Poésies, musiques

Dimanche 19 octobre 2008 7 19 /10 /Oct /2008 22:58

Tout d'abord un hommage, une reconnaissance, remercier Roswitha de m'avoir ouvert les yeux sur cet art de rue que sans elle je n'aurais jamais vu... Allez chez elle, sur son blog, c'est magique, c'est pratique... pour se balader dans Paris et ses alentours, mais parfois plus loin, et même jusqu'en Afrique.

Aujourd'hui, je courais pour acheter des mignardises (salées) pour un déjeuner (qui fut bien arrosé... oups... j'espère que je ne vais pas trop délirer...) lorsque sur mon chemin, ne voit-y pas que je croisai ceci ? 



Alors je pensai au Bel amant... ou Bel ami... et je me dis : toi l'ange, qui accepta de devenir homme. 

L'homme, une femme comme une autre...

L'homme, l'ange en ces bras devenu.

Mais, que dis-je, en quel délire me perds-je, où cours-je (comme dirait mon ami l'ange) ? Et demain, il faut se lever tôt... finis-en vite Lucia... Alors, je fus saisie par ceci :




Oh, quel oiseau ! en sa fleur éperdu...

Qui es-tu beau prince, ou bel oiseau... endormi dans les bras de Melody ?


Gainsbourg - Hôtel particulier




Photos prises par Lucia Mel
rue des Blancs Manteaux, Paris 4e,
dimanche 19 octobre
Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /Oct /2008 16:59

Je n'aime pas les dimanches soirs... Alors j'écoute Seu Jorge dans son Samba Rock. Pas besoin de vous traduire les paroles, les images sont parlantes.





Pour lutter contre la morosité ambiante (c'est ainsi que se nomme le blues du dimanche soir), faisons ce que jusqu'à présent nous refusions : mangeons-le le gâteau offert (pour la seconde fois) par notre voisin, toujours aussi charmant, toujours aussi jeune et intimidé de venir frapper à notre porte.

- Hi, I was in New York, it was great. 
- Oooh, you told me, I have some cousins there [oui, je sais, je sais].
- It was so great... [sur le moment, j'avais plus de vocabulaire].
- ... [lui aussi était un peu plus causant que la fois précédente].
- Thanks a lot.
- You're welcome [et déjà il avait tourné les talons].

Alors, après deux jours, je me décide à le goûter son exercice (il fait une formation au Cordon Bleu) : ben, c'est plutôt bon ma foi, ça a égayé mon "tea time"... A la fois léger et savoureux, sorte de tarte meringuée (la meringue délicatement parfumée) à la poire je crois. Merci Steve ! Je crois que je vais m'habituer à déroger à mon régime... (sans farine de blé).

La seule alternative à la morosité : samba rock, avec tarte à la poire meringuée !

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Dimanche 5 octobre 2008 7 05 /10 /Oct /2008 20:23
Poème du lundi...
En ces temps pourris,
Philosophons moins
Soyons mieux lotis
Et nous verrons au loin
Surgir notre plat du mardi.

Oh non ! pas du poisson
Encore...
Ses arêtes nous irritent !
Nous voulions du magret,
Cher commissaire,
Oyez, oyez c'est mercredi.

Jeudi nous vit tout déconfits
On se resservit un petit kawa
Pour la route et le pied de nez
Aux tortionnaires
Du coeur et leurs mythes
Plaqués or.

Mais vendredi
Oh, la douce lumière
Et le vibrant parfum.
Nous en restâmes cois
Et comprîmes très vite
Qu'il allait nous faire schabbat.

Puis dimanche revint,
Et on ne reparla point
De l'ancienne tragédie :
Les vieilles lanternes
Qui se disaient vessies.
On avait clos le sujet.




Camille - Gospel with no Lord

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 22:31

Sans doute le blues s'est collé à mes semelles, ou est-ce le contre-coup d'un double jet-lag... ? qui sait si Sagan ne m'a pas contaminée avec sa tristesse... Ah, voilà, c'est plutôt ça ! une étoile en mourant, à des années lumière d'ici, a expulsé des milliards d'atomes de détresse dans l'univers. Le sentez-vous, comme moi ?

La déprime ce n'est pas forcément mauvais... ça nous aide à nous regarder moins complaisamment, et, parfois, c'est même profitable. Certaines pendules se doivent d'être remises à l'heure de temps en temps. Nous nous croyons aimables, et ne le sommes certainement pas tant que ça, alors le miroir nous dit notre laideur, des poussières d'étoiles nous constituent, mais infimes particules nous sommes de l'immensité.

Vertiges qui me saisissez, comme là-bas, à la vue de ces terrasses sur des toits plusieurs étages plus bas. Ne pas trop se pencher de peur de basculer. Ici, c'est en accrochant une ipomée sur un fil, moi perchée sur le rebord de la fenètre, soudain cette même impression revient, le vide... est là près de nous à chaque pas.

Aller dans la rue, croiser ces gens aux vies qui semblent toujours si... et plus... que la nôtre. S'imprégner de cela qui coule dans les veines de la ville, et puis s'enthousiasmer avec Lucas sur sa playlist :


D'abord, Kid Tonik - Aller plus loin.




Chanter avec lui : "aller plus loin, aller plus haut, plus loin que les étoiles, génération nouvelle, prisonniers de nos rêves, on ira plus loin que les étoiles, on ira chercher l'amour en escale, pour pouvoir en offrir aux autres... Et allez, destination espoir !"

Puis, Zaho - C'est chelou.



"Cette façon qu'elle a de te regarder, c'est quoi cette manière de t'appeler bébé... Tu diras à cette taspé que j'vais la taper, c'est chelou..."


Enfin, oublier le miroir... et se mettre à danser avec

Jey-Jey dance




Ben oui, quoi... la tecktonik...

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Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /Sep /2008 20:44

Non, je ne vais pas vous parler de Ségolène, ni du PS et de leurs embrouilles... Ségo, t'as assuré, moi j'ai adhéré à ta bravitude, à ton donnant-donnant, je les avais lues tes 100 propositions, vraiment ça valait le coup de les défendre, que veux-tu, ils ne sont pas prêts...

Donc, pas de politique, Rachida... non, je ne parlerai pas de ces "petits" mecs qui pensent se valoriser, en nous tenant le discours : "hey, et Sarko, est-ce qu'il va être fier d'une ministre enceinte à 42 ans?", euh, ces fins analystes politiques veulent (d'une pierre deux coups...) dénigrer Sarah P
alin, enfin, ils veulent surtout dénigrer une femme, peu importe laquelle, pourvu que ce soit en rabaisser une.


Aujourd'hui, j'ai fait écouter à mes étudiants deux chansons de Barbara, c'était en fin de cours, j'étais, comme d'habitude, à la bourre... On leur avait donné la veille à lire le texte de "Drouot", je mets la cassette :


"Dans les paniers d'osier de la salle des ventes
Une gloire déchue des folles années trente
Avait mis aux enchères, parmi quelques brocantes
Un vieux bijou donné par quel amour d'antan

Elle était là, figée, superbe et déchirante
Ses mains qui se nouaient, se dénouaient tremblantes
Des mains belles encore, déformées, les doigts nus
Comme sont nus, parfois, les arbres en Novembre (...)"


Découvrez Barbara!




Je leur demandai s'ils l'avaient déjà entendue. Non, me répondirent-ils comme abasourdis encore par cette voix, dont ils me dirent qu'elle leur donnait des frissons, les émouvait terriblement. Ils voulurent que je leur explique "hagarde", "marteau"... "salle des ventes", "Drouot"...

Le thème de la semaine avait été... "l'amour", aussi leur proposai-je de regarder une vidéo de Barbara, "Ma plus belle histoire d'amour"... ils acquiescèrent sans hésitation, j'étais si heureuse de leur enthousiasme que je ne fis attention ni à la pendule, ni au lieu : une salle de classe, un vendredi midi, une formation en français langue étrangère... La fraîcheur avec laquelle ils accueillaient cette "vieille" chanteuse m'émouvait, moi, dont la jeunesse avait été modelée par cette voix.



Ma plus belle histoire d'amour. Barbara



Quel plus beau cadeau, quel plus bel hommage, que ces larmes maladroitement cachées, et subrepticement effacées sur son visage par Sarah. Elle qui entendait cette chanson pour la première fois, ne put que fondre à ces mots :

"J'ai pleuré mes larmes,
Mais qu'il me fut doux,
Oh, qu'il me fut doux,
Ce premier sourire de vous,
Et pour une larme,
Qui venait de vous,
J'ai pleuré d'amour,
Vous souvenez-vous ?"


Alors, ce soir je vous remercie de vous.

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /Sep /2008 23:20

On y va à l'école, au collège (Saint-Ouen L'Aumône, Les Brouillards, et aux Touleuses, à Cergyiiii, Cergyiiii, puis au lycée, à Pontoise), on traîne ses guêtres, son coeur, ses 13 ans, ses 15, ses 16, ses 18 ans... Oh, que ces années furent douloureuses, qui me dira que d'être jeune, adolescent, est une sinécure ? il faut être parent pour le croire. Les parents, cette race à part qui pense que sa progéniture doit réussir ce qu'ils ont raté... et ça dure depuis une éternité... Le ciel m'a épargné cette épreuve-là, parfois je le regrette, souvent je m'en réjouis.

Moi, j'écoutais Brassens, Bobby Lapointe, Patti Smith, Barbara, les Stones, Brel, Casthélémis (avec Philiberte...), Areski et Fontaine avec Higelin, Tri Yann, Laurie Anderson, mais aussi Gilles Vigneault, The Alan Parsons Project, Ferré, Ferrat, François Béranger, Meat Loaf, Franck Zappa... et Mozart ou Mahler, parfois.

Alors, ils ont peut-être raison les parents (les vieux ?)... de rêver leur jeunesse enfuie, d'idéaliser celle de leurs enfants, finalement c'était aussi du bon temps.

En ce jour de rentrée, je ne regrette aucunement ce temps passé sur les bancs de l'école, jusqu'à ceux du lycée... Car déjà une seule chose me portait : aller vers elle, enfin, un jour pouvoir la mettre en pratique, être seule à me colleter pour ma... liberté. Aujourd'hui elle est ma perle rare (Moustaki...), encore plus depuis qu'au loin j'ai laissé la prison d'amour, quittée... ou perdue.

A chaque rentrée, je ressens l'infini soulagement d'être sortie de cette vie passée...



Anis - Cergy

Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Samedi 23 août 2008 6 23 /08 /Août /2008 14:03

Maria Bethania. Photo globo.com


  Explode coraçao                                 Explose, mon coeur       
*                                                                       *
Chega de tentar dissimular                           Suffit ! d'essayer dissimuler
E disfarcar e esconder                                         Et masquer, et cacher
O que nao da mais pra ocultar                                Ce qu'on ne peut plus occulter
E eu nao posso mais calar                                       Et que je ne peux plus taire
Ja que o brilho desse olhar foi traidor e             Puisque la lumière de ton regard a trahi
Entregou o que voce tentou conter                 Confié ce tu avais essayé de contenir
O que voce nao quis desabafar e me cortou   Ce que tu n'as pas voulu avouer et m'a blessée

Chega de temer, chorar, sofrer                        Suffit de trembler, pleurer, souffrir
Sorrir, se dar, e se perder, e se achar                 Sourire, se donner, se perdre, et se trouver
Que tudo aquilo que e viver,                                  De tout cela qui est vivre,
Eu quero mais e me abrir                                        Je veux surtout m'ouvrir,
E que essa vida entre assim                                      Et que cette vie soit ainsi
Como se fosse o sol                                             Comme si elle était le soleil
Desvirginando a madrugada                           Déflorant l'aurore
Quero sentir a dor dessa manha                    Je veux sentir la douleur de ce matin

Nascendo, rompendo, rasgando,                      Naissant, rompant, déchirant,
E tomando meu corpo e entao eu                    Prenant mon corps et moi alors
Chorando, sofrendo, gostando, adorando, gritando  Pleurant, souffrant, aimant, adorant, criant
Feito louca, alucinada e crianca                            Faite folle, hallucinée et enfant
Sentindo o meu amor se derramando                 Sentant mon amour qui s'étale
Nao da mais pra segurar                                    Je ne peux plus le retenir
Explode coraçao                                              Explose, mon coeur




Maria Bethania - Explode coraçao


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Samedi 23 août 2008 6 23 /08 /Août /2008 13:18

Que fais-tu ?
Où es-tu ?
Toi, l'ami.

L'âme
et ses
déclinaisons :
Ami,
Amant,
Amour.

Alors je te dis,
Ami de coeur.

Exilé de ta vie,
Exilé dans Paris,
Tu pleures, 
Cette chanson.

Je t'accompagne
Dans ta tristesse,
Je t'écoute
Dans ta détresse.

La beauté née
Sous ta plume,
Je la lis,
Elle te consume.

Si tu passes
Sur mon chemin,
Lève les yeux,
Avant demain.




Roger Tabra - Moscou dans Paris
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Dimanche 17 août 2008 7 17 /08 /Août /2008 19:04

Il y a comme ça parfois des évidences, de l'essentiel qui nous tombe dessus... sans prévenir. Là, sur France Musique, ça m'a saisie, Nougaro, "Une petite fille"...

Pourquoi ?

Allez savoir pourquoi au piano ce jour-là... (ça, ça me trotte dans la tête depuis 2 jours, je vous le mets en prime, après Nougaro).






Photo : librairielesargonautes.fr, n°10, La concorde





C'est décousu, mais ça fait du bien le décousu... ça nous unifie le décousu. Décousons, décousons, décousons-nous.



Fragson, Barbara

Allez savoir pourquoi, au piano, ce jour-là,
Y avait une musique sur le bout de mes doigts,
Une musique.
Allez savoir pourquoi, les pianos jouent parfois
De drôles de musiques sur le bout de nos doigts.
Allez savoir, pourquoi.

[...]

Allô, allô, mon cœur, me murmurait ta voix.
Je n'étais pas ton cœur et c'était une erreur
Mais, je n'ai pas raccroché
Et tu n'as pas raccroché
Et si je n'ai jamais su qui tu cherchais,
J'ai tout de même compris que l'on s'était trouvés
Et, depuis ce jour-là où tu l'as découverte,
Tu es le Robinson de mon île déserte,
Tu es le Robinson de mon île déserte
Parce qu'un jour, un piano, allez savoir pourquoi,
Jouait une musique sur le bout de mes doigts,
Une musique,
Parce qu'un jour, un piano,
Un piano, un piano...




Découvrez Barbara!


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Samedi 16 août 2008 6 16 /08 /Août /2008 19:05

 




Eclipse de lune, lune en reflet.
Lune pleine en apparition sur la vitre de la fenêtre.
Vite, cueillons-en quelques rayons.

Alchimie des sentiments.
L'amer en miel s'est transformé
Grâce à l'abeille reine.

Le coeur en calice a accueilli
la douleur, le rejet, le déni,
puis, les mains se sont ouvertes.

La douleur en douceur s'est muée,
le rejet, mille jets de lumière a donnés
et c'est ainsi que le déni a béni

La terre















Découvrez Claude Debussy!


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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