Publié le 24 Avril 2008

Il faut que je vous dise... demain je pars... pour quelques jours... je m'en vais au pays de l'océan... ça faisait longtemps... j'essaierai de vous poster quelques commentaires de là-bas (au cyber-café de la plage), peut-être même un billet de temps en temps... vous allez me manquer... mais là j'ai besoin de décrocher... de prendre de la distance... d'aller vers la distance même...

Je serai là  :







ou là :




mais d'abord il y a les bagages et ça :


 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 23 Avril 2008


Tous les jours je passe près d'elle, assise sur le trottoir, son petit carton à côté d'elle, ADIEZ MOI, qu'un passant (?) attentionné a dû lui corriger : AIDIEZ MOI. Elle dit "bonjour", en les regardant, à tous ceux qui la croisent quotidiennement devant cette antenne de la médecine du travail. Oui, je sais c'est une technique de communication, car à force un lien se crée avec ceux qu'elle contacte ainsi, le salut amenant une sympathie, une empathie, propice à la générosité. Parfois un homme (son homme ?) la remplace, l'après-midi souvent, mais avec lui ce n'est pas pareil, il ne dit rien...

J'ai souvent détourné la tête, été agacée même, de savoir à l'avance que j'allais entendre ce "bonjour", et avoir ce regard posé sur moi. Jusqu'au jour où j'ai été précédée par un homme d'âge mûr, très bien habillé, genre homme d'affaires affairé, qui s'approchant d'elle a mis la main à sa poche pour sortir la pièce qu'il avait déjà préparée et la déposer dans sa main à elle avec une assurance chaleureuse. La mendiante en l'apercevant avait eu au visage une expression d'une si grande et sincère joie, que j'ai compris le don qu'elle faisait à l'homme... le rôle de tous ces mendiants dans nos mondes sclérosés. Elle offrait au nanti, au quidam, la possibilité de se voir dans le miroir de ses yeux à elle, de voir cette lumière, cette joie, qui est celle d'être reconnu comme humain par un autre être humain. Oui, il s'agit bien de fraternité. J'ai ensuite discerné qu'elle avait ses habitués, ceux qui peu à peu avaient été charmés... touchés par sa persévérance à les regarder exister...

Aujourd'hui, pour la première fois, j'ai tourné mon visage vers elle, j'ai esquissé un sourire un peu niais je crois, et j'ai pressé le pas...

La rencontre était là quoi qu'il en soit.

J'ai perçu alors (sous forme d'image intérieure) la proximité de la démarche (symbolique, sociale) de cette femme et de celles d'Amma, ou de Mère Meera... J'en entends qui vont hurler... comment comparer quelqu'un qui fait la manche, qui est dans un réseau de bohémiens, sans doute... à ces éveillées ?

J'ai plusieurs fois été à des darshans de Mère Meera (pour en savoir plus : il y a ce site), j'ai expérimenté à cette occasion quelque chose d'unique, qui est à mille lieues de mon contact quotidien avec la bohémienne. Toutefois, c'est l'image d'Amma, accueillant dans ses bras les humains, ou de Mère Meera, regardant mon âme dans mes yeux... qui a surgi près de cette inconnue.

J'en entends d'autres hurler tout autant... franchement tout cela est de l'idôlatrie, c'est bien la mendiante la plus sincère des trois...

Nous avons tous nos croyances... et puis à certains moments nous voyons par transparence quelque chose surgir au-delà des apparences, une fulgurance nous ouvre des portes... et nous laisse voir une autre réalité. Ma mendiante a été en quelque sorte une clé...


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #métro - voyages

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Publié le 22 Avril 2008

Les gens du grand nord de l'Europe ont parfois quelque chose d'incompréhensible pour nous pauvres latins... un esprit décalé, qui peut parfois être assimilé à une sorte de "barbarie", ou d'étrangeté. Je songe aux frères Kaurismaki, L'homme sans passé, d'Aki, ou Moro no Brasil, de Mika. Confrontation des cultures que nous retrouvons aussi parfaitement illustrée dans le film d'animation franco-danois Astérix et les Vikings... C'est tout à la fois cette rudesse, ce côté assez païen en somme, mais aussi cette poésie du silence, cette profondeur de la nuit qui prennent le spectateur aux tripes.

J'ai songé à elle en postant un commentaire sur la musique de The Do, je crois que la Finlande influence la belle Olivia, et sa voix, ses allures de petite fille-femme un peu décalée, m'ont fait penser à Björk...

Les filles du nord vs les filles du sud... c'est diamétralement opposé... Trois clips pour vous le démontrer, les deux premiers c'est le sud, c'est latin lusophone, le troisième c'est nordique, attention ! car ce dernier peut heurter les âmes un peu trop sensibles, vous dites c'est déséquilibré, deux clips pour le sud, un pour le nord, mais attendez de voir ce que Björk sait faire, elle frappe fort... :

Marisa Monte "beija eu"

Marisa Monte "Vilarejo"



Björk : "pagan poetry"


Et pour les aficionados en exclusivité sur OverBlog... Astérix et les Vikings :



Astérix la suite 



et  la fin.



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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 21 Avril 2008

On cite souvent d'Andy Warhol cette phrase : «A l’avenir, chacun aura son quart d’heure de célébrité mondiale.»

C'était assez visionnaire, voyez aujourd'hui nous sur nos blogs; les chanteurs, les musiciens, sur Myspace; avec Internet, tout le monde voudrait devenir célèbre mondialement...

Quel est donc cette aspiration à être reconnu, connu du plus grand nombre, à tout prix ? Cela a-t-il réellement à voir avec la soif de créer ? Je songe à Fernando Pessoa qui de son vivant n'a publié qu'un seul ouvrage... (voir ici ou ), et qui pourtant savait, avec certitude, qu'il serait un jour vu de par le monde comme l'un des plus grands poètes du XXe siècle. Il s'est contenté d'écrire, chaque jour, une oeuvre colossale, laissée à la postérité bien rangée dans une malle.

Nous, c'est l'inverse... on veut quotidiennement être entendu, lu... Qu'est-ce qui m'amène, sinon, tous les jours à venir ici ou là... inscrire ma trace, à laisser mes pas... sur ce support dérisoire qu'est le Web ? C'est que je trouve fascinant ce contact virtuel, potentiel, avec le reste de l'humanité (francophone quand même, ça limite...). C'est que moi aussi je rêve de mon quart d'heure de gloire...

Alors tous ces gens que je vois se démener... ils y sacrifient leur vie parfois... pour "être des artistes", pour devenir des "vedettes", des "célébrités", pour être connus... mais dans ce domaine comme dans d'autres : beaucoup d'appelés, peu d'élus ! Pourquoi ?

Etre "star"... quel poids... Marylin, oh Marylin...

J'ai quelques amis "célèbres", ce que j'aime le plus chez eux n'est pourtant pas leur célébrité...

Mais, comme je comprends les Molière, les Mozart, les Dulce Pontes, les Ana Moura, les Pessoa... qui ont en eux un feu sacré... et qui ne peuvent rien faire d'autre que l'exprimer... Ils ne VEULENT pas être des artistes, ils SONT... ils véhiculent cela... Certains veulent, mais ne seront jamais... car ils veulent trop, car ils ne sont pas.

J'aime les artistes. Voici l'exemple d'une belle réussite (lui, il fut enfant... près de chez moi, un petit prince dont je salue l'immense talent; elle, je suis sidérée par sa voix) : bravo Dan et Olivia ! The Do :



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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 20 Avril 2008

Avant d'aller dormir... avant de partir au-delà de la saudade... (para além da saudade), Ana Moura... pour le plaisir :






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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Portugal

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Publié le 20 Avril 2008

... ne peut pas nous faire de mal.

Il y a les moments de blues, de cafard, de bourdon... (se reporter à samedi...) et puis il y a, Dieu soit loué, ses contrepèteries. Je prends mon dicco, pour vous expliquer : "rendre un son pour un autre". Interversion des lettres ou des syllabes d'un ensemble de mots... pour en obtenir un autre... de préférence burlesque ou grivois, c'est l'art du contrepet... ex : Femme folle à la messe pour femme molle à la fesse (Rabelais)".

Quelles sont, donc, les contrepèteries du fado ???

D'abord, il y a Mozart... le Concerto pour clarinette... et, comme m'expliquait ma petite soeur tout à l'heure, un jour qu'elle travaillait à l'Opéra Garnier (comme costumière) et qu'elle assistait à une répétition, elle fut happée par la beauté... et demanda de qui il s'agissait, on lui répondit : "c'est Mozart !", "ah, ça ne m'étonne pas, rétorqua-t-elle, à chaque fois que je l'entends, et même sans savoir que c'est lui, je trouve ça beau ! et c'est pas parce que c'est Mozart, c'est parce que c'est beau !". Elle, c'est plutôt le Requiem qui la botte...


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Barbara, l'a chanté... quand nous sommes perdus, revenons à Mozart... J'ai vécu, comme d'autres, des peines profondes, et c'est la musique "classique" qui m'a repêchée, je mettais France Musique, n'importe quoi pouvait passer, et soudain... c'était... la paix.

J'adore quand J.F. Zygel nous dit des choses telles que (entendu cet après-midi) : "Charles Quint, il a eu tous les numéros, comme il était roi dans tous les pays, il changeait de numéro au Portugal, en Espagne ou en France, là c'était II, là III, là V...", son humour... et la simplicité avec laquelle il éduque à la grande musique des ignares comme moi.

Pour revenir à nos moutons... les autres façons de faire fuir les guêpes et les bourdons... c'est pour certains, comme ma petite soeur adorée, de regarder un match de tennis à la télé et de voir son "champion" l'emporter (aujourd'hui c'était Ferrer à Valence, quel exploit, m'a-t-elle dit).

C'est Théodore Monod dans le désert, c'est Yehudi Menuhin et son violon, m'a-t-elle encore rappelé...


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Bon, mais avec la "souche" on n'est pas du tout dans la contrepèterie... on est dans le désespoir sans fond.

Finissons en revenant à l'actualité... au sport, à l'amusement, aux "JO du Péquin" avec "la chanson du dimanche" :


 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 19 Avril 2008

Aurélie l'a dit : n'oublions pas la black pride ! mais aussi, n'oublions pas nos lycées, nos profs menacés, je mélange Aimé Césaire et vos combats lycéens... je mélange la liberté, la jeunesse... et la lucidité... Bref, je dis gardons la pride attitude...



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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 19 Avril 2008

A l'origine il y avait l'Afrique...



Plus tard, au Cap de Bonne Espérance, des hommes ont compris qu'Adamastor n'allait pas les engloutir.





Aujourd'hui le Continent est à feu et à sang, on y agonise dans la maladie, la famine, la guerre.


 

 



Mes amis blogueurs (pas blagueurs non...) disent que la Chine va y rafler la mise, au nez et à la barbe des Occidentaux. La prochaine Coupe du Monde de Football risque de nous valoir de belles envolées lyriques sur nos blogs... nous on s'envole sur nos blogs... dans la vraie vie, on essaie juste de ne pas être trop à découvert.

Revenons un instant au Cap... de Bonne Espérance.




Et écoutons Rokia Traoré, en boucle...


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Rédigé par Luciamel

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Publié le 19 Avril 2008

La lune est presque pleine... demain matin, Taureau-Scorpion, premier degré. Elle a emporté Aimé Césaire, ou plutôt elle l'a aidé à s'en aller... Bon voyage près des étoiles au poète de la négritude ! En ce moment, Mars et Jupiter sont déchaînés l'un contre l'autre... ça nous fait de beaux abus de pouvoir ça... la guerre des clans (et ça risque de durer...). Au Conseil des ministres, il paraît que ça a bardé !!! Les OGM (ogres, grands et méchants) ont décidé de nous bouffer tout crus. Tout ça me donne le blues, et en portugais ça se dit fado... Mon spleen de Paris.

Mariza, elle le chante "Meu fado".




Trago um fado no meu canto
Canto a noite até ser dia
Do meu povo trago pranto
No meu canto a Mouraria

Tenho saudades de mim
Do meu amor, mais amado
Eu canto um país sem fim
O mar, a terra, o meu fado
Meu fado, meu fado, meu fado, meu fado

De mim só me falto eu
Senhora da minha vida
Do sonho, digo que é meu
E dou por mim já nascida

Trago um fado no meu canto
Na minh'alma vem guardado
Vem por dentro do meu espanto
A procura do meu fado
Meu fado, meu fado, meu fado, meu fado




Je porte un fado dans mon chant
Je chante la nuit jusqu'au point du jour
De mon peuple je porte la plainte
Dans mon chant la Mouraria 

J'ai le regret de moi-même
De mon amour, le plus aimé
Je chante un pays sans fin
La mer, la terre, mon fado
Meu fado, meu fado, meu fado, meu fado

De moi il ne me manque que moi
Régnant sur mon propre destin
Du rêve, je dis qu'il est mien
Et je me réveille après être née

Je porte un fado dans mon chant
Dans mon âme bien protégé
De l'intérieur de l'effroi elle vient
La quête de mon fado

Meu fado, meu fado, meu fado, meu fado

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Spiritualités - astro

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Publié le 18 Avril 2008

Pardon Messieurs, mais vos Strauss Kahn, vos Delanoë, vos Hollande, vos Fabius et Jospin... vos Sarkozy même (vos Bayrou sont-ils encore d'actualité ? je ne serai pas cruelle avec les ex- pro-Rocard, pro-Emmanuelli, pro-Chevènement... vous savez tous ceux qui se sont ingéniés depuis des années à couler la gauche...) ne feront pas le poids !!!

En effet, et les journaux commencent à frémir... la prochaine bataille au sommet se fera entre Martine Aubry et Ségolène Royal.

J'ai longtemps espéré que Martine Aubry se présente, qu'elle suive la voie tracée par son père... que ne l'a-t-elle fait en temps voulu ?.. Les journalistes du Monde la pressentaient comme candidate aux élections de 2007... elle les a raillés... elle a eu tort, Ségolène, elle, n'a pas eu peur !!!

Aujourd'hui elle revient, et poussée (sans nul doute) par son équipe, elle essaie de voler la place durement gagnée par la première femme à prétendre à cette élection... Elle voudrait se laisser porter par la vague... Non, ce n'est pas juste. Le travail fait par Ségolène Royal ne pourra lui être volé... et elle a la poigne pour se défendre.

Non, ce n'est pas acceptable qu'une femme ait dit d'une autre femme "ça ne suffit pas d'être jolie"...

Je proteste.

Je proteste pour la France, la misogynie des hommes, des électeurs, la mysoginie des femmes (tout autant, si ce n'est plus, que celle des hommes...). Je vois aux Etats-Unis, le même scénario qui se reproduit... on est en train de façon très "soft"... d'éliminer la "femme"... tout plutôt qu'une femme... vous allez nous le resservir combien de temps ce refrain ???

Comment, ai-je pu entendre comme critique de la candidate socialiste française (je ne dis rien de la "bravitude", je pourrais m'énerver... sur la stupidité des critiques...) : "il ne suffit pas d'avoir de jolis tailleurs pour être présidente de la République"... dit par une jeune et jolie cadre en tailleur sexy ???

Ca me donne envie de hurler... cette injustice... ce ne sont pas nos 10% de femmes à l'Assemblée Nationale (une honte à échelle européenne... et grâce à une loi imposant des quotas...), nos 6 % de Pédégères...

De voir Martine Aubry taper sur Ségolène Royal, en faire son ennemie... non, ça je n'arrive pas à l'encaisser...

Je vous entends déjà... C'est pas parce que c'est une femme qu'elle est meilleure...

Je vous entends déjà défendre votre candidat, celui qui est l'homme, celui qui a l'autorité naturelle (vous savez ce qui pousse entre les jambes...)... lui on n'a pas à douter de son sérieux (cf. Barak Obama...), de son expérience... ça lui pousse entre les jambes... c'est la génération spontanée... Prenez une femme : vous allez lui en demander des compétences (t'as quoi comme diplômes ? ah, bon t'en as plus que moi ? cf. Ségo et Sarko... c'est parce qu'ils n'ont aucune valeur ces diplômes... t'as quoi comme expérience ? ah bon t'en as plus que moi ? cf. Hillary et Barak... ben, t'es trop ringarde ma vieille, moi je suis la nouvelle génération...).

Je vous le dis... Il n'y a qu'un seul critère sur cette terre c'est t'as ou t'as pas... la quéquette ???

Après... c'est facile... t'as : tu trouves... on te choisit. T'as pas : tu passes ton tour...

Vous vous dites : elle vit au siècle passé... aujourd'hui il y a l'égalité... homme-femme... je vous réponds : non !!! aujourd'hui, être un homme ou une femme interfère totalement sur le destin de chacun...

Alors, je continue à GUEULER... contre cette injustice : la plus criante, la plus débile, la plus destructrice... qui soit. Celle qui consiste à humilier, à dominer... la moitié de l'humanité...

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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