Politique, société

Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 21:39



                                                         Photo (ceci n'est pas un autoportrait)

Je ne vais pas en remettre une couche... féminisme pour moi n'égale pas maternité... et je n'identifie pas forcément femme et mère... je ne suis pas forcément (parce que femme) concernée par l'accouchement de machine... ou de bidule...
sous prétexte qu'elle a accouché.

Je suis femme sans enfant, et me sens femme tout autant que vous chères mamans.

La maternité, à mon sens, n'ajoute rien à l'humanité... ce n'est pas un "argument" en soi :  "je suis mère, alors fermez-la". Non, "je suis mère, entre autre". Je suis mère, ou je suis blanche, ou noire, ou avocate, ou indienne... le "je suis mère" n'est pas un argument en soi.

Arrêtons, femmes, de tenir cette particularité comme une supériorité, et peut-être ces Messieurs voudront-ils lâcher un peu de leurs prérogatives... abandonneront-ils un peu leur domination.

Si nous, femmes, ne parlons qu'exclusivement de ça... les enfants, notre vie avec eux, leur éducation, leurs boutons... on aura du mal à croire qu'autre chose nous préoccupe, qu'autre chose nous soit nécessaire.

Je vais parfois sur les blogs de filles... et je vois que souvent ça tourne autour de ça (pardon de le dire...).

Les boutons de leurs enfants.

Ou comment elles vont faire pour trouver celui qui donnera des boutons à leur futur enfant.

Je m'appelle Bagdad...

J'ai vécu heureuse
Dans mes palais
D'or noir et de pierres précieuses
Le Tigre glissait
Sur les pavés de cristal
Mille califes se bousculaient
Sur mes carnets de bal

On m'appelait
La Cité pleine de grâce
Dieu
Comme le temps passe

On m'appelait
Capitale de lumière
Dieu
Que tout se perd

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée

Je vis sur mes terres
Comme une pauvre mendiante
Sous les bulldozers
Les esprits me hantent
Je pleure ma beauté en ruine
Sous les pierres encore fumantes
C'est mon âme qu'on assassine

On m'appelait
Capitale de lumière
Dieu
Que tout se perd

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée
Mes contes des mille et une nuits
N'intéressent plus personne
Ils ont tout détruit

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée



Alors, excuse-moi Olympe, mais que telle ministre ait accouché après telle autre... ne me semble pas si pertinent pour la reconnaissance de l'égalité des femmes.

Si on parlait d'autre chose ???

Par exemple du schmilblick...

Vous savez, c'est ce qui fait avancer la question...

Vous avez un problème, le schmilblick... nous pouvons trouver la solution.

Alors, les hommes, les femmes... euh... au hasard (genre : la burqa, les retraites, le viol, la violence, les différences de salaire, la discrimination, le zizi, la zézette...), et ben, ce n'est  pas la peine de se compliquer la vie, la solution est là, sous nos yeux ébahis. Je vous en dirai prochainement plus sur la zézette, car il y a beaucoup à en dire... et pas forcément seulement ce que certains, certaines, en retiennent.





Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /Sep /2009 21:57

Il se dit "entre deux eaux", je l'ai croisé à une soirée de blogueurs, je le lis, j'ai aimé son histoire de portable beurré, trempé dans le café.

Il fréquente de drôle de lieux... un peu déshabillés. Il parle hongrois, ah ?... J'ai un ami hongrois... .

Aujourd'hui, près de la rue Oberkampf, angle rue de la Folie Méricourt, rue Ternaux, ceci...

Par les temps qui courent je lui conseillerais de bien garer sa voiture, car la fourrière est très active sous le vent.


Et voilà que les anges m'ont parlé, ils ont toqué à ma porte, celle qui s'était ouverte près de l'AVE MARIA... (c'est là où habite Mazarine, la fille de qui vous savez), la rue s'appelle rue du Marché, si vous voulez vraiment savoir... Je l'ai croisée Mazarine... je l'ai aimée Elisa, elles habitaient à deux rues l'une de l'autre.






Alors, j'ai continué... j'ai marché, j'ai marché... sur le Boulevard Richard Lenoir. J'étais pas seule, Lulu et Clara m'avaient accompagnée.

On a croisé de drôles de gusses, des couchés sur l'asphalte, des  brisés par la glace de la vie, des pas vus pas pris...

Arrivés à la Bastille on a tiré à la carabine. Trois euros pour quatre plombs. Lulu n'en revenait pas, ah ouais ? on tire pour de vrai ? ouais... Bon on a presque tout raté (à part moi qui en ai crevé un de ballon).


Et puis la femme a surgi. Comme un totem, comme un tabou. Elle se plaçait là, debout. Elle nous disait : vous ne m'intimidez pas, je suis nue, mes seins le sont, même si le sac sur ma tête vous donne l'impression que je suis voilée... Ce sac... il est là... pour vous montrer mon désarroi, l'étouffement dans lequel on me tient, moi, femme. Montre tes seins, me dit-on, mais ferme-là. Vieux slogan : "sois belle et tais-toi".



Et pour vous terminer l'histoire nous sommes allés voir Neuilly sa mère... ils ont aimé (moi, je l'avais déjà vu, alors j'ai un peu dormi, mais Podalydès je l'ai trouvé toujours aussi génial). Clara a adoré quand dans la queue elle a vu plein de petites mémés... "wouah... des petites vieilles qui viennent voir le film, c'est trop".



(cette image, c'est pour Clara : tu vois, c'est en contre jour... avec mon portable, nul... je ne peux pas faire d'aussi belles photos que les tiennes... Enfin, c'est pour Clara).

Et puis pour Lucas, notre idole à tous les deux... Michael...

Alors, que choisir ? on s'est dit que là-haut, ils dansaient pour nous... Michael (mort juste après elle), le mime Marceau (enterré près d'elle), Bashung (enterré près d'elle), et nous vivant en souvenir d'elle.

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 19:20





Je passais aujourd'hui, comme à mon habitude, dans les jardins du Palais Royal. J'y vois défiler, au cours des saisons, les Quartiers d'été et autres Journées du patrimoine... Normal, nous sommes près de la Culture et de son Ministère. En passant, vers 17h, sous les arcades, et devant les colonnes de Buren, se préparait un cocktail... petits fours, serveurs, ou serviteurs, gantés... et pourtant nous sommes bien en République... démocratique... de France.

Allez savoir pourquoi, j'ai songé à Frédéric, de son prénom, et Mitterrand, de son décorum, ou de sa valeur ajoutée... comme l'on voudra. J'ai lu qu'il faisait sonner aux cuisines... pour être servi... pour ne pas avoir à se lever ou à déranger ses invités...

Mais, finalement, que fait-il de plus que tous les puissants avant lui ? le pouvoir a ceci de spécial qu'il déshumanise celui qu'il étreint. Voyez Napoléon... ou... votre chef, récemment nommé(e)... tout à coup (quand on dit que l'habit ne fait pas le moine... alors qu'il transforme radicalement celui ou celle que vous connaissiez) : il/elle ne s'habille plus de la même façon, ne vous parle plus avec les mêmes intonations (vous avez le sentiment qu'une certaine jouissance, d'être chef, colore désormais ses phrases), ses attitudes, son regard, ses poses sont transformées... par le fait même d'avoir obtenu ce petit, ou grand, pouvoir.

Le pouvoir déshumanise en ce sens qu'il fait croire à celui qu'il possède qu'il est devenu un dieu (et Michel Onfray devrait bien se méfier car il me semble bien contaminé...). Pour cette raison le christianisme, mais avec lui toutes les spiritualités (je ne dirai pas "religions", car elles sont les premières concernées par cette maladie du pouvoir), nous incitent à cultiver l'humilité, la pauvreté...

Renoncez au pouvoir, renoncez à votre pouvoir... voilà le début de... la liberté.

Je n'écrirai pas trop ce soir, car je nous lis... et je trouve que nous sommes (nous blogueurs) si bavards... si frénétiquement communicants... que ça me donne envie de ralentir mon débit... Dire moins, travailler moins, consommer moins... vivre mieux.




 


Photo (c) Luciamel : "meu sonho", mon rêve.

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 21:03




De qui sommes-nous les moutons bêlants ? nous les blogueurs, nous les créateurs de buzz... J'ai eu la malencontreuse idée d'écrire un billet sur Brice Hortefeux* avant que celui-ci ne se retrouve sous les feux (si j'ose dire) de la buzzerie. Je suis bien désolée du fait. Car en aucune façon je n'adhère à toute la mise-en-scène (bien récupérée par le gouvernement) qui a été faite de nos bêlements.

J'irai même jusqu'à dire, moi qui l'ai critiqué, que je lui donne raison de se défendre devant l'Assemblée en renvoyant à leurs chères études tous les socialos réunis : "occupez-vous de vos tricheries, plutôt que de me chercher des poux dans la tête". J'aurais même ajouté à sa place : "que de traîtres en vos rangs, de collabos : les Besson, les Mitterrand... les Lang - qui hésitent encore un peu -, les Allègre, malheureux car on les a écartés... de l'adoubement par sa majesté, Nicolas... le françois."

Franchement ! quand l'outragé lui-même (dont je rappelle qu'il n'était pas ARABE !!! mais moitié "arabe", moitié portugais (et vous en faites quoi de la moitié portugaise ???) dit qu'il ne s'est pas senti insulté, alors, t'as le MRAP qui va porter plainte... (il pourrait pas s'occuper de Martine Aubry et du PS, le MRAP ?).

Bon, bref.

Un autre buzzeur... un créateur de moutons bêlants... c'est le Onfray. Il bêle et tous l'imitent.

Avez-vous vu comme il s'y est cru face à Finkielkraut ? (il m'énerve aussi le Finky, mais bon... je l'écoute par respect) : tout remonté il était le jeune coq, "c'est moi qui vais prendre ta place, le vieux ! regarde-moi comme je suis beau, intelligent et fort", c'est là toute sa philosophie à l'Onfray...

Son dernier livre (que je n'ai pas lu, bien évidemment, sinon je ne pourrais pas être aussi critique, quand j'aime un peu, j'aime pour toujours...), un poème...

Lui, l'athée, c'est-à-dire l'obsédé des religions, qui ne sait rien penser d'autre, mais qui rejette toute pensée s'y rapportant, nous fait la démonstration qu'en Orient ils sont plus beaux, plus libres dans leur corps, moins contraints par la morale - judéo-chrétienne, et "arabe" - sexuellement (voyez le Kamasutra...) ils sont très... modernes... pas comme nous dans nos sociétés occidentales imprégnées de morale judéo-chrétienne... nous sommes si loin de leur liberté d'esprit... nous dit-il, lui, le philosophe.

Ce soir au JT... mais avais-je besoin des infos pour le savoir ? un reportage sur les veuves en Inde... Par le passé (dans ce pays si libre, si... peu christianisé, si proche du Kama Sutra) les veuves devaient mourir brûlées sur le bûcher de leur mari, tradition voulue par les hommes (comme partout ailleurs dans le monde, et qui n'a que peu à voir avec la religion, elle n'a à voir qu'avec la domination d'un sexe sur l'autre), aujourd'hui encore elles sont banies de la société... Ah ? c'est ça le rêve d'Onfray ? Les femmes brûlées en Inde, pour que le Kama Sutra se perpétue, par et pour les hommes...

Vomir... certaines pensées me donnent envie de vomir.  Celles qui bêlent, ou celles qui sont reconnues (elles passent à la télé, alors elles feront bêler... ) : je me demande à chaque fois si ces gens ne se rendent pas compte qu'ils vont mourir; pourquoi répètent-ils bêtement ce que les "dominants" leur assènent ?

Pourquoi bêler ?

Bon, en plus Finky c'est un ancien de la première dame de France... avec Raphaël... c'est qu'elle philosophe... la première dame... plus que son mari on dirait...

Je vous conseille (si vous êtes chez Blogger) de ne pas trop attaquer ni Madame, ni Monsieur... ou vous pourriez vous retrouver interdit par la plateforme... (cf. ce blog... et celui-ci... tous deux ont eu des ennuis, ont failli être black-outés simplement parce qu'ils parlaient en termes inadéquats des gouvernants... ça s'appelle...

la chut.... la censure... chhhhhutttt la dictature).

Méfiez-vous de ça, de ces petits détails... des déclarations tonitruantes...  

Pour nous élever... pour respirer... je vous propose de lire, de vous intéresser à Tarun J. Tejpal, déjà son roman (érotique, mais pas seulement) avait émoustillé toute la gent féminine (dont Martine Aubry, c'est pour dire...) alors, sa démarche de journaliste, sa lutte, son engagement d'homme, d'humain... me semble plus qu'essentiels, lisez son roman... Loin de Chandigarh, il a compris plus que Michel Onfray... il a dépassé, lui, l'Orient idyllique... il a uni... les opposés. Dans sa conscience des inégalités (homme/femme) dans son souci de défense des libertés (plus occidentales qu'orientales pour ce qui concerne sa perception de la réalité), dans son engagement politique (son journal défendu pendant plusieurs années contre vents et marées) bref... je préfère un Tarun J. Tejpal à un M. Onfray... voici ce qu'il a réalisé un vrai journal, un magazine de liberté !

Alors, les Onfray ne m'effraient pas... pire ils ne m'amusent pas, ils m'ennnuient, car ils ne font qu'essayer de récupérer ceux qu'ils critiquent, ils se nourrissent de ce qu'ils honnissent : le christianisme, la religion, l'abstinence, le sexe (religieux...), c'est ça leur fonds de commerce.



Photo (c) Luciamel (j'ai changé).


Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /Sep /2009 21:44




Hortefeux* les vilipende (mais pas Villepinde, ça c'est Sarkozy qui s'y colle), Hortefeux*, quel nom ! on songe à un film sur les Néendertaliens (ceux que les Homo Sapiens ont supplantés... eux pourtant qui n'étaient pas si attardés). Moi, je m'y cherche... et je m'y perds : les communautés.Mais, sachez-le, il y a les bonnes communautés et les mauvaises.

Les premières vous font accéder aux plus hauts postes dans la société :

celle des hommes (genre masculin, je précise), celle des enarques, celle des médecins, des avocats, des francs-maçons (on en fait tout un plat), celle des fonctionnaires, celle des aristos, celles des bourgeois, celle des intellos... celle des Français (bien nés), celle des étrangers (bien nés), celle des jeunes, celle des beaux, celle des grands, celle des blonds... les huiles en quelque sorte...


 



Les secondes vous catégorisent... vous stigmatisent :

celle des femmes (genre féminin), celle de ceux qui ont raté leur bac, celle des prolos (français ou étrangers), celle des chômeurs, celle des SDF, celle des handicapés, celle des malades du SIDA, celle des étrangers (prolos ou sans-papiers, ou pas bien nés), celle des vieux, celle des laids, celle des petits, celle des bruns, celle de l'abbé Pierre.

 

 



J'ai créé celle des luso-francophones inspirés... depuis aujourd'hui on est 2 dans ma communauté... c'est génial (faut dire que ça n'apparaissait même pas sur ma page d'accueil...).

(je viens de réussir, à l'instant, à valider le deuxième blog de ma communauté : merci Myamya ! Il m'a fallu le temps pour comprendre le fonctionnement du truc, même pas blonde - quelle débilité ce truc, c'est juste parce qu'au Québec ils disent "blonde" pour "fille/copine"... et donc  "blonde" voulait se moquer non pas des filles aux cheveux clairs, mais des "femmes" en général, ainsi, au Québec, comme ailleurs..., une conne = une femme -  moi je suis brune... mais immigrée... et femme... donc "blonde").

J'ai failli ce soir rentrer dans
le cercle très fermé des blogueurs très influents... mais le boulot m'a retenu trop tard au bureau, donc je n'ai pas pu bénéficier des conseils précieux des communicateurs les plus... plus... pour m'aider à faire valoir mon blog, le mettre bien en vue, le rendre "visible" de tous les annonceurs... l'étiqueter. Mince, en plus il y avait un buffet, et c'était au pied de la Tour Eiffel. Le boulot... c'est la m...

Déjà que pour le Wikio je fais tout le contraire de ce qu'il faudrait faire... pas de liens à Nicolas (ceci n'est pas un lien ce n'est que du gras et de l'italique...), lui non plus rien en retour, nah... Je ne flatte pas dans le sens du poil les blogueurs zinfluents... (je les vexe même parfois avec mes com's déplacés), donc, je reste dans le bas... dans le... t'existe pas.

Mais, que voulez-vous, moi, je suis heureuse, très ! (je vous rappelle qu'on est mardi, et que dimanche est loin).

Aujourd'hui j'ai eu un com' de May, ma chère May... je n'osais plus aller sur son blog, depuis le temps qu'elle ne répondait plus... mais elle est revenue me saluer. Alors, vos Miko, vos "soirée connect", rien à cirer !

May est revenue.

Son Tiniak, le grand poète, je n'osais plus le lire... lui non plus, je me disais qu'ils avaient rompu... je ne voulais pas voir la souffrance de May chez lui. Et ben, non !!! que nenni (ouf ! grand soupir de soulagement), tout ça n'était que trop de boulot ! que pas assez de temps.

Alors... ma communauté, celle qui va de Lisbonne à (t'habites où déjà May ?), en passant par Montréal... et la banlieue parisienne, puis... tous les pays de la terre (qui viennent à mes cours). Ben... ça fait large comme communauté, d'autant que les bouddhistes, les musulmans (soufistes surtout), les chrétiens, orthodoxes et protestants, les féministes (une religion à laquelle je suis sensible), les morts et les vivants... tous, ils font partie de ma communauté...

M.
Pierrafeu... vous ne voudriez pas changer d'ère ?




Dulce Pontes, Canção do mar...


Fui bailar no meu batel
Além do mar cruel
E o mar bramindo
Diz que eu fui roubar
A luz sem par
Do teu olhar tão lindo

Vem saber se o mar terá razão
Vem cá ver bailar meu coração

Se eu bailar no meu batel
Não vou ao mar cruel
E nem lhe digo aonde eu fui cantar
Sorrir, bailar, viver, sonhar contigo


Traduction (c) Luciamel

Danser sur mon bateau
Loin de l'océan cruel
L'océan qui hurle
Et dit que je suis allé voler
La lumière incomparable
De ton regard si beau

Va savoir si l'océan a raison
Vient voir mon coeur valser

Si je danse sur mon bateau
Je n'irai pas vers l'océan cruel
Et je ne lui dirai pas où je suis allé
Chanter, sourir, danser, vivre, rêver
De toi.


--------------------------------------------

* note du 20 septembre : pourquoi diantre ai-je cru que son nom s'écrivait Hortefeu ?... sans doute la faute à Pierrafeu... voilà qui est corrigé; par la même occasion, je profite pour ajouter que j'ai aussi regardé sa biographie : le croirez-vous, mais il a seulement... 51 ans.

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 20:39

                                                                     FKDL (photo (c) Luciamel) 


Para acabar com certos modos
De vilanezas e tiranias
Bastava que os ricos todos
Fossem pobres oito dias

Afin d'en finir avec certaines habitudes
De vilenies et de tyrannies
Il suffirait que tous les riches de par le monde
Fussent pauvres durant huit jours

(Pensée de mon oncle Jorge, traduction Luciamel)



Aujourd'hui, avec mon étudiante suédoise, nous avons devisé de la facilité avec laquelle Marjane Satrapi (je lui avais donné un article du Monde à lire) s'était "libérée" de sa culture et de son pays. Elle me fit la remarque qu'en effet il avait été facile à cette jeune-femme, issue de la haute bourgeoisie, et de l'intelligentsia iranienne, éduquée dans les meilleures écoles d'Europe et des Etats-Unis, de quitter son pays et de s'adonner à la liberté; pour obtenir ses papiers (sa naturalisation plus exactement, car elle n'était pas clandestine) elle avait même pu être aidée par un ancien ministre de la culture.

Mon étudiante qui s'apprête (après plusieurs années en Guinée Bissau) à aller vivre au Burkina Faso, ça lui semblait à mille lieues de la manifestation à laquelle elle avait assisté (par hasard) vers la porte de Clignancourt, samedi dernier. On y parlait d'un Ministère de la régularisation des sans-papiers... pas les mêmes conditions de vie, ni de liberté, pour eux et pour Marjane Satrapi. Elle parut étonnée que ça puisse exister en France un tel ministère : je lui dis que c'était sans doute l'antenne d'une association d'aide aux sans-papiers qui s'était auto-proclamée ainsi. Il nous paraissait clair, toutefois, que beaucoup d'associations tiraient profit de la situation de ces malheureux pour se faire mousser (pour avoir des subventions, et même pour se payer leurs propres salaires de bobos, ou des votes... ah... la bonne conscience des bobos... ça perdra la gauche). Que ne dit-on qu'en Afrique les Burkinabé sont expulsés des pays voisins, et vus par d'autres Africains (en Côte d'Ivoire par exemple) comme des indésirables (voir l'article de Wikipédia à économie).

Nous nous demandions (pour pratiquer le "si + imparfait...") ce que nous ferions si nous gagnions 145 millions d'euros au loto... Très vite nous comprîmes que le plus "moral" serait de faire, comme le Prix Nobel de la Paix le suggère, d'investir dans l'aide aux plus pauvres  ! Le micro-crédit, voilà l'avenir du capitalisme. On ne prête qu'aux riches, disait-on auparavant, et bien dorénavant on donnera aux plus pauvres un peu d'argent qu'ils rendront avec quelques intérêts, mais comme ils sont très très nombreux... pour nous ça fera des sommes colossales. Bien sûr le Prix Nobel de la paix, lui, proposait de réinvestir les bénéfices dans l'oeuvre elle-même... La Banque Mondiale n'a pas la même idée... Pour elle les pauvres sont le nouvel Eldorado


Pour illustrer le thème Souchon :




Pour le plaisir... Souchon :




Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /Août /2009 20:53

Merci Lulu... (voir commentaire ici) me voici maintenant abonnée aux flux RSS des blogs que j'allais consulter sporadiquement... (toi, tu me lis bien sporadiquement...) : quand je pensais à vous.

Maintenant, plus d'excuse... "ah, je ne savais pas que t'avais écrit un nouvel article...". Maintenant, je sais. Ah, il y aurait bien : "ah, ça faisait un moment que je n'avais pas consulté mes flux RSS..." (URSS... smile).

Ou encore : "ben, j'ai fermé mon blog". (là, c'est le total désespoir, ou la reprise totale de liberté : "je viens te commenter seulement quand j'en ai envie", quelle audace ! quel courage ! quelle originalité !).

Je suis abonnée.

Nous vivons dans une société d'abonnement. C'est d'ailleurs le seul engagement que nous appréciions, celui que nous pouvons rompre à tout moment, d'un clic.

Avec l'amour... on commençait à s'y habituer (depuis Baumann et son excellent essai sur l'Amour liquide) on savait que les rapports humains (amour, amitié, profession) se rapprochaient de l'effacement, vite fait bien fait. Notre société étant celle des déchets : nous consommons et nous jetons, l'amant, l'ami, le salarié...

On voit apparaître le même phénomène avec les idées politiques : plus aucune fidélité !  Aujourd'hui je dis blanc, demain je vote noir, ou rouge, ou vert... L'électeur est lui aussi devenu un consommateur. Nicolas Sarkozy étant le premier Président de la République française VRP. Un grand bonimenteur, pour de bons consommateurs : le dernier abonné étant Philippe de Villiers (mon cher Lulu, anonyme, j'ai failli écrire Gérard...).

J'ai aimé l'envolée de Cohn Bendit : "Que voulez-vous ? la majorité, ou avoir raison ?". Il a aussi lancé : "Il faut aller chercher les alliés là où ils se trouvent, pas là où vous êtes". Lui aussi c'est un orateur, un bateleur. Mais il me plaît.

Alors, Mesdames et Messieurs, pour qui allez-vous voter ? Ne voyez-vous pas que le pouvoir c'est à eux, et uniquement à eux, que vous le donnez ? Ils vous représentent, soit ! Mais qui êtes-vous vraiment ? Le savez-vous ? Vous vous plaignez qu'ils retournent leur veste, qu'ils sont corrompus, pourris... mais ils ne font que vous représenter...

Les députés gagnent des fortunes, et à vie !!! Je répète à mes collègues (payées comme moi 1,5 SMIC par mois à bac + 5) : lançons-nous dans la politique ! un métier d'avenir. Les conseillers municipaux... combien ça gagne ? Un sénateur ? Je vous le dis : devenons tous des politiques.

Moi, j'ai tout faux : je suis fidèle, même si je déteste m'abonner (à part à Télérama, et uniquement par fidélité...).

Je t'aime, mais surtout ne me demande pas de m'abonner, je te suis fidèle, mais surtout ne me demande pas de te le prouver (mon horreur des chapelles, des églises, des endoctrinements). Que ma présence, que mon engagement te soient évidents, ne doute pas, quand j'aime une fois... j'aime pour toujours.

Pour cette raison, je voterai, comme à chaque fois, la même chose aux prochaines élections.

Je ne te trahirai pas, je ne zapperai pas, je ne me désabonnerai pas... car je ne n'avais pas la carte du parti, je n'ai que la carte du monde...


Sempre que se ouve um gemido                        A chaque plainte entendue
Numa guitarra a cantar                                      D'une guitare qui a chanté
Fica-se logo perdido                                          On se sent, soudain, perdu
Com vontade de chorar                                      Avec l'envie de pleurer
O gente da minha terra                                      Oh, peuple de mon pays
Agora é que eu percebi                                     Maintenant, je l'ai compris
Esta tristeza que trago                                      Cette tristesse que je vis
Foi de vos que a recebi.                                    C'est de toi que je l'ai reçue

("O gente da minha terra", Mariza , traduction Luciamel)






Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /Août /2009 21:13

Me parlez pas de burka, ni de burkini... moi ce qui m'intéresse en ce moment c'est plutôt le Burkina... le pays ! vous voyez ? Oui, une étudiante suédoise qui travaille à l'ASDI (en suédois c'est SIDA... mais ça passe moins bien dans les langues latines), un organisme gouvernemental qui s'occupe de l'aide au développement de l'Afrique.

Nos rails tout tracés... va, parle de ce sujet-là ! grippe A, libération de Clotilde Reiss (à croire qu'il se l'était programmé pour ses vacances ce sauvetage-là : quelle aubaine ! après les infirmières libérées en Lybie par son ex-femme, et Ingrid Betancourt sauvée des griffes des guerilleros).

Connaissez-vous le Burkina Faso ?

On nous dit Afghanistan, Pakistan, Palestine, Israël, Iran...  Nous ne pensons plus que :  "talibans", "musulmans", "Iran"...

Le Burkina ? ben... pas plus que vous, jusqu'à tout à l'heure. Et soudain, ce soir, l'évidence : comment puis-je vivre sans me soucier du Burkina Faso ? Le pays des hommes intègres...

L'Afrique. Ce continent sacrifié (les Portugais ont une grande responsabilité).

Arrêtons de parler de ce qui est... rebattu, car là nous sommes manipulés (me semble-t-il). Essayons de dire ce qui nous arrive (au sens fort du terme) : ceux que nous rencontrons et leur expérience, ces voyageurs de notre vie, ces explorateurs arrivés sur notre île. Ecoutons-les.

Cette femme croisée aujourd'hui, cette Suédoise parlant très bien le portugais... (car ayant vécu en Guiné Bissau plusieurs années) elle m'ouvre un monde, celui de l'aide, celui de la confrontation des cultures, celui de l'ouverture sur ces paysages, sur ces langages... cette interrogation au monde... celle qui a lancé sur les océans mes ancêtres, les navigateurs.


Ce film The constant gardener, une absolue lucidité sur le monde dans lequel nous vivons : les intérêts des grands groupes pharmaceutiques, l'Afrique, énorme laboratoire pour tester nos médicaments... nos vaccins... comment nous nous protégeons grâce à l'exploitation de ces populations, comment ces entreprises prospèrent grâce aux cobayes-esclaves... de nos nouvelles colonies.

 




Et si on écoutait un peu de fado ???

Le dernier CD de Dulce PontesMomentos (des moments), un morceau enfin disponible sur Youtube...





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Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /Juin /2009 21:15

Blogueur indépendant, j'écris ce que je veux...

Mon oeil...

Tiens, comme par hasard tout le monde s'agite au sujet de la burqa... tiens ?!  juste après le discours d'Obama au Caire et le repositionnement, étudié, de Sarkozy (et des autres dirigeants européens) par rapport à cette question du voile islamique...

Tiens, comme par hasard... on nous sert les sujets à traiter dans nos blogs... va sur "yahoo", va sur... "google"... on te donne le mode d'emploi de ta pensée. Les sujets que tu dois traiter. Ceux qui seront au "top" des blogs... ceux qui te mettront au "top" !!! toi, le... "couillon", le/la (allez, je mets aussi le féminin, égalité oblige) connard/connasse qui va se faire b... par tous les... privilégiés (langage de gauche/gauchiste) ou par ces irresponsables (langage du Modem, de Sarko, c'est kif-kif bouriko, de la droite pas-à-l'aise-dans-ses-baskets-en-ce-moment...) qui te disent comment tu dois trier tes déchets.

Alors, je navigue (point trop...) de blog en blog... et je retrouve... ce à quoi on me dit de m'intéresser... aaaahhhh.... ????  bon ???  Ouiiiiiii.... car c'est là où se trouvent les sujets importants, ceux qui soulèvent les foules, ceux qui te donnent des points au classement Wikio (ou autre).

Parle de ça !!!

Ah ???

Zut, et rezut, vous me désespérez !

Vous êtes des humains, vous avez une arme extraordinaire (internet), et vous n'en faites qu'un mouchoir de poche, celui qui va vous permettre de vous moucher... Alors que vous pourriez être une révolution, que vous pourriez refaire le monde... alors, je vous lis... un peu... vous répétez "yahoo", vous répétez "google"... vous faites le perroquet... de tous les pouvoirs... que pourriez-vous dire d'autre ? que sauriez-vous écrire d'autre ? C'est ce que je guette, c'est ce que souhaite... Surprenez-moi...

T'es mal placée, relèverez-vous très à propos, toi qui, depuis quelques jours, ne cesses d'encenser Michael Jackson... Oui, mais voyez comment je le fais : comme la masse ! pas l'élite, pas les spécialistes en tout poil... Pour être au top, pour être 'in the mood', il me faudrait explorer ce que la masse ne peut pas concevoir... m'éloigner de l'émotion, revenir à l'histoire, aux dates, aux mouvements, aux influences... Car, comme dirait Didier G., c'est ça la culture ! la vraie s'entend, pas celle des ploucs, des paysans, des analphabètes, des jeunes, des midinettes, ou des minets...

La culture, la vraie, la seule... se mérite, car peu sont les élus (et surtout pas les démunis, pas les immigrés). Frédéric Mitterrand en est un d'élu... par Nicolas Sarkozy (dans la nouvelle démocratie, celle où une seule personne vote pour l'ensemble de la population).

Alors, interrogez-vous sur la couleur de votre sang. Est-il... bleu ? blanc ? ou rouge ?

J'ai posé une devinette à une de mes étudiantes (pour lui apprendre le système des hypothèses, le "si" plus "imparfait" suivi du conditionnel) :

S'il était un animal ce serait un caméléon,
S'il était une plante ce serait une liane,
S'il était un objet ce seraient des gants blancs,
S'il était un livre ce serait 'Le magicien d'Oz'

Qui est-ce ?




Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /Juin /2009 23:46

suite au remaniement de l'article... voici la nouvelle version :


"De la vie je ne prends que la dolce vita..., c'est tout.  M'en voulez-vous ?" (Pauline Croze)



Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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