Publié le 31 Octobre 2008

J'ai un coeur de midinette, car voici ce qui me fait craquer...

Pour vous dire que dans la vie, la vraie... pas celle des blogs, je me retrouve souvent comme une collégienne à pleurer, à rêver, à être la timide... qui n'ose pas et qui attend que l'homme fasse preuve... de (mon cerveau reptilien ? mon conditionnement ?). Le problème est que, à l'heure actuelle, non seulement "l'homme" ne fait pas preuve... (généralement, car j'ai la chance d'être entourée de gentlemen, surtout mes anciens amoureux...) mais il se comporte souvent comme un goujat (mon ex... par exemple, c'est-à-dire le dernier, et, donc, pas le plus abouti) pour ne pas dire une ordure... (terme qui lui correspondrait mieux, ma foi).

Ceux que j'ai aimés, qui m'ont aimée (pas si nombreux...) je vous dédie ceci :



Tina Arena - Aimer jusqu'à l'impossible (c'est possiiiiibleeeu...)





 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Hommes - je vous aime

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Publié le 29 Octobre 2008

Femmes emmurées, femmes voilées, de vous nous viendra l'éclatement, la force, le cri, la joie tranquille d'un renouveau.

J'écoute sur France Musique l'album de Martina Catella, "Radio Kaboul", un hommage à ces musiques traditionnelles portées par des voix de femmes.

"Respecter une tradition et respecter une personne en même temps, et de plus une personne de sexe féminin, ce qui n'était pas forcément incompatible"  (sic)... ai-je entendu dire à Martina Catella, racontant son contact avec ces musiciens "musulmans". 

En aucun cas je ne voudrais me retrouver dans leur condition, pourtant autour de moi, je vois des hommes (anonymes) qui dans le métro, dans la rue, me font sentir que ma "liberté" je vais la payer... Quoi ? tu crois que je vais te laisser la place assise ? mais tu l'as pas voulue l'égalité ? Et les voilà qui se précipitent pour me doubler, pour pouvoir me voler la seule place libre.... Souvent, ils se retournent même pour me regarder.  Une femme ne se comporterait pas de cette façon... elle se sentirait obligée de manifester une certaine politesse : "vous ne voulez pas vous asseoir ?". Voilà ce que l'émancipation nous a apporté : les hommes ne se croient plus obligés de nous respecter, humainement parlant. Jamais ils ne seraient aussi grossiers avec un autre homme, mais puisqu'il s'agit d'une femme (et pas le super-canon, qu'on a envie de draguer) ils peuvent exprimer tout leur ressentiment de ne plus dominer aussi facilement qu'en Afghanistan.

N'est-ce pas du machisme ? N'est-ce pas le même machisme, transformé ?

Le chemin qui nous reste... le chemin ensemble.

Malalai Joya que deviens-tu ?





Manija Manizha Davlatova



Regardez le public : il n'y a que des hommes !!! Je préfère quand même mon manque d'égalité, ici... Bon, ça va les garçons, vous pouvez continuer à me manquer de respect, tant que je peux continuer à m'en plaindre...

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Femmes - aimons-nous

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Publié le 28 Octobre 2008



                                                      retour... d'Ellis Island.



La 4e de couverture est éclairante :

"ce que moi, Georges Perec, je suis venu questionner ici, c'est l'errance, la dispersion, la diaspora. Ellis Island est pour moi le lieu même de l'exil, c'est-à-dire le lieu de l'absence de lieu, le non-lieu, le nulle part". (Ellis Island)

Je me souviens d'Ellis Island... je me souviens d'avoir été parquée, traitée comme du bétail, d'avoir senti ce qu'avait dû être pour tous ces immigrés, en transit pour la terre d'Amérique, cette humiliation d'être sélectionnés comme des bêtes... Ellis Island, c'est juste en face de la statue de la Liberté... c'est juste avant...

Je lis Le féminin et le sacré, C. Clément fait remarquer que les nazis avaient plus de considération pour les animaux que pour les juifs, dans leur transport en train ils prenaient garde à bien les traiter, les animaux... elle le relie à l'amour de BB pour les animaux de préférence aux humains.

Quel est votre plus beau souvenir d'école ? j'écoute à la télé, la pub pour Acadomia.

Je me souviens de mes premiers jours d'école en France, moi l'étrangère, moi l'immigrée... je ne connaissais pas un mot de français, eux pas un de portugais... et il a fallu se débrouiller. La maîtresse, si gentille, m'a prise sous son aile, elle avait décidé (ma mère me l'avait traduit : si à Pâques elle sait parler, elle passera dans la classe supérieure, et je suis passée en CE1...). Par la fenêtre je voyais les champs de maïs, pas tout à fait le même maïs que celui que j'avais laissé, là-bas, sur ces champs en terrasses, clôturés d'arbres autour desquels la vigne grimpait; vendanges sur une échelle, fruits de l'arbre... éternel.

Mes premières années ici, les maîtres qui m'ont accompagnée, je leur serai toujours reconnaissante pour leur patience, leur bienveillance, ils m'ont encouragée, félicitée... donné envie de m'approprier leur langue et leur culture.

Madame Capmas, Monsieur Pers...

Et les chansons qu'en CM2 j'ai écoutées et apprises à la radio... quelle merveille ! ce sont elles qui ont bercé tous les enfants que j'ai baby sittés...

Au bord de la rivière est une pauvre maison, dedans sont trois fileuses qui chantent une chanson...

Dans la forêt blanche d'Ukraine, glisse une blanche troïka, dans le silence elle promène, petit Boris et Natacha... raconte-nous, petite mère, ce qu'ils ont vu sur le chemin...

Mon Ellis Island français...

Surtout ma statue de la liberté ! je l'ai vue samedi dernier, dans le métro, en allant à Gennevilliers : oh ! sur le bord de Seine, elle ne m'a pas quittée, ai-je pensé. Les amis avec qui j'étais, étonnés : mais, elle a toujours été là ! oui, je sais, mais il y a peu je l'avais vue près d'Ellis Island, dans la baie d'Hudson.

Je me souviens du Ground Zero, d'Hiroshima... oui, je sais, ça n'a rien à voir...

Je me souviens de mon amour... Hiroshima...

Et j'ai tout vu, et tout retenu... je n'oublie pas.

Je me souviens de
Georges Perec.

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #métro - voyages

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Publié le 27 Octobre 2008






Soirée avec Francine, elle jouait, en tant qu'actrice professionnelle, dans l'un des courts métrages pour le diplôme de fin d'études de ces jeunes étudiants de l'... (je préfère ne pas nommer l'école). Je l'ai dit au directeur, je l'ai répété aux apprentis-réalisateurs, scénaristes, monteurs, producteurs, c'était invraisemblable, mirifique, de côtoyer leur monde parallèle au mien (celui d'un quotidien de gagne-petit, de touché(e) par la crise, par la précarité, la baisse du pouvoir d'achat... moi avec mes bientôt 50 balais, 48 à l'heure actuelle... j'ai parfois le sentiment que mes 18 ans ont un sacré coup dans l'aile...).

Eux, exaltés, émerveillés par ce monde qui s'offre à eux, ils sont dix par session, la formation est payante (11.000 euros, mais peut être prise en charge par la formation professionnelle ou le chômage) : fils et fille d'artiste, on sent bien qu'ils viennent d'un milieu préservé, d'un cocon plutôt, la voie pour eux semble toute tracée, ce diplôme payé par papa-maman, après ils feront un stage à la télé (grâce aux relations de l'ami de papa-maman) et puis voilà... c'est pas si compliqué... la vie.

Je ne voudrais pas les dénigrer, j'ai aimé et vraiment été enchantée par leurs réalisations, je me dis juste que le monde est injuste... et que ce sont toujours les mêmes qui sont aidés...

Ces bulles, ces univers préservés, dans certains milieux vous pourrez toujours vous adonner à l'art, au raffinement du quotidien (comme le racontait l'une des femmes interviewées dans leurs documentaires, ses parents l'avaient emmenée dans les musées dès son plus jeune âge, partout sur la planète, ainsi, ça lui avait semblé tout naturel de devenir PEINTRE...).

Les bourgeois... les nantis... toujours pourront se payer... tout. Sauf l'essentiel : la vie, ou le génie (au sens de révélation). 

Néanmoins, je constate, autour de moi et parmi ceux qui ont fait certaines de ces études... que peu ont vraiment réussi, et que beaucoup en sont réduits à rudement batailler pour conserver leur "statut" d'intermittent... Artistes assistés ? monde d'adolescents perfusés ? Et je nous vois nous, prolétaires qui alignons nos 35h hebdomadaires (minimum...) tout au long de l'année, pour difficilement pouvoir nous payer une place de ciné...

Le monde a toujours tourné dans le même sens... et pourquoi s'arrêterait-il aujourd'hui ?

Pourtant, nous pouvons, par moments, le regarder dans sa ronde effrénée... et juste nous en abstraire, pour tenter de nous en libérer.

Personne ne te délivrera... à part toi, et tu ne délivreras personne si ce n'est toi. Sur la place chauffée au soleil... pleurent les hommes leur destinée... Que vive Don Quichotte ! et son rêve.



Découvrez Jacques Brel!


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 26 Octobre 2008

Cette belle chanson de Barbara... qui trotte sous mes pas, à mes prunelles ça :


                                                     Vers la République ce midi


                                                    Vers la rue Jean-Pierre Timbaud


                                               Automne rousse au Portugal, me dis-je 
                                               en attendant des sashimis rue St Maur


                                               Coucou à Roswitha et à Villeglé, 
                                                   angle Oberkampf, St Maur



Et ce livre que je lis... et qui remue tant de choses en moi... C'est J. qui me l'a offert, notre dialogue sur le sacré, sur la féminité, les mystiques, Kristeva... Le féminin et le sacré, la correspondance entre C. Clément et J. Kristeva, en 1996-97, j'en suis au début... En attendant mes plats à emporter (menu sashimis, et brochettes) que je vais déguster avec ma petite soeur... je souligne quelques passages :

"Puisque la vie est devenue la valeur refuge de nos démocraties avancées, chrétiennes ou post-chrétiennes, comme tu voudras, nous oublions que cette sacralité de la vie a une histoire; et que cette histoire dépend de la place que les religions et les sociétés ont accordée aux femmes. J'aimerais qu'on revienne un jour à la Vierge : désérotisée, dit-on, trop facilement peut-être; mais sans corps, sûrement pas; et sur cet extraordinaire équilibrage entre, d'une part, le culte de la naissance qu'instaure Marie, mère de Dieu, et, d'autre part, le "contrôle des taux de natalité" (comme on dit maintenant) qu'elle aurait permis d'instaurer !"

Entre temps on m'a servi un thé vert, je me dis : oh, ça (car je pense à vous en lisant) ça risque de coincer... et c'est long, je ne peux quand même pas tout recopier... et puis je dévore cette lettre (il s'agit de correspondance) que Kristeva a écrite à son retour de New York.

Il faudrait tout citer, tellement c'est dense... alors juste ceci :

"Après deux mille ans d'histoire mondiale dominée par ce sacré qu'est l'Enfant Jésus, les femmes ne seraient-elles pas en position de donner une autre coloration à ce sacré ultime qu'est le miracle de la vie humaine : non pas de la vie pour elle-même, mais de la vie porteuse de sens, à la formulation duquel les femmes sont appelées à apporter leur désir et leur parole ?"

Je vous en fais part en même temps que je le digère... alors, ça amène des choses parfois chaotiques (mon précédent post), ça me modifie aussi, mais n'est-ce pas le propre de la vie ?

On a savouré, E. et moi, notre repas japonais, j'ai bu un peu (pas trop), j'ai parlé à ma tante, elle a une étrange maladie, la fibromyalgie... la maladie de la douleur sur tout le corps... combien d'entraves, quels étranges chemins de traverse la vie nous fait emprunter... 

Nous avons vu Kouchner à la télé, chez Drucker, avec Madame Bruni... venant faire croire que tout va bien... son visage pourtant semblait nous dire l'inverse... vivrait-elle déjà ce que Cécilia a subi ? quelques mini-chaussons aux pommes pour terminer et me voilà en route vers chez moi...



                                                        Plaisir... quel programme !



                                                       Prenons du recul


                                             Ah, un nouveau (?) visage, galerie Jamault



                                                                Ca y est, je suis arrivée...



Bonsoir...

 


Découvrez Mathieu Rosaz!



(chanson de Barbara... pas trouvé sa version à elle, mais c'est pas mal Mathieu Rosaz, non ?)

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #arts - livres - films -spectacles

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Publié le 24 Octobre 2008

Quoi d'autre ? que le creux ?

Le plein, me direz-vous...

Vous parlerez du masculin, du féminin, du maternel... le rempli de diverses façons.

Alors qu'en est-il de ceux qui ne voient que vide, qui s'intéressent non à la maternité, à la paternité... mais à l'absence du "face à soi"... à l'interrogation primordiale (l'est-elle ?) : pourquoi suis-je là ? que sont-ils devenus ceux-là, avec la religion de la procréation (aimons nos enfants, et que nos enfants nous aiment, se complaisant dans un narcissisme "incestueux" de bon aloi, préservé de l'infâme terme de "pédophilie"...) ? Vous parents, aujourd'hui, tranquilles pédophiles... pouvez-vous vous abstraire de la triste relation à l'autre... 

Ceux-là seront proscrits, en terre de France où la procréation est la panacée, où cette valeur est une référence... ne soyez pas sans enfant... ou, vous serez stigmatisé.

J'irai plutôt en Italie, au Portugal, ou au Japon... où avoir un enfant est quelque chose de l'ordre de l'exploit, comme un dévouement... un sacrifice. On vous regarde comme un héros : wouah... ils ont eu le courage d'affronter tout ça ! Ils seront les responsables de la névrose de cet être venu au monde, et ils ont quand même voulu tenter le coup : bravo !

En France, c'est devenu une religion... un dogme : procréez ! surtout, soyez parent, sinon on  vous regarde comme le handicapé, de coeur, de famille (car on ne voit pas le bien que vous auriez pu faire à la société en ne reproduisant pas un processus débilitant, voire névrotique...)

Délivrons-nous de nos parents ! en ne les reproduisant pas dans nos enfants.

Je me vis en creux... dans l'absence de ces anges... qui ne vinrent pas et que (humaine je suis !) je désirai au plus profond de moi. Ils se nomment, je les ai nommés, Lucie et Jonaz. Ils ne sont pas nés. Et pourtant ils s'incarnent dans une réalité qui exige plus de moi. Ils ne sont pas MES enfants, ils ne sont pas INCARNES, et pourtant ils SONT... Cette relation m'interroge au-delà de la filiation.

Ils vivent hors de l'incarné.

Je vis hors et près d'eux aussi.

On l'appelle le domaine des anges, je le verrais comme le lieu de transition entre ici et l'au-delà... c'est précisément à cet endroit où par moments je me tiens.

Pourtant, suis-je vraiment dans l'innaccompli ? ou, suis-je dans l'accompli  autrement ? (j'ai raté ma vie en n'ayant pas d'enfant, ou je me suis réalisée autrement...) vous me direz, complaisamment, la seconde option, tout en pensant la première...

Quoi qu'il en soit : soyons... ce que nous sommes, parent, tata, fils, fille, frère, soeur, père, mère, grand-père, grand-mère, cousin, cousine... ami, amie... camarade, nous sommes tous quelque chose et QUELQU'UN pour quelqu'un.




Zeca Afonso - redondo vocàbulo



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Rédigé par Luciamel

Publié dans #rêves

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Publié le 22 Octobre 2008

Je sais que là où elle se trouve, et s'y trouve-t-elle d'ailleurs ? (elle seule le sait... ou personne), elle me pardonnera la liberté que je vais prendre avec son nom, et avec l'idée que toute sa vie elle a défendue : l'amour. Le dernier message qu'elle nous a laissé le dit : "seul l'amour nous illumine, nous réjouit".

Je pense à quelqu'un d'autre qui a représenté cette notion d'amour, de liberté, et de libération féminine (et je sais que soeur Emmanuelle s'y associait). Je vais sans doute choquer, en reliant l'amour christique au "libertinage" de cette autre Emmanuelle. Il se trouve que j'avais déjà été sensible à l'approche pasolinienne de ce qui pourrait être désigné comme le don de soi total. Il est vrai qu'il est beaucoup plus risqué de brûler ses ailes, de se plonger dans la boue humaine, que de vouloir se présenter sous ses meilleurs atours, ceux de la virginité, ceux de la pureté. Emmanuelle (soeur) le disait : elle se trouvait imparfaite, égoïste et une fois même avait été tentée par l'amour humain... ses faiblesses, elle en riait, elle les sublimait. Emmanuelle (Sylvia) n'avait aucun doute, un jour entrée en religion de l'amour physique (mais Gainsbourg nous a prévenus : il est sans issue), elle s'y est vouée corps et âme. Alors, je vous le demande : laquelle a su, laquelle savait ? 

Pasolini nous l'a "magnifié" (pardon pour les puristes) dans Théorème, car il n'en oublie pas la boue... Il les a tous aimés, et il a été aimé de tous...


Pasolini, Teorema

Mais, avant tout, et parce que cette mélodie me trotte dans la tête depuis deux jours... Parce qu'elle l'a magnifié : le corps. Parce que je ne sépare pas l'un de l'autre : âme et corps, désir et amour, corps et esprit.

"Le prénom Emmanuel vient du prénom hébraïque Immanu'el : "Dieu est avec vous". Les Emmanuel(le) sont fêté(e)s le 25 décembre. Emmanuel(le), avec son grand coeur est émotive et généreuse. Fidèle à ses croyances, elle aime se dévouer pour de grandes causes, y mettant toute son énergie".



Emmanuelle






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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Spiritualités - astro

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Publié le 19 Octobre 2008

Tout d'abord un hommage, une reconnaissance, remercier Roswitha de m'avoir ouvert les yeux sur cet art de rue que sans elle je n'aurais jamais vu... Allez chez elle, sur son blog, c'est magique, c'est pratique... pour se balader dans Paris et ses alentours, mais parfois plus loin, et même jusqu'en Afrique.

Aujourd'hui, je courais pour acheter des mignardises (salées) pour un déjeuner (qui fut bien arrosé... oups... j'espère que je ne vais pas trop délirer...) lorsque sur mon chemin, ne voit-y pas que je croisai ceci ? 



Alors je pensai au Bel amant... ou Bel ami... et je me dis : toi l'ange, qui accepta de devenir homme. 

L'homme, une femme comme une autre...

L'homme, l'ange en ces bras devenu.

Mais, que dis-je, en quel délire me perds-je, où cours-je (comme dirait mon ami l'ange) ? Et demain, il faut se lever tôt... finis-en vite Lucia... Alors, je fus saisie par ceci :




Oh, quel oiseau ! en sa fleur éperdu...

Qui es-tu beau prince, ou bel oiseau... endormi dans les bras de Melody ?


Gainsbourg - Hôtel particulier




Photos prises par Lucia Mel
rue des Blancs Manteaux, Paris 4e,
dimanche 19 octobre

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 15 Octobre 2008





Le creux de la vague, le reflux du chagrin. Nous vivons par cycles, certains les ont répertoriés (bio-rythmes les ont-ils appelés), tantôt en haut, tantôt en bas... et ainsi nous naviguons de bas en haut et vice versa.

Je croise une femme tous les jours dans le métro, à Belleville, elle semble folle, elle l'est sûrement, suivant les critères de la "normalité"... assise sur le même siège, à la même heure, elle conspue les étrangers, les noirs, les pas Français dont elle ne se lasse pas de dénoncer les "tares".

Elle ferme les yeux et elle vocifère, comme une litanie, une prière.

Puis, certains jours, et de plus en plus fréquemment, de jeunes femmes bien habillées, très  douces, s'approchent d'elle pour lui parler, elle les reconnaît, cesse son délire, les salue : "oh, comme vous êtes belle aujourd'hui". L'autre se penche, lui prend la main, lui demande si elle va bien. Ca dure 3 minutes, le temps que le métro arrive. Et, soudain, la folle devient une femme raisonnable, et sympathique au demeurant.

Qui est-elle ? ce banc de métro où elle vient chaque jour à 8h30, combien de temps y reste-t-elle ? que fait-elle après ? d'où vient-elle ?

Hommes et femmes égarés, abandonnés. Aujourd'hui, j'ai vu aussi, pour la première fois, un retraité (il avait plus de 60 ans) s'entraîner à distribuer Direct Matin à la sortie du métro. Sa chef, une jeune, l'encourageait à en donner même aux voitures stationnées au feu rouge, juste à côté. Je connaissais les personnes âgées qui font les poubelles pour arrondir leurs fins de mois, certains disant que c'est ce qui leur permet de partir en vacances... Je découvre les nouveaux travailleurs de plus de 60 ans, qui font des petits boulots pour pouvoir bouffer...

Dans le métro aujourd'hui, âmes grises, tristes mines... Des hommes à moitié endormis, somnolant pour rattraper les moments perdus de la nuit, attendrissants. Un jeune, un plus vieux... tous deux aussi fatigués qu'un enfant triste devant aller à l'école.

Mon vague à l'âme, les vagues qui toujours me bercent.

Je vous regarde, vous qui flottez comme moi dans l'air du temps, et je pagaie, je pagaie... pour avancer, pour atteindre... l'île, le pays, le continent... du renouveau.

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #métro - voyages

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Publié le 14 Octobre 2008

L'ami m'a envoyé les enregistrements de Gérard Manset... une belle série, dont beaucoup du dernier. Vivre loin du monde, dans le monde mais retiré de lui... vivre l'amour, mais abstrait de lui...

J'écoute, et je voyage...

Lune Bélier, Soleil Balance, ils sont à 21°... ils me parlent ces deux-là, et entre eux deux je tends les bras.

Vivre le monde et s'en protéger.

Notre mère... nous a portés, nous tous... nous le sable, le vent, le cri, l'enfant, la lumière, le froid, la chaleur, le fruit, le sang, les pleurs... avec l'amour qui voudrait vivre en son milieu.

Les jours de lune pleine, entre Lune et Soleil, notre mère la Terre se tient en éveil.

Ecoute Amazonie, toi qui... dis la mémoire, l'espoir, toi, tu sais sans doute...

Etre unis, et être seuls à le comprendre, être seuls et être tous ensemble à le ressentir.

En ce soir de lune pleine, en Balance, ma Lune natale au Soleil s'est conjointe... alors je les laisse célébrer leurs noces et pour un jour s'ennivrer à la lumière de l'amour.

Terre et Ciel de même se courtisent et croient au firmament.


Gérard Manset - O Manitoba

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Spiritualités - astro

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