Publié le 30 Mai 2009



rue Beaubourg, samedi 30 mai, photos (c) Luciamel


rue de la Verrerie, jeudi 21 mai, photo (c) Luciamel

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #photos

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Publié le 28 Mai 2009

"Todas as cartas de amor são ridiculas, mas so quem nunca escreveu cartas de amor... é que é ridiculo."  (Maria Bethânia citant Fernando Pessoa)

Toutes les lettres d'amour sont ridicules, mais seul celui qui n'a jamais écrit une lettre d'amour... est ridicule.

Bon, Lucia, c'est bien joli, ou bien triste... ton pathos, mais nous on veut de L'AMOUR ! de la VIE ! de la JOIE ! alors fais un effort, surmonte ta tendance naturelle au fado larmoyant, joue-nous le fado de la passion, le fado du plaisir, du désespéré, de celui qui n'a plus rien à perdre, de celui qui peut aimer... sereinement.

Je traverse l'Atlantique, je m'en vais à Rio, ou à Bahia plutôt... où je rejoins Maria... Bethânia, pour l'hymne à l'amour des tropiques, sans tragédie, sans jugement... comme au paradis, on se coule dans "O meu amor"... Je profite pour faire un clin d'oeil à l'oiseau qui s'y promène... Bluebird, l'oiseau.


 



Et puis, j'essaie avec mon téléphone... de prendre en photo depuis plusieurs jours les fleurs de mon mandarinier qui éclosent... mais c'est de la très mauvaise qualité, quelle plaie, la plaie d'argent... Bon, vous aurez donc, les très mauvaises images, pas la rollex de la photo, non juste la gamme "prolo".






Toutes les lettres d'amour que nous n'avons pas écrites... tous les mots d'amour que nous n'avons pas dits... se mettent à éclore, soudain, sur notre mandarinier, ils embaument et attirent toutes les abeilles du quartier... Bientôt ils donneront des fruits, ceux de notre reconnaissance, ceux de l'émerveillement, ceux du plaisir de donner l'amour de la vie.



Photos et textes (c) Luciamel.

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 26 Mai 2009


Tu es là, tu te tiens, tu m'indiques mon origine.


Nous sommes nombreux à t'espérer, à t'attendre.


Nous mourons parfois avant de t'atteindre.





Photos et textes (c) Luciamel, le reste ne m'appartient pas...

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 25 Mai 2009

Qu'est-ce que la mort, après tout ?

L'absence surtout.

Le téléphone qui sonne, mais ce n'est plus vous...

Car... vous êtes mort, et n'appelez plus.

Chaque instant, chaque émotion crie votre départ.

Nous pleurons, nous gémissons, mais nous vivons.

Alors, de profundis, de profundis, clamavi ad te...

Etre léger, quand même, rire... même...

Un blogueur a fermé son blog.

On s'en émeut, on l'aime bien.

Il est vivant, il nous fait juste le coup de l'amant...

Qui nous dédaigne et s'en va voir ailleurs

Si on y est...

Ras-le-bol des marins,

Ras-le-bol des... chagrins

Sans queue ni tête.

Tu veux pas de moi ?

Alors, passe ton chemin.

Tu veux plus de nous ?

Alors, oublie-nous.

Regarde-toi :

t'es juste de la matière

enveloppée de néant,

de chimères,

de firmament.

Alors,

Reviens quand tu veux,

Car toi, tu le peux...



Pour toi qui ne m'as pas appelée ce soir, toi qui es partie à tout jamais... toi, qui n'as pas fait de faux départ... toi qui n'as pas bluffé... avec ta mort, t'es morte pour de vrai... voici mon hymne à ta joie (je croise les doigts pour Nadal, ma douce). Et ce soir, je te la mets ta chère Billie Holyday... in my solitude... memories that never die...





Photos et textes (c) Luciamel.

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Ma douce

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Publié le 21 Mai 2009

ajout du dimanche :  

vous qui avez été "choqués", intrigués, intéressés par cette visite inspirée... voici, avec son autorisation, les coordonnées de Barbara Boehm, et de son association Decumanos, cela vous donnera peut-être envie d'en savoir plus, de la suivre dans ses conférences, ou ses stages... envie, peut-être, de vous interroger, c'est ici.

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Mon amie Barbara B., historienne d'art et commissaire d'exposition, nous a hier, une fois de plus, bluffés. Lors de sa  conférence "Le corps érotique, où va l'Eros ?", elle nous a fait découvrir les terres explorées par ces nouveaux artistes, des photographes avant tout, qui dans une recherche à la fois intérieure, mystérieuse, blasphématoire, et criante... d'interrogations, nous font regarder là où nous ne voulons pas, ce qui nous effraie, notre mort... liée à notre incarnation, par ce qui nous maintient en vie : l'éros.

Je vous propose, en suivant le cours de sa conférence, des liens vers ces "artistes" (à vous de vous faire une idée), qui vous choqueront certainement, entre Thanatos et Eros... qu'y a-t-il, finalement, de plus important ? le temps que nous passons à imaginer que nous sommes au paradis (et, là aussi, ça renvoie à un artiste : Jeff Koons ) ? pour ceux qui en auraient été chassés... voici :

Tout d'abord,
Robert Mattlethorp, puis...

Henri Maccheroni;

Alain Fleischer;

Nan Goldin;

Andrés Serrano;

Jeff Koons;

Gillian Wearing;

Paul Armand Gette; et

Joel Peter Witkin.


Pour compléter l'évocation de mon amie, et parce que revenir, toujours, sur les traces de mon passé me fonde. Je voudrais lui suggèrer l'univers de cette artiste extraordinaire, une Portugaise installée à Londres, là-bas unanimement reconnue, ici... moins. J'en ai déjà parlé : Paula Rego, peintre.





Et pour rester dans le thème de Thanatos... marié à Eros, ces quelques  images de l'artiste :







Je vous laisse découvrir la suite, ici.

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #émotions artistiques

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Publié le 18 Mai 2009

Ce qui est raté est souvent ce qui est mal arrivé... ce qui est décalé. Trop tôt ou trop tard. Et pourtant le raté nous dit tant de choses... Le gâteau par exemple. Vous y avez mis les mêmes ingrédients, le même temps, le même désir du plaisir anticipé. Pourtant, que fut-ce ? un coup de fil un peu trop long, l'inattention d'un instant, vous avez détourné le regard, dit un mot qu'il ne fallait pas, et pas vu dans le regard de l'autre, pas entendu dans sa voix, le dégoût qui pourtant était là. Alors, le gâteau s'est ratatiné. Le chocolat, les oeufs, le beurre... le sucre, la farine se sont agglutinés.

De ça nous ne devons rien regretter. Le raté a le goût de l'espéré, le goût du possible, du renouvelé.

A tous ceux qui ont raté leur bac, leur mariage, leur... vie... je dis : quelle chance vous avez, votre échec est un océan de liberté, votre "invincible defeat" est l'immensité du destin; c'est ça le fado.

Ne l'oublions pas le désespéré est libre. Le raté... aussi. Car ils font face à l'inespéré.

Et elle aussi, je l'ai ratée... c'était le jeudi 14 mai à la Cigale... c'est près de chez toi, ma petite soeur, que j'en ai vu l'annonce, hier... regarde, je l'écoute quand même.




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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Portugal

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Publié le 17 Mai 2009





(...)
With your invincible defeat,
You live your life as if it's real,
A thousand kisses deep.
(...)
And sometimes when the night is slow,
The wretched and the meek,
We gather up our hearts and go,
A thousand kisses deep.
(...)
(Leonard Cohen)

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 15 Mai 2009

non, je n'oublierai jamais la baie de Rio... ni la croisette de Cannes, pourtant je n'y suis jamais allée, à la Croisette, parce qu'à Rio... si.


J'ai raté l'ouverture du festival, depuis deux semaines hors du monde, dans un autre monde. J'ai ressenti la chaleur de l'amitié, l'amour humain, et, surtout, j'ai vérifié que même les blogueurs le sont, humains ! Quelle vague, quel réconfort, finalement, en grattant un tout petit peu, on trouve sous le marbre... la chair.

Mon cher Oliveira, le centenaire, je le croyais en compétition, avec une adaptation de Eça de Queiros, il semblerait que non...
Leonor Silveira son actrice fétiche fait tout de même partie d'un jury...  Son film, Singularidades de uma rapariga loura, était en compétition en février au festival de Berlin. A Cannes, donc, rien...

Atterrir.

Les enfants de don Quichotte dans l'actualité, décriés ou invités à la télé. Où en est-on aujourd'hui ? Eux, je ne sais pas, mon voisin le SDF (portraituré par
Philiberte, et ici-même, voici quelque temps) semble quant à lui avoir trouvé chaussure à son pied; l'amour est venu frapper à sa porte, une jeune femme, avec bébé, l'a soudainement emmené vers d'autres cieux. La dernière fois que je l'ai croisé, c'était un 1er mai, pour moi si tragique, celui où j'avais vu le corps de ma petite soeur emporté par des hommes en costume... pour lui, qui sortait des bains publics et s'en allait vers une nouvelle vie, synonyme de beauté, de bonheur, d'espoir.

Depuis, je crois bien qu'il a déménagé... sur le coin du trottoir ses affaires se sont peu à peu amenuisées, jusqu'à ne constituer qu'un maigre ballot. De lui, plus aucune trace aujourd'hui, pourtant ça faisait deux ans que je l'y voyais, l'hiver surtout car l'été il partait... alors, miracle ! dirons-nous. Je veux le croire. Que ce jour de désespoir ait été pour cet abandonné, ce mal loti, celui de la revanche, de la grande victoire de la vie.

Un premier mai, porte-bonheur-malheur... une porte refermée, une autre ouverte.

Deux absences se faisant écho. L'une qui hurle et me déchire à chaque instant un peu plus, l'autre qui me fait sourire.



cimetière du Père Lachaise, le 12 mai 2009, photo (c) Luciamel

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Ma douce

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Publié le 13 Mai 2009

Billie Holiday te l'aurait chanté, Madeleine Peyroux en a la voix... pour toi qui pleures sur nous en ce moment, l'orage nous traversant et lavant Paris, toi, que nous avons ensevelie hier sous le soleil, dance me to the end of love...





Dance me to your beauty with a burning violin
Dance me through the panic till I'm gathered safely in
Touch me with your naked hand or touch me with your glove
Dance me to the end of love


(Leonard Cohen)


notre puits, nos orangers, notre figuier... notre terre, Noël 2008, (c) Luciamel. 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Ma douce

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Publié le 12 Mai 2009

"Adieu l'Emile je t'aimais bien
Adieu l'Emile je t'aimais bien tu sais
On a chanté les mêmes vins
On a chanté les même filles
On a chanté les même chagrins
Adieu l'Emile je vais mourir
C'est dur de mourir au printemps tu sais
Mais je pars aux fleurs la paix dans l'âme
Car vu que tu es bon comme du pain blanc
Je sais que prendras soin de ma femme

Et je veux qu'on rie
Je veux qu'on danse
Je veux qu'on s'amuse comme des fous
Je veux qu'on rie
Je veux qu'on danse
Quand c'est qu'on me mettra dans le trou
(...)"

Jacques Brel



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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Ma douce

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