Dimanche 23 mars 2008
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Mon blog étant toujours en rodage (je n'ai pas encore compris comment créer les rubriques...), je vais prendre exemple
sur mes chères camarades de la première heure (j'ai nommé : les Epidemik) et intégrér de temps à autre (quand mes lecteurs auront envie de voir un de leurs textes publié
ici - envoyer le texte à : lucia.dez6@yahoo.fr ) - non pas un article
"parasite", mais bien "vitaminique"... apportant un nouveau souffle, un dialogue, de l'humour (que je n'ai pas toujours...). Voici donc, venu de Suisse alémanique, le premier
article de Tini (les illustrations sont de moi).
Pompier français :
Pompier suisse :
Surprenante expérience en situation critique...
De l'étranger nous adorons les particularités, soit de la nature, de la beauté des monuments, de l'art, soit des saveurs des repas régionaux, à nos palais, parfois exotiques. Nous
sommes enthousiastes par toutes ces choses et voyons la vie en rose...
Mais en situation critique, accident ou maladie, nous aimerions tout d'un coup nous retrouver chez nous, où nous pouvons
nous fier au système qui nous est familier, dont nous pensons qu'il est le meilleur.
Paris pour moi est devenu comme un berceau. J'y viens assez régulièrement et je me sens à la fois touriste et chez moi. Ma dernière arrivée date de deux jours. J'avais
un retard de deux heures sur l'horaire prévu. Ma logeuse, prévenue par mes soins, avait tout arrangé, changement de la réservation au resto etc. La
correspondance TGV-métro fut formidable et malgré tous mes bagages j'étais presque à l'heure... Devant l'entrée de la maison,
bien cadenassée, je sortis mon portable pour appeler ma logeuse; rien ne se passa, je recommençai - rien de rien. Bon, je me renseignai au resto pensant que c'était peut-être un
malentendu. Mais rien; je revins sur mes pas, renouvelai les appels, au moins 20... et commençais à m'inquièter : même si elle était endormie mes appels auraient dû la
réveiller... son téléphone est situé dans ma chambre d'hôte, sa sonnerie réveillerait les morts. Ma logeuse est communicative, sereine et aime la vie. Mais je sais aussi qu'elle est diabétique.
Entre temps j'avais fait plusieurs allers-retours entre la maison et le resto et commençai à avoir froid et un peu peur aussi. Je me mis à m'imaginer ma logeuse
inconsciente ou sérieusement blessée suite à un accident domestique dans son appartement.
Comme je savais que la fermeture du resto était proche il était grandement temps pour agir; mais comment fait-on à Paris? Où trouver les renseignements ?
Ma prof, je la vois comme mon ange gardien [ça c'est moi ;-))) j'ai pas les chevilles qui enflent, non... seulement les ailes, excusez la modestie...], grâce à elle je me
retrouvai de nouveau dans ma vie de rêve, elle me sauva. Après quelques explications confuses et houleuses [bon, je redescends de mon piédestal...] elle me conseilla
d'appeler les pompiers [quand même, pas trop à la masse la prof...] et me dit que le personnel du resto certainement m'aiderait. Alors de nouveau au resto, à expliquer, convaincre
avec mon français niveau C1 [ce sont les niveaux définis par le Conseil de l'Europe, C1, c'est avancé] qui régresse dans les situations délicates à A2 [c'est le niveau
élémentaire]... Bon, le patron du resto établit le contact et un gentil et extrêmement patient pompier m'interrogea et me promit de l'aide; je devais attendre ses collègues devant la
maison de ma logeuse. Devant la porte j'essayai une nouvelle fois de l'appeler. Et... elle répondit - tout étonnée de mon arrivée si tardive, 22h30... Bref, on se retrouva dans
le jardin avec les pompiers très gentils, trois compréhensifs jeunes hommes. Ma logeuse fut heureuse de faire la connaissance de ces trois beaux jeunes hommes, et
leur expliqua les yeux brillants qu'elle était bien vivante et loin d'avoir 300 ans. Grâce à son charme, et à ma sincérité, l'intervention des pompiers parisiens
fut gratuite... Merci, je ne sais pas si je trouverais une telle générosité chez nous en Suisse.
(Tini)
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