Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /Avr /2008 17:38

Les gens du grand nord de l'Europe ont parfois quelque chose d'incompréhensible pour nous pauvres latins... un esprit décalé, qui peut parfois être assimilé à une sorte de "barbarie", ou d'étrangeté. Je songe aux frères Kaurismaki, L'homme sans passé, d'Aki, ou Moro no Brasil, de Mika. Confrontation des cultures que nous retrouvons aussi parfaitement illustrée dans le film d'animation franco-danois Astérix et les Vikings... C'est tout à la fois cette rudesse, ce côté assez païen en somme, mais aussi cette poésie du silence, cette profondeur de la nuit qui prennent le spectateur aux tripes.

J'ai songé à elle en postant un commentaire sur la musique de The Do, je crois que la Finlande influence la belle Olivia, et sa voix, ses allures de petite fille-femme un peu décalée, m'ont fait penser à Björk...

Les filles du nord vs les filles du sud... c'est diamétralement opposé... Trois clips pour vous le démontrer, les deux premiers c'est le sud, c'est latin lusophone, le troisième c'est nordique, attention ! car ce dernier peut heurter les âmes un peu trop sensibles, vous dites c'est déséquilibré, deux clips pour le sud, un pour le nord, mais attendez de voir ce que Björk sait faire, elle frappe fort... :

Marisa Monte "beija eu"

Marisa Monte "Vilarejo"



Björk : "pagan poetry"


Et pour les aficionados en exclusivité sur OverBlog... Astérix et les Vikings :



Astérix la suite 



et  la fin.



Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 20:08

On cite souvent d'Andy Warhol cette phrase : «A l’avenir, chacun aura son quart d’heure de célébrité mondiale.»

C'était assez visionnaire, voyez aujourd'hui nous sur nos blogs; les chanteurs, les musiciens, sur Myspace; avec Internet, tout le monde voudrait devenir célèbre mondialement...

Quel est donc cette aspiration à être reconnu, connu du plus grand nombre, à tout prix ? Cela a-t-il réellement à voir avec la soif de créer ? Je songe à Fernando Pessoa qui de son vivant n'a publié qu'un seul ouvrage... (voir ici ou ), et qui pourtant savait, avec certitude, qu'il serait un jour vu de par le monde comme l'un des plus grands poètes du XXe siècle. Il s'est contenté d'écrire, chaque jour, une oeuvre colossale, laissée à la postérité bien rangée dans une malle.

Nous, c'est l'inverse... on veut quotidiennement être entendu, lu... Qu'est-ce qui m'amène, sinon, tous les jours à venir ici ou là... inscrire ma trace, à laisser mes pas... sur ce support dérisoire qu'est le Web ? C'est que je trouve fascinant ce contact virtuel, potentiel, avec le reste de l'humanité (francophone quand même, ça limite...). C'est que moi aussi je rêve de mon quart d'heure de gloire...

Alors tous ces gens que je vois se démener... ils y sacrifient leur vie parfois... pour "être des artistes", pour devenir des "vedettes", des "célébrités", pour être connus... mais dans ce domaine comme dans d'autres : beaucoup d'appelés, peu d'élus ! Pourquoi ?

Etre "star"... quel poids... Marylin, oh Marylin...

J'ai quelques amis "célèbres", ce que j'aime le plus chez eux n'est pourtant pas leur célébrité...

Mais, comme je comprends les Molière, les Mozart, les Dulce Pontes, les Ana Moura, les Pessoa... qui ont en eux un feu sacré... et qui ne peuvent rien faire d'autre que l'exprimer... Ils ne VEULENT pas être des artistes, ils SONT... ils véhiculent cela... Certains veulent, mais ne seront jamais... car ils veulent trop, car ils ne sont pas.

J'aime les artistes. Voici l'exemple d'une belle réussite (lui, il fut enfant... près de chez moi, un petit prince dont je salue l'immense talent; elle, je suis sidérée par sa voix) : bravo Dan et Olivia ! The Do :



Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /Avr /2008 00:12

Avant d'aller dormir... avant de partir au-delà de la saudade... (para além da saudade), Ana Moura... pour le plaisir :






Par Luciamel - Publié dans : Portugal
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Dimanche 20 avril 2008 7 20 /04 /Avr /2008 18:08

... ne peut pas nous faire de mal.

Il y a les moments de blues, de cafard, de bourdon... (se reporter à samedi...) et puis il y a, Dieu soit loué, ses contrepèteries. Je prends mon dicco, pour vous expliquer : "rendre un son pour un autre". Interversion des lettres ou des syllabes d'un ensemble de mots... pour en obtenir un autre... de préférence burlesque ou grivois, c'est l'art du contrepet... ex : Femme folle à la messe pour femme molle à la fesse (Rabelais)".

Quelles sont, donc, les contrepèteries du fado ???

D'abord, il y a Mozart... le Concerto pour clarinette... et, comme m'expliquait ma petite soeur tout à l'heure, un jour qu'elle travaillait à l'Opéra Garnier (comme costumière) et qu'elle assistait à une répétition, elle fut happée par la beauté... et demanda de qui il s'agissait, on lui répondit : "c'est Mozart !", "ah, ça ne m'étonne pas, rétorqua-t-elle, à chaque fois que je l'entends, et même sans savoir que c'est lui, je trouve ça beau ! et c'est pas parce que c'est Mozart, c'est parce que c'est beau !". Elle, c'est plutôt le Requiem qui la botte...


free music



 

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Barbara, l'a chanté... quand nous sommes perdus, revenons à Mozart... J'ai vécu, comme d'autres, des peines profondes, et c'est la musique "classique" qui m'a repêchée, je mettais France Musique, n'importe quoi pouvait passer, et soudain... c'était... la paix.

J'adore quand J.F. Zygel nous dit des choses telles que (entendu cet après-midi) : "Charles Quint, il a eu tous les numéros, comme il était roi dans tous les pays, il changeait de numéro au Portugal, en Espagne ou en France, là c'était II, là III, là V...", son humour... et la simplicité avec laquelle il éduque à la grande musique des ignares comme moi.

Pour revenir à nos moutons... les autres façons de faire fuir les guêpes et les bourdons... c'est pour certains, comme ma petite soeur adorée, de regarder un match de tennis à la télé et de voir son "champion" l'emporter (aujourd'hui c'était Ferrer à Valence, quel exploit, m'a-t-elle dit).

C'est Théodore Monod dans le désert, c'est Yehudi Menuhin et son violon, m'a-t-elle encore rappelé...


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Bon, mais avec la "souche" on n'est pas du tout dans la contrepèterie... on est dans le désespoir sans fond.

Finissons en revenant à l'actualité... au sport, à l'amusement, aux "JO du Péquin" avec "la chanson du dimanche" :


 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /Avr /2008 23:39

Aurélie l'a dit : n'oublions pas la black pride ! mais aussi, n'oublions pas nos lycées, nos profs menacés, je mélange Aimé Césaire et vos combats lycéens... je mélange la liberté, la jeunesse... et la lucidité... Bref, je dis gardons la pride attitude...



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Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /Avr /2008 14:31
A l'origine il y avait l'Afrique...



Plus tard, au Cap de Bonne Espérance, des hommes ont compris qu'Adamastor n'allait pas les engloutir.





Aujourd'hui le Continent est à feu et à sang, on y agonise dans la maladie, la famine, la guerre.


 

 



Mes amis blogueurs (pas blagueurs non...) disent que la Chine va y rafler la mise, au nez et à la barbe des Occidentaux. La prochaine Coupe du Monde de Football risque de nous valoir de belles envolées lyriques sur nos blogs... nous on s'envole sur nos blogs... dans la vraie vie, on essaie juste de ne pas être trop à découvert.

Revenons un instant au Cap... de Bonne Espérance.




Et écoutons Rokia Traoré, en boucle...


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Par Luciamel - Publié dans : photos
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Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /Avr /2008 10:28

La lune est presque pleine... demain matin, Taureau-Scorpion, premier degré. Elle a emporté Aimé Césaire, ou plutôt elle l'a aidé à s'en aller... Bon voyage près des étoiles au poète de la négritude ! En ce moment, Mars et Jupiter sont déchaînés l'un contre l'autre... ça nous fait de beaux abus de pouvoir ça... la guerre des clans (et ça risque de durer...). Au Conseil des ministres, il paraît que ça a bardé !!! Les OGM (ogres, grands et méchants) ont décidé de nous bouffer tout crus. Tout ça me donne le blues, et en portugais ça se dit fado... Mon spleen de Paris.

Mariza, elle le chante "Meu fado".




Trago um fado no meu canto
Canto a noite até ser dia
Do meu povo trago pranto
No meu canto a Mouraria

Tenho saudades de mim
Do meu amor, mais amado
Eu canto um país sem fim
O mar, a terra, o meu fado
Meu fado, meu fado, meu fado, meu fado

De mim só me falto eu
Senhora da minha vida
Do sonho, digo que é meu
E dou por mim já nascida

Trago um fado no meu canto
Na minh'alma vem guardado
Vem por dentro do meu espanto
A procura do meu fado
Meu fado, meu fado, meu fado, meu fado




Je porte un fado dans mon chant
Je chante la nuit jusqu'au point du jour
De mon peuple je porte la plainte
Dans mon chant la Mouraria 

J'ai le regret de moi-même
De mon amour, le plus aimé
Je chante un pays sans fin
La mer, la terre, mon fado
Meu fado, meu fado, meu fado, meu fado

De moi il ne me manque que moi
Régnant sur mon propre destin
Du rêve, je dis qu'il est mien
Et je me réveille après être née

Je porte un fado dans mon chant
Dans mon âme bien protégé
De l'intérieur de l'effroi elle vient
La quête de mon fado

Meu fado, meu fado, meu fado, meu fado

Par Luciamel - Publié dans : Spiritualités, astro
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Vendredi 18 avril 2008 5 18 /04 /Avr /2008 20:50

Pardon Messieurs, mais vos Strauss Kahn, vos Delanoë, vos Hollande, vos Fabius et Jospin... vos Sarkozy même (vos Bayrou sont-ils encore d'actualité ? je ne serai pas cruelle avec les ex- pro-Rocard, pro-Emmanuelli, pro-Chevènement... vous savez tous ceux qui se sont ingéniés depuis des années à couler la gauche...) ne feront pas le poids !!!

En effet, et les journaux commencent à frémir... la prochaine bataille au sommet se fera entre Martine Aubry et Ségolène Royal.

J'ai longtemps espéré que Martine Aubry se présente, qu'elle suive la voie tracée par son père... que ne l'a-t-elle fait en temps voulu ?.. Les journalistes du Monde la pressentaient comme candidate aux élections de 2007... elle les a raillés... elle a eu tort, Ségolène, elle, n'a pas eu peur !!!

Aujourd'hui elle revient, et poussée (sans nul doute) par son équipe, elle essaie de voler la place durement gagnée par la première femme à prétendre à cette élection... Elle voudrait se laisser porter par la vague... Non, ce n'est pas juste. Le travail fait par Ségolène Royal ne pourra lui être volé... et elle a la poigne pour se défendre.

Non, ce n'est pas acceptable qu'une femme ait dit d'une autre femme "ça ne suffit pas d'être jolie"...

Je proteste.

Je proteste pour la France, la misogynie des hommes, des électeurs, la mysoginie des femmes (tout autant, si ce n'est plus, que celle des hommes...). Je vois aux Etats-Unis, le même scénario qui se reproduit... on est en train de façon très "soft"... d'éliminer la "femme"... tout plutôt qu'une femme... vous allez nous le resservir combien de temps ce refrain ???

Comment, ai-je pu entendre comme critique de la candidate socialiste française (je ne dis rien de la "bravitude", je pourrais m'énerver... sur la stupidité des critiques...) : "il ne suffit pas d'avoir de jolis tailleurs pour être présidente de la République"... dit par une jeune et jolie cadre en tailleur sexy ???

Ca me donne envie de hurler... cette injustice... ce ne sont pas nos 10% de femmes à l'Assemblée Nationale (une honte à échelle européenne... et grâce à une loi imposant des quotas...), nos 6 % de Pédégères...

De voir Martine Aubry taper sur Ségolène Royal, en faire son ennemie... non, ça je n'arrive pas à l'encaisser...

Je vous entends déjà... C'est pas parce que c'est une femme qu'elle est meilleure...

Je vous entends déjà défendre votre candidat, celui qui est l'homme, celui qui a l'autorité naturelle (vous savez ce qui pousse entre les jambes...)... lui on n'a pas à douter de son sérieux (cf. Barak Obama...), de son expérience... ça lui pousse entre les jambes... c'est la génération spontanée... Prenez une femme : vous allez lui en demander des compétences (t'as quoi comme diplômes ? ah, bon t'en as plus que moi ? cf. Ségo et Sarko... c'est parce qu'ils n'ont aucune valeur ces diplômes... t'as quoi comme expérience ? ah bon t'en as plus que moi ? cf. Hillary et Barak... ben, t'es trop ringarde ma vieille, moi je suis la nouvelle génération...).

Je vous le dis... Il n'y a qu'un seul critère sur cette terre c'est t'as ou t'as pas... la quéquette ???

Après... c'est facile... t'as : tu trouves... on te choisit. T'as pas : tu passes ton tour...

Vous vous dites : elle vit au siècle passé... aujourd'hui il y a l'égalité... homme-femme... je vous réponds : non !!! aujourd'hui, être un homme ou une femme interfère totalement sur le destin de chacun...

Alors, je continue à GUEULER... contre cette injustice : la plus criante, la plus débile, la plus destructrice... qui soit. Celle qui consiste à humilier, à dominer... la moitié de l'humanité...

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /Avr /2008 23:06

Ce matin, 8h30, le métro quotidien... il entre, se met à déblatérer seul, il est jeune, beau gosse, le voilà qui nous lance : "oui, je pourrais être un délinquant, méfiez-vous, je pourrais devenir dangereux... ils l'ont chopé, ils l'ont enfermé... moi, ils ne vont pas tarder, ils vont me mettre en prison". Etrange début de matinée, d'autant que la personne avait un air doux et mesuré... même sa façon de délirer restait douce et mesurée... étrangeté.

Aujourd'hui, j'avais prévu de montrer à mes étudiants ("étrangers à Paris") un extrait du film Camille Claudel... à cause de l'expo, du documentaire ce soir sur Arte... Me voilà en train de leur expliquer qu'elle avait perdu la raison suite à sa rupture avec Rodin, mais aussi du fait de son génie, de sa condition de femme artiste, de sa fragilité sans doute... bref, qu'elle avait été enfermée dans un asile pendant 30 ans.




A midi, entre profs on s'est mis à parler de tout et de rien... aussi de notre "homme de ménage" qui semble avoir un grain... il répond aux voix qui parlent en lui... il le fait quand il se croit seul, mais tout le monde l'entend...

Je ne dirai rien des situations "bizarres" dont on m'a parlé en cours... car elles concernent la vie privée de certains étudiants.

En rentrant ce soir, dans le métro encore, un homme finit sa bière avant de monter dans le wagon, il entre en titubant, il maugrée, tout le monde le regarde inquiet, il s'en va près d'un siège, dit qu'il tient à peine debout et voudrait qu'on lui cède une place... je ne sais ce qu'il en a été... Il se met à grogner, à chercher l'agression. Puis, j'entends le dialogue de cet homme et d'un autre homme (à la voix jeune) qui semble vouloir l'apaiser, essaie de le ramener à la raison... "oui, tu m'as bousculé, tu pourrais faire attention", "non, je crois qu'il n'a pas voulu vous insulter, ni vous manquer de respect, c'était juste par inattention, personne ne vous veut du mal, je vous assure", "ouais, mais quand même il aurait pu s'excuser", l'autre en question ne dit rien... "vous êtes sympa vous"... et les voilà en train de deviser de la pluie et du beau temps... "je vais à Montparnasse, je ne sais pas si je suis dans la bonne direction", "non, là vous devez changer"... "merci, vous êtes drôlement sympa"...

Il y a des jours... où quelque chose semble vouloir se manifester.

Mais voilà l'oiseau-lyre
qui passe dans le ciel
l'enfant le voit
l'enfant l'entend
l'enfant l'appelle :
Sauve-moi
joue avec moi
oiseau !
Alors l'oiseau descend
et joue avec l'enfant

(Jacques Prévert) 

J'aurais voulu vous mettre la chanson... mais pas trouvée sur le net... alors voici seulement les paroles de Valérie Lagrange (1983).

Elle a pas besoin de parler, de juger
Elle en sait trop pour condamner, critiquer
Elle a pas besoin de journaux, de télé
Pour savoir c’qui est arrivé
Sur les trottoirs, l’éternité

Elle voit tout dans sa tête
Visionnaire et prophète
Elle est si près de la vérité
Qu’elle s’y est brûlée
La folie… La folie

Elle est comme un cheval sauvage
Rebelle, indompté
Qui refuse d’entrer dans la cage
Où tant d’autres sont enfermés
Elle porte gravée dans sa chair
A jamais imprimée
La marque indélébile de la liberté
La folie… La folie

Elle voit tout dans sa tête
Visionnaire et prophète
Elle est si près de la vérité
Qu’elle s’y est brûlée
Elle est là quelque part en toi
Quelque part en moi
Elle est l’enfant toujours vivant
Dans la nuit de notre inconscient

La folie… La folie
La folie… La folie
La folie… La folie




Voici un ajout de vendredi, 18h... après certains commentaires qui m'en ont donné l'idée... "Je ne suis pas folle vous savez" de Florence Foresti.

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /Avr /2008 20:30

Qui veut être aimé ?

Ou, plutôt, qui ne veut pas être aimé ?

Comme dirait Pascal (le philosophe des Pensées...) :  même celui qui va se pendre cherche son bonheur... il dit aussi : je me tape la tête contre les murs, ça fait tellement de bien quand ça s'arrête... Bon, déconnez pas les gars, Pascal c'est quand même le mec qui a inventé la machine à calculer (à 18 ans...), si vous voulez c'est l'ancêtre de l'ordinateur...

Je reprends ma question... qui ne veut pas être aimé ?..

Mais... qu'est-ce que nous désirons quand nous demandons à être aimés ?

Alors, pourquoi on se fait tant de mal les uns aux autres ? question..

Moi, j'aspire à être aimé... OK !!! OK ! et toi pareil... bon... mais est-ce que moi je t'aime comme toi tu m'aimes (ou l'inverse...) ?

Après, ça fait le bazar... je veux t'imposer mon amour, toi le tien... bref ça colle pas bien...

Alors, arrêtons de dire que nous aimons, ça ira peut-être mieux.

Mes ailes... se déploient... au loin...

Je ne veux plus d'un toi...

Je n'y crois plus.

Je crois à vous, plus à toi...


catherine ribeiro



Par Luciamel - Publié dans : Hommes, je vous aime
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Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /Avr /2008 20:16

Que dire... si ce n'est qu'à cette époque-là j'étais heureuse... relativement heureuse... en tout cas quand je regardais : "Daktariiiiiii, daktariiiii"... Merci Clarence.


Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /Avr /2008 21:09

Non, rassurez-vous, je ne vais pas vous parler de drogues... J'aurais pu tout aussi bien titrer : "promenade dans la nuit avec Clarence"... mais ça faisait ambigu, ou, "nuit surréaliste", mais ç'aurait été convenu... Alors, j'ai choisi "psychédélique" pour la sonorité et pour correspondre avec ce qui va suivre.

On reconnaît qu'on est drogué (dépendant) quand on est obsédé par quelque chose, quelqu'un, qu'on ne pense plus qu'à ça, qu'à lui, elle... Ca ressemble souvent à l'état amoureux. Je sens que, là, vous êtes intrigués, que certains déjà redoutent ce que je vais dire...

Oui, mon blog... vos blogs... deviennent mon aliment de chaque jour... j'y puise des forces insoupçonnées, j'y parcours des univers, je m'enrichis à travers vous, je me construis dans la blogosphère...

Toutefois... faudrait peut-être m'en inquiéter, car j'en rêve aussi la nuit... Je continue le dialogue avec vous, je vous réponds, je vous retrouve...

Ainsi, cette nuit, me voici embarquée au bord de la Seine, j'habitais sur un bateau, et mes bagages avaient été mis sur le quai, j'ai voulu rejoindre mon embarcation à la nage... j'ai un peu hésité, car nager dans la Seine... ça me semblait risqué (à part Chirac... personne n'y aurait songé), je m'enfonce doucement dans l'eau, tiède, agréable, grise, des algues, beaucoup, mais pas de remous... je m'approche du bateau, je vois qu'on emporte les valises, une noire, une rouge... quelqu'un se met à vouloir ouvrir la noire... je m'approche : "c'est à moi", dis-je.

Puis, je me balade dans un centre commercial, peut-être Les Halles, j'arrive près d'un magasin à chaussures très chic, en contrebas, je m'y engage, et quelle n'est pas ma surprise de voir en vitrine, des chaussons (sortes de grosses chaussettes très classes, très bcbg) avec la mention (il les avait fait marquer) : Clarence Boddicker... de très élégantes chaussures aussi... Moi, surprise, tiens mais pourquoi donc ? Clarence a-t-il des actions dans ce magasin ?

Un peu plus tard, je le croise, le cher Clarence (le Lion bigleux de mon enfance...) et je lui dis que non seulement j'ai vu sa pub dans le magasin, mais qu'encore j'avais pu visionner son clip... une sorte de mini-film ressemblant au "tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe" de Woody Allen, le passage, où les spermatozoïdes s'engouffrent comme des fous pour atteindre l'ovule... et où un seul (parfois c'est deux, mais c'est rare !) atteindra le but... Je lui contais ça à Clarence, je lui disais combien je trouvais ça étonnant, ces petits spermatozoïdes tous capotés... quand même, avec des chaussettes...
Je crois que c'est à ce moment-là que je me suis réveillée... il était 5h14 du matin... difficile de me rendormir (je me lève à 6h30)... Alors, je t'en ai voulu Clarence... pourquoi venir en pleine nuit me raconter des histoires de chaussettes ?

Bon, une seule question Clarence : se pourrait-il que d'ici peu tu nous annonces que tu vas être papa ?

Pour illustrer musicalement ce rêve, un clip pioché sur le blog d'un ami... moi, qui croyais qu'il était libre Gérard... Orion et sa mort... par Gérard Manset (merci Roger...) :




Et pour clore mon sujet... une prise de position écologique... Green Peace qui a fait un clip parodiant la scène des spermatozoïdes de Woody Allen, Messieurs... attention (je l'ai relu aujourd'hui en commentaire du documentaire programmé ce soir à la télé, sur France 5 : "Tu seras un homme, mon fils!", "une étude scientifique avance même que le chromosome Y disparaîtra dans 14 millions d'années". Bon... Messieurs... il est encore temps de voir venir!). On nous dit aussi : "après des siècles de domination masculine, le vent semble tourner (...) et tout porte à penser que la domination de l'homme pourrait bientôt n'être qu'un vieux souvenir..." : Messieurs, à vos cassettes !



Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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Lundi 14 avril 2008 1 14 /04 /Avr /2008 20:52

Non mais ! voilà que mon blog devient un lieu de franche rigolade... ça va pas ça ! vous avez lu, en haut à droite, c'est marqué "fado", vous savez ce que ça veut dire "fado" ? (les Portugais non plus à vrai dire... mais on va faire comme si). "Fado", c'est "fatum", fatalité, destin, tu crois que tout va bien ? mais tu ferais mieux d'y regarder à deux fois... parce que ça risque de pas durer... prépare-toi au pire (ça seradéjà ça de fait... après tu ne peux plus être qu'agréablement surpris,en fait les Portugais sont des jouisseurs invétérés... si, si !). Les optimistes sont des niais... qui ne savent pas jouir de la vie !!!

A quoi rime tout ça, me direz-vous ? et vous avez bien raison... vers quelles contrées lointaines vais-je encore m'embarquer ? Qu'à cela ne tienne, votre curiosité va être satisfaite.

A l'occasion de mes navigations sur le web (euh... nous les Portugais savons nous adapter à l'évolution des technologies... et après la route des Indes, l'Europe... nous nous tournons vers ce nouvel univers qui s'ouvre à nous, et sommes prêts à en explorer des terres encore inconnues : avis à la population mondiale !), je disais que, pendant mes lectures inter-sidérales, j'ai eu l'occasion de voir le reportage au Père Lachaise (le célèbre cimetière parisien, avec célébrités enterrées, je le rappelle à mes lecteurs étrangers) d'un très cher ami blogueur (vous mettez deux "g" si vous voulez, moi je le francise le mot). Les photos, le montage, sont fantastiques, alors ça m'a donné une idée (bon, elle me trottait déjà dans la tête depuis vendredi dernier,quand j'ai montré à mon "unique" étudiant de portugais cette carte postale de ce lieu si particulier au Portugal).

Certains (que je nommerai ici : Grégory  !) vont passer leurs vacances dans l'Algarve (ça signifie en arabe (oui, ils sont arrivés au Portugal en l'an 700 environ, et ont été chassés, beaucoup plus vite qu'en Espagne, en 1240, chez nos voisins ce ne fut que 1420...) ça signifie, donc, (j'ai un problème avec le traitement de texte d'OverBlog... je ne peux plus effacer... alors, ça m'oblige... à divaguer...) : el ghrab, ouest... l'extrême ouest de l'Europe. Les arabes et les Portugais, longtemps amis, puis ennemis.C'est comme tous les Anglais (vous savez les parents de la petite Mady... partis en vacances sur la "praia da luz"), les Allemands, les Portugais même, tout le monde va sur la Côte d'Azur portugaise : l'Algarve... Ca semble sublime (c'est le seul endroit du Portugal où je n'ai jamais mis les pieds), mais j'ai jusqu'à présent préféré d'autres lieux...

Par exemple (j'y arrive, j'y arrive...) : l'Alentejo (au-delà du Tejo, au sud de Lisbonne...), région à nulle autre pareille... Dulce Pontes la chante si bien... Et bien là il y a une ville : Evora (d'origine romaine, avec un temple de Diane), une nature qui essouffle, et ce monument-là qui nous remue au-delà du Tejo... bien au-delà de nous :



 



Il s'agit de la "Chapelle des os", qui, comme son nom l'indique est tapissée de fémurs, de crânes, de squelettes... Sommes-nous dans le morbide ? l'expérience que j'en ai faite est tout autre... et étonnamment en pénétrant dans ce lieu c'est plus l'abandon, l'acceptation, une sorte de sérénité que j'ai ressentis.

Elle date du XVIIe siècle et fut construite par trois moines, leur intention était, bien évidemment de faire prendre conscience au visiteur de son impermanence, à l'entrée on peut lire :

"Nous, os qui ici sommes, les vôtres attendons"

Un poème de la chapelle :

Poema sobre a existência

Aonde vais, caminhante, acelerado?
Pára...não prossigas mais avante;
Negócio, não tens mais importante,
Do que este, à tua vista apresentado.

Recorda quantos desta vida tem passado,
Reflecte em que terás fim semelhante,
Que para meditar causa é bastante
Terem todos mais nisto parado.

Pondera, que influído d'essa sorte,
Entre negociações do mundo tantas,
Tão pouco consideras na morte;

Porém, se os olhos aqui levantas,
Pára...porque em negócio deste porte,
Quanto mais tu parares, mais adiantas.


l'image macabre des squelettes veut nous rappeler l'impermanence de la vie...

Où vas-tu, promeneur pressé ?
Arrête-toi... ne va pas plus loin;
Affaires, tu n'en a de plus importante,
Que celle-ci qui à ta vue se présente.


Toutefois, si tu lèves les yeux sur ça,
Arrête... car sur une affaire de cette sorte,
Plus tu t'arrêtes, plus tu avances.


(Pour terminer l'article... impossible d'enlever le gras... donc ce sera en gras... merci Overblog...)

L'Alentejo, ce n'est pas que ça !!! non ce sont aussi ses chênes-liège... Et aujourd'hui j'ai ressenti dans Paris aussi, cette force de l'arbre, eux qui dépassent nos immeubles, qui font jaillir la vie...

Arbres, êtres, hêtres, charmes, chênes, votre vitalité me fait dépasser toutes mes limitations...


Alentejo



Paris





Dulce Pontes... l'Alentejo... E tao grande o Alentejo (il est si grand l'Alentejo)


Par Luciamel - Publié dans : Portugal
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Dimanche 13 avril 2008 7 13 /04 /Avr /2008 19:08

Tout d'abord en dédicace à ma petite soeur, parce qu'elle m'a dit l'apprécier... (moi je le découvre), Stanislas et son manège :







Puis les photos prises aujourd'hui entre nos deux maisons...


eux ils jouaient quelque chose de brésilien...



ça c'était un autoportrait au chapeau...



là aussi c'est moi...



là on me voit mieux... non ?



au vu de certains commentaires j'ai jugé utile d'ajouter cette image
d'une sculpture en chocolat
tout d'abord maladroitement censurée par moi



non ceci n'est pas
un autoportrait
mais
une sculpture en chocolat...


Par Luciamel - Publié dans : photos
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Samedi 12 avril 2008 6 12 /04 /Avr /2008 23:40

Parce que tout ce qu'il a écrit me touche... parce que nous fûmes si proches... parce que je n'avais encore osé le dire, l'écrire... voici cette si belle chanson qu'il a donnée à Diane Dufresnes... "Partager les anges". Roger, merci de continuer à dire et à écrire... l'amour, les anges, qui un jour nous ont unis. Qu'encore il t'illumine "Ton ange"...














Mon ami... de coeur, Roger Tabra.

Merci poète pour ta lumière ! et en ajout du dimanche... c'est aussi le lien pour ces extraordinaires textes en prose (que j'ai découverts ce matin grâce à Tini... ben, j'avais jamais vu qu'il y a avait aussi des articles sur les sites MySpace...).

Par Luciamel - Publié dans : Hommes, je vous aime
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