Poésies, musiques

Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 22:27
Quand les vagues de colère nous submergent,
C'est qu'il est temps de partir en mer,
Quand les larmes baignent nos yeux,
et laissent le goût du sel sur nos cheveux,
Fermons les fenêtres, et ouvrons nos coeurs.

Si les humains te déçoivent, te trahissent,
te méprisent, te crachent au visage,
Dis-toi qu'avant toi d'autres, bien plus valeureux,
ont été menacés, détruits, spoliés, emprisonnés.
Ne reste pas trop centrée sur toi-même.

Tourne-toi vers la mer.

Qu'importe le succès ? l'amour ? l'amitié même ?

Tourne-toi vers l'océan.

J'ai vu les femmes voleuses de sable du Cap Vert,
J'ai vu Sagres, j'ai vu la peine de ces humains,
Les pauvres de la terre, de la mer,
Ceux qui n'ont plus que le moins que rien.
Et j'ai honte de nous, les gens de "bien".

J'ai vu le corps décomposé,
J'ai vu la mort dans son entier,
Alors, rien ne peut plus m'effrayer.

Me dis-je.

Pourtant, vous, autres moi-même,
par le miroir qui fait imiter,
je suis vous dans vos horreurs,
votre noirceur, et méchanceté.

Pourtant,


du fado je renais... et

je pars vers le nouvel être,
de ce monde à enchanter.

J'abandonne notre superflu,
Notre fatuité,
ou plutôt, je les brûle
au soleil du nouvel été.

Ca fait pschitt,
ça exulte,
en faisant éclater la bulle
de nos densités.

Pourquoi dire
s'il n'y a écoute ?

Pourquoi parler
s'il n'y a pensée ?

Pour l'in-fini.

Me dis-je.

(texte (c) Luciamel)




Haja o que houver (Madredeus)

Haja o que houver                                                    Quoi qu'il arrive
Eu estou aqui                                                            Je suis là
Haja o que houver                                                    Quoi qu'il arrive
espero por ti                                                               je t'attends

Volta no vento ô meu amor                                     Reviens avec le vent mon amour
Volta depressa por favor                                         Reviens vite je t'en prie
Há quanto tempo, já esqueci                                 Depuis combien de temps, j'ai oublié
Porque fiquei, longe de ti                                        Parce que je suis resté(e), loin de toi
Cada momento é pior                                             Chaque moment est pire
Volta no vento por favor...                                        Reviens avec le vent je t'en prie

Eu sei quem és                                                        Je sais qui tu es
pra mim                                                                      pour moi
Haja, o que houver                                                   Quoi qu'il arrive
espero por ti...                                                            je t'attends...

Há quanto tempo, já esqueci                                 Depuis combien de temps, j'ai oublié
Porque fiquei, longe de ti                                        Parce que je suis resté(e) loin de toi
Cada momento é pior                                             Chaque moment est pire
Volta no vento por favor                                           Reviens avec le vent je t'en prie

Eu sei quem és                                                        Je sais qui tu es
pra mim                                                                      pour moi
Haja, o que houver                                                   Quoi qu'il arrive
espero por ti...                                                            je t'attends...

(traduction libre (c) Luciamel)

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques - Communauté : luso-francophones inspirés
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 19:13



"L'année 2010 marquera vos 25 ans de carrière.
Quel est le secret de votre longévité?
 
- La gentillesse. Sans rire, je crois que ceux
que l'on aime longtemps sont les gens gentils."

Marc Lavoine,
Direct Matin, 2/09/2009.


Ce matin à la lecture de cette interview de Marc Lavoine, à l'occasion de la sortie de son dernier disque vynile (et CD), j'ai un peu tiqué sur le moment, sans vraiment être consciente de la raison, puis j'ai laissé couler... J'ai écouté un de ses vieux morceaux... avec Catherine Ringer.

 



Ce soir en rentrant chez moi à pied, de la Place Clichy à Beaubourg, ça laisse du temps pour réfléchir... j'ai croisé une jeune femme (rue Taitbout, près d'une boutique de bronzage), elle passait juste devant le magasin, sans en sortir, ni apparemment s'y intéresser. Un large sourire illuminait son visage, elle était en grande conversation avec quelqu'un, à l'autre bout de son portable :

"Il est bronzé, grand, assez bal... [tiens, comment l'écrire ce mot ? balaise, balèze, balès ?, le Petit Robert opte pour les deux dernières possibilités, précisant qu'il s'agit d'argot militaire... donc :] assez balèze, il a les yeux..."

Et là, je l'avais dépassée, impossible de connaître le fin mot de l'histoire.

Mais ça avait fait "tilt" dans mon esprit ! Cette jeune-femme n'avait pas l'air de se préoccuper de la gentillesse de cet homme, elle semblait pourtant prête à se jeter à corps perdu dans l'aventure, et l'enthousiasme qui se dégageait de sa personne ne faisait aucun doute : elle n'avait rien à cirer de ses qualités comportementales. Il arrive fréquemment que les grands musclés soient des amateurs de soleil et des êtres d'une douceur extraordinaire... mais tel n'était pas son propos, ni le nôtre.

Il s'agit ici de s'enquérir du sens de l'affirmation de Marc Lavoine : "ceux que l'on aime longtemps sont les gens gentils", d'en sonder les fondements.

Etre gentil pour quoi, pour qui ? pour être aimé... (de papa, de maman), bon ok... mais là on n'a pas beaucoup avancé. Le besoin d'être aimé est primordial, est plus fort que tout... mais le narcissisme n'est pas loin, d'où que de grands pervers soient décrits comme des personnes très "gentilles", socialement parlant. Mais tous les gentils ne sont pas pervers, bien heureusement. Seraient-ils, cependant, quelque peu "narcissiques" ?

Prenons des exemples, Marc Lavoine aurait-il des raisons d'être narcissique ?

On dit de Brad Pitt qu'il est un être charmant, si "gentil" avec tous les techniciens, si agréable. Je ne sais si sa précédente compagne, Jennifer Aniston, a vraiment apprécié la gentillesse du gentleman... qui l'a salement plaquée pour la Jolie Angelina... bon, aux dernières nouvelles (août 2009) il semblerait que Miss Aniston pourrait être enceinte de son ex-mari... Ah ! il commence à me plaire le petit Brad, car il assumerait son
côté méchant ! Inglorious basterd... peut-être.

Je ne sais pas vous, mais moi, tous ceux qui dans ma vie se disaient (et étaient vus par tous) comme des "gentils" m'ont souvent fait les pires crasses qui soient. Pour parodier Gainsbourg : La méchanceté cachée des gentils... se voit... plus ou moins vite. La beauté cachée des méchants se voit en prenant le temps.

J'ai un faible pour les mauvais garçons... certains m'ont aimée sincèrement, alors que les narcisses souvent (des gentils garçons) m'ont fait souffrir plus que de raison. Le rock est plein d'exemples...
les frères Gallagher récemment... ou Michael... I'm bad.

Alors, vous les gentils, les gentilles... qui voulez vous faire aimer à tout prix, apprenez à vous pencher sur la noirceur, sur la laideur... celle du monde... certes, mais aussi la vôtre. Ca pourrait aider à faire avancer le schmilblick.

Les gentils-gentils... maintenant, pas ceux qui font souffrir mais ceux qui souffrent... ceux qui seront toujours des victimes de la vie. Eux, ce sont aussi des narcisses, bien qu'un peu masos... ils vont tout faire pour que vous ayez à les plaindre. Les Amy Winehouse... les suicidés... les Marylin... Que de mères nous jouent ce rôle-là... (les pères, c'est nouveau, ils s'y mettent eux aussi). Pour continuer à être votre Dieu, que ne feraient-ils pas ?

Pour vous parler de moi... j'ai longtemps été une gentille petite fille... (première de la classe et tout et tout) jusqu'au jour où la vie m'a obligée à regarder dans le miroir : la pas belle, la méchante... la sorcière... et c'est là où j'ai commencé à me trouver.


 



Pour découvrir que bien des méchants sont des gentils...

Photo (c) Luciamel


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Dimanche 30 août 2009 7 30 /08 /Août /2009 21:33


Que m'importe Rimbaud,
Que m'importe Verlaine ?
Et même Pessoa
Ne pourra rien pour moi,

Si de la vie je n'ai su
Extirper
Une once de joie.

Toi le manant, le moins que rien,
Tu vaux bien plus que les rois
Car de ton sang renaît 
Le graal, à chaque fois.

Arrachez son coeur,
Si tel est votre souhait...
Jamais vous ne pourrez
Effacer son bonheur.

Ni son malheur...

Que m'importe Rimbaud,
Que m'importe Verlaine ?
Et même Pessoa...

Si ce n'est qu'ils sont mes frères
Et que leur brûlure est mienne.
Dans la platitude de ma vie,
Voilà que j'entends leur cri...

Certains se battent,
En Inde, pour la démocratie,
Pour les femmes,
Pour l'esprit.

Certains se battent,
A Paris... pour le droit
A faire faire pipi...
A leur toutou.

Je me souviens de vous
Et je pleure votre absence,
Vous mes poètes,
Vous mes prophètes,
Vous mes disparus.

Texte et photo (c) Luciamel.




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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 19:23


Virginia Woolf, écrivain.



Alexandra David Néel, écrivain, exploratrice.

Rita Levi Montalcini,
neurologue, prix nobel.

Valérie Lagrange, chanteuse.


La folie par Valérie Lagrange

Elle a pas besoin de parler, de juger
Elle en sait trop pour condamner, critiquer
Elle a pas besoin de journaux, de télé
Pour savoir c’qui est arrivé
Sur les trottoirs, l’éternité

Elle voit tout dans sa tête
Visionnaire et prophète
Elle est si près de la vérité
Qu’elle s’y est brûlée
La folie… La folie

Elle est comme un cheval sauvage
Rebelle, indompté
Qui refuse d’entrer dans la cage
Où tant d’autres sont enfermés
Elle porte gravée dans sa chair
A jamais imprimée
La marque indélébile de la liberté
La folie… La folie

Elle voit tout dans sa tête
Visionnaire et prophète
Elle est si près de la vérité
Qu’elle s’y est brûlée
Elle est là quelque part en toi
Quelque part en moi
Elle est l’enfant toujours vivant
Dans la nuit de notre inconscient

La folie… La folie
*********************************


Et mes copines portugaises, les deux pieds bien ancrés sur terre...



photo (c) Luciamel


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /Juil /2009 22:17

Elle s'appelle Marta Hugon, elle est portugaise, née à Lisbonne en ??? Entrée en musique par le répertoire classique, elle s'est peu à peu passionnée pour le jazz, a intégré le Hot Club du Portugal et continué avec le Conservatoire d'Amsterdam (dont des cours avec Norma Winstonne).

Elle a créé son quartet en 2005, et lancé en 2008 son deuxième CD Story Teller.

Vous allez l'aimer :
ici







Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /Juin /2009 11:02

Je ne me lasserai jamais de cette scène d'Orfeu negro, même si pour moi toujours elle gardera les couleurs de l'au-delà. J'étais encore endormie à son lever, mais, heureusement, ce matin, l'oiseau était là pour le faire se lever.

Hymne au soleil :





Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 22:34

- Tu sais où elle est ta maman ?
- Oui ! elle est au paradis.
- C'est vrai, et elle l'a bien mérité, elle a bien lutté pour ça.
- Je la sens, elle est là, près de moi, elle me fait un câlin...

(tu fais le geste de la caresser, de toucher sa tête, dans l'air près de toi)

- Oui, elle va rester près de nous... tant qu'elle ne sera pas tranquille... tant qu'elle n'aura pas la certitude qu'on est heureux.
- Moi, je la sens, elle est là, je peux lui parler... Hein, tu es là maman ?

Et puis on a regardé Twilight... ces scènes qui t'avaient tant effrayé au cinéma. Et, j'ai été sidérée de voir que tu avais mémorisé tous les dialogues, certains presque mot à mot...

Regarde. Nous survivrons... les vampires ne sont que les morts (les mots) entre deux mondes... Nous, nous serons les Angel... qui relient l'amour à la peine.





Et le voilà le vampire... chantant l'amour...




Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /Mai /2009 23:13

"Todas as cartas de amor são ridiculas, mas so quem nunca escreveu cartas de amor... é que é ridiculo."  (Maria Bethânia citant Fernando Pessoa)

Toutes les lettres d'amour sont ridicules, mais seul celui qui n'a jamais écrit une lettre d'amour... est ridicule.

Bon, Lucia, c'est bien joli, ou bien triste... ton pathos, mais nous on veut de L'AMOUR ! de la VIE ! de la JOIE ! alors fais un effort, surmonte ta tendance naturelle au fado larmoyant, joue-nous le fado de la passion, le fado du plaisir, du désespéré, de celui qui n'a plus rien à perdre, de celui qui peut aimer... sereinement.

Je traverse l'Atlantique, je m'en vais à Rio, ou à Bahia plutôt... où je rejoins Maria... Bethânia, pour l'hymne à l'amour des tropiques, sans tragédie, sans jugement... comme au paradis, on se coule dans "O meu amor"... Je profite pour faire un clin d'oeil à l'oiseau qui s'y promène... Bluebird, l'oiseau.


 



Et puis, j'essaie avec mon téléphone... de prendre en photo depuis plusieurs jours les fleurs de mon mandarinier qui éclosent... mais c'est de la très mauvaise qualité, quelle plaie, la plaie d'argent... Bon, vous aurez donc, les très mauvaises images, pas la rollex de la photo, non juste la gamme "prolo".






Toutes les lettres d'amour que nous n'avons pas écrites... tous les mots d'amour que nous n'avons pas dits... se mettent à éclore, soudain, sur notre mandarinier, ils embaument et attirent toutes les abeilles du quartier... Bientôt ils donneront des fruits, ceux de notre reconnaissance, ceux de l'émerveillement, ceux du plaisir de donner l'amour de la vie.



Photos et textes (c) Luciamel.

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 20:29


Tu es là, tu te tiens, tu m'indiques mon origine.


Nous sommes nombreux à t'espérer, à t'attendre.


Nous mourons parfois avant de t'atteindre.





Photos et textes (c) Luciamel, le reste ne m'appartient pas...

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /Mai /2009 13:37




(...)
With your invincible defeat,
You live your life as if it's real,
A thousand kisses deep.
(...)
And sometimes when the night is slow,
The wretched and the meek,
We gather up our hearts and go,
A thousand kisses deep.
(...)
(Leonard Cohen)

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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