Politique, société

Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 22:08

On en parle... où ? à la télé ? dans quels journaux ? dans  Charlie Hebdo  ? (qui trouve ça suspect, Internet et les blogueurs... leur trop grande liberté d'expression... ça le stresse Philippe Val) je l'ai lu dans Vendredi, et Le Monde...

D'abord, à Lille, un collectif de chômeurs
"attaque" un supermarché, ils veulent remplir des caddies, et sont fichés (filmés) par la police. A Paris, des chômeurs, toujours, ont piqueniqué dans un supermarché. Je vois les pubs des grandes surfaces : poings levés, communication sur le pouvoir d'achat.... ils ont bien compris, les nantis... (PDG de supermarchés) que c'est en nous flattant, nous les pauvres, dans le sens de notre poil... (notre misère) qu'ils pourront encore plus se servir dans notre porte-monnaie.

Ben oui... du coup, c'est seulement ainsi que nous, les démunis, on pourra se faire entendre.

En attaquant des supermarchés.

Le symbole de leur monde...




"Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c'est d'avoir
De l'avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car

Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles..."


Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /2009 20:57

Je n'aime pas les contraintes, genre atelier d'écriture... et pourtant à chaque fois qu'on m'a taguée j'y ai pris beaucoup de plaisir, ne généralisons donc pas, la limite a ses bons côtés.

Alors, faisons un compte rendu de lecture...

Hier, c'était hier, c'était vendredi. Et, justement, voilà ce qui m'a amusée aujourd'hui en allant à l'hosto : la lecture de Vendredi. On y parle d'îles désertes (plus ou moins), de Robinsons (tiens, on peut mettre le "s" du pluriel ?) du web, j'aime le ton (pas le format !) : libre et irrévérencieux. J'y ai retrouvé (cités pour leurs blogs) des noms familiers, Dorham et Olympe. Il se dit "énervé", moi... je me le reproche aussi, et, de plus, il est, lui aussi, vacciné à la lusopholie... Elle, c'est une femme que j'admire de plus en plus, son nouveau site consacré à la lutte pour la reconnaissance des droits des femmes... est essentiel, comme tout ce qu'elle écrit.

J'y ai lu sur papier, un article très intéressant sur une possible candidature de... Jacques Chirac à la prochaine présidentielle. Il semble évident que la droite Villepiniste et gaulliste veuille tout faire pour l'éliminer le nouveau Président (comme elle l'avait déjà tenté avant sa prise en force de l'UMP), ce n'est ni le PS, ni l'ultra, nouvelle, pseudo-gauche (on ne sait plus quels qualificatifs employer) qui l'abattra, mais bien les siens. Nous savons aussi qu'il se battra jusqu'au bout (et que ça risque de saigner).

On est tous un peu sarkozés... contaminés par la nouvelle psychologie de notre président... La confusion doit régner : je fais appel à la gauche et à la droite en même temps (journalistes et blogueurs), je contrôle en divisant (vieille devise), je verrouille, je claquemure... Evidemment, nous c'est pas comme ça qu'on agit... nous écrivons en toute liberté, fraternité, égalité... gratuité... et pourtant. Sur le Net, d'après ce que j'ai appris dans cet hebdo spécialisé, blogueurs et Facebookers ont intérêt à bien protéger leurs comptes, leurs identités... et même à penser à ce qu'il en adviendra après leur mort, gare aux fantômes du Web !

Il (Nicolas) est gentil, il dit des paroles rassurantes à la télé, nous aussi... C'est qui tous ces méchants, ces "trolls", comme on les nomme... qui viennent nous empoisonner notre douce existence de résident de l'Elysée, de résident de notre blog chéri et attitré... ? A priori, là aussi, notre douce tranquillité pourrait se voir menacer, car la grogne des journalistes monte, cf. le billet d'humeur de Véronique Anger-de Friberg, "Les blogueurs sont des briseurs de grève"... parce qu'on leur vole leur boulot, et qu'on accepte, pour le prestige, d'écrire "bénévolement" à la place des "pros". Pas de panique, ça se passe à Montréal. Tiens, c'est amusant, je suis arrivée sur le Net, et les blogs... par une grève... celle des contributrices de Ladies Room... en décembre 2007, suite à un article lu sur le site du Monde.

Saint Antoine, l'hôpital... depuis 5 ans, avec tes hospitalisations, je m'y sens chez moi.  Ma belle, tu y es retournée, sans l'avoir voulu. Toi, tu aimes Ella... et tout le jazz à Fip...

Ce soir écouter Ella... seulement.




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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /2009 22:00


Lui, c'est François Béranger, j'avais 20 ans... il m'a transmis une certaine idée de la liberté... celle qui me fait, encore aujourd'hui, me hérisser face aux gentils blogueurs... celle qui me fait remettre en question mon train-train...
"Je sais bien qu'une chanson c'est pas tout à fait la révolution..."  mais...





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Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /2009 18:13

Il les dénigrait, les mouches... et pourtant que fit-il d'autre, tout au long de sa vie, lui qui accompagnait les puissants (protégé par certains, en guerre contre beaucoup, et "entretenu" par Madame de la Sablière) que de dénoncer leurs travers ? les agacer...

Lui, maître
Jean de La Fontaine. Moi, Lucia, l'abeille du coche. Je ne vous pique qu'en désespoir de cause, car je sais qu'à chaque fois c'est moi que je tue en vous blessant.

Hier,
Jean-Pierre Coffe chez Ruquier, lequel des deux fit la fine... mouche ?  Coffe face à Fabius : comment faire avec moins de 9 euros par jour pour manger ? or, c'est ce qu'a un smicard... pour nourrir sa famille, c'est un scandale, ça va nous péter à la gueule, tous ces pauvres vont finir par se révolter... (il en a fait un bouquin : comment apprendre aux pauvres à manger avec 9 euros par jour (une famille de 4 personnes !!!), ça lui a apporté des milliers de lecteurs, et plein de sous, lui, le SMIC ça ne le menace pas encore). Il a raison Coffe. Sa colère est saine. Lui aussi est une mouche du coche... il en faut.

Olympe n'est pas mouche, ni abeille, elle est cette blogueuse aux multiples talents : 5 enfants, libraire (si mes souvenirs sont bons), collaboratrice de Rue89, classée en bonne place sur un truc Wikio que je ne comprends pas trop... l'une de ses qualités (et pas des moindres) étant son origine portugaise... Quand je lis ses billets j'hésite entre jubiler et hurler... jubiler : enfin, l'injustice est dite, oui, être femme équivaut, quel que soit le lieu de la planète, à être dominée (d'une façon plus ou moins flagrante); hurler : mais c'est vrai !!! ce plafond de verre on le subit à chaque minute de notre vie... combien de temps encore ?

Elle a une rigueur qui n'est pas la mienne, j'en suis heureuse, car il nous faut, outre les mouches (ou les abeilles/cigales), des fourmis pour nous aider à traverser l'hiver.

"Hildegarde de Bingen ou le divin féminin", Catherine Braslavsky la chante en ce moment au Théâtre de l'Île Saint Louis.




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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /2009 21:06

Cela a provoqué un incident diplomatique, le premier ministre français a arboré la couleur rouge à ses chaussettes lors de la réunion du sommet de la francophonie au Canada, en octobre dernier : tolé ! c'est la couleur des anglophones...

Michelle Obama, habillée de jaune, comment a-t-elle pu ? avec des températures si basses, sans chaussettes, sans bottes, et en tenue presque estivale ?

Le soir, sa robe "ivoire" était du meilleur effet. On m'a fait remarquer (des spécialistes) que, pour l'investiture, le noeud de la cravate d'Obama était, encore une fois, mal fait, et que pour la couleur, le rouge, il ne s'était pas foulé.

Le destin du monde tient parfois à la couleur des chaussettes, de la cravate, de la robe... de nos princes.

Un prince, un roi.... mage.

Au chevet de l'enfant, du sauveur. Ils ont apporté la myrrhe, l'encens... l'or. Mais l'enfant avait quitté son berceau. Il regardait tout ça, un peu interloqué. Quel est donc ce manège ? cette ronde autour de la Terre... où tous se donnent la main (l'ONU) tout en laissant son voisin planter un couteau dans le dos de son autre voisin... Charité bien ordonnée commence par ses propres intérêts.

Je les aime, et j'ai moi aussi versé ma petite larme (je suis une grande sensible) à la vue de l'humanité faite homme et femme (à cravate rouge et à robe jaune canari).

Je ne veux pas croire que demain nous allons déchanter, je chante la gloire de ce jour où un humain a voulu donner la main à l'humain.

Moi, la (fausse) pessimiste, comme tous les métis de la Terre, je me réjouis d'enfin voir la justice se faire, la vérité se proclamer à la face du monde : l'esclavage, la discrimination, l'élitisme, tous les privilèges (ceux des PDG, des nouveaux aristocrates aux parachutes dorés... des "capitalistes" sans foi ni loi, seigneurs des nouveaux temps) sont le péché même contre l'humanité. Lui, n'est qu'un éclaireur, qu'une lanterne sur notre chemin d'obscurité.

Les ténèbres n'attendent que notre sommeil pour s'installer. Mais jamais l'humanité ne dort complètement... car toujours un veilleur, un éveilleur, est là pour nous protéger. Il crie, il nous conduit, il a repéré le passage où nous pourrons franchir le col (de l'utérus...). Une éveilleuse... je l'aurais aimé. Elle viendra en son temps. Probablement.

Et comme disait Scarlett dans Autant en emporte le vent : "As God is my witness (...) I will never be hungry again!" (« Je jure devant Dieu que je ne connaîtrai jamais plus la faim ! ») et au bout de sa détresse : "Tomorrow is another day".

Photo, Autant en emporte le vent.

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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /2008 21:44


(texte légèrement modifié samedi matin après une bonne nuit de sommeil, le titre est extrait d'une pièce de théâtre, vue quand j'étais au lycée, dont j'ai oublié le nom, mais dont la litanie tout du long  "cours, cours ! Elisa, cours..." m'est restée en mémoire)

ajout du samedi matin :



Chanson pour l'Auvergnat
(...)

Elle est à toi cette chanson
Toi l'étranger qui, sans façon,
D'un air malheureux m'a souri
Lorsque les gendarmes m'ont pris.

Toi qui n'a pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir emmené.

Ce n'était rien qu'un peu de miel
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme, il brûle encore
À la manière d'un grand soleil...

Toi, l'étranger quand tu mourras
Quand le croque-mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel.

Brassens (à réécouter d'urgence !)


******************************************************************************************************************************

Ce qui m'étonne le plus dans le fait d'écrire un blog est de voir l'image que cela produit, comment on semble me percevoir... l'ombre projetée.

Mtislav a joliment croqué une dominatrice au fouet replié et j'ai ri de bon coeur en découvrant l'illustration. Certains me soupçonnent de "féminisme échevelé" (d'un autre âge...), ou me taquinent sur ma susceptibilité exacerbée, d'autres se hérissent de mes humeurs syndicalistes (surtout à mon boulot), certaines sont agacées par ma non-féminité, ou ma féminité pas comme il faudrait... bref, tous, vous m'aimez !!! non ? allez, "laissez-vous aller, je vais vous aimer", chante Berry.

Voici, comment je me sens (n'oubliez pas que cette nuit la Lune est pleine, que Soleil/Mars/Lilith et accessoirement Pluton lui sont opposés... et, si j'avais un conseil à vous donner... ce serait de rester au calme ! tant que faire se peut), Mtislav, pour l'avatar de Dorham... le représentant dominé par une femme (en image inversée de la photo qui illustrait son très bon article, et dont le personnage principal était le Père Noël), si tu pouvais plutôt choisir Uma Thurman, c'est une sorte d'Indiana Jones au féminin, sauf que le fouet a été remplacé par un sabre, cette photo de Kill Bill, par exemple :


Kill Bill (2) - Uma Thurman

 


Parce que les femmes vont devenir des "Kill Bill", parce que le monde va devenir "Kill Bill", parce que vous dormez et qu'il ne faut pas trop crier, pour ne pas vous réveiller.
 

Euh... c'est internet, c'est un blog... c'est vendredi soir, c'est Paris, cool, dans le 4e arrondissement. Euh... Lucia, ça te fait quoi de savoir qu'il y a 4 milliards de personnes qui vivent avec 2 dollars par jour, vu que toi tu fais partie des 2 milliards qui exploitent le reste du monde (toi, qui dois, quand même, pour t'en sortir à la fin du mois aller faire tes courses avec tes tickets resto économisés...) ???

Ben, je crois à l'humain, mais pas à l'individu... mon frère, mon ami n'hésitera pas à me planter un couteau dans le dos s'il sent que c'est son intérêt, ou que son sort en dépend (dans les cas les plus extrêmes donc).

Alors, je les aime en secret... mes amis, mes collègues, mes frères et soeurs, mes parents, mes cousins, mes oncles et tantes, mes étudiants, les inconnu(e)s dans le métro, les enfants qui se retournent devant moi et me sourient... sans rien leur en dire... même s'ils ne le savent pas,  JE LES AIME... Dieu est amour... euh... ne soyez pas choqués, j'essayais d'être en phase avec "les cool blogueurs de mon quartier".

N'oubliez pas que l'avant-dernière scène de Kill Bill 2... fut ce duel entre Elle et Lui... et...que Lui s'effrondra. Va savoir pourquoi... son coeur l'a lâché.

Kill personne, vous Bill je vous aime... sauf si vous avez voulu (si vous voulez) me tuer... lui disait Uma.

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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /2008 20:14

 

 

                                            Vieira da Silva  (peintre portugaise)

                                                         Ville au bord de l'eau

 

 

Elle s'appelle C..., elle est japonaise, dans un groupe d'apprenants étrangers de français langue étrangère : deux Allemands, deux Japonaises.

 

Aujourd'hui le thème est le PACS, après la famille recomposée, les relations homme-femme... dans nos sociétés développées.

 

C... nous avait déjà expliqué qu'elle vivait avec un homme plus âgé qu'elle (de 30 ans...), en fait personne ne le lui avait demandé, mais elle avait cru bon de nous garantir (le sujet étant la violence en France, les femmes plus en danger dans leur couple que dans une rue déserte la nuit...) que son ami ne la battait pas. On la rassura, on ne voulait pas connaître sa vie privée, ni son intimité...

 

Deux jours plus tard, le sujet revint sur le tapis... et là, il s'agissait d'infidélité : comprendre que le mot "affaire" en français ne veut pas dire ce qu'il signifie dans toutes les autres langues (qui l'ont emprunté au français), une aventure, une liaison. Ben non, pour les Français, une affaire, ce n'est pas une partie de jambes en l'air, c'est très sérieux, c'est  l'avocat, c'est le financier, c'est le business (en anglais dans le texte). Et là, comme à l'accoutumée, tous mes étudiants s'esclaffent, sont abasourdis, veulent m'informer : mais dans notre langue une "affaire" c'est justement une aventure amoureuse... "oui, oui, je sais..."

 

Je leur explique que le vocabulaire en français est très riche pour décrire ces situations : aventure, liaison, après ça devient vie commune, puis... trahison, séparation, arrangement ... endormissement ???  Heureusement, l'après-midi, je devais m'occuper du "couple" Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir : ouf, on respire ! comment relater à un jeune Britannique de 18 ans que L'invitée (qu'il doit lire) est le compte-rendu de la relation Sartre-Beauvoir avec la jeune élève de Beauvoir (dont elle était la maîtresse et la professeure) et dont Sartre deviendra l'amant, avant que cette dernière n'épouse un homme avec qui Beauvoir aura préalablement couché... La littérature française...

 

On s'était attachés à dire que le nouveau film avec Depardieu et Fanny Ardant reprenait le couple de Francois Truffaut dans La femme d'à côté, que tout cela figurait l'infidélité, la culture française... les liaisons, les aventures...

 

A ce moment-là, C... voulut prendre la parole : elle nous expliqua qu'il n'y avait pas que les cinéastes qui étaient très infidèles, les peintres aussi.

 

Silence.

 

J'essayai de recentrer la discussion (en face de moi, la compatriote japonaise un peu paniquée : quelle image cette femme est-elle en train de donner de notre pays ? elle me regarde un peu inquiète). La seule façon de récupérer le groupe était de les faire rire : "ah... donc, les peintres sont infidèles ? pourrais-tu nous expliquer pourquoi ?"

 

Elle nous conte son expérience, nous dit qu'elle a eu une aventure avec un peintre célèbre, qu'il avait beaucoup de maîtresses, que c'est courant dans ce milieu, que pour une jeune peintre inconnue la façon la plus aisée d'acquérir une certaine notoriété c'est de coucher avec un peintre renommé (C... est styliste et dessinatrice).

 

Silence.

 

J'insiste sur le côté cocasse de la chose... En France, cherchez le peintre connu, couchez avec lui et vous deviendrez célèbre. On pourrait l'étendre, peut-être, à d'autres professions... couchez avec l'homme politique le plus en vue...

 

La jeune femme allemande du groupe intervient : mais je suis peintre ! je ne comprends pas, je ne couche pas avec plein d'hommes. Je demande à C... si sa théorie marche aussi avec des femmes peintres... elle dit que non, c'est seulement avec  les hommes. Nous la regardons admiratifs, tant de candeur nous... consterne.

 

Mais nous la remercions, car elle vient de nous réveler cette vérité : ça ne marche pas avec "la femme"... couchez avec la femme peintre la plus célèbre... avec la femme politique la plus célèbre... ben non, Messieurs... ça ne vous assure, pas encore... la sécurité financière, ni la notoriété.

 

 

 

Vanitas de l'extraordinaire Paula Rego

(peintre portugaise vivant à Londres)

 

 

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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /2008 20:35



Quand je cite son nom sur mon blog, ça n'est que quolibets, que ce soit de la part des femmes ou des hommes (eux, n'ont qu'à adopter la position qui sied à leur "genre" - car il ne faut plus dire sexe - leur autorité "naturelle"; elles, vont me servir le dernier discours en vogue - auprès de ces messieurs - celui du retour de la "féminité", celui qui consiste à rejeter le féminisme, et les féministes..., dont je rappelle qu'il n'est qu'un humanisme, ou, même, qu'un pragmatisme, voir les dernières analyses de La Halde à ce propos).


L'autorité naturelle... vous remarquerez que chaque fois qu'une femme se retrouve à diriger quelque chose, ou en position de le faire, on la critiquera en garantissant que non, on ne la rejette pas parce qu'elle est une femme, mais parce qu'elle est nulle ! Peu importe si elle est arrivée aux plus hauts postes (du coup, les études, l'expérience, la lutte, qui sont les siennes, n'ont plus la même valeur que si elle avait été un homme... ça en devient banal : l'ENA, mais c'est rien, ministre ? mais tout le monde le peut, candidate à la présidentielle ? mais regardez Hillary Clinton, Ségolène Royal) tout ça prouve bien qu'un homme vaut plus qu'une femme, lui il n'a pas à démontrer, il n'a qu'à être érigé.

Ségolène Royal en tête des motions du parti socialiste, Mélenchon, outré, en ravalant son caquet... il se casse, car c'est un mec... Hollande, l'infâme... va nous faire le coup de la trahison tant qu'il le peut et jusqu'au bout (on l'avait déjà vu fomenter contre elle, lors d'un match de foot, et depuis, ne pas se gêner pour lui planter des couteaux dans le dos...).

Ce soir, tous contre elle ! Delanoë surpris, Aubry... larguée, ils sont là le bec dans l'eau à se demander : mais qu'est-ce qu'elle leur a fait pour qu'ils continuent à voter pour elle ?

Vous ne voudriez pas, vous tous, commencer à vous interroger... sur : qu'est-ce qu'elle a, et, comment se fait-il qu'il se fait-ce ?

N'oubliez pas qu'elle a brillamment tenu tête à un sacré zozo... celui qui nous dirige à l'heure actuelle. Lui, qui est le roi de l'escamotage... plus grand magicien que lui, y a pas. Tout va mal, il te retourne tout sens dessus-dessous... c'est pas ici, c'est le monde..! du coup la crise ici, c'est pas lui... et il en est le sauveur...

Alors, vous l'avez salement, et injustement, amochée, vos critiques sur la "bravitude" sont indignes... votre dégommage sur sa prestation à  Bercy, bien exagéré... qu'elle eût été un homme et vous l'en eussiez encensée. Vous me désespérez... par moments.

 

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Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /2008 20:14



Découvrez Barbara!




Je pense à Barbara, à "mille chevaux d'écume galopent, galopent, mille chevaux d'écume, galopent à la lune, des chevaux lumière claquent leur crinière".

Je vois l'avenir du monde, je vois... c'est beaucoup dire, je regarde... simplement. Demain, Clarence en parle, les journaux en parlent, tout va changer ! avec l'élection du prochain président des Etats Unis d'Amérique. Vous y croyez vraiment , vous ?

En tout cas, pas mon voisin (je rappelle à ceux qui ne me lisent pas régulièrement que j'ai un JEUNE, très JEUNE, je le dis pour ceux qui croiraient que... voisin étasunien, faisant un stage, une formation - comment dit-on ? au Cordon bleu, école très prestigieuse pour la haute gastronomie, et surtout les pâtisseries...). Ce soir : "toc, toc !". Ah, me dis-je, enfin un être humain sur ma planète, car les blogueurs ce soir, et sur mes mails... c'est pas la joie... c'est lundi, ça déprime... normal.

J'ouvre, sachant que c'est lui (Steve, pour les pas fidèles à mon blog) : "bonsoir, c'est moi Steve, je suis votre voisin, je fais une formation...", la main tendue, une part de gâteau sur une serviette en dessous. Oui, je sais, je sais... lui dis-je. Et ce soir : une part de galette des rois, il me dit, lui, "un feuilleté", mais je la reconnais, moi, la galette des rois, on ne peut pas se tromper. Et me voilà partie, en anglais (bon, j'ai été à NEW YORK, moi, je cause english...) à lui expliquer les rois mages, Noël, et tout le tintouin... Lui toujours aussi lisse, je me dis bon... soyons plus dans le coup, "demain c'est le grand jour !". Lui, "????". Ben oui, moi... demain (non, c'est pas possible que mon anglais soit si mauvais...). Lui interrogatif... Moi, les élections... Lui, ah oui !!! Et, toujours tenant la part de galette des rois à la main. J'ai compris qu'il fallait conclure, et le délivrer... "Oh, thank's a lot, it's so nice of you". Ce à quoi il m'a répondu : "you're welcome".

Bon, je vais encore grossir avec tout ça...

Demain ? le 4 novembre ? et alors ?


"Joue
Sur mon vague à l'âme.
Ton piano géant
Déroule ses gammes.
Joue.
Quand tu joues blues,
C'est la vie rêvée.
Je suis emportée.
Joue
Fantasmagorique.
Ton piano léger
S'envole léger, léger.
Quand tu joues velours
C'est la vie amour.
Je suis emportée,
C'est la vie rêvée.
Joue." (Barbara, Mille chevaux d'écume)



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Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /2008 21:04






Soirée avec Francine, elle jouait, en tant qu'actrice professionnelle, dans l'un des courts métrages pour le diplôme de fin d'études de ces jeunes étudiants de l'... (je préfère ne pas nommer l'école). Je l'ai dit au directeur, je l'ai répété aux apprentis-réalisateurs, scénaristes, monteurs, producteurs, c'était invraisemblable, mirifique, de côtoyer leur monde parallèle au mien (celui d'un quotidien de gagne-petit, de touché(e) par la crise, par la précarité, la baisse du pouvoir d'achat... moi avec mes bientôt 50 balais, 48 à l'heure actuelle... j'ai parfois le sentiment que mes 18 ans ont un sacré coup dans l'aile...).

Eux, exaltés, émerveillés par ce monde qui s'offre à eux, ils sont dix par session, la formation est payante (11.000 euros, mais peut être prise en charge par la formation professionnelle ou le chômage) : fils et fille d'artiste, on sent bien qu'ils viennent d'un milieu préservé, d'un cocon plutôt, la voie pour eux semble toute tracée, ce diplôme payé par papa-maman, après ils feront un stage à la télé (grâce aux relations de l'ami de papa-maman) et puis voilà... c'est pas si compliqué... la vie.

Je ne voudrais pas les dénigrer, j'ai aimé et vraiment été enchantée par leurs réalisations, je me dis juste que le monde est injuste... et que ce sont toujours les mêmes qui sont aidés...

Ces bulles, ces univers préservés, dans certains milieux vous pourrez toujours vous adonner à l'art, au raffinement du quotidien (comme le racontait l'une des femmes interviewées dans leurs documentaires, ses parents l'avaient emmenée dans les musées dès son plus jeune âge, partout sur la planète, ainsi, ça lui avait semblé tout naturel de devenir PEINTRE...).

Les bourgeois... les nantis... toujours pourront se payer... tout. Sauf l'essentiel : la vie, ou le génie (au sens de révélation). 

Néanmoins, je constate, autour de moi et parmi ceux qui ont fait certaines de ces études... que peu ont vraiment réussi, et que beaucoup en sont réduits à rudement batailler pour conserver leur "statut" d'intermittent... Artistes assistés ? monde d'adolescents perfusés ? Et je nous vois nous, prolétaires qui alignons nos 35h hebdomadaires (minimum...) tout au long de l'année, pour difficilement pouvoir nous payer une place de ciné...

Le monde a toujours tourné dans le même sens... et pourquoi s'arrêterait-il aujourd'hui ?

Pourtant, nous pouvons, par moments, le regarder dans sa ronde effrénée... et juste nous en abstraire, pour tenter de nous en libérer.

Personne ne te délivrera... à part toi, et tu ne délivreras personne si ce n'est toi. Sur la place chauffée au soleil... pleurent les hommes leur destinée... Que vive Don Quichotte ! et son rêve.



Découvrez Jacques Brel!


Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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