Publié le 30 Juin 2008

Je lis Tarun J. Tejpal, je me régale (dans le métro surtout...), Loin de Chandigarh... je l'ai déjà dit... là, je voudrais citer un passage important... mais, je suis gênée... par un mot... qui commence par "s"... quand vous l'écrivez sur votre blog, ça vous squeeze du contrôle parental (j'ai vérifié chez mon neveu... les parents ils l'avaient mis le contrôle... donc, quand ce mot apparaît dans mes post... et bien, tout disparaît...). Alors, quand j'écrirai "s...*" vous saurez ce que ça veut dire...




"Parfois, elle revenait impatiente de repartir à l'assaut d'un autre pic. Parfois, elle revenait affaiblie et je devais la préparer à nouveau. Je tentais de la suivre, de rester à la hauteur, mais ce n'était pas toujours possible. Il n'y a pas de doute : dans le s...*, les hommes stationnent au camp de base. Ils peuvent jouir de nombreux plaisirs de la moyenne montagne, mais les sommets vertigineux leur sont refusés. Il leur manque le souffle, l'imagination, l'abandon, l'anatomie. Leur tâche consiste à préparer les vrais grimpeurs : les femmes, artistes des hautes cimes. Ces chamois capables de sauter d'arête en arête, de sommet en sommet, jusqu'à la vastitude de l'éternité.
Depuis des millénaires, les hommes luttent contre cette certitude. Ils connaissent l'existence des altitudes inaccessibles. Il n'est pas facile d'être inférieur.
Il n'est pas facile pour un sanglier de vivre parmi les gazelles.
Les hommes rusés attendent et jouissent par procuration. Ils inventent pornographie et plaisirs de substitution. Ils encouragent les alpinistes, les admirent de loin , et en tirent du bonheur.
Les hommes stupides mettent les chamois aux fers. Ils serrent les rangs, inventent la religion, la moralité, les lois, érigent des palissades et interdisent les montagnes. Nul n'ira où ils ne peuvent aller. Les hauteurs sont perdues à jamais."



Qu'un homme ait écrit cela... quel bonheur... quelle paix...

Qu'un homme l'ait vécu... quelle joie, quel espoir...

C'est où le chemin pour les Indes ? De tels hommes existent donc ?

L'illustration musicale n'a rien à voir avec le s...* mais c'est encore pour le plaisir... c'est pour moi et ma petite soeur... on aime ça... ce clip... ça nous fait "jubiler" (ça, c'est pas censuré par le contrôle parental...), surtout après le lynchage du jeune juif dans le 19e... surtout à cause de tous ces communautarismes qui veulent nous la rejouer "West Side story"... Alors, MC... Solaar... fais-nous... fusionner, fais éclater nos différences !




MC. Solaar. Rabbi muffin



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Rédigé par Luciamel

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Publié le 27 Juin 2008

J'ai lu récemment une expression qui m'a laissée perplexe... parce que c'est quelque chose qu'il m'est difficile de concevoir... comme un autre monde, un autre univers. Il s'agit de la "sournoise indifférence". Comment peut-on se définir et percevoir la vie de cette façon ? Je sais que cela correspond à une certaine "froideur" (distance) préconisée dans les milieux socialement privilégiés, ou pseudo... les bourgeois pour les nommer...  grosso modo. La bonne éducation, chez ces gens-là, équivaut à l'hypocrisie, la retenue... (ça en fait des gens constipés, ou par moments, car trop contrits, avec diarrhée...).

Etre sournois, et indifférent... est-ce encore être en vie ?

Les bourgeois je les apprécie, pour leurs lectures, leurs références, leurs relations, leurs manières... (les belles assiettes, les petits plats dans les grands, le raffinement de leur langage, enfin... la "retenue"... qu'ils s'imposent, leur hypercorrection...), mais ils m'horripilent justement pour cela : leur hypocrisie... leur côté faux-cul, leur faux-semblant. Leur "petit pouvoir" financier est agaçant... ils ne créent rien, ils ne sont rien de plus que tout un chacun... mais du fait de leur "petite" position sociale, ils viennent nous donner des leçons... qui mérite ? qui est "prince" ? qui est "élégant", "raffiné", qui vaut quoi... ? c'est-à-dire, qui sont-ils prêts à acheter ? Car, pour reconnaître un bourgeois (non ce mot n'est pas suranné) il vous suffit de voir qui il veut, peut, s'apprête à acheter... Un bourgeois ça se doit d'acheter... les choses et les gens. C'est ça son credo : son pouvoir d'achat, assez élevé naturellement.

On nous parle d'un président "bling-bling", mais il est le roi d'un monde "bling-bling"... où chacun y va de ses "Carla" en bandoulière, de ses enfants en gibecière, de ses amis "haut placés"... car tout se marchande aujourd'hui...

Ils sont délicats. Ils sont confits dans la tranquillité de leur vie (c'est-à-dire la "rentabilité" : qu'est-ce que ça me rapporte, qu'est-ce que je peux en retirer ?).

Un jour ils meurent... pourris de l'intérieur, comme nous tous, il est vrai... mais eux ils ont su faire fructifier la pourriture de leur vivant, ils ont su mourir de leur vivant...


Il est libre Max - Hervé Cristiani



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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 26 Juin 2008



Certains me charrient (me plaisantent...), je soutiens les Espagnols, les Portugais (ben ouais, ça fait belle lurette...) on me dit : "t'es qui toi, en plus tu soutiens pas l'Europe", enfin c'est pas clair ta position... t'es pour qui ? la Turquie ? la Russie ? les Etats-Unis ? euh... ils étaient pas dans la compétition ? c'est pas grave... tu cliques, tu modifies l'accès... et tu y arrives quand même... L.... Xx, iii, aa,beeee... edefoiij....

L'Europe, c'est pas important... reste cool... on va te reconnecter...

Voilà... on y est... c'est... XXW... PP... MJ... 23.. 5TES.. voilà... tu y es... c'est ton monde... c'est la réalité... NON ?

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 26 Juin 2008

Ca faisait un moment qu'ils me narguaient, je n'osais plus regarder dehors tant ils étaient encrassés... Il faut dire que j'ai des fenêtres de 3 mètres de haut, sur 2 de large... alors quand je m'attaquais à eux, les carreaux, ça me prenait au bas mot 1h à m'éreinter... par fenêtre. Voici un mois, hors de moi, j'ai décidé qu'ils allaient voir ce qu'ils allaient voir, et c'est avec rage que j'ai expédié l'affaire en 10 minutes, pour ceux de la salle à manger.

Au lieu de tout nettoyer à l'éponge, puis au produit à vitres, puis au journal... intérieur et extérieur, j'ai décidé de ne plus faire (après un rapide essuyage du plus gros) qu'un nettoyage au journal + produit, directement, et seulement à l'extérieur, basta !

Et là, surprise... ben, ça n'était pas si mal, en 10 minutes, c'était pas aussi nickel qu'avant, mais ça suffisait largement, de toute façon au bout de 2 jours c'est déjà un peu empoussiéré (mon appartement donne sur rue)...

J'avais laissé ceux de la salle de bains (avec fenêtre aussi haute et imposante) pour plus tard...

Et ce fut aujourd'hui.

Je ne sais si vous avez des notions en Feng Shui (le souffle cosmique du dragon), sinon je vous explique... une sorte de "science", d'art, permettant d'harmoniser le lieu où l'on vit aux énergies telluriques, ainsi qu'à notre intériorité... Ouais, c'est du chinois...

Pour faire court, votre maison est constituée de secteurs représentatifs des différents domaines de votre vie : fortune, parcours, méditation, moi profond (lumière - unité), amis, ancêtres, créativité, et amour (relations, couple).

Donc, si l'un de ces secteurs est encombré dans votre maison, il le sera tout autant dans votre vie (et vice versa).

Ma salle à manger donne sur la zone de mon moi profond, ma salle de bains concerne les amours...

J'ai donc opéré comme pour le secteur de la lumière... j'ai essuyé la poussière, puis frotté énergiquement les vitres, imbibées de l'alcool approprié, avec des feuilles de papier journal... Ca m'a pris aussi peu de temps. Voilà, c'est fait je n'aurai plus honte de regarder à l'extérieur, ni d'être vue.

Ce qui m'a le plus amusée (car j'avais lu le journal avant) c'est de savoir ce qui était en train de faire le ménage dans ma maison : il y avait cette photo de Pal Sarkozy qui m'a tant étonnée... je pensais qu'il avait été renié le papa de Nicolas, voilà que je découvre que non seulement il est toujours vivant, mais qu'en plus il crée, il a fait le portrait kitch de son fils (légion d'honneur en boucle d'oreille), et l'expose en ce moment à Madrid. Décidément, à chaque jour sa surprise avec notre président.

J'avais aussi lu, avec une extrême attention, l'article décrivant les relations complexes de la France et de la Syrie, avec la venue le 13 juillet prochain de Bachar el-Assad. A chaque jour sa surprise avec notre président.

Jeannie Longo, qui, à 49 ans, se qualifie pour les JO de Pékin. Bravo !

Russie-Espagne ce soir... les Espagnols sont persuadés qu'ils vont l'emporter, ils n'ont jamais perdu en demi-finale. Moi, je crois que les Russes seront portés par le Feng Shui... et que ça risque de décoiffer le côté... européen... de l'extrême occident.

Amis de la lumière, voici, pour nous détendre, Yasmin Levy... et voici Marina Vlady en compagnie de son bel amour Vladimir Vysotsky... Mélangeons, mélangeons... nos cultures, et restons nous mêmes.



Yasmin Levy




Marina Vlady - Vladimir Vysostky



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Rédigé par Luciamel

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Publié le 25 Juin 2008

Un récent accrochage avec un blogueur, et néanmoins ami, concernant la délicate question de l'élargissement de l'UE... m'amène à ouvrir le débat à la docte assemblée de ce blog (bon, vous affolez pas... c'est 30 personnes par jour à tout casser...) :

J'ai vu le(s) film(s) de Klapisch : Les poupées russes. Il y défend la thèse que l'Europe (ou plutôt l'UE, et ce n'est pas la même chose...) devrait s'étendre à la Russie : aller de Lisbonne (cabo da Roca) à Vladivostok... Il avait hésité à prendre l'exemple de la Turquie.

Comment s'appelle ce très beau film turc (il y avait de la neige)... racontant la déliquescence d'un couple ?.. Comme les êtres m'y semblaient (plus) vrais, plus vivants. Oui, la Turquie, pays si riche, si dangereux aussi...

La Russie, je ferai grâce à ceux qui veulent me réduire à ma "connerie" de base, de leur parler de Dostoïevsky, de leur dire que cette littérature, cette culture, m'est familière... que les slaves ont une âme... si proche de l'âme portugaise. L'âme russe je connais !

Mais, est-ce l'Europe ? et là... je vous avoue que je n'ai pas de réponse. Mes chers co-blogueurs semblent plus assurés sur cette question. Je leur demanderai : quel est leur intérêt ?

Faut-il nécessairement faire partie de l'Europe ? c'est toute la question qu'a posée Nicolas Sarkozy en voulant créer une UMP... heu... non une UPM... pour être près de l'Europe, sans être l'Europe...

Lui, Nicolas Sarkozy, qu'est-il en train de "manigancer", voire de... bouger ??? Il est tellement "étranger" qu'il pourrait, sans le vouloir, faire trembler les clichés.

Des fois je me dis que je suis comme lui... à ne faire que des "conneries"... à vouloir tellement, tellement... changer les choses... que j'en fais des bourdes phénoménales.

Alors, je suis contre l'entrée de la Russie dans l'UE, car il me semble que c'est plutôt l'UE qui ferait partie de la Russie... et qu'il vaut mieux... pour rester bons amis, qu'on se dise qu'on est voisins seulement... associés... partenaires.

On pourrait avoir l'UE, les EUA, l'Union de l'Amérique latine, l'Union des pays asiatiques, l'Union des pays africains, l'Union des pays arabes, l'union d'Israël (...), et l'Union de la Russie... avec l'Union de la Chine pendant qu'on y est.

Alors, je vous en prie, ne me faites pas de procès en "bravitude"... votre combat est plus que minable ! Je défendrai mordicus tous les François (et Françoise) Pignon (mais pas Hollande)... contre tous ces bobos de "Pierre Brochant" (les Strauss Kahn, les Fabius, les Martine Aubry, les Delanoë) qui vont commencer à avoir chaud aux fesses...

ALLEZ L'ALLEMAGNE !!!

(sans honte, pour l'Europe, et avec espoir !!!)


Parce que toujours je rêverai... à la vie qui peut nous surprendre.


Salut à toi l'ami... de coeur... parce que nos "moines-chevaliers" ont lutté... par Mariza  :






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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 24 Juin 2008

"La plupart du temps, la télévision était allumée, et les voix faussement dramatiques des journalistes me parvenaient. Toutes nos conversations tournant court, Fizz était rapidement devenue une droguée de l'information. Elle semblait combler les vides soudains de sa vie avec les incommensurables déchets de l'univers. Les chaînes d'information ont le pouvoir étrange de nous procurer un sentiment d'adéquation avec le monde moderne. Un tremblement de terre à Porto Rico donne un sens à notre vie. Un Américain fou qui abat des enfants dans une ville du Texas lui donne un contexte. De pitoyables politiciens s'insultent devant une caméra, nous nous sentons concernés." (Tarun J. Tejpal, Loin de Chandigarh)

Tarun J. Tejpal, journaliste, critique, essayiste, indien. Loin de Chandigarh est son premier roman (2005). C'est une amie qui me l'a passé, en me disant que ça l'avait captivée; dimanche, une autre amie, me voyant le lire, m'en fit un éloge dithyrambique, elle l'avait offert à plusieurs collègues, tant ça l'avait emballée. Elle (fonctionnaire au ministère du travail et militante au parti socialiste), elle en avait entendu parler par Martine Aubry. J'ai du mal à imaginer Martine Aubry appréciant les passages "érotiques" du roman... et ça ne me semblerait moins étonnant concernant Ségolène Royal... va savoir pourquoi...

Il a mon âge Tarun J. Tejpal... je me sens bien dans son univers, dans sa thématique, son questionnement. Son regard même, sur la nature, sur le désir, sur les êtres... semble traverser les cultures et m'atteint.

Nul n'est prophète en son pays... ce sont souvent vos proches qui vous trahissent. La nature humaine est complexe, en elle toujours coexistent : je t'aime, je veux te détruire... La relation parent-enfant n'en est pas exempte, bien au contraire.

Serai-je toute ma vie aussi méfiante et peu encline à me laisser conter des sornètes ? Et pourquoi suis-je si souvent bernée, moi qui me targue de ne pas m'en laisser conter ?

Parfois ma cuirasse s'entrouvre et laisse passer votre chaleur... quelle claque alors... et bien vite je la referme, le temps de cicatriser mes blessures.

Musica nuda, être à nu... mais savoir se protéger... des autres.





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Rédigé par Luciamel

Publié dans #arts - livres - films -spectacles

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Publié le 23 Juin 2008

Qu'est-ce qui fait qu'on écrit sur un blog... qu'est-ce qu'on écrit ? comment se choisissent les premiers mots ? secrète alchimie... Entre l'impulsion, la pulsion et l'intention. Ce n'est pas un journal intime... ce n'est pas un journal, ce n'est pas un roman. Parfois une image, une réflexion qui continue à trotter dans l'esprit le soir venu. Une mélodie qu'on sent se lever en soi et qu'on voudrait entonner.

Aujourd'hui, un échange précieux... une âme à fleur de peau, une personne, ô combien appréciée (oserai-je le mot... allez, soyons honnête : aimée), m'a posé cette question : "cela change-t-il ta perception, cette écriture à venir ?" Non, ai-je répondu, mon regard s'affine peut-être, mais le regard est là déjà avant; je suis plus attentive, simplement, en déroulant la pelote de mes jours. Un fil tiré, des associations, pour, parfois, plus de clarté.

Ce qui reste, en fin de journée, c'est l'essentiel, le plus beau ou le plus douloureux...

On écrit, aussi, parce qu'on aime échanger et lire d'autres écrits... ils deviennent nos amis. Leurs univers se mêlent au nôtre. Et là, parfois, danger...

Blogueuses rencontrées un soir dans Paris... et puis la déception qui se lisait sur leurs visages... c'est pas si bien que sur tes images... semblait être le message.

Blogueur accueilli dans le nid, les coups de bec, les coups de pied, vous laissent un drôle de goût dans le ramage... Bon voyage sur la plat Net... A vos risques et périls petite intrépide... Mon cher Zygmunt (Baumann, cf. L'amour liquide) m'avait pourtant prévenue, et je l'étais donc... mais voilà, on ne se refait pas... j'ai voulu faire l'expérience de l'humanité, or, il ne s'agissait que d'un jeu... (de cons ?). Et oui, c'est mon côté François Pignon. Dans ce jeu-là (de cons), il y a les "branchés", qui se plaisent à se moquer de leurs victimes "pêchées" dans l'anonymat du Net... aucun danger, vous êtes protégé par votre statut d'avatar... Donc, allez-y, oubliez toutes ces obligations sociales, familiales, amicales... qui vous ligotent en temps "trop" normal, à être un gentleman, car là  (pas Bruni, non!) vous pouvez vous en donner à coeur joie et être le dernier des... salauds (ou des salopes, tout dépend du point de vue). Le Net, c'est aussi la jungle des sentiments.

Quel intérêt à procéder ainsi ? 

Celui de notre époque... celui du zapping, de la rentabilité... surtout ne rien rater, surtout consommer... être le SUPER CONSOMMATEUR, celui qui a goûté à tout, celui qui a obtenu le meilleur prix, celui qui en a eu pour son argent, celui qui sait faire monter les enchères. 

Celui dont la vie s'est vidée de tout sens. Celui qui n'a plus d'âme, ou de conscience (car ces mots ont disparu de son vocabulaire). Celui qui se bâtit un monde de chimères (en 3D !) celui-là n'aura aucun scrupule à vous effacer... tel un message, un mail, un sms... de ses fichiers.

Alors, je me plais à revenir à mon essentiel... ces gens croisés dans le métro, ces ami(e)s, ces proches, aux vies parfois compliquées, douloureuses... mais aussi ces collègues, ces inconnus, ces humains... vus, écoutés, respectés dans leur humanité.

Mon désir est trop grand, mon désir est trop vaste... la limitation le sera tout autant.

Aimez-vous les uns les autres, disait-il... mais surtout "aimez votre prochain comme vous-même", et pas moins... (petit test  : comment comprenez-vous le "pas moins" ? pas moins que vous-même ? ou pas moins que l'autre ?).



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Rédigé par Luciamel

Publié dans #blogs et blogueurs

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Publié le 21 Juin 2008

Ils ne me laissaient pas dormir, c'était la fête de la musique dans ma rue aussi (à vrai dire, je n'avais pas le coeur à dormir), alors je suis descendue pour voir... J'ai sélectionné les photos où on ne peut pas vous reconnaître... (ce ne sont pas les plus belles).



































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Rédigé par Luciamel

Publié dans #photos

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Publié le 21 Juin 2008

Que dire de plus après un aussi beau titre... si ce n'est d'écouter... (et de regarder, car Tina Arena fait beaucoup pour notre espérance de vie...).



Tina Arena...

J'ai vécu heureuse
Dans mes palais
D'or noir et de pierres précieuses
Le Tigre glissait
Sur les pavés de cristal
Mille califes se bousculaient
Sur mes carnets de bal

On m'appelait
La Cité pleine de grâce
Dieu
Comme le temps passe

On m'appelait
Capitale de lumière
Dieu
Que tout se perd

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée

Je vis sur mes terres
Comme une pauvre mendiante
Sous les bulldozers
Les esprits me hantent
Je pleure ma beauté en ruine
Sous les pierres encore fumantes
C'est mon âme qu'on assassine

On m'appelait
Capitale de lumière
Dieu
Que tout se perd

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée
Mes contes des mille et une nuits
N'intéressent plus personne
Ils ont tout détruit

Je m'appelle Bagdad
Et je suis tombée
Sous le feu des blindés
Je m'appelle Bagdad
Princesse défigurée
Et Shéhérazade
M'a oubliée


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 21 Juin 2008

La 'pataphysique' est une « science des solutions imaginaires». Le terme est créé par l’écrivain Alfred Jarry qui la définit comme une « science qui accorde symboliquement aux linéaments les propriétés des objets décrits par leur virtualité. » (Wikipédia)

Pendant que le monde fête la musique, moi j'ai eu envie de me poser des questions. Vous savez, du style de celles qu'on sert aux lycéens, pour leur bac philo, les questions qui disent plus en elles-mêmes que la réponse qu'on pourrait leur apporter.

Du style :
"peut-on être libre et heureux ?"

Voilà donc, au fil de mes pérégrinations du samedi celles qui ont volé dans mon esprit.

Jeune femme croisée, elle accompagnée de deux jeunes hommes, moi traînant mon caddie (celui des pérégrinations du samedi), elle se retourne, pas sur moi, pas sur un homme, non, sur une moto stationnée sur le trottoir, elle s'arrête et prend le temps de bien l'admirer... C'est alors que la première question a surgi :

Les femmes aiment-elles les motos pour les mêmes raisons que les hommes ?

Puis, j'ai poursuivi mon chemin dans la chaleur bienvenue de ce premier jour d'été. Déjà à la caisse du supermarché ça m'avait turlupinée... mais là, au fur et à mesure de mes déambulations dans Paris, (Marais, France), ça se précisait, devenait une évidence, l'interrogation grossissait telle un volcan... Une cliente du magasin exhibant, dans un décolleté plus que plongeant, une poitrine plus que généreuse (il paraît que le poulet aux hormones y est pour quelque chose... dixit une vendeuse du rayon lingerie du BHV, les jeunes filles ont ces dernières années les seins qui ont étrangement triplé de volume... donc, il n'y a pas que les poissons qui sont touchés, les hommes qui ont les seins qui poussent... les filles aussi... et elles les montrent "parce qu'elles le valent bien"). J'ai donc été sidérée (comme dirait Pascal Quignard) par tous ces seins au balcon, ces mises en avant explicites. Une étude (forcément scientifique) a montré que de voir, et de regarder des seins une fois par jour pouvait augmenter l'espérance de vie... Donc, toutes ces femmes font preuve de charité humaine. La question suivante m'est alors apparue :

Les femmes peuvent voir leurs seins dans leur miroir, tous les jours et tout au long de leur vie, est-ce pour cette raison qu'elles vivent plus longtemps que les hommes ?

C'est à ce moment-là que j'ai eu envie de m'amuser... de me poser toutes sortes de questions... complètement à la Pérec... et
oulipiennes...

Pourquoi le désir s'arrête-t-il ?

Ca rejoint ma lecture de Tarun J Tejpal, Loin de Chandigarh, dont la réflexion sur ce thème me fascine : "Mais le désir est une chose curieuse. S'il n'est pas là, il n'est pas là, et rien ne peut le faire apparaître. Pis : quand le désir commence à faire naufrage, tel un bateau qui a chaviré, il emporte à peu près tout avec lui."

Joey Starr à la terrasse d'un café... près d'une jolie femme, rue Oberkampf, au métro Filles du Calvaire... question, question... soudain, j'ai eu envie d'envoyer un sms à Aurélie, tu sais, tu sais... et... impossible de me rappeler son nom... ouais, le chanteur de NTM, celui qui est sorti avec Béatrice Dalle, son vrai prénom c'est Didier... Heu, mes synapses, au secours !!!

Pourquoi la célébrité, la notoriété, nous attire-t-elle, tels des mouches, des moustiques, piégés par la lumière... ou la... "merde" ?

Et me voilà, revenue chez moi... que de bruit dehors... quelle tranquillité chez moi...

La ville bruisse, vos vies bruissent... Moi, je m'étale dans mon transit... Saturne sur Pluton, trigone Jupiter, et, Jupiter sur Saturne : c'est tout dire... Ben, oui... la limitation me sied bien en ce moment. Apprendre la valeur des limites, de la restriction. Que d'enseignement ! Le jeûne. Je l'accepte, plus que je ne le subis.

Je vous parlerai, plus tard, du transit d'Uranus sur le Soleil... et de celui de Neptune sur Vénus... En attendant :

Pourquoi veut-on d'un autre, alors qu'on est si bien seul(e) ?

Et, pour terminer, mes dernières questions :

que fait la police ?

viande ou poisson ?

Vénus ou Mars ?

le dernier CD de Carla Bruni est-il à la hauteur des ambitions de son mari ?

fera-t-il beau demain ? et y aura-t-il de la neige à Noël ?

est-ce qu'ILS se foutent de nous ?

la fête de la musique vous fait-elle apprécier le silence ?

                                                                 Georges Pérec



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Rédigé par Luciamel

Publié dans #métro - voyages

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