Politique, société

Dimanche 7 juin 2009 7 07 /06 /Juin /2009 21:55





Voulez-vous savoir pourquoi la déroute du parti socialiste aux européennes ? Je m'en vais vous l'expliquer très simplement... enfin, je vais vous l'expliquer.

Aujourd'hui, ça ne vous aura pas échappé c'était la fête des mères, pas des maires, non, des mamans. Il y avait aussi des élections, qui n'intéressèrent pas grand monde. On me demanda à certaines occasions pour qui j'allais voter. Ma réponse, comme à l'accoutumée, était simple et claire : pour ma famille, je ne varie pas, je nous suis fidèle.

J'entendis ce matin, sur ma radio préférée, FIP... que Barack Obama, et sa famille à lui, se promenaient près de chez moi, ils visitaient le Centre Georges Pompidou; le quartier Beaubourg était donc bouclé. Puis, à 14h déjà il était reparti à Washington... pas marrant la vie de chef d'Etat, me suis-je dit, moi j'avais à peine eu le temps de me réveiller et de vaguement faire un peu de ménage...

Puis, tranquillement je m'en allai voter... aux européennes (je le rappelle pour les distraits). Arrivée face aux listes nombreuses (tiens, ça me rappelle la présidentielle de 2002... me dis-je), je cherchai en plus des quelques bulletins piochés pour faire décontractée... la liste pour laquelle je voulais voter. Euh... ils sont où ? Une fois, deux fois... pas trouvés... Je m'adresse au jeune-homme de faction :

"Dites, les socialistes, ils sont où ?
- Ah, vous n'êtes pas la première à le demander, on a du mal à les trouver, ils sont tout au bout, ils ne sont plus en rose, ils sont en noir.
- Ah..."

Sortant de là, je voulus jeter les bulletins inutiles (pris seulement pour la forme, pour faire démocratique...), et là... surprise, je compris que Barack m'avait précédée... Plus aucune poubelle (pourtant déjà anti-terroriste la poubelle, faite d'un sac plastique transparent accroché par un élastique) n'était accessible. On les avait toutes ratiboisées, seul le socle avec son élastique avait subsisté, plus de sac où jeter mes papiers.

Pas grave, je me dirigeai vers le fleuriste... j'avais une commission à faire de la part de mon neveu : acheter une plante pour la déposer sur la tombe de sa maman. Je choisis un beau rosier, le fleuriste l'enrubanna de papier kraft, sortant de là, je croisai un beau jeune-homme, tout noir, qui me voyant s'exclama :

- Comme c'est gentil, de penser à mon anniversaire.
- Non, c'est pour la fête des mères, si tu veux, tu fais un enfant et le 21 juin c'est pour toi les fleurs...

Il sourit.

Plus loin, en route vers le Père Lachaise, juste avant le métro, un autre homme, moins jeune, plus rose (très rose lui... je l'identifiai comme... SDF... va savoir pourquoi), me salua :

- Mais c'est un sapin de Noël !
- Non, c'est un rosier...
- Ah, c'est pour la fête des mères... elle en a de la chance celle-là.
- Oui, elle est sous terre, elle est morte.

Il me regarda, me prit dans ses bras et m'embrassa.

Le voilà ton rosier, ma douce. Tu vois. Je suis en noir... pour toi, et je te porte des roses, elles sont belles et roses pour te plaire.

J'espère que vous avez compris pourquoi Nadal a perdu, et pourquoi le parti socialiste n'est plus le parti de la rose...




"Il a foutu le camp, le temps du lilas,
Le temps de la rose offerte,
Le temps des serments d'amour,
Le temps des toujours, toujours.
Il m'a plantée là, sans me laisser d'adresse.
Il est parti, adieu Berthe.
Si tu le vois, ramène-le moi,
Le joli temps du lilas.

On en sourit du coin de l'oeil
Mais on en rêve, du grand amour.
Je l'ai connu, j'en porte le deuil.
Ça ne peut durer toujours.
Je l'ai valsé au grand soleil,
La valse qui vous fait la peau douce.
Je l'ai croqué, le fruit vermeil,
A belle dents, à belle bouche."

(Barbara)


Photos et textes (c) Luciamel.
Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /Avr /2009 22:15

En didactique du FLE, mais aussi en didactique du français... on parle de centration, il y a des modes : centration sur la méthode, centration sur l'enseignant, centration sur l'apprenant... Le principe étant de déplacer le centre. Alors, une méthodologie remplace la précédente, on se trouve à l'heure actuelle dans ce qu'on pourrait qualifier d'éclectisme (un peu de tout à la fois, et un essai de gestion de la complexité, merci Edgar Morin). Evidemment, ça donne envie, à certains, de retour en arrière : revenir à la bonne vieille méthode syllabique, avec centration sur le maître : celui qu'on doit respecter (on se lève quand il entre, on le vouvoie). Sauf que ça n'est pas si simple à mettre en place : le passé.

C'est en gros ce que nous a expliqué Jean-François Khan (JFK) : que le centre avait explosé, qu'il n'existait plus, que maintenant il fallait considérer ce nouveau centre comme étant révolutionnaire, au sens de la révolution galiléenne... changer le centre de place; ce n'est plus la Terre qui est au centre du Monde (la droite, la gauche, alternativement), mais c'est le Soleil (le Modem...).

Je l'ai écouté JFK, j'ai même apprécié d'échanger avec lui, j'aurais aimé débattre bien plus longtemps. Mais, et ce fut le grand hic de la soirée, ça semblait "bricolé", alors que je sais que ce n'est pas le cas. Ce n'est pas tous les jours qu'on peut avoir face à soi quelqu'un de cette envergure (intellectuelle s'entend), et qui vous répond d'égal à égal (sans spin doctor lui...), avec élégance et simplicité. Alors, la prochaine fois, les gentils organisateurs... essayez de limiter les dégâts !

Tout a commencé, par ces jeunes de banlieue me demandant où se trouvait la Place de la République (j'étais square du Temple), tout droit, leur dis-je. Elle se tourne vers lui et maugrée quelque chose, lui ironise, bref ,un couple. Et sur un mur cette splendide chose. Une Marianne, si belle, semblant m'accueillir. C'est de bon augure, pensai-je, vu qu'on allait en interviewer l'ancien directeur.



J'arrivai tôt, j'aime pouvoir bien me placer. L'endroit me sembla moins chaleureux que la dernière fois... pourquoi ? les verrières ouvertes, le bruit de la circulation. JFK arriva assez tôt, 20h je crois, seul, pas comme Michel Barnier, entouré de ses conseillers en communication... J'ai appris très récemment que l'un des organisateurs (?) de la République des Blogs (Meilcour) était aussi, avec sa société de communication, spintank, le conseil de Monsieur Barnier, ceci expliquant, peut-être cela.



Je me pris encore à observer que la plupart des personnes présentes avait tout juste la trentaine, constatai avec résignation que nous serions deux femmes sur... 20 blogueurs présents (oui, c'était un peu la déconfiture aussi côté participation de la blogosphère).

Quelques hommes encravatés arrivèrent, plus âgés... Je me suis dit, tiens, lequel pourrait être Didier Goux ? Un homme barbu, au regard bleu un peu jazzy... lui serait-il Dorham ? mais vous savez ce que c'est, une femme seule, face à tant d'inconnus... j'ai préféré ne pas décliner mon identité.

Le blogueur, la blogueuse aussi et j'y reviendrai, est un animal aux moeurs bizarres.

J'admire la chaleur, et la gentillesse je le répète, avec laquelle Jean-François Kahn s'est prêté au jeu de nos questions. Le bruit venant du dehors, le froid nous entourant... Pas grand monde, donc, je pouvais facilement poser mes questions, cette fois-ci pas besoin d'invoquer le Titanic.



Elles furent les suivantes :

"Vous avez dit que vous souhaiteriez vous allier à d'autres, croyez-vous avoir choisi le bon camp ? Je vais citer Eric Zemmour, excusez la référence, lorsqu'il a dit que la plus grosse erreur de François Bayrou avait été de refuser la proposition de Ségolène Royal d'être son Premier Ministre, elle aurait pu, ainsi, gagner. Zemmour a aussi ajouté qu'à ce moment-là, et par ce refus, Bayrou avait signé sa mort en politique. N'est-ce pas aussi ce que vous risquez en vous ralliant au Modem ?"

"Ne croyez-vous pas que vous vous chevènementisez ? que le Modem se chevènementise ? en n'étant là que pour faire perdre les autres ?"

Quand JFK nous indiqua qu'il voulait lutter contre la corruption de ce monde, arrêter tous les excès du capitalisme, avec une proposition de taxe sur les flux financiers (ceux sur le court terme), qu'il ne supportait plus que la droite et la gauche alternent et se repassent le pouvoir, je lui demandai :

"Croyez-vous vraiment que les dirigeants du Modem arrivés au pouvoir se comporteront différemment ? Je me réfère à la juge Eva Joly qui dit qu'on ne peut à un haut niveau de pouvoir (et même en démocratie) s'opposer à la corruption (c'est-à-dire l'abus du pouvoir, les privilèges et le côté intouchable) ?"

Ce qui m'a le plus déçue ce ne sont pas ses réponses, non, elles étaient très justes et, encore une fois, sincères. Je les ai écoutées. Non, ce qui m'a déçue, ce sont certains blogueurs présents. Leur grossièreté. Certains à l'autre bout de la salle, ou même assez près, en train de bavarder et de boire sans se soucier de la personne invitée. Puis, quand Jean-François Kahn à qui l'on a dit, après une heure, qu'on n'avait plus de questions à lui poser, relança le débat en nous demandant ce que nous pensions, nous, de la loi Hadopi. Je me suis dit : respect ! je l'aime bien ce gars-là.

Au bout d'un moment, il a pris congé (certains s'étaient levés même avant qu'il ne finisse, un couple s'est assis à côté de moi, sans aucune gêne d'arriver comme un cheveu sur la soupe... c'est ça la blogosphère... t'arrives et tu pars quand tu veux, tu commentes ou pas, tu dis pas bonsoir, tu dis pas au-revoir...). 

Ce qui m'a déçue, c'est d'entendre, à peine avait-il eu le dos tourné, l'autre femme présente autour de la table commenter : "c'est nul ce qu'il a dit, comment peut-on être aussi nul ? et t'as vu il n'a fait aucune proposition !" (ça ne m'étonnerait pas qu'elle soit en tête du classement Wikio...). Sauf, qu'elle ne l'a pas ouverte sa petite bouche, sa grande intelligence, pendant tout l'échange, elle l'a juste regardé, en lui souriant... Alors, les filles si vous venez la prochaine fois, faites entendre votre voix  pendant le débat (plutôt que de juste commenter après : déformation de blogueur, ou blogueuse, oblige ?).

Quoi qu'il en soit, merci aux organisateurs de cette rencontre, la République des blogs, d'avoir permis (même si les conditions n'étaient pas idéales) qu'elle ait eu lieu.


Photos (c) Luciamel
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texte légèrement modifié, (Lucia un peu adoucie... par le miel...) jeudi matin

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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 23:40


Il serait temps que nous, femmes, fassions entendre nos voix un peu plus sur la place publique (la res publica).


Il serait temps qu'à la République au si beau nom, pour honorer la statue de femme la symbolisant, nous soyons un peu plus présentes, avec nos jolies trombines, que sur les couvertures glacées des magazines.


Je m'y suis rendue lors de la dernière session (Michel Barnier en était l'invité), je fus la seule femme à intervenir. Venez nombreuses, car la République, la société, a besoin que nous la représentions. Il s'agit de la République des blogs.


Le lieu est fort sympathique : café Le pachyderme, 2, bis bd St Martin, Métro République... mercredi 29 avril à partir de 19h (on peut dîner et papoter après avec les blogueurs, majoritaires... la dernière fois à près de 90%, et les blogueuses... peu nombreuses donc).


L'invité, dans le cadre des élections européennes, étant cette fois-ci Jean-François Kahn (tête de liste Modem).


J'y serai. Vous me reconnaîtrez au rouge que j'aurai arboré, en attendant que vous commandiez le vôtre : bleu ou blanc ou rouge.



D'abord publié sur Ladies Room, ce jour.
Photo (c) Luciamel

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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /Avr /2009 20:00




Tiens, aujourd'hui c'est vendredi, alors j'ai acheté Vendredi (l'hebdo qui reprend sur papier 'sa' sélection des textes publiés sur le Net, blogs et blogueurs sont à la fête, ils sont les premiers à verser leurs deniers, après avoir fourni, quasi bénévolement (?) leurs billets, pour avoir  leur quart d'heure de gloire, celui dont Warhol disait que tous l'espéraient). J'ai constaté que le tarif avait changé... d'1,50 euros on est passé à 2 euros, purée ! sacrée augmentation, due à quoi ? on ne nous a pas expliqué... la crise sans doute. Dorénavant, je lirai Vendredi sur le Net... ou je ne le lirai plus, la crise quoi. J'économiserai, sur 3 ou 4 semaines ça me paiera un ciné.

 

J'ai également acheté Siné Hebdo (pour la première fois), 2 euros aussi. J'ai aimé l'édito de Guy Bedos, enthousiaste sur le film Welcome, comme il l'avait été sur le film Survivre avec les loups. Moi aussi, j'avais suivi Misha, comme Philiberte... or, nous avons déchanté, car Misha avait menti. Gardons-nous de trop nous exalter, on le voit avec Ingrid Betancourt... de trop grands enthousiasmes, ou de trop fortes virulences pourraient nous faire tomber de haut.

Dans ce même numéro, Onfray, déjà habituellement, il m'agace... celui qui fait son beurre sur l'athéisme, en ayant un discours on ne peut plus doctrinal... : il rejette toute religion, mais les reprend une à une, obsessionnellement... C'est comme un de mes collègues qui veut se faire débaptiser (il semble très déterminé) sous prétexte qu'il est athée... bon, si on est athée, le baptème n'a aucun sens, alors pourquoi se débaptiser ? seulement pour ne plus figurer sur les registres de l'église catholique ? Effectivement, ça me semble un combat d'importance... Je lui ai dit qu'il allait finir catho intégriste... à force de s'intéresser obsessionnellement (plus que moi en tout cas) à tout ce qui concerne le culte catholique. Dans Siné Hebdo, Onfray nous démontre par a plus b (n'oublions pas qu'il est philosophe) que suivant Jankélévitch on ne pouvait pas demander pardon à la place de quelqu'un d'autre, ni pardonner pour lui... L'exemple qu'il convoque (celui qu'on ne saurait contester) ce sont les camps d'extermination, la Shoah... Effectivement, on comprend... qu'il soit allé si loin Onfray pour nous expliquer comment Ségolène Royal ne pouvait demander pardon au nom de la France pour les conneries dites par Sarkozy.

C'est ce qu'on appelle l'argument d'autorité. Si Jankélévitch l'a dit... tu n'as plus qu'à la fermer toi pauvre plouc qui ne l'a jamais lu Jankélévitch.

Sauf que moi, Onfray il ne m'intimide pas (il m'énerve même), alors je vais lui répondre ça :

Attention, ça renvoie aux Evangiles, évidemment ça concerne notre culture chrétienne... sera-ce recevable comme argument ?

Il se trouve que l'homme crucifié, et condamné par les siens, lui juif, et envoyé sur le mont Golgotha par son propre peuple, aurait dit (vous noterez mon conditionnel passé) : "père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font".

Suivant Jankélévitch, et Onfray qui répète, seul l'offenseur peut demander pardon, et seul l'offensé peut pardonner.

Soit, Jésus (et les évangélistes) a eu le tort de n'avoir lu ni Jankélévitch, ni Onfray, il a demandé pardon pour les hommes qui le condamnaient à mort, pour les Romains aussi, pour tous les hommes. On dit même qu'il serait venu (encore le conditionnel...) pour ça uniquement, pour racheter les péchés des humains... Représentant lui-même, par sa mort acceptée, ce pardon. Un fou ce type... pas étonnant qu'il ait mal fini.

Oui, raillez. C'est catho. C'est religieux. C'est ridicule. De demander pardon pour d'autres, et plus encore de pardonner la faute que d'autres ont commise.

Ca me semble, quant à moi, le comble de l'humanité. Car c'est reconnaître la faute de l'autre comme pouvant être sienne, comme humaine. Car même la Shoah, il nous faudra arriver à la pardonner.


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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 21:38


Je vous disais voici quelque temps que la relation Ségolène Royal-Dominique de Villepin, méritait d'être interrogée ou suivie... nous apprenons de source sûre... (déclaration de Dominique de Villepin au Grand Journal de Canal +) qu'elle avait un précédent... une amourette (...) du temps de leurs études à l'ENA.

Je comprends mieux leur déjeuner, son soutien à demi-mots à la dame du Poitou, et regarde différemment leurs stratégies.

Ingrid, Ségolène même combat ! on l'a parfois sous-entendu, plus souvent critiqué  (car comparer femmes est souvent vouloir les fusiller), maintenant on le sait : même amant.

Qu'a-t-il donc Dominique pour plaire aux femmes de gauche ???

Qu'a-t-il donc si ce n'est ses yeux bleus, sa prestance, son beau discours à l'ONU, sa haine de Sarkozy, et sa hargne qui jamais ne désarme face à son adversaire.. ?

Eva Joly, qui ne l'a sans doute pas eu dans son lit, n'est pas si sensible à ses atours... elle nous dit, dans le Télérama de cette semaine (pardon si mes sources sont toujours les mêmes, vu mes revenus je suis obligée de me limiter...) qu'elle trouve lamentable ("incroyable") qu'un ancien Premier ministre de la France soit employé par la Bulgarie (pays où la corruption est plus qu'avérée) pour redorer le blason du-dit pays...  Bref, il lui semble flagrant qu'il se fait acheter pour ses services... de blanchiment de réputation.

Il n'est pas le seul, convenons-en. L'interview d'Eva Joly est éloquente :  "Je ne crois pas qu'on puisse instruire contre le pouvoir à très haut niveau, y compris dans les pays démocratiques. Le pouvoir finit toujours par ne plus tolérer les intrusions qui le menacent"...

"J'ai désormais quelques certitudes. Du temps de l'affaire Elf, je n'avais pas encore compris "the big picture", je n'avais pas l'image complète. Aujourd'hui, je comprends mieux comment fonctionne le monde. Je pense être porteuse de cette force-là et pouvoir l'utiliser utilement"

Mais je ne voudrais pas faire ma vierge effarouchée, ou scandalisée, cet homme avec ses défauts (ceux dénoncés par la juge Eva Joly) n'en demeure pas moins l'un de ceux dont on peut dire qu'il respecte une certaine équité, ou un certain code de l'honneur, certaines valeurs... bref... il n'a pas franchi le rubicon... celui de l'inhumain... qu'un autre homme politique ne craint pas d'envahir... et pour les actes et les bévues de qui nous devrons certainement encore demander pardon...





Pourquoi Tina Arena ? parce qu'elle est en concert le 10 octobre 2009... au Casino de Paris (il vaut mieux s'y prendre à l'avance) parce qu'hier à Genève... cette région du monde a encore crié... vitupéré, saigné, fait saigner... on l'appelle Bagdhad... Parce que Dominique de Villepin avait dit : "non !"  au nom de la France.

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Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /Avr /2009 20:35


Si vous vous attendez dans l'épreuve à voir les liens se resserrer, à ce que vos amis prennent votre défense dans l'adversité, à ne pas être dénoncé par votre voisin en périodes de collaborations (et elles sont nombreuses, toutes celles qui permettent les trahisons...) vous risquez de tomber de haut.

Est-ce Ingrid Betancourt qui a trahi ses codétenus, en tirant la couverture (médiatique, surtout) à elle ? ou sont-ce ses camarades d'infortune, tirant aujourd'hui sur elle à boulets rouges (et bien rémunérés eux aussi) qui veulent toute leur part du gâteau ? Dans cette affaire, je ne sais ce qui me désole le plus...

Partout je ne vois que rivalités, que classements, que "pousse-toi de là que je m'y mette"... que manigances et jeux de pouvoir, toujours les mêmes... Chez les vendeurs de glaces c'est pareil, à ce qu'il paraît... les Wikio... dont (même avant que ça ne se retourne contre les femmes) j'ai dit tout le mal que je pensais.

Je navigue peu de blog en blog... ça me démoralise souvent. Les coteries (je me répète) sont trop flagrantes. Les liens se monnayent... les réseaux sont les mêmes, toujours, ils sont ceux du pouvoir qui, toujours, veut se recréer.

Ce soir, une autre jungle pourtant... une île plutôt, celle des esclaves abandonnés. Enfin, un peu d'humanité contrecarrant ce monde de cruauté. Ils ont dû tout rebâtir. Les fouilles ont permis de reconstituer leur aventure :
les naufragés de l'île Tromelin, 60 en 1761, laissés sur un kilomètre carré avec 3 mois de vivres, retrouvés 15 ans plus tard, ils n'étaient plus que 7 femmes et un bébé. Les vestiges archéologiques semblent démontrer que ces humains ont su survivre avec dignité... Ne restaient que des femmes... un bébé. Est-ce une indication sur l'avenir de notre humanité ? Mais là aussi... il semblerait que ça sente la bonne affaire : livre d'Irène Frain, documentaire, et autres tour operators... devraient incessamment sous peu se pencher sur la question.

Chassez le naturel...

Heureusement, sur une île, pendant quelques années, quelques humains ont su s'entraider... Défendons ces îlots, à chaque fois que nous les rencontrons, ils résistent à la barbarie, à la bêtise, au goût du pouvoir, à la petitesse de notre petit moi (à moi, à toi, à nous...), ils sont notre chant des partisans d'un moment.




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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 20:46

Je viens de lire l'article de mon amie Philiberte. Il se trouve que nous sommes voisines et que moi aussi je le croise l'homme, le SDF, dont elle parle dans son texte.

On lui a choisi une photo sur Ladies Room qui n'est pas vraiment son style, une photo jolie (une jeune fille à la combinaison courte faisant du vélo... Philiberte ce sont plutôt les caleçons rouges à pois de son Philibert qui l'émoustillent... mais ce n'est pas grave, c'est un site de filles aux phéromones printanières, et mon amie ne m'en voudra pas de dire que ça fait belle lurette qu'elle s'en contrebalance de les exciter les garçons... elle ose parfois relever ses cheveux et mettre du rose à ses joues... ça lui va à ravir).

Alors je suis retournée sur les lieux, et voici la vraie réalité de l'amour de notre voisin avec son amoureuse.




Notre voisin, dirais-je, a rencontré l'amour. Ce matin, je les ai pris en flagrant délit... les pieds de la jeune femme étant cachés par la couverture blanche.

Je peux en témoigner, les roses sont là depuis trois jours, les amoureux et leurs amis ne se quittent plus. Leur message :
"on s'aime et on vous emmerde".

Ou encore : "votre crise, elle nous fait bien rigoler".

Hier, dans
Le Monde (toujours le même numéro... je rentabilise, j'en achète un par semaine, faut pas déc*... faut faire des économies) j'ai lu que le vin donnait le cancer, et ce même à partir d'un ou deux  verres par jour.

Philiberte l'a dit, c'est son péché mignon le vin rouge... et moi, je l'accompagne bien volontiers... alors, Messieurs les chercheurs en bonnes questions... laissez-nous vivre ! regardez-nous nous aimer, regardez-nous, même dans la rue, même clodos, même alcoolos, vous donner des leçons d'humanité, à vous, les hypocrites, les menteurs... Que prenez-vous, vous, pour vous maintenir en  vie ? de l'argent frais ?

Oui, je sais... vous ne faites que nous informer... on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas...

 

Alors pour vous contrecarrer, je lis mes amis blogueurs (enfin, ceux qui pour moi sont des blogueurs... parce que par l'intermédiaire de Mtislav, frère en révolution, je suis arrivée sur un site fort intéressant... là, dans les commentaires un lien sur un truc... impensable... je ne vous mets pas la référence, ça lui ferait de la publicité, à ce stade-là ce n'est plus du narcissisme, ni du nombrilisme... comment dirais-je, c'est de la perte de temps... surtout ne pas y retourner).

Heureusement, parmi ceux qui nous redonnent espoir, à Philiberte et moi, il y a
Dorham, qui nous parle à nu, qui ose se montrer tel le SDF de ma rue des blogs... Il y a Noèse, une soeur du Québec, un Toutaubord... un troubadour, comme nous... Une Nina à fleur de peau, une Milla qui a pris la clé des champs.



Photo (c) Luciamel

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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 20:33

Qu'il est rassurant de lire sous la plume d'un homme, d'un écrivain, de Tahar Ben Jelloun, ces mots :

"Les intégristes ont un vrai problème avec la femme, avec le sexe de la femme. Que ce soit dans le judaïsme, le catholicisme ou l'islam, l'intégrisme tremble devant le corps de la femme, a peur de son sexe, et réagit avec la violence du frustré ou du perturbé par la sexualité. Tout tourne autour de cela."

Rassurant qu'un homme le dise, le dénonce, et terrifiant... de lire cela :

"Les talibans, par exemple, imaginent un monde où la femme s'est retirée du monde. Elle existe, mais cloîtrée dans la maison et n'ayant aucun droit de sortir. Cela ne veut pas dire qu'ils crachent sur le plaisir sexuel, au contraire, ils aiment ça au point de vouloir le posséder et d'être les seuls à en jouir. C'est le sens du projet de loi que le président Hamid Karzaï a voulu déposer. Un projet qui souhaitait rendre légal "le viol de l'épouse" et interdire à celle-ci de sortir sans l'autorisation du mari."

L'intégralité du texte de l'article in. Le Monde.

Quand on voit
une jeune fille fouettée en public, les jambes tenues par sa mère sans doute, avec l'assentiment de toute une communauté, on ne peut que se rappeler la parole biblique de la femme lapidée, de Marie de Magdala proscrite, car femme libre, érudite... et de ce fait, traitée de prostituée. L'église l'a reléguée au rang de pécheresse repentie, Pierre et les autres disciples ne l'acceptaient que contraints et forcés... Jésus enfreignait toutes les règles en acceptant des femmes près de lui, et de plus en leur accordant un rôle de disciple... Judas ne la supportait pas cette Marie de Magdala. Pierre en était jaloux.

Ca fait deux mille ans... qu'on lui jette des pierres, et, dans la majeure partie du monde, si peu de choses ont changé depuis.

 

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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 19:46

Exercice sur le futur simple. Dans 10 ans : vos prévisions. Je serai chercheuse dans un laboratoire. J'aurai fini mes études (le futur antérieur nous a pris un petit moment). Je serai une graphiste célèbre. Les pigeons ne voleront plus car ils auront trop mangé (encore le futur antérieur). Les voitures voleront.

 

Hypothèses sur le futur à partir des prévisions. Si tu es chercheuse dans un laboratoire, tu gagneras beaucoup d'argent, mais pas en France... Si tu as fini tes études, tu pourras travailler en France (très difficile à comprendre le SI + passé composé, pour une hypothèse possible sur le futur... faire conceptualiser comment le futur antérieur, le passé du futur, devient un passé composé...). Si tu n'es pas une graphiste célèbre tu resteras en France. Si les pigeons ne volent plus, on en créera d'autres. Si les voitures volent, elles ne seront plus des voitures mais des avions.

 

Interruption. C'est l'AG, c'est maintenant qu'on peut voter ! pour le blocage de l'Université, la poursuite de la grève, il faut descendre maintenant avec les cartes d'étudiant.

 

Petit tour de table : vous voulez y aller ? Oui ! à la majorité. Bon, on laisse tout en plan. Et voici le groupe de Chinois, Indonésiens, Sud-Américains, Russes, Japonais, Indiens, en route vers les amphis de Paris 3. Eux, sont tous contre le blocage...

 

Les votes ont commencé répartis sur deux amphis. Super organisation. J'ai cru rajeunir de... quelques années en voyant ces jeunes mobilisés, ces profs engagés (moi, je ne le pourrais pas, dans une école privée... faut pas rêver), à débattre de l'avenir, de leur destin, à le voter...

 

16 motions, la première : "la poursuite de la grève". Le "pour", le "contre", l'explication de la motion. Puis, le vote à main levée, avec carte d'étudiant à la main, on fait le décompte (avec un "compteur" par zone) quand il y a litige. Il m'a fallu ensuite leur expliquer à mes étudiants étrangers (pour la grande majorité "communistes"...) ce que signifiait "abstention" et "ne prend pas part au vote" (NPPV), comment on les comptabilisait différemment.

 

La motion "blocage" de l'université, à reconduire ou non, après les vacances de Pâques... était le dernier point (ben oui, ils ne sont pas stupides les syndicats, arrivée massive à l'AG juste pour voter cette motion-là... ils l'ont mise en dernier, histoire de décourager les moins motivés).

 

Donc, je vous l'annonce, la grève, le blocage, le contre-sommet de Louvins : tout a été adopté.

 

Mes étudiants chinois (on a un peu discuté après) ont été choqués. Comment peut-on être aussi... légers ? j'ai senti que tout ça leur semblait plus que chaotique, anarchique... ils n'ont pas été sensibles au souci de démocratie... on vote, on explique, on discute, on s'oppose, ils ont seulement vu qu'ainsi certains empêchaient d'autres de se rendre en cours, de travailler à leurs examens, tous des conservateurs ces Chinois (?) il faudra que je leur dise que les syndicats les plus radicaux sont communistes... Les Japonais ont ri : c'est bien français, cette culture du conflit.

 

A Paris 3 aussi, c'était le printemps.








Photos (c) Luciamel, ce jour à Paris 3.
Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /Avr /2009 19:01


Ca ne prévient pas, ça arrive, ça vient de loin... ça s'est promené de rive en rive... chantait Barbara. Et ça vous tombe dessus : le Printemps.  Je me suis amusée à en observer les premiers signes dans le métro. Jeudi, fin d'après-midi, une frénésie avait saisi toute la gente féminine (en âge hormonal de pouvoir séduire...) qui se trouvait dans les deux wagons successifs où j'ai été (moi, la mine grise, et la semaine pesant déjà lourdement sur les paupières).

Une jeune maman, environ 37 ans, sa fille de 13 ans assise près d'elle, elle, la mère, décolleté plus que plongeant, blouson de cuir, bas noirs, talons aiguille, blonde, cheveux au carré, l'air "croqueuse d'hommes" ou "victime consentante"... difficile à dire, se penche régulièrement vers la "petite" qu'elle semble à la fois vouloir protéger et subjuguer. Elle entreprend de se maquiller consciencieusement. La fille, rêveuse, regarde devant elle, tenant entre ses lèvres un tube de fond de teint pris dans la trousse de maman. Puis, quand elle a eu fini, une jeune fille (la vingtaine), s'installe de l'autre côté de l'ado, sur un strapontin, et initie, elle aussi, ce rite auquel les femelles humaines se livrent, dans nos contrées, pour séduire les mâles : le coloriage de leur visage. La gamine semblait gênée, elle regardait sa mère comme pour lui indiquer : tu vois, toi aussi, tu as fait ça... La mère ayant le sentiment de ne plus être... la seule, sur ce terrain de la séduction déclarée, a jeté des regards vérificateurs à l'autre, la plus jeune.

Je change de direction, Belleville vers Châtelet, et là... rebelotte, une jeune (encore) Chinoise en train de refaire tout son portrait.

Zavez quoi les filles en ce moment ?

Les zormones ? Moi, ça me donne le rhume des foins, tous ces pollens qui volent. Surtout que ça m'a déjà beaucoup fait éternuer auparavant... j'y suis devenue allergique.

Faut dire que les garçons c'est pas mieux, en ce moment de l'année, eux sont obsédés par la recherche d'un nouveau parfum... Vous savez, quand un homme se met à changer de garde robe (et surtout à s'occuper de ses slips), à faire du sport, et que tout à coup le vélo devient essentiel... c'est (si vous vivez avec lui...) qu'il y a anguille sous roche, ce signe-là ne trompe pas : homme qui se soigne est homme trompeur, ou en chasse.

Et bien, moi zaussi, j'ai envie de le colorier le printemps !!!

J'ai fait provision de jeunes carottes, et en les achetant, dans mon magasin bio pour bobos (dont je suis) j'entends une femme (blonde encore) expliquer à un homme (noir lui) : "non, elles ne s'épluchent pas !", lui étonné, elle renchérissant comme si sa vie en dépendait : "non, on ne les épluche pas, ce n'est pas la peine". Elle lui disait à la fois, je sais, je sais mieux que toi, je suis la mangeuse de carottes, celle qui vit dans un pays où on mange de jeunes carottes, de plus je suis une femme, une éplucheuse de légumes, et donc... je peux te l'affirmer du haut de ma position de PDGère française de la cuisine française : les carottes nouvelles ne s'épluchent pas. L'homme n'a rien ajouté.

Dans ma classe l'autre jour nous avons lancé un débat sur le trafic de jeunes femmes de l'Est en Europe, et de jeunes Philippines au Maroc... J'ai demandé : "pourquoi ce sont toujours des femmes qui sont dominées, exploitées, tuées, battues, brûlées, réduites en esclavage ?". Un homme suisse (vivant en Ukraine, où il fait des affaires...) m'a répondu : l'exploitation, la colonisation, existe aussi dans l'autre sens, même si c'est dans une moindre mesure, il y a aussi des femmes occidentales qui vont en Afrique pour se trouver (et se payer) un homme.

Les femmes sont parfois des rivales les unes pour les autres, elles sont généralement beaucoup moins solidaires que les hommes entre eux. Pour battre une femme, pour tuer une femme, on a toujours beau jeu de s'appuyer sur d'autres femmes (ai-je besoin de vous donner un exemple ? Aubry contre Royal... vous aviez bien compris). On pourrait aussi montrer ce clip d'une fille fouettée par un taliban, les jambes tenues par sa mère (?) à comparer avec, dans nos contrées à nous, ces filles violées par leur père, sans que leur mère n'intervienne.

J'ai défendu ici, un mois avant sa sortie, La journée de la jupe, j'ai depuis toujours soutenu Ségolène Royal (et continuerai à le faire). Je sais que mes alliés sont des individus, des humains, pas homme ou femme mais humain, mais je sais aussi que les attaques me viennent plus souvent des femmes que des hommes. Je n'en apprécie que d'autant plus celles qui se sentant proches de moi m'apportent leur soutien.

Certains écrivains ont un blog... certains blogueurs rêvent de devenir écrivains... Certains écrivains ont renoncé face à l'agression de leurs pseudo-lecteurs (croyez-vous vraiment que tous vos commentateurs, ou ceux qui naviguent sur vos blogs, vous lisent vraiment ?) et ont fermé leurs commentaires. La lecture de l'internaute : un poème... Vous avez intérêt à écrire en phrases courtes, en paragraphes ramassés, en peu de mots... à chaque fois. Donnez-lui peu à manger à votre lecteur, il vous en saura gré...  Le lecteur-commentateur de blog veut se lire lui-même en vous : faites-lui ce plaisir. Faites court et laissez-lui de la place. Le problème est que lui, c'est vous...

Je grossis le trait !!! car de fait l'écrivain (sur papier, livre) n'a, lui non plus, aucune assurance d'être "bien" lu, et il suffit de voir Nolleau ou Zemmour éreinter sur F2 certains auteurs, pour comprendre que les critiques peuvent être sévères... Mais, j'ai rarement vu en société qu'on s'agressait tant, ou si ouvertement... que sur des commentaires de blog.

J'ai grossi le trait, car, que de beaux textes, que de belles âmes... frôlées, entrevues (lues). Ils cachent bien leur jeu, sous l'humour, le beau langage... (allant à la pêche au littéraro...), leurs mots d'esprit, je traque ce que nous dissimulons... : l'humanité. Que de beaux commentaires ici déposés, offerts; leur sensibilité, leur retenue... leur richesse parfois m'étonne, et m'a déjà aussi aidée à me relever... de mes peines.

Et puis... Souvent la critique nous parvient du silence.

"Je ne commente pas mais... je n'en pense pas moins", entends-je dans la nuit. L'ange passe et devient le démon qui me titille. Alors, face à mon écran, mon clavier... je souris, crie, et kidnappe le chef de mon blog, lui réclamant mon dû : la re-création.

Ou, comme ce soir : je me révolte et j'épluche les carottes nouvelles, en me laissant bercer par Misia... et son dernier disque (Ruas, trois fff dans Télérama), ça me permet de relire (et traduire) Pessoa... dans Autopsychographie, qu'elle chante souverainement  :

Le poète fait semblant, il feint tellement, qu'il en arrive à feindre que la douleur qu'il ressent est réelle... Et ceux qui lisent ce qu'il écrit, dans la douleur qu'ils lisent, sentent bien, non celles qu'il a eues, mais seule celle qu'ils n'ont pas
.

Et ici dans ce clip hautement suggestif, résumée, la guerre de nos sens, celle qui au printemps est exacerbée. "Garras dos sentidos" (griffes de nos sens) : je ne veux pas chanter l'amour, ni parler de ce qui le motive...






Voir, sur le thème des blogs d'écrivains, cet article de Telerama.

Lire, dans Vendredi, (pour de vrai, sur du papier, ou sur le
Net...) la publication d'extraits de certains blogs, et le texte essentiel de Philippe Meirieu sur La journée de la jupe. (j'ai trouvé amusant que sur toute une double page, consacrée au film, et excepté en légende d'une photo, aucune fois le nom d'Isabelle Adjani n'a été cité dans le corps des textes).

Aller, sur le blog de Philippe Meirieu, ici.

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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