Avons-nous des raisons de nous retrouver entre filles ? Vaut-il mieux "limiter" la présence des garçons ? Il se trouve
qu'on ne se dit pas les mêmes choses entre nous, il se trouve qu'on aime bien se dire... nos secrets à nous. Ils parlent de vous... aussi nos secrets. Ils viennent de vous aussi nos
secrets.
J'aime les hommes en face à face. Je redoute ces hommes minoritaires (les 5% qui sont pervers, misogynes, violents,
dominateurs) car ils vont tout faire pour entraîner le groupe dans leur sens : le mépris de la femme. Il se trouve que la culture dominante (latine) leur donne raison... ainsi, ils se sentent
valorisés.
Le jour où l'égalité de droits sera effective nous n'aurons plus à nous protéger des 5% de prédateurs, ou des 5% de
dominants (la domination a toujours le même chiffre) qui veulent que le monde continue à être ce qu'il est.
Alors, en attendant, nous continuons à nous donner rendez-vous entre nous... au Montmartre des Blogueuses(le MDB)... histoire de parler de vous, hommes que nous aimons, nous femmes qui essayons de nous aimer... et de parler de sujets qui pourraient tous nous intéresser.
Simon
Gaetan vient nous tirer le portrait habituellement, sera-t-il là mardi prochain ? C'est un homme, et pourtant il se sent bien parmi nous, femmes. Et, qui sait, peut-être aurons-nous la
chance que son ami Lord Harry Wisley l'accompagne...
Jacques Higelin nous a rencontrées... il a été séduit, et pas du tout effrayé par tant de filles... à la fois.
Nous avons tous une ombre, nous avons tous une casserole que nous traînons plus ou moins
silencieusement... Je me demande comment est la mienne (je la croise de temps en temps... pas agréable comme sensation). DSK... est en pleine lumière, son
ombre même est flagrante... Ce qu'il traverse est lourd, à la mesure du pouvoir qu'il avait. Je n'ai pas compris qu'en France, on ait écarté si facilement et d'un revers de main gauche...
(connaissant les penchants, les faiblesses, les erreurs... précédentes de l'inculpé) les dires et le courage (éventuel) de la femme qui a bravé ce que peu de femmes
osent, surtout s'agissant de l'un des hommes les plus puissants du monde. S'il l'a vraiment violée (car le texte de la plainte déposée contre D. Strauss-Kahn ne laisse pas beaucoup de doutes,
et les charges semblent avérées), il mérite d'être traité comme le commun des mortels. Ce n'est pas nous dont les dirigeants politiques viennent sur des plateaux télé se vanter de la domination sexuelle que leur statut leur
confère qui allons donner des leçons au pays qui traite d'égal à égal un directeur du FMI et une femme de chambre du Sofitel. Non, rien ne justifie les traitements de faveur dans ces
cas-là (ni d'autres d'ailleurs).
Qu'elle ait pu tout inventer n'est rien de plus que sa possible culpabilité à lui.
Il a demandé un traitement spécial et ne l'a pas obtenu. Je dirai que c'est l'exemple que nous donne l'Amérique
aujourd'hui, à eux en retour de notre cadeau d'autrefois, de nous apprendre ce qu'est le symbole de la Liberté !!!
Sur DSK, des scandales sortent... mais bien sûr, en France, on trouve que ce sont les délires de femmes n'ayant pas eu le
courage de se prononcer avant. Yasmina Reza avait déjà signalé la
personnalité du prévenu... mais on avait fait le dos rond... car l'abus sexuel, ou le harcèlement, est plutôt assimilé (en France et en Italie) à de la vigueur... la preuve même,
comme disent certains, qu'on serait plus taillé pour le job en tant qu'homme.
Cette affaire semble tellement la caricature des abus de notre monde qu'elle en deviendrait exemplaire
:
- un homme violentant, ou violant une femme;
- un riche abusant d'une pauvre;
- un blanc humiliant une noire;
- un Français... se prenant pour le roi du monde.
Alors, les larmes de Martine Aubry (c'est son karma !), les cris d'orfraie de Jack Lang... ne me font ni chaud ni froid,
leur favori a flambé... J'entends plutôt celui que j'avais pressenti :
Bertrand Delanoë qui semble avoir compris que son tour est venu. Ségolène Royal se tient sur les rangs, elle semble très sereine face à tout ça (elle en a vu d'autres, la trahison de
son ex-compagnon, ses ex-ennemis (tous alliés contre elle) maintenant au pilori... et elle n'en retire même pas de satisfaction).
Je suis optimiste, car les pourris de cette planète devraient se préparer à traverser une mauvaise passe...
Bon, je vous l'annonce sans ambages, ce soir est le grand soir !!! après des années de
frustration, d'injustice et de tristesse, ce soir cela va advenir. Oui, je peux vous l'assurer, c'est aujourd'hui que le Portugal va gagner l'Eurovision !
Enfin, j'y crois pour de vrai, je me dis qu'ils vont gagner. Le groupe s'appelle Homens da luta,
sorte de groupe musical satirique (un peu comme La chanson du dimanche) et très engagé politiquement. Mélange de musique traditionnelle folklorique et de paroles révolutionnaires, ils
chanteront le poing levé !!! Etant donné ce que vient de vivre le Portugal, étant donné ce que vivent tous les Européens en ce moment, ça risque de faire un tabac. Le titre de leur chanson :
A luta é alegria (la lutte est joie). Extraits (traduction rapide) :
"parfois tu te sens déprimé, parfois tu manques de confiance en toi, parfois tu te mets à désespérer. Le jour
comme la nuit, la lutte est joie. Et le peuple avance dans la rue en criant. Peu vaut la ceinture toujours trop serrée... peu vaut la rage pour t'aider. Apporte le pain, apporte le fromage,
apporte le vin... nous allons chanter contre les réactionnaires. Ils ne manquent pas ceux qui te préviennent de "faire attention". Ils ne manquent pas ceux qui te demandent de te taire... Ils ne
manquent pas ceux qui veulent te vendre l'air que tu respires... La lutte continue quand le peuple sort dans la rue.
Je vous laisse les découvrir, et vous dis à tout à l'heure, après les votes ;))))
(letra de Nuno Duarte / música de Vasco Duarte)
Por vezes dás contigo desanimado
Por vezes dás contigo a desconfiar
Por vezes dás contigo sobressaltado
Por vezes dás contigo a desesperar
De noite ou de dia, a luta é alegria
E o povo avança é na rua a gritar
De pouco vale o cinto sempre apertado
De pouco vale andar a lamuriar
De pouco vale o ar sempre carregado
De pouco vale a raiva para te ajudar
De noite ou de dia, a luta é alegria
E o povo avança é na rua a gritar
E tráz o pão e tráz o queijo e tráz o vinho
E vem o velho e vem o novo e o menino
E tráz o pão e tráz o queijo e tráz o vinho
E vem o velho e vem o novo e o menino
Vem celebrar esta situação e vamos cantar contra a reacção»
Não falta quem te avise «toma cuidado»
Não falta quem te queira mandar calar
Não falta quem te deixe ressabiado
Não falta quem te venda o próprio ar
De noite ou de dia, a luta é alegria
E o povo avança é na rua a gritar
E tráz o pão e tráz o queijo e tráz o vinho
E vem o velho e vem o novo e o menino
E tráz o pão e tráz o queijo e tráz o vinho
E vem o velho e vem o novo e o menino
Vem celebrar esta situação e vamos cantar contra a reacção
rue Rambuteau, il est là... tous les jours... je lui ai demandé l'autorisation de le prendre en photo. Si vous voulez
il vous écrit un poème. photo (c) Luciamel, le 11/05/2011.
Moi, j'aime les gens entiers, ceux qui gueulent, ceux qui prennent des risques de dire des conneries (et je
suis bien placée dans ce Wikio-là...). Ceux qui écrivent des poèmes... et qui pensent que ça suffit à changer le monde...
J'aime Euterpe, je l'ai rencontrée à Berlin, une femme passionnée, attentive, et, surtout, voulant m'expliquer l'histoire
de chaque rue, de chaque monument, de chaque quartier... patiemment. Mon amie. L'attaquez pas !!! où vous me trouverez. L'amitié pour moi c'est sacré (ça ne m'empêche pas d'en dire des
vertes et des pas mûres à mes ami(e)s, mais parce je les aime)
Après, vous me direz vos classements (dont vous m'affirmez que vous vous en foutez, mon oeil...), et puis vous me
demanderez de ne plus venir vour déranger dans votre monde si bien rangé... Ok. Votre monde me dérange aussi (notez que je suis comme vous).
Je voudrais ce soir me mettre en lien avec toute l'harmonie que normalement mes transits astrologiques me promettent...
et vous dire que :
"C'est comme une gaieté
Comme un sourire
Quelque chose dans la voix
Qui paraît nous dire "viens"
Qui nous fait sentir étrangement bien
C'est comme toute l'histoire Du peuple noir qui se balance Entre l'amour et l'désespoir Quelque chose qui danse en toi Si tu l'as, tu l'as
Ella, elle l'a, ce je n'sais quoi Que d'autres n'ont pas Qui nous met dans un drôle d'état Ella, elle l'a ... Ella, elle l'a
Elle a, ou-ou ou-ou ou-ou ou, cette drôle de voix Elle a, ou-ou ou-ou ou-ou ou, cette drôle de joie Ce don du ciel qui la rend belle
Ella, elle l'a Ella, elle l'a Elle a, ou-ou ou-ou ou-ou ou Ella, elle l'a Elle a, ou-ou ou-ou ou-ou ou
Elle a ce tout petit supplément d'âme Cet indéfinissable charme... Cette petite flamme
Tape sur des tonneaux, Sur des pianos Sur tout ce que Dieu peut te mettre entre les mains Montre ton rire ou ton chagrin Mais que tu n'aies rien, que tu sois roi Que tu cherches encore les pouvoirs qui dorment en toi Tu v ois ça ne s'achète pas... Quand tu l'as tu l'as"
(Michel Berger, France Gall).
Suis-je exaltée ? suis-je emportée ? suis-je hystérique (comme aiment à le dire ceux qui n'aiment pas aimer.., ou, plus
simplement, qui ne m'aiment pas) ? Je suis exaltée... oui... ça c'est sûr.. Le savent tous ceux qui se sont adonnés à la musique punk-bretonne (si, si !). Histoire de les en détourner... voici
du fado, ooooohhhh nonnnnnn, dites-vous... mais que savez-vous réellement du fado ?
photo (c) Luciamel, rue Vieille du Temple, 8/05/2011
Un
billet sur le blog de quelqu'un avec qui je m'accroche régulièrement... (ça va finir par nous fatiguer tant lui que moi), au passage, vous noterez la fine analyse politique, et la pure
objectivité de ses propos... hmmm, chez lui aucune moquerie, aucun sarcasme, ni de propos méprisants, quand il s'agit de parler des gens... et de leur engagement politique, en l'occurrence ici,
Eva Joly. On se demande comment on peut juger quelqu'un en quelques mots et lui reprocher : "Elle a dévoilé tout son programme en une seule phrase, comme si elle se vidait d’un laïus
appris par cœur".
Zemmour est servi à la même enseigne dans ce billet. En ce moment ça me semble plutôt pathétique, comme dirait FOG,
"tirer sur une ambulance ça ne satisfait que les "petits esprits"" (quand on le pousse à en rajouter dans sa charge contre Nicolas Sarkozy). Non seulement Zemmour ne la
ramène plus (c'est presque officiel que Ruquier va le virer à la rentrée car il devient trop gênant), mais c'est devenu un jeu à On n'est pas couché, lui couper la parole, l'humilier
à-qui-mieux-mieux... c'est vendeur, ça ne peut que plaire à ceux qui veulent faire dans le rendement, le résultat... l'audimat).
Ce n'est donc pas que de la misogynie qui faisait le ton ce billlet, c'était plus la désinvolture péremptoire de la
position de numéro un notoire... qui semble donner des ailes pour juger le monde, les gens, les commentateurs... autour de soi. On frôle "le syndrôme Nicolas"... Sarkozy, dont Franz Olivier-Giesbert a rappelé les
qualités d'homme d'action, mais dont il expose surtout la mégalomanie et le narcissisme avérés.
J'ai commis l'erreur de commenter le billet... du blogueur influent, la solidarité masculine a fait le reste... :
Parce que c'est une gonzesse, on ne doit pas dire "elle n'est pas faite pour le job" ni le penser parce que sinon forcément, on est monstrueusement sexiste !
C'est tellement caricatural que c'en est drôle ! :-)
Je laisse ces Messieurs... à leurs points de vue inattaquables (sous peine de me faire taxer de "castratrice"... ou
d'obsédée... euh... que dis-je... de "folle", car ça c'est leur grand truc... traiter les femmes de folles... leur ultime argument, celui qui leur évite d'avoir à réfléchir, avec la nouvelle
parade qui, normalement, selon eux, est indépassable : "on ne peut plus critiquer une femme sans se faire taxer de sexiste"... quelle aubaine ce jugement-là, comment
oses-tu répondre à ça ?).
Alors, suivez mon conseil, la prochaine fois que vous voudrez commenter un blogueur influent, réfléchissez-y à deux fois,
soit vous vous prosternez, soit vous le flattez. Point. Si vous prenez le risque d'émettre une critique, on vous houspillera de manière tout à fait potache... et "bon enfant", n'allez pas
prendre la mouche... quand même..., ils sont charmants entre eux ces Messieurs (et de gauche qui plus est... donc inattaquables quant à leur misogynie...), il est juste regrettable qu'avec ce
même esprit et quand ils sont un peu plus cons... ils finissent par violer une fille dans une gare à Lyon (et là, on ne va pas vérifier s'ils sont de droite ou de gauche...).
Dans le cerveau reptilien de certains hommes (de tous ? je sais bien que non, et que cette domination est tout autant
inscrite dans le cerveau des femmes que celui des hommes) il y a cette idée qu'une femme menacée s'écrase... qu'il suffit, donc, de l'intimider pour pouvoir la dominer... Vous devriez,
Messieurs, revoir vos copies, et vos programmations... Toutes les femmes ne sont pas telles que vous le croyez.
Hommes, femmes, personne n'a le privilège de la connerie... (et je suis en bonne ligne pour ce qui est de la connerie du
Wikio) mais, qu'on arrête de croire que certains (hommes) ont un supplément, non pas d'âme... mais de costume (ou de moustache) pour décrocher le "job" (l'habit faisant toujours le
moine!).
photo (c)
Luciamel, 8/05/2011, oeuvre de rue, rue des Blancs Manteaux
Quand on aime danser, on prend le risque que ça nous soit reproché... on pourrait même retrouver
des photos, des vidéos... certains paparazzis aiment tout traquer, le tracking... c'est nouveau chez certains internautes... et autres blogueurs zinfluents... ça les émoustille, ça fait
monter la sauce de leurs cerveaux mous (ou ramollis) et ça remplit leur ventre dilaté par trop d'ennui de vivre (mais on les comprend).
Aujourd'hui devant l'Hôtel de Ville, à l'occasion d'une fête sur l'Union Européenne, des stands étaient dressés,
et un podium France Info nous offrait un spectacle de rap, auquel des touristes chinoises n'ont pas manqué de s'associer... c'était drôle, c'était bon enfant. Je les ai pris en photo,
c'était en plein air, un lieu public... pas un bar, pas autour de minuit... pas dans une semi intimité. Certains à l'autre bout de leur Iphone, de leur petit joujou... qu'ils manipulent
comme une arme, en une sorte d'onanisme mal-intentionné (ou mal-orienté), devraient s'arrêter par moments pour réfléchir à la portée de leurs actes, de leurs publications (de photos, de textes,
de tweets) ici ou ailleurs. Une éthique à inventer dans la blogosphère. Je le pense vraiment.
Sourcer ses photos, respecter les personnes... Il est interdit de poster une photo qui pourrait sembler
dégradante, sous peine d'être poursuivi, sinon... à peu près tout est permis (si ce n'est pas à des fins commerciales) et beaucoup ne s'en privent pas (que de photos sur twitter de clients de
bars, ou d'usagers du métro, de passants, pris en photo sans leur consentement, avec des commentaires souvent désobligeants allant du "gros à lunettes", à la "nana à gros seins", à nous, dans nos
blogs et nos tweets, de nous imposer d'autres limites que seulement celles de la loi, revendiquons celles du respect de la vie privée et d'une relative décence. A nous de réagir sur twitter, et
dans les blogs, face à trop de vulgarité (se cachant souvent sous un pseudo-humour-de-gauche-libéré-des-tabous).
photos (c) Luciamel, 8/05/2011, art de rue,
Parvis de l'Hôtel de Ville, fête de l'Union Européenne
Mais dans la blogosphère (dans la vie...) on trouve souvent ceci, car on aime se gargariser, se gonfler d'orgueil, et de
plaisir à parader... on est fier, on se croit beau, sauf qu'on ne remarque pas le pied... qui vient régulièrement nous botter :
Photos (c) Luciamel, 8/05/2011, Parvis de l'Hôtel de Ville, "Faites l'Europe".
Mon dimanche après-midi... en balade dans Paris, à croiser sur les murs, et dans la rue, un condensé de l'âme humaine,
faite du meilleur et du moins bon... Nobody is perfect ! Ces deux photos, mises côte à côte sur un même mur (par hasard me semble-t-il), étaient-elles là pour le prouver ?
photos (c) Luciamel, 8/05/2011, rue Vieille du Temple, oeuvres de rue.
Mais, plutôt que de nous énerver inutilement (pour pas grand chose), et avant de reprocher trop facilement à autrui la
poussière qui est dans son oeil... reconnaissons que...
Nobody is
perfect... , et sourions en revoyant la célèbre scène finale du film de Billy Wilder, Some like it hot, avec Marilyn Monroe.
Dire des choses sérieuses. Parler de l'actualité, des prochaines élections, de la crise au Portugal, de la mort de Ben
Laden, de la Porsche de DSK... et que sais-je encore... mais, sortir de l'état de l'adolescente, qui de la fenêtre de sa mansarde s'adressait aux étoiles, leur demandant de l'emmener loin... de
la Terre qui lui pesait tant. Puis, fermant les yeux, dans son cagibis-lit... elle s'envolait plus haut encore dans les cieux.
Aujourd'hui, le ciel est ici, en moi. Parfois gris, parfois lumineux... et parfois vide... d'étoiles.
Le monde est humain, la vie est esprit, elle est le coeur qui bat au contact des cellules qui palpitent tout autour de lui.
Une musique, un rythme, infinis et ininterrompus.
Rien n'est plus important que cette écoute, depuis deux jours les oiseaux lui répondent... ils sont émerveillés, exaltés...
quelle annonce nous font-ils ?
Sentez-vous le devenir ? l'à-venir ?
Tout semble nous préparer à ne plus désespérer, à ne plus espérer non plus, à être tout simplement in-finis.
Jusqu'au prochain orage, jusqu'à la prochaine tempête... qui viendra nous terrasser, nous remettre à terre. Mais,
qu'importe si nous avons rêvé que nous nous étions éveillés ?
On en a tellement rêvé... que c'est arrivé.
Ce soir encore, je veux regarder les étoiles en moi, et leur parler, à travers un ordinateur...
Pour info : ce soir amas planétaire important à 20/27 degrés du Bélier (Mars, Lilith, Jupiter, Mercure, Vénus), ça se
trouve sur mon Ascendant, tandis que Neptune est toujours conjoint à ma Vénus natale, ceci expliquant peut-être cela...
Maria Bethânia, lisant Fernando Pessoa (Alberto Caeiro) et chantant une sublime ode à sa mère (écrite par Caetano Veloso
son frère).
*"L'Indienne de Longjumeau" en référence au très beau disque de Josée Moonens, entendue autrefois
au Connétable, restaurant-cabaret où j'ai traîné mes guêtres, du temps de ma jeunesse.
Les courgettes peuvent se manger crues, mais je les préfère cuites. Les salsifis... pas le choix, ça ne se mange que cuit.
Mon basilic a commencé à pousser... et les ipomées sont bien sorties de terre. La lune...était là... mais le soleil ne l'a pas vue. Hijos de la luna...
photo (c) Luciamel
En ce moment je lis... quelques lignes, de temps en temps, (ben oui, entre twitter, le blog, les commentaires, les mails,
le boulot (surtout), les amis, les sorties, je me sens un peu débordée) de Aimer désespérément, entretiens de Marie de Solemne avec André Comte-Sponville, Etienne Klein
et Jean-Yves Leloup.
"L'humanité a fait un grand progrès, d'abord parce que les femelles ont fait beaucoup mieux que protéger les
enfants contre la violence des pères, elles leur ont appris à les aimer. Les parents ensemble, ont alors enseigné aux enfants que l'amour était la plus haute valeur, la seule qui puisse nous
combler. [...] Nous aimons l'amour... et nous ne savons pas aimer. Et nous ne sommes jamais aimés comme nous voudrions l'être... Si bien que nous sommes perpétuellement en manque
d'amour." (dialogue avec André Comte-Sponville).
Nouvelle préoccupation dans ma vie... ou, voilà, que de nouveau cela vient me tarauder...
l'amour.
Je l'avais oublié, celui-là... l'amour... ces dernières années. J'étais arrivée au stade "Kill Bill,
3". Je suis "taraudée"... ques aco ? juste que je ne lui ferme plus totalement ma porte... et que je m'avance sur le chemin avec une canne (on ne sait
jamais), un sac à dos, mon couteau de randonnée (parfois on fait de mauvaises rencontres), et les mirettes, les mains, ouvertes à ce qui veut bien se présenter. Oh, je ne suis pas de celles qui
vont sur Meetic... pour voir la liste des produits à consommer... ni celle qui prend son pied à jeter ceux qui semblent périmés. Non, en général, je mets au moins trois ans à me remettre d'une
rupture... c'est-à-dire que je vis comme une nonne l'entre-deux. Là, ça fait 6 ans... mais, faut dire, que j'avais drôlement dégusté la dernière fois (à tous les niveaux). Nautilus a été mon nom
de code durant tout ce temps.
Aimer désespérément, ça me va bien comme credo.
A mon âge (que je ne vous rappelle pas), on commence à ne plus trop s'accrocher aux branches, à ne plus vouloir à tout prix
être aimé(e). On laisse tomber (avant que l'autre ne le fasse).
Comme mon basilic, comme mes ipomées... je sens que des ailes me poussent dans le dos... pas celles d'un ange, loin s'en
faut, seulement celles de la vie... qui me chante aux oreilles sa mélodie : écoutez-la...
parce que j'ai été classée... dans le Wikio... (n°227 du général, et 36e du thématique) et qu'il me faudrait
maintenir le niveau pour le mois prochain, je suis obligée de recopier (si, si, je suis obligée par la logique du système) les liens de ceux qui ont fait des liens sur mon blog... sinon je suis
désavantagée... certains enrobent ça de jolies phrases... genre "moi, je ne suis pas quelqu'un d'intéressé"... je te les plaque, les liens, tels quels... c'est la mécanique quantique du
wikio...toi, l'hypocrite qui me dis que tu ne fais pas tout pour être à la première place (ou pour la garder).
ceusses qui sont venus, qui ont aimé, qui ont cité... mon blog...au courant du mois d'avril, c'est ci-après :
La Lune est douce, la Lune est cachée par son amant, le Soleil. Elle va se prélasser quelques jours, pendant lesquels vous
ne la verrez plus, puis la Lune reviendra... Nouvelle.
La Lune voudrait être femme, voudrait être mère, mais elle ne le peut pas..
Elle recueille l'enfant, elle le berce... comme une mère.
Lune nouvelle en Taureau, cette nuit. Elle vous donnera les germes, elle fera éclore vos souhaits. Ouvrez-vous à elle...
confiez-lui vos secrets.
Ouvrez votre coeur, même s'il est seul... qu'importe... la Lune le percevra.
"Lune tu veux être mère, Tu ne trouves pas l'amour Qui exauce ta prière Dis-moi lune d'argent, Toi qui n'as pas de bras, Comment bercer l'enfant ? Ah...aahhh... Hijo de la luna."
photo (c)
Luciamel, dans ma rue, un dessin... le 30/04/2011
Il y a deux ans, ton coeur s'est arrêté, dans la nuit du 30 avril au 1er mai. Je t'ai vue vivante pour la dernière fois
vers 20h ce soir-là. C'est drôle... mais j'ai l'impression que depuis deux jours tu me souris de ton au-delà. Une bougie brûle, cette nuit elle s'éteindra.
Aujourd'hui, tu m'as fait écouter The DO sur FIP... toi, qui l'as connu tout gosse Dan... Hier,
tu m'as conduite à la Belle Hortense, où j'ai cru retrouver nos soirées d'antan, celles où on fréquentait les artistes du quartier latin, les poètes, les chanteurs, les
écrivains... Quelle belle nuit, magique comme au temps jadis... Figure-toi qu'ils voulaient tous aller au Connétable... Je suis rentrée bien sagement... mais je n'ai pas
beaucoup dormi.
Tu voles légère autour de moi. Tu souris, tu ris même, je le sens, et te désoles de me voir pleurer.
Toi, ma soeur. Tu me dis : "bientôt, bientôt, nous serons réunies, pour de nouveau nous émerveiller d'être en
vie".
Attends-moi, la vie n'est pas longue à passer. Et toutes les deux on reviendra chanter, danser, rire... et exalter les
couleurs de nos instants.
Pour que jamais ne cesse notre joie.
tu me regardes de l'au-delà... tu souris...
Photo (c) Luciamel, dans ma rue, le 30/04/2011
photo (c) Luciamel, 14/02/2011, rue des Blancs Manteaux, art de
rue.
Pataquès ! voilà ce qu'il en est de la préparation de la présidentielle à gauche. Pataquès signifie, pour les
linguistes, une faute de langage consistant à faire des liaisons là où il n'en faut pas, souvent par snobisme. C'est les "ce n'est pas-t-à moi", les "moi z'aussi",
et autre "vingt z'amis". En français la question des liaisons est très délicate, les étrangers s'y cassent souvent la cervelle... Il y a les liaisons z'obligatoires, qui ne sont plus
forcément respectées dans la langue familière, les liaisons facultatives (pour se faire mousser : nous z'avons (obligatoire) z'appris (facultative), et les liaisons z'interdites faisant pataquès
: et#elle aussi, les enfants#ont dit).
Pour ce qui est des liaisons à gauche... on donnerait plutôt dans le pataquès. De Mitterrand
(François et Frédéric) à Dumas... (pas Mireille, non, ni Alexandre, seulement... Roland, tiens, tout à l'heure j'ai croisé Christine Deviers-Joncour près de la place Saint Georges) en passant par
le charmant Hollande (qui balance sa compagne en pleine élection présidentielle) ou le tendre DSK qui a une trompe aussi petite que son petit doigt... (il paraît que plus ils sont nuls au lit,
plus ils en rajoutent dans la supercherie). Certains "baisent" avec leur carte de crédit, d'autres avec leur carte du parti, ou leur position à l'Assemblée
Nationale.
C'est le foutoir, en d'autres termes soit dit.
Ces Messieurs de la politique avec leur quéquette en avant... ça finit par être lassant. Ils disent que le pouvoir est un
aphrodisiaque... que toutes les femmes tombent à leurs pieds... dans leur lit, ou leur bureau ovale.
Et dire que les prochaines élections vont se décider parce qu'on aura couché et mis enceinte "machine"... ou aligné dans
son agenda mondain telle journaliste, telle écrivain, telle actrice...
C'est pourquoi, je vous le dis, moi, je voterais fort volontiers pour une femme (vous l'aviez déjà deviné),
Ségolène Royal, pour ne rien vous cacher, ou un homme qui ne se targue pas de sauter sur tout ce qui bouge... qui, plus est, vit en couple et semble être fidèle, qui refuse qu'on
mette sa vie privée en avant, vous l'aurez compris : je me demande pourquoi Bertrand Delanoë n'est pas le candidat de la gauche... (pas assez de maîtresses à son actif
?).
C'était pour répondre au tag de Nicolas ("scénario des préliminaires primaires
socialistes")... tagué lui-même par Dedalus. Je ne vais pas faire suivre la chaîne
trop loin (en général quand je tague personne ne participe : bouuuh personne ne m'aime !!! c'est même pas vrai, je tague presque toujours les mêmes et ils me répondent toujours...). Alors pour le
fun : je demande à JEA, Toff de Aix, Mike de
MHPA, et à Julien (mon commentateur non blogueur), à Fabien
aussi, le copain de Ménilmontant, de nous apporter leurs lumières. Que des garçons... que voulez-vous, on ne se refait pas : je ne suis que contradictions. Que les filles taguent des garçons, et
les garçons taguent des filles ! Pour les élections... c'est un peu différent (je vote pour les filles).
*pataquéquesse : dont le symbole est, au choix, une montre de marque, une voiture rutilante, une "femme", une
maîtresse, un poste prestigieux, une haute fonction, un gros compte en banque...
Lundi de Pâques, promenade au Père Lachaise avec @Menilmuche, Fabien. C'est son quartier, il aime me montrer les restos, les rues, le square auquel il a fait en sorte qu'on donne le nom
de son ami déporté, on est allés sur sa tombe, il y a déposé une rose rouge. Fabien c'est une célébrité dans son quartier. Il parle, il parle... parfois j'arrête de l'écouter... parfois je
l'interromps (moi aussi je suis bavarde). Nous n'avons assisté à aucune résurrection. Pourtant les morts nous ont parlé, à leur façon.
photo (c)
Luciamel, Père Lachaise, le 25/04/2011
On a croisé de jeunes taggeurs, ils étaient en activité (avec masque et tout le matos), nous on
était à côté en terrasse, on était complètement intoxiqués par les vapeurs. Deux femmes sont allées voir les jeunes pour leur demander d'arrêter... Ils ont poursuivi, outrés qu'on vienne limiter
leur liberté ! Une a insisté, elle a voulu arracher le masque du taggeur, elle lui a demandé de continuer à opérer ainsi : sans protection. Il a réclamé, on l'empêchait de faire ce qui était son
bon droit : tagger. L'autre femme s'est interposée, non, franchement ils pouvaient faire ça la nuit, non ? Il a demandé si elles étaient en terrasse et gênées par les vapeurs, ils étaient
désolés, mais ils avaient le droit de faire comme ils voulaient. Un point c'est tout, à leur sens. Caricature de l'abus de liberté...
photos (c) Luciamel, Père Lachaise, le 25/04/2011
On est partis vers Belleville. Là, on a croisé Roswitha et Christine... elles sont deux promotrices de
l'art de rue, les taggeurs sont leurs amis... elles venaient de faire des photos. Je m'interroge sur notre conception de la liberté. Je préfère décidément FKDL... car lui n'utilise pas de bombes. Avoir des droits... oui, et des devoirs ? aussi.
Hier, je m'étais promenée dans Paris, là c'était une autre image qui m'a été suggérée... celle de Marie
Madeleine, lorsqu'elle a vu Jésus ressuscité dans le jardin, le lundi de Pâques. Il l'a appelée : "Myriam". Tout d'abord elle ne l'a pas reconnu, puis elle s'est retournée et l'a vu
: "Rabbouni". Elle a voulu le prendre dans ses bras : "ne me touche pas, je ne suis plus de ce monde (noli me tangere)". Il a voulu la revoir, elle, en premier. Il a
voulu lui faire comprendre que désormais il l'attendait dans une autre dimension. Elle et Lui, à jamais unis. Elle, Marie Madeleine, Lui, Jésus Christ. Nous... ceux qui les avons suivis (vous
savez, c'est comme sur Twitter... on se follow... et on crée une communauté).
photo (c) Luciamel, 24/04/2011, Théâtre de l'Odéon, Noli me tangere.
Et qu'on arrête de me dire que je ne suis pas révolutionnaire, que je ne suis pas féministe, que je ne suis pas...
chrétienne... que je ne suis pas française, que je ne suis plus portugaise...
"Jurei ter por companheira à sombra duma azinheira que jà não sabia a idade...jurei ter por companheira
Grândola a tua vontade"
Aujourd'hui vous parlerez de ça, et demain de ça... c'est pas vous qui choisissez ce qui doit occuper votre
esprit, c'est nous. Nous ? Dans la série, les Médias et nos illusions
nécessaires, qu'on pourrait décliner à l'infini... le blogueur m'apparaît de plus en plus comme le parfait dindon de la farce.
On lui balance une révolution, un tsunami, une photo polémique datant de 35 ans, un massacre dans une famille de cathos,
une rumeur de grossesse de Carla Bruni, et le voilà qui s'emballe, qui s'excite comme un pauvre malheureux qui ne sait plus comment occuper son esprit devenu
vieux...
Olympe a pris position, la sienne, sur un sujet qui la concernait au plus haut
point, vu que son blog est spécialisé dans ces questions : la défense du droit des femmes. Régulièrement elle épluche ce qui dans l'actualité peut nous toucher, nous femmes. Je ne suis pas
toujours d'accord, parfois je le lui dis, mais j'évite de plus en plus de commenter chez elle, tant la liste des gens venant s'épancher sur son blog s'allonge... La rançon de la gloire, me
dis-je. Etre numéro "une" ça conduit à l'affluence mais aussi à la divergence... Son blog est précieux. Elle a été attaquée, je la soutiens.
Il s'agissait de la pénalisation des usagers de la prostitution... tout le monde dans la blogosphère, ou presque, s'est
engouffré dans ce sujet hautement... ou bassement, croustillant.
On a eu droit à tout. Olympe nous a cité le pathétique témoignage de Caubère... consommateur défendant son droit à la
consommation... en même temps qu'elle émettait des réserves sur la pénalisation des clients. Les féministes, mais qui sont précisément ces féministes ? celles qui ont mis en avant à la "une" de
Libération l'utilisation du mot "salopes" ? celles qui ont voulu lyncher une des leurs ? "comment peut-elle être contre la pénalisation des clients ?". Elle le pouvait
en tant que personne, ayant une vue subjective sur l'actualité. Point.
Doit-on suivre le modèle suédois (qui pousse à la prostitution clandestine) ou le modèle allemand (qui vante les mérites des grands supermarchés du sexe : les dernières
Coupes du Monde de football ayant servi de vitrines à ce grand business) ?
J'ai détesté tous les billets de ces Messieurs (avec photos suggestives et regards égrillards à la clé) : notre droit à
consommer... (en gros, c'est leur credo) ces femmes qui sont des "salopes"... bien plus de 343 d'après eux... Ceux-là, ça fait longtemps que leur misogynie (i.e. leur peur de la femme, qui se
traduit même souvent par de la haine) les prive d'une partie d'eux-mêmes... Le courage leur manque de faire face à l'être humain qui n'est pas eux.
Mais, passant tous les jours à Pigalle... (je travaille à côté), j'ai eu l'occasion aussi de m'interroger sur ce goût
qu'ont certaines femmes à se prostituer... même si on doit dire que c'est la pauvreté, l'esclavage, la malchance, sans doute, qui en a conduit beaucoup à se retrouver piégées. Certaines y
trouvent sûrement un intérêt... autre que pécuniaire, cette exhibition sexuelle, cette manière que certaines ont de narguer les autes femmes qui passent près d'elles... Ca m'intrigue aussi. Il
faut croire que certaines femmes veulent (par névrose, par traumatisme... par révolte, par perversion, que sais-je encore) en faire un métier. Dira-t-on que toutes les call-girls sont des
victimes ? Les Madame Claude... n'ont pas seulement été des esclavagistes, ou des proxénètes. C'est un business (très lucratif), ne l'oublions pas, parce que des femmes aussi y trouvent leur
compte.
Alors, je vais vous dire un truc... le féminisme... si c'est pour attaquer une copine à la première mésentente, je peux
vous assurer qu'il ne vaut pas cher. Aussi, comme nous le rappelait Claudine
Monteil lors du dernier MDB, surtout restons unies, discutons, débattons, soyons vives dans nos positions, mais, surtout, restons solidaires et tolérantes.
"Sur la place chauffée au soleil
Une fille s’est mise à danser
Elle tourne toujours, pareille
Aux danseuses d’antiquités,
Sur la ville il fait trop chaud
Hommes et femmes sont assoupis
Et regardent par le carreau
Cette fille qui danse à midi
Ainsi certains jours, paraît
Une flamme à nos yeux
A l’église où j’allais
On l’appelait le bon Dieu
L’amoureux l’appelle l’amour
Le mendiant la charité
Le soleil l’appelle le jour
Et le brave homme la bonté
Sur la place vibrante d’air chaud
Où pas même ne paraît un chien
Ondulante comme un roseau
La fille bondit, s’en va, s’en vient
Ni guitare ni tambourin
Pour accompagner sa danse
Elle frappe dans ses mains
Pour se donner la cadence
(...)
Ainsi certains jours, paraît
Une flamme en nos cœurs
Mais nous ne voulons jamais
Laisser luire sa lueur
Nous nous bouchons les oreilles
Et nous nous voilons les yeux
Nous n’aimons point les réveils
De notre cœur déjà vieux
Sur la place, un chien hurle encore
Car la fille s’en est allée
Et comme le chien hurlant la mort
Pleurent les hommes leur destinée"
Il m'arrive de m'engueuler avec les blogueurs (avec les blogueuses aussi), souvent sur des malentendus (s'engueule-t-on
autrement ?).
Le dernier malentendu en date concerne mon agacement à l'égard de certains médias et de leur manipulation (récupération)
des gentilles idées des gentils (é)lecteurs de gauche.
Le gauchiste de base est contestataire. Il a besoin de s'opposer, de gueuler, de se dire qu'un
jour il va faire la révolution. Certains en ont fait un mode de vie, une fonction, une seconde nature (fixation au stade anal). Ca nous donne des fonctionnaires de la révolution (Besancenot), des
opportunistes (Edouard de Rotschild), et des manipulateurs de haute volée (le clan Sarkozy-Bruni, des champions en la matière).
J'aime proposer à mes étudiants (étrangers, généralement des cadres sup) de faire une revue des journaux français pour
essayer de deviner, eux qui ne les ont jamais lus, la tendance politique et le profil du lectorat (en regardant la "une", les photos, les titres, et la façon de traiter une même info).
Dernièrement, j'ai été étonnée de voir que mes étudiants qualifiaient systématiqement Libération
de tabloïd, de journal populiste, sensationnaliste (ils le classaient, pour cette raison, plutôt à droite).
En ce moment, j'ai la chance d'avoir en cours particulier un journaliste japonais, correspondant d'un journal tokyoïte à
Paris, nous nous sommes donné à coeur joie de comparer La Croix, Libération, L'Humanité, Le
Figaro et Le Parisien (pour ce qui est du Monde, il le lit tous les jours).
Cette semaine il a voulu me faire part de son étonnement : pour une même info (le Christ dans la pisse) il avait vu un
traitement totalement différent dansLe Figaro(reprenant l'interview de Libération, Serrano, l'artiste, s'y dit très étonné d'un tel "tapage" pour une
photo prise il y a 35 ans !!! il se déclare par ailleurs chrétien) et dans Libération. Le scandale n'était pas là où on l'aurait cru : un petit article de rien
du tout dans Le Figaro, une double page, à la suite de la "une" dans Libé. Il en était très intrigué.
Je lui ai tout d'abord montré l'article paru dans l'ACRIMED sur
"Libération : de Sartre à Rotschild", comment l'ouverture du capital, puis l'arrivée de cet actionnaire majoritaire a confirmé les dires de Franz-Olivier Giesbert de 1989 (il était
alors directeur de rédaction au Figaro) :
« Tout propriétaire a des droits sur son journal. D’une certaine manière, il a les pouvoirs. Vous me parlez de mon
pouvoir, c’est une vaste rigolade. Il y a des vrais pouvoirs. Le vrai pouvoir stable, c’est celui du capital. Il est tout à fait normal que le pouvoir s’exerce. Ça se passe dans tous les
journaux. Il n’y a pas un journal où cela ne se passe pas. » Pour cette raison, Sartre avait en 1973 conçu Libération « en marge des capitaux privés, des banques et de la publicité».
J'ai indiqué que l'ACRIMED était en quelque sorte un "enfant" de Chomsky. Je lui ai montré les vidéos de Médias, les illusions nécessaires. Comment, dans nos démocraties, ces médias fabriquaient
notre consentement à la domination par les plus puissants. Car le peuple est toujours dangereux pour les élites, les médias les aident à asservir subtilement les
masses.
Nous avons ensuite tenté de comprendre en quoi l'arrivée d'Edouard de Rotschild à la tête de
Libération (le rédacteur en chef, comme le dit FOG, c'est du pipeau) avait réorienté la présentation et le repositionnement du "produit" gauchiste.
Comme l'aide des banques en 1983, et l'ouverture du capital, avait imposé certaines conditions : accepter la pub, les
annonces, essayer de dégager du profit, Serge July disait alors : "Or, la norme, ce sont lesbénéfices", avec Rotschild on est passé à la vitesse supérieure : vendre du
gauchisme, à tout prix. Tout est bon, la vulgarité (et le machisme) se conjuguant aussi très bien à gauche toute...
Ca nous a donné récemment les articles sur Marine le Pen, celle qu'on rêve de faire baiser contre un mur par un sans-papiers... La "une" sur les 343 salopes (naturellement,
c'est un titre choc, ça attire le mot "salope"), et donc, en dernier lieu, ce Christ dans la pisse... On le voit Libération ne fait pas dans la dentelle, mais
Libération ne fait plus non plus dans la liberté de ton... car le journal est de plus en plus enchaîné à son actionnaire. Voir sur cette question les excellents billets d'Olympe, et d'Isabelle Germain.
Pour terminer, une chose amusante à noter, après Philippe Val qui s'est vendu au capital, ou plutôt
à l'élite, (ayant d'abord vendu l'âme de Charlie Hebdo) i.e. à Carla Bruni et son mari, Serge July va-t-il longtemps résister aux charmes des sirènes ?
merci à Polluxe pour le lien de la vidéo suivante ;))) :
photo (c) Luciamel, septembre 2008, New York, le bateau revenant de Ellis Island.
Vous êtes là à vous dire, ou pas... "elle est catho, elle est psycho-rigide...", elle est... Et puis, vous
vous perdez.... mais, aussi, vous me perdez....
Je suis là où vous ne vous trouvez pas.
Je suis là où vous ne me trouvez pas.
"On s'est trouvés sans se chercher... nos regards se sont rencontrés" Lily Passion (Barbara)
Pourquoi écrivez-vous ? vous ?
Vous devriez essayer l'essentiel.
Le "je suis"... ou le "j'aime".
Pour le "je sais", vous devriez repasser dans cent mille ans... on aura appris la leçon...
J'ai croisé le regard d'un oiseau... ça brûle parfois, le regard des oiseaux... ça nous pose sur la plage (la page), nous
les goélands (qui en avons vu d'autres)... Nous les mouettes, les oiseaux du large... on ne se laisse pas abattre si facilement. Les coups, on connaît. La solitude, on connaît. La trahison, on ne
la craint plus, on la conspue... on la floutte.
Toi, mes ailes te survolent... ton monde, je le perçois... je te protège, je m'éloigne... non, je ne te veux pas de mal. Ma
souffrance est en moi, le manque, la tristesse, tout ça... La joie est de m'ouvrir, de ne rien attendre que le bien de nous.
La joie est mon bien... d'aujourd'hui.
photo (c) Luciamel, le pont de Brooklyn... septembre 2008.
"Comment vous appelez-vous ?
D'où venez-vous ?
Pourquoi venez-vous aux États-Unis ?
Quel âge avez-vous ?
Combien d'argent avez-vous ?
Où avez-vous eu cet argent ?
Montrez-le-moi.
Qui a payé votre traversée ?
Avez-vous signé en Europe un contrat pour venir travailler ici ?
Avez-vous des amis ici ?
Avez-vous de la famille ici ?
Quelqu'un peut-il se porter garant de vous ?
Quel est votre métier ?
Êtes-vous anarchiste ?
etc."
Récits d´Ellis Island
de Georges Perec et Robert Bober
Histoires d’errance et d’espoir
De 1892 à 1924, près de seize millions d’émigrants en provenance d’Europe sont passés par Ellis Island, un ilôt de quelques hectares où avait été aménagé un centre de transit, tout près
de la statue de la liberté, à New York. Parce qu’ils se sentaient directement concernés par ce que fut ce gigantesque exil, Georges Perec et Robert Bober ont décrit ce qui reste de ce
lieu unique, et recueilli les traces de plus en plus rares qui demeurent dans la mémoire de ceux qui, au début du siècle, ont accompli ce voyage sans retour.
"ne pas dire seulement : seize millions d'émigrants
sont passés en trente ans par Ellis Island
mais tenter de se représenter
ce que furent ces seize millions d'histoires individuelles,
ces seize millions d'histoires identiques et différentes
de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants chassés
de leur terre natale par la famine ou la misère,
l'oppression politique, raciale ou religieuse,
et quittant tout, leur village, leur famille, leurs
amis, mettant des mois et des années à rassembler
l'argent nécessaire au voyage,
et se retrouvant ici, dans une salle si vaste que jamais
ils n'avaient osé imaginer qu'il pût yen avoir quelque
part d'aussi grande,
alignés en rangs par quatre,
attendant leur tour
...
il ne s'agit pas de s'apitoyer mais de comprendre
quatre émigrants sur cinq n'ont passé sur Ellis
Island que quelques heures
ce n'était, tout compte fait, qu'une formalité anodine,
le temps de transformer l'émigrant en immigrant,
celui qui était parti en celui qui était arrivé,
mais pour chacun de ceux qui défilaient
devant les docteurs et les officiers d'état civil,
ce qui était en jeu était vital :
ils avaient renoncé à leur passé et à leur histoire,
ils avaient tout abandonné pour tenter de venir vivre
ici une vie qu'on ne leur avait pas donné le droit de
vivre dans leur pays natal
et ils étaient désormais en face de l'inexorable"
[ extraits de Récits d'Ellis Island de Georges Perec et Robert Bober, éd. P.O.L.]
Moi aussi, je l'aime bien mais elle n'est pas faite pour le job.
tiens, tiens... "elle n'est pas faite pour le job", j'ai l'impression d'avoir déjà lu ça quelque part.
Tu te rends compte de ce que tu dis ? Tu voudrais qu'on arrête de donner notre avis. Tu prones la censure...
Parce que c'est une gonzesse, on ne doit pas dire "elle n'est pas faite pour le job" ni le penser parce que sinon forcément, on est monstrueusement sexiste !
C'est tellement caricatural que c'en est drôle ! :-)
Poireau,
Oui. Un sommet...