Publié le 30 Août 2009



Que m'importe Rimbaud,
Que m'importe Verlaine ?
Et même Pessoa
Ne pourra rien pour moi,

Si de la vie je n'ai su
Extirper
Une once de joie.

Toi le manant, le moins que rien,
Tu vaux bien plus que les rois
Car de ton sang renaît 
Le graal, à chaque fois.

Arrachez son coeur,
Si tel est votre souhait...
Jamais vous ne pourrez
Effacer son bonheur.

Ni son malheur...

Que m'importe Rimbaud,
Que m'importe Verlaine ?
Et même Pessoa...

Si ce n'est qu'ils sont mes frères
Et que leur brûlure est mienne.
Dans la platitude de ma vie,
Voilà que j'entends leur cri...

Certains se battent,
En Inde, pour la démocratie,
Pour les femmes,
Pour l'esprit.

Certains se battent,
A Paris... pour le droit
A faire faire pipi...
A leur toutou.

Je me souviens de vous
Et je pleure votre absence,
Vous mes poètes,
Vous mes prophètes,
Vous mes disparus.

Texte et photo (c) Luciamel.




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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 29 Août 2009

Qu'est-ce qu'un être humain ? Comment devient-on être humain ? question entendue sur FIP aujourd'hui pour annoncer le spectacle Pinocchio, à partir de septembre à Strasbourg. Question aussi largement traitée dans l'extraordinaire film de Spielberg, A.I. intelligence artificielle.

Ce soir sur Arte : Aux origines de l'humanité... Où est né l'homo sapiens ? en Afrique, ou partout à la fois ? Où l'on nous explique comment les femmes ont appris à cacher leur ovulation... l'homo sapiens femelle amenant ainsi l'humanité sur les voies du plaisir paléolithique; le grand singe lui ne pensait à copuler qu'une ou deux fois par an, elle sut, savante femelle, par ce stratagème, entretenir la flamme.

La vallée du Rift... étant la clé du mystère. La taille du cerveau serait liée à la vie en société et à la taille du groupe... Le chaînon manquant reste caché dans le désert de l'Erythrée, celui qui nous permettrait de "répondre à cette grande question : d'où venons-nous ?".




Renata Rosa trio, "Maria Leonor", pour nous ramener aux origines... du fado (cette artiste brésilienne, influencée par les chants traditionnels du Nordeste, mais aussi par toutes les formes du chant féminin : indien, arabe, ou hongrois... nous fait sentir ici, très précisément, comment le fado a pu naître... chant auquel on suppose des origines brésiliennes, ou arabes... ou africaines, qui sait, près de la vallée du Rift ?)

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Enfants d'espoir

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Publié le 28 Août 2009



Il y a des moments magiques dans la vie, l'essentiel, après l'âge de 8 ans, consiste à ne pas les perdre de vue et à maintenir son esprit ouvert à leur surgissement.

Hier, moi l'abeille parisienne, j'ai pris plaisir à butiner ces quelques fleurs surgies du béton...

Soirée à la Comète. Lieu hautement bloguesque (et burlesque), et où, par l'entremise d'Olympe, j'avais eu l'audace de me glisser. Comme je l'ai dit à Nicolas en partant, habituellement, je ne suis pas trop attirée par les numéros 1, mais lui, finalement, je le considérais plus comme un numéro 6... Ce à quoi il a rétorqué : "je ne suis pas un numéro"... Mais si, mon cher Nicolas... nous sommes (presque) tous des numéros 6.

Une ruche au Kremlin où j'ai croisé de nombreux pollinisateurs... et  -trices !!!

Tout d'abord le maître de céans : pas si gros que ça... (frisé, oui !). Il avait tout fait pour nous réunir, nous mettre à l'aise, et bien nous accueillir (ça se perd de nos jours, ma brave Dame, mon bon Monsieur...). Pour ce qui est de l'aligot... j'en ai mangé de meilleurs, mais l'important... était... la rose.

Puis, notre visiteur de Pau... (parmi les moments magiques, on pourra inscrire celui-ci, pour des raisons linguistiques et culturelles que vous autres n'êtes pas à même de bien comprendre), à qui je fus présentée : Mtislav.

Je bus mon Porto (chose promise...) lui son eau gazeuse (et, Dorham ! c'était pas de la Carvalhelhos...), par la même occasion il me présenta : Audine, une autre abeille; nous découvrîmes nos points communs, nos origines... Je lui trouvai même un accent, ce à quoi elle ne voulut pas acquiescer (car ça fait deux générations...).

Que vous dirai-je encore ? que les blogueurs sont plus beaux en vrai... que leur âme en tout cas l'est (bon, si vous remettez en cause l'existence même de l'âme... je vous laisse à votre Onfray).

Je dois vous avouer que je confonds un peu désormais Lyon, Orléans et Montpellier... Trublyonne, Circé, et une autre femme engagée... avec qui j'ai échangé un bon moment de la soirée (Circé m'a beaucoup émue...).

M. Poireau et sa Ciguë... si bien assortis, si charmants (bon, M. Poireau, j'y arrive, j'y viens... aux hommes en couple).

Et une révélation : Marie-Georges, une vraie fille avec de beaux nichons... (pardon Marie.G. je ne pouvais pas rater cette mauvaise rime) : franchement cette fille elle est "canon" (dans sa tête, dans son corps...). D'abord, t'as raison de les montrer, et 09 a tout compris, lui.




Ah... vous voulez des liens ? les voilà, les voici... tous en bloc (certains en prime).

Quelques hommes (jeunes ou moins)... à ajouter.

Je voudrais également regretter les absents : Z. et B. (toujours présents dans nos coeurs...).

Je ne m'étendrai pas sur les zinfluents... car, comme disait Boris Vian (dont on fête la mort... en ce moment) les "gensdelettres"... n'ont pas besoin de nos applaudissements.

La Comète
Olympe
Nicolas
Mtislav (luso)
Dorham (blog en repos... dis "quand reviendras-tu ?")
Audine (luso)
Trublyonne
Circé (luso)
M. Poireau
Ciguë (Mademoiselle)
Marie-Georges
Entre deux eaux
Côté Boulevard (Miguel) (luso)
Zoridae
Balmeyer
Femmes Engagées
Emanu
Mathieu

et

Gularu, notre benjamin.



Photos (c) Luciamel. Si vous estimez que votre droit à l'image a été bafoué, faites-le-moi savoir... je supprimerai, à votre demande, toute atteinte à votre intimité (liberté).


Vous ne savez pas qui est Rui Veloso, vous ne savez pas qui est le Cavaleiro andante... (chevalier servant, chevalier errant, ou chevalier pélerin)... Un grand nom de la chanson portugaise. Une vidéo ancienne, il était jeune... vous reconnaîtrez au début, sur la gauche, Mario Soares, le Président portugais, qu'il était allé saluer dans sa loge.





Porque sou o cavaleiro andante                                                                  Car je suis le chevalier errant
Que mora no teu livro de aventuras                                                            Qui vit dans ton livre d'aventures
Podes vir chorar no meu peito                                                                     Tu peux venir pleurer sur mon épaule
As mágoas e as desventuras                                                                      Tes désagréments et tes blessures        
  

Sempre que o vento te ralhe                                                                         Si le vent  t'engueule
E a chuva de maio te molhe                                                                          Et que la pluie de mai te trempe
Sempre que o teu barco encalhe                                                                  Si ton bateau s'échoue
E a vida passe e não te olhe                                                                        Et que la vie passe sans te voir

Porque sou o cavaleiro andante                                                                   Car je suis le chevalier errant
Que o teu velho medo inventou                                                                    Que ta vieille peur a inventé
Podes vir chorar no meu peito                                                                      Tu peux venir pleurer sur mon épaule
Pois sabes sempre onde estou                                                                     Tu sais toujours où me trouver

Sempre que a rádio diga                                                                                Tant que la radio dira
Que a américa roubou a lua                                                                           Que l'Amérique a volé la lune
Ou que um louco te persiga                                                                           Ou qu'un fou te poursuit
E te chame nomes na rua                                                                               Et t'insulte dans la rue
 

Porque sou o que chega e conta                                                                    Car je suis ce qui vient et te conte
Mentiras que te fazem feliz                                                                             Des mensonges qui te font sourire
E tu vibras com histórias                                                                                 Et tu vibres avec les récits
De viagens que eu nunca fiz                                                                          De voyages que je n'ai jamais faits
 

Podes vir chorar no meu peito                                                                        Tu peux venir pleurer sur mon épaule
Longe de tudo o que é mau                                                                            Loin de tout ce qui est mauvais
Que eu vou estar sempre ao teu lado                                                            Car je serai toujours à tes côtés
No meu cavalo de pau                                                                                    Sur mon cheval de bois.
 

(Cavaleiro andante, Rui Veloso, traduction (c) Luciamel)

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #blogs et blogueurs

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Publié le 26 Août 2009

Rustre et vulgaire à la fois : c'est trop pour un seul homme.

Il aura beau s'enrober d'un mielleux orientalisme, ça n'en aura toujours, à mes yeux, que le goût de la misogynie.

(Pensée du soir)


Photo (c) Luciamel

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #rêves

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Publié le 26 Août 2009

                                             Photo (c) Luciamel, le Père Lachaise, récemment.


Un ami me l'avait conseillé vivement (il y était allé deux fois). J'hésitais car les critiques n'étaient pas très bonnes, mais rien ne pouvant supplanter le bouche à oreille, me voilà, par un temps caniculaire, en route vers une salle climatisée de mon quartier.

Le doute après l'avoir vu est : est-ce un film ? un manifeste ? une performance ? Je pencherais pour la dernière option, avec toutefois l'impression que dans ce cas-là (de provocation pour choquer le bourgeois) rien de nouveau sous le soleil depuis les performers post surréalistes.

Bien heureusement, les conférences de mon amie Barbara m'avaient éclairée sur l'approche "art extrême" des plasticiens de la modernité : voyez
ici, ou . Ok, avant d'arriver, tel un bonze, aux Vêpres de la Vierge, de Claudio Monteverdi, Oleg Kulik avait fait le chien, tout nu et tenu en laisse, dans les rues de Moscou. Marina Abramovitch... est assez "art morderne", elle aussi.

Alors, à vrai dire, les excentricités de Sacha Baron Cohen dans
Brüno ne m'ont pas étonnée, ah... très années 80 tout ça... Surtout, très surjoué. Je joue à jouer que je choque, mais en fait je reste très "commercial"... Choquer le bourgeois s'est juste un peu déplacé : "choquer le bourgeois hétéro, ou le bourgeois homo". Mais, la question importante est de savoir si le but est atteint. A priori non, deux ou trois personnes se sont levées avant la fin du film. Beaucoup (d'hommes, homos ?) ont ri (aucune femme). Ceux qui sont restés dans la salle (la majorité) étaient plutôt jeunes et plutôt bobos...

Conclusion :

1. J'habite le bon quartier : je suis tout à fait bobo... car je n'ai pas été choquée;
2. Je préfère les plasticiens et l'art moderne au cinéma... commercial;
3. Je suis bien une femme (je n'ai pas beaucoup ri);
4. A-t-on vraiment fait avancer le schmilblick ? Sacha Baron Cohen l'aurait voulu en tout cas, avec force appareillages... et autres objets... pénétrants;
5. La réalisation et le jeu des acteurs étaient-ils à la hauteur ? sans vouloir faire de mauvais jeu de mots, il me semble que non; les sous-titres des sous-titres et la caméra-réalité étaient pénibles, le réalisateur-acteur n'est pas transcendant (il fait beaucoup plus sexy sur l'affiche...);
6. Il eût mieux valu aller voir l'expo de
Jeff Koons à Versailles... (c'est le petit ami de Sofia Coppola qui le dit... lui, rocker célèbre du "quartier" : Versailles "sa mère", Thomas Mars, chanteur du groupe Phoenix : jeunes hommes chantant pour filles de bonne famille);
7. Pourquoi vais-je au cinéma ?
8. Décidément, rien ne vaut le dernier Woody Allen, ou le dernier Manoel de Oliveira (le plus vieux cinéaste en activité);
9. Si on s'écoutait un petit fado ?
10. Non, pour changer, du rock, du blues... du Jeff Buckley (et les petits dandies versaillais n'ont qu'à bien se tenir).




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Rédigé par Luciamel

Publié dans #émotions artistiques

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Publié le 24 Août 2009

                                                                     FKDL (photo (c) Luciamel) 


Para acabar com certos modos
De vilanezas e tiranias
Bastava que os ricos todos
Fossem pobres oito dias

Afin d'en finir avec certaines habitudes
De vilenies et de tyrannies
Il suffirait que tous les riches de par le monde
Fussent pauvres durant huit jours

(Pensée de mon oncle Jorge, traduction Luciamel)



Aujourd'hui, avec mon étudiante suédoise, nous avons devisé de la facilité avec laquelle Marjane Satrapi (je lui avais donné un article du Monde à lire) s'était "libérée" de sa culture et de son pays. Elle me fit la remarque qu'en effet il avait été facile à cette jeune-femme, issue de la haute bourgeoisie, et de l'intelligentsia iranienne, éduquée dans les meilleures écoles d'Europe et des Etats-Unis, de quitter son pays et de s'adonner à la liberté; pour obtenir ses papiers (sa naturalisation plus exactement, car elle n'était pas clandestine) elle avait même pu être aidée par un ancien ministre de la culture.

Mon étudiante qui s'apprête (après plusieurs années en Guinée Bissau) à aller vivre au Burkina Faso, ça lui semblait à mille lieues de la manifestation à laquelle elle avait assisté (par hasard) vers la porte de Clignancourt, samedi dernier. On y parlait d'un Ministère de la régularisation des sans-papiers... pas les mêmes conditions de vie, ni de liberté, pour eux et pour Marjane Satrapi. Elle parut étonnée que ça puisse exister en France un tel ministère : je lui dis que c'était sans doute l'antenne d'une association d'aide aux sans-papiers qui s'était auto-proclamée ainsi. Il nous paraissait clair, toutefois, que beaucoup d'associations tiraient profit de la situation de ces malheureux pour se faire mousser (pour avoir des subventions, et même pour se payer leurs propres salaires de bobos, ou des votes... ah... la bonne conscience des bobos... ça perdra la gauche). Que ne dit-on qu'en Afrique les Burkinabé sont expulsés des pays voisins, et vus par d'autres Africains (en Côte d'Ivoire par exemple) comme des indésirables (voir l'article de Wikipédia à économie).

Nous nous demandions (pour pratiquer le "si + imparfait...") ce que nous ferions si nous gagnions 145 millions d'euros au loto... Très vite nous comprîmes que le plus "moral" serait de faire, comme le Prix Nobel de la Paix le suggère, d'investir dans l'aide aux plus pauvres  ! Le micro-crédit, voilà l'avenir du capitalisme. On ne prête qu'aux riches, disait-on auparavant, et bien dorénavant on donnera aux plus pauvres un peu d'argent qu'ils rendront avec quelques intérêts, mais comme ils sont très très nombreux... pour nous ça fera des sommes colossales. Bien sûr le Prix Nobel de la paix, lui, proposait de réinvestir les bénéfices dans l'oeuvre elle-même... La Banque Mondiale n'a pas la même idée... Pour elle les pauvres sont le nouvel Eldorado


Pour illustrer le thème Souchon :




Pour le plaisir... Souchon :




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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 21 Août 2009

Merci Lulu... (voir commentaire ici) me voici maintenant abonnée aux flux RSS des blogs que j'allais consulter sporadiquement... (toi, tu me lis bien sporadiquement...) : quand je pensais à vous.

Maintenant, plus d'excuse... "ah, je ne savais pas que t'avais écrit un nouvel article...". Maintenant, je sais. Ah, il y aurait bien : "ah, ça faisait un moment que je n'avais pas consulté mes flux RSS..." (URSS... smile).

Ou encore : "ben, j'ai fermé mon blog". (là, c'est le total désespoir, ou la reprise totale de liberté : "je viens te commenter seulement quand j'en ai envie", quelle audace ! quel courage ! quelle originalité !).

Je suis abonnée.

Nous vivons dans une société d'abonnement. C'est d'ailleurs le seul engagement que nous appréciions, celui que nous pouvons rompre à tout moment, d'un clic.

Avec l'amour... on commençait à s'y habituer (depuis Baumann et son excellent essai sur l'Amour liquide) on savait que les rapports humains (amour, amitié, profession) se rapprochaient de l'effacement, vite fait bien fait. Notre société étant celle des déchets : nous consommons et nous jetons, l'amant, l'ami, le salarié...

On voit apparaître le même phénomène avec les idées politiques : plus aucune fidélité !  Aujourd'hui je dis blanc, demain je vote noir, ou rouge, ou vert... L'électeur est lui aussi devenu un consommateur. Nicolas Sarkozy étant le premier Président de la République française VRP. Un grand bonimenteur, pour de bons consommateurs : le dernier abonné étant Philippe de Villiers (mon cher Lulu, anonyme, j'ai failli écrire Gérard...).

J'ai aimé l'envolée de Cohn Bendit : "Que voulez-vous ? la majorité, ou avoir raison ?". Il a aussi lancé : "Il faut aller chercher les alliés là où ils se trouvent, pas là où vous êtes". Lui aussi c'est un orateur, un bateleur. Mais il me plaît.

Alors, Mesdames et Messieurs, pour qui allez-vous voter ? Ne voyez-vous pas que le pouvoir c'est à eux, et uniquement à eux, que vous le donnez ? Ils vous représentent, soit ! Mais qui êtes-vous vraiment ? Le savez-vous ? Vous vous plaignez qu'ils retournent leur veste, qu'ils sont corrompus, pourris... mais ils ne font que vous représenter...

Les députés gagnent des fortunes, et à vie !!! Je répète à mes collègues (payées comme moi 1,5 SMIC par mois à bac + 5) : lançons-nous dans la politique ! un métier d'avenir. Les conseillers municipaux... combien ça gagne ? Un sénateur ? Je vous le dis : devenons tous des politiques.

Moi, j'ai tout faux : je suis fidèle, même si je déteste m'abonner (à part à Télérama, et uniquement par fidélité...).

Je t'aime, mais surtout ne me demande pas de m'abonner, je te suis fidèle, mais surtout ne me demande pas de te le prouver (mon horreur des chapelles, des églises, des endoctrinements). Que ma présence, que mon engagement te soient évidents, ne doute pas, quand j'aime une fois... j'aime pour toujours.

Pour cette raison, je voterai, comme à chaque fois, la même chose aux prochaines élections.

Je ne te trahirai pas, je ne zapperai pas, je ne me désabonnerai pas... car je ne n'avais pas la carte du parti, je n'ai que la carte du monde...


Sempre que se ouve um gemido                        A chaque plainte entendue
Numa guitarra a cantar                                      D'une guitare qui a chanté
Fica-se logo perdido                                          On se sent, soudain, perdu
Com vontade de chorar                                      Avec l'envie de pleurer
O gente da minha terra                                      Oh, peuple de mon pays
Agora é que eu percebi                                     Maintenant, je l'ai compris
Esta tristeza que trago                                      Cette tristesse que je vis
Foi de vos que a recebi.                                    C'est de toi que je l'ai reçue

("O gente da minha terra", Mariza , traduction Luciamel)






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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 17 Août 2009

Me parlez pas de burka, ni de burkini... moi ce qui m'intéresse en ce moment c'est plutôt le Burkina... le pays ! vous voyez ? Oui, une étudiante suédoise qui travaille à l'ASDI (en suédois c'est SIDA... mais ça passe moins bien dans les langues latines), un organisme gouvernemental qui s'occupe de l'aide au développement de l'Afrique.

Nos rails tout tracés... va, parle de ce sujet-là ! grippe A, libération de Clotilde Reiss (à croire qu'il se l'était programmé pour ses vacances ce sauvetage-là : quelle aubaine ! après les infirmières libérées en Lybie par son ex-femme, et Ingrid Betancourt sauvée des griffes des guerilleros).

Connaissez-vous le Burkina Faso ?

On nous dit Afghanistan, Pakistan, Palestine, Israël, Iran...  Nous ne pensons plus que :  "talibans", "musulmans", "Iran"...

Le Burkina ? ben... pas plus que vous, jusqu'à tout à l'heure. Et soudain, ce soir, l'évidence : comment puis-je vivre sans me soucier du Burkina Faso ? Le pays des hommes intègres...

L'Afrique. Ce continent sacrifié (les Portugais ont une grande responsabilité).

Arrêtons de parler de ce qui est... rebattu, car là nous sommes manipulés (me semble-t-il). Essayons de dire ce qui nous arrive (au sens fort du terme) : ceux que nous rencontrons et leur expérience, ces voyageurs de notre vie, ces explorateurs arrivés sur notre île. Ecoutons-les.

Cette femme croisée aujourd'hui, cette Suédoise parlant très bien le portugais... (car ayant vécu en Guiné Bissau plusieurs années) elle m'ouvre un monde, celui de l'aide, celui de la confrontation des cultures, celui de l'ouverture sur ces paysages, sur ces langages... cette interrogation au monde... celle qui a lancé sur les océans mes ancêtres, les navigateurs.


Ce film The constant gardener, une absolue lucidité sur le monde dans lequel nous vivons : les intérêts des grands groupes pharmaceutiques, l'Afrique, énorme laboratoire pour tester nos médicaments... nos vaccins... comment nous nous protégeons grâce à l'exploitation de ces populations, comment ces entreprises prospèrent grâce aux cobayes-esclaves... de nos nouvelles colonies.

 




Et si on écoutait un peu de fado ???

Le dernier CD de Dulce PontesMomentos (des moments), un morceau enfin disponible sur Youtube...





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Rédigé par Luciamel

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Publié le 14 Août 2009

Grâce à Barbara, mon amie historienne d'art, j'ai fait un voyage au loin... découvert un quartier que je connaissais très mal (ou seulement quelques rues, quelques bars, quelques restos...). Moi, la prolo... du quartier bobo, le 4e arrondissement de Paris, j'ai compris ce qu'était le concept bobo des quartiers prolos. Ben, ça a l'air de mieux respirer ! plus d'espace, moins de voitures, petits apparts, petits passages, petites ruelles... tout le monde avait l'air plus cool... un peu l'Afrique, un peu le sud... un peu la gauche baba... d'antan, ou un certain Montmartre d'un autre temps. Bref, ça m'a fait envie.

Voyage dans le passé, dans les sentiments aussi. Mais pourquoi Barbara m'as-tu fait tourner pendant deux heures autour de l'ancienne maison de mon ancien petit ami ? du temps où il m'aimait si tendrement... Encore un clin d'oeil : ma pérégrination démarrée près du Père Lachaise, où Elisa repose, s'est finie dans le bus 96. De là-haut, Ménilmontant, à chez moi, en passant près de sa précédente demeure...  elle qui clouée sur son lit me disait : "Tu sais, ça me fait rêver d'entendre le bruit du 96 dans la rue, ça me rappelle le temps où je pouvais le prendre pour aller travailler à Beaubourg, c'était le bon temps..."

Est-ce elle ou toi qui a manigancé ce voyage-là ?

Toujours est-il que ce fut l'une des plus belles promenades qu'il m'ait été donné de faire dans cette belle ville... Partie à 15h pour aller à l'expo dont Barbara est la commissaire, je descends place Gambetta et m'apprête à rejoindre tout doucettement le "Carré Baudouin", au n° 121 de la rue de Ménilmontant. Munie du plan imprimé sur la plaquette fournie par la Mairie du XXe (organisatrice)... je décide de faire le parcours proposé en complément de la visite, mais avant ! Grand bien m'en a pris, la découverte fut un enchantement, et, fort heureusement, j'avais pour suivre l'itinéraire un plan du quartier bien plus détaillé.

L'expo : 
Art urbain, Mairie du XXe.

Le parcours : au départ du 194, rue des Pyrénées, la rue de Ménilmontant, la rue de la Duée, la rue de Pelleport, la rue du Télégraphe, rue du Jourdain, rue des Cascades, Place Maurice Chevalier.

A l'arrivée le Pavillon Carré de Baudouin. Magnifique expo, retraçant l'itinéraire de trois artistes de renom :

Jérôme Mesnager et son bonhomme blanc;

Mosko (l'équipe) et leurs animaux tout colorés;

Nemo et son bonhomme noir.

J'arrive à destination à 17h... Le travail de la commissaire de l'expo est impressionnant, c'est en tous points magnifique : la qualité des oeuvres réunies sur place, au parcours proposé "en randonnée" dans le XXe pour retrouver l'art in situ... agrémentée par la projection de petits films documentaires sur ces artistes hors normes, ce, dans une salle hyper confortable (où l'on se re-pose avec grand bonheur).






















J'ai eu le plaisir de découvrir quelqu'un... qui n'était pas sur la liste, mais bien sur le chemin...  comment s'appelle-t-il ? mystère et boule de gomme. En tout cas il me plaît.







Et pour terminer... votre serviteur... (on ne dit pas serviteuse, ni servitrice, et servante est le féminin de servant, donc... me voici ) :




Photos (c) Luciamel.

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Publié le 13 Août 2009


Le laurier séché, accroché sur la poutre de l'entrée, est tombé sous mes yeux. Avant déjà, pendant mes vacances, près de lui, le mobile en coquillages s'était écroulé, au bout de 10 ans, retenu par un fil sur un clou, il a soudain lâché (il était censé me protéger des esprits).

Mon père semble abattu, amaigri... il vit, mais quelque chose en lui s'est brisé, il se met à perdre pied... littéralement, il doit s'accrocher aux murs car ses jambes par moments ne le portent plus. Et puis, plus récemment, il se retrouve sans voix... sa bouche se paralyse.

Nous sommes telles des branches séchées, des maisons vidées (image du film, que je n'ai pas encore vu...
Le temps qu'il reste, où l'on montre ce qu'est notre monde quand nos plus chers ont disparu...).

Nous sommes sans voix, nous perdons pied.

Le violoncelle m'apaise, le vent dans mes cheveux, le merle qui vient d'attraper un insecte et le tient dans son bec, le rire de ton fils, les rêves qui me guident, la fin du monde qui ne saurait tarder.

Que se passe-t-il sous terre ? ça angoisse Lucas... au bout de quatre mois, comment est ton corps ?

Je voudrais lui dire ce que me disait ma grand-mère : "Il est un très grand mystère, car c'est celui qui prouve l'existence de Dieu. Regarde ce bâton, ce bout de bois sec. Comment peux-tu expliquer qu'il a pu, ou pourrait porter des feuilles, des fleurs ?"

Pendant mes vacances, mon arbre a failli mourir, celui dont je ne sais toujours pas ce qu'il est : prunier ? abricotier ? un jour, il a poussé dans un de mes pots, un noyau tombé du ciel (mon voisin du dessus, qui soit arrosait trop ses jardinières, soit me gratifiait de ses mégôts de cigarette... a dû négligemment jeter la semence d'un fruit...). 15 jours pratiquement sans eau en plein mois de juillet, quand je suis rentrée toutes les feuilles étaient désséchées. J'ai taillé, arrosé, et miracle... le voici affichant un nouveau printemps. Couvert de jeunes feuilles vertes, il vient me confirmer qu'il faut toujours se méfier de ceux qui nous annoncent la mort des arbres (que n'ont-ils coupé les branches et arrosé ?).




Ce corps, dont on te dit qu'il pourrit, se couvre de fleurs, de feuilles et de fruits, dans une autre dimension, ou quand nous ne l'attendons plus.








Photos (c) Luciamel (en haut l'arbre mystérieux, en bas mon mandarinier qui, après des fleurs inespérées, a donné de beaux fruits).

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Ma douce

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