Publié le 31 Octobre 2009

"enfants, venez chanter l'espoir
enfants, il n'est jamais trop tard
enfants venez chanter un chant de liberté,
dans un monde à votre idée"


(Nicoletta)


Voilà les idées révolutionnaires qui ont bercé mon adolescence. Après étonnez-vous que moi l'enfant post-soixanthuitarde (j'avais 8 ans et n'étais même pas encore arrivée en France, cela ne se fera qu'en septembre), je m'interroge sur l'héritage qui m'en est resté...

Pourtant je les ai crus à fond, mes profs... eux qui, issus de milieux bourgeois, nous enjoignaient nous les enfants d'immigrés, nous les enfants de prolos, à tout envoyer valser... à croire qu'un monde nouveau allait arriver.

J'avais 13 ans... (un âge qui semble poser question à certains), j'ai l'impression d'avoir vraiment appliqué à ma vie d'aujourd'hui leurs idéaux de ce temps-là. Ma surprise est grande de voir que les soixanhtuitards qui m'avaient inspirée ont eux suivi la voie de leurs parents : ils sont devenus des nantis, des bourgeois avec famille et enfants, qui font tout pour leur confort et la future carrière de leurs descendants...

Alors, quand j'entends, aujourd'hui, les chantres de la révolution, de "l'engagement de gauche" BCBG, ces Martin Hirsch des associations... qui se disent DAL ou CAL (la "cause des immigrés" n'est, malheureusement, pour eux, qu'un vernis pour recouvrir leur mauvaise conscience de privilégié, ils l'ôteront bien vite à la première occasion de débauchage, ou de promotion), quand je regarde leur pedigree, c'est toujours les "père Noël" de mon enfance que je reconnais. Ils font leurs armes à gauche, comme d'autres font un stage dans l'entreprise de papa (qu'ils s'appellent Jean Sarkozy, ou Marie Bové, n'est qu'anecdotique), il leur sera toujours aisé de se ranger des voitures quand la bise sera venue.

Déçue par mes maîtres, oui. Déçue par eux en qui j'avais cru (la vie en communauté, le bateau pour faire le tour du monde, construit sur un chantier près d'Aigues Mortes... le risque de finir sa vie aux quatre vents...).

Déçue par des humains, trop humains... accrochés à préserver leur sécurité et l'idée de famille... (aujourd'hui profs à l'éducation nationale, bourgeois abonnés au centre culturel de leur quartier, et dont les enfants vont, naturellement, faire les meilleures études qui soient) quel paradoxe !

(Alors, ne critiquons pas trop vite les conservatismes d'autrui... Au fond, nous sommes tous des réactionnaires.)

Tous ? peut-être pas... Il en reste quelques-uns, des irréductibles, peu... ils étaient, peu ils sont restés : Béatrice, Roger, Gabriel, François, Rodolphe, Zoltan... et quelques autres,  en vous je reconnais mon passé, vous êtes mes amis, finalement... on est plus nombreux que je ne croyais.

Pourtant, je sais que "les brebis égarées", au moment de leur mort, renoueront avec l'essence même de leur vie : la liberté dont ils avaient rêvé.

Enfin, ils partiront sur ce bateau qui peut nous mener au bout du monde.

Et leur fado se mèlera à l'accordéon et au tango... 


 




Ce billet en écho à celui de Gaël, qui m'a inspirée... merci l'écureuil.

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 24 Octobre 2009

Je connais des artistes...

Qu'est-ce qu'être artiste ? nous le sommes tous, sans l'être vraiment. Alors, qui l'est tout à fait ? 

                              Henri Wisley, expo à La terrasse de Gutenberg, 9, rue Emilio Castelar, Paris 12e
                                                                                  (jusqu'au 28 octobre).
                                                                                    Photo (c) Luciamel.


Mon ami Henri, qui expose en ce moment à deux endroits parisiens, l'est, vernissage de sa deuxième expo mercredi prochain. Mon ami Zoltan l'est. Mon ami Simon l'est. Et Lucas, mon neveu, l'est aussi.


                                                                        Photo (c) Luciamel, Lucas chez Zoltan.


Pourtant, moi je ne le suis pas... en fait, je pourrais l'être, j'ai gribouillé voici bien longtemps, mais je ne suis pas possédée, pas habitée, par cette nécessité qu'est le peindre, le dessiner. Possédée plus par le besoin d'écrire... ça oui.

J'aime vous regarder, vous lire, dans vos dé-lires, vos... récits imagés.

Je vous comprends.

Voici les coordonnées pour l'expo d'Henri Wisley :  vous pourrez y voir mon portrait, qui aura changé...

Espace Tristan Bernard
64, rue du Rocher
75008 Paris
(du 27 octobre au 28 novembre 2009)


                                    La lettre volée, Henri Wisley, photo envoyée par l'artiste

Pour l'artiste en devenir, Lucas mon neveu, voici les photos (prises chez le maître Zoltan) :




Voici, Mesdames et Messieurs, le tableau réalisé par Lucas ce 24 octobre 2009, Femme nue, en cadeau à Zoltan. Il le vend (en même temps qu'il en fait cadeau) 500 euros.


                                                   Photos (c) Luciamel, l'oeuvre de Lucas : Femme nue
 





Barco negro

(David Mourão Ferreira / Piratini / Caco Velho)
Amalia Rodrigues
.........................................
De manhã, temendo
Que me achasses feia,
Acordei tremendo
Deitada na areia.

mas logo os teus olhos
Disseram que não
E o sol penetrou
No meu coração ( bis )

Vi depois, numa rocha
Uma cruz
E o teu barco negro
Dançava na luz,
Vi o teu braço assenando
Entre as velas já soltas
Dizem as velhas na praia...
« Que não voltas... ! »
_ São loucas... ! ?
São loucas...

Eu sei meu amor
Que não chegaste a partir
Pois tudo em meu redor me diz
Que estás sempre comigo

No vento que lança
A areia nos vidros
Na àgua que canta
No fogo mortiço.

No calor do leito
Dos bancos vazios
Dentro do meu peito
Estás sempre comigo

************************************************

Ce matin, quelle frayeur,
me réveillant sur le sable,
que tu me trouves laide,
soudain m'a fait trembler.

mais à l'instant tes yeux
me dirent que non
et le soleil est entré au fond
de mon coeur (bis).

J'ai vu l'après, sur la roche,
une croix
et ton bateau noir dançait
dans la lumière,
j'ai vu ton bras faisant signe
au milieu des voiles déployées.
Les vieilles de la plage
disaient
que "tu ne reviendrais
pas..."
Elles sont folles, folles.

Je sais, mon amour,
que tu n'es pas parti,
car tout alentour me dit
que tu es toujours  ici.

Le vent qui lance du sable
sur les fenêtres.
L'eau qui chante
sur le feu alangui.

La chaleur de notre lit,
le vide de notre table, mais
à l'intérieur de mon coeur
tu es toujours près de moi.

(Traduction (c) Luciamel)

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 21 Octobre 2009

Dormir, doucement,
s'enfouir dans le corps de l'amant,
on en rêve, on le vit, on en crève.

Pleurer, doucement,
à cause de lui, se mêler à la pluie,
et au vent.

Se souvenir du temps,
où l'on s'émerveillait du tout venant,
où nos jours regardaient le firmament.

Mes doigts sont transis,
Ma main est raidie,
Sur la lettre que je t'écris.

J'entends le chant d'un au-delà,
ta voix me guide dans l'à-venir,
je perçois un autre ciel là-bas.

Rien ne me fait plus peur,
ni maladie, ni amoureux, ni mort,
tout me semble possible, ma soeur.

Mourir n'est rien désormais,
vivre est compliqué mais...
vivre n'est plus qu'un délai.

Texte (c) Luciamel.




Il n'y a pas que des femmes fadistes... il y a aussi des hommes ! Alfredo Marceneiro fut l'un des premiers et sans doute le plus grand, l'un de ses successeurs est Camané, l'émotion ressentie (par leur voix, leurs thèmes qui sont différents de ceux des femmes), leur sensibilité souvent bouleversante, car fragiles ils osent se montrer... dans le fado.






j'essaierai de vous traduire tout ça prochainement... en attendant je vous laisse apprécier le genre musical...


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 18 Octobre 2009

Ce midi, au départ de ma randonnée, FKDL m'a saluée sur une colonne de Beaubourg... oh ! quelle surprise, et comme elle est belle sa dame ! toujours la même et toujours renouvelée.



Vite, vite, quelques photos, mais vite, pour ne pas rater le train...




Toujours le Vexin françois (sans François, qui s'était désisté...), près de Meulan et Menucourt, enfin, notre village de départ était Sagy, puis Chardronville et la Villette.

Quelques pas, sous un soleil splendide, on a même parlé de mirages... de désert, amoureux... s'entend. On a surtout admiré les paysages, on se serait crues dans les tableaux des peintres du XIXe siècle... Van Gogh disait Béa, moi... je trouvais que c'était mieux qu'Auvers parce qu'au moins on n'avait pas toutes les pancartes nous indiquant ce qu'il fallait  voir (elle a très justement relevé que pour les Japonais c'est quand même plus pratique, les pancartes...).

Notre but était le château, depuis celui de Chars et ses licornes... il nous fallait relever le défi... Celui de la Villette n'allait pas nous décevoir.



Nonchalamment deux Sphinx veillaient près de l'étang, cachés derrière les arbres de l'allée.



Puis le chemin vers la Stèle, l'Obélisque... comme l'a appelée Béa, inaccessible, portail fermé... sur le sol jonchait le squelette d'un animal déchiqueté... Beuh... partons avant que quelque malheur ne survienne...

Le château dans sa splendeur nous l'avons surplombé.


Et, merveille des merveilles, soudain ont surgi les femmes... placées là par l'artiste, non pas de rue, mais de campagne...

Nous voici, éclairées par les Sphinx, et guidées par la main de l'homme qui a sculpté la terre... la mère... l'origine...













Ces sphinx croisés... ces signes placés sur notre chemin, sous la lumière, gardiens de nos vies de terre, de nos destins de glaise prête à se défaire...


"Un jour il advint que le fils royal Thoutmosis, qui allait se promener à l'heure de midi, se reposa à l'ombre de ce grand dieu ; la torpeur du sommeil le saisit, au moment où le soleil était à son zénith. Il s'aperçut alors que la Majesté de ce dieu auguste lui parlait, de sa bouche même, comme un père parle à son fils, disant : regarde-moi, contemple-moi, ô mon fils Thoutmosis ; je suis ton père, Horakhety-Khepri-Râ-Atoum ; je te donnerai la royauté sur terre, à la tête des vivants, tu porteras la couronne blanche et la couronne rouge sur le trône de Geb, le prince (des dieux). La terre t'appartiendra en sa longueur et sa largeur, et tout ce qu'illumine l'oeil brillant du maître de l'Univers. (...) Voilà que maintenant le sable du désert me tourmente, le sable au-dessus duquel j'étais autrefois ; aussi hâte-toi vers moi, afin que tu puisses accomplir tout ce que je désire". VOYEZ ICI.


Nous femmes de la terre, femmes de glaise... aux dieux de pierre, et au dieu Soleil, nous offrons des fruits, des feuilles, des fleurs éphémères : l'achilée, le dernier coquelicot de l'année, les baies, les feuilles et notre grand secret.








Pourquoi Lagardère (le Bossu) le Sphinx bossu...? tout simplement parce que le film, mais lequel ? celui avec Jean Marais ou le plus récent ? avait été tourné dans ce château... dixit un promeneur croisé au bas du sentier... Vous m'avez ce soir, cher Duc de Nevers, fait don de votre botte... :

Si tu ne viens à Lagardère, Lagardère ira à toi.




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Rédigé par Luciamel

Publié dans #métro - voyages

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Publié le 14 Octobre 2009

                                                                      photo flickr 



Allez-y, c'est rue St Maur, allez-y c'est dans la rue à Paris, mais aussi à New York, ou Barcelone, ou... en bas de chez vous, l'art de rue. Je ne dis pas art "urbain"... car "urbain" renvoie à architecture, ou à "bien élevé"... il est urbain, elle est urbaine... (moi non plus je ne connaissais pas cet emploi avant qu'une collègue ne se targue, à l'heure du déjeuner, de l'employer à bon escient).

Lui, je l'arbore depuis un bout de temps à la bannière de mon blog, il a l'habitude, faut dire, de s'exprimer dans mon quartier... lui c'est
FKDL.

Ce soir je l'ai rencontré, j'ai même failli le prendre en photo (mais trop de journalistes m'ont fait de l'ombre, et j'ai raté l'occasion). 

Vous pourrez contempler la minutie de ses collages et l'homme-âge... qu'il rend aux années 50-60, lui le jeune-homme d'une toute petite quarantaine d'années (je prends des précautions ne connaissant pas son âge).

C'est souvent la femme, cette femme, qui l'inspire, celle qui telle Ingrid Bergman jouant Jeanne d'Arc, s'agenouille devant son destin, et devant Dieu... tout en faisant face aux hommes.










                                    Photos (c) Luciamel (avec l'autorisation de l'artiste)



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Rédigé par Luciamel

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Publié le 13 Octobre 2009


                                                                      photo (c) Luciamel


Dorham m'a taguée
... il me demande de raconter ma première fois... je ne vais pas vraiment me défiler (ça sera pour plus tard... ailleurs... le vrai de cette histoire-là), mais je vais lui recopier des poèmes, des textes de cette époque-là, c'était en 1977, peu de temps après... la première fois (pour les détails vous pouvez les imaginer, c'est toujours pareil, sachez que ça fait exactement à quelques jours près... 32 ans)


Mots d'amour
C'est lui et non vous qui m'importez
Je et puis c'est tout
Amour en criant peut-être
Peut-être en disant amour

Lorsque ta langue passe ici, sur ces lèvres qui me semblent bonnes.

C'est remise à tes caresses et à ton plaisir qu'enfin j'anéantis l'ennui. Mes doigts me fouillent mais ils ne sombrent que dans la peine.

C'est bien bon oui, mais c'est fini et il me reste le sommeil car tant de fois provoqué ce mirage se confond à l'oubli. Je sais les muscles raidis, trouver le secours de l'âme, et neuf fois décider mon corps à m'engloutir.

Je veux cette fièvre qui me donne le délire, images de la paix, titubant dire à la mort  "que tu es peu ma chère !" et une fois encore mordre mes lèvres stupéfiées.

(1978)


Tentative.

Et s'il me faut la noirceur du jour pour que même les mots s'atténuent. Et si je dois avoir le silence pour y abandonner tes bruits; "pick-up" dit-on : triste réalité; je laisserai la nuit, et, le disque m'y pousser.

S'il faut tout cela pour crever le semblant, je brancherai le pick-up, et... si l'on vient rallumer et que l'on ricane, "qu'y faire ?", disions-nous, aussi, j'en ouvrirai très grand les yeux et mettrai plus fort la musique.

Pour que présence et absence se mirent et s'étonnent.

Oh ! suffit comme ça, puisqu'on a allumé, puisqu'on fait du bruit dans mon silence. Et bien j'arrêterai mes mots.

(1er avril 1978)



Quel absolu besoin d'absolu, lorsque le silence et la nuit s'étreignent. Voilà bien une réflexion désuète ; voilà bien l'amour qui se lève avec aux lèvres, mêlés, les noms qui lui ressemblent. Encore un peu d'éternité, de mélancolie, les regards mouillés, voir se crever les cieux; tels sont ses baisers.

Pour tes parfums, on imaginerait des couleurs,
Dont aucune drogue n'a mortifié les sens
Et ce sont les peurs et ce sont les pleurs

Qui suis-je pour ainsi nommer ?

Je rêve

De toi

Une rue haute et peuplée

... mon âme

Puis-je te donner

(15/06/78)


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 13 Octobre 2009

Et pourquoi, bon sang, l'ai-je lu cet article ?

Avais-je besoin, sous prétexte qu'un étudiant n'était pas venu à son cours (endormi quelque part l'étudiant...) de feuilleter distraitement
Le Parisien (on a les lectures qu'on peut mon bon Monsieur), et de tomber sur ça... ?

Une femme a jeté une bouteille à la mer, une autre l'a ramassée, une troisième s'est mise en quête de la première, durant des années, elle en a même fait un livre (ça finira en film, moi je vous le dis), jusqu'au jour où elle l'a retrouvée (la femme qui avait jeté la bouteille à la mer). La première était désespérée de ne pouvoir faire le deuil de la mort de son fils, cette bouteille était son message à la vie... son besoin de se délivrer de ce poids si lourd, la disparition de ceux qu'on aime. Elles se sont rencontrées. Aujourd'hui la troisième va faire rééditer le livre avec une dédicace au fils. La bouteille est devenue objet de musée.

Alors, en attendant celui qui n'est pas venu, j'ai commencé à pleurer. Puis j'ai cessé. J'ai fait cours (à Tini). J'ai quitté le travail, et j'ai croisé une voiture de pompiers... (ce sont eux qui sont venus constater ton décès, ils étaient là aussi le jour où tu t'étais déchiré les chairs des tibias en glissant sur le sol, c'était le jour de mon anniversaire on avait passé la journée aux urgences de St Antoine, pardon à mes lecteurs...
pour le pathos... je sais que toi là-haut tu rigoles de tout ça maintenant) de nouveau les larmes... une photo de Nadal dans le métro (c'était ton champion) et rebelote... Non, ça ne peut plus durer, me disais-je en découpant consciencieusement le poulet qui allait mijoter dans le citron, le thym, le gingembre, les oignons... (comme tu aurais aimé... bouuhhhhh). Et voilà que de la rue ça a surgi, va savoir pourquoi, un manant, un saltimbanque qui s'est mis à faire jouer très fort un haut parleur tout en s'accompagnant d'une clarinette. C'était Amstrong, c'était du jazz (tu l'aimais tant...), et ça a résonné fort dans ma rue...

Noèse... m'a donné le fil... en consultant mes flux (ah, les fameux RSS), je l'ai suivi... celui de la douleur, ne pas lutter inutilement, laisser les vagues déferler, laisser la peine chanter. Quelle honte y a-t-il ? Je connais l'océan, je sais ses brumes, ses tourmentes, mais jamais il ne m'a abandonnée sans un signe, sans un pays à retrouver.

Tiens, à toi... de l'autre côté... ma bouteille à la mer.

Et voilà la bouteille que toi tu m'as envoyée :


When the Saints go marching in

(paroles Louis Amstrong)

Well when the saints go marchin'in
Well when the saints go marchin'in
Oh Lord I want to be in that number
When the saints go marchin'in

When the sun refuses to shine
Well when the sun refuses to shine
Oh Lord I want to be in that number

 


When the sun refuses to shine

Well when the saints go marchin'in
Well when the saints go marchin'in
oh Lord I want to be in that number




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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Ma douce

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Publié le 11 Octobre 2009


                                                                                 Photo (c) Luciamel


Soirée à la Comète, jeudi, puis vendredi.

D'abord celle du Kremlin, avec
Nicolas, le premier... notre hôte toujours aussi accueillant (Nicolas, de la République, tu devrais en prendre de la graine, enfin, non, c'est stupide de dire ça : à chacun son style, et j'aime les deux, ma foi). J'ai rencontré Homer, charmant garçon (il m'a dit qu'avant de venir il était allé sur mon blog, comme sur celui de tous ceux qui avaient annoncé leur présence).

Jacques Rosselin, toujours de passage (faut dire qu'avec toutes ces soirées de blogueurs...), comme H2O, euh... non H0!91, ils avaient la veille déjà festoyé dans la blogosphère... Toujours est-il que Jacques Rosselin nous a offert du saucisson, fort bon, et qu'Olympe a renouvelé avec du saucisson aux noix, meilleur encore...

Henri (et non Hervé, mon cher Homer) nous a quittés bien vite, après nous avoir parlé peinture.

Puis on a dîné, quelle jolie tablée nous fîmes
Olympe, Hypos, Julien et moi. J'ai adoré nos discussions, je ne vous en dirai mot, si ce n'est que G aimé. Oui, il est vrai que des couteaux ont volé, enfin, tout juste un petit Opinel dans la forêt de Retz, près de Longpont... un mois de septembre, où seule je randonnais pour me remettre de beaucoup d'épreuves... (rupture et début de la longue maladie de ma soeur, en 2004). Je leur ai raconté, la rencontre d'un drôle de loup... ou plutôt d'un maquereau... qui m'avait suivie en voiture dans la forêt, craignant peut-être que je ne sois venue faire de la concurrence à ses filles... Le face à face fut inquiétant. Tout s'est très bien terminé, après que je lui ai dit que comme lui je marchais seule dans la forêt, que non je n'avais pas besoin d'être raccompagnée, que non je n'avais pas peur, que je randonnais, ainsi que ma tenue l'indiquait (j'avais, par précaution, ressorti le plastique contenant le couteau de mon cassecroûte de midi, et le tenais à la main).

Plus tard, ce fut tard... coup de fil d'un ex... venant me conter sa rupture récente (il me l'expliqua le lendemain, car le soir-même j'étais un peu trop occupée), et voulant que je le console... mais ça je ne sais pas bien faire... il a été un peu surpris que je lui conseille de mieux comprendre sa copine...

Le lendemain, ce fut la Bérézina ! Non, c'est fini ! je ne boirai plus de vin... pas bio...

Vendredi soir, de nouveau La Comète, mais cette fois-ci celle de la rue des Archives, près du BHV, j'ai bu un café et de l'eau !!! en parlant de choses et d'autres avec une amie.

Samedi, sobriété, jusqu'au soir... où j'ai néanmoins été très raisonnable (et c'était du bio).

Ce soir, j'essaie de m'en tenir à ce régime pour vous écrire quelques bafouilles.

Je me demande ce que manigance
Mtislav... j'ai lu l'interview d'Umberto Eco, ça ne m'a pas tant choquée que ça... Ben, c'est facile de lui répondre à Umberto, il suffit de lui dire que si tous les documents web disparaissent, et si les livres leur survivent... ils ne leur survivront pas éternellement, l'éternité n'étant pas de notre monde terrestre. Alors, qu'est-ce que des milliers d'années ? au regard de l'infinité. Mtislav voudrait contrer ce fait, en démontrant que l'homme, seul, peut porter le monde... comme Hercule (celui qui a berné Atlas) et ses douze travaux, il s'y est attelé et a commencé par les Ecuries d'Augias. Sa démarche est surtout poétique et en cela elle me touche.

Je lui ai répondu que mon meilleur texte (à part
celui pour ma soeur, que je ne veux pas "classer"), est mon premier, parce qu'il initie quelque chose...

Sinon, ce week-end j'ai aussi vu que les "hommes" (en majorité ils le sont : "hommes") ont fait
exploser une bombe sur la Lune. Ca m'a fait un choc. Après y avoir marché ils ont voulu la  pénétrer. Homme toujours tu chériras la... "mère"... et pour le prouver, tu te sentiras obligé de la déflorer.

Un jour, une comète viendra... et nous fera disparaître... histoire de mettre un point final à tout ça. Une comète-mère, qui en aura marre de nous voir, nous ses enfants, faire trop de conneries...






                                                                                     Photos (c) Luciamel





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Publié le 7 Octobre 2009

                                                                Photo (c) Luciamel, galerie Jamault (ici)



Notre président est omnipotent. Nous le savions. Wikio nous le prouve. Il est sur facebook, il est sur twitter, sa femme a un blog (elle appelle ça un site), nous le suivons... (sur twitter) , nous suivra-t-il ? (il suit déjà Gaël...).

Certains se préoccupent de leur image... (dans le miroir, dans le facebook, sur le wikio, avec leur con-joint).

Freud nous donne la solution.

T'as arrêté de fumer, t'as arrêté de boire (je ne parle pas du reste parce que c'est interdit), Freud te donne la solution.

Lui, Freud, il fumait 25 cigares par jour  (il est mort, suicidé ! suite à un cancer de la bouche, à l'âge de 83 ans, après avoir bien bu, bien fumé et bien sniffé,ou bien pris en injection, de la cocaïne).

Alors...  laissez-nous rêver... laissez-nous faire nos excès... ceux qui nous conviennent, ceux qui ne nous font pas trop de mal. Car quand on ne se fait pas trop de mal, c'est qu'on se fait un peu de bien...

Freud le vivait ainsi.

La pulsion de mort dans l'article du Monde, ils ont oublié, naturellement, Sabina Spielrein... normal, ce ne sont que des journalistes... des gens qui ne veulent que la notoriété, qui ne sont préoccupés que par le nombre de lecteurs par article.

Ils ont oublié (alors que c'était l'essentiel) de dire que Sabina Spielrein en était l'inspiratrice.

C'était une femme.

Elle était essentielle.

Elle était géniale.

Comme pour Marie Curie... on dira : c'est lui qui comptait, et on réduira l'importance de la femme dans la découverte.

Hurlons l'injustice, disons que nous "femmes" nous pouvons faire le tour du monde en solitaire (Florence Arthaud, Ellen Mac Arthur).

Et n'hésitons pas à relever les défis qui se présentent à notre monde, franchement,le Nicolas Hulot.... il n'est pas in the mood... le Nicolas Sarkozy, il a tout compris, il est sur Facebook, il est sur twitter (je le suis...), il est in the mood... for... LOVE... je le suis... je veux dire... je ne le perds pas de vue, lui, il est dans ma ligne de mire, il est dans mes mirettes... on ne sait jamais (qu'il essaie de me flinguer).

Bon, sauf que son ministre de la culture... Frédéric, il a fait des trucs pas clairs (c'est les méchants du front national qui le disent) il a fait gouzi, gouzi (et plus !) avec des petits garçons (lui il n'est pas comme Polanski, il n'aime pas les petites filles) en Afrique du Nord, en Asie... enfin, là où la démocratie (ce mot si sale qu'ils défendent à corps et à cri n'a pas la cote, ces pays où on torture, où les femmes sont soumises, où les enfants sont exploités, où les intellectuels éclairés des pays éclairés... défendent des intellectuels... et par "faiblesse" abusent des "exploités" : enfants ou autres prolétaires dominés...).

Alors ? t'es de gauche ? tu vas le défendre le Frédéric qui a trahi la gauche, son oncle... et le reste... ?

Alors, t'es qui toi ?

Je ne dis plus "t'es de gauche'"...  c'est trop risqué. Je dis : TU DOIS défendre Polanski, TU DOIS défendre Hadopi, TU DOIS voter Sarkozy.

Et toi ? tu fais quoi ? tu votes pour qui ? tu suis qui sur twitter, et est-ce qu'IL TE SUIT ???

Neuilly ta mère !!!




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Rédigé par Luciamel

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Publié le 4 Octobre 2009

 



La Lune est en Bélier, le Soleil en Balance, et ils sont opposés, à 11°... La pleine lune, vous savez, ou vous ne savez pas, c'est le jour des révélations, des clashs... ce qui était caché peut se retrouver dévoilé... Moi, ça a été ce matin avant de partir en randonnée sous mon billet précédent... et voilà, c'est révélé, les brumes sont éclairées par le soleil.

Bon, mais cela est bien anecdotique par rapport à l'aventure à laquelle Béatrice et moi avons été conviées ce jour d'octobre, le quatrième... Guillerettes et court vétues (non, même pas...) nous voilà parties sur les chemins de randonnée du beau Vexin françois, on a hésité entre Marines et Chars, et ce fut ce dernier qui retint notre choix.

Tout semblait bien balisé, GR, toujours tout droit jusqu'au château... de St Cyr sur Chars. Belle entrée, on a même fait des photos.

Puis, pas question de revenir tout bêtement sur nos pas, alors on a pris par les sentiers alléatoires... ceux qui se perdent dans les marais, qui ne correspondent pas au tracé de la carte... on a tourné une heure durant, dans les sous-bois, et les marécages... (on a même aperçu des ombres marchant au bord de l'eau, entendu des fantômes sifflant...). La richesse de tout ça fut que les biches, se cachant des chasseurs, bondissaient à notre approche, les faisans, les canards... s'envolaient à-tout-va.

Mais, ma carte IGN ne correspondait plus à rien, moi la fanfaronne de la carte je n'en menais pas large : on était perdues !!! Je me taisais, de temps en temps je prescrivais : "allons à droite, non, à gauche, tout droit... on monte, allons sur la plaine", me fiant plus à mon pifaumètre qu'aux repères (qui nous ont tout de même servi) de la topographie.

On a eu chaud, d'ailleurs Béatrice le répétait tout le temps : "on a eu chaud"... et puis ça ne nous empêchait pas d'éclater de rire : "ben, je vais m'inscrire à Koh Lanta", me disait-elle en pouffant... et se souvenant d'une randonnée avec une amie un peu tatillonne sur la manière de suivre le bon chemin... elle me dit : "ben, si elle était venue cette fois-ci elle aurait disjoncté !". Béa et moi, on en a vu d'autres, des vertes et des pas mûres... alors, c'était pas la perspective de passer une nuit dans la forêt qui nous faisait peur (hmmmmm). On a réussi à ressurgir en plaine : ouf, on va pouvoir retrouver nos marques, la ville c'est par là, tout droit, le chemin c'est à l'opposé... bon, allons sur le chemin... ah... mais ça mène, on dirait, au château (d'où on était parties une heure plus tôt...).

Et tout d'un coup tout s'éclairait pour moi : mais ça y est je vois où on est, c'est pas sur ce chemin, mais sur celui-ci... voilà pourquoi le petit bois est à droite et non à gauche... mais oui, c'est bien ça...




La tension accumulée pendant notre aventure dans les marais, les bois touffus, les chemins qui n'en étaient plus... soudain se relâcha, et ce fut le moment où face au château des fleurs surgirent des champs pour nous chanter la légèreté de la vie.

Tu n'es que cette fleur éclose, si belle, et pourtant si je te cueille tu ne voyageras pas jusqu'à chez moi... je prèfère te photographier, et manger ton image... tu feras désormais partie de ma psyché, que de te couper et de te perdre en chemin.













Nous avons devisé sur les symboles rencontrés : la licorne, Chars, le Chariot, la lame 7 du Tarot, la pleine Lune (le marais), et jusqu'au bout nous l'avons vécu, jusqu'au moment où après une course en voiture aux mille obstacles, nous avons réussi à me faire monter dans le train de 18h43... (à la seconde près).


Bonne nuit !!!



Photos (c) Luciamel.


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #métro - voyages

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