Vendredi 22 avril 2011 5 22 /04 /Avr /2011 14:19

Il m'arrive de m'engueuler avec les blogueurs (avec les blogueuses aussi), souvent sur des malentendus (s'engueule-t-on autrement ?).

 

Le dernier malentendu en date concerne mon agacement à l'égard de certains médias et de leur manipulation (récupération) des gentilles idées des gentils (é)lecteurs de gauche.

 

Le gauchiste de base est contestataire. Il a besoin de s'opposer, de gueuler, de se dire qu'un jour il va faire la révolution. Certains en ont fait un mode de vie, une fonction, une seconde nature (fixation au stade anal). Ca nous donne des fonctionnaires de la révolution (Besancenot), des opportunistes (Edouard de Rotschild), et des manipulateurs de haute volée (le clan Sarkozy-Bruni, des champions en la matière).

 

J'aime proposer à mes étudiants (étrangers, généralement des cadres sup) de faire une revue des journaux français pour essayer de deviner, eux qui ne les ont jamais lus, la tendance politique et le profil du lectorat (en regardant la "une", les photos, les titres, et la façon de traiter une même info).

 

Dernièrement, j'ai été étonnée de voir que mes étudiants qualifiaient systématiqement Libération de tabloïd, de journal populiste, sensationnaliste (ils le classaient, pour cette raison, plutôt à droite).

 

En ce moment, j'ai la chance d'avoir en cours particulier un journaliste japonais, correspondant d'un journal tokyoïte à Paris, nous nous sommes donné à coeur joie de comparer La Croix, Libération, L'Humanité, Le Figaro et Le Parisien (pour ce qui est du Monde, il le lit tous les jours). 

 

Cette semaine il a voulu me faire part de son étonnement : pour une même info (le Christ dans la pisse) il avait vu un traitement totalement différent dans  Le Figaro (reprenant l'interview de Libération, Serrano, l'artiste, s'y dit très étonné d'un tel "tapage" pour une photo prise il y a 35 ans !!! il se déclare par ailleurs chrétien) et dans  Libération. Le scandale n'était pas là où on l'aurait cru : un petit article de rien du tout dans Le Figaro, une double page, à la suite de la "une" dans Libé. Il en était très intrigué.

 

Nous avons, alors, poursuivi notre cours sur les médias, et leurs illusions nécessaires...

 

Je lui ai tout d'abord montré l'article paru dans l'ACRIMED sur "Libération : de Sartre à Rotschild", comment l'ouverture du capital, puis l'arrivée de cet actionnaire majoritaire a confirmé les dires de Franz-Olivier Giesbert de 1989 (il était alors directeur de rédaction au Figaro) :

 

« Tout propriétaire a des droits sur son journal. D’une certaine manière, il a les pouvoirs. Vous me parlez de mon pouvoir, c’est une vaste rigolade. Il y a des vrais pouvoirs. Le vrai pouvoir stable, c’est celui du capital. Il est tout à fait normal que le pouvoir s’exerce. Ça se passe dans tous les journaux. Il n’y a pas un journal où cela ne se passe pas. » Pour cette raison, Sartre avait en 1973 conçu Libération « en marge des capitaux privés, des banques et de la publicité».

 

J'ai indiqué que l'ACRIMED était en quelque sorte un "enfant" de Chomsky. Je lui ai montré les vidéos de Médias, les illusions nécessaires. Comment, dans nos démocraties, ces médias fabriquaient notre consentement à la domination par les plus puissants. Car le peuple est toujours dangereux pour les élites, les médias les aident à asservir subtilement les masses.

 

Nous avons ensuite tenté de comprendre en quoi l'arrivée d'Edouard de Rotschild à la tête de Libération (le rédacteur en chef, comme le dit FOG, c'est du pipeau) avait réorienté la présentation et le repositionnement du "produit" gauchiste.

 

Comme l'aide des banques en 1983, et l'ouverture du capital, avait imposé certaines conditions : accepter la pub, les annonces, essayer de dégager du profit, Serge July disait alors : "Or, la norme, ce sont les bénéfices", avec Rotschild on est passé à la vitesse supérieure : vendre du gauchisme, à tout prix. Tout est bon, la vulgarité (et le machisme) se conjuguant aussi très bien à gauche toute...

 

Ca nous a donné récemment les articles sur Marine le Pen, celle qu'on rêve de faire baiser contre un mur par un sans-papiers... La "une" sur les 343 salopes (naturellement, c'est un titre choc, ça attire le mot "salope"), et donc, en dernier lieu, ce Christ dans la pisse... On le voit Libération ne fait pas dans la dentelle, mais Libération ne fait plus non plus dans la liberté de ton... car le journal est de plus en plus enchaîné à son actionnaire. Voir sur cette question les excellents billets d'Olympe, et d'Isabelle Germain.

 

Pour terminer, une chose amusante à noter, après Philippe Val qui s'est vendu au capital, ou plutôt à l'élite, (ayant d'abord vendu l'âme de Charlie Hebdo) i.e. à Carla Bruni et son mari, Serge July va-t-il longtemps résister aux charmes des sirènes ?

 

 

merci à Polluxe pour le lien de la vidéo suivante ;))) :

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Mardi 19 avril 2011 2 19 /04 /Avr /2011 21:34

 

 

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                             photo (c) Luciamel, septembre 2008, New York, le bateau revenant de Ellis Island.

 

 

 

Vous êtes là à vous dire, ou pas... "elle est catho, elle est psycho-rigide...",  elle est... Et puis, vous vous perdez.... mais, aussi, vous me perdez....

 

Je suis là où vous ne vous trouvez pas.

 

Je suis là où vous ne me trouvez pas.

 

"On s'est trouvés sans se chercher... nos regards se sont rencontrés" Lily Passion (Barbara)

 

Pourquoi écrivez-vous ? vous ?

 

Vous devriez essayer l'essentiel.

 

Le "je suis"... ou  le "j'aime".

 

Pour le "je sais", vous devriez repasser dans cent mille ans... on aura appris la leçon...

 

J'ai croisé le regard d'un oiseau... ça brûle parfois, le regard des oiseaux... ça nous pose sur la plage (la page), nous les goélands (qui en avons vu d'autres)... Nous les mouettes, les oiseaux du large... on ne se laisse pas abattre si facilement. Les coups, on connaît. La solitude, on connaît. La trahison, on ne la craint plus, on la conspue... on la floutte.

 

Toi, mes ailes te survolent... ton monde, je le perçois... je te protège, je m'éloigne... non, je ne te veux pas de mal. Ma souffrance est en moi, le manque, la tristesse, tout ça... La joie est de m'ouvrir, de ne rien attendre que le bien de nous.

 

La joie est mon bien... d'aujourd'hui.

 

 

IMAG2195.JPG

                                                  photo (c) Luciamel, le pont de Brooklyn... septembre 2008.

 

 

 

 

 

 

 

 

ceci emprunté au site :

 

"Comment vous appelez-vous ?
D'où venez-vous ?
Pourquoi venez-vous aux États-Unis ?
Quel âge avez-vous ?
Combien d'argent avez-vous ?
Où avez-vous eu cet argent ?
Montrez-le-moi.
Qui a payé votre traversée ?
Avez-vous signé en Europe un contrat pour venir travailler ici ?
Avez-vous des amis ici ?
Avez-vous de la famille ici ?
Quelqu'un peut-il se porter garant de vous ?
Quel est votre métier ?
Êtes-vous anarchiste ?
etc."

Récits d´Ellis Island
de Georges Perec et Robert Bober

Histoires d’errance et d’espoir

De 1892 à 1924, près de seize millions d’émigrants en provenance d’Europe sont passés par Ellis Island, un ilôt de quelques hectares où avait été aménagé un centre de transit, tout près de la statue de la liberté, à New York. Parce qu’ils se sentaient directement concernés par ce que fut ce gigantesque exil, Georges Perec et Robert Bober ont décrit ce qui reste de ce lieu unique, et recueilli les traces de plus en plus rares qui demeurent dans la mémoire de ceux qui, au début du siècle, ont accompli ce voyage sans retour.

 

"ne pas dire seulement : seize millions d'émigrants
sont passés en trente ans par Ellis Island

mais tenter de se représenter
ce que furent ces seize millions d'histoires individuelles,
ces seize millions d'histoires identiques et différentes
de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants chassés
de leur terre natale par la famine ou la misère,
l'oppression politique, raciale ou religieuse,
et quittant tout, leur village, leur famille, leurs
amis, mettant des mois et des années à rassembler
l'argent nécessaire au voyage,
et se retrouvant ici, dans une salle si vaste que jamais
ils n'avaient osé imaginer qu'il pût yen avoir quelque
part d'aussi grande,
alignés en rangs par quatre,
attendant leur tour

...

il ne s'agit pas de s'apitoyer mais de comprendre

quatre émigrants sur cinq n'ont passé sur Ellis
Island que quelques heures

ce n'était, tout compte fait, qu'une formalité anodine,
le temps de transformer l'émigrant en immigrant,
celui qui était parti en celui qui était arrivé,

mais pour chacun de ceux qui défilaient
devant les docteurs et les officiers d'état civil,
ce qui était en jeu était vital :

ils avaient renoncé à leur passé et à leur histoire,
ils avaient tout abandonné pour tenter de venir vivre
ici une vie qu'on ne leur avait pas donné le droit de
vivre dans leur pays natal
et ils étaient désormais en face de l'inexorable"

 

[ extraits de Récits d'Ellis Island de Georges Perec et Robert Bober, éd. P.O.L.]

 

 

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Lundi 18 avril 2011 1 18 /04 /Avr /2011 11:49

 

Prolongement de vacances, un lundi au soleil... cadeau du ciel ? il se pourrait bien. Pleine Lune de printemps (après le 21 mars), ne coïncidant pas toujours avec l'équinoxe (qui peut survenir un 20 mars),  et tombant cette année le dimanche des rameaux. Les astres nous inclinent, ils ne nous déterminent pas. C'est à partir de cette Lune de printemps qu'est fixé le dimanche de Pâques (le premier dimanche suivant la pleine lune), les Juifs eux aussi se basent sur ce moment de l'année pour calculer la Pâque juive (Pessa'h), il fut décidé en l'an 325 (concile de Nicée) que les deux ne devaient plus se superposer, et ce pour des raisons évidentes (non ?).

 

Rappelons juste que Jésus de Nazareth était juif... et que ce fut lors des célébrations de la Pâque juive (et de son acclamation par une foule nombreuse, venue le saluer à son entrée dans Jérusalem, avec des palmes coupées aux arbres, et le reconnaissant ainsi comme leur messie), qu'il fut décidé par les Romains et par d'autres habitants de Jérusalem assemblés (ne généralisons pas en disant "son peuple") de le juger comme hérétique, pour les uns, en le crucifiant selon la coutume des autres (en 71 av JC, Spartacus et les esclaves révoltés furent eux aussi montrés en exemple sur des croix érigées le long de la voie Appia entre Rome et Capoue, plus de 6000 corps suppliciés pour décourager d'autres prétendants à la liberté).

 

Spartacus et Jésus... même combat ? annoncer la liberté, la dignité de chaque être humain, en s'attaquant aux obscurantismes, fussent-ils religieux. Pour cela une seule règle : montrer l'exemple, quitte à être sacrifié (par les siens ou par les puissants).

 

Hier après-midi, j'avais prévu de visiter une galerie, celle où exposait Sylvie Oscar, mais elle n'était pas là... dommage, ce sera pour une autre fois, ça nous a permis à Fabien et à moi de faire (sur ses conseils) une petite visite à Notre Dame de la Croix (Ménilmontant). Auparavant, il m'avait proposé de "visiter" la cité qui a brûlé... celle, si (in)justemement nommée, "du labyrinthe", l'horreur était encore dans l'air, les pleurs, les cris... de ceux qui ont péri... étaient palpables, j'avais froid... Les criminels (les mêmes que ceux qui avaient déjà opéré, en 2005, près de chez moi, rue du roi doré ?), seront-ils un jour punis ? Je prie pour que leur âme ne trouve pas de repos tant que leur crime ne sera pas avoué. Je pleure les disparus, eux aussi sacrifiés, comme Jésus, comme les esclaves révoltés, crucifiés dans une logique infernale. Leur famille a toute ma compassion.

 

Ainsi, j'ai fait un pélerinage vers mon passé... cette église, ces marches, cette place... je les avais déjà parcourus dans une autre vie. Voici ce qu'hier j'y ai trouvé :


 

20110417 ménilmontant notre dame de 002

 

 

20110417 ménilmontant notre dame de 003-copie-1

                            photos (c) Luciamel, Notre Dame de la Croix, Ménilmontant, le 17/04/2011, Rameaux

 

 

 

Vous vous demandez, tout comme Fabien l'a fait, si le prêtre n'est pas un intégriste musulman et ce qui l'a pris de voiler ainsi toutes les statues de son temple. La réponse était là, sur une pancarte, réponses, car elle enseigne que lorsqu'on voile (les femmes ou les symboles religieux) ce sont des statuts qui sont cachés !!! Statuts (des femmes)... voilés, volés, violés ?


 

octobre 1008

                                      photo (c) Fabien, Ménilmontant, mais oui madame, le 17/04/2011

 

 

 

L'autre réponse je l'ai trouvée un peu plus loin, elle nous dit à nous, hommes et femmes, de ne pas accepter le joug du destin, de ne pas nous laisser embrigader par un ordre (fût-il divin, astral, social, politique, historique ou psychologique), elle prône elle aussi la liberté, "aide-toi et le ciel t'aidera", sois fidèle à toi-même, et ton étoile te guidera.

 

 

20110417 ménilmontant notre dame de 004                             photo (c) Luciamel, Notre Dame de la Croix, Ménilmontant, le 17/04/2011

 

 

 

Comme Jeanne d'Arc, refusons les voiles, et prenons les armes s'il le faut. Une pucelle a pu entraîner une armée derrière elle. Femmes, soyons les porteuses de nouvelles lumières, car le monde nous attend. Elle aussi fut victime et sacrifiée sur l'autel, par ses ennemis et par les siens... Jeanne, Spartacus et Jésus... un même étendard, celui de la liberté.

 

 

Merci à JEA pour cette découverte, Leonard Cohen, Jennifer Warnes, Joan of Arc, sur les images de Dreyer  :

 

 

  
 

 

 

et je maintiens mon choix initial d'illustration, car il donnait aussi le titre à mon billet, la passion... de Lily... Barbara et Depardieu, l'amour qui transcende notre humaine condition :

 

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Spiritualités, astro
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Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 19:48
  

Côté "actualité sur le feu", "buzz incessant, en veux-tu, en voilà", on va faire court. Guéant, burqa, prostitution, blogs en grève et couci-couça... ou deci-delà, on ne trouvera rien ici de mieux que ce qui a déjà été, très bien, dit partout ailleurs. Mais bon, puisque j'étais en vacances à Paris, j'ai quand même pris quelques photos qui pourront illustrer les propos qui fleurent bon l'air du temps (mon premier parfum). 


 

20110414-moi-moche--vacances--kdb-011.jpg 

 

20110414-moi-moche--vacances--kdb-013.jpgsur le bateau mouche, il faisait chaud... très, comment se protéger du soleil ? avec un foulard, avec un gilet plié... (photos (c) Luciamel, le 11/04/2011 : "Portugaises en goguette").

 

 

20110414-moi-moche--vacances--kdb-024.jpg  

 

20110414 moi moche, vacances, kdb 041

 

20110414-moi-moche--vacances--kdb-042.jpg non, je n'oublierai jamais les vues de Paris, du haut de l'Arc de Triomphe, ou au troisième étage de la Tour Eiffel, de temps en temps, nous, Parisiens, devrions prendre de la hauteur (photos (c) Luciamel, le 12/04/2011)

 

 

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c'est elle la plus belle, entre l'homme et la femme elle se dresse, comme une annonce, un signe, une hiéroglyphe qu'il leur faut décrypter (photos (c) Luciamel le 12/04/2011).

 

 

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pour finir mes vacances, soirée à la Comète, le KDB, à l'invitation de l'oreille n°5, que des hommes ? presque... les filles se faisant discrètes (tant qu'elles l'ont pu), (photos (c) Luciamel (tant qu'elle l'a pu) le 14/04/2011)

 

 

 

 

  
Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 23:18

  

 

29012006-008-.jpg                      photo (c) Luciamel, Lucas, 29/01/2006, nouvel an chinois, bruits de pétards, Paris

 

 

Aujourd'hui je me suis prise en photo, et j'ai même fait une vidéo. J'ai voulu (après m'être fait couper les cheveux) voir, non pas mes bons côtés (j'ai coutume d'éliminer les photos moches, celles où mon double menton, mes rides, ma peau qui tombe... n'apparaissent pas) mais tout ce qu'il y a d'horrible en moi.

 

Et, soudain, j'ai reconnu ma mère. Je l'aime ma mère, je la trouve belle, mais je l'ai toujours vue plus vieille que moi. Là, je l'ai aperçue à ma place.

 

Le choc. Et puis, après un temps d'apprivoisement, l'acceptation de ce que je suis : une femme de 51 ans dont les traits se plissent, le cou s'épaissit, l'air se durcit... mon ex-petit ami a bien raison de dire : "tu es belle quand tu n'es pas préoccupée", car quand je le suis, préoccupée, j'ai vraiment l'air d'en vouloir à la terre entière...

 

Ca doit être ça qui fait que presque tous mes moniteurs d'auto-école me parlent comme à un chien... je n'ai pas l'apparence de la petite minette (de 18 ans), bonne à draguer, j'ai le physique de la "dame chiante" de plus de 50 ans... Ils commencent par entrer dans la voiture en demandant, pour le plus gentil : "ah, vous voulez passer votre permis... (i.e. à votre âge) mais pourquoi ?". Le dernier est arrivé en ronchonnant et pendant deux heures il n'a pas arrêté de m'engueuler :

 

"Pourquoi vous collez aux voitures à droite ? c'est un sens unique !

- ....

- Vous ne me répondez pas ? j'attends...

-....

- Vous ne voulez pas me dire pourquoi ?

- Non, je ne vous répondrai pas, car ça ne mérite pas de réponse, votre question n'a pas de sens. Vous pourriez me donner des explications, m'enseigner des choses, pas me critiquer et me remettre en question tout le temps, j'apprends à conduire, je n'ai pas besoin qu'on me sermonne sur ce que je n'ai jamais appris."

 

Après une heure, il concluait :

 

"Il y a des gens qui ont leur permis au bout de 30 heures, pour d'autres 150h n'y suffisent pas ! [j'en suis à ma 7e heure après 3 semaines d'interruption].

- Vous avez tout de suite eu un a priori négatif en me voyant.

- Regardez, vous vous en êtes au démarrage/arrêt de la voiture, deux heures de conduite c'est trop ! On ne pourra rien faire, une heure c'était largement assez, c'est du temps perdu...

- Je n'avais jamais calé avant aujourd'hui... et ce n'est pas ma faute, c'est le secrétariat qui m'a imposé deux heures.

- Bon, garez-vous là, à la station-service, on va faire le plein. Faites attention en tournant !"

 

Au bout de deux heures, on en était presque arrivés à l'engueulade (je me suis vraiment contrôlée et lui aussi) :

 

- Vous savez qu'il y a un permis boîte-automatique, c'est ce qu'il vous faudrait à vous...

- Et vous vous savez qu'il y a d'autres professions ? maître nageur, par exemple, vous devriez essayer."

 

Néanmoins, je ne comprends pas qu'on soit si désagréable avec moi, sous prétexte que je ne suis plus une jeunette émoustillante (pour ne pas dire "pas bandante"). Comment se permet-on de me parler comme à un être dont le seul intérêt (sexuel) se serait retiré ?

 

Une femme n'est-elle que cela ? son pouvoir de séduction et son potentiel à procréer ? En dehors elle ne serait plus rien... si elle n'est pas mère ni grand-mère (car cela doit se voir que je ne le suis pas)... elle devient un être humain sans valeur : ses idées, ses propositions pour la société, ses créations, ne sont rien. Ce qu'elle est n'est rien de reconnaissable, socialement parlant.

 

Cela fait quelques années (trois, cinq...) que je remarque ce dédain autour de moi, de la part des hommes... (essentiellement ceux qui ne me connaissent pas personnellement) qui semblent me considérer comme un être humain méprisable... un être humain de moindre valeur, une femme non sexuée, moins désirable, et, donc, moins intéressante (on ne peut/veut pas te "baiser" donc tu ne vaux rien... et la sagesse ? vous en faites quoi ? ah ? elle n'est que masculine, la sagesse ? ah ? vous en êtes sûrs ?).

 

J'observe cela, comme j'observe le temps qui passe. Or, le temps n'existe pas...

 


 

  
Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Dimanche 3 avril 2011 7 03 /04 /Avr /2011 20:47
 

20111402 Art de rue, Père Lachaise, février 2011 007                               photo (c) Luciamel, 14/02/2011, Arts et Métiers, Harmonie de Volti.

 

 

Il n'y a pas de raisons que je sois seule à me réjouir, à chanter, et à m'enchanter d'être en vie. Ce soir je continue à faire mon ménage de printemps (commencé très tardivement dans l'après-midi), en attendant de revoir la sublimissime Elizabeth Taylor sur Arte, dans Soudain l'été dernier, un choc en perspective... la scène finale, Dieu quel talent... Je viens de copier le nouvel album de Mariza "Fado tradicional" sur une playlist deezer, pour votre plaisir... et le mien (en exclusivité mondiale ;). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 la playlist deezer complète

 

 

Pas encore le clip, mais déjà la vidéo Youtube... (avec les autres titres du nouveau CD)

 

 

 

 

 

 

Boa Noite Solidão

Boa noite solidão                                      Bonne nuit solitude
Vi entrar pla janela                                   J'ai vu entrer par la fenêtre
Teu corpo de negrura                               Ton corps de noirceur

Quero dar-te a minha mão                      Je veux te donner la main
Como a chama duma vela                       Comme la flamme d'une bougie
Dá a mão à noite escura                         Donne la main à la nuit


Os teus dedos solidão                             Tes doigts, solitude

Despenteiam a saudade                          Décoiffent la nostalgie
Que ficou no lugar dela                            Qui a pris sa place

Espalhas saudade plo chão                    Tu étales la saudade par terre
E contra a minha vontade                        Et contre ma volonté
Lembras-me a vida com ela                   Tu me rappelles ma vie avec elle


Só tu sabes solidão                                  Toi seule sais, solitude

A angustia que trás a dor                         L'angoisse qu'apporte la douleur
Quando o amor a gente nega                   Quand nous renions l'amour

Como quem perde a razão                      Comme qui perd la raison
Afogando o nosso amor                           Noyant notre amour
No orgulho que nos cega                         Dans l'orgueil qui nous aveugle


Com o coração na mão                             Le coeur dans la main

Vou pedir-te sem fingir                             Je te demande sans mentir
Que não me fales mais dela                     Que tu ne me parles plus d'elle

Boa noite solidão                                      Bonne nuit solitude
Agora quero dormir                                   Maintenant je veux dormir
Porque vou sonhar com ela                      Car je vais rêver d'elle


(Jorge Fernando - Carlos da Maia / traduction de Luciamel)

 

 


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Samedi 2 avril 2011 6 02 /04 /Avr /2011 00:34

 

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                                               moulin d'Ouessant, photo (c) Luciamel, 23/08/2007.

 

 

 

Je ne sais pas vous, mais moi, depuis que je blogue, mon ménage laisse à désirer, déjà qu'avant ça n'était pas très "méthode Toyota"... Alors, en plus, demain j'ai cours de chant (je suis élève) et cours de portugais (je suis prof), ce soir, je devrais ranger... Je vais tout planquer sur la mezzanine avant de me coucher, méthode Coué(tte) à moi...

 

Déjà que je n'aimais pas l'idée du Wikio (vous savez c'est le truc qui vous fait courir après une carotte comme un lièvre qui, au bout du compte, se fera doubler par une tortue), voilà maintenant qu'on me dit (on, c'est le n°1 qui l'a décidé), après des mois et des mois de recopiage mensuel de liens sans aucune autre information que l'adresse URL, que maintenant il fallait habiller les liens... dire ce qu'on pense de chaque blog cité... genre : t'es collé par le premier de la classe, nan mais, faudrait quand même pas que tu croies que c'est si facile que ça d'être premier ! d'ailleurs lui, le numéro un, il a dû se taper le recopiage et le "commentage" de 337 liens (bordel !), j'y étais... ouf !!! (ben oui, j'ai mes contradictions). 

 

Alors, je crie à la révolte ! je dis : non ! Je refusais jusqu'à présent de copier/coller ces liens du Jegounotron (car je trouvais ça débile : il suffisait de mécaniquement les lister pour lentement grimper au Wikio), maintenant que tout le monde le fait, vous imaginez les conséquences : ben, ça ralentit le grimpage !!! (car tout le monde monte en même temps). Alors, on établit une nouvelle règle, il faut donner une appréciation du blog cité.. ça prend du temps. Quand tu as du ménage à faire... ça ne te plaît pas.

 

Je vous le dis : faisons tomber le système ! recopions des listes de blogs, bêtement, surtout celles des numéros premiers du machin. Faisons tomber le château de cartes, car s'il est une entreprise commerciale c'est bien celle de Wikio, celle d'OverBlog, celle de Blogger, celle de FaceBook, celle de Twitter. Pas la nôtre, ou en tout cas pas la mienne. Celui qui a senti où le bât blessait est dadavidov, c'est lui qui le premier a établi une liste sans intérêt autre que de se moquer du système. Je m'amuse de voir mes amis blogueurs de gauche (et parfois anarchistes) se soumettre au grand système du classement, en appliquer les règles très consciencieusement : en même temps qu'ils nous écrivent des billets sur le vote blanc... sur la protestation citoyenne et l'insoumission ;))) 

 

Il se trouve qu'au mois de mars je n'ai pas beaucoup cité les numéros premiers... ni fait de lobbying auprès de mes ami(e)s blogueurs pour obtenir des liens... Personne n'est désintéressé, on peut moi-même très facilement me flatter... Donnez quelques euros à gagner, une place gratuite... un Ipad à la clé, un petit prestige, une gloire de 15 minutes, et vous achèterez les plus grands révoltés. Je suis sidérée de voir mes amies blogueuses obsédées par un classement Hellocoton, dont je ne sais rien, prêtes à tout pour gagner quelques sous de sponsoring, et que vous dirais-je d'une nuit avec Higelin...

 

Ce qui me désole c'est surtout de voir à quel point tout le monde se laisse aisément acheter par de la monnaie de singe, qui plus est. 

 

Voici les blogs qui ont fait des liens sur le mien en mars (ils ne sont pas nombreux, ça vous prouvera mon indépendance ;))) je n'ai pas besoin de dire ce que je pense d'eux... vous le lisez (ou le lirez) ici-même au quotidien :


 

16 sites ont fait des liens sur http://www.luciamel.com/ depuis le 2011-03-01
Fucking disgrace
De tout et de rien, surtout de rien d'ailleurs
Au comptoir de la Comète
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Voici la liste des blogs qui n'ont pas fait de liens sur mon blog, mais que je lis, et apprécie quand même :)))

et ceux qui sont des potes de longue date, dont je n'attends aucun lien, que je lis juste pour mon plaisir (je ne cite pas ceux que j'ai déjà cités... et qui, naturellement, sont là eux aussi...) :

 

 

Mon avis t'intéresse

Côté boulevard

Le blog de Polluxe

Olympe et le plafond de verre

Entrées en lice

 

 

je vous laisse, y a Nicolas Bedos chez FOG...

 

 

  
vidéo qui sera changée demain... ou après-demain
Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 23:20
 

 

img327.JPG                         Claudine Monteil, dessin de Simon Gaetan, photo (c) Simon Gaetan

 


 

Elle avait 20 ans. Simone de Beauvoir, 62. C'était en 1970. Vous, les jeunes, vous pouvez compter : ça fait 41 ans. Aujourd'hui elle va avoir 62 ans. Le temps est passé car il a passé. Les soeurs sont mortes (Simone et Hèlène), ses amies. Sartre aussi. Elle s'embrase face à nous. Elle s'extasie de tout ce passé. On le revit à travers ses yeux qui brillent, on les entend dans sa voix, eux qui se sont enflammés pour changer le monde qui est maintenant le nôtre. Elle nous dit ce qu'elle même est devenue : "Simone de Beauvoir parlait d'égal à égal, en regardant droit dans les yeux". "Beauvoir était obsédée par le temps, car Sartre et elle étaient des intellectuels extrêmement sollicités".

 

Claudine Monteil nous a fait la gentillesse, et l'honneur, de partager avec nous, simplement et humblement, ses souvenirs, ses combats, ses espoirs, ses craintes. A l'occasion de notre MDB n°3, notre Montmartre des Blogueuses, nous femmes des années 2000, elle femme des années 2000, car pour moi elle n'est pas une "féministe des années 70", elle est féministe d'aujourd'hui, comme Beauvoir à 62 ans dans les années 70, était l'une de celles qui ont superbement servi la cause des femmes en leur temps, pour le nôtre. 

 

Elle nous a bien sûr rappelé les luttes du passé, celles qui semblent acquises et qui pourtant sont encore en sursis...

 

"En 68, pendant la Révolution, seuls les hommes s'exprimaient, c'était ces Messieurs (Cohn Bendit, etc.) plus Sartre, les femmes avaient le droit de se taire et de distribuer des tracts".

 

Le manifeste des 343, la mise au banc de la société à l'époque, mais encore aujourd'hui le stigmate d'avoir été une de ces 343... Défendre l'avortement, défendre Marie-Claire dans son procès à Bobigny, c'était pour toutes ces femmes-courage (matraquées à l'Opéra par les motards de la police) une prise de risque sociale très forte. Simone Veil, oui, mais surtout elles toutes, elles intellectuelles, écrivaines, actrices, avocates, elles femmes solidaires témoignant de leur avortement à la Mutualité, avant. 

 

Elle nous a secouées Claudine Monteil, elle semblait encore animée par l'enthousiasme de ces années où combattre n'était pas un vain mot, où combattre n'était pas désespéré... Nous l'avons connu ce temps-là nous aussi, à peine un peu plus jeunes qu'elle pour certaines, nous nous souvenons de l'enthousiasme à croire que nous allions y arriver... à changer le monde.

 

Elle nous a étonnées en nous redonnant espoir, en nous conseillant : "Tournez-vous vers les mouvements nordiques, infiltrez les organisations, les femmes qui s'en sortent aux Etats-Unis sont les auto-entrepreneuses, oui, mieux vaut le Women's Forum que rien".

 

Et puis, cette référence à un ouvrage de Simone de Beauvoir : La vieillesse. Presque prémonitoire, pleinement d'actualité, où l'auteure du Deuxième sexe se penche sur la condition des vieux, défend leur cause... un pavé de 600 pages, à (re)découvrir.

 

 

Les présentes à ce MDB étaient (dans le désordre de mes notes) :


 

Isabelle Germain

Augustine Blaisdelle, écrivaine étatsunienne, sans blog... mais avec stylo.

Les diablogues du vagin, Léa Lejeune

Le Blog de Polluxe

Luciamel

Nectar du Net 

Olympe et le plafond de verre

Le blog d'une femme de sportif

Le journal de maman

Fée myrtille

Alibibi (épices)

Entrées en lice

Scharlotte en France

Decumanos, Barbara Boehm

Sandrine Joseph

 

et notre portraitiste :

Simon Gaetan

 

 

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              Dessins de Simon Gaetan, au MDB 3, le 29 mars 2011, au Just be, photos (c) Simon Gaetan

 

 

 

 

 

  
Par Luciamel - Publié dans : Montmartre des Blogueuses, MDB
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Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 23:07

 

20110327-Ile-Saint-Denis-001.jpg

                         Pimprenelles ? quai de Seine, Ile-Saint-Denis, photo (c) Luciamel, 27/03/2011

 

 

Allais-je en trouver ? je les avais promises sur FaceBook mais rien ne garantissait qu'elles croiseraient mon chemin sur l'Ile-Saint-Denis, dans le 9-3... Déjeuner chez des amis, Lucas, mon neveu, surpris à la sortie de la gare RER par l'aspect très "banlieue", très très... Puis balade digestive avant de rentrer dans nos pénates, dans le Marais : les bords de Seine, les péniches, les anciens entrepôts des Galeries Lafayette, les immeubles du début du XXe siècle construits pour les ouvriers de l'industrie chimique installée sur place. Laboratoires où les Curie (Marie et Pierre) ont fait leurs expériences et développé la radium thérapie, alors si, à l'époque, des déchets radioactifs ont été enfouis dans le sol (ou dans l'eau... de la Seine qui servait à refroidir les éléments radioactifs) cela s'est fait sans aucune précaution, il paraît que ça reste actif des milliers d'années... Le nuage de Fukushima ??? c'est cela oui...on s'en est protégés, lors de notre promenade sur l'Ile-Saint-Denis, avec notre parapluie...

 

Heureusement, elles sont venues à moi, elles m'ont saluée toutes fières et verdies par la douceur printanière : les pimprenelles ! Qu'on nous laisse les pimprenelles, et la chélidoine, et nous survivrons aux radiations. Et puis dans cette antichambre de l'Afrique, nous avons aussi retrouvé les traces de Bamako !!!

 

 

20110327 Ile Saint Denis 005

                           quai de Seine, Ile-Saint-Denis, décor pour un film, photo (c) Luciamel, le 27/03/2011

 

 

Permettez que vos discussions (vos salades) électorales ne m'aient guère inspirée. Je me sens assez proche de la majorité des Français : pour moi c'est l'abstention qui a gagné (donc une autre aspiration).

 

 

 

 

 

 

 

"Le dimanche à Bamako, c'est le jour de mariage", "Beaux dimanches", spéciale dédicace pour les amis de l'Ile-Saint-Denis ;)))

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Vendredi 25 mars 2011 5 25 /03 /Mars /2011 22:36

 

"Qu'est-ce que c'est être Don Quichotte ? C'est être un mec très bien mais être incroyablement minoritaire. C'est ça être Don Quichotte. Mettez 10 Don Quichotte ensemble ça devient un mouvement politique, et vous en mettez 30 millions ça fait une majorité. Mais s'il est vraiment tout seul, il est Don Quichotte."  Jacques Brel.

 

 

 

La-Commune-mars-2011-Hotel-de-Ville-003.jpg 

La-Commune-mars-2011-Hotel-de-Ville-002.jpg

 

                         photos (c) Luciamel, mars 2011, Hôtel de Ville, Paris, anniversaire de la Commune

 

 

 

On ne peut pas dire que  je vous aie saoulés avec des billets quotidiens pour vous convaincre de cliquer sur un nouveau bouton Wikio, ou Twitter... histoire de... quoi exactement ? même pas pour gagner de l'argent, non, juste pour me rassurer que quelqu'un viendrait, visiterait, regarderait trois mots en passant... sur mon blog.

 

Mais, il est vrai que si je n'écris rien vous ne venez plus, ce qui se comprend, car vous n'êtes quand même pas complètement neuneus (loin s'en faut), j'en déduis aussi que vous me lisez :))

 

J'en aurais des choses à vous dire et à écrire (permettez que j'évite les poncifs : Marine Le Pen, FN, salut nazi, PS, cantonales, Mélenchon, DSK, Kadhafi, Irak Iran, Lybie, Syrie, Fukushima, Hiroshima - avec une association photos/idées absolument malhonnête, car les images du Tsunami sont recouvertes par les celles de la bombe atomique, de la même façon pour Marine Le Pen, on superpose sur son visage celui d'Hitler... on se trompe, car ça n'est pas si simple que ça).

 

Tout d'abord quelques recommandations à l'attention de mes amis blogueurs et blogueuses... J'aimerais leur dire que d'écrire à tout va c'est bien joli, mais que s'ils prenaient le temps de vérifier leurs conjugaisons, leurs accords de participes passés, leur dictionnaire, tout bêtement, ça serait bien plus agréable, bien plus plaisant (de les lire). J'ai plusieurs fois regretté qu'ils ne sachent pas orthographier l'impératif des verbes en "er" : pas de "s" !!! écoute, regarde, chante, dessine, imagine... En revanche, si ces verbes sont suivis du pronom "en" le "s" revient (pour la prononciation) : manges-en. J'ai aussi lu de nombreuses fois des "si il" ou "si ils"... non !!! "s'ils" ou "s'il" (vous plaît !). En revanche le "si elle" est tout à fait normal, pour "si on" il est préférable dans une langue châtiée d'ajouter un "l" euphonique : "si l'on", de même pour le "qu'on", pas très élégant, auquel on pourra substituer "que l'on".

 

Les mauvais accords de participes passés sont légion. Combien de "Martine qui a connue Martin"... non, "Martine qui a connu Martin", et "Martin qui a connu Martine", mais "Martin l'a connue"... L'accord du participe passé avec avoir se fait avec le pronom complément d'objet direct s'il est placé avant l'auxiliaire (et ça n'a rien de sexiste car ça se passe de la même façon avec le pluriel).  Martin a connu Paul et Jacques : il les a connus.

 

Je frémis aussi quand je lis "en tous cas" ou "en tous les cas"... non ! il faut écrire "en tout cas" (c'est un singulier : à chaque cas), ou "dans tous les cas" (le "en" ne se combine pas avec le pluriel diriez-vous "en les maisons" ou "dans les maisons", "en les régions" ou "dans les régions" ? on associera volontiers le "en" et le singulier "en région", ou à la rigueur "en régions", mais sûrement pas avec l'article "en les régions".

 

Je ne vous dirai rien de l'imparfait du subjonctif, car, fort heureusement, vous ne vous y risquez pas trop souvent (sauf quand vous voulez vous amuser... et qu'alors, tout comme les politiques, vous nous servez des "qu'il fusse" au lieu de "qu'il fût").

 

L'erreur est humaine, et j'en fais bien plus souvent qu'à mon tour. Le problème est quand elle devient la règle... et quand celui qui se targue de maîtriser le discours ne connaît pas la chanson. L'amusant est que, paradoxalement (en fait assez logiquement), ce n'est pas celui qu'on croit qui y est. Il est très courant que l'orthographe et la grammaire soient les seules médailles, la seule gloire, d'un enfant issu d'un milieu défavorisé (ce fut mon cas, tant et si bien que mon maître de CM1 avait annoncé à la classe, deux ans après mon arrivée en France : "et c'est une étrangère qui va vous apprendre votre langue !"). Ca ne m'a pas fait que des amis.

 

Je suis fort tolérante à l'égard des erreurs de français (c'est mon métier, j'enseigne le français aux étrangers). J'ai moins de patience quand je lis des discours très doctes, très assurés (par les idées, la position sociale)... et que j'y vois des marquis (et des marquises), fiers de leur position au wikio, fiers de leur statut social, ne pas connaître la règle de base de l'accord du participe passé. Je ne le leur passe pas car eux ne se gênent pas quand ils peuvent épingler un "bleu" au wikio, un nul en formulation des idées. J'ai plus de tendresse pour les maladroits, les nuls en thème, les approximatifs de l'orthographe qui ne se veulent pas premiers de la classe à tout prix, qui n'ont pas tout fait dans leur vie pour dominer leurs petits camarades. Il faut dire que j'ai longtemps été première de la classe, mais que j'ai eu un professeur de maths assez particulier (en 1972-73) : il écrivait sur mon bulletin (que j'ai gardé) : "on ne peut mieux faire... pourrait aider ses petits camarades".  Ca m'a marquée. Il jouait aussi de la guitare : Brassens et Boby Lapointe.

 

Cela dit, je n'apprécie pas plus les psycho-rigides de l'orthographe qui balancent des idées réacs en même temps que leur goût des belles lettres (ils cumulent esthétique, pouvoir et ordure). A eux je voudrais dédier ces poèmes écrits par des chanteurs à la fois amoureux de la langue française et libertaires, ou anarchistes...

 

 

 

 

 

 

 
 
Jacques Brel : "je suis relativement misogyne..." / Léo Ferré : "la tendresse c'est la fin du monde". Jacques Brel : "On est tous les trois trop féminins pour apprécier follement les femmes"
Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Samedi 19 mars 2011 6 19 /03 /Mars /2011 13:27

 

la cene                                    photo et aquarelle de (c) Simon Gaetan, MDB, 'La cène'.

 

 

 

 

Maintenant le monde va tellement vite, les catastrophes annoncées et les guerres programmées succédant aux Tsunami et aux révolutions spontanées. Alors, les journaux nous proposent de suivre en Live sur leur site la progression des événements. On "live twitte" un peu tout et n'importe quoi, de la guerre sur le terrain, à la réunion au sommet de l'ONU, en passant par nos impressions devant nos émissions de télé, quand ce n'est pas le déroulement de notre soirée (cf mon tweet d'hier : "apéro "boudin oignons", avant d'aller écouter le choeur du Secours Populaire devant l'Hôtel de Ville, en hommage à la Commune").

 

Grâce à l'outil Internet, nous devenons tous des big brother (big sister, big father, big mother) en puissance. A une différence près avec celui d'Orwell, c'est qu'aujourd'hui on est vu tout autant qu'on regarde, "we watch" nous aussi. L'ère du Verseau, le New Age si vous voulez, c'est, après celle des Poissons (Messie, mais non), celle de la FRATERNITE (eh non, Ségo n'était pas si nulle), frères/soeurs nous serons donc, pour le meilleur et pour le pire.

 

Le pire : c'est par exemple les pétitions de ce genre qui circulent dans nos boîtes mail, nos comptes FaceBook, ou sur twitter, dénonçant dans un élan bien pensant tous les méchants de nos mondes de gentils (nous, écolos, sommes aussi des gogos facilement manipulables). Nous, les purs, dans ce monde de sales industriels profiteurs, sales médecins, sales labos pharmaceutiques, sales politiques de tous bords, sales pro-nucléaire. Nous, nous avons notre bonne conscience et nos bons sentiments pour nous. Sauf que ça nous rend parfois très... cons. Alors, pendant deux jours j'ai été innondée d'appels à la révolte, de demandes de signature de pétition, "ça urge !" me disait-on, le monde des "plantes médicinales" est en danger. Sauf que tout n'était qu'une arnaque, une manipulation organisée, par qui ? des groupes écolos intégristes ? ben... il faut croire que ça existe. Puis, on trouve la faille, les spécialistes de la question, convoqués à l'insu de leur plein gré dans le texte de la pétition, dénoncent la dérive...  Que cela ne nous empêche pas de réfléchir, un peu, la prochaine fois avant de foncer comme des moutons de panurge de la bien pensance. Hoaxbuster existe, ça peut nous aider à décrypter les messages fumeux. Car, répétons-le, nous ne défendrons jamais mieux une cause qu'en étant rigoureux, en vérifiant les sources, en doutant, en gardant notre calme (je suis désolée de voir sur les plateaux télé les membres de Green Peace ou les Isabelle Saporta, se mettre à hurler face à leur détracteurs, je dois avouer que, dans ces cas-là, les Claude Allègre et les Sylvie Brunel me semblent bien plus crédibles).

 

Le meilleur : c'est de nous rencontrer et de former au gré de nos lectures, de nos échanges (sur Twitter, grâce à nos blogs, et dans les cafés) une communauté de gens curieux de nos diversités et richesses mutuelles. Rien ne peut arrêter un peuple qui se lève pour conquérir sa liberté, rien ne peut nous abattre si nous sommes solidaires, rien ne pourra nous empêcher de reprendre en main nos destins, à condition de ne pas rester tout seuls dans nos coins.

 

Le prochain MDB (Montmartre des Blogueuses), le n°3, sera l'occasion pour nous blogueuses  de nous réunir au café le "Just Be", le mardi 29 mars à partir de 19h30, pour faire naître, une fois encore, la magie "d'être ensemble". Cette fois-ci, grâce à Olympe et à Polluxe, nous aurons le plaisir d'accueillir une "femme de lettres, spécialiste des droits des femmes et de la philosophie féministe",  Claudine Monteil, elle fut l'amie de Sartre et de Beauvoir, ainsi qu'une fervente admiratrice de l'oeuvre d'Hélène de Beauvoir (artiste peintre, soeur de Simone). Et, pour notre plus grande joie, Simon  sera de nouveau là pour faire le portrait de notre invitée.

 

N'oubliez pas de vous inscrire chez Polluxe : en commentaire de son billet.

 

portrait06

 

                                           photo et aquarelle (c) Simon Gaetan, MDB, "portrait 06"

 

 

 

 

 

MDB n°3, 29 mars 2011, à partir de 19h30,

au café le Just Be, 46, rue Caulaincourt, Paris 18e.

 

 


comptes rendus des précédents MDB

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Montmartre des Blogueuses, MDB
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Lundi 14 mars 2011 1 14 /03 /Mars /2011 17:30

20111402 Art de rue, Père Lachaise, février 2011 002                       Photo (c) Luciamel, oeuvre de rue de No Rules Corp, Paris 4e, 14/02/2011

 

 

Des fois ça me lasse de bloguer... des fois comme ces fois dernières, où tous nos piaillements me semblent si fats et si sots. Alors, je devrais me taire, pour commencer. En attendant j'ai lu, pendant les 4 heures passées  aujourd'hui aux Urgences de St Antoine (rien de grave, une alerte, juste un léger tremblement de corps, degré 3 sur l'échelle de Richter), un petit bouquin étonnant sur les mystères de notre cerveau. L'auteure ,neuro-anatomiste ,raconte son Voyage au-delà de [son] cerveau, quand à l'âge de 37 ans (en 1996) elle a été terrassée par un AVC (accident vasculaire cérébral), qui l'a totalement privée des capacités liées à son cerveau gauche : parole, logique, motricité, communication avec le monde extérieur. Consciente seulement grâce à l'activité de son cerveau droit elle a expérimenté un autre état de conscience : une béatitude cosmique, un bien-être qu'elle qualifie de nirvanique, dans lequel elle était tentée de se laisser glisser... Ce n'est que par un immense amour de la vie, et grâce à huit années de lutte, qu'elle a réappris à  de nouveau faire fonctionner son cerveau gauche : celui où notre ego prend ses racines, celui de notre monologue intérieur, celui du raisonnement logique qui nous permet de nous adapter à notre condition terrestre finie et inscrite dans le temps.

 

Elle s'appelle Jill Bolte Taylor. La vidéo suivante, très vivante, très... cerveau droit en effusion, vous donnera peut-être envie d'en savoir plus sur nous et nos cerveaux gauches (de blogueurs) suractivés.

 

 


Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Dimanche 13 mars 2011 7 13 /03 /Mars /2011 11:11

 

L'océan s'est déchaîné et il a tout dévasté... Notre planète a mal, elle crie, elle veut nous réveiller. Marie : la goutte de l'océan "mar" et "yam" (en hébreu), pleure et demande au ciel de s'apaiser. Elle implore les dieux, pour que leur colère s'atténue.

 

 

 

 

 

 

Canção do mar (Dulce Pontes)

Frederico de Brito / Ferrer Trindade

 

Fui bailar no meu batel
Além do mar cruel
E o mar bramindo
Diz que eu fui roubar
A luz sem par
Do teu olhar tão lindo

Vem saber se o mar terá razão
Vem cá ver bailar meu coração

Se eu bailar no meu batel
Não vou ao mar cruel
E nem lhe digo aonde eu fui cantar
Sorrir, bailar, viver, sonhar contigo


ma 2e Traduction  (la 1ère est ici) :

Parti(e) danser sur mon batel
Loin de l'océan si cruel
Lui qui dit en hurlant
Que je suis allé(e) voler
La lumière sans égal
De ton regard profond

Viens savoir si l'océan a raison
Viens pour voir mon coeur danser

Si je danse sur mon batel
Je n'irai pas vers l'océan cruel
Ni  ne lui dirai où je suis allé(e)
Chanter, sourir, danser, vivre, rêver

de toi.

 


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 19:27

 

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                            photo (c) Luciamel, Gif-sur-Yvette, joueuse de "touch rugby".

 

 

 

J'aime pas les trucs tendance (fashion week... oblige) : alors, Galliano ? Pourtant ça s'est passé juste à côté de chez moi, un café devant lequel je passe presque tous les jours, fréquenté par les mannequins et stylistes, La Perle, hiver comme été, tous les jours de la semaine c'est bondé, avec autant de gens sur le trottoir qu'à l'intérieur. 

 

J'aime pas sacrifier à l'actualité : combien de blogueurs ne font que copier/coller/macher/digérer des titres glanés à droite à gauche... sur des sites d'info. Et Marine Le Pen ? et les sondages ? et Kadhafi ? tiens... on ne parle pas beaucoup de Chirac... Mais c'est pourtant comme ça, à faire le perroquet, qu'on est bien classé "en politique" au Wikio, ou autres sites de blogueurs. On vous demande de commenter et de réagir, en vous pliant à l'actualité. Ca n'est pas réfléchir. Ca n'est pas penser. 

 

J'aime pas les marronniers : aujourd'hui c'est la journée de la femme... ou le carnaval, à vous de décider. Les marrons, les châtaignes, j'aurais bien envie de faire comme à Ivrea près de Turin, de les balancer comme ils le font là-bas avec des oranges pour se souvenir de la révolte du peuple au Moyen Âge qui s'était retourné contre son tyran (entraînés par la fille du meunier). Et puis, je mélangerais tout : la Lybie, la Tunisie, l'Egypte, la banlieue, l'Islam, Marine Le Pen, Sarkozy, Galliano, Kadhafi, les hommes machistes et tortionnaires, les violeurs, les profiteurs, les femmes dominatrices et castratrices, les privilégié(e)s... pour leur balancer à travers la gueule des marrons, des châtaignes, des oranges, des tomates... bref, pour un jour, de fêter Carnaval ! Et puis de continuer, pas seulement pour Carnaval, pour demain, pour après demain, continuer à protester, à gueuler, à dire non, à ne pas se laisser rouler dans la farine, dans les entourloupes de l'endormissement de nos consciences. 

 

Dimanche dernier j'étais à Gif-sur-Yvette pour une rencontre de "touch rugby" féminin, j'en ai encore des courbatures... Je voudrais seulement dire combien le sport d'équipe est important pour nous femmes, combien nous devrions apprendre à penser "collectif". Je suis désolée de travailler dans une petite société où les salariées sont à 100% des femmes, et où c'est chacune pour soi, où (ça revient au même) ça fonctionne en petit clan : on navigue pour favoriser ou dégommer une personne, c'est-à-dire, pour nous femmes, à désigner celle qui pourra représenter la maman. On a du mal à s'associer pour faire gagner tout le monde (je me suis battue pour obtenir gain de cause pour nous toutes, tant que c'était l'intérêt de chacune j'ai été épaulée, puis quand on n'a plus vu si je pouvais servir à cela on n'a pas hésité à me dégommer). Or, il se trouve que dans notre entreprise les femmes sont sous-payées, la profession est dévalorisée... Il n'y aurait qu'en se liguant, en se serrant les coudes qu'on pourrait faire avancer la condition de toutes. Mais, les femmes ne pensent qu'à leur petit intérêt personnel : leur couple, leur famille, leur petite personne, et, surtout, il leur faut empêcher qu'une autre (qui n'est pas leur "maman") puisse être valorisée. Elles seront les plus cruelles avec celle qui veut se détacher du lot, car une seule le peut : maman. Et maman, ça ne peut être que soi. 

 

 

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                                     Photo (c) Lucas B., Gif-sur-Yvette, "touch rugby"

 

 

 

 

   
       
                                                          Photos pour Julien :
MDB-n-2-015.jpg
MDB-n-2-013-copie-1.jpg 
MDB-n-2-018.jpg 
                                                  Photos (c) Luciamel et Lucas B.
Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Samedi 5 mars 2011 6 05 /03 /Mars /2011 00:32

 

 http://1pic1day.com/wp-content/uploads/2011/01/Tasha-de-Vasconcelos-nue-Paris-Match-3219.jpg 

                                                      Tasha de Vasconcelos, photo 

 

Y a ceux qui ont l'info en exclusivité : ils la publient illico presto sur leur blog, et sur Twitter. Le CLASSEMENT Wikio !!! y a le number one des number one... c'est le politique, puis il y a le société, le multithématique (je ne sais toujours pas comment je suis classée... mais bon, moi, je ne suis pas dans les petits papiers de ces Messieurs, car je suppose qu'ils sont des Messieurs, et pas des Dames...) bref, des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous : première et seconde classe.

 

Ce qui me gêne dans tout ça c'est que, non seulement, ça ne fait que reproduire (merci Bourdieu) les distinguos sociaux, mais qu'en plus ça le fait de la pire des façons : le copinage, les passe-droits, les valeurs machistes. J'entends déjà notre cher numéro un, Nicolas, me hurler dans les oreilles : "tu dis n'importe quoi ! qu'est-ce qui te permet de dire que le Wikio triche, et que les mecs ne sont pas supérieurs aux femmes ?" 

 

Je lui ai suggéré sur son blog de number one d'innover, d'ouvrir son esprit, de concevoir une autre façon de ne pas classer les gens... d'envisager que cela puisse être possible : 

lucia mel a dit…

1. le classement "politique" suit une logique "machiste" (comme "la politique" en général dans la société). Les hommes n'y sont pour rien, dis-tu, je te laisse te plier de rire...

2. Je propose juste que nous femmes essayions de montrer une autre façon de voir les choses, d'inventer une autre façon de fonctionner. Je te laisse te plier de rire...

3. Les hommes ne sont pas plus mes ennemis que certaines femmes qui ne pensent qu'à me flinguer... J'ai, me semble-t-il plus de femmes qui sont mes ennemies déclarées que d'hommes. Et je dirai même que surtout les hommes sont mes alliés... 

4. Essaie un peu de me comprendre... arrête de te braquer et de projeter sur moi je ne sais quoi... Non, je n'ai pas un discours prémaché, oui, c'est difficile de comprendre ce que je veux dire.

lucia: pardon, j'oubliais de te répondre. Moi, en tant que "révoltée de ma race de Portugaise", quand les hommes me parlent... je ne suis ni à la cuisine, ni dans l'escalier, ni à l'institut de beauté (à me faire épiler), ni à écrire des trucs de mode ou de mioches, ou jolis... non, je suis sur twitter, ou sur les blogs, à m'engueuler avec Nicolas (entre autre).Poireau (Monsieur) m'a donné à réfléchir (sur Twitter aussi ), il m'a fait suivre un article qui disait : 

 

"Pourquoi des mecs intelligents sortent avec des filles stupides".

Monsieur Poireau m'a indiqué un billet s'interrogeant sur un sujet crucial : "Pourquoi des mecs intelligents sortent avec des filles stupides". Je lui ai vaguement répondu quelque chose, mais, surtout, il m'aurait fallu dire : "certains hommes intelligents, ques aco ? "

A tout cela je voudrais ajouter : 

1. Les classements sont faits par et pour des hommes;
2. Inventons nos dé-classements !!! notre MDB, une autre manière de voir, à inventer !!!
3. Donnons chaque mois, ou chaque semaine, ou quand nous le voulons, nos déclassements de blogs
4. Les femmes peuvent être belles et jeunes et intelligentes !!! en voici un exemple (une Portugaise SVP !), à se demander pourquoi elle se méfie autant des hommes... :

http://photo.parismatch.com/media/photos2/actu/monde/tasha-de-vasconcelos/02-princese-de-caeur/662189-1-fre-FR/actu-monde-tasha-de-vasconcelos-02-Princese-de-caeur_galleryphoto_paysage_std.jpg
                                                                    photo
5. les hommes peuvent être vieux, cons, et nuisibles... mais... puissants : ô combien !
(je vous laisse choisir la photo).
 
Elle, Tasha de Vasconcelos, une Portugaise née au Mozambique, aux origines européennes et lusophones, et aux racines qu'elle revendique africaines. Elle est belle, elle est intelligente, elle se méfie des hommes... eux qui ont violé, assassiné... abusé des jeunes filles, femmes, de son pays, le Mozambique, de son continent, l'Afrique. Je me sens très africaine... à la veille de ce jour qu'on dit des femmes, je me sens belle... comme elle, je me sens jeune et, surtout, je me sens FEMME.

 
Tasha de Vasconcelos a créé une association AMOR pour aider les femmes atteintes du SIDA à  éviter de transmettre leur maladie à leur enfant. Il y a des gens qui veulent être numéro un... il y a des gens qui croient que l'important est d'avoir un certain pouvoir (financier, social, sexuel, politique, familial... ou... bloguesque), et puis surtout il y a nous...  qui aimons naviguer, voguer, rêver... et divaguer... de nous à vous. 
 
Mon "déclassement" du mois, de la semaine... du jour... sera, dans le désordre, les blogs (et les billets) qui m'ont accompagnée, qui m'ont particulièrement amusée, intriguée, passionnée, en plus de ceux que je lis avec plaisir quasi quotidiennement :

      
Ils mériteraient tous d'être numéros un du Wikio ! ils n'y sont (pour la plupart) même pas mentionnés... J'en oublie certains qui me ravissent eux aussi de leur écriture, de leur esprit, qu'ils me pardonnent, je les indiquerai à ma prochaine édition ;))) 
  

Et, je ne manquerai pas de citer mes chers amis du Wikio, les numéros un : Olympe et Nicolas. Bravo à vous, je vous adore, et sans trop de flagornerie je vous dis que, ben, puisque vous êtes des numéros... on vous applaudit
    
  
   


note : la mise en page du billet est merdique... du fait de la limitation du serveur OverBlog... impossible de faire des retour paragraphe (texte qui reste collé par endroits) , et certains éléménts incrustés sur le côté ne peuvent être supprimés. 
Par Luciamel - Publié dans : blogs et blogueurs
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  • 20111402 Art de rue, Père Lachaise, février 2011 017
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