Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /2009 19:04


Le laurier séché, accroché sur la poutre de l'entrée, est tombé sous mes yeux. Avant déjà, pendant mes vacances, près de lui, le mobile en coquillages s'était écroulé, au bout de 10 ans, retenu par un fil sur un clou, il a soudain lâché (il était censé me protéger des esprits).

Mon père semble abattu, amaigri... il vit, mais quelque chose en lui s'est brisé, il se met à perdre pied... littéralement, il doit s'accrocher aux murs car ses jambes par moments ne le portent plus. Et puis, plus récemment, il se retrouve sans voix... sa bouche se paralyse.

Nous sommes telles des branches séchées, des maisons vidées (image du film, que je n'ai pas encore vu...
Le temps qu'il reste, où l'on montre ce qu'est notre monde quand nos plus chers ont disparu...).

Nous sommes sans voix, nous perdons pied.

Le violoncelle m'apaise, le vent dans mes cheveux, le merle qui vient d'attraper un insecte et le tient dans son bec, le rire de ton fils, les rêves qui me guident, la fin du monde qui ne saurait tarder.

Que se passe-t-il sous terre ? ça angoisse Lucas... au bout de quatre mois, comment est ton corps ?

Je voudrais lui dire ce que me disait ma grand-mère : "Il est un très grand mystère, car c'est celui qui prouve l'existence de Dieu. Regarde ce bâton, ce bout de bois sec. Comment peux-tu expliquer qu'il a pu, ou pourrait porter des feuilles, des fleurs ?"

Pendant mes vacances, mon arbre a failli mourir, celui dont je ne sais toujours pas ce qu'il est : prunier ? abricotier ? un jour, il a poussé dans un de mes pots, un noyau tombé du ciel (mon voisin du dessus, qui soit arrosait trop ses jardinières, soit me gratifiait de ses mégôts de cigarette... a dû négligemment jeter la semence d'un fruit...). 15 jours pratiquement sans eau en plein mois de juillet, quand je suis rentrée toutes les feuilles étaient désséchées. J'ai taillé, arrosé, et miracle... le voici affichant un nouveau printemps. Couvert de jeunes feuilles vertes, il vient me confirmer qu'il faut toujours se méfier de ceux qui nous annoncent la mort des arbres (que n'ont-ils coupé les branches et arrosé ?).




Ce corps, dont on te dit qu'il pourrit, se couvre de fleurs, de feuilles et de fruits, dans une autre dimension, ou quand nous ne l'attendons plus.








Photos (c) Luciamel (en haut l'arbre mystérieux, en bas mon mandarinier qui, après des fleurs inespérées, a donné de beaux fruits).

Par Luciamel - Publié dans : Ma douce
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Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /2009 19:21

Face à la sempiternelle question... pourquoi tenir un blog ? et, confrontée aux tenants et aux aboutissants du business en ligne orchestré sur le web.2 (comme dirait mon cher Kfigaro - disparu de l'autre côté du web.1) par nos chères plateformes et autres lieux de perdition; parce que, sachons-le, il y en a qui s'en mettent plein les fouilles avec nos âneries bloguesques, je réitère la question :

Pourquoi, et pour qui, t'écris toi ?

On m'a récemment fait une proposition indécente... pour être publiée sur Causette, et sur Second Sex... on me suggérait (en tant que membre du comité de rédaction de Ladies Room) de pondre... des billets olé, olé... et pour tout dire, osons le mot, "cochons" !!!




Mon cher Frenchi (blogueur croyant et pratiquant, et ce, bien que protestant...) s'est lui aussi lancé dans l'exercice de style... l'érotico-blogo-à-gogo... Il m'a expliqué que c'était le seul sujet (mis à part, bien entendu, les fringues, le maquillage et le shopping) qui pouvait intéresser les filles... Ben, la culture (à part le début du mot...), la littérature, la politique, les voyages, les problèmes de société, le féminisme, ou l'économie... c'est pas du tout fédérateur (ni vendeur...), m'a-t-il suggéré.

J'étais partie sur ma lancée habituelle : la grosse colère... l'irritation... lorsque soudain, tombée du ciel, l'envie de sourire, de rire même de tout ça, me prit par le bras. Allez, viens avec moi, partons sur nos chemins de traverse, continuons à nous amuser, à faire l'école buissonnière, laisse-les croire qu'ils vont avoir de bonnes notes, et qu'avec ces bonnes notes ils seront heureux... Nous, Mila de mon enfance, on n'y a pas cru... On est allées sur la colline pour capturer des grillons et les mettre dans nos boîtes d'allumettes. Tu as été punie en rentrant... moi, mes grands-parents ne m'ont rien dit, c'est peut-être pour ça que je continue à l'aimer plus que tout, l'école buissonnière.

Arrête Lucia ! ne t'emballe pas comme ça... laisse les gens regarder le bout de leur nez, si c'est ça qui leur plaît. Tu vois bien qu'à force de croire que tu vois plus loin, ou au-delà, tu passes pour la prétentieuse et la rabat-joie de service...

Que vois-tu vraiment ? que veux-tu vraiment ?

Faire entendre sa voix, n'est-ce pas le plus important ? La note essentielle qui fait vibrer notre âme. Celle qui nous distingue, celle qui est notre voie. Pourquoi copier quelqu'un d'autre ? pourquoi vouloir réussir, avoir plein de lecteurs, être au top ? Si on n'a pas écouté la note qui nous fonde...

Quelle est ta note à toi ? quelle est ta voix ? ne voudrais-tu l'écouter ?

Envoie-les valser tous ceux qui te disent d'écrire "sexy" ou "guirly" ou "littéraro" ou "journalistico" ou "politico" ou "pro"... Ouvre ta page, laisse venir les images, dis au monde qui tu es... profite de ce lieu de liberté pour éventuellement, comme Xena, dire, le plus sincèrement du monde, ta soirée chez les pompiers...  puis aussi d'accepter que "tiens, j'ai bien envie de faire un bébé et de me caser"...

La lucia, mon pseudo... ce n'est que ma recherche de lumière. Merci à vous de me lire et de me guider dans mes ténèbres.




photos (c) Luciamel (c'était l'anniversaire de mon cousin, on a mangé du très bon cochon de lait)
Par Luciamel - Publié dans : Enfants d'espoir
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /2009 19:23


Virginia Woolf, écrivain.



Alexandra David Néel, écrivain, exploratrice.

Rita Levi Montalcini,
neurologue, prix nobel.

Valérie Lagrange, chanteuse.


La folie par Valérie Lagrange

Elle a pas besoin de parler, de juger
Elle en sait trop pour condamner, critiquer
Elle a pas besoin de journaux, de télé
Pour savoir c’qui est arrivé
Sur les trottoirs, l’éternité

Elle voit tout dans sa tête
Visionnaire et prophète
Elle est si près de la vérité
Qu’elle s’y est brûlée
La folie… La folie

Elle est comme un cheval sauvage
Rebelle, indompté
Qui refuse d’entrer dans la cage
Où tant d’autres sont enfermés
Elle porte gravée dans sa chair
A jamais imprimée
La marque indélébile de la liberté
La folie… La folie

Elle voit tout dans sa tête
Visionnaire et prophète
Elle est si près de la vérité
Qu’elle s’y est brûlée
Elle est là quelque part en toi
Quelque part en moi
Elle est l’enfant toujours vivant
Dans la nuit de notre inconscient

La folie… La folie
*********************************


Et mes copines portugaises, les deux pieds bien ancrés sur terre...



photo (c) Luciamel


Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /2009 20:41



Le lendemain
de son retour, Giovani nous fit l'annonce que nous attendions depuis si longtemps.

- La Terre a suffisamment retenu son souffle, les humains ont finalement trouvé le moyen d'unifier l'ombre et la lumière en eux, et par là-même de délivrer Dieu... Après ces dix années de glaciation, il a donc été décidé de rétablir la rotation de la planète bleue, vous reverrez les saisons, l'eau, l'herbe, les arbres, les fruits, les abeilles, et tous les animaux... même les rats vous reviendront.

Les enfants présents, des êtres de lumière, mais aussi les humains ayant survécu à la glaciation, ne retinrent pas leur joie... Ce fut comme ce 2 août de triste mémoire... où la montagne surgit du néant, où la Terre arrêta le cours de sa vie... où les rats envahirent la ville, où le froid s'installa en nous et autour... tous furent saisis par l'émotion. Cette fois-ci elle vibrait de mille feux, elle tintinabulait au creux de nos cellules.

Mes yeux ne contenaient plus leurs larmes, mon coeur s'ouvrait au bonheur sans retenue... C'est alors que Nani... ça aussi les Dieux me l'offraient... reprit forme sous mes yeux. Giovani pouvait disparaître, sa mission était terminée... moi, j'allais pouvoir retrouver la femme... qui m'avait fait naître à moi-même.

Le ciel devint orange, jaune et rouge...

Puis, de nouveau le soleil nous salua... Il nous fallut plusieurs mois pour retrouver les océans, pour de nouveau entendre le bruissement du vent...

Dans l'eau retrouvée, les vagues, et le sable... les galets ramassés... tout chantait la gloire de la vie. Pourtant, l'absence de mes enfants... leur disparition soudaine, leur appel au loin, était l'aiguillon qui me rappelait ma condition humaine, périssable.

Je le dis à Nani... Dieu, ou ses anges... étaient bien égoïstes, tout était régi suivant leur bon vouloir... En quoi cela valait-il mieux que notre imperfection humaine ?

Elle me répondit :

- Cela ne vaut pas mieux... Dieu n'est pas Dieu... l'homme... ou plutôt l'humain, est Dieu, tout autant... Vous avez péché, vous avez fauté... vous êtes le chemin, vous êtes le point d'interrogation et la réponse à la question. Pour autant, vous êtes des enfants... ne sachant pas marcher, ne pouvant pas parler... Dieu est votre père et votre mère, il vous tient seulement la main.

Cette nuit-là (une vraie nuit, après plus de 12 heures de jour, comme avant... quand on organisait Paris-plage et Paris quartier d'été...) nous reformâmes l'origine du monde... moi et mes 60 ans, elle et ses... milliards d'années... Nous fusionnâmes.




Photo (c) Luciamel
Par Luciamel - Publié dans : Le bel amant
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Mercredi 29 juillet 2009 3 29 /07 /2009 19:47

                                                                         Arthur Miller et Marilyn Monroe (ici)


Ca fait quelques jours que le sujet me trotte dans... la tête. Qu'est-ce donc que tous ces gens qui nous pètent à la figure ? sans doute des malotrus, des mal élevés, des Narcisse du pot de chambre. Ne l'avez-vous remarqué vous aussi (mais, peut-être l'êtes-vous... un révolté du pet !), dans le métro, sur le trottoir devant vous, dans la voiture, et parfois chez eux (ou chez vous) vos amis ?

Ce gaz (oui, nous sommes comme les vaches, nous polluons l'atmosphère, car nous sommes vivants !) que nous devons relâcher dans l'atmosphère, ma grand-mère m'avait enseigné, alors que je n'avais que 7 ans, qu'il nous fallait éviter de le faire en présence d'autrui, elle m'a programmée... en me recommandant d'aller aux toilettes pour me soulager.

Or, depuis l'enfance, les aléas de la vie m'ont fait constater que le "ne fais pas à ton prochain ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse" se retourne souvent contre le pauvre benêt (pas de féminin) qui s'y tient. J'ai compris que la haine et la noirceur étaient tout autant de ce monde que l'amour et l'angélisme de ma grand-mère.

C'est pourquoi m'intrigue depuis quelque temps cette tendance qui pousse un humain à péter en public... Il fera l'innocent, dira même si on le soupçonne, "ah non, ce n'est pas moi", ou se taira, comme si ce sujet était anodin, et ne le concernait aucunement. Péter, être un pseudo-révolté, celui qui dit "merde !", "tu me fais ch...", en envoyant seulement le fumet !

Mais c'est aussi dans la pièce Kvetch (revue avec grand plaisir), le personnage de la vieille dame, la mère... celle qui ne se retient plus, elle pète et rote à tout va, c'est sa révolte à elle, sa façon de dire qu'elle va crever et qu'elle emmerde tout le monde, en attendant. Les conventions, l'éducation donnée par sa mère grand, elle l'envoie valser par dessus les moulins à vent...

Marilyn ? Pessoa ?

Ce soir, un documentaire sur la belle Marilyn (suivi de 7 ans de réflexion). En Avignon une mise-en-scène d'une pièce de l'hétéronyme de F. Pessoa, Alvaro de Campos. Enfin, je comprends pourquoi cet été tout le monde en terre de France se prend de passion pour notre grand poète... c'est dans l'air du temps, la brise du large... celle qui nous conte l'Ode maritime...

"Marilyn n'existe pas", dit Norma Jeane.

"On devrait dire à toutes les petites filles qu'elles sont jolies, même si elles ne le sont pas", Norma Jeane...

"Etre en retard, c'est s'assurer que les autres vous attendent, vous, et personne d'autre", Norma Jeane.

"C'est toujours celui qui aime qui attend l'autre", dit Norma-Marilyn.

"Mais peu de gens peuvent et veulent être aimés", dit son psychanalyste.


Fernando Pessoa (ici)


Par Luciamel - Publié dans : arts, livres, films,spectacles
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /2009 22:51



Ce soir-là, deux événements extraordinaires. En chemin, pour aller au café du phare, nous décidâmes de passer par les dunes en empruntant la passerelle qui longe la plage.

Le soleil venait juste de se coucher. Des odeurs d'arbustes et de fleurs des sables embaumaient l'air du soir. Lucas s'inquiétait de croiser un frelon (ou bourdon ?) comme la veille sur la jetée. J'essayai de le tranquilliser, "mais non, ils ne te feront rien, ce sont les fleurs, seulement, qui les intéressent".

Pas rassuré pour deux sous, nous vîmes Lucas détaler comme un lapin... ou plutôt comme un félin.

Je compris alors que son inquiétude était fondée, les bourdons aimaient les fleurs, soit ! mais nous étions au milieu des buissons odorants, de la végétation des sables, heureusement préservée par ces chemins de planches sur pilotis surplombant les dunes.




Etaient-ils des dizaines, des centaines, des milliers ? Ils volaient de toutes parts, certains (saouls qu'ils étaient de cette orgie de nectars) se cognaient à ma tête, lourdement.

Arrivés sur la "terre ferme", nous aperçûmes Lucas triomphant de sa victoire sur les monstres volants.

Au café du phare (le troisième plus haut du monde !). Ambiance et décor des années 60, familles bourgeoises des alentours (enfants portant "de la marque", au look BCBG : coiffure et bonnes manières), serveurs en tenue, volume sonore et déplacements feutrés.

Deux écrans plats, de part et d'autre de la salle, nous ramènent pourtant à notre époque... Le "spectacle" retransmis me fait sourire : quelle idée ! une compétition de billard, seuls des Portugais pouvaient se passionner pour ce sport-là. Les deux champions : un Français et un Coréen sont impressionnants de concentration.

Et ce fut là que l'inattendu nous surprit à nouveau : tels des bourdons fascinés par les odeurs, nous suivions du regard la valse précise de la boule sur le tapis vert, en trois temps... 1, 2 et 3... Et chaque fois, ils réussissaient d'une boule à toucher les deux autres... 1, 2, 3...




Photo (c) Luciamel (sauf celle du bourdon : ici)

Par Luciamel - Publié dans : Portugal
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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /2009 22:17

Elle s'appelle Marta Hugon, elle est portugaise, née à Lisbonne en ??? Entrée en musique par le répertoire classique, elle s'est peu à peu passionnée pour le jazz, a intégré le Hot Club du Portugal et continué avec le Conservatoire d'Amsterdam (dont des cours avec Norma Winstonne).

Elle a créé son quartet en 2005, et lancé en 2008 son deuxième CD Story Teller.

Vous allez l'aimer :
ici







Par Luciamel - Publié dans : Poésies, musiques
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Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /2009 20:15


C'est l'histoire d'un prince, en terre de Lusitanie... Lui, qui depuis si longtemps s'ennuyait dans son château de paille, se laissa convaincre par un manant de passage lui contant que la vie était plus belle sous les étoiles, de partir vivre sous d'autres cieux.  L'homme venait de l'outre-terre, celle qui se trouve au bord de l'océan, après des semaines de marche, après les montagnes, et les champs arides de l'Espagne.

Le prince allait sur ses treize ans et n'avait pas encore fait de guerre, ni celle des hommes ni celle du coeur.

Son père, le roi, s'occupait à son travail, celui de gouverner sa fortune en la faisant fructifier de la plus judicieuse façon. Il savait quelles étaient les bonnes alliances, sa diplomatie était légendaire et lui avait évité bien des batailles. Le fils était triste, surtout depuis la mort de la reine, sa mère.

Luc était son prénom.

Un jour revenant de la chasse au faucon, il prit sa décision. Il partirait par les chemins, tel un gueux, avec seulement quelques pièces d'or en poche.

A l'aube, déguisé en mendiant, il alla réveiller l'homme venu de Lusitanie.

- Je pars avec toi.
- Où veux-tu aller ?
- Là où le ciel rejoint la terre, là où le feu brûle la mer, là où commence ce que nous sommes.
- J'étais venu te chercher.

Ils marchèrent en silence toute la première journée, le soir les vit tomber de fatigue dans une grange abandonnée.

L'enfant était devenu le prince en quête de liberté.












Photos (c) Luciamel
Par Luciamel - Publié dans : rêves
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /2009 01:26



Retour.

Ohhh la la, les stat's... du blog (bon, je m'en fiche... ai-je dit).


Juste pour avoir une petite idée de ce dont il était question ces temps derniers, je vous fais découvrir cette jeune fadiste Carminho, ci-après la vidéo la moins... ambiguë, on verra un peu plus tard pour l'autre. Il s'agit du fado "A Bia da Mouraria" (Béa de Mouraria). Mouraria étant le quartier maure de Lisbonne, celui qui représente de manière véritable le fado de Lisbonne (l'autre fado étant celui dit de Coimbra).

 

 




Pour la suite des découvertes, nous attendrons un peu. Les vacances ça rend paresseux... et insouciant.





Photos (c) Luciamel




Par Luciamel - Publié dans : Joie
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /2009 19:41


Je vous laisse pour quinze jours... (deux semaines en fait, mais en français on dit quinze jours... ça amuse beaucoup mes étudiants japonais... deux fois sept = quinze... en français).

Je m'en vais au pays de l'océan, au pays de mes origines, à la source du fado... Je suis un peu triste cette année... (très) car ma douce... ma princesse, ma petite soeur, ne pourra pas y retourner... au pays de son enfance, de notre enfance, des chemins... du sable, des fraises cueillies au bord des champs... des souvenirs... Mais, heureusement, elle est partout maintenant. Ici et là-bas. Seule moi je reste limitée à mon présent.





As Maos Que Trago
Paroles Amàlia Rodrigues

Foram montanhas, foram mares,
Foram os números, não sei
Por muitas coisas singulares
Não te encontrei, não te encontrei
E te esperava, te chamava
Entre os caminhos me perdi
Foi nuvem negra, maré brava
E era por ti, era por ti!

As mãos que trago, as mãos são estas
Elas sozinhas te dirão
Se vem de mortes ou de festas
Meu coração, meu coração
Tal como sou, não te convido
A ir esperar onde eu for
Tudo o que eu tenho é haver sofrido

Pelo meu sonho alto e perdido
E o encantamento arrependido
Do meu amor, do meu amor !



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Mes mains, les voici

Ce furent des montagnes, ce furent des mers,
Ce furent les nombres, je ne sais
Pour des raisons bien singulières
Je ne t'ai pas trouvé, pas trouvé
Mais je t'attendais, je t'appelais
Au milieu des chemins, me suis perdue
Je fus le sombre nuage, les vagues déchaînées
Et c'était pour toi, c'était pour toi !

Mes mains les voici, ces mains sont les miennes
Elles seules te diront
S'il revient de la mort ou de la fête
Mon triste coeur, mon triste coeur,
Celle que je suis ne t'invite pas
A aller m'attendre là où je vis
Tout ce que j'ai c'est d'avoir souffert

Par mon rêve haut et éperdu
Par l'enchantement blessé
De mon amour, de mon amour.



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Texte, photo et traduction (c) Luciamel
Par Luciamel - Publié dans : Ma douce
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Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /2009 21:15

Blogueur indépendant, j'écris ce que je veux...

Mon oeil...

Tiens, comme par hasard tout le monde s'agite au sujet de la burqa... tiens ?!  juste après le discours d'Obama au Caire et le repositionnement, étudié, de Sarkozy (et des autres dirigeants européens) par rapport à cette question du voile islamique...

Tiens, comme par hasard... on nous sert les sujets à traiter dans nos blogs... va sur "yahoo", va sur... "google"... on te donne le mode d'emploi de ta pensée. Les sujets que tu dois traiter. Ceux qui seront au "top" des blogs... ceux qui te mettront au "top" !!! toi, le... "couillon", le/la (allez, je mets aussi le féminin, égalité oblige) connard/connasse qui va se faire b... par tous les... privilégiés (langage de gauche/gauchiste) ou par ces irresponsables (langage du Modem, de Sarko, c'est kif-kif bouriko, de la droite pas-à-l'aise-dans-ses-baskets-en-ce-moment...) qui te disent comment tu dois trier tes déchets.

Alors, je navigue (point trop...) de blog en blog... et je retrouve... ce à quoi on me dit de m'intéresser... aaaahhhh.... ????  bon ???  Ouiiiiiii.... car c'est là où se trouvent les sujets importants, ceux qui soulèvent les foules, ceux qui te donnent des points au classement Wikio (ou autre).

Parle de ça !!!

Ah ???

Zut, et rezut, vous me désespérez !

Vous êtes des humains, vous avez une arme extraordinaire (internet), et vous n'en faites qu'un mouchoir de poche, celui qui va vous permettre de vous moucher... Alors que vous pourriez être une révolution, que vous pourriez refaire le monde... alors, je vous lis... un peu... vous répétez "yahoo", vous répétez "google"... vous faites le perroquet... de tous les pouvoirs... que pourriez-vous dire d'autre ? que sauriez-vous écrire d'autre ? C'est ce que je guette, c'est ce que souhaite... Surprenez-moi...

T'es mal placée, relèverez-vous très à propos, toi qui, depuis quelques jours, ne cesses d'encenser Michael Jackson... Oui, mais voyez comment je le fais : comme la masse ! pas l'élite, pas les spécialistes en tout poil... Pour être au top, pour être 'in the mood', il me faudrait explorer ce que la masse ne peut pas concevoir... m'éloigner de l'émotion, revenir à l'histoire, aux dates, aux mouvements, aux influences... Car, comme dirait Didier G., c'est ça la culture ! la vraie s'entend, pas celle des ploucs, des paysans, des analphabètes, des jeunes, des midinettes, ou des minets...

La culture, la vraie, la seule... se mérite, car peu sont les élus (et surtout pas les démunis, pas les immigrés). Frédéric Mitterrand en est un d'élu... par Nicolas Sarkozy (dans la nouvelle démocratie, celle où une seule personne vote pour l'ensemble de la population).

Alors, interrogez-vous sur la couleur de votre sang. Est-il... bleu ? blanc ? ou rouge ?

J'ai posé une devinette à une de mes étudiantes (pour lui apprendre le système des hypothèses, le "si" plus "imparfait" suivi du conditionnel) :

S'il était un animal ce serait un caméléon,
S'il était une plante ce serait une liane,
S'il était un objet ce seraient des gants blancs,
S'il était un livre ce serait 'Le magicien d'Oz'

Qui est-ce ?




Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 19:43



Je sens que vous avez besoin de douceur, que ce monde vous semble parfois cruel, et que mes billets vous donnent parfois le blues... (on ne dit pas encore le fado, mais ça devrait venir).

Un bébé vient de naître, il s'appelle Charles. Je rentrais de mes courses hebdomadaires quand je fus stoppée dans ma... course par la caverne d'Ali Baba !!! et dire que je passe devant tous les jours et que je n'y étais jamais entrée. Sésame, ouvre-toi !

Ah, pensai-je, mais c'est là où je pourrais trouver un joli cadeau pour le bébé. Mais, c'est bien sûr. Et merveille des merveilles : cette boîte à musique avec un nounours qui tournoie... Soudain, le temps s'est arrêté, soudain, j'ai entrevu que les douceurs du chocolat, de la guimauve, des dragées, des scoubidous, des fraises tagada, et des boules de coco... étaient le rempart le plus sûr contre la crise, la déprime et le vieillissement de l'esprit (car les corps eux ne vieillissent pas, ils se laissent seulement ratatiner... par le dépérissement de notre psyché).

Dorénavant je saurai, quand les jours seront gris, quand mon âme aura du mal à me porter : j'irai chez Gildo, le confiseur de la rue du Renard.








Un petit Michael pour accompagner tout ça ? et arrêtez de voir le mal, le mâle pervers... l'ogre, le grand méchant loup, partout.




"We Are the World est une chanson caritative de 1985 écrite par Michael Jackson et Lionel Richie, produite par Quincy Jones et enregistrée par le groupe de musiciens USA for Africa. Ce titre a eu pour objectif caritatif de collecter des fonds pour lutter contre la famine en Éthiopie." (Wikipédia)



Il n'a pas arrêté de le chanter... "I am the child"...



Photos et textes (c) Luciamel.
Par Luciamel - Publié dans : Joie
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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 22:51

"Vous ne pouvez pas imaginer ce que c'est que de perdre un enfant", cette phrase mon père l'a dite à une amie, le jour des obsèques de ma soeur.

 

C'est aussi ce que le père de Michael Jackson a pu dire. Ce que Jean-Louis Trintignant a ressenti, ce que Nadine Trintignant a crié.

Michael Jackson... une ministre, de quel ministère ? difficile à dire... celle qui a eu le malheur de ne pas regretter sa mort, quelle bêtise ! on lui demande juste de communiquer... pas de faire du sentiment, ni même d'avoir des résultats. Si en plus il faut leur apprendre leur métier : communiquer.

Michael, oh la la... que de bêtises j'ai faites en l'écoutant... Sans vous en dire plus... je vous laisse juste l'imaginer, c'était en 1987 ou 88... sachez seulement que la cassette (que j'ai toujours) est passée plusieurs fois sur le métier.

You're just another part of me... I'm bad...

Mais ma préférée... Liberian girl (déjà en ce temps-là), à vrai dire, difficile de préférer... en fait, j'aime tout Bad, en boucle. The man in the mirror... "if you want to make the world a better place, take a look at yourself and make that change"...

Je ne suis pas triste... comme dirait Christine Lagarde... (pas pour les mêmes raisons) mais je suis émue, profondément émue, à l'annonce de sa mort, comme je l'ai été de nombreuses fois, à l'écoute de sa musique.


 


A l'époque je m'étais intéressée à cette Liberian girl... femme du Liberia, le Liberia premier état africain indépendant... en 1847 et depuis 2006 premier état africain à avoir élu à sa tête une femme...

Merci Michael et bravo pour ta clairvoyance : Liberian girl... l'annonce d'un nouveau monde (et ce clip à nouveau téléchargeable depuis aujourd'hui... une pure merveille).

L'autre bêtise... ce fut à l'écoute de I just can't stop loving you... quelle idée ai-je eue alors d'appeler mon prof (particulier) d'anglais, Steve..., pour lui faire entendre cette chanson ? Il était plus de 22h, Elisa me le disait bien... "que fais-tu ? ce n'est pas raisonnable... ça ne va mener à rien". Et en effet, ça ne m'a aidée qu'à comprendre que la musique, et les chansons, c'est un doux rêve. Il m'a répondu à la leçon suivante : "j'étais très flatté, mais... il se trouve que je suis..." (il m'a raconté un baratin, il voulait dire "je suis ton prof", aujourd'hui je comprends ce qu'il a voulu dire, je suis prof moi-même, il existe un mur, une sorte de miroir, ou de toile de projection, dans cette relation, comme dans celle du psy et du patient, de l'acteur et du spectateur, de l'écrivain et du lecteur).

Quelle belle chanson et quel beau souvenir, merci Michael.



Par Luciamel - Publié dans : émotions artistiques
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /2009 23:46

suite au remaniement de l'article... voici la nouvelle version :


"De la vie je ne prends que la dolce vita..., c'est tout.  M'en voulez-vous ?" (Pauline Croze)



Par Luciamel - Publié dans : Politique, société
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Dimanche 21 juin 2009 7 21 /06 /2009 23:08

Il est un moment de la soirée (plus de 23h) où il faudrait se demander s'il est raisonnable de poster un billet... d'autant que fête de Louis, de Rodolphe, et d'autres... aidant, vous avez un peu trop arrosé l'été... de votre joie, de votre enthousiasme, afin de  l'aider à se lancer... (le pauvre, des fois qu'il hésiterait).

 

Alors, voici en toute modestie (euh...) un mini reportage de ma soirée... faites de la musique sans moi... je ne fais que passer...

 


 










Pour ceux qui auraient les oreilles bouchées... c'était du fado !!! et la guitare du très beau... jeune-homme sur la gauche... euh... ça s'appelle une guitare portugaise à douze cordes... bien plus que les... guitares... ordinaires... Nan... il est bien trop... vieux pour moi ce musicien...  il était ben bon ce café...





Dulce Pontes, la grande artiste...



Photos et textes (c) Luciamel


Par Luciamel - Publié dans : rêves
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