Politique, société

Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 19:46

Exercice sur le futur simple. Dans 10 ans : vos prévisions. Je serai chercheuse dans un laboratoire. J'aurai fini mes études (le futur antérieur nous a pris un petit moment). Je serai une graphiste célèbre. Les pigeons ne voleront plus car ils auront trop mangé (encore le futur antérieur). Les voitures voleront.

 

Hypothèses sur le futur à partir des prévisions. Si tu es chercheuse dans un laboratoire, tu gagneras beaucoup d'argent, mais pas en France... Si tu as fini tes études, tu pourras travailler en France (très difficile à comprendre le SI + passé composé, pour une hypothèse possible sur le futur... faire conceptualiser comment le futur antérieur, le passé du futur, devient un passé composé...). Si tu n'es pas une graphiste célèbre tu resteras en France. Si les pigeons ne volent plus, on en créera d'autres. Si les voitures volent, elles ne seront plus des voitures mais des avions.

 

Interruption. C'est l'AG, c'est maintenant qu'on peut voter ! pour le blocage de l'Université, la poursuite de la grève, il faut descendre maintenant avec les cartes d'étudiant.

 

Petit tour de table : vous voulez y aller ? Oui ! à la majorité. Bon, on laisse tout en plan. Et voici le groupe de Chinois, Indonésiens, Sud-Américains, Russes, Japonais, Indiens, en route vers les amphis de Paris 3. Eux, sont tous contre le blocage...

 

Les votes ont commencé répartis sur deux amphis. Super organisation. J'ai cru rajeunir de... quelques années en voyant ces jeunes mobilisés, ces profs engagés (moi, je ne le pourrais pas, dans une école privée... faut pas rêver), à débattre de l'avenir, de leur destin, à le voter...

 

16 motions, la première : "la poursuite de la grève". Le "pour", le "contre", l'explication de la motion. Puis, le vote à main levée, avec carte d'étudiant à la main, on fait le décompte (avec un "compteur" par zone) quand il y a litige. Il m'a fallu ensuite leur expliquer à mes étudiants étrangers (pour la grande majorité "communistes"...) ce que signifiait "abstention" et "ne prend pas part au vote" (NPPV), comment on les comptabilisait différemment.

 

La motion "blocage" de l'université, à reconduire ou non, après les vacances de Pâques... était le dernier point (ben oui, ils ne sont pas stupides les syndicats, arrivée massive à l'AG juste pour voter cette motion-là... ils l'ont mise en dernier, histoire de décourager les moins motivés).

 

Donc, je vous l'annonce, la grève, le blocage, le contre-sommet de Louvins : tout a été adopté.

 

Mes étudiants chinois (on a un peu discuté après) ont été choqués. Comment peut-on être aussi... légers ? j'ai senti que tout ça leur semblait plus que chaotique, anarchique... ils n'ont pas été sensibles au souci de démocratie... on vote, on explique, on discute, on s'oppose, ils ont seulement vu qu'ainsi certains empêchaient d'autres de se rendre en cours, de travailler à leurs examens, tous des conservateurs ces Chinois (?) il faudra que je leur dise que les syndicats les plus radicaux sont communistes... Les Japonais ont ri : c'est bien français, cette culture du conflit.

 

A Paris 3 aussi, c'était le printemps.








Photos (c) Luciamel, ce jour à Paris 3.
Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Samedi 4 avril 2009 6 04 /04 /Avr /2009 19:01


Ca ne prévient pas, ça arrive, ça vient de loin... ça s'est promené de rive en rive... chantait Barbara. Et ça vous tombe dessus : le Printemps.  Je me suis amusée à en observer les premiers signes dans le métro. Jeudi, fin d'après-midi, une frénésie avait saisi toute la gente féminine (en âge hormonal de pouvoir séduire...) qui se trouvait dans les deux wagons successifs où j'ai été (moi, la mine grise, et la semaine pesant déjà lourdement sur les paupières).

Une jeune maman, environ 37 ans, sa fille de 13 ans assise près d'elle, elle, la mère, décolleté plus que plongeant, blouson de cuir, bas noirs, talons aiguille, blonde, cheveux au carré, l'air "croqueuse d'hommes" ou "victime consentante"... difficile à dire, se penche régulièrement vers la "petite" qu'elle semble à la fois vouloir protéger et subjuguer. Elle entreprend de se maquiller consciencieusement. La fille, rêveuse, regarde devant elle, tenant entre ses lèvres un tube de fond de teint pris dans la trousse de maman. Puis, quand elle a eu fini, une jeune fille (la vingtaine), s'installe de l'autre côté de l'ado, sur un strapontin, et initie, elle aussi, ce rite auquel les femelles humaines se livrent, dans nos contrées, pour séduire les mâles : le coloriage de leur visage. La gamine semblait gênée, elle regardait sa mère comme pour lui indiquer : tu vois, toi aussi, tu as fait ça... La mère ayant le sentiment de ne plus être... la seule, sur ce terrain de la séduction déclarée, a jeté des regards vérificateurs à l'autre, la plus jeune.

Je change de direction, Belleville vers Châtelet, et là... rebelotte, une jeune (encore) Chinoise en train de refaire tout son portrait.

Zavez quoi les filles en ce moment ?

Les zormones ? Moi, ça me donne le rhume des foins, tous ces pollens qui volent. Surtout que ça m'a déjà beaucoup fait éternuer auparavant... j'y suis devenue allergique.

Faut dire que les garçons c'est pas mieux, en ce moment de l'année, eux sont obsédés par la recherche d'un nouveau parfum... Vous savez, quand un homme se met à changer de garde robe (et surtout à s'occuper de ses slips), à faire du sport, et que tout à coup le vélo devient essentiel... c'est (si vous vivez avec lui...) qu'il y a anguille sous roche, ce signe-là ne trompe pas : homme qui se soigne est homme trompeur, ou en chasse.

Et bien, moi zaussi, j'ai envie de le colorier le printemps !!!

J'ai fait provision de jeunes carottes, et en les achetant, dans mon magasin bio pour bobos (dont je suis) j'entends une femme (blonde encore) expliquer à un homme (noir lui) : "non, elles ne s'épluchent pas !", lui étonné, elle renchérissant comme si sa vie en dépendait : "non, on ne les épluche pas, ce n'est pas la peine". Elle lui disait à la fois, je sais, je sais mieux que toi, je suis la mangeuse de carottes, celle qui vit dans un pays où on mange de jeunes carottes, de plus je suis une femme, une éplucheuse de légumes, et donc... je peux te l'affirmer du haut de ma position de PDGère française de la cuisine française : les carottes nouvelles ne s'épluchent pas. L'homme n'a rien ajouté.

Dans ma classe l'autre jour nous avons lancé un débat sur le trafic de jeunes femmes de l'Est en Europe, et de jeunes Philippines au Maroc... J'ai demandé : "pourquoi ce sont toujours des femmes qui sont dominées, exploitées, tuées, battues, brûlées, réduites en esclavage ?". Un homme suisse (vivant en Ukraine, où il fait des affaires...) m'a répondu : l'exploitation, la colonisation, existe aussi dans l'autre sens, même si c'est dans une moindre mesure, il y a aussi des femmes occidentales qui vont en Afrique pour se trouver (et se payer) un homme.

Les femmes sont parfois des rivales les unes pour les autres, elles sont généralement beaucoup moins solidaires que les hommes entre eux. Pour battre une femme, pour tuer une femme, on a toujours beau jeu de s'appuyer sur d'autres femmes (ai-je besoin de vous donner un exemple ? Aubry contre Royal... vous aviez bien compris). On pourrait aussi montrer ce clip d'une fille fouettée par un taliban, les jambes tenues par sa mère (?) à comparer avec, dans nos contrées à nous, ces filles violées par leur père, sans que leur mère n'intervienne.

J'ai défendu ici, un mois avant sa sortie, La journée de la jupe, j'ai depuis toujours soutenu Ségolène Royal (et continuerai à le faire). Je sais que mes alliés sont des individus, des humains, pas homme ou femme mais humain, mais je sais aussi que les attaques me viennent plus souvent des femmes que des hommes. Je n'en apprécie que d'autant plus celles qui se sentant proches de moi m'apportent leur soutien.

Certains écrivains ont un blog... certains blogueurs rêvent de devenir écrivains... Certains écrivains ont renoncé face à l'agression de leurs pseudo-lecteurs (croyez-vous vraiment que tous vos commentateurs, ou ceux qui naviguent sur vos blogs, vous lisent vraiment ?) et ont fermé leurs commentaires. La lecture de l'internaute : un poème... Vous avez intérêt à écrire en phrases courtes, en paragraphes ramassés, en peu de mots... à chaque fois. Donnez-lui peu à manger à votre lecteur, il vous en saura gré...  Le lecteur-commentateur de blog veut se lire lui-même en vous : faites-lui ce plaisir. Faites court et laissez-lui de la place. Le problème est que lui, c'est vous...

Je grossis le trait !!! car de fait l'écrivain (sur papier, livre) n'a, lui non plus, aucune assurance d'être "bien" lu, et il suffit de voir Nolleau ou Zemmour éreinter sur F2 certains auteurs, pour comprendre que les critiques peuvent être sévères... Mais, j'ai rarement vu en société qu'on s'agressait tant, ou si ouvertement... que sur des commentaires de blog.

J'ai grossi le trait, car, que de beaux textes, que de belles âmes... frôlées, entrevues (lues). Ils cachent bien leur jeu, sous l'humour, le beau langage... (allant à la pêche au littéraro...), leurs mots d'esprit, je traque ce que nous dissimulons... : l'humanité. Que de beaux commentaires ici déposés, offerts; leur sensibilité, leur retenue... leur richesse parfois m'étonne, et m'a déjà aussi aidée à me relever... de mes peines.

Et puis... Souvent la critique nous parvient du silence.

"Je ne commente pas mais... je n'en pense pas moins", entends-je dans la nuit. L'ange passe et devient le démon qui me titille. Alors, face à mon écran, mon clavier... je souris, crie, et kidnappe le chef de mon blog, lui réclamant mon dû : la re-création.

Ou, comme ce soir : je me révolte et j'épluche les carottes nouvelles, en me laissant bercer par Misia... et son dernier disque (Ruas, trois fff dans Télérama), ça me permet de relire (et traduire) Pessoa... dans Autopsychographie, qu'elle chante souverainement  :

Le poète fait semblant, il feint tellement, qu'il en arrive à feindre que la douleur qu'il ressent est réelle... Et ceux qui lisent ce qu'il écrit, dans la douleur qu'ils lisent, sentent bien, non celles qu'il a eues, mais seule celle qu'ils n'ont pas
.

Et ici dans ce clip hautement suggestif, résumée, la guerre de nos sens, celle qui au printemps est exacerbée. "Garras dos sentidos" (griffes de nos sens) : je ne veux pas chanter l'amour, ni parler de ce qui le motive...






Voir, sur le thème des blogs d'écrivains, cet article de Telerama.

Lire, dans Vendredi, (pour de vrai, sur du papier, ou sur le
Net...) la publication d'extraits de certains blogs, et le texte essentiel de Philippe Meirieu sur La journée de la jupe. (j'ai trouvé amusant que sur toute une double page, consacrée au film, et excepté en légende d'une photo, aucune fois le nom d'Isabelle Adjani n'a été cité dans le corps des textes).

Aller, sur le blog de Philippe Meirieu, ici.

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /Fév /2009 21:35


Elle et lui marchent derrière moi, sur le trottoir. Quand je le peux, c'est avec grand bonheur que je vous vole des bribes de vie. Je les entends, puis je les écoute : 

- C'est une époque où moi ça n'allait pas très bien, j'ai fait une dépression, après une rupture.
- Ah...
- Oui, mon copain de l'époque me trompait, je m'en doutais, alors un soir je lui ai demandé.
- Ah...
- Les hommes c'est comme ça, ça ne dit rien, ça cache...
- Ah bon ?
- Ouais, un jour j'ai voulu en avoir le coeur net, je l'ai mis au pied du mur. Il a reconnu que c'était vrai.

C'est là où j'ai dû m'arrêter devant un magasin, et les laisser me doubler. J'ai vu ce couple se tenant par la main : deux jeunes de 25 ans, qui avaient l'air de deux amoureux.

Les femmes trompées... quel roman ! (oui, je sais... les hommes trompés aussi ça existe, mais là ça devient du "boulevard"). Plus que trompées, pour les femmes, il faudrait dire "trahies".

Suivant l'analyse du complexe de Jocaste (l'équivalent du complexe d'Oedipe au féminin, l'amour d'Oedipe pour sa mère, et réciproquement, leurs enfants, la haine qu'il voue à toutes les autres femmes - les putes... - qui ne pourront jamais supplanter maman, celles qu'il faut trahir, celles qu'il faut éliminer).

Ségolène Royal et Isabelle Adjani (après Uma Thurman et Jennifer Aniston) se sont fait larguer par leur mec. Bon, et alors ? Nous vivons en pleine liberté... à la fois sexuelle et relationnelle. Et Cécilia a bien quitté Nicolas... Soit, même si les façons de "jeter" l'autre tendent à s'uniformiser, elles me semblent encore marquées par des différences d'attitudes de "genre" (comme on dit aujourd'hui).

Madame Royal n'a communiqué (elle dit qu'elle s'est fait voler la photo... hmmm, hmmm) sur sa nouvelle relation qu'après une séparation de plusieurs mois. Isabelle Adjani reste dans le secret (sauf pour crier sa colère devant la muflerie de J.-M. Jarre, prenant en cela exemple sur Uma Thurman) longtemps après la rupture.

Les hommes nous quittent, en nous traitant comme des traînées... alors que peu de temps avant ils nous prenaient pour des Jocastes... Ils nous quittent souvent pour une nouvelle Jocaste... Remarquez comme l'homme ne rompt pas quand il n'a rien d'autre sous la main... Je caricature naturellement. Combien d'hommes seuls, abandonnés, ou simplement en quête de vérité. Et la vérité, tout comme la liberté, se paie généralement au prix fort : la solitude. Combien de femmes, jouant le rôle de maman ? n'étant plus des "individus", mais remplissant juste un rôle... celui qui leur a été attribué... par dame Nature, ou la société.

En quoi Royal et Adjani se distinguent-elles ? elles ont le même âge, l'une très très liftée, l'autre un peu moins... je dirai qu'il n'y a pas photo... l'une d'entre elles semble bien plus "nature".

L'une est engagée et comme insubmersible... je trouve qu'Adjani avec
La journée de la jupe revient au plus haut niveau de celle que l'on a tant admirée dans Camille Claudel, et qu'ainsi elle rejoint l'autre dans son engagement.

Elle est attaquée... mais semble toujours plus épanouie, plus heureuse de vivre (son sourire ces derniers temps, sa force de combat me donne envie de lui apporter, comme par le passé, mon soutien (ici, ou ici, ou )).

Peut-être que si, en fait, il y a photo... car toutes deux sont des femmes de caractère, engagées dans une lutte. Je les défendrai, quoi qu'il en soit, à égalité.




D'autres extraits du film ici... et pour ceux qui, comme moi, n'auraient plus trop les moyens d'aller au cinéma, je signale qu'il passera en avant première sur Arte le vendredi 20 mars.


Photo de Pietragalla ici

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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /Fév /2009 22:08

On en parle... où ? à la télé ? dans quels journaux ? dans  Charlie Hebdo  ? (qui trouve ça suspect, Internet et les blogueurs... leur trop grande liberté d'expression... ça le stresse Philippe Val) je l'ai lu dans Vendredi, et Le Monde...

D'abord, à Lille, un collectif de chômeurs
"attaque" un supermarché, ils veulent remplir des caddies, et sont fichés (filmés) par la police. A Paris, des chômeurs, toujours, ont piqueniqué dans un supermarché. Je vois les pubs des grandes surfaces : poings levés, communication sur le pouvoir d'achat.... ils ont bien compris, les nantis... (PDG de supermarchés) que c'est en nous flattant, nous les pauvres, dans le sens de notre poil... (notre misère) qu'ils pourront encore plus se servir dans notre porte-monnaie.

Ben oui... du coup, c'est seulement ainsi que nous, les démunis, on pourra se faire entendre.

En attaquant des supermarchés.

Le symbole de leur monde...




"Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c'est d'avoir
De l'avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car

Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles..."


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Samedi 7 février 2009 6 07 /02 /Fév /2009 20:57

Je n'aime pas les contraintes, genre atelier d'écriture... et pourtant à chaque fois qu'on m'a taguée j'y ai pris beaucoup de plaisir, ne généralisons donc pas, la limite a ses bons côtés.

Alors, faisons un compte rendu de lecture...

Hier, c'était hier, c'était vendredi. Et, justement, voilà ce qui m'a amusée aujourd'hui en allant à l'hosto : la lecture de Vendredi. On y parle d'îles désertes (plus ou moins), de Robinsons (tiens, on peut mettre le "s" du pluriel ?) du web, j'aime le ton (pas le format !) : libre et irrévérencieux. J'y ai retrouvé (cités pour leurs blogs) des noms familiers, Dorham et Olympe. Il se dit "énervé", moi... je me le reproche aussi, et, de plus, il est, lui aussi, vacciné à la lusopholie... Elle, c'est une femme que j'admire de plus en plus, son nouveau site consacré à la lutte pour la reconnaissance des droits des femmes... est essentiel, comme tout ce qu'elle écrit.

J'y ai lu sur papier, un article très intéressant sur une possible candidature de... Jacques Chirac à la prochaine présidentielle. Il semble évident que la droite Villepiniste et gaulliste veuille tout faire pour l'éliminer le nouveau Président (comme elle l'avait déjà tenté avant sa prise en force de l'UMP), ce n'est ni le PS, ni l'ultra, nouvelle, pseudo-gauche (on ne sait plus quels qualificatifs employer) qui l'abattra, mais bien les siens. Nous savons aussi qu'il se battra jusqu'au bout (et que ça risque de saigner).

On est tous un peu sarkozés... contaminés par la nouvelle psychologie de notre président... La confusion doit régner : je fais appel à la gauche et à la droite en même temps (journalistes et blogueurs), je contrôle en divisant (vieille devise), je verrouille, je claquemure... Evidemment, nous c'est pas comme ça qu'on agit... nous écrivons en toute liberté, fraternité, égalité... gratuité... et pourtant. Sur le Net, d'après ce que j'ai appris dans cet hebdo spécialisé, blogueurs et Facebookers ont intérêt à bien protéger leurs comptes, leurs identités... et même à penser à ce qu'il en adviendra après leur mort, gare aux fantômes du Web !

Il (Nicolas) est gentil, il dit des paroles rassurantes à la télé, nous aussi... C'est qui tous ces méchants, ces "trolls", comme on les nomme... qui viennent nous empoisonner notre douce existence de résident de l'Elysée, de résident de notre blog chéri et attitré... ? A priori, là aussi, notre douce tranquillité pourrait se voir menacer, car la grogne des journalistes monte, cf. le billet d'humeur de Véronique Anger-de Friberg, "Les blogueurs sont des briseurs de grève"... parce qu'on leur vole leur boulot, et qu'on accepte, pour le prestige, d'écrire "bénévolement" à la place des "pros". Pas de panique, ça se passe à Montréal. Tiens, c'est amusant, je suis arrivée sur le Net, et les blogs... par une grève... celle des contributrices de Ladies Room... en décembre 2007, suite à un article lu sur le site du Monde.

Saint Antoine, l'hôpital... depuis 5 ans, avec tes hospitalisations, je m'y sens chez moi.  Ma belle, tu y es retournée, sans l'avoir voulu. Toi, tu aimes Ella... et tout le jazz à Fip...

Ce soir écouter Ella... seulement.




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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 22:00


Lui, c'est François Béranger, j'avais 20 ans... il m'a transmis une certaine idée de la liberté... celle qui me fait, encore aujourd'hui, me hérisser face aux gentils blogueurs... celle qui me fait remettre en question mon train-train...
"Je sais bien qu'une chanson c'est pas tout à fait la révolution..."  mais...





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Dimanche 25 janvier 2009 7 25 /01 /Jan /2009 18:13

Il les dénigrait, les mouches... et pourtant que fit-il d'autre, tout au long de sa vie, lui qui accompagnait les puissants (protégé par certains, en guerre contre beaucoup, et "entretenu" par Madame de la Sablière) que de dénoncer leurs travers ? les agacer...

Lui, maître
Jean de La Fontaine. Moi, Lucia, l'abeille du coche. Je ne vous pique qu'en désespoir de cause, car je sais qu'à chaque fois c'est moi que je tue en vous blessant.

Hier,
Jean-Pierre Coffe chez Ruquier, lequel des deux fit la fine... mouche ?  Coffe face à Fabius : comment faire avec moins de 9 euros par jour pour manger ? or, c'est ce qu'a un smicard... pour nourrir sa famille, c'est un scandale, ça va nous péter à la gueule, tous ces pauvres vont finir par se révolter... (il en a fait un bouquin : comment apprendre aux pauvres à manger avec 9 euros par jour (une famille de 4 personnes !!!), ça lui a apporté des milliers de lecteurs, et plein de sous, lui, le SMIC ça ne le menace pas encore). Il a raison Coffe. Sa colère est saine. Lui aussi est une mouche du coche... il en faut.

Olympe n'est pas mouche, ni abeille, elle est cette blogueuse aux multiples talents : 5 enfants, libraire (si mes souvenirs sont bons), collaboratrice de Rue89, classée en bonne place sur un truc Wikio que je ne comprends pas trop... l'une de ses qualités (et pas des moindres) étant son origine portugaise... Quand je lis ses billets j'hésite entre jubiler et hurler... jubiler : enfin, l'injustice est dite, oui, être femme équivaut, quel que soit le lieu de la planète, à être dominée (d'une façon plus ou moins flagrante); hurler : mais c'est vrai !!! ce plafond de verre on le subit à chaque minute de notre vie... combien de temps encore ?

Elle a une rigueur qui n'est pas la mienne, j'en suis heureuse, car il nous faut, outre les mouches (ou les abeilles/cigales), des fourmis pour nous aider à traverser l'hiver.

"Hildegarde de Bingen ou le divin féminin", Catherine Braslavsky la chante en ce moment au Théâtre de l'Île Saint Louis.




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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 21:06

Cela a provoqué un incident diplomatique, le premier ministre français a arboré la couleur rouge à ses chaussettes lors de la réunion du sommet de la francophonie au Canada, en octobre dernier : tolé ! c'est la couleur des anglophones...

Michelle Obama, habillée de jaune, comment a-t-elle pu ? avec des températures si basses, sans chaussettes, sans bottes, et en tenue presque estivale ?

Le soir, sa robe "ivoire" était du meilleur effet. On m'a fait remarquer (des spécialistes) que, pour l'investiture, le noeud de la cravate d'Obama était, encore une fois, mal fait, et que pour la couleur, le rouge, il ne s'était pas foulé.

Le destin du monde tient parfois à la couleur des chaussettes, de la cravate, de la robe... de nos princes.

Un prince, un roi.... mage.

Au chevet de l'enfant, du sauveur. Ils ont apporté la myrrhe, l'encens... l'or. Mais l'enfant avait quitté son berceau. Il regardait tout ça, un peu interloqué. Quel est donc ce manège ? cette ronde autour de la Terre... où tous se donnent la main (l'ONU) tout en laissant son voisin planter un couteau dans le dos de son autre voisin... Charité bien ordonnée commence par ses propres intérêts.

Je les aime, et j'ai moi aussi versé ma petite larme (je suis une grande sensible) à la vue de l'humanité faite homme et femme (à cravate rouge et à robe jaune canari).

Je ne veux pas croire que demain nous allons déchanter, je chante la gloire de ce jour où un humain a voulu donner la main à l'humain.

Moi, la (fausse) pessimiste, comme tous les métis de la Terre, je me réjouis d'enfin voir la justice se faire, la vérité se proclamer à la face du monde : l'esclavage, la discrimination, l'élitisme, tous les privilèges (ceux des PDG, des nouveaux aristocrates aux parachutes dorés... des "capitalistes" sans foi ni loi, seigneurs des nouveaux temps) sont le péché même contre l'humanité. Lui, n'est qu'un éclaireur, qu'une lanterne sur notre chemin d'obscurité.

Les ténèbres n'attendent que notre sommeil pour s'installer. Mais jamais l'humanité ne dort complètement... car toujours un veilleur, un éveilleur, est là pour nous protéger. Il crie, il nous conduit, il a repéré le passage où nous pourrons franchir le col (de l'utérus...). Une éveilleuse... je l'aurais aimé. Elle viendra en son temps. Probablement.

Et comme disait Scarlett dans Autant en emporte le vent : "As God is my witness (...) I will never be hungry again!" (« Je jure devant Dieu que je ne connaîtrai jamais plus la faim ! ») et au bout de sa détresse : "Tomorrow is another day".

Photo, Autant en emporte le vent.

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 21:44


(texte légèrement modifié samedi matin après une bonne nuit de sommeil, le titre est extrait d'une pièce de théâtre, vue quand j'étais au lycée, dont j'ai oublié le nom, mais dont la litanie tout du long  "cours, cours ! Elisa, cours..." m'est restée en mémoire)

ajout du samedi matin :



Chanson pour l'Auvergnat
(...)

Elle est à toi cette chanson
Toi l'étranger qui, sans façon,
D'un air malheureux m'a souri
Lorsque les gendarmes m'ont pris.

Toi qui n'a pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir emmené.

Ce n'était rien qu'un peu de miel
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme, il brûle encore
À la manière d'un grand soleil...

Toi, l'étranger quand tu mourras
Quand le croque-mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel.

Brassens (à réécouter d'urgence !)


******************************************************************************************************************************

Ce qui m'étonne le plus dans le fait d'écrire un blog est de voir l'image que cela produit, comment on semble me percevoir... l'ombre projetée.

Mtislav a joliment croqué une dominatrice au fouet replié et j'ai ri de bon coeur en découvrant l'illustration. Certains me soupçonnent de "féminisme échevelé" (d'un autre âge...), ou me taquinent sur ma susceptibilité exacerbée, d'autres se hérissent de mes humeurs syndicalistes (surtout à mon boulot), certaines sont agacées par ma non-féminité, ou ma féminité pas comme il faudrait... bref, tous, vous m'aimez !!! non ? allez, "laissez-vous aller, je vais vous aimer", chante Berry.

Voici, comment je me sens (n'oubliez pas que cette nuit la Lune est pleine, que Soleil/Mars/Lilith et accessoirement Pluton lui sont opposés... et, si j'avais un conseil à vous donner... ce serait de rester au calme ! tant que faire se peut), Mtislav, pour l'avatar de Dorham... le représentant dominé par une femme (en image inversée de la photo qui illustrait son très bon article, et dont le personnage principal était le Père Noël), si tu pouvais plutôt choisir Uma Thurman, c'est une sorte d'Indiana Jones au féminin, sauf que le fouet a été remplacé par un sabre, cette photo de Kill Bill, par exemple :


Kill Bill (2) - Uma Thurman

 


Parce que les femmes vont devenir des "Kill Bill", parce que le monde va devenir "Kill Bill", parce que vous dormez et qu'il ne faut pas trop crier, pour ne pas vous réveiller.
 

Euh... c'est internet, c'est un blog... c'est vendredi soir, c'est Paris, cool, dans le 4e arrondissement. Euh... Lucia, ça te fait quoi de savoir qu'il y a 4 milliards de personnes qui vivent avec 2 dollars par jour, vu que toi tu fais partie des 2 milliards qui exploitent le reste du monde (toi, qui dois, quand même, pour t'en sortir à la fin du mois aller faire tes courses avec tes tickets resto économisés...) ???

Ben, je crois à l'humain, mais pas à l'individu... mon frère, mon ami n'hésitera pas à me planter un couteau dans le dos s'il sent que c'est son intérêt, ou que son sort en dépend (dans les cas les plus extrêmes donc).

Alors, je les aime en secret... mes amis, mes collègues, mes frères et soeurs, mes parents, mes cousins, mes oncles et tantes, mes étudiants, les inconnu(e)s dans le métro, les enfants qui se retournent devant moi et me sourient... sans rien leur en dire... même s'ils ne le savent pas,  JE LES AIME... Dieu est amour... euh... ne soyez pas choqués, j'essayais d'être en phase avec "les cool blogueurs de mon quartier".

N'oubliez pas que l'avant-dernière scène de Kill Bill 2... fut ce duel entre Elle et Lui... et...que Lui s'effrondra. Va savoir pourquoi... son coeur l'a lâché.

Kill personne, vous Bill je vous aime... sauf si vous avez voulu (si vous voulez) me tuer... lui disait Uma.

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /Nov /2008 20:14

 

 

                                            Vieira da Silva  (peintre portugaise)

                                                         Ville au bord de l'eau

 

 

Elle s'appelle C..., elle est japonaise, dans un groupe d'apprenants étrangers de français langue étrangère : deux Allemands, deux Japonaises.

 

Aujourd'hui le thème est le PACS, après la famille recomposée, les relations homme-femme... dans nos sociétés développées.

 

C... nous avait déjà expliqué qu'elle vivait avec un homme plus âgé qu'elle (de 30 ans...), en fait personne ne le lui avait demandé, mais elle avait cru bon de nous garantir (le sujet étant la violence en France, les femmes plus en danger dans leur couple que dans une rue déserte la nuit...) que son ami ne la battait pas. On la rassura, on ne voulait pas connaître sa vie privée, ni son intimité...

 

Deux jours plus tard, le sujet revint sur le tapis... et là, il s'agissait d'infidélité : comprendre que le mot "affaire" en français ne veut pas dire ce qu'il signifie dans toutes les autres langues (qui l'ont emprunté au français), une aventure, une liaison. Ben non, pour les Français, une affaire, ce n'est pas une partie de jambes en l'air, c'est très sérieux, c'est  l'avocat, c'est le financier, c'est le business (en anglais dans le texte). Et là, comme à l'accoutumée, tous mes étudiants s'esclaffent, sont abasourdis, veulent m'informer : mais dans notre langue une "affaire" c'est justement une aventure amoureuse... "oui, oui, je sais..."

 

Je leur explique que le vocabulaire en français est très riche pour décrire ces situations : aventure, liaison, après ça devient vie commune, puis... trahison, séparation, arrangement ... endormissement ???  Heureusement, l'après-midi, je devais m'occuper du "couple" Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir : ouf, on respire ! comment relater à un jeune Britannique de 18 ans que L'invitée (qu'il doit lire) est le compte-rendu de la relation Sartre-Beauvoir avec la jeune élève de Beauvoir (dont elle était la maîtresse et la professeure) et dont Sartre deviendra l'amant, avant que cette dernière n'épouse un homme avec qui Beauvoir aura préalablement couché... La littérature française...

 

On s'était attachés à dire que le nouveau film avec Depardieu et Fanny Ardant reprenait le couple de Francois Truffaut dans La femme d'à côté, que tout cela figurait l'infidélité, la culture française... les liaisons, les aventures...

 

A ce moment-là, C... voulut prendre la parole : elle nous expliqua qu'il n'y avait pas que les cinéastes qui étaient très infidèles, les peintres aussi.

 

Silence.

 

J'essayai de recentrer la discussion (en face de moi, la compatriote japonaise un peu paniquée : quelle image cette femme est-elle en train de donner de notre pays ? elle me regarde un peu inquiète). La seule façon de récupérer le groupe était de les faire rire : "ah... donc, les peintres sont infidèles ? pourrais-tu nous expliquer pourquoi ?"

 

Elle nous conte son expérience, nous dit qu'elle a eu une aventure avec un peintre célèbre, qu'il avait beaucoup de maîtresses, que c'est courant dans ce milieu, que pour une jeune peintre inconnue la façon la plus aisée d'acquérir une certaine notoriété c'est de coucher avec un peintre renommé (C... est styliste et dessinatrice).

 

Silence.

 

J'insiste sur le côté cocasse de la chose... En France, cherchez le peintre connu, couchez avec lui et vous deviendrez célèbre. On pourrait l'étendre, peut-être, à d'autres professions... couchez avec l'homme politique le plus en vue...

 

La jeune femme allemande du groupe intervient : mais je suis peintre ! je ne comprends pas, je ne couche pas avec plein d'hommes. Je demande à C... si sa théorie marche aussi avec des femmes peintres... elle dit que non, c'est seulement avec  les hommes. Nous la regardons admiratifs, tant de candeur nous... consterne.

 

Mais nous la remercions, car elle vient de nous réveler cette vérité : ça ne marche pas avec "la femme"... couchez avec la femme peintre la plus célèbre... avec la femme politique la plus célèbre... ben non, Messieurs... ça ne vous assure, pas encore... la sécurité financière, ni la notoriété.

 

 

 

Vanitas de l'extraordinaire Paula Rego

(peintre portugaise vivant à Londres)

 

 

Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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