FKDL, oeuvre de rue, Paris 4e, photo (c) Luciamel, février 2011
Ca s'agite à Matignon, ça s'agite à l'Elysée et à La Lanterne de Versailles, mais surtout, ça clame fort chez les blogueurs et twitteurs
(qui "portent" à gauche) : "à mort ! à mort !"
Pourquoi toute cette agitation ? une révolte ? une révolution ? ça y est, nous aussi on a réussi à dégager un
"pauv' con" ? non, c'est seulement une Femme à abattre, une FMAM qu'on se délecte de décapiter. On aime depuis Robespierre et sa mainmise sur le club des Jacobins, donner l'exemple en tranchant des têtes. Il paraît que le club est on ne peut plus actif
ces temps derniers...
Quel honneur pour cette ministre : avec ses errements elle a fini par faire sauter le gouvernement, alors qu'un Woerth
n'avait réussi qu'à faire défiler des millions de personnes dans les rues ! Oyez, oyez braves gens, venez tous assister à l'exécution de...
condamnées dans un même élan de haine de la femme à abattre.
Oh, j'entends déjà hulluler la horde de loups dans les milieux autorisés (ceux où on se croit fin analyste politique) :
"n'importe quoi !"
"Mélanger Marie-Antoinette et Michèle Alliot-Marie... c'est n'importe quoi. Faisons-les taire ces femmes qui osent
avoir un point de vue différent du nôtre."
Parce que, voyez-vous, depuis Cassandre rien n'a changé, la voix des femmes toujours est dénigrée... rabaissée, même quand elle dit la vérité.
Après un petit tour d'horizon des blogs représentés au dernier Montmartre des Blogueuses (MDB) du 22
février, j'ai relevé ci-dessous ceux qui en ont fait un compte rendu (n'hésitez pas à vous exprimer, je complèterai au fur et à mesure). De tous ces billets nous ferons le miel du
prochain MDB.
- Des blogueuses ? qu'est-ce que c'est des blogueuses ?
Nous étions installées depuis environ une heure, quand Monsieur Higelin s'est approché de notre
table. On lui a raconté les blogs, les blogueuses, nous... le sport, la politique, l'art, le féminisme, la joie d'être ensemble et d'échanger. Séduit par ces 18 femmes assemblées dans
un café de Montmartre, il s'est installé près de nous, se penchant de temps à autre vers nous, touchant une
épaule (elle en est encore tout émue), se livrant volontiers en tête à tête à une autre (elle vous en parlera sur son blog), ne comprenant pas qu'on veuille le prendre en photo de dos (moi) "quel
intérêt ?", attentif et curieux, mais discret... en un mot : charmant.
En effet, ce n'est pas commun, 18 femmes qui se retrouvent dans un café pour... quoi d'ailleurs ? Olympe voulant répondre
à la requête de Polluxe "comment faire évoluer le MDB ?", nous avait apporté des feuilles de papier collant (post-it grand format) avec pour consigne trois
questions... ("Oh la la, ai-je ralé, on se croirait au boulot", pourtant elle a eu raison car ça a vraiment donné à chacune l'occasion d'apporter sa voix à l'unisson).
18 femmes... une équipe pensait Higelin, ce matin au réveil m'est plutôt venue l'image d'une ruche avec des abeilles, et,
là, première interrogation : aurons-nous besoin de désigner une reine ? heureusement, déjà, nous ne sommes plus à l'époque des poulaillers (ou harems), où les poules se laissaient dominer par un
coq... mais... sommes-nous mûres, femmes, pour ne pas nous laisser entraîner sur le chemin de la ruche ? ou de la fourmilière ? avec, forcément, une reine pondeuse (la mère) servie par des
ouvrières à la tâche, et quelques mâles de passage... à la clé ?
La maternité... et les reines pondeuses, il en a, forcément, été question (presque toutes les blogueuses présentes ayant
des bambins), mais aussi d'un sujet qui me tient particulièrement à coeur, celui de l'adoption : mon neveu est un enfant adopté.
La politique, tout en douceur... sous forme de dialogue avec Marine (la pauvre, elle doit maudire "l'autre" de porter son
prénom) notre interlocutrice (et amie blogueuse désormais !) à la Ville de Paris.
L'art, à Montmartre, avec Higelin notre invité surprise "tombé du ciel", mais surtout, surtout,
notre "croqueur" de blogueuses, Simon Gaétan, notre portraitiste, lui qui durant toute la soirée nous a observées, nous a écoutées, nous a dessinées, perçues, senties...
en réinterprétant, lui l'homme, en lui, notre féminité.
Je tiens tout particulièrement à le remercier car il n'était pas évident d'être présent, de participer (de faire partie)
à un groupe de femmes sans être une femme et sans vouloir jouer le rôle habituel de l'homme... Il a réussi à se fondre à notre humanité, en toute simplicité. Bravo l'artiste !
Et puis, et puis... une liste twitter pour le MDB @PolluxeBlog/mdb. Des idées qui ont pétillé
toute la soirée : une rencontre de touch rugby dimanche prochain, de la self défense en projet (euh... les filles peace and love ???), un spectacle de blogueuses que nous allons monter
au Rond Point (je souris), l'envie, surtout, de se revoir, de se connaître encore mieux, de s'entraider, de se lire, de s'amuser, de rire... d'exister comme blogueuse, comme femme,
comme... vous qui étiez là (ou qui serez là la prochaine fois : tu nous as manqué Célinette) :
Ci-dessous les photos des aquarelles réalisées par Simon Gaetan lors de notre soirée, que vous pouvez
également consulter dans l'album photo ci-contre MDB n°2 (diaporama, images de meilleure qualité... et des photos de la soirée).
Mon poisson rouge est mort, il a sauté hors de l'aquarium, hier ou avant-hier. Je me demandais bien quel avait été
l'effet de la pleine Lune du 18 février, opposée à Soleil/Mars sur ma Vénus natale... pas de grosse colère, pas d'infection carabinée, pas de rupture, ni de déchirure, de brûlure ou d'hémorragie... pas de folle nuit... non, seule Clémentine, la poissonne,
s'est tuée par accident (d'où, sans qu'il sache pourquoi, l'illustration choisie par Nicolas pour son billet ?).
Voilà bien le monde dans lequel je vis (nous vivons ?), où seuls les poissons rouges prennent encore le risque de sauter
hors de leur bocal. Ailleurs les gens se (dé)battent et sont tués ou emprisonnés, mais à quoi rêvent-ils ? à une société meilleure ? que désirent-ils ? la liberté ? l'égalité ? la démocratie ? la
fin de leur cauchemar ? voudraient-ils un bel aquarium comme le nôtre ?
Ici, dans mon pays de liberté, on élève les gens
dans des bassins bien cloisonnés, où on les nourrit juste assez pour qu'ils ne deviennent pas (trop) enragés.
Clémentine s'est envolée, et depuis Myrtille et Orange tournent mélancoliquement en rêvant au pays où leur congénère a dû
émigrer.
Je me laisse bercer, ou berner, par Neptune... car toujours mon regard est tourné vers les étoiles. Cette nuit encore, il
est venu me surprendre dans mes rêves, me faisant croire qu'un au-delà existait où l'autre pouvait me rencontrer. Balmeyer lui aussi a plongé dans cet océan de nos inconscients, pour en rapporter, lui, un tableau à la douanier Rousseau.
Non, je ne vous parlerai pas de DSK et de ses chances de gagner le 6 mai
2012 (Uranus sur sa Lune au MC, l'aspect le plus éclatant d'une popularité fulgurante, ou d'un coup de théâtre du destin; Jupiter en Taureau conjoint à son Mercure, mais pas à son
Soleil, qui lui est à 4°52 du Taureau, est également de très bon augure, mais Lilith... la Lune Noire proche du Soleil et de Jupiter, tout ça opposé à la Lune, car on aura ce jour-là aussi une
pleine Lune, indiquent que ça pourrait aussi être la plus grande épreuve de sa vie... Je dirai qu'il me semble le mieux placé pour gagner, Sarko, Aubry, Royal, ou même Le Pen n'ayant pas de
telles concordances par rapport à leur thème natal... mais, je me méfie beaucoup du prédictionnel, parfois un très bel aspect donne des résultats catastrophiques, ou nuls, alors qu'un aspect très
difficile nous pousse à nous dépasser, tout dépendant de l'être (l'âme) qui nous anime, et de ce que nous faisons des influences astrales : "car seul est dominé celui qui ne surmonte pas sa
destinée").
photo (c) Luciamel, Harmonie de Volti, Arts et Métiers, Paris.
Une nouveauté sur mon blog (j'ai en cela suivi l'exemple de Circé dont les superbes photos de manif m'ont fait rêver) : la catégorie, sur la droite, "Mes albums (c) Luciamel". Ca
permettra d'alléger les billets où trop d'infos (textes, photos, musiques vidéo ou deezer) pouvaient allourdir le contenu. Et puis, ainsi, la qualité de l'image me semble meilleure, si l'on tient
compte du fait que je prends mes photos avec un téléphone portable, et que ça m'oblige à faire très attention à la lumière, au cadrage... au sujet.
Ca me permettra de sélectionner une ou deux photos par article, en renvoyant éventuellement sur un album.
Aujourd'hui, et parce que c'est une constante de mes photos, L'Art de Rue, et FKDL (cette fois avec une bonne lumière)
parce qu'il est l'un des tout premiers à m'avoir inspirée.
photo (c) Luciamel, rue Vieille du Temple, oeuvre de FKDL.
L'harmonie, aux Arts et
Métiers, car je la recherche, depuis que je suis en arrêt de travail, avec encore plus d'espoir.
Aujourd'hui, en ce jour où l'union avec autrui est favorisée, je vous déclare que l'amour et l'harmonie ont toute
latitude pour s'incarner dans ma vie, et dans la vôtre ?
Melody Gardot, Lover undercover
***************************************
cf. Album photo à droite : Art de rue et Père Lachaise.
A regarder le monde bouger, à le voir se révolter, je me dis que le temps est sans doute venu de me libérer de ce qui
m'entrave (mes dictatures à moi).
Pas anodin, pas pour rien que je suis restée quasi-bloquée deux semaines dans mon lit. J'en ai ruminé des questions,
restées sans réponse depuis trop longtemps. Anti-douleur quotidien j'ai pris. Iphone sous la main et twitter, les blogs, FaceBook pour dialoguer avec autrui,
partout j'ai recherché les mille-pertuis (plante aux mille ouvertures) de ma vie. Détail intéressant : je suis sortie deux fois cette semaine pour voir le médecin (lundi et aujourd'hui,
vendredi), et à chacune d'elles le soleil m'a souri, me saluant de ses rayons et de sa douceur inespérée. Le docteur me l'a confirmé : c'est de bon augure ! et il a prolongé mon arrêt de travail
d'une semaine, car, non, je ne suis pas encore remise sur pied (c'est peu de le dire : à chaque éternuement ou mouvement un peu brusque, la douleur planquée dans un coin s'amuse à repointer le
bout de son nez).
Même Sarko, hier soir sur TF1, n'a pas réussi à me démoraliser (il m'a saoulée, ça oui), j'ai même, quelque peu, eu pitié
de lui : le pauvre, ça doit être dur de tomber du piédestal qu'on s'est érigé. Aujourd'hui, le voilà qui jubile... ben non, il n'a pas compris, il n'a pas senti l'odeur du jasmin, ni vu
qu'ailleurs des peuples s'étaient réveillés, et qu'ici en France aussi on pourrait se mettre à lui chanter le joli temps du muguet. Ce n'est pas François Hollande ce soir à la télé qui m'a
rassurée quant à l'avenir du pays (lui, sans doute à cause de son nom, plutôt que les roses ça serait les tulipes les fleurs de sa révolte, de celles qui sont cultivées pour être
commercialisées).
Tout à l'heure un kiné est passé chez moi (si, si, il fait des soins à domicile). Son diagnostic est très précis : le
corps est extrêmement tendu et ça ne doit pas dater d'hier, les épreuves ont dû être très rudes, m'a-t-il assuré.
Voici, pour terminer, les photos prises en revenant de chez le docteur. Elles sont couleurs, mouvements, sons et
joie.
Photo (c) Luciamel, Pauline Gagnon, Galerie Jamault, rue des
Blancs Manteaux
Photo (c) Luciamel, Patrick Delaunay, Galerie Jamault, rue des
Blancs Manteaux.
Photo (c) Luciamel, oeuvre de rue de FKDL, rue Vieille du Temple
photo (c) Luciamel, New York, vacances... septembre 2008
J'ai twitté, mais quelle importance de twitter ?
Je le sentais venir le tour pendable : elle était la risée de tous, gauche et droite confondues, on se gaussait, on
haussait les épaules d'un air entendu, et le sourire narquois. "Quelle connerie et quelle conne !", jubilait-on. Et, pendant des jours, ça n'a été que moqueries et jeux de mots sur
MAMair... (ok, ça m'a bien fait rire moi aussi). On en redemandait, on se plaisait à la voir s'étrangler au journal télévisé, ah ah ah, quelle andouille et quelle incapable !
Mais voilà qu'un homme a fait mieux, lui est Premier ministre, lui
a même été reçu pendant ses vacances par le Président égyptien, lui aussi a bénéficié des faveurs d'un dictateur, "mais, mais, mais..." entend-on bruire, déjà, dans les rangs des
twitters de gauche, qui, étonnamment, se scandalisent plus doctement et beaucoup plus mollement. On sent bien que, ça, on ne pourra pas le traiter en rigolant, là, c'est sérieux, là, on doit
chercher à bien réfléchir avant de twitter, on doit changer de registre. Euh, mais lui c'était à quelle date déjà ? la révolte c'était en Tunisie, pas en Egypte, à cette époque-là, et Mitterrand
(François) aussi il y allait en Egypte... Là, c'est différent, et puis lui, c'est un homme, quand même !!! on ne peut pas lui appliquer le même traitement qu'aux femmes (toutes des dindes les
femmes, en politique mais pas seulement, d'après ces Messieurs des tweets).
Le ridicule ne tue pas... en tout cas pas les hommes. Qu'une femme dise une connerie, fasse une connerie (MAM et ses
conseillers en ont fait une et une grosse) et c'est la risée, le procès d'incompétence, la preuve que... un homme, même nul, c'est quand même mieux (cf. les Guignols de l'infodu 07/02/11, et leurs excuses à Bernard Kouchner, et ce avant que la question des
vacances égyptiennes du Premier ministre ne soient révélées).
Maintenant, on peut faire des distinguos :
"Le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a fait la distinction mercredi surRTL entre les vacances en Egypte
de François Fillon, payées pour partie par ce pays, et celles de Michèle Alliot-Marie passées en Tunisie, jugeant que "ce n'est pas la même chose". (Le Monde)
Soudainement, les plus scandalisés se mettent à relativiser :
"Le
président du MoDem, François Bayrou, a souligné mercredi que pour les fêtes de fin d'année, c'était "tout l'appareil d'Etat français qui se trouvait exactement dans la même
situation" en vacances à l'étranger. M. Bayrou a relevé sur France
Info que le président de la République "lui aussi était invité au Maroc". "Vous aviez tout l'appareil d'Etat français qui se trouvait exactement dans la même
situation, dans les mêmes circonstances, j'allais presque dire dans les mêmes avions, dans les mêmes privilèges", a affirmé le président du Mouvement démocrate. "C'est pour ça qu'il
y a une espèce de solidarité, et je trouve que c'est ça qui est malsain, je trouve que les dirigeants ne devraient pas se satisfaire de vivre ainsi dans des privilèges discrets", a-t-il
ajouté." (Le Monde)
Je sais
bien qu'on va trouver à justifier l'injustifiable : le fait, non de critiquer l'action politique, mais de traiter avec plus de mépris et, disons-le, avec misogynie, les erreurs qui sont commises
par une femme. On va me répondre que "c'est pas parce que c'est une femme qu'on ne doit pas la critiquer, si elle est conne, on doit le dire, on fait pareil pour un homme". Non, on ne
fait pas tout à fait pareil. Soyons honnêtes, essayons d'observer quand nous entendons une même phrase dite par un homme ou par une femme, une même action faite par un homme ou une femme, si nous
l'évaluons, vraiment, de la même façon. Commençons par regarder autour de nous, dans notre propre famille, dans notre entreprise, il nous est sûrement déjà arrivé de changer d'opinion,
d'appréciation, juste parce que nous avions compris que c'était machin, et pas machine, qui avait agi (rédigé le rapport, oublié un rendez-vous, fait une confusion, obtenu une bonne note en
maths, réussi à un examen, décroché l'ENA, ou "perdu ses nerfs"). Quand je dis "nous", c'est nous : hommes et femmes.
Décidément, je n'arrive pas à m'y faire... à ces dés toujours pipés.
Aujourd'hui, ne craignant pas de poursuivre mon chemin sur les terres inconnues d'un ésotérisme sauvage, je vous livre la
liste des blogs ayant fait des liens sur le mien depuis le 08/01/2011. Je viens en effet, de découvrir le Jegounotron (d'après le fameux
"des liens bordel" du non moins célèbre Nicolas).
15 sites ont fait des liens sur http://www.luciamel.com/ depuis le 2011-01-08
Et, puisque nous voguons à vue.., voici également les entrées (mots-clés) qui ont permis à des
internautes égarés d'arriver sur mon île (du 1/02 au 7/02) :
Quel intérêt ? vous demandez-vous. Aucun, si ce n'est celui de continuer à
explorer. N'étant pas à une contradiction près, je profite de l'occasion pour vous indiquer
que je suis classée dans le bidule du Wikio de février, à la 51e place de la catégorie
multithématique, et à la 382e place du général.A consulter ici. Et puis, dans un autre machin
(le Blogonet), je suis à la 174e place, en Politique-Droit.
Faites, mon Dieu (ou mes anges), que ça ne me monte pas trop à la tête au point de mettre
leur widget... sur le côté du blog. J'en connais qui, pour défendre leur première place au Wikio, sont désormais forcés de payer (et de boire !) des apéros à
tout va.
Fragson, Barbara, 1978.
Allez savoir pourquoi, au piano, ce jour-là, Y'avait une musique sur le bout de mes
doigts, Une musique, Allez savoir pourquoi les pianos jouent parfois, De drôles de musiques
sur le bout de nos doigts, Allez savoir, pourquoi, (...) Quand tout à coup, venu de ta
planète, Le téléphone sonne sur mon île déserte, Et c'était toi, ô toi, Allô, allô, mon
coeur, me murmurait ta voix, Je n'étais pas ton coeur et c'était une erreur, Mais, je n'ai pas raccroché, Et
tu n'as pas raccroché, Et si je n'ai jamais su qui tu recherchais, J'ai tout de même compris que l'on s'était
trouvés, Et depuis ce jour-là, où tu l'as découverte, Tu es le Robinson de mon île déserte, Tu es le
Robinson, tu es le Robinson de mon île... Parce qu'un jour, un piano, allez savoir pourquoi, Jouait une musique sur le bout de mes
doigts, Une musique, Parce qu'un jour, un piano, Un piano, un piano...
Jupiter/Uranus conjoints (depuis mai 2010, fin Poissons, début Bélier), avec
Lilith les frôlant régulièrement, elle qui ne dédaigne pas de couper des têtes, et n'a pas hésité à se révolter contre Dieu lui-même.
Jupiter : le pouvoir temporel, les souverains, les honneurs.
Uranus : la foudre, la révolution et ses erreurs, l'idéal de fraternité.
Lilith : la femme primordiale, la soif de lucidité de vérité, notre ombre portée.
Les Poissons : avec leur dimension christique et sacrificielle, mais aussi leur part
d'illusion, leurs faux prophètes.
Je dirai que Wikileaks concrétise, en quelque sorte, ces énergies-là. Le grand chambardement qui traverse à
l'heure actuelle les pays musulmans (n'oublions pas qu'il avait été amorcé en Iran en 2009, lors des élections), et fait aujourd'hui trembler tous
les puissants de la planète, pourrait en être le prolongement.
La dernière nouvelle Lune (celle du 3 février, qui a initié le Nouvel an Chinois) s'est ajoutée à une conjonction
Soleil/Mars à 13° du Verseau et n'a fait qu'activer, voire exploser, toute la colère contenue depuis trop longtemps. En Egypte, ou ailleurs... dans nos vies. Cette tension, cette énergie, devra
trouver une résolution en mars 2012, au moment de la rétrogradation de Mars (opposition au Soleil) à 13° Vierge, d'ici là de nouvelles tensions (au moment du carré croissant de Mars, fin novembre
2011) risquent de nous obliger à reconsidérer nos actes, et notre relation au monde. On pourrait en avoir un avant goût à la prochaine pleine Lune (le 18 février, à 29° Lion), elle sera opposée à
un amas à 29° Verseau : Soleil/Mars/Neptune et Mercure, journée intéressante pour les discussions très animées, et les ruptures de toute sorte.
Le monde est en train de muter, mais c'est vrai qu'il n'a jamais cessé... Combien de temps faudra-t-il encore pour
qu'enfin s'incarne ce que les philosophes des Lumières avaient appelé de leurs voeux ? Combien de temps leur faudra-t-il aux régents, aux nantis de tous bords, pour être éclairés, et se mettre
réellement "au service" de l'humanité ? Le passé (même très récent) nous enseigne qu'un être humain peut, à tout moment, à lui seul régénérer toute une civilisation.
Voici, pour terminer, un lien qu'une amie vient de me transmettre (alors que mon billet était terminé), vous verrez qu'il
y a d'étranges similitudes (en dehors des données astronomiques qui sont évidemment identiques) avec ce que j'ai moi-même écrit : Les bulletins de Danielle.
Alain Souchon, "Le monde change de peau"
"Le monde change de peau
Sera-t-il laid ou bien beau
Couvert de couleur peinture
Ou de vert nature ?
Le monde change de peau
Roudoudou et berlingot
Sera-t-il doux et sucré
Comme la liberté ?"
photo (c) Luciamel, Barra, Portugal, décembre 2010
L'Egypte s'embrase. Tous savent, tous disent, tous analysent, tous ont leur opinion sur la question.
L'Australie ploie sous l'ouragan, après le déluge...
L'Amérique du Nord est sous l'emprise du froid et de la glace.
Et nous, et nous et nous ? Nous, nous avons Alliot Marie... et le Canard Enchaîné pour sauvegarder les valeurs
de la République... Le Canard, notre Wikileaks à nous... on le lit et on se dit que rien ne peut définitivement nous être caché. On a la matière pour se révolter : les
révélations du Canard Enchaîné. Ca, ça nous aide à penser.
Et moi, et moi et moi ? comme dirait Dutronc.
Immobilisée par une douleur intercostale depuis lundi, à laquelle s'est ajoutée, mardi dans la soirée, une déchirure d'un
truc entre les côtes (sans les frites !!!), je vis... en attendant que mon corps veuille bien récupérer, et en évitant de tousser ou d'éternuer tant ça fait mal (respirer ça va encore). SOS
médecins* est passé dans la nuit de mardi à mercredi (vers 5h du matin), "un jour d'arrêt doit suffire, m'a-t-il dit... et puis ce que je viens de vous donner, du Tetrazepam, va vous
assommer, vous seriez groggy pour aller travailler". Que nenni ! deux heures plus tard j'étais réveillée, et la douleur n'avait pas diminué d'un iota. Je viens de les rappeler,
après une journée au lit à prendre bien gentiment l'Ibuprofène, et le Tetrazepam la nuit (là oui, ça m'a assommée) : "euh, je ne peux toujours pas bouger, ni aller chez un médecin en ville,
il y a peut-être des examens à faire, de toute façon, je ne peux pas aller travailler, il me faudrait un arrêt de travail".
Pour me distraire (si, si) j'ai commencé la lecture du très captivant Chiens dans la nuit de
Stéphane Grangier. Sorte de Contes et Légendes d'une Bretagne très intériorisée... entre Allan Poe
et "thriller" de Michael Jackson (mes références en termes de polars sont très limitées). Le style est incisif et suit la violente noirceur du propos, tout autant que la forme
est élaborée et ramassée.
Perchée sur ma mezzanine, je pianote un peu sur l'Iphone (quand le réseau passe, car les murs chez moi sont ceux
d'une forteresse). Pour écrire ces "nouvelles du front" je suis redescendue près de l'ordi, et j'en ai profité pour me préparer un petit café, et me débarbouiller un peu, en attendant la
venue du bel urgentiste qui devrait passer dans la matinée.
Voilà, voilà, les amis, à quoi on s'expose à trop traîner dans les cimetières par un froid à fendre les pierres...
"hi, hi, hi..." comme dirait Michael Jackson, ou Claude Chabrol...
* en fait, il s'agit des médecins de l'UMP (si, si !!!), ils travaillent pour Nicolas... Urgences Médicales de Paris.
photos (c) Luciamel, le 14/08/2009, sur les traces de Jérôme
Mesnager dans Paris...
Envie de danser ce soir, envie de vous dire ma joie d'être au monde, mon envie de chanter avec vous, ami(e)s des blogs,
ami(e)s de ma vie.
Non, je ne pleure pas tout le temps... Oui, je m'amuse aussi aux petites et grandes choses de la vie. Chaque matin m'est
cadeau, chaque soir j'essaie de ne pas être trop écrasée par les soucis, les difficultés de la journée. Le week-end est notre vacance, notre paradis. Alors, aujourd'hui, si vous ne savez pas quoi
faire, si vous vous ennuyez, écoutez ma playlist, elle est faite pour donner à notre coeur un peu de joie.
Vous allez raler, vous allez vous dire : "elle nous fait encore son pathos", et, ça, je devrais y prendre garde
car c'est l'une des raisons pour lesquelles mon ancien petit ami a rompu : mon pathos... (mon fado... pourtant, il l'adorait, disait-il, le fado). Comme un pauvre narcisse il a pourtant préféré
fuir ma maison que le malheur avait frappée. Lui, il voulait la légèreté... Elle est restée dans son esprit, la légèreté... dans son esprit malade de ce qu'on appelle schizophrénie. Comment
communiquer avec ceux dont la maladie est justement la rupture du processus de communication, la difficulté à "être au monde" ? Accepter la coupure, la non communicabilité. Renoncer à
eux, renoncer à construire quoi que ce soit avec eux. Et continuer sa vie.
Aujourd'hui le graveur a fait son oeuvre, il a inscrit le nom et les dates de naissance et de mort de ma soeur sur la
pierre.
On était là, Thierry (mon beau-frère) et moi, les larmes au bord de l'âme, les bras malhabiles à vider l'eau croupie
d'une jardinière... comme ancrés dans cette réalité-là : l'absence. Pour laisser un peu tranquille le graveur, on s'est un peu éloignés dans l'allée d'Arman, Chabrol, et Mano Solo. Le Père
Lachaise est devenu notre résidence secondaire, bientôt on en connaîtra toutes les anecdotes, toutes les nouveautés...
Un jour la joie, un jour la colère, un jour la légèreté, un jour la tristesse, un jour la détresse : voilà ma
vie.
Viendra-t-il un jour le pur bonheur ? à quoi bon l'espérer ? Le pur bonheur est dans de si petites choses, si brèves...
qu'il serait fou de vouloir le mettre en cage. Je l'ai voulu, l'emprisonner, mais je n'ai saisi que le souffle de mon corps prêt à expirer.
La mort d'Elisa m'a délivrée de la peur de ma propre mort... comme si elle avait passé le cap (de bonne espérance ?)
avant moi... Comment pourrais-je avoir peur maintenant de ce que toi tu as dû traverser ? Toi, la courageuse, toi, la guerrière de notre temps.
Voici les photos glanées aujourd'hui au Père Lachaise :
Elisa Serra-Brillanceau, en son domaine... l'océan, la couture, la nature, et les artistes, ses amis.
Claude Chabrol, dont le
nom, tracé au crayon depuis des semaines, n'est toujours pas gravé.
Mano Solo, en son jardin...
Une minette en balade, un minou ?
Photos (c) Luciamel, 28 janvier 2011, Père Lachaise.
Je n'ai pas encore saisi la psychologie du moniteur d'auto-école... (enfin, de celui qui me donne des leçons de
conduite).
- NAAAN, ça va pas du tout le volant !!!!! j'arrête pas de le dire, ça va pas du tout le volant ! alors, c'est pas la
peine de faire autre chose si le volant ça ne va pas.
- Ok, ça ne va pas le volant. Et alors ?
Il passe son temps à me crier dessus (ou à s'engueuler lui-même, je n'ai pas encore saisi si c'était le stress d'être
face à des débiles débutants de la conduite qui finissait par l'exaspérer au bout de tant d'années), pas assez à droite, et la voiture garée ! et le scooter, attention ! allez, tournez ! et
le clignotant ! ben non, il fallait pas repartir il y avait une voiture derrière, plus à droite, à gauche, lâchez tout ! Bon, je n'ai eu que 5 leçons de 50 minutes... et depuis la première
il me parle comme à un bébé qu'on engueulerait parce qu'il ne sait pas spontanément marcher ! Tout à l'heure, place des Vosges, on tournait en rond pour passer la première, la seconde, freiner,
embrayer, point de patinage... tourner, LE VOLANT !!! quand il m'a dit : "Bon, heureusement que j'étais là, c'est moi qui ai tout fait". Je lui ai répondu : "Ah, c'est sûr, il ne
faudrait pas encore me lâcher toute seule en voiture dans les rues Paris...".
A la fin de la leçon, il m'a répété son obsession (qu'il a aussi notée sur le carnet) : "Pour une première fois
c'était bien le démarrage, l'embrayage, les vitesses, vous n'avez presque pas calé... mais alors... LE VOLANT... ça ne va pas du tout."
La prochaine fois j'ai suggéré qu'on commence par un démarrage, un changement de vitesse, et puis qu'on fasse 20 minutes
de volant... exclusivement...
Je ne sais pas qui est Diabolo et qui est Satanas... mais ça rigole bien quand même (intérieurement).
Il est des moments où l'on aimerait voyager loin... où l'on espérerait croiser sur son chemin des voitures d'un autre
monde, des statues vivantes, des chats surmontant des aquariums... C'était notre balade d'aujourd'hui à mon neveu et à moi, on a coutume de flâner autour de Beaubourg, pour s'attarder dans les
boutiques de DVD, et finir, aujourd'hui, dans les animaleries des quais de Seine, et acheter un aquarium, avec trois poissons qu'il voulait baptiser de noms de fruits...
On a aussi fait une playlist, sur Deezer...
photos (c) Luciamel, en balade à Paris, Beaubourg, Châtelet, le 23/01/11
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