Publié le 28 Novembre 2009

                                                                                           Photo (c) Luciamel


"Aujourd'hui, à 30 ans, on commence à penser à sa retraite".

"J'ai 31 ans et j'ai l'impression d'avoir déjà pris du retard pour la préparation de ma retraite."

Voilà, ça m'arrive de regarder la télé, et voilà ce que j'entends, AG2R, nous l'annonce, la retraite : le seul avenir qui nous reste...

Et puis, en musique de fond, j'entends Nicolas Sarkozy : "Tant que je serai Président de la République...", martelé, comme la litanie de celui qui s'acharne à vouloir tout dominer autour de lui.

L'autre soir j'ai aussi écouté Aubry, j'ai vu que sa relation à Chabot n'était pas facile, j'ai admiré son sang-froid, face à Coppé, et sa nonchalance quand Sarnez a voulu lui voler la vedette... Je me suis souvenue que je l'avais soutenue contre tous mes amis (comme j'avais défendu Jospin... à la Présidentielle, contre tous mes amis aussi... : peuple de gauche, quelle pulsion masochiste vous possède depuis cette époque-là ? et vous a transformé en Père Fouettard...) quand elle était Ministre du travail... combien j'avais cru en ses chances, comme je lui voyais les qualités de son père, comme j'avais regretté qu'elle n'y soit pas allée, à la Présidentielle (alors qu'elle avait été pressentie, bien avant Royal). Puis, je me suis laissée séduire par Royal, elle a (contrairement à ce que ses ennemis croient) la pugnacité et la hargne nécessaires pour devenir un(e) chef d'Etat (celui, ou celle, qui ne se laisse pas abattre par les trahisons des siens).

Et puis, j'ai rêvé... j'ai imaginé un monde où les femmes s'associeraient, où elles se diraient que, finalement, face à Hollande (le traître), DSK (le parvenu, manipulé par Sarko, et, par conséquent, très facilement dégommable par son mentor), Peillon (le parasite, celui qui sait se nourrir sur le dos de celui, ou de celle, qui lui a donné vie), Fabius (le zombie), et les autres "petits" caporaux... aux dents très très longues, les femmes avaient un boulevard qui s'ouvrait devant elles.

On les a montées l'une contre l'autre, on a voulu les instrumentaliser. Si elles sont assez intelligentes (ce dont je ne doute pas) elles sauront que leur seule chance est de s'allier.

Royal a voulu faire le premier pas à l'Université d'été (il y a eu ensuite le contentieux lié au livre dénonçant les tricheries pour l'élection de la Première Secrétaire), depuis elles ne semblent pas vouloir s'écharper, ce qui me porte à croire qu'elles ont l'intuition de ce qui peut les servir : l'union.

Alors, je fais ce rêve : femmes allions-nous, pour le bien de nous tous.

Me trouvez-vous trop naïve ?





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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 27 Novembre 2009




Il l'a appelé La lettre volée. J'avais eu l'idée, le deuxième jour de pose, pour mon portrait, de suggérer au peintre de tenir à la main, non pas un livre, mais un coupe-papier, celui entraperçu la fois précédente sur son bureau. Il trouva cela intéressant et pensa à aussi représenter une lettre entre mes mains.  La lettre, symbole si fréquent en peinture, m'indiqua-t-il.

Ce portrait avait déjà une histoire, Henri me l'avait proposé au moment même où Zoltan entreprenait celui d'Elisa, pour le bas relief qui sera bientôt placé sur sa tombe. Henri n'était au courant de rien. Seul le destin agissait.

Mon visage de trois-quarts, le regard perdu au loin, était comme le reflet inversé de celle qui était partie de l'autre côté, elle, tournée vers l'océan, moi, la cherchant dans l'indéfini.

Ce soir-là, je retrouvai Lucas, il m'entretint d'une lettre qu'il avait écrite à sa mère décédée (sur les conseils de son psychologue), il se demandait où il allait pouvoir la placer. Je lui fis la description du tableau réalisé l'après-midi même, celui où une lettre était apparue entre mes mains. La coïncidence l'intrigua.

Tout d'abord, le visage, stylisé au noir du Japon, donnait une impression mystérieuse, celle d'un film noir des années 40-50, cette femme était plutôt celle "au couteau", celle qui, un jour de randonnée, avait voulu se protéger d'un importun surgi d'une voiture au détour d'un chemin... Puis, l'artiste y mit de la chair, les traits s'adoucirent, même les cheveux (encore assez bruns) du modèle, blanchirent sous le regard visionnaire du peintre-médium. Elle ne semblait plus désespérée, ni en colère, car elle avait fait parvenir son message, sans doute, de l'autre côté...

J'ai revu mon portrait aujourd'hui, le noir du Japon a traversé la couche de chair rose... le visage s'est légèrement durci, comme crispé... face à un océan... d'incertitude.

Je me demande ce qu'elle regarde vraiment cette femme, ce qu'elle a aperçu au loin... ou ce qu'elle ne parvient pas à distinguer. Quoi, ou Qui ?







Photos (c) Luciamel.





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Rédigé par Luciamel

Publié dans #arts - livres - films -spectacles

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Publié le 21 Novembre 2009



Alors que certains réussissent l'exploit de décrocher l'interview exclusive d'un grand de la blogosphère, notre reportrice s'est rendue, à la nuit tombée, dans un stade de la banlieue parisienne, en quête de l'analyse la plus pointue qui soit pouvant nous aider à comprendre ce qu'il en a vraiment été du match Vincennes-Maisons Alfort (2-1). Elle a obtenu de Lucas B., arrière-droit des Benjamins, ses premières impressions.



LM - Avez-vous aimé le match ?

LB - Oui, parce qu'on a gagné et qu'on s'est pas mal débrouillés.

LM - Est-ce que vous avez bien joué ?

LB - Pas trop, mais au moins on a gagné.

LM - Pour parler maintenant du match France-Irlande, trouvez-vous que le but de Thierry Henry soit valable ?

LB - Pour moi, le but était valable, et de toute façon on est qualifiés, de plus il y avait eu faute avant sur un Français. Une seule chose, les supporters français n'ont pas assuré après le match... On ne peut pas critiquer son équipe comme ça.

LM - Selon vous, l'équipe d'Irlande a-t-elle eu un beau jeu ?

LB - Ils ont eu un très beau jeu, ils auraient pu, au moins, aller jusqu'aux tirs aux buts.

LM - Pensez-vous que le match a été difficile ?

LB - Oui, très difficile ! pour les deux équipes.

LM - Qu'est-ce qui vous semble le plus important aujourd'hui dans la pratique du football ?

LB - L'esprit d'équipe et de ne pas tricher.

LM - Votre pronostic pour la Coupe du Monde ?

LB - L'équipe de France arrivera au moins jusqu'aux huitièmes de finale, et après... je ne sais pas.

LM - Concernant la qualification du Portugal, dont on a très peu parlé, alors qu'ils ont gagné leurs deux matchs, et ce même avec Ronaldo blessé...

LB - Ronaldo n'est pas un aussi bon joueur que ça...

LM - Ah ? il vaut quand même mieux l'avoir dans son équipe que contre soi, non ?

LB - Pas nécessairement.

LM - ...



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Rédigé par Luciamel

Publié dans #sport

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Publié le 20 Novembre 2009

La Lune m'a secouée... ou, suis-je secouée naturellement ? telle est la question. 

On  m'a conseillé un soir de nouvelle Lune, particulièrement assommante, de prendre des pilules roses, celles qui aident à sourire à la vie.

Merci, je vous suis sincèrement reconnaissante de vous soucier de mon bien-être, pour ne pas dire de mon bonheur. Oui, il nous faut, à tous, des pilules roses (désolée, mais, de ce côté-là, je suis absolument nulle, moi, pour soigner les bobos, je ne connais que Doliprane, paracétamol, et aspirine... bon, je dois avouer qu'il m'arrive de boire un verre de vin rouge pour faire passer le tout...).

Hier, pour oublier que les jours ne sont que des jours, et que la vie n'est qu'un tourbillon... invitée par ma filleule (on a les enfants qu'on peut), je suis allée l'applaudir, l'admirer, dans un spectacle.

Hier, donc, j'ai vu des jeunes, ah... les jeunes... comme vous nous rappelez nos rêves, nos amours, nos emmerdes... Mais, bon, là ce sont des jeunes qui vivent encore leurs rêves... leurs amours...  (juste avant les emmerdes). Des artistes, de surcroît, dont le talent ne tardera pas à s'imposer, j'en suis convaincue.
 
Ils se sont produits dans un lieu magique, magnifique car intime et familier. Le Lavoir Moderne Parisien. Ils sont musiciens, un groupe, une troupe...

IGIT, La communauté du petit monde. Ils ont un CD, vous l'achèterez... bientôt.



Chocolate Jesus par Igit et la communauté du petit monde
envoyé par TahrbledProd. - Clip, interview et concert.



J'ai aimé leur mise en scène (vraiment chapeau !), j'ai aimé la voix, j'ai aimé les musiques, j'ai aimé le tempo.

Alors...?  juste une déclaration...

Le chanteur, l'initiateur du groupe ? le parolier ? sera tout à lui quant il ne sera plus seulement l'admirateur de Charlélie (Couture) matiné de Vincent (Delerme), ou d'Arthur (H.), moi aussi je les adore...

J'ai regretté de voir les filles cantonnées... aux cordes (violons et violoncelle), ou aux xylophones... (avec robes et chevelures de fées)... les garçons faisant le boeuf à la percu, la basse, la guitare électrique, le trombone, la trompette, et le saxo... ne devaient pas, côté habillement, être aussi classiques qu'elles, ils pouvaient se dénuder, porter chemise débraillée, ou nous la faire sensuelle... elles, si ce n'est l'amphitryonne de la soirée, la clown... au nez rouge, sont restées...des "petites filles bien sages"... mais pourquoi pas, après tout elles sont des muses... elles ne savent pas lire.

Tous, ils et elles, ont, dans cette petite salle mythique, fait exploser (grâce aux amis, à la famille, sans nul doute) l'audience. Ils le valent, ce sont des pros, et ce n'est pas si courant de voir de vrais musiciens se produire avec un réel talent (bravo à Antoine, le chanteur parolier, mais, aussi, bravo à tous ceux qui l'ont sublimé).

La relation homme-femme... homme-muse... est ainsi faite qu'elle nous amène à regretter que des pluies roses ne nous permettent de mieux nous aimer, comme il le chante :

"les muses ne savent pas lire,
et c'est peut-être mieux comme ça...

des sanglots dans les sourires...

toi l'idéal,
toi le tambour battu par l'amour...

mais toi..."



Quelques photos glanées au cours de la soirée...





photos (c) Luciamel : prises lors du concert au Lavoir Moderne Parisien le 19 novembre 2009, la première étant celle du court métrage projeté et réalisé par et pour IGIT.

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 17 Novembre 2009

 

                                                La belle et la bête de Jean Cocteau



J'avais dit que j'attendrais de voir le film des vampires... Twilight 2... l'amour impossible entre Bella, l'humaine, trop humaine, et son bel amoureux le vampire (la bête)... L'amour entre l'homme et la femme (oui, je sais ce que vous allez me dire...). Quand j'étais petite on me racontait des histoires de loups qui mangeaient les petites filles, et d'ogres qui dévoraient les enfants... Bien sûr on y voyait aussi des sorcières. Celles qui voulaient, en général, détruire la belle jeune fille.

J'ai entendu sur une radio (les infos de France Musique ?) qu'une campagne était lancée par des hommes, aujourd'hui, en France. Des hommes qui en avaient marre qu'une minorité d'entre eux, dix pour cent (quand même...) persiste à donner une image détestable d'eux tous. Ils veulent se battre contre la violence faite aux femmes, par certains d'entre eux, ils veulent que cesse cette loi du silence, cette ignominie qui laisse, depuis la nuit des temps, que la loi du mâle permette l'une des plus grandes injustices qui soit. Ils ne veulent plus qu'on les assimile à tout ça. Ils refusent qu'on l'admette. Impossible de trouver un lien (si vous l'avez...).

Ca me semble un progrès immense, ça me touche profondément.

J'ai assisté à la projection du film
La domination masculine, je vous renvoie aux analyses très complètes de mes amis blogueurs présents ce soir-là au Forum des Halles, et  je remercie tout particulièrement Olympe de m'y avoir invitée.

Je dirai que le débat à la fin de la projection, et depuis... la réflexion (suite aux textes de mes amis blogueurs) ont fait leur chemin.Tout d'abord, la première question posée au réalisateur et à ses invités :

- Croyez-vous que vous auriez pu faire ce film (vous aurait-on suivi ? auriez-vous eu les mêmes financements ?) si vous aviez été une femme ?

Il a, bien sûr, répondu que non... il ne l'aurait pu, que même en étant un homme ça n'avait pas été facile, mais qu'il était bien conscient que pour une femme les obstacles auraient été autrement plus conséquents. J'ai moi-même été surprise qu'il ait réalisé un tel film, et ce fut ma question (la dernière à avoir été posée durant la soirée) :

- Je suis fort étonnée, et mon étonnement est sincère, qu'on doive encore aujourd'hui faire un tel film... N'est-ce pas trop évident ce que vous dénoncez  (la violence faite aux femmes, les différences de salaire... la discrimination) ? ne sont-ce pas des poncifs ? Je pensais qu'on n'en était plus là... en 2009.

Et puis j'ai réfléchi...

Ce n'est pas une femme qui a fait le film. Les premières images, celles des phallus dominants (partout dans notre monde, dans notre culture, et ces affiches, ces photos qu'il a placardées sur un mur... de cette, selon lui, domination phallique du monde), celle aussi de ces hommes écrasés par la posture du "mâle dominant", eux qui doivent se faire opérer (et faire allonger leur pénis) pour correspondre à ce qu'on attend d'eux. Le témoignage de cet homme violent, qui, après avoir battu sa compagne de nombreuses années, a un jour pris conscience qu'il avait un problème... qu'il était un être dangereux pour elle... et pour le monde. Vous souriez ? vous ne devriez pas.

Cet autre homme qui faisant partie d'un groupe de féministes (au Québec) reconnaissait que tout était fait socialement pour l'aider à avoir un avantage social sur les femmes, lui, qui ne pouvait plus accepter un tel état de fait.

J'ai aussi assisté au spectacle de
Ludovic Boivin, j'ai vu qu'il se sentait en danger face à un "discours féminin dominant"... (tout ça dans l'humour et la dérision, et je peux témoigner que ce garçon est en tous points charmant et galant) qu'au Québec, encore, (là où un certain nombre d'hommes se disent "masculinistes", sans doute le même pourcentage de ceux qui sont violents, et qui en arrivent à tuer leur conjointe... en France et ailleurs) on vivait dans une société matriarcale...

J'ai vu que certains hommes ne supportent pas d'être taclés par les femmes... par un autre homme ok, mais une femme ! ça nous donne les orfraies de ce week-end, qui, une fois encore, nous font leurs vapeurs de sentir une femme s'approcher un peu trop près de leur territoire (celui du pouvoir). Je me réfère, bien sûr, au récent 
affrontement Peillon-Royal.

Comment, et ce sont les chroniqueurs bien pensants de France Culture... qui nous démontent la démarche de Ségolène Royal de A à Z... Of course, comment ne serait-elle pas incohérente ? comment tout ce qu'elle ferait ne servirait-il pas à exclure et à semer la zizanie ? puisqu'on vous le dit... regardez-la, écoutez-la, ne voyez-vous pas combien elle est... confuse, et pas... comment dire... n'ayant pas... enfin... n'étant pas... une vraie... chef.

Et je les écoute, ces petits chroniqueurs dans leur box... je les vois, défendre leur petit pouvoir... leur petit phallus... je me dis qu'ils ont peut-être dû se faire opérer... pour se sentir le droit de crier haut et fort... (un peu comme d'autres qui pourraient avoir un complexe par rapport à leur taille, et qui voudraient compenser). J'exagère ? si peu...

Non, décidément. La grandeur ne s'invente pas. Surtout, elle ne se greffe pas (ni au cerveau ni ailleurs). Alors, de grands hommes et de grandes femmes (voyez, comme nous avons peu l'habitude de le dire), nous en connaissons tous, peut-être autour de nous. Valorisons-les, et refusons les dix pour cent  (ou vingt, si on compte les femmes prêtes, elles aussi, à défendre le machisme débile) à nous tirer vers le bas, vers nos ombres, qui nous aveuglent.

Merci, Messieurs, pour ce combat.



(pour le cas où vous ne le sauriez pas encore, Twilight 2, sortie demain...)

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Hommes - je vous aime

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Publié le 14 Novembre 2009


La Lune va se joindre au Soleil, et durant leurs épousailles de trois jours, elle va s'effacer de notre ciel. Conjonction des deux "astres" en Scorpion : que devons-nous laisser mourir en nous ? Jusqu'où nous faudra-t-il nous dépouiller ?

Nouvelle elle renaîtra, et son croissant nous indiquera ce qui en nous a survécu.

On a trouvé de l'eau sur la Lune... de quoi remplir quelques seaux. Est-ce un miracle ? La Lune qui gouverne depuis la nuit des temps les marées de nos océans, élevant vers elle magnétiquement les fluides, la Lune qui, dans les lames du Tarot, surplombe la mare, le marais, est la mère du vivant.




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Rédigé par Luciamel

Publié dans #rêves

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Publié le 13 Novembre 2009

Je propose à mes étudiants (en langue française) un jeu : cherchez dans le journal, où se trouve Sarkozy aujourd'hui.

Mais, moi, ça me lasse... de le suivre à la trace. De ne lire et voir commenter que ses faits et gestes, dans la presse, et dans les blogs.

Autre sujet qui me barbe, à force, l'identité nationale. Puis, aussi, la chute du mur... ou ses fils (à Sarko), sa Carla, ou son salaire, son nouveau conseiller, le copain de Jean-Marie Le Pen, un certain Patrick Buisson (ben oui, comme vous, je lis Télérama, Le Monde et le Canard enchaîné).

La barbe ! de trouver la même chose partout...

A croire que la vie ne tourne qu'autour d'un même nombril...

Le pompon revenant à celui qui aura pu s'en saisir... le premier.

Quelle soupe nous sert-on aujourd'hui ? après le 11 novembre et Nicolas Sarkozy, la Syrie et Nicolas Sarkozy, demain nous aurons...

Et moi, quelle soupe pourrais-je vous offrir en échange ?

Mon blues ? mon fado ?

Mes amours ? mes emmerdes ?

Il faudrait plutôt opter pour la dernière interrogation.

Alors parlons (car pourquoi tenez-vous un blog, si ce n'est pour "parler" ? ne me dites pas que vous vous targuez de littérature, voyons ! ne me faites pas sourire... mais... sur un blog, personne ne vous lit !).

Hier, j'ai assisté à un spectacle, celui de Ludovic Boivin, un Québécois, j'ai un ami là-bas (au Québec), Roger Tabra, un grand artiste, un parolier, assez connu  je crois... alors, l'accent de Ludo, ça m'a fait penser à Roger, parti dans le grand nord... surtout que Ludo a rappelé que dans ce grand nord le matriarcat... régnait.  J'ai mieux compris le masculinisme des Québécois (les gars, ils sont totalement dépassés... ils perdent totalement la boule... ils ne savent plus quoi leur répondre aux filles...) j'ai mieux compris que Roger soit sur les dents... Bref, je vous plains (les filles autant que les gars).





Aujourd'hui, j'ai vu une expo à l'Art de rien, un jeune, Benjamin Lacombe, ça m'a rappelé Nicoletta Ceccoli... Zoridae la connaît bien, elle en illustre parfois ses billets.

Demain, je vais chanter... heureusement... des chants sacrés, en arabe, en latin, en hébreu, en araméen.

Pour oublier... 

que les jours se suivent...

et se ressemblent...






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Rédigé par Luciamel

Publié dans #arts - livres - films -spectacles

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Publié le 11 Novembre 2009



Tu n'as rien vu...

Le monde a été, les dinosaures, les éléphants, les tortues, mais tu n'as rien vu... les singes, les panthères de Chine... les serpents, l'homme, la femme... et tu n'as rien vu venir.

Les guerres se terminent, les guerres continuent, il paraît que le cortex de l'humain est fabuleusement étendu (2 m2, si on le dépliait), qu'il est fait pour "apprendre", qu'aucun autre animal n'a cette capacité. Notre intelligence. Celle qui nous a fait découvrir le langage, l'écriture, et les bombes...

Un éléphant ça trompe énormément. Un humain... ça se trompe... souvent.

L'humain est celui qui sait faire souffrir délibérément, et, s'il est pervers, avec délectation et sans culpabilité...  L'humain est si humain...

Parfois, j'aimerais être un crocodile... ou un flamand rose (non, je ne dirai pas une grue, j'ai déjà donné lieu à suffisamment de malentendus avec ma référence aux  "morues", ça suffit !).

Redevenir une plante, un arbre... et oublier Hiroshima et Nagasaki.

Aller au jardin des plantes, redevenir le végétal, le minéral, l'animal... qui, comme l'a dit Lucas, "rêve qu'il est en vie"... Ben oui, m'a-t-il expliqué, à côté de la galerie de l'évolution, "être en vie ce n'est peut-être qu'une illusion, qu'un rêve... on croit qu'on vit et on dort, et puis on se réveille quand on meurt... en fait, on ne dort peut-être que depuis une heure... et on croit qu'on vit depuis longtemps... ce n'est peut-être que ça la vie, on s'endort et on se réveille, de temps en temps, à une autre vie...".

























Photos (c) Luciamel


Ajout de dernière minute (pardon à mes abonnés RSS... car ils l'auront raté...), Caetano Veloso, Billie Jean (repris de Michael Jackson), grâce à l'info de mon cher CT, des Chants éthérés... un musicien, un érudit... dans de nombreux domaines, comme on en fait peu, aussi précieux, musicalement parlant, que mon cher oiseau...




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Rédigé par Luciamel

Publié dans #métro - voyages

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Publié le 8 Novembre 2009


                                                photo du film Gilda, pour les fans cliquez ici



"Plus tard je serai aussi célèbre que lui !"

"Je ne te le souhaite pas, tu as vu le prix qu'il a dû payer pour tout ça?" ai-je répondu à mon neveu, quand il est sorti, enthousiasmé, de This is it, et après sa toute première remarque : "je veux le revoir !".

Il faut dire que pendant environ 1h30 nous sommes restés plaqués sur notre siège, par l'émotion. Dans la salle du forum des Halles, bondée un dimanche matin, aucun délire de fans pendant la projection, un certain recueillement même. A la fin, simplement, des applaudissements reconnaissants sans trop grande effusion.

Il semble clair, en voyant les répétitions, que ce show aurait été l'un des plus grandioses depuis longtemps, si et si et si...

M.J. (prononcez "Dgé"), comme on l'appelle parfois dans le film, avait, en dépit de son grand professionnalisme, et de ce qui a fait son génie (un Mozart de la pop), par moments, comme une fragilité qui transparaissait. Non, que l'énergie manquât... mais son physique semblait un peu... sur la corde. On sait aujourd'hui qu'il devait, pour trouver le sommeil et, simplement, pour continuer à exister, être drogué aux antalgiques, et à des doses de "cheval"... La douleur, qui, depuis toujours, avait été sa compagne... la hyène hurlant dans sa tête, l'a finalement  vaincu; lui, dont l'apparence, la douceur... était toujours celle d'un enfant cherchant l'apaisement.

Comme si tout le spectacle, joué devant un public virtuel, celui des caméras, celui des professionnels l'entourant, il le savait donné pour la dernière fois.

Sa voix qu'il ménageait, ses effets (le moon walk attendu désespérément par Lucas...), n'en furent que plus troublants, comme si nous nous retrouvions dans son intimité et, non, dans le méga-show de Londres. Lui, le chef d'orchestre, se plaignant que ça cognait dans son oreille interne, comme avec des coups de poing, quand l'enregistrement du morceau avec ses frères passait trop fort dans son oreillette.

Le film en noir et blanc, effets spéciaux intégrant M.J. au film Gilda, avec Rita Hayworth, mais aussi à d'autres films noirs, avec Humphrey Bogart.

Une nouvelle version de Thriller : époustouflante.

Une complainte, et un plaidoyer très militant, pour alerter et demander l'implication de chacun dans la préservation de la planète.

Des musiciens, des danseurs, une équipe engagée de toute son âme dans ce qui pouvait être l'aventure de leur vie. Je pense à eux, à ce qu'ils ont dû ressentir quand tout s'est écroulé l'après-midi du 25 juin 2009. A toutes ces semaines, ces mois, ces années, de travail.

Avec ce film il a, sans nul doute, remboursé sa dette... que son âme repose en paix... et, comme il le répétait à tout bout de champ : que Dieu nous protège, et nous bénisse.

Nous qui continuons le combat.

Je me rappelle... ou, comme le disait Pérec, je me souviens...

Un soir où j'ai écouté... I just can't stop loving you...

Une nuit bercée par Liberian girl...

Et... récemment, découvert pour Lucas, ce clip... de la rencontre du mime Marceau et de Michael Jackson, le second étant un profond admirateur du premier, il lui avait demandé l'autorisation d'utiliser ses pas, et sa technique, pour le Moon Walk...

Le mime Marceau, qui est couché... au Père Lachaise, juste à côté de ma petite soeur, leurs corps dansant maintenant dans un au-delà de la nuit... Je rêve qu'ils mèlent leurs pas et tapent du pied pour nous réveiller, nous les vivants, nous les plus morts qu'eux... par moments.



Mime Marceau Speak About Michael Jackson
envoyé par sweetyluv. -




Vous pouvez lire sur le même sujet, le très bon billet de Miguel  (un Michael côté Orléans, un Michael côté portugais...)


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #arts - livres - films -spectacles

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Publié le 7 Novembre 2009

                                                                photo Einstein...



Mouahhh, Twilight ne paie plus... ça n'a pas fait bouger le nombre de mes visiteurs cette fois-ci. Vous dirai-je pourquoi on vient me voir, me lire (?), voire me visiter... comme la vierge Marie ?

Vous serez sans doute éclairés, vous qui vous préoccupez d'identité(s)... de défendre on ne sait laquelle... celle qui fait faire son "beur" à Sarkozy, ou la vôtre... (et sont-elles vraiment différentes ?), vous serez amusés (je n'en doute pas) de découvrir les mots-clés qui conduisent les lecteurs sur mon blog.

En premier lieu (cette semaine, mais je peux vous assurer que c'est une constante sur les deux dernières années)  :

morue

Puis,

madere, madère, soirée érotique, Jeff Koons, morue érotique (sic !), palavras chave : patricia kaas les hommes qui passent, eros thanatos, le corps en jeu, qui chante le frère que je n'ai jamais eu sais-tu si tu, île des morts, soirée érotique, la germandrée, les anglais et le thé, le frère que je n'ai jamais eu voir le film, histoire ou légende de sainte isabelle, les femmes qui aiment trop les hommes.

Alors, me demanderez-vous, pourquoi Madère ? et pourquoi l'érotisme... pourquoi la mort... pourquoi le frère, la soeur...?

La morue, je suppose que vous avez compris.

Madère c'est Sissi. Je rêve d'aller sur cette île depuis que je sais que Sissi y a guéri. Et puis c'est une île portugaise.

L'érotisme... et Jeff Koons... franchement, je dois l'avouer... c'est quelque chose de très important (mais Sainte Isabelle aussi).

Ma soeur... vous le savez... c'est ma vie... c'est l'absence désormais, c'est le nouveau monde à découvrir.

Les femmes qui aiment trop les hommes... c'est notre karma, mes soeurs !!!



(photo jeff koons : supprimée au petit matin de dimanche, 
car pouvant heurter la sensibilité de certains il suffit,
pour la voir d'aller au musée ou de chercher sur internet,
ou d'être abonné à mon flux RSS...)
                                                     


Et parce que l'amour ressemblera aussi toujours à ça... (les deux images nous tiennent, celle de Jeff Koons et plus encore celle de Dulce et d'Andrea Bocelli)  :





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Rédigé par Luciamel

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