle sur le retour... une autre semble vouloir s'imposer. 

Je me suis demandé l'autre jour si je devenais une vieille schnock quand assise face à une toute jeune femme dans le métro, je me suis surprise à me dire qu'elle faisait de la provo... 

Il devait faire moins 2°C dehors, elle s'est assise face à moi, manteau en fausse fourrure aux hanches, short très très court (on ne le voyait plus quand elle était assise), collant noir transparent en dessous, bottes. Jambes écartées, je n'en croyais pas mes yeux... mon voisin non plus, ni l'homme assis près d'elle qui semblait avoir du mal à déglutir... tant il se retenait. Elle sembla comprendre leur gêne, car au bout d'un moment (elle devait être étudiante) elle sortit un cahier avec lequel elle couvrit ses cuisses, faisant mine d'écrire quelque chose. Cela n'empêcha pas ces Messieurs, ni moi, de vérifier régulièrement qu'on avait bien vu ce qu'on avait vu. 

Une semaine avant, la même scène... une autre jeune femme short (décidément elle n'ont pas froid... aux "yeux"...) mini-mini par un froid glacial, jambes écartées... hommes semblant dans le désarroi, elles très jeunes-femmes à l'allure hyper sexy. 

Ces scènes me sont revenues en lisant l'article d'Olympe nous présentant le Dictionnaire iconoclaste du féminin, et son article sur les "préliminaires"... En effet, ces Messieurs n'auraient pas besoin, eux, quand ils se retrouvent à coucher avec nous à devoir être excités... car ils l'ont été tout au long de la journée : dans les pubs pour les yaourts, la voiture, le forfait, ou pour le parfum... par des jeunes filles testant leur séduction sur eux dans le métro, et avec leur femme s'étant acheté les dessous de la fille à moitié nue, vue sur des affiches d'abri-bus... (allez sur les blogs de ces Messieurs, et vous retrouverez in extenso, les reproductions de ces photos de jeunes filles dénudées, dans des poses suggestives aux allures pseudo-romantiques, et dans des lumières tamisées à l'érotisme suggéré - Hamilton n'est pas loin - , sans parler des affiches de films tels que "Nine", où un homme en costard-cravate et lunettes, est entouré de jeunes femmes aux tenues affriolantes). Le pire dans tout ça est que certaines femmes jouent le jeu... qu'elles soient suffisamment conditionnées pour croire que comme ça (en soutien-gorge et porte-jarretelles), elles seront aimées (parce que pour elles, l'essentiel et l'unique sens à leur vie est d'être aimées...) 

On revient longtemps en arrière... la femme portant des dessous, se maquillant, se coiffant, se focalisant sur son corps, pour séduire l'homme, être sexy étant le summum (avant le mariage... ou comme maîtresse), mais dès qu'elle enfante, retournant à la maison, se mettant à allaiter, arrêtant de travailler pour élever ses enfants... elle fera tout pour correspondre à l'image de la MAMAN. 

AU SECOURS !!! les femmes perdent la boule. 
 


Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 17:32

Modeste-5

Aujourd'hui c'est l'anniversaire de beaucoup de monde... 1/360e de l'humanité ? et plus encore si j'en crois mon google reader et mes flux RSS, voici en effet ce que je viens d'y trouver :

d'abord Gaël, bon anniversaire l'écureuil :-)))))

puis l'anniversaire de Gaël (le même) chez Gularu.

ensuite celui de Crissa, chez l'oiseau libre (The Freebird, Thierry)

encore l'anniversaire de Gaël (il a des parts chez Miko ou quoi...) chez Homer.

puis les cinquante ans de Jorge, ça semble ne pas être d'aujourd'hui, mais le billet lui l'est, alors... 

Oui, je sais, ça ne fait que trois anniversaires, dont un qui est déjà passé... mais voilà, ça m'a amusée (et il m'en faut peu) cette cascade de voeux.

Et vous ? ce n'est pas aujourd'hui votre anniversaire ? 

A la Saint Modeste ne soyons pas en reste, et ce blog d'OverBlog (en fait je me rends compte qu'il y en a plein de bien sur ma plateforme, nananère les Bloggers !) pour nous faire découvrir les dictons du jour :

Ephemeridiae (à qui j'ai également emprunté l'illustration de mon billet). 

A la Saint Roméo (c'est demain) n'en perdons pas une miette (pour Juliette).





 
Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 00:21
'j'ai eu un coeur, je l'ai perdu... comme j'aimerais le retrouver... prisonnier du fleuve, noyé dans la mer... "

********************************************************************

Avez-vous peur de mourir ?
Qu'est-ce que mourir ?
Vous l'êtes-vous déjà représenté ?

Le néant, les vers qui rongent, ou les cendres...
La non conscience.

J'ai rêvé de l'après-vie.

Et l'illusion du monde manifesté :
imaginez, tout l'univers et son immensité infinie,
pure chimère, un flop... un rien. 

Et si Dieu existe, et que l'univers n'est rien, 
qu'un flop...
Qu'est-ce que Dieu ?

J'ai vu mon être au-dessus de l'océan,
moi, rien que de la présence flottante,
au-dessus des vagues.

Je me suis dit : "je ne suis pas tangible,
j'existe et pourtant je n'ai aucune matérialité"

Pourtant, d
ans ce rien j'étais bien, 
j'étais suffisamment pour comprendre 
et pour me fondre à l'univers.

Mon corps n'est que du provisoire,
ma conscience n'est que de l'instable.
Dans cette instabilité, l'amour est tout,
l'amour de chaque être à l'infini.
Toi que j'ai aimé un jour, une heure,
de toute éternité mon coeur le porte.

Je n'ai pas procréé mais je puis dire que j'ai aimé.

A l'infini. 

Et, l'infini m'attend.


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /2010 12:33

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Le débat semble se poursuivre, la réponse de
Noèse est riche et respectueuse, je l'en remercie (car ce sont qualités qui me font parfois défaut). Vu le tollé, et constatant comment les femmes s'en sont emparé (suivant deux positions distinctes, celle des mères et celle des non-mères), je me dis qu'Elisabeth Badinter a touché, là, un sujet hyper sensible. 

Petite recherche rapide pour alimenter ma/notre réflexion, ainsi que la découverte de quelques blogs fort intéressants :

Elisabeth Badinter est mère de trois enfants, ce n'est donc pas le ressentiment ou la frustration de ne pas avoir enfanté qui l'a conduite à essayer de démonter les préjugés sur un pseudo instinct maternel qui aurait existé tel quel de toute éternité... ces extraits de L'amour en plus me semblent édifiants. Pour approfondir encore, et, je l'espère, enrichir notre pensée (voire notre esprit), de nouveau un renvoi à l'excellent blog Dilemnes.com : il s'agit ici de la référence à l'émission Apostrophes (du 30/05/1980, ce qui ne nous rajeunit pas) où E. Badinter était invitée pour L'amour en plus. La question débattue étant celle de l'amour maternel, non pour le nier en tant que tel, comme tout autre forme d'amour celui-ci participe de notre humanité, mais pour essayer de démontrer qu'il n'a rien d'inné ou d'éternel. Un autre invité de cette même émission, "André LANGANEY, auteur de "Le sexe et l'innovation", pose la question de l'inné et de l'acquis dans le comportement maternel. Il étudie les espèces animales (dont certaines sont des automates génétiques) ou le comportement maternel n'intervient qu'à un certain niveau, et se demande si l'amour est un fait culturel ou un fait de société."

Force est de constater que ce "féminisme naturaliste", dénoncé aujourd'hui par la philosophe dans son récent ouvrage, Le conflit - la femme et la mère, nous renvoie étrangement à une époque que nous pensions révolue... Il est plus étonnant de voir que ce sont des féministes qui se mettent à défendre "l'instinct maternel", la naturalité de l'amour maternel (lui conférant une qualité d'inné et non d'acquis, invoquant même, pour ce faire, Darwin...). 

Olympe me rappelle qu'elle s'oppose à Badinter (dont le féminisme n'est pas allé jusqu'à garder son nom de jeune fille... et qu'on critique aussi pour sa position d'actionnaire et de Présidente du Conseil de surveillance du groupe Publicis, voir la page Wikipedia), non pour défendre l'instinct maternel, ou l'amour maternel... en soi, mais pour revendiquer le droit des femmes... à pouvoir rester à la maison, à allaiter, si elles le souhaitent, tout en étant protégées professionnellement... ça me semble un peu risqué (c'était d'ailleurs l'une des propositions de Sarkozy lors de la dernière campagne présidentielle : créer un "salaire pour les mères" souhaitant rester à la maison pour élever leurs enfants, car lui aussi défend le droit à une "maternité" protégée...). 

Mais, comme le dit Olympe , fort élégamment, lorsqu'elle analyse dans son dernier billet la campagne gouvernementale sur "La France [qui] investit dans son avenir", où l'on voit une Marianne enceinte jusqu'aux yeux, elle a "l'air maline à critiquer Elisabeth Badinter quand elle fustige le retour aux valeurs maternelles!"

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /2010 19:06

http://image.ifrance.com/cinema/film/8/3/45638-8-tristan-yseult.jpg


Nous sommes engagées depuis hier, ma chère Noèse et moi, dans une bataille... ou, pour le dire plus sereinement, dans un débat d'idées. 

Tout a commencé chez l'oiseau (Thierry) qui (c'est la nouvelle tendance chez les hommes, comme dirait Zemmour) voulait devenir mère. Ce à quoi j'ai répondu que ça suffisait cette idolâtrie de la MERE... franchement, il n'y a qu'à regarder autour de soi, pas toutes des exemples à suivre, souvent même, de grandes pourvoyeuses de névroses (nos mères...). Mais, à cela, ma très chère Noèse, a surenchéri : non seulement elle le comprenait Thierry, mais en plus elle ajoutait qu'une femme, pour être une vraie femme se devait d'être mère, le stade ultime étant, pour elle,  la maternité.

Vous imaginez... mon questionnement...

Vous êtes les bienvenus pour y répondre.

Mais, je n'ai pas voulu, depuis qu'Elisabeth Badinter a relancé la polémique (et que déjà Olympe ne semblait pas comprendre sa/ma position), m'engouffrer sur ce terrain-là. Donc, ce soir, c'est à une autre interrogation à laquelle je vous invite.

Tristan aimait-il plus Yseult qu'une femme aime son enfant ?

Yseult aimait-elle plus Tristan qu'elle n'aurait aimé un enfant de lui ?

Qui Tristan aimait-il véritablement, et Yseult ? vu qu'ils avaient bu la potion magique...

Que seraient devenus Roméo et Juliette s'ils n'étaient pas morts et qu'ils avaient procréé ?

Bouddha... et sa descendance, vous imaginez ?

Jésus, on sait depuis un certain temps (et je ne me réfère pas seulement au Da Vinci Code, j'ai d'autres sources... quand même) que sa relation avec Marie Madeleine n'aurait pas été que celle du maître au disciple (car elle était, et c'est attesté, l'un de ses plus proches disciples), de là à affirmer qu'ils auraient eu des enfants... Mais la question subsiste : qui Jésus aima-t-il le plus ? lui qui aurait dit : 

« Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu apporter la paix mais l'épée ; car je suis venu séparer l'homme d'avec son père, la fille d'avec sa mère, et la belle-fille d'avec sa belle-mère ; et l'homme aura pour ennemis ceux de sa maison. »

Jésus selon Matthieu 10, v.34-36

 

« Je suis venu pour jeter le feu sur la terre ; et que désirai-je, sinon qu'il s'allume ? Croyez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, je vous assure, mais au contraire, la division ; car désormais s'il se trouve cinq personnes dans une maison, elles seront divisées les unes contre les autres ; trois contre deux, et deux contre trois ; le père sera en division avec son fils et le fils avec le père ; la mère avec la fille, et la fille avec la mère ; la belle-mère avec la belle-fille, et la belle-fille avec la belle-mère. »

 

Jésus [d'après Luc 12, 49-53]


Pour en revenir à Sur la route de Madison, Francesca a-t-elle plus aimé ses enfants, en se sacrifiant à eux, qu'elle n'a aimé Robert, le photographe, croisé durant 4 jours de sa vie ? 

Vous pourrez répondre à ces questions pour ce qui vous concerne, nullement pour les autres, nullement pour moi. Permettez, donc, que je m'élève contre un diktat (nouveau) qui voudrait m'intimer qu'être mère est l'absolu, l'ultime, le summum, pour une femme. Je m'inquiète même de cette régression, et je donne toute raison à Elisabeth Badinter, oui, les femmes sont en train de se replier sur leurs fondamentaux... Pour quelle raison ? il me semble qu'elles sentent qu'elles vont bientôt devoir abandonner ce privilège-là : bientôt les bébés ne seront plus le fruit de leurs entrailles... mais elles continuent à s'accrocher à cette prérogative-là, quelle qu'en ait été la souffrance... elles se disent que telle est la volonté divine : "tu enfanteras... dans la souffrance", et tu seras la "madone", mais elles voient venir le jour où l'enfant naîtra d'une machine. Ca semble les désoler... car alors elles auront perdu quelque chose... quoi exactement ?

Et l'enfant qu'aura-t-il gagné ? perdu ? le père qu'en retirera-t-il ?  

Et toi, femme, qui es-tu, si je te dis que tu n'es plus LA MERE ABSOLUE ? 






Par Luciamel - Publié dans : Hommes, je vous aime
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Mardi 16 février 2010 2 16 /02 /2010 20:29

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Je ne sais pas vous, mais moi énormément de gens m'aiment... des gens adorables, qui plus est. 

Ils me le disent, me le font sentir, chaque jour j'en ai la confirmation. Ils sont mes ami(e)s, mes étudiant(e)s, mes parents, mes lecteurs et lectrices, mon neveu... certains de mes ex. Que désirer de plus ? Que ceux qui ne peuvent pas m'aimer (et que j'aime) y parviennent ? Non. Je voudrais mettre fin au non amour.

Désormais, "qui m'aime me suive" devrait être la devise.

Je regarde les infos, je vois un palais à Haïti écroulé, et un Président de la République française qui ne trouve rien de mieux pour aider ce pays en ruines... que de participer à la reconstruction du Palais.

Ca m'écoeure, indécence sans nom que tout cela.

Al
ors, pour bien comprendre l'origine de tout ça, je vais regarder pour la énième fois... Sur la route de Madison.Qu'il est difficile, parfois, d'être aimé, de s'aimer.Attendons de mourir, que soient morts ceux que nous avons aimés, pour l'accepter, pour que l'amour vive.



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                                                                  Photos (c) Luciamel

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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /2010 21:46
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                                                                    photo (c) luciamel


Ces images glanées sur le chemin, tout à l'heure ce vélib' accroché par "son" propriétaire à une borne... nous sommes parfaitement dans l'illustration de la schizophrénie de notre monde : je profite d'un système, je suis le voleur voulant me protéger des autres voleurs... mais comme ce que j'ai volé n'a aucune valeur, je l'accroche à ce qui n'est que du vent...

Hier,
Metropolis sur Arte, comme quoi l'empêchement de naviguer sur internet a du bon, car j'ai regardé ce film en avant-première mondiale (la nouvelle version) alors que si mon ordi avait fonctionné j'aurais tout bonnement évité...

La première scène :
ces nantis assis à Berlin, en ce 12 février 2010. Je me suis dit que c'était quand même irritant ces privilèges toujours perpétrés... car ces gens, dans cette salle face à cet écran, cet orchestre, en avant-première mondiale... ont, forcément, été triés sur le volet.

Quelle ne fut pas ma surprise moi qui gribouillais ceci sur un bout de papier avant les premières images du film :

Vous ne serez grand que si vous renoncez à votre grandeur. Tout puissant qui ne s'est un jour abaissé a été détrôné.
 

En lisant les mots... le choc des mots dans
Metropolis :

"J'ai voulu voir le visage des hommes dont les enfants sont mes frères et soeurs"

"Mais où sont ceux qui ont bâti ta ville de leurs mains ?
- A leur place, dans les profondeurs.
- A leur place ?
(...)
- Mes frères, dans les profondeurs.
(...)
- Et si, un jour, ceux du fond se soulèvent contre toi ?"

"L'être de l'avenir : l'être machine."

dit le scientifique ayant créé le robot parfait, la femme, qui va entraîner les ouvriers à leur perte.

Les deux Maria... la "vierge", celle qui guide les hommes d'en bas, la divinité... et l'autre, celle qui les entraîne à leur perte, la femme aux moeurs dissolues... Vous, hommes, décidément toujours tiraillés entre la maman et la putain... Fritz Lang... ça date pourtant, mais ça semble toujours d'actualité. Tiens c'est l'heure de Zemmour... 

A la fin, tout rentre dans l'ordre... et la morale est sauvée...
le médiateur : entre les mains et le cerveau est le coeur... le fils parvient à relier le père (le Président) à l'ouvrier. C'est bien joli tout ça mais l'ouvrière va se marier avec le fils du maître du monde... leurs enfants seront des... princes... qui n'empêcheront nullement les injustices de se reproduire à l'infini. La mauvaise femme... sera brûlée, comme de bien entendu. 

Mister Sarko... et son fiston (le grand-père aussi est dans l'actualité avec son expo à Budapest), Marie Drucker (avec sa licence de lettres à la Sorbonne... tiens c'est drôle, j'ai une licence et un master à la Sorbonne, mais je n'ai pas la même carrière que Marie Drucker...), Marion Ruggieri... excusez-moi... mais c'est quoi leurs diplômes, leur qualification, ce qui a poussé au choix de leur "candidature" ? être fils ou fille de leurs parents ? amis de ?

A Berlin, des nantis ont vu Métropolis... Dormez... restez dans votre torpeur... nous vous réveillerons. 

A Paris... nous continuons à privilégier les princes... A Paris, le coeur... l'intermédiaire, est en suspens. 


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                                                                                         photo (c) luciamel





Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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