Politique, société

Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /Déc /2009 13:46

Je m'étais juré de ne pas en parler... le considérant comme faisant partie d'une manipulation orchestrée (on nous prend pour des c...) par les grands labos, les politiques et les médias. Pas la peine de donner du grain à moudre à ces moulins-là, ça ne sert à rien. La machine est lancée et personne ne pourra plus l'arrêter. Puis, j'ai lu ce billet de Jorge, et ça m'a décidée à ajouter ma voix à la cacophonie.

La seule interrogation valable étant celle des parents (clé de voûte pour la mise en place de la paranoïa) : "Que faire ? face au danger, et devant ma responsabilité, faire vacciner mon enfant, oui ou non ?". On laisse "facilement" mourir un vieux, une vieille (de faim, de soif, de déshydratation), même s'il s'agit d'un parent, on se met aussi à défendre l'euthanasie pour lui éviter trop de souffrances inutiles,  mais un enfant... quelle horreur ! Alors, vous pensez bien qu'ils vont nous bassiner avec le risque encouru par les plus petits.

Parfois, je songe à toi : "Heureusement que tu es partie... avant, certainement que cette cochonnerie ne t'aurait pas loupée, et ce n'est pas dans ton sommeil, suite à une vulgaire gastro, que tu aurais été emportée, mais dans un hôpital, avec des tuyaux partout, et ça, l'hospitalisation, les urgences, la morphine, tu ne l'avais déjà que trop vécu, alors, heureusement, avec ta mort, tu as réussi à lui faire la nique à la H1N1".

Oh, il en existe des traitements, des vaccins, des remèdes pour nous faire croire que nous pouvons éviter de mourir... pour nous maintenir dans la douce illusion de l'éternité. Ces pandémies à venir sont inévitables (comme le rappelait récemment J. Attali sur un plateau télé, lui qui préconisait de se faire vacciner, tout en insistant sur le fait que, tout ça, cette grande répétition générale à échelle mondiale, n'était là que pour nous préparer aux prochaines pestes de l'humanité), on essaiera, simplement, en les encadrant, de mieux contrôler les populations : pas de panique, ou le moins possible, sur le Titanic. De toute façon, les "première classe",  ne vous en faites pas trop, vous serez les premiers à trouver une place sur les canots. Les riches, leurs femmes et leurs enfants d'abord !!!
Et l'orchestre jusqu'au bout jouera pour vous.

Là, où cette histoire commence à m'énerver c'est que certains (labos) seraient prêts à donner un petit coup de pouce à Dame Nature. Tiens, je te rajoute un petit virus H5N1 dans l'éprouvette, lui mortel à 90%, et je te vaccine un échantillon de la population avec : ça nous fera un test à échelle mondiale. Je suppose que
Bachelot quand elle s'est fait vacciner à pris soin de choisir son lot, pas de vaccin BAXTER pour elle. Mais nous, pauvres andouilles, on ne nous laisse pas le choix du labo, ni du lot, c'est un peu la roulette russe. J'espère pour vos enfants qu'ils n'auront pas reçu de H5N1... mutant, et pour nous qui risquons pour le coup d'être éradiqués de pouvoir dire nos dernières volontés : "à vos souhaits !" annonçait-on à quelqu'un qui éternuait, car on y reconnaissait le signe de la peste.

Remarquez, c'est justice, d'habitude ces essais-là on ne les fait que dans les pays sous-développés, et surtout l'Afrique... à revoir :  
The Constant Gardener. 


Et, à faire circuler, la vidéo suivante sur le labo BAXTER :


BAXTER et centres de vaccination = ASS.....S
envoyé par ZOR22. - L'info video en direct.



ALORS QU'IL SUFFIT D'UN PEU DE VIN... pour tuer le virus H1N1. 


Si si... sérieux, enfin, c'est ce que je préfère croire, des singes de Sibérie seraient immunisés grâce à 50gr par jour, allez voir ici.

Et voilà comment je me soigne :


13122009.jpg

(au menu : entrecôte-frites, un pichet et demi de Côteaux du Lyonnais, à deux, une crème brûlée pour la personne en face de moi, et, deux cafés pour moi, photo prise samedi soir "chez Camille" dans le Marais).

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 22:26

14122009.jpg



Le choix était difficile... entre un très bon film deux  T sur Télérama (
un Ken Loach), et un film français ordinaire (un Jean Becker), c'est bien sûr le jardinier qui m'a embobinée, lui et ses acteurs, et puis la France, ses paysages, sa platitude de vue... son auto-satisfaction...

Comme les salades de ce jardinier, ou sa carpe plusieurs fois pêchée et rejetée à l'eau, afin de lui permettre de devenir centenaire... c'est cette culture dans laquelle j'ai appris à me baigner depuis toutes ces années, comme la femme kabyle du film, moi aussi j'ai un regard différent, celui qui me permet de valoriser ce qui est dénigré par les Français eux-mêmes.

Aujourd'hui j'étais au
Musée des Arts Forains, ça se passe aux Pavillons de Bercy, à Paris.


14122009(002)


Nous avons essayé les manèges du 19e siècle, celui qui tourne à la vitesse des vélos qui le composent... c'était sidérant, et puis l'ancêtre du flipper, l'ancêtre des jeux vidéo... ça vaut, à mon avis... tous
les Avatars à venir (que nous ne raterons, quoi qu'il en soit, sous aucun prétexte, car nous ne voudrions pas, tout comme Jack, aucunement, ne pas pouvoir nous embarquer sur le Titanic) ! Sur ce manège entraîné par des cycles, j'avais les larmes aux yeux de voir tout autour de moi les lumières tournoyer, d'être emportée par cette force seulement mécanique de nos pieds, je riais bêtement... et je m'illuminais (merci à l'au-delà).


14122009(003)


Et puis, Madame Irma m'a lu les lignes de la main. Oh la la ! je n'en suis toujours pas remise, dans la semi-pénombre, en étant non face à moi mais à côté, en tâtant ma main, elle a réussi à me dire mille choses toutes plus vraies les unes que les autres. Je m'interroge encore... face à cette rencontre que je prends très au sérieux.

Comme le jardinier du film, je suis sereine face à la mort, et, comme le peintre, je suis prête à tout recommencer à zéro, s'il le faut.

Je me demande comment va Johnny, mieux paraît-il, mais à qui faut-il se fier ?.. Depuis, on a appris que son chirurgien était l'ex-petit ami d'Adjani, mais aussi, et  surtout, le frère du petit ami de sa fille Laura... et puis qu'il s'est fait démolir par des malfrats :  
drôle d'histoire que tout ça.

Je sais que des enjeux planétaires se jouent...
quelle était donc cette lueur au-dessus de la Norvège ? juste au moment où se tient un sommet sur l'avenir de notre monde ? Pas vu de relais dans les blogs amis... eux, ils ont surtout parlé d'un drôle de karaoké national... eux, ils vont couler un jour, en chantant "la danse des canards"...

Résultat des courses ? me demanderez-vous...

Rien, si ce n'est ce chant répété de multiples fois (c'était son devoir de musique) avec mon neveu ce soir :






Photos (c) Luciamel, ce jour.


Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /Déc /2009 17:13
Mtislav m'a taguée (heureusement qu'il est là pour penser à moi, dans cette blogosphère où le GPS est intégré à un Wikio greffé au cerveau, il est le seul à se risquer à linker une moins que rien : une 2045e... Merci mon frère ! d'autant qu'il paraît qu'avec leur nouvel algorythme, ça risque encore de me faire chuter...). Le thème du tag est le GPS (initié par Nicolas, le n° 1 du bidule, et Mathieu le révolté, tous deux alliés à un drôle d'oiseau, un faucon (les vrais... se trouvant hors du Miko, I presume). Bref, je vous invite à une petite promenade, à bord de ma navette spatiale, moi qui n'ai pas l'intention de passer le permis de conduire-auto (je hais les voitures !!! avec ou sans GPS).

Gentil
Programmateur
Sarkozien

Il nous suit partout... le GPS, alors, qu'il parcoure aussi mes chemins de très grande randonnée... (les TGR de ma vie).

Au départ, c'est par là ...



Agrandir le plan


link





(Camané : antes do grito, avant le cri)




Et puis ça s'en est allé se promener par là...


link








Avant de se perdre ici...




link







Et d'enfin atterrir là...



link






Et ça m'a fait une identité... que je ne dirai pas nationale... du fait qu'elle ne l'est pas : nationale. Ou alors il faudrait la dire "multinationale"... mais c'est pas beau comme terme, ça fait gros capitaliste... on pourrait dire multiculturelle, ou polyculturelle, ou transculturelle, ou... "tu veux une tarte dans ta g..., t'as fini de me demander à tout bout de champ de justifier mon identité ?"

Mon identité est une et multiple, comme la tienne, comme celle de tout être humain.

Alors, n'oubliez pas de lui en coller une aux prochaines élections, à ce fils d'immigrés, à cet exilé... qui ne nous fait pas honneur, lui qui est en train de donner une mauvaise image de nous, tous ceux qui un jour ont dû quitter leur terre, leur pays, leur culture, leurs frères... pour en aimer une autre, et pour adopter de nouveaux frères et soeurs.

Comme dirait ma chère Ségo : fraternité !!! (elle passe ce soir sur F2... pour causer avec le bobo n°1 de l'écologie : Yann-Arthus Bertrand, un nom à ne pas coucher dehors, lui... mais à plutôt faire des tours du monde en hélico, gratis...).

*********************************

correctif de dernière minute :

j'ai oublié de taguer... honte à moi, qui suis-je, où cours-je ? sans même regarder autour de moi... bon, corrigeons le tir (merci Mtislav !). Donc, je tague : C'est la nuit (Bluebird), et Anne des Ocreries  ainsi que ma chère Noese Cogite.

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires
Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 19:49



- Allô, James ?

- Bonsoir, Ségolène, quelle nouvelle ! on me dit que tu veux t'associer au Modem pour contrer "tes amis" qui veulent te dégommer...

- Ce n'est pas faux James.

- Entre eux et toi les couteaux sont vraiment tirés ?

- Tu sais bien qu'on est souvent trahi par les siens, et qu'il vaut mieux vérifier qui l'on a dans son dos.

- Mais le Bayrou... tu lui fais confiance ?

- Non, depuis qu'il m'a fait le coup du jeune vierge effarouché... je me méfie, en plus, ça devient sa spécialité... avec Dany aussi, il a perdu ses nerfs... mais, que veux-tu, comme il n'est pas femme, lui ça ne le stigmatisera pas... Mais, il me semble quand même moins nuisible que mes "amis" du parti socialiste, qui sait, il pourra peut-être m'aider.

- Mais, dis-moi, que puis-je pour toi ? tu te sens en danger ?

- Je suis en danger ! chacun y va de sa phrase assassine à mon endroit, j'ai l'habitude, mais, là, je voudrais passer à l'offensive, j'ai essayé de me débarrasser du petit Peillon, mais il fait le coriace, tu ne voudrais pas me donner un petit coup de main ?

- Tu peux compter sur moi Ségo. Dès demain je lui règle son compte, fais-moi confiance ça va dépoter... Et pour les régionales, t'inquiète, on va leur mettre la dérouillée.

- Merci James, je savais que toi tu ne me laisserais pas tomber.

- Et puis pour la suite... pour l'autre... on reste en contact !

- Ok, ciao, James.

- Ciao Ségo !





Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 19:15

 

                                                     (photo Luciamel, octobre 2008)


 
Tout alentour ça s'offusque, ça rougeoie, ça s'enflamme, ou ça éructe de joie... Pour quelle révolution ? quelle grève ? combien de têtes coupées ? de manifestants emprisonnés ? Pour l'instant un seul, libéré sous caution, et avec contrôle électronique à la cheville.

Nos amis Suisses, si pacifiques, si neutres, si... prompts à aller dans le sens du poil, nous font, coup sur coup, un peu de rentre dedans, dans nos consciences endormies, nos libertés... si fades, et si peu exportables... qu'elles ploient au moindre souffle de vent, venu du désert, venu des terres arides, venu... de notre passé.

Nos amis Suisses font face : à la France et ses droits des artistes, ses privilèges des privilégiés... (les Frédéric Mitterrand, les Carla Bruni et consorts, la famille Seigner, et toute une élite "rassise" et rapide à s'émouvoir que l'un des siens soit emprisonné... pour un crime de droit commun, pourtant, et c'est cela l'égalité des droits et des devoirs !).

Nos amis Suisses ont le courage de mettre les pieds dans le plat !

Quand allons-nous arrêter notre hypocrisie ? quand allons-nous dire clairement que "ça suffit !", quand allons-nous revendiquer haut et fort nos valeurs ?

Voilà ce que 51%  (taux de participation) des Suisses ont dit dans une proportion de 57%
"oui" à l'interdiction des minarets.

J'aurais voté "non".

Comme j'aurais voté "non" à l'interdiction du voile à l'école, ou prochainement à celle de la "burqa"...

Pourtant, je leur tire mon chapeau : bravo ! vous n'avez pas froid aux yeux.

Ils ont du cran, eux qui, pour ce qui est de l'égalité homme/femme, n'ont pas trop de leçons à donner (comme peu de pays en Europe d'ailleurs...), leur dernier Canton à avoir légalisé
le droit de vote des femmes l'ayant fait en 1971 !!! (le Portugal ne l'aura accordé en 1931 qu'aux seules diplômées de l'enseignement supérieur, et en 1975 à toutes les femmes, la France nous le savons c'était en 1945). Eux qui copient (pour la partie alémanique) leurs valeurs sur l'Allemagne voisine, et qui ne conçoivent que très difficilement qu'une femme travaille si elle a des enfants... (pour eux, elle est considérée comme une "mauvaise mère" si elle ne reste pas à la maison à les élever pendant leurs 5 premières années).

Mon étudiant Markus (29 ans, spécialiste de placements fiduciaires) m'avait déjà averti la semaine dernière qu'il allait voter "oui" mais qu'il pensait que le "non" allait l'emporter. Aujourd'hui, il essaie de comprendre et d'analyser. Il lit tout ce qui se publie dans tous les pays européens, il va nous faire un exposé jeudi prochain... (je vous ferai un compte rendu).

Pour lui, le fait principal est que les femmes se soient prononcées massivement pour le "oui" à l'interdiction, comme si elles sentaient qu'il s'agissait, là, de défendre leur liberté... Il se demande si la campagne récente dans la presse, montrant que les jeunes musulmanes ne pouvaient pas s'intégrer (interdiction d'aller à la piscine, de faire du sport avec les autres) n'avait pas exacerbé les peurs. Il lui semble essentiel de défendre certaines valeurs, il se dit issu d'une famille conservatrice mais aux idées progressistes.

Il a l'impression qu'il ne faut pas avoir peur d'affirmer ses valeurs.

Je me souviens de Jean-Jacques... lui qui déjà admirait... leur belle démocratie. On ne peut pas les condamner pour leurs excès, ni leurs intolérances... on pourrait leur reprocher, plutôt, de trop facilement fermer les yeux... sur nos propres bassesses, nos perversions. Que ceux qui se méfient du peuple... relisent leurs classiques (et regardent dans le miroir de leurs élitismes).

Ils ont donné un coup de pied dans la termitière... et ici, je ne pense pas aux minarets, car je respecte tous les symboles religieux, mais bien à nos lâchetés.

Quand on n'a que l'amour...





Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /Nov /2009 21:32

                                                                                           Photo (c) Luciamel


"Aujourd'hui, à 30 ans, on commence à penser à sa retraite".

"J'ai 31 ans et j'ai l'impression d'avoir déjà pris du retard pour la préparation de ma retraite."

Voilà, ça m'arrive de regarder la télé, et voilà ce que j'entends, AG2R, nous l'annonce, la retraite : le seul avenir qui nous reste...

Et puis, en musique de fond, j'entends Nicolas Sarkozy : "Tant que je serai Président de la République...", martelé, comme la litanie de celui qui s'acharne à vouloir tout dominer autour de lui.

L'autre soir j'ai aussi écouté Aubry, j'ai vu que sa relation à Chabot n'était pas facile, j'ai admiré son sang-froid, face à Coppé, et sa nonchalance quand Sarnez a voulu lui voler la vedette... Je me suis souvenue que je l'avais soutenue contre tous mes amis (comme j'avais défendu Jospin... à la Présidentielle, contre tous mes amis aussi... : peuple de gauche, quelle pulsion masochiste vous possède depuis cette époque-là ? et vous a transformé en Père Fouettard...) quand elle était Ministre du travail... combien j'avais cru en ses chances, comme je lui voyais les qualités de son père, comme j'avais regretté qu'elle n'y soit pas allée, à la Présidentielle (alors qu'elle avait été pressentie, bien avant Royal). Puis, je me suis laissée séduire par Royal, elle a (contrairement à ce que ses ennemis croient) la pugnacité et la hargne nécessaires pour devenir un(e) chef d'Etat (celui, ou celle, qui ne se laisse pas abattre par les trahisons des siens).

Et puis, j'ai rêvé... j'ai imaginé un monde où les femmes s'associeraient, où elles se diraient que, finalement, face à Hollande (le traître), DSK (le parvenu, manipulé par Sarko, et, par conséquent, très facilement dégommable par son mentor), Peillon (le parasite, celui qui sait se nourrir sur le dos de celui, ou de celle, qui lui a donné vie), Fabius (le zombie), et les autres "petits" caporaux... aux dents très très longues, les femmes avaient un boulevard qui s'ouvrait devant elles.

On les a montées l'une contre l'autre, on a voulu les instrumentaliser. Si elles sont assez intelligentes (ce dont je ne doute pas) elles sauront que leur seule chance est de s'allier.

Royal a voulu faire le premier pas à l'Université d'été (il y a eu ensuite le contentieux lié au livre dénonçant les tricheries pour l'élection de la Première Secrétaire), depuis elles ne semblent pas vouloir s'écharper, ce qui me porte à croire qu'elles ont l'intuition de ce qui peut les servir : l'union.

Alors, je fais ce rêve : femmes allions-nous, pour le bien de nous tous.

Me trouvez-vous trop naïve ?





Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 20:20

Ca fait un certain temps que j'entends parler d'une certaine identité... 

La mienne ne me fait pas grand doute, elle est multiple, elle est riche et fractionnée. J'enseigne le français aux étrangers depuis plus de 12 ans. Je leur dis les origines multiples des "Français", les Celtes, les Gaulois, les Romains, les Francs, les Arabes (en bien moindre mesure que dans la péninsule ibérique), les colonisés, les immigrés. 

Je vois Miguel qui s'inquiète... ah, pourquoi ? lui, le Français, l'Européen, envisage qu'on puisse le priver de sa nationalité. Je ne voudrais pas me moquer... que Tatiana de Rosnay s'émeuve qu'on ne lui ait pas renouvelé automatiquement sa carte d'identité... alors qu'elle est NEE EN FRANCE. Euh... et de leurs origines (Miguel et Tatiana) anglaise et portugaise ? qu'en font-ils ? 

Qu'on me prive de mon appartenance à la nationalité française (acquise) et je m'en irai ailleurs, et n'ai crainte de (re)trouver un pays "d'adoption". N'oubliez pas, quand même, que nous vivons au XXIe siècle, dans l'Union Européenne, et que... si vous n'êtes pas sans-papiers, si vous n'êtes pas issu d'un pays hors UE, vous ne pouvez, décemment, clamer votre exil, ni crier au racisme... vous êtes citoyen européen, voyons ! Sachons raison garder (pour servir ceux qui en ont véritablement besoin).

Je vois aussi J. (José) qui s'émeut... sur le vol (le viol ?) de son identité...  

Messieurs ! restons calmes. 

Nous ne sommes plus en 1940 où nous pouvions être déportés... nous ne sommes plus à l'époque où Aristides de Sousa Mendes devait sauver des milliers de juifs à Bordeaux... 

On s'est battus, déjà, pour cette cause-là. Nous en avons d'autres en train. Alors ne nous dispersons pas. 

Mon identité est sereine... démultipliée, ramifiée... enracinée. Vous ne pourrez jamais la détruire. Je vis au pays des droits de l'homme (droits humains), je n'ai AUCUNE CRAINTE de me voir expulser. Soyons sérieux.

Ne laissez pas un certain Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, lui aussi "étranger" de par ses origines, vous mener par le bout du nez... (méfiez-vous ! car il est doué à ce jeu-là). Il vous manipule même dans vos luttes.

Notre combat n'est pas là (à juste "politiquer" pour politiquer). Notre combat consiste toujours (ça fait deux mille ans que ça dure) à nous placer du côté des pauvres, des exploités, des persécutés... où qu'ils soient. Ne confondons pas.

Pour changer de sujet... Claude Levi Strauss est mort... à l'âge de 100 ans. J'apprends ça... et ça me donne envie de mourir. 

Non que ça me désespère mais parce que sa vie me semble comblée. 

Quel exemple, quelle vie !

J'aimerais, au jour de ma mort, laisser une empreinte (non pas aussi forte... ou il faudrait sacrément me mettre au travail) aussi sereine. 

Je connais le lieu où (normalement) je serai enterrée, j'y vais régulièrement, c'est un lieu paisible, on dit que c'est la "division romantique" du Père Lachaise... Alors, laissez-moi vivre, en attendant.

Et je persiste à écrire... de la main gauche... comme ma compatriote en exil... Catherine Ribeiro.


 



Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires
Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /Oct /2009 14:30

"enfants, venez chanter l'espoir
enfants, il n'est jamais trop tard
enfants venez chanter un chant de liberté,
dans un monde à votre idée"


(Nicoletta)


Voilà les idées révolutionnaires qui ont bercé mon adolescence. Après étonnez-vous que moi l'enfant post-soixanthuitarde (j'avais 8 ans et n'étais même pas encore arrivée en France, cela ne se fera qu'en septembre), je m'interroge sur l'héritage qui m'en est resté...

Pourtant je les ai crus à fond, mes profs... eux qui, issus de milieux bourgeois, nous enjoignaient nous les enfants d'immigrés, nous les enfants de prolos, à tout envoyer valser... à croire qu'un monde nouveau allait arriver.

J'avais 13 ans... (un âge qui semble poser question à certains), j'ai l'impression d'avoir vraiment appliqué à ma vie d'aujourd'hui leurs idéaux de ce temps-là. Ma surprise est grande de voir que les soixanhtuitards qui m'avaient inspirée ont eux suivi la voie de leurs parents : ils sont devenus des nantis, des bourgeois avec famille et enfants, qui font tout pour leur confort et la future carrière de leurs descendants...

Alors, quand j'entends, aujourd'hui, les chantres de la révolution, de "l'engagement de gauche" BCBG, ces Martin Hirsch des associations... qui se disent DAL ou CAL (la "cause des immigrés" n'est, malheureusement, pour eux, qu'un vernis pour recouvrir leur mauvaise conscience de privilégié, ils l'ôteront bien vite à la première occasion de débauchage, ou de promotion), quand je regarde leur pedigree, c'est toujours les "père Noël" de mon enfance que je reconnais. Ils font leurs armes à gauche, comme d'autres font un stage dans l'entreprise de papa (qu'ils s'appellent Jean Sarkozy, ou Marie Bové, n'est qu'anecdotique), il leur sera toujours aisé de se ranger des voitures quand la bise sera venue.

Déçue par mes maîtres, oui. Déçue par eux en qui j'avais cru (la vie en communauté, le bateau pour faire le tour du monde, construit sur un chantier près d'Aigues Mortes... le risque de finir sa vie aux quatre vents...).

Déçue par des humains, trop humains... accrochés à préserver leur sécurité et l'idée de famille... (aujourd'hui profs à l'éducation nationale, bourgeois abonnés au centre culturel de leur quartier, et dont les enfants vont, naturellement, faire les meilleures études qui soient) quel paradoxe !

(Alors, ne critiquons pas trop vite les conservatismes d'autrui... Au fond, nous sommes tous des réactionnaires.)

Tous ? peut-être pas... Il en reste quelques-uns, des irréductibles, peu... ils étaient, peu ils sont restés : Béatrice, Roger, Gabriel, François, Rodolphe, Zoltan... et quelques autres,  en vous je reconnais mon passé, vous êtes mes amis, finalement... on est plus nombreux que je ne croyais.

Pourtant, je sais que "les brebis égarées", au moment de leur mort, renoueront avec l'essence même de leur vie : la liberté dont ils avaient rêvé.

Enfin, ils partiront sur ce bateau qui peut nous mener au bout du monde.

Et leur fado se mèlera à l'accordéon et au tango... 


 




Ce billet en écho à celui de Gaël, qui m'a inspirée... merci l'écureuil.

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 21:39



                                                         Photo (ceci n'est pas un autoportrait)

Je ne vais pas en remettre une couche... féminisme pour moi n'égale pas maternité... et je n'identifie pas forcément femme et mère... je ne suis pas forcément (parce que femme) concernée par l'accouchement de machine... ou de bidule...
sous prétexte qu'elle a accouché.

Je suis femme sans enfant, et me sens femme tout autant que vous chères mamans.

La maternité, à mon sens, n'ajoute rien à l'humanité... ce n'est pas un "argument" en soi :  "je suis mère, alors fermez-la". Non, "je suis mère, entre autre". Je suis mère, ou je suis blanche, ou noire, ou avocate, ou indienne... le "je suis mère" n'est pas un argument en soi.

Arrêtons, femmes, de tenir cette particularité comme une supériorité, et peut-être ces Messieurs voudront-ils lâcher un peu de leurs prérogatives... abandonneront-ils un peu leur domination.

Si nous, femmes, ne parlons qu'exclusivement de ça... les enfants, notre vie avec eux, leur éducation, leurs boutons... on aura du mal à croire qu'autre chose nous préoccupe, qu'autre chose nous soit nécessaire.

Je vais parfois sur les blogs de filles... et je vois que souvent ça tourne autour de ça (pardon de le dire...).

Les boutons de leurs enfants.

Ou comment elles vont faire pour trouver celui qui donnera des boutons à leur futur enfant.

Je m'appelle Bagdad...

J'ai vécu heureuse
Dans mes palais
D'or noir et de pierres précieuses
Le Tigre glissait
Sur les pavés de cristal
Mille califes se bousculaient
Sur mes carnets de bal

On m'appelait
La Cité pleine de grâce
Dieu
Comme le temps passe

On m'appelait
Capitale de lumière
Dieu
Que tout se perd

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée

Je vis sur mes terres
Comme une pauvre mendiante
Sous les bulldozers
Les esprits me hantent
Je pleure ma beauté en ruine
Sous les pierres encore fumantes
C'est mon âme qu'on assassine

On m'appelait
Capitale de lumière
Dieu
Que tout se perd

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée
Mes contes des mille et une nuits
N'intéressent plus personne
Ils ont tout détruit

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée



Alors, excuse-moi Olympe, mais que telle ministre ait accouché après telle autre... ne me semble pas si pertinent pour la reconnaissance de l'égalité des femmes.

Si on parlait d'autre chose ???

Par exemple du schmilblick...

Vous savez, c'est ce qui fait avancer la question...

Vous avez un problème, le schmilblick... nous pouvons trouver la solution.

Alors, les hommes, les femmes... euh... au hasard (genre : la burqa, les retraites, le viol, la violence, les différences de salaire, la discrimination, le zizi, la zézette...), et ben, ce n'est  pas la peine de se compliquer la vie, la solution est là, sous nos yeux ébahis. Je vous en dirai prochainement plus sur la zézette, car il y a beaucoup à en dire... et pas forcément seulement ce que certains, certaines, en retiennent.





Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /Sep /2009 21:57

Il se dit "entre deux eaux", je l'ai croisé à une soirée de blogueurs, je le lis, j'ai aimé son histoire de portable beurré, trempé dans le café.

Il fréquente de drôle de lieux... un peu déshabillés. Il parle hongrois, ah ?... J'ai un ami hongrois... .

Aujourd'hui, près de la rue Oberkampf, angle rue de la Folie Méricourt, rue Ternaux, ceci...

Par les temps qui courent je lui conseillerais de bien garer sa voiture, car la fourrière est très active sous le vent.


Et voilà que les anges m'ont parlé, ils ont toqué à ma porte, celle qui s'était ouverte près de l'AVE MARIA... (c'est là où habite Mazarine, la fille de qui vous savez), la rue s'appelle rue du Marché, si vous voulez vraiment savoir... Je l'ai croisée Mazarine... je l'ai aimée Elisa, elles habitaient à deux rues l'une de l'autre.






Alors, j'ai continué... j'ai marché, j'ai marché... sur le Boulevard Richard Lenoir. J'étais pas seule, Lulu et Clara m'avaient accompagnée.

On a croisé de drôles de gusses, des couchés sur l'asphalte, des  brisés par la glace de la vie, des pas vus pas pris...

Arrivés à la Bastille on a tiré à la carabine. Trois euros pour quatre plombs. Lulu n'en revenait pas, ah ouais ? on tire pour de vrai ? ouais... Bon on a presque tout raté (à part moi qui en ai crevé un de ballon).


Et puis la femme a surgi. Comme un totem, comme un tabou. Elle se plaçait là, debout. Elle nous disait : vous ne m'intimidez pas, je suis nue, mes seins le sont, même si le sac sur ma tête vous donne l'impression que je suis voilée... Ce sac... il est là... pour vous montrer mon désarroi, l'étouffement dans lequel on me tient, moi, femme. Montre tes seins, me dit-on, mais ferme-là. Vieux slogan : "sois belle et tais-toi".



Et pour vous terminer l'histoire nous sommes allés voir Neuilly sa mère... ils ont aimé (moi, je l'avais déjà vu, alors j'ai un peu dormi, mais Podalydès je l'ai trouvé toujours aussi génial). Clara a adoré quand dans la queue elle a vu plein de petites mémés... "wouah... des petites vieilles qui viennent voir le film, c'est trop".



(cette image, c'est pour Clara : tu vois, c'est en contre jour... avec mon portable, nul... je ne peux pas faire d'aussi belles photos que les tiennes... Enfin, c'est pour Clara).

Et puis pour Lucas, notre idole à tous les deux... Michael...

Alors, que choisir ? on s'est dit que là-haut, ils dansaient pour nous... Michael (mort juste après elle), le mime Marceau (enterré près d'elle), Bashung (enterré près d'elle), et nous vivant en souvenir d'elle.

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires

Présentation

Recherche

Derniers Commentaires

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés