Politique, société

Lundi 13 octobre 2008 1 13 /10 /2008 23:06

Je vous propose un jeu, celui des confidences, celui où on se laisse aller à dire à l'autre (qui est-il ? elle ? un(e) ami(e), un(e) inconnu(e) ? un blogueur, une blogueuse ? votre blog ?) ce que peut-être on va regretter quelque temps après.

J'ai commencé sous l'article de May Nat : ben... mes lecteurs ont disparu. Où sont-ils partis ? sur la banquise ? ou sous d'autres cieux, plus bleus et plus attrayants que mes posts trop pleurnichards, trop intellos ("pseudo"-intellos...), pas assez... légers.

Mais, je vais vous dire aussi, quel pied ! de regarder son compteur de visiteurs et de voir (alors qu'on vous a quand même laissé 2 commentaires) que vous avez eu 0 visiteur !!! La gloire, non... mais, quelle liberté (ça ne m'était jamais arrivé depuis la création du blog, jamais descendue en dessous de 15). [en fait, vous étiez 18 !!! une erreur s'était glissée dans le compteur... ouf ! ma moyenne...].

Mais, je dois être contaminée par la morosité ambiante, car, je regarde la "une" de
LR et ça ne me donne pas super envie de commenter... ni de lire même.  Alors je comprends qu'atterrissant chez moi (imaginons que je ne sois pas moi-même) je serais effrayée : par la répétition (le féminisme, Ségo, le blues du dimanche soir, les musiques dépressives, et parfois même l'agressivité ! tous ces gentils blogueurs qui se retrouvent épinglés...).

Parler de soi, de son blog... quel intérêt ? aucun.

Parler d'autre chose ?

La mort de Guillaume Depardieu (logiquement, demain on aura un article), des bébés (alors Dati ? c'est une FIV ?), de son mec, de sa nana... de son boulot, de son dada (je les aime bien les Dada, être dada, voilà une bonne idée).





Passons au déshabillé (après le tablier de la blogueuse). Ca serait bien de dire quelque chose de croustillant, de personnel, de vécu (cul... surtout) pour attirer le chaland... Mais, euh... rien à dire de ce côté-là (ah, ah... serait-ce que ? ah bon ? même pas le samedi soir ?).

Revenons à Guillaume Depardieu... Ca m'a fait de la peine, j'ai découvert que c'était lui qui avait joué dans Tous les matins du monde, ah... Quignard l'un de mes écrivains préférés. J'ai vu que même Zemmour (interviewant Agacinski) le citait pour son fameux fascinus... (allez sur
mon blog, j'en avais parlé... mais pas si clairement, le fascinus, le sexe de l'homme qui doit fasciner celle qui le regarde, cf. l'extraordinaire livre de Quignard, Le sexe et l'effroi). Agacinski... elle, m'a déçue, son parti pris, son côté partisan... pour parler de Ségolène Royal, elle aurait mieux fait de se taire, simplement.

Bon, j'arrête, je vais encore diminuer mon nombre de lecteurs ! Ce qui me rassure, c'est qu'en dessous de zéro ça n'existe pas... sur les blogs. Je n'ai plus rien à perdre (c'est comme les pauvres au CAC 40, ah... si ? ce sont eux qui vont payer les centaines de milliards d'euros de garantie ? avec leur SMIC ? leur RSA ? on va réussir à encore leur ponctionner quelque chose pour renflouer les banques et les nantis ?).

A dada...

012-4.jpg
Tous les matins du monde... Guillaume Depardieu

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /2008 21:02

                                                              Image skyrock.com



Non, je ne deviendrai pas misandre. Il y a quelque temps on m'en avait, en effet, qualifiée... Vous ne savez pas ce qu'est misandre ? c'est vrai qu'avant les années 80 ça n'était pas répertorié dans le dictionnaire... Ben oui, pendant des millénaires, les hommes avaient toujours très tranquillement dominé... mais depuis que les femmes se sont accrochées à leur nouvelle liberté durement conquise, certains ont vu naître en eux le souci de défendre leurs droits, se sentant floués, ils veulent même recourir au Conseil Constitutionnel pour que justice leur soit rendue, face à cette nouvelle suprématie féminine... Euh... laquelle de suprématie ? vous faites bien de poser la question... ben figurez-vous, celle de pouvoir se faire faire un enfant, et en plus de pouvoir exiger que le père soit obligé de le reconnaître cet enfant. Ces nouveaux hommes (?) revendiquent le droit à la lâcheté ! ils veulent, comme les femmes, disent-ils, pouvoir refuser leur progéniture, or, si la femme ne l'abandonne pas, elle peut obliger le père (tout comme l'enfant devenu adulte le peut, d'ailleurs) à en assumer la paternité, et ça, ça leur semble inacceptable à ces nouveaux hommes. Je ne reprendrai pas le débat : tout est .  

J'ai bien peur, pourtant, en regardant l'actualité, de m'enfoncer...
J'ai pris, au hasard, la "une" du Monde de ce soir... et là cette omniprésence masculine : tous ceux qui dirigent le monde (et Le Monde aussi...) sont des hommes. On en a marre d'entendre parler de Medvedev, de Poutine, de Sarkozy, de Bush (bon lui, son décompte a commencé), d'Obama, de Mc Cain, de Ben Laden (bon lui on ne sait plus trop où il est...), de Khadafi, bref ! partout des mecs dominent le monde... ça finit par me donner la nausée. Euh... c'est ça être misandre ? Oui, vous allez me dire mais Condoleeza Rice, mais Margaret Thatcher (euh, elle est périmée elle...), Ségolène Royal cette dinde (eh, l'attaquez pas, d'abord c'est ma championne ! le premier qui rigole, je lui décoche une de mes "armes de destruction massive" que normalement on ne s'en relève pas, na !), Martine qui ? ah oui, celle qui aurait pu...


Ah ! Malalai Joya, jeune députée en Afghanistan... libre, socialiste, féministe, osant braver l'Etat islamique, défendant le droit des femmes; n'oublions pas que dans ce pays il n'y a pas que des talibans, ou des soldats français pris en embuscade, parce que leur état-major, si l'on en croit Le canard enchaîné du 27 août, n'a pas fait son boulot correctement.

Oui, elles toutes sont un sursaut, un espoir, oui, je suis féministe ! et pourtant je me méfie de ces autres femmes qui feront tout pour dénigrer leurs semblables (j'en ai fait les frais, moi si quelconque, et je vois ces femmes admirables, elles, qui l'ont payé parfois de leur vie : Benazir Butho, ou de leur carrière : Ségolène Royal, Hillary Clinton, même déroute, cette dernière faisant preuve d'un fair play, et d'une solidarité, dont on ne sait si son adversaire aurait été capable). Photo wikimédia, Malalay Joya en Finlande, 17 nov 2007


Alors, hommes je vous aime... surtout (et je l'ai déjà écrit ici) quand vous êtes un Daniel Baremboïm, que j'admire terriblement, un dalaï-lama, même s'il m'est difficile de percevoir sa banale humanité, ou d'atteindre son idéal (ce soir pourtant, je lis qu'il se voit contraint, pour cause d'épuisement, d'annuler ses voyages, il serait donc bien humain...). Comme homme politique à l'heure actuelle ? en France... j'ai du mal à trouver, mais je suis de parti pris, je le reconnais. Ah si, et je vais encore me faire des amis... Daniel Cohn Bendit, car il pourrait donner un coup de pied dans la fourmilière.

Femmes, je crois en nous. Je sens que de nous peut surgir demain. Il nous faudra les rassurer, leur montrer que le pouvoir que nous prendrons ne les mutilera pas... qu'ils pourront procréer eux aussi (avec mère, comme ils l'ont toujours fait, ou matrice porteuse... même homosexuels ils pourront avoir des enfants, comme les autres!), qu'ils n'auront plus rien à nous envier et pourront nous laisser, nous aussi, nous occuper de la maison Terre.

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Lundi 14 juillet 2008 1 14 /07 /2008 21:13
J'ai vu des hommes, une femme, voler dans le ciel de Paris... image surréaliste, onirique au plus haut point, et pourtant que de précision et de technicité pour réaliser l'exploit. Ces parachutistes ont atterri au centimètre près à l'endroit prévu, en face d'un parterre de personnalités choisies pour la circonstance, le 14 juillet, vers midi, place de la Concorde.

Le reste aura été le rituel convenu, les armées, la guerre, la force... une sorte de virilité exacerbée qui aura sans doute réveillé l'instinct guerrier chez tous les garçons... J'ai vu de nombreuses femmes parmi ces hommes en habit militaire... entre 10 et 20 pour cent disait-on... Donc, instinct guerrier assez bien partagé malgré tout.

Alors, je rêve... de partir. De quitter cet environnement, ces cloisonnements, ces querelles, ces chapelles, ces partis, ces idées si bien délimitées... Nous sommes si bien manipulés... si bien programmés à penser comme il se doit, à l'endroit qui nous échoit.

Je rêve de voler comme eux, ces nouveaux Icare, sur Paris, sur New York, sur Rio, sur Venise...

De décoller... de ne plus entendre, de ne plus me cogner... à ce qui surnage... à la surface de notre mare aux canards...

Ce sont des mots que nous avons dits, ce sont des mots entendus, ce sont de tout petits malheurs, des malentendus... qui flottent et qui nous pèsent... Mais ça finit par faire lourd et nous plombe à notre chaise.

Alors, fermons le blog, fermons les yeux, fermons les oreilles à ces mots... et voguons, voguons à vau-l'eau... perdons-nous... dans nos rêves.


Kiran Ahluwalia


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Dimanche 13 juillet 2008 7 13 /07 /2008 20:37

C'est le week end de tous les sommets (la paix au Liban, la paix au Proche Orient, la paix israélo-palestinienne, la paix au Pakistan... euh... non pas encore..., la paix en Algérie, la Tunisie, la Syrie ? ce sont déjà de grandes démocraties... si, si..) de toutes les manifestations aussi... Green Peace a déployé une banderole sur la Tour Eiffel (ils dénoncent le grand business pour les centrales nucléaires orchestré par Paris), quelques malheureux Syriens ont essayé, bon an mal an, de se faire entendre dans un silence assourdissant, et des femmes ont affublé les statues de la place de la République de barbes pour exprimer leur ras-le-bol du mépris social et politique de la femme, la "barbe" (c'est le nom qu'elles se donnent).

Dans la grande mascarade... orchestrée pour le 14 juillet, tous les benêts ont été bernés... (normal ce sont des benêts... faut dire qu'ils avaient été doucement bercés par le disque de Carla...). Les discours, et je te congratule, et je te serre la main, accolades, sourires et déclarations de circonstance... ("quelques questions seulement, Messieurs-Dames les journalistes, qui n'êtes pas habitués à applaudir... en France, nous avons un dîner entre chefs d'Etat juste après...") le beau consensus était décrété (vous pensez, ils avaient travaillé d'arrache pied pendant 4 heures...), par notre président des présidents... : "On en avait rêvé, maintenant l'Union pour la Méditerranée est réalisée".

Le seul hic... c'est qu'en Israël personne n'y croit, et qu'Eoud Olmert dès qu'il sera rentré va se faire destituer... En Egypte on ne sait pas à quoi ça correspond, en Turquie on veut juste adhérer à l'UE, au Liban... on devrait quand même se méfier de la Syrie... et que ni la Lybie, ni l'Iran, n'étaient là... et qu'ils ne vont pas rester les bras croisés à se laisser tondre la laine sur le dos...

Sarkozy n'y croit pas non plus, mais il s'en fout... lui il en a pour six mois, il doit en mettre plein la vue, en attendant, il va nous faire une belle flambée de la Saint Jean... et personne n'y verra que du feu (c'est demain le feu d'artifice). D'autant que Carla a endormi les consciences avant avec son... hommage à Houellebecq.

Ils étaient 43 chefs d'état à être invités.

Parmi eux il y avait... DEUX femmes. Angela Merkel, représentante de cette moitié d'humanité qu'on dit féminine. Et pour se faire élire elle a dû batailler, on lui a reproché sa coiffure, son large fessier (qu'on a photographié pour bien montrer ses limites électorales), et c'est malgré tout ça qu'elle l'a emporté. Comme quoi, nous le voyons, pour descendre une femme politiquement, ne nous attaquons pas à ses idées, non... mais à ses tenues, ses tresses, ses lapsus (parce que, bien sûr, seules les femmes en font), sa psychologie, très important ça ! on pourra toujours démontrer par A + B qu'une femme est soit hystérique, soit parano, soit nympho, soit confuse mentalement (soit catho... : c'est le dernier argument de poids, avec images compromettantes à l'appui). L'autre femme était la Présidente finlandaise, pays exemplaire pour ce qui est de la parité hommes femmes.

Ca nous montre l'état du monde, ça nous décrit bien l'urgence à se souvenir de celle dont ces femmes à barbe... se sont fait les porte parole : Olympe de Gouges.

"Marie Gouze, dite Marie-Olympe de Gouges, née à Montauban le 7 mai 1748 et morte guillotinée à Paris le 3 novembre 1793, est une femme de lettres française, devenue femme politique et polémiste.

Auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage des Noirs.

Elle est devenue emblématique des mouvements pour la libération des femmes, pour l’humanisme en général, et l’importance du rôle qu’elle a joué dans l’histoire des idées a été considérablement réévaluée à la hausse dans les milieux universitaires du monde entier." (Wikipédia)

Alors, pardon de ne pas y croire à votre sommet... ça va finir en eau de boudin... vous allez nous refaire le coup de la chevillette... chers loups...

Mais, pour nous, vous n'êtes plus que des canards, parfois boiteux d'ailleurs, et nous ne voyons plus que vos aiguillettes... et nulle chevillette.. à l'horizon.

Aux armes citoyennes !


                                                                 Olympe de Gouges


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Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /2008 17:29


  

Tournez manège... circulez... consommez !!! Samedi, à mon arrivée dans ce temple de la consommation qu'est  le Forum des Halles, j'ai été surprise par ce contraste de policiers, de matraques, de menottes, et de rêves d'enfant.

J'allais moi aussi sacrifier au Dieu de notre monde : acheter. Nouvelle façon de prier : acheter. J'errais depuis 20 bonnes minutes dans la cathédrale du livre et du disque, dans le silence requis pour mieux me recueillir avant d'acheter, quand au rayon pour enfants, une voix de femme, une mère sans doute, fit résonner ces propos dans l'immensité : "C'est très important que tu apprennes à rester seule avec un livre, comprends-tu ce que ça signifie, le contact seul à seul avec le livre...?". La petite fille sembla agacée, et s'éloigna le corps un peu tordu, en équerre, un bras l'entraînant vers la terre... pendant que l'adulte continuait sa litanie...  

Une de mes prières venait déjà d'être exaucée, car j'avais déniché le livre tant recherché : Loin de Chandigarh, pour l'offrir à l'amie dans l'épreuve, et ainsi faire circuler la bonne parole... de Tarun J. Tejpal : "L'amour n'est pas le ciment le plus fort entre deux êtres. C'est le s...*",  première phrase du roman. Je traînais encore un peu, juste pour le plaisir de regarder, de toucher quelques icônes aux riches illustrations... Et, de nouveau, le silence fut brisé, cette fois par les cris d'un tout petit enfant, un presque bébé, enchevêtré horizontalement dans le bras de son probable papa. Je fus surprise par le calme de l'homme, sa capacité à rester stoïque et silencieux, je me dis que ça doit être ça les "nouveaux pères" : ils savent faire taire leurs émotions, ne pas perdre leur self-contrôle... dans des situations où les mères consolent, bercent, perdent patience, finissent par crier autant que leur progéniture. Ils assurent les jeunes hommes de 2008, pensai-je.

J'avais suffisamment médité, il était temps d'aller me confesser. Je me dirigeai consciencieusement vers les prétresses du lieu, choisies pour leur jeunesse et leur dévouement au Dieu de l'achat, qui, derrière leurs machines enregistreuses, font le décompte de nos péchés... Attendant mon tour pour faire pénitence, je vis passer toujours aussi silencieux, son petit, gesticulant et toujours aussi hurlant, sous le bras, le papa qui se résignait à partir sans communier...

Le nombre de fidèles attendant avant moi me laissa le loisir d'observer le chapelet de ceux qui s'avançaient à côté de moi... Là, vision d'un autre temps : de profil, un bel homme d'une trentaine d'années, d'une élégance sobre, près d'une jeune femme, de dos, elle regarde au loin, son port de tête me l'indique. Lui parle, elle conserve un silence hiératique. Il semble si amoureux, il caresse le haut de son bras, près de l'épaule, dans un geste enveloppant qu'il renouvelle souvent. Elle, toujours altière et silencieuse, se penche un peu plus vers lui, quand il lui montre par ce frottement de main toute sa vénération. 

Une fois de plus mes préjugés étaient balayés... Regarde, toi qui sans cesse décries la goujaterie, le manque de galanterie des Français... leur misogynie... regarde-le bien ! celui-là te démontre qu'un homme amoureux, fût-il français, peut se comporter, même en public, de manière délicate, dévouée, respectueuse, tendre, être un homme charmant. C'est alors qu'ils s'avancèrent vers la caissière, lui paya (naturellement...), et je les vis s'en aller. Il l'avait prise par la taille, et là... j'aperçus le visage de la jeune femme... asiatique... Chinoise ? Japonaise ? je n'eus pas le temps de le définir. Et oui, nos hommes sont charmants... uniquement avec ces modèles féminins... d'un autre monde, d'un autre temps... 

Je réglai ma note, toute à ma découverte... et dehors, sur les marches devant le magasin, m'attendaient le papa assis près du fils toujours à crier et pleurer, lui, visage fermé, visiblement dépassé... ou harassé.





A tous les hommes blessés, ou, simplement, comme nous défigurés par ce monde désarticulé... Valérie Leulliot, Mon homme blessé.



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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /2008 22:24
Je viens de lire à l'instant qu'on avait libéré Ingrid Betancourt... otage de si longues années... que ta lumière nous éclaire dorénavant... à tous les otages... que la lumière inonde votre libération !





Découvrez Dulce Pontes!



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Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /2008 23:19
J'ai lu récemment une expression qui m'a laissée perplexe... parce que c'est quelque chose qu'il m'est difficile de concevoir... comme un autre monde, un autre univers. Il s'agit de la "sournoise indifférence". Comment peut-on se définir et percevoir la vie de cette façon ? Je sais que cela correspond à une certaine "froideur" (distance) préconisée dans les milieux socialement privilégiés, ou pseudo... les bourgeois pour les nommer...  grosso modo. La bonne éducation, chez ces gens-là, équivaut à l'hypocrisie, la retenue... (ça en fait des gens constipés, ou par moments, car trop contrits, avec diarrhée...).

Etre sournois, et indifférent... est-ce encore être en vie ?

Les bourgeois je les apprécie, pour leurs lectures, leurs références, leurs relations, leurs manières... (les belles assiettes, les petits plats dans les grands, le raffinement de leur langage, enfin... la "retenue"... qu'ils s'imposent, leur hypercorrection...), mais ils m'horripilent justement pour cela : leur hypocrisie... leur côté faux-cul, leur faux-semblant. Leur "petit pouvoir" financier est agaçant... ils ne créent rien, ils ne sont rien de plus que tout un chacun... mais du fait de leur "petite" position sociale, ils viennent nous donner des leçons... qui mérite ? qui est "prince" ? qui est "élégant", "raffiné", qui vaut quoi... ? c'est-à-dire, qui sont-ils prêts à acheter ? Car, pour reconnaître un bourgeois (non ce mot n'est pas suranné) il vous suffit de voir qui il veut, peut, s'apprête à acheter... Un bourgeois ça se doit d'acheter... les choses et les gens. C'est ça son credo : son pouvoir d'achat, assez élevé naturellement.

On nous parle d'un président "bling-bling", mais il est le roi d'un monde "bling-bling"... où chacun y va de ses "Carla" en bandoulière, de ses enfants en gibecière, de ses amis "haut placés"... car tout se marchande aujourd'hui...

Ils sont délicats. Ils sont confits dans la tranquillité de leur vie (c'est-à-dire la "rentabilité" : qu'est-ce que ça me rapporte, qu'est-ce que je peux en retirer ?).

Un jour ils meurent... pourris de l'intérieur, comme nous tous, il est vrai... mais eux ils ont su faire fructifier la pourriture de leur vivant, ils ont su mourir de leur vivant...


Il est libre Max - Hervé Cristiani



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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /2008 19:03

Un récent accrochage avec un blogueur, et néanmoins ami, concernant la délicate question de l'élargissement de l'UE... m'amène à ouvrir le débat à la docte assemblée de ce blog (bon, vous affolez pas... c'est 30 personnes par jour à tout casser...) :

J'ai vu le(s) film(s) de Klapisch : Les poupées russes. Il y défend la thèse que l'Europe (ou plutôt l'UE, et ce n'est pas la même chose...) devrait s'étendre à la Russie : aller de Lisbonne (cabo da Roca) à Vladivostok... Il avait hésité à prendre l'exemple de la Turquie.

Comment s'appelle ce très beau film turc (il y avait de la neige)... racontant la déliquescence d'un couple ?.. Comme les êtres m'y semblaient (plus) vrais, plus vivants. Oui, la Turquie, pays si riche, si dangereux aussi...

La Russie, je ferai grâce à ceux qui veulent me réduire à ma "connerie" de base, de leur parler de Dostoïevsky, de leur dire que cette littérature, cette culture, m'est familière... que les slaves ont une âme... si proche de l'âme portugaise. L'âme russe je connais !

Mais, est-ce l'Europe ? et là... je vous avoue que je n'ai pas de réponse. Mes chers co-blogueurs semblent plus assurés sur cette question. Je leur demanderai : quel est leur intérêt ?

Faut-il nécessairement faire partie de l'Europe ? c'est toute la question qu'a posée Nicolas Sarkozy en voulant créer une UMP... heu... non une UPM... pour être près de l'Europe, sans être l'Europe...

Lui, Nicolas Sarkozy, qu'est-il en train de "manigancer", voire de... bouger ??? Il est tellement "étranger" qu'il pourrait, sans le vouloir, faire trembler les clichés.

Des fois je me dis que je suis comme lui... à ne faire que des "conneries"... à vouloir tellement, tellement... changer les choses... que j'en fais des bourdes phénoménales.

Alors, je suis contre l'entrée de la Russie dans l'UE, car il me semble que c'est plutôt l'UE qui ferait partie de la Russie... et qu'il vaut mieux... pour rester bons amis, qu'on se dise qu'on est voisins seulement... associés... partenaires.

On pourrait avoir l'UE, les EUA, l'Union de l'Amérique latine, l'Union des pays asiatiques, l'Union des pays africains, l'Union des pays arabes, l'union d'Israël (...), et l'Union de la Russie... avec l'Union de la Chine pendant qu'on y est.

Alors, je vous en prie, ne me faites pas de procès en "bravitude"... votre combat est plus que minable ! Je défendrai mordicus tous les François (et Françoise) Pignon (mais pas Hollande)... contre tous ces bobos de "Pierre Brochant" (les Strauss Kahn, les Fabius, les Martine Aubry, les Delanoë) qui vont commencer à avoir chaud aux fesses...

ALLEZ L'ALLEMAGNE !!!

(sans honte, pour l'Europe, et avec espoir !!!)


Parce que toujours je rêverai... à la vie qui peut nous surprendre.


Salut à toi l'ami... de coeur... parce que nos "moines-chevaliers" ont lutté... par Mariza  :






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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /2008 22:36

Demain, vous partez... demain, vous allez vers votre nouvelle vie.

Un jour... qui n'a songé à tout laisser, à tout recommencer de zéro..? les Bleus... ont perdu, ils peuvent rêver, dorénavant, à de nouvelles victoires.


Même si, pour certains, le désespoir (André Comte Sponville... voir ici) est la clé du bonheur, je n'en démordrai pas que l'espérance est notre seule chance de passer le Cap...

Echappez-vous du stress, de la limitation, des chagrins, et, à mon avis, vous atteindrez une certaine sérénité.

Néanmoins, partir, je ne le peux point.., rester dans le quotidien est mon lot, j'accepte ma condition de ressortissant de la "classe moyenne appauvrie"...

Notre première dame (première de quoi ? première de la classe ?) sort un disque... jusqu'où va se nicher l'indécence des puissants ? ils se targuent de nous asséner leur pseudo "créativité"... Oui, nous le savons : votre fils, votre femme, votre "saint" esprit, nous sont imposés... à la tête des Conseils généraux, municipaux... Jusqu'où irez-vous ?

Croyez-vous, vraiment, qu'avec vos moyens (financiers, médiatiques, politiques...) nous n'aurions pu faire mieux, beaucoup mieux, que vous..?

Le peuple (ce mot, cette réalité obscène...) va finir par vous écarter, car l'obscénité finit par être de votre côté.

Alors, soyons vrais... un soir... un jour... un matin... une heure... une minute...

Parce que, comme le chante Berry : "n'ayez pas peur du bonheur, il n'existe pas, ni ici, ni ailleurs... laissez-vous aller..."

Et, soyons réalistes... vous allez vous faire éjecter.

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 22:03






Un chef cuisinier anglais, spécialisé dans la gastronomie française; un prof de philo à l'université américaine; un journaliste japonais; deux conseillères auprès du premier ministre suédois... quelques Japonaises (mariées à des Français, ou accompagnant leur mari japonais en France); des Russes très riches; des Suisses en formation professionnelle; quelques écrivains par-ci par-là, des milliardaires en goguette, une danseuse au Moulin Rouge, un chirurgien, une productrice japonaise d'un film brésilien à Cannes...

Voilà mon quotidien. Etre en contact avec ces gens-là, leur enseigner le français, car tous ils viennent à Paris, par amour de la langue et de la culture, ou par nécessité... Finalement, je fais un peu le même travail que Jacques Chirac avec sa fondation (inaugurée hier au musée du Quai Branly)... j'oeuvre, avec mes collègues, pour la diversité culturelle dans le monde, les échanges interculturels, et la diffusion du français et sa culture.

Ces gens-là me passionnent, m'enrichissent, me nourrissent au plus haut point.

Un cours particulier avec un(e) spécialiste, un(e) ingénieur(e), un(e) chercheur(euse), un(e) politique, un(e) diplomate... au quotidien et tout au long de l'année... venus des quatre coins du monde, ayant pour la plupart des métiers passionnants, enrichissement autant pour moi que, je l'espère, pour eux. Depuis onze ans que je les écoute, les fais parler, progresser, dans cette belle langue qu'est le français... j'ai le sentiment d'avoir parcouru la terre entière. Je connais le Japon sur le bout des doigts, nandake, nandaro... La Suisse est ma seconde patrie. J'aime les Néerlandais et leur prononciation, surtout celle du mot "organigramme"... L'Australie est venue à moi, la Chine (plus à l'Université, où je donne aussi quelques cours), le Moyen Orient (la Syrie, l'Iran... Israël). Le Brésil et l'Amérique du Sud, n'en parlons pas... ce sont des amis, l'Argentine et Gustavo... qui m'a déjà raconté plusieurs fois la ressemblance de Menem et de Sarkozy (il revient en juin Gustavo, on va pouvoir poursuivre nos parallélismes); c'est grâce à lui que j'ai écrit mon premier post... celui sur Alfonsina Storni, la grande poétesse.

Sachons chaque jour rendre hommage à ceux qui nous transmettent un peu de leur vie, si généreusement.

Je les croise dans mes cours, je les vois dans le métro, sur le bord du chemin... ce sont les mêmes, ils me tiennent le même langage, celui du mystère et du don de la vie. Parfois, mes amis... aussi. Mais pourquoi cet échange, cet extraordinaire communication ne se fait-elle pas aussi facilement, aussi spontanément, avec ceux qui sont nos compagnons ? Avec eux on est plus contrits, plus petits... moins libres, moins naturels, moins humains...

Je remarque cela aussi avec mes "amis" blogueurs... une complicité, un partage, un échange, qui peuvent tout d'un coup s'éteindre, s'affadir... parce qu'on se sera vus... en "vrai", de trop près. Ca m'est arrivé deux fois, et j'ai senti que je les avais sans doute déçus... qu'on attendait autre chose de moi... il y a Lucia... et celle qu'on voit en face de soi. Autant la projection dans les cours est "soft" et "gérable", autant la projection des blogueurs est "dure", vous n'avez pas de seconde chance, vous êtes zappés par la souris qui leur tient compagnie... Vous repérez facilement les regards critiques, dégoûtés, ennuyés, admiratifs, aimants, bienveillants... quand vous enseignez. Alors, quand vous rencontrez un blogueur, une blogueuse, vous faites fonctionner votre pilotage automatique et, là, vous savez très rapidement... si vous avez (dé)plu...

Je pense qu'on a parfois plus d'intimité, d'affinité, d'échange, de partage... avec sa boulangère qu'avec son mari, son fils ou sa petite amie.

Mon désespoir est grand, d'où mon espérance que le bonheur n'est pas loin...

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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