Samedi 7 juin 2008 6 07 /06 /Juin /2008 18:20

J'aime écouter la radio, FIP, France Musique aussi... Le samedi, j'alterne les deux... Donc, vers 10h45 ce matin, j'entends ça qui m'immobilise... Ben oui... Orfeu Negro... ça me décoiffe normalement... mais ce matin, à cette heure-là... c'était comme qui dirait particulier... J'ai fermé les yeux, j'ai savouré la "manha"...

 Le matin est propice aux plus belles découvertes, parfois il nous fait des promesses qu'il ne tient pas, et parfois il irradie une douce lumière pastel, ni trop vive, ni trop pâle. C'est souvent le moment de partir en pleine mer, vers l'inconnu, de se dire qu'on ne sait pas ce qu'on va trouver, et de l'accepter. L'océan enfouit ses tourmentes, serein il nous accueille, pour notre joie il nous chante la douce mélodie d'Orfeu  (Luiz Bonfà et Antonio Maria, pour la bo d'Orfeu Negro, le célébrissime film de Marcel Camus,1959) :




Découvrez Orfeo Negro!




Découvrez João Gilberto!




Manhã tão bonita manhã                                 Matin si joli matin
De um dia feliz que chegou                              d'un jour heureux qui est venu
O sol no céu surgiu                                         le soleil dans le ciel a surgi
Em cada cor brilhou                                            de toutes les couleurs il a brillé
Voltou o sonho então ao coração                       le rêve alors au coeur est revenu

Depois deste dia feliz                                          Après ce jour de félicité
Nao sei se outro dia havera                                je ne sais si un autre jour viendra
E nossa manhã,tão bela afinal                          c'est notre matin, si beau il a été
Manhã de carnaval                                              ce matin de Carnaval

Manhã tão bonita manhã                                    Matin si joli matin
Na vida uma nova canção                                 dans la vie une nouvelle mélodie
Cantando so teus olhos                                   ne chantant que tes yeux
Teu riso,tuas mãos                                              ton rire, tes mains
Pois ha de haver um dia em que viras                oui, un jour tu viendras bien

Das cordas de meu violão                                  Des cordes de ma guitare
Que so teu amor procurou                                 qui seul ton amour a cherché
Vem uma voz,                                                    vient une voix,
falar dos beijos perdidos                                    me parler des baisers perdus
Nos labios teus                                                       sur tes lèvres

Canta o meu coração                                           Mon coeur chante
Alegria voltou                                                    car la joie est revenue
Tão feliz a manhã deste amor                            si heureux le matin de cet amour.




Voilà ce que nous chantons avant de vivre ce que nous devons... rien n'est plus beau que l'avant toute chose, le matin de l'amour... l'avant de l'amour. En cela, en cette attente, l'amour toujours nous déçoit, nous trahit. Jamais il ne sera ce matin que nous attendions.

Matin, si joli matin... de juin. Tu fus le préliminaire d'un été inachevé.

Par Luciamel - Publié dans : Portugal
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Vendredi 6 juin 2008 5 06 /06 /Juin /2008 22:21






J'ai envie de vous faire part, d'une manière tout à fait décousue, des images, des phrases, des thèmes qui m'ont accrochée, qui m'ont exaltée, ou amusée... un petit tour d'horizon de la presse de ce jour, aux frais de la princesse...

La couverture de Télérama, si réussie... extraordinaire Sylvie Testud, a priori j'avais des a priori... quand je l'ai découverte comme actrice, elle portait le prénom et l'initiale du nom de famille : Sylvie T. (où va se nicher notre jugement artistique...) de la maîtresse (traîtresse) de mon ex... (histoire compliquée, je vous passe les détails) alors je ne me sentais pas attirée par cette... Sylvie T. Avant que je daigne la découvrir dans Stupeurs et tremblements, et d'y être happée par son charme... il me fallut un certain temps, qui fut parcouru, juste avant que ne m'apparaisse cette couverture de Télérama, et ce film sur Françoise Sagan. J'ai lu l'interview, elle me plaît Sylvie, je me reconnais en elle... atypique comme on la dit, d'extraction populaire, comme on dit... libre, comme moi.

Dans 20 minutes, une jeune bûcheronne, la première de la ville de Paris... Ludivine, 21 ans, ça me fait rêver (l'amant de Lady Chaterley n'a qu'a bien se tenir... Ludivine est là).

Toujours dans le même journal gratuit, un article sur les ceintures de chasteté version XXIe siècle : les certificats de virginité, et autres tortures que les femmes doivent subir... no comment !!!

Idem, demain à Paris, est organisée une manifestation "cyclonudiste" (à vos appareils photos !) : départ 14h au jardin de Reuilly (12e) : ce sont des gens nus sur des vélos qui défilent pour montrer la fragilité des cyclistes dans Paris...

Hillary, alors qu'autour de moi (des amis blogueurs) te traitent de dinde sur pattes... que trouvera-t-on encore à l'encontre des femmes ??? on n'est jamais aussi créatif (en termes dévalorisants et dégradants) qu'avec la gent féminine... Messieurs essayez de vous occuper de vos congénères... de la même façon, sinon, ne vous inquiétez pas, nous le ferons (à notre manière... qui n'est pas forcément la bonne, gare à vos... abattis Messieurs Hollande et Cie).

Le voile interdit en Turquie : bravo, à la Cour Constitutionnelle ! je comprends, enfin, pourquoi la Turquie fait partie de l'Euro 2008... Bonne chance !

Pierre Bergé, digne, fier, malheureux, humain... cette douleur est celle de la vérité; là, aucun privilège, aucune hypocrisie... une douleur nue... déshabillée...

Dimanche, à Chantilly, c'est gratuit pour nous les femmes chapeautées, le prix de Diane, je vous y donne rendez-vous pour, comme le dit Direct Matin, "un dimanche à la campagne" (ça commence à 12h), avec concert de Thomas Dutronc (gratuit !) de 12h45 à 13h30.

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /Juin /2008 23:48



Cristina Branco va nous enchanter encore une fois, "Com que voz" (avec quelle voix), spectacle de l'Ircam, le 11 juin, au théâtre du Châtelet. Des textes de Luis de Camoes (LE poète portugais, avant Pessoa...), des fados d'Amalia... tout ça dans un contexte "Ircam"... Sans nul doute à découvrir si j'en crois cette citation du site du Centre Georges Pompidou :

«La nostalgie mêlée d'utopie, le passé et le futur, l'infini de l'Ouest (l'océan) et l'histoire de l'Est – toute l'Europe se tenant au dos du Portugal.»
Stefano Gervasoni

Mais voici la grande Amalia dans ce poème attribué à Camoes  :


 
Com que voz - Letra (Lyrics)
 
     
  Com que voz chorarei meu triste fado,
que em tão dura paixão me sepultou.
que mor não seja a dor que me deixou
o tempo, de meu bem desenganado.

Mas chorar não estima neste estado
aonde suspirar nunca aproveitou.
triste quero viver, pois se mudou
em tisteza a alegria do passado.

Assim a vida passo descontente,
ao som nesta prisão do grilhão duro
que lastima ao pé que a sofre e sente.

De tanto mal, a causa é amor puro,
devido a quem de mim tenho ausente,
por quem a vida e bens dele aventuro.

____________________________________



Avec quelle voix pleurerai-je mon triste fado,
qui en si dure passion m'enferma.
que pire ne soit la douleur que me laissa
le temps, de mon bien détrompé.
...


(voix et images sont désynchronisées)


Par Luciamel - Publié dans : Portugal
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /Juin /2008 23:34

Une vidéo volée... est-ce bien honnête de la diffuser ? Va-t-on devoir maintenant se surveiller même lors de ses conversations intimes avec des proches ? Oui, il s'agit d'"hommes publics", dans un lieu public. Mais, quand même.

Il s'agit de François Hollande l'ex-compagnon de Ségolène Royal, et père de ses enfants. Il s'agit du président du Conseil d'Ile de France, Jean-Paul Huchon (le 20 mai dernier). Ils parlent entre hommes, normal, ce sont des hommes... ils parlent de Ségolène "la diablesse" (normal, ce sont des hommes). Ecoutons :



source : Le Monde

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /Juin /2008 21:33

" Lui aussi a déjà été insulté, "des petits Blacks et des Maghrébins qui m'ont traité de "sale Noir""

Lu aujourd'hui, dans un article du Monde... "Dans les bus c'est le tarif coup de poing", ce témoignage d'un chauffeur de bus de banlieue... la situation semble s'échauffer, ça va péter nous dit-on à chaque instant, les politiques politiquent et les citoyens citoyennent... Plus de police, moins de police... plus de moyens, moins de moyens... et la TVA dans tout ça ? Et rien ne change vraiment... ou tout change mais dans le mauvais sens.

Ca y est Hillary Clinton a été éliminée (cherchez la femme et vous aurez la logique...), maintenant nos journaux (journalistes ou journaleux...) semblent se réveiller, à peine Obama intronisé, les voilà qui se mettent à penser : a-t-il vraiment des chances de l'emporter ? l'Amérique (c'est-à-dire les Etats-Unis) pourra-t-elle élire un métis ? Merci, les Sharon Stone, les Sean Penn (on a les politologues qu'on peut, mon brave Monsieur...) de nous avoir bourré le mou pendant des semaines... c'est le "métis" qu'il nous faut ! nous affirmaient-ils, c'est lui le beau, c'est lui le tout neuf, c'est lui le plus excitant... Alors, continuez à vous exciter... et laissez les Républicains une fois encore l'emporter.

Lu, sur un blog ami, le commentaire d'un commentateur : "cette connasse de Ségolène Royal", le commentateur s'indignant qu'on ne puisse laisser libre cours à cette "saine" analyse de l'ex-candidate à la présidence de la République, comment ? ne pas pouvoir la traiter de "connasse"... c'est être obligé d'avoir un langage puritain... être une féministe "psychorigide" sans nul doute... j'ai rarement vu ces mêmes "analystes" déclarer que Sarkozy était un "connard"... ah, mais me diraient-ils c'est parce qu'il ne l'est pas... non c'est elle qui l'est... ce sont les femmes qui le sont... d'abord... Je répondrai dans cette même logique : "c'est çui qui le dit qui y est !".

Je regrette la tournure que les citoyens semblent vouloir donner au monde... ces derniers temps. Moi, j'ai voté Mitterrand (la 2e fois, avant je n'étais pas française), j'aurais voté Delors (s'il s'était présenté), j'ai voté Jospin, j'ai voté Chirac (eh oui), j'ai voté "oui", j'ai voté Royal, alors... ne me dites pas que je suis une vieille, ou sale, ou... (autre insulte de votre choix) ... féministe, connasse... je suis socialiste, j'essaie d'être cohérente et fidèle... à ce à quoi je crois.

"Regarde bien, petit, regarde bien..." et "L'éclusier", de Jacques Brel.




Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /Juin /2008 21:47

Il est des instants apaisés. Il est des répits dans la frénésie du temps. Il est, pour nous tous, de rares trouées dans l'absurdité (l'obscurité) de nos vies... C'est le mot de l'enfant, C. (12 ans) à qui je demandais si ça la gênait que je mette une photo d'elle sur mon blog : "Mais non, vas-y, attends, j'ai plusieurs copines qui ont des blogs, et elles ont publié des tas de photos de moi". Je vous l'accorde, le côté merveilleux... le "temps suspends ton vol" a dépassé le romantisme... pour arriver directement au post-réalisme (le "virtuelisme").

On m'a dit que j'avais un "coeur d'artichaut", au départ ça veut dire quelqu'un de volage, quelqu'un qui tombe amoureux tous les quatre matins... et les feuilles de l'artichaut représentent son coeur qui est distribué aux quatre vents. On a convenu, que pour moi ça avait une autre signification.... ben, oui... je ne suis pas volage, pas un papillon qui vole de coeur en coeur, non pour moi ça signifie qu'au centre il y a un coeur... auquel on arrive irrémédiablement... Oui, j'en suis assez d'accord... c'était plutôt flattteur.

Mais, de tous ces moments de douceur, où l'on vous accueille, vous dit des choses gentilles... il en est un où j'étais seule et où j'ai ressenti cette bienveillance à mon égard, cette envie de me redonner espoir, cette tendresse tout simplement.

Samedi dernier, comme tous les samedis, j'ai fait mes courses, j'étais un peu dégagée : début de mois, je pouvais dépenser... alors j'ai rempli mon caddie... et à la caisse on m'a offert un cadeau, en remerciement de mes achats. Le bouquet était là, la surprise, le baume, la gourmandise, le plaisir à  l'état brut.

Non, aucune invitation à une soirée, à un salon, à une réduction de prix... non, c'était là tout bête... quelques échantillons d'un masque.

Mais quel masque ! je vous en dis le nom : "Masque chocolat, une beauté gourmande à croquer". Déjà, vous êtes intrigué(e) : serait-ce, ce que j'imagine ? comment cela se peut-il ? Et bien je vous en copie le descriptif commercial : "Ce masque de beauté à l'odeur d'un fondant au chocolat ne demande que 5 minutes de pose pour un résultat garanti. Ce plaisir gourmand favorise la restructuration de la peau, tout en lui apportant souplesse et douceur. A consommer sans modération..."

Et après essai, je peux vous dire qu'il tient ses promesses. J'en eus l'odeur, la texture, la couleur, sur ma peau, la douceur... et le bienfait.

Pourquoi ne peut-on passer sa vie avec un masque de beauté au chocolat ?

Pour le savoir, allez ici ou là :





Par Luciamel - Publié dans : Joie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /Juin /2008 14:50


free music


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 31 mai 2008 6 31 /05 /Mai /2008 14:02

Vanitas vanitatum et omnia vanitas  nous dit L'Ecclésiaste... bref rappel de cette cruciale question ici et là sur cette vidéo (au sujet de l'exposition "Our body" qui se tient en ce moment à Lyon, et autour de laquelle déjà la polémique enfle).





Déjà en son temps Ronsard essayait de convaincre Cassandre, la jeune mignonne... de bien vite cueillir sa jeunesse (et surtout d'accepter les avances du poète) avant que vieillesse ne lui échoît... Il la rencontra en 1545, elle avait 13 ans, lui 20, l'année suivante elle se maria mais avec un autre... il restera inconsolé et d'amour transi, jusqu'à ce qu'en 1555 la jeune... Marie (une "vieille" de 15 ans) lui fasse oublier en ses bras de paysanne... la mignonne bien née. Il n'est jamais trop tard pour bien faire et c'est elle, Marie, qui aurait pu répéter les fameux vers... à son "mignon" :

"Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que vostre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur la vieillesse
Fera ternir vostre beauté." 

(Mignonne, allons voir si la rose - A Cassandre, 1552)


Vanités des vanités... tout est vanité... et Corneille lui aussi s'y connaissait en "avertissements" aux jolies jeunes femmes... Alors, chantons avec Brassens et sa belle Marquise et répondons-lui : je vieillis et vais probablement me ratatiner... mais je t'emmerde en attendant...

Pauvre Corneille, qui à 52 ans, malgré ses stances, fut éconduit par la belle Marquise du Parc,  La Du Parc, danseuse et comédienne, qui de passage à Rouen avec la troupe de Molière illumina le dramaturge et son frère. Elle fit par la suite chavirer le coeur de Racine avant de devenir son Andromaque... et sa maîtresse, provoquant par là, d'ailleurs, la brouille entre les deux amis (Corneille et Racine). Sa vie a été portée à l'écran dans le film Marquise (1996) de Véra Belmont (la réalisatrice malheureuse de Survivre avec les loups, 2007), avec Sophie Marceau dans le rôle titre.

"Chez cette race nouvelle,
Où j'aurai quelque crédit,
Vous ne passerez pour belle
Qu'autant que je l'aurai dit.

Pensez-y, belle Marquise.
Quoiqu'un grison fasse effroi,
Il vaut bien qu'on le courtise,
Quand il est fait comme moi."

(Marquise si mon visage - Stances à Marquise, 1658)



free music


Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 20:08

A certains moments de l'année, quand la chaleur revient, je dois placer des pièges à mites dans ma cuisine... Le principe en est simple (et néanmoins cruel) : il diffuse des phéromones propres à attirer les malheureux mâles qui se retrouvent piégés sur la pellicule imprégnée de cette colle... ceux-ci en meurent inexorablement (les femelles aussi, par voie de conséquence... puisqu'elles n'auront pas pu se reproduire).

J'ai découvert aujourd'hui que le journal gratuit 20 minutes avait une rubrique "blogs" avec classement ad hoc. Je fus amusée de lire que les blogs de filles avaient le vent en poupe pour ce qui était du parler sexe... in the city (ben, oui... pour avoir de l'audience faut saisir la balle au bond de Roland Garros...); en effet, y apprend-on, elles le feraient... différemment et mieux que les garçons.

Les blogs de filles (on y cite Maïa Mazaurette, blogueuse aux phéromones constatés, si l'on s'en tient à ses 6000 visiteurs quotidiens...) y sont encensés pour leur liberté de ton, et leur propension à attirer les lecteurs... tels des mouches... euh, non... des mites... qui viennent tournoyer, ennivrés par les hormones virtuelles.

Ainsi l'on voit se mettre en place de drôles de relations... ce sont les "petits papiers" de Gainsbourg, version moderne... on s'y colle, ou on s'y brûle...

La subtilité des phéromones... (du "parler sexe" des filles...) c'est par exemple de vous servir toute une tartine sur la virginité de cette pauvre musulmane victime d'une société schizophrène... vous me ferez, très justement, remarquer que c'est l'ensemble de la presse qui a fait ses choux gras de cette histoire... la presse serait-elle devenue un blog de fille ?

Parler sexe indirectement... c'est aussi quand on aborde avec complaisance la violence faite aux femmes dans les relations de couple (cf. Le Parisien d'aujourd'hui), avec interview à la clé (de la femme abusée...) nous livrant les tenants et les aboutissants de la chose...

On se sert de tout... on se sert de vous... on se sert de soi... pour se faire valoir... 

 

Gainsbourg, Birkin, Dutronc... "Les petits papiers"

Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Mercredi 28 mai 2008 3 28 /05 /Mai /2008 21:14

je te dirai qui tu es...

Karen Blixen a vécu en Afrique, elle y eut une ferme... puis retourna chez elle au Danemark, non pas perclue de rhumatismes, mais ruinée et rongée par la syphilis (merci le mari !), ce qui ne l'empêchera pas de vivre assez vieille et d'écrire des choses admirables...

Elle fut l'auteure du Festin de Babeth, (adaptation d'une nouvelle du recueil Anecdotes du destin) sorte de métaphore sur le choc des cultures... Elle nous y conte comment l'Afrique et son pays du nord ont pu se frotter l'un à l'autre... Ici le sud est représenté par une Française... l'admirable Stéphane Audran.... il symbolise le plaisir des sens, la jouissance de l'instant présent, le don... ainsi que le partage.

Dis-moi ce qui te nourrit... Simone de Beauvoir pensait qu'on n'appréhende une culture que si on en connaît la cuisine... elle écrivit aussi qu'on ne naît pas femme mais qu'on le devient...

Karen Blixen fut libre à sa façon, Babeth aussi... se libéra d'un carcan. Simone de Beauvoir dont Le Nouvel Observateur a récemment fêté (en la moquant...) la liberté... a elle aussi essayé de dégager la voie des femmes... Que de ronces pourtant... encore... sur le chemin. Nos amis, les hommes... ne lâcheront pas si facilement leur bout de gras...

Quelques extraits du film Le festin de Babeth (impossible de le trouver en français...) :










Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 22:40

Le film qui a gagné la palme d'or à Cannes nous parle d'écriture... du goût des mots... leur beauté,  la bataille des mots... Entre les murs... entre les mots...

J'ai toujours eu ce rapport à l'écrit... celui de la mélancolie... ça ne serait-il que le reflet de ma perception de la vie ? peut-être...

Pourtant les mots, l'univers qui s'y déploie, m'ont toujours portée plus loin que les simples désarrois, que les petits (ou grands) chagrins du quotidien... Avec eux, avec leur sonorité... j'ai tellement voyagé. Ils me sont le tableau, ils me sont la symphonie ou la toute petite ballade... qui m'aide à me lever le matin, à sourire, à m'exalter (le soir...).

Je ne suis pas une "blogueuse influente" et je ne le souhaite en aucune façon (en tout cas pas de cette façon si racolleuse qu'on voit par-ci par-là, que ça en devient... indécent) je fais mon petit ouvrage... j'y mets un peu du mien... après ça m'indiffère... totalement.

Ecrire, dites-vous... Sur un clavier. Se nourrir du regard virtuel qui pourrait un jour se poser sur vous.

J'ai aimé, adoré, vu, revu... Out of Africa... Ce n'est pas tant Sydney Pollack à qui je pense... mais Karen Blixen... "j'avais une ferme en Afrique"... Cette femme me fascine... Je voudrais comme elle écrire, comme elle aimer, comme elle... avoir une ferme... comme elle être libre. Comme elle être seule ?

Les mots... plus forts, plus vrais, que la vie "réelle"... ça fait belle lurette que le monde virtuel... en moi se déploie.

Ma vie rêvée...


Out of Africa.
Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Mardi 27 mai 2008 2 27 /05 /Mai /2008 17:05


free music



free music




Ana Carolina e Seu Jorge. "Tanta saudade"


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 23:13

On vient de l'inventer le scoop... et oui, libéral ça peut, dans certains pays, vouloir dire "libéralisme politique" (dans les pays anglo-saxons) et être assimilé à démocrate, voire à socialiste, but en France cela a toujours signifié "libéralisme" économique... (c'est-à-dire capitalisme débridé). Et je voudrais rappeler que Sébastien Tellier a perdu l'Eurovision, en partie, me semble-t-il, parce qu'il a chanté en anglais... et trahi les valeurs que partout dans le monde la France, jusqu'à présent, s'était enorgueillie de défendre, celles de la diversité culturelle, de l'exception même...  Valeurs qui, peut-être, ont été reconnues ce soir à Cannes...

Delanoë, il se dit de gauche ET libéral... comme Sarko s'était dit de droite ET champion de l'ouverture... Le double langage, on commence à s'habituer... et les Français finissent par produire des anticorps... aussi, ne nous étonnons pas si celui qui se veut l'électron libre un jour se fasse phagocyter...

Les Etats-Unis vont nous le démontrer... car eux aussi veulent éliminer la femme... les Républicains vont passer (merci Besancenot, merci Bayrou !)... ou pire... (je sens les foudres s'abattre sur moi...) Obama passe... là, c'est la cata... (l'équivalent de gauche de ce qu'on a eu à droite pendant les deux mandatures de Bush), et, finalement, en 2012... Ségolène sera élue... non ???

J'entends toutes celles qui ont dénié, et vont réitérer, à l'une d'entre elles le droit d'être Présidente de la République venir m'affirmer que non, elles ne l'ont pas rejetée parce qu'elle était femme, mais parce qu'elle était nulle...

Les hommes, je n'en parle pas... Je ne les connais pas suffisamment...

Libéralisme... quand tu nous détiens...

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 21:04

c'est moi qui l'ai gagnée ! Tout avait bien commencé, l'après-midi presque ensoleillée, dans ce lieu d'un autre temps, l'hippodrome d'Auteuil, à chaque course nous gagnions (on jouait en collectif), d'abord 11 euros, remis en jeu immédiatement, plus que 5, rejoués, 6 euros récupérés... avec Princesse d'Anjou quand même !











Et puis on s'en est retournés dans nos pénates... A l'approche du métro toutefois, les enfants furent attirés par des bonimenteurs, ceux qui vous font le coup du "elle est où la carte ? vous misez et je double les gains". Bon, là ce n'était pas une carte, c'était une petite plaque en caoutchouc, sous laquelle (celle qui était gagnante) il y avait un cercle blanc... Non, les enfants, on ne s'arrête pas, il est tard déjà... Allez, venez... Je m'approche, je regarde... euh... mais ça a l'air facile, je la repère presque à chaque fois la plaque gagnante... Non, c'est pas vrai... Bon, allez j'essaie ! C'est là ! oui, combien vous misez ? 5 euros... Ah, non, le minimum c'est 20 euros. Ah... ben, non alors. Regarde, il y a des enfants, fais 5 euros pour les enfants. Non, le minimum c'est 20 euros. Ben, 10 euros alors, pour les enfants. Non, non, on mise et moi je double. Les enfants derrière moi : elle est là, regarde, c'est celle-là la gagnante, moi, bon, allez je parie 20 euros...

La chute fut rude. Pour nous trois. 20 euros de perdus... On s'est engoufrés dans le métro... après une si belle après-midi. Moi... la tête basse, comment avais-je pu être aussi nulle ???

Ils voient mon air accablé. Clara me dit : "C'est vraiment dur, je ne sais pas pourquoi mais ça me fait comme un étranglement dans l'estomac".  Lucas ajoute : "Ce sont des voleurs, j'ai bien vu qu'ils trichaient, la plaque on l'avait bien repérée, il faudrait les faire arrêter, appeler la police."

Oui, oui, ce sont des bonimenteurs, des tricheurs... vous les enfants vous pouviez vous laisser prendre, mais moi je suis la grande personne... c'était à moi d'être responsable... Non, on ne peut pas appeler la police. Oui, c'était les 20 euros que j'avais pour m'acheter ma carte orange de la semaine... Ma banquière m'a menacée de me "mettre en prison"... si je dépassais mon découvert autorisé, et déjà je l'ai dépassé (de 100 euros, un chèque d'octobre... qui a été déposé fin avril...), elle va sûrement sévir. Déjà que la dernière fois (il y a un mois) elle m'avait bien fait la leçon : "vous saviez pourtant, vous vous étiez engagée il y a un an à ne pas dépasser votre découvert autorisé ! combien de fois faudra-t-il vous le dire ? vous savez que je pourrais rejeter les chèques ? vous retirer votre carte bleue ?". Alors, cette fois-ci je m'étais tenue à carreau. Mais voilà... il y a eu ce malencontreux chèque de 100 euros oublié...

J'ai dit à Lucas : "Ben, c'est pas grave, j'irai au boulot à pied, pour une semaine". Lui, inquiet : "Au bureau à pied ?". Ben oui... Alors, Lucas, il a tout retourné son porte-monnaie, les gains de l'après-midi (2 euros chacun), ses petites économies... Il me l'a tendu son porte-monnaie : "tiens, c'est pour toi". Non, laisse, c'est pas grave. Puis il l'a repris, a compté ses sous... puis fièrement a annoncé : "j'ai 9 euros !". C'est super... ai-je dit. Il a insisté. Tiens, c'est pour toi. Tu sais Lucas, ce qu'on va faire ? Quoi ? et ben, je t'emprunte 7 euros, avec les 9 qui me restent, ça fait 16, et comme ça je me paie la carte orange de la semaine. Je te rends les 7 euros en fin de semaine, quand j'aurai eu mon salaire. Soudain, les regards se sont illuminés. Ouf ! une de sauvée.

Après on a rigolé. Ben, vous voyez les enfants, c'était une bonne leçon ! pour nous trois... Vous savez maintenant qu'il ne faut surtout pas les écouter les bonimenteurs...

En changeant à Michel-Ange Molitor, Lucas m'a demandé : "Tu viens manger à la maison ce soir ?"
- non
- tu manges où, au resto ?
- non, je rentre chez moi, je mange chez moi
- tu manges quoi ?
- peut-être un steack haché avec quelque chose...
- ah... c'est bien un steack haché
- oui, c'est bien.




la chanson du dimanche de Cannes... du festival...





Lucas et Clara à Auteuil
Par Luciamel - Publié dans : métro, voyages
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires
Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /Mai /2008 11:59

mais il est la porte de l'éternité... celui qui sait entrevoir le présent, celui-là se délivre du temps...



"Sois attentive ! Le semeur sème le grain. Tu es "celle qui aide". Tu ne peux pas couper le grain en deux. Enfouis-le profondément, il va pousser en se multipliant, et alors tu pourras le partager ! Mais enfouis le grain profondément... profondément dans le sol, et que la terre se referme sur lui longtemps... longtemps... A peine attends-tu pour le distribuer, c'est là ton erreur. Sois patiente comme la terrre, d'où tu es prise et tu vas porter de nombreux fruits."
(Dialogues avec l'ange, recueillis par Gitta Mallasz)



 
       un de mes instants d'éternité...







Charlélie Couture - Juste un instant


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Pour m'écrire

Vous pouvez m'envoyer un message personnel
en cliquant sur  contact 

Présentation

Recherche

Images Aléatoires

  • 20111402 Art de rue, Père Lachaise, février 2011 013
  • img328
  • img330
  • 20110524 FKDL & MDB n°4 007
  • portrait05
  • MDB n°2 003

Derniers Commentaires

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés