Que dire de plus après un aussi beau titre... si ce n'est d'écouter... (et de regarder, car Tina Arena fait beaucoup pour notre espérance de
vie...).
Tina Arena...
J'ai vécu heureuse
Dans mes palais
D'or noir et de pierres précieuses
Le Tigre glissait
Sur les pavés de cristal
Mille califes se bousculaient
Sur mes carnets de bal
On m'appelait
La Cité pleine de grâce
Dieu
Comme le temps passe
On m'appelait
Capitale de lumière
Dieu
Que tout se perd
Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée
Je vis sur mes terres
Comme une pauvre mendiante
Sous les bulldozers
Les esprits me hantent
Je pleure ma beauté en ruine
Sous les pierres encore fumantes
C'est mon âme qu'on assassine
On m'appelait
Capitale de lumière
Dieu
Que tout se perd
Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée
Mes contes des mille et une nuits
N'intéressent plus personne
Ils ont tout détruit
Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée
mais il est la porte de l'éternité... celui qui sait entrevoir le présent, celui-là se délivre du temps...
"Sois attentive ! Le semeur sème le grain. Tu es "celle qui aide". Tu ne peux pas couper le grain en deux. Enfouis-le profondément, il va pousser en se multipliant, et alors tu
pourras le partager ! Mais enfouis le grain profondément... profondément dans le sol, et que la terre se referme sur lui longtemps... longtemps... A peine attends-tu pour le distribuer, c'est là
ton erreur. Sois patiente comme la terrre, d'où tu es prise et tu vas porter de nombreux fruits." (Dialogues avec l'ange, recueillis par Gitta Mallasz)
Le dimanche, et son sourire
celui de ladite chanson
un grand footballeur et son ami
hier après-midi dans Paris
ont aperçu ce qui suit
et hier, c'était aujourd'hui...
Les gens du grand nord de l'Europe ont parfois quelque chose d'incompréhensible pour nous pauvres latins... un esprit décalé, qui peut parfois
être assimilé à une sorte de "barbarie", ou d'étrangeté. Je songe aux frères Kaurismaki, L'homme sans passé, d'Aki, ou Moro no Brasil, de Mika. Confrontation des cultures que
nous retrouvons aussi parfaitement illustrée dans le film d'animation franco-danois Astérix et les Vikings... C'est tout à la fois cette rudesse, ce côté assez païen en somme, mais aussi
cette poésie du silence, cette profondeur de la nuit qui prennent le spectateur aux tripes.
J'ai songé à elle en postant un commentaire sur la musique de The Do, je crois que la Finlande influence la belle Olivia, et sa voix, ses allures de petite fille-femme un peu décalée,
m'ont fait penser à Björk...
Les filles du nord vs les filles du sud... c'est diamétralement opposé... Trois clips pour vous le démontrer, les deux premiers c'est le sud, c'est latin lusophone,
le troisième c'est nordique, attention ! car ce dernier peut heurter les âmes un peu trop sensibles, vous dites c'est déséquilibré, deux clips pour le sud, un pour le nord, mais
attendez de voir ce que Björk sait faire, elle frappe fort... :
Marisa Monte "beija eu"
Marisa Monte "Vilarejo"
Björk : "pagan poetry"
Et pour les aficionados en exclusivité sur OverBlog... Astérix et les Vikings :
On cite souvent d'Andy Warhol cette phrase : «A l’avenir, chacun aura son quart d’heure de célébrité mondiale.»
C'était assez visionnaire, voyez aujourd'hui nous sur nos blogs; les chanteurs, les musiciens, sur Myspace; avec Internet, tout le monde voudrait devenir célèbre
mondialement...
Quel est donc cette aspiration à être reconnu, connu du plus grand nombre, à tout prix ? Cela a-t-il réellement à voir avec la soif de créer ? Je songe à Fernando Pessoa qui de son
vivant n'a publié qu'un seul ouvrage... (voir ici ou là), et qui pourtant savait, avec certitude, qu'il serait un jour vu de par le monde comme l'un des plus grands poètes du XXe siècle. Il
s'est contenté d'écrire, chaque jour, une oeuvre colossale, laissée à la postérité bien rangée dans une malle.
Nous, c'est l'inverse... on veut quotidiennement être entendu, lu... Qu'est-ce qui m'amène, sinon, tous les jours à venir ici ou là... inscrire ma trace, à laisser mes pas... sur ce support
dérisoire qu'est le Web ? C'est que je trouve fascinant ce contact virtuel, potentiel, avec le reste de l'humanité (francophone quand même, ça limite...). C'est que moi aussi je rêve de mon
quart d'heure de gloire...
Alors tous ces gens que je vois se démener... ils y sacrifient leur vie parfois... pour "être des artistes", pour devenir des "vedettes", des "célébrités", pour être connus... mais
dans ce domaine comme dans d'autres : beaucoup d'appelés, peu d'élus ! Pourquoi ?
Etre "star"... quel poids... Marylin, oh Marylin...
J'ai quelques amis "célèbres", ce que j'aime le plus chez eux n'est pourtant pas leur célébrité...
Mais, comme je comprends les Molière, les Mozart, les Dulce Pontes, les Ana Moura, les Pessoa... qui ont en eux un feu sacré... et qui ne peuvent rien faire d'autre que l'exprimer... Ils
ne VEULENT pas être des artistes, ils SONT... ils véhiculent cela... Certains veulent, mais ne seront jamais... car ils veulent trop, car ils ne sont pas.
J'aime les artistes. Voici l'exemple d'une belle réussite (lui, il fut enfant... près de chez moi, un petit prince dont je salue l'immense talent; elle, je suis sidérée par sa voix) : bravo
Dan et Olivia ! The Do :
Il y a les moments de blues, de cafard, de bourdon... (se reporter à samedi...) et puis il y a, Dieu soit loué, ses contrepèteries. Je prends mon dicco, pour vous expliquer :
"rendre un son pour un autre". Interversion des lettres ou des syllabes d'un ensemble de mots... pour en obtenir un autre... de préférence burlesque ou grivois, c'est l'art du contrepet... ex
: Femme folle à la messe pour femme molle à la fesse (Rabelais)".
Quelles sont, donc, les contrepèteries du fado ???
D'abord, il y a Mozart... le Concerto pour clarinette... et, comme m'expliquait ma petite soeur tout à l'heure, un jour qu'elle travaillait à l'Opéra Garnier (comme costumière) et
qu'elle assistait à une répétition, elle fut happée par la beauté... et demanda de qui il s'agissait, on lui répondit : "c'est Mozart !", "ah, ça ne m'étonne pas, rétorqua-t-elle, à chaque fois
que je l'entends, et même sans savoir que c'est lui, je trouve ça beau ! et c'est pas parce que c'est Mozart, c'est parce que c'est beau !". Elle, c'est plutôt le Requiem qui la
botte...
Barbara, l'a chanté... quand nous sommes perdus, revenons à Mozart... J'ai vécu, comme d'autres, des peines profondes, et c'est la musique
"classique" qui m'a repêchée, je mettais France Musique, n'importe quoi pouvait passer, et soudain... c'était... la paix.
J'adore quand J.F. Zygel nous dit des choses telles que (entendu cet après-midi) : "Charles Quint, il a eu tous les numéros, comme il était roi dans tous les pays, il changeait de numéro au
Portugal, en Espagne ou en France, là c'était II, là III, là V...", son humour... et la simplicité avec laquelle il éduque à la grande musique des ignares comme moi.
Pour revenir à nos moutons... les autres façons de faire fuir les guêpes et les bourdons... c'est pour certains, comme ma petite soeur adorée, de regarder un match de tennis à la télé et de voir
son "champion" l'emporter (aujourd'hui c'était Ferrer à Valence, quel exploit, m'a-t-elle dit).
C'est Théodore Monod dans le désert, c'est Yehudi Menuhin et son violon, m'a-t-elle encore rappelé...
Bon, mais avec la "souche" on n'est pas du tout dans la contrepèterie... on est dans le désespoir sans fond.
Finissons en revenant à l'actualité... au sport, à l'amusement, aux "JO du Péquin" avec "la chanson du dimanche" :
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