Publié le 20 Janvier 2010

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Photo Gala.

Je suis en danger, je suis malade, je suis vieille et impotente... que fais-tu pour moi ?

Certains font plus que d'autres, à Haïti un homme, à Port au Prince, a ouvert son resto aux démunis, aux gens... tout simplement, les enfants étant prioritaires. Il donne gratuitement, et sans rien demander, un repas à tous ceux qui se présentent.

Il dit :
"La seule peur que j'aie c'est qu'on ne puisse pas donner".

Et vous ? Et moi ? que ferais-je dans ce cas-là ?

Ouvrirais-je la porte de ma maison ? donnerais-je ce que je détiens ? (qu'il est caricatural de voir ce diplomate, l'ambassadeur de France, se promenant dans les ruines du pays... lui qui ne craint rien, il est là, le privilégié, lui le blanc, lui le nanti, au milieu de ces ruines... "il fait le beau", l'instruit... il se pavane...  je le perçois ainsi...).

Aujourd'hui à l'Assemblée on va peut-être ENFIN voter
une loi sur des quotas pour les Conseils d'Administration des entreprises. Obliger les sociétés à accepter que les femmes vaillent autant que les hommes... oui, il faut l'obliger la société... car pour elle ce n'est pas le cas... les femmes se font tuer... oui Marie Trintignant... oui, ta voisine, oui, ta mère, ta soeur, s'est fait tuer par son mari... ah ??? ça t'étonne ? pourtant c'est banal... statisquement parlant.

Moi, je vois autour de moi, autant de femmes que d'hommes compétentes (pardon, Messieurs), elles ont plus de diplômes, sont aussi intelligentes... et pourtant elles sont TOUJOURS à la traîne... (socialement, économiquement : à compétences égales s'entend) avant, la contrepartie était : les enfants, la famille... le foyer... alors, elles ne disaient rien, elles compensaient avec leur amour INVASIF... Aujourd'hui, elles ont presque tout perdu, plus de domination exclusive au foyer (ben oui, ces Messieurs s'y sont mis, ils ont eux aussi pris goût au maternage... alors eux, ils ont le beurre et l'argent du beurre, ils ont tout obtenu (et Zemmour qui se plaint... il dit tout à l'envers)) : le pouvoir social, et la satisfaction affective. Mesdames : il nous faut les quotas pour la direction des CA des entreprises et des administrations, et l'égalité des droits. Ils ne nous donneront rien, et elles non plus (celles qui soutiennent le système machiste) ne nous passeront rien. Je crois en tous ceux (ils et elles) si nombreux, plus de... 30% de la population... à vouloir que cette inégalité homme/femme change VRAIMENT.

Je ne veux plus me battre collectivement, je me bats seulement au quotidien, dans ma vie privée (ouïe, ouïe, ouïe...), je suis UN ETRE HUMAIN A PART ENTIERE (...) FACE A TOI humain à part entière. Alors, ne t'attends à aucune concession féminine... de ma part... parce que si la plupart des femmes que je connais ont fait une concession pour être en rapport avec toi : l'homme, elles l'ont fait en misant sur leur pseudo-avantage... de genre (la féminité avec enfantement... "nous les seules à pouvoir engendrer", "nous LES MERES" ce qu'elles sont en train de perdre comme monopole, tu l'auras remarqué) . Oui, tu es à plaindre aussi, toi, l'homme... pardon, si ta souffrance n'est pas la mienne... (tu te démerdes avec tes névroses !!! nan mais, tu voudrais qu'en plus, ce que la plupart des femmes font toute leur vie durant, je me préoccupe de tes problèmes... de tes "fragilités" ? à chacun suffit sa peine...). 

Ah oui... je voulais aujourd'hui me souvenir de Marie... et dire à tous les Bertrand que c'en est fini d'ETRE BATTUES ET D'ETRE TUEES...

Je pense à toutes ces victimes de Tsunamis, ces calamités immenses... et je me dis que tous les ans ce sont des tsunamis semblables qui se produisent en silence dans nos sociétés... toutes ces femmes brimées, battues, assassinées... et on ferme les yeux, seulement parce que depuis la nuit des temps les femmes se font lapider...

J'exagère, dites-vous... oui, me faites-vous remarquer autour de vous il y a des mégères, ces femmes qui dominent et harcèlent leur compagnon... mais, combien les ont tués ? les ont battus ? ok, je  vous l'accorde, certaines femmes sont réeellement INSUPPORTABLES (elles sont des êtres humains) et VRAIMENT je ne pourrais pas vivre deux (UNE) semaines avec elles (vous êtes masos à ce qu'il semblerait, car, souvent, c'est avec les plus "démentes", à mon sens, que vous semblez vous entendre le mieux...), mais VOUS ??? qu'est-ce qui vous donne le droit de tuer ? Et elles ces harpies... combien sont-elles en proportion de vous, les criminels... ? 

Vivons à Haïti, vivons un Tsunami... pour enfin revenir à la réalité de la vie ???

J'écoute votre chant, homme perdu, le temps des cerises... et je me dis... que vous êtes certainement totalement FOU, et puis... je sais au fond de moi que nous sommes tous perdus... alors je te tends la main, toi qui as sombré... et je t'offre le repas... (de cerises) pour te sauver.





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Rédigé par Luciamel

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Publié le 18 Janvier 2010

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Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin...
moi, l'oiseau migrateur égaré en vos villes
l'hiver je m'y replie, l'été je jubile.

Votre Palais Royal où les jeunes filles
trouvent à se marier...
et où dans les tilleuls taillés au carré
je parviens à me dissimuler.

Oiseau je suis, oiseau je resterai.
Demandez-moi mes papiers si vous voulez.
Arrêtez mon chant si vous le pouvez.
Surtout ne m'imposez pas votre identité.

Et si moi je ne veux pas être pigeon !

Roucoulez, faites miroiter vos belles cages dorées...

Je vous les laisse, Messieurs des beaux quartiers,

Monsieur de la Culture ministré...
Monsieur au nom galvaudé
par trop de chimères dévoyé.

Enlevez-moi ma carte...
d'identité elle n'en a que le nom,
je vous la laisse si vous y tenez.

Je m'en irai, loin de vos prisons,
sur le toit des gens de peu,
j'entonnerai mes chansons.

Texte et photo (c) Luciamel





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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 16 Janvier 2010

 


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Il m'est arrivé, peu souvent, de me trouver face à une intelligence sereine... et là ce fut le cas. Un homme, habillé très simplement, et chaussé de souliers de randonnée, visage bronzé, regard oriental, celui qui vous frôle et en même temps vous perçoit... au-delà...

Cet homme était en visite à Paris pour la publication de son livre aux éditions de
la Fabrique.

Cet homme je ne le connaissais pas, mais je connaissais, de nom, le journal où il écrit :
Haaretz.

Cet homme s'appelle
Gidéon Levy.

J'étais curieuse d'entendre les positions d'un Israëlien de gauche.

Je ne fus pas déçue, ni par l'esprit, ni par la leçon d'humanité, de journalisme ou de pensée de gauche (on finit par se demander si ça peut encore correspondre à quelque chose la pensée de gauche...). Tiens, il existe encore sur cette planète des intellectuels, au sens "artisanal" du terme, qui oeuvrent à changer le monde. Pas seulement des "socialistes", des "gauchistes", des "umpistes"... préoccupés uniquement par leur pouvoir passé ou à venir (à maintenir, à entretenir sur leur blog, leur compte Facebook, ou sur twitter...), ou, pervers narcissiques qu'ils sont tous devenus, par le seul culte de leur égo.

Je fus surprise par ses réponses, longues, détai
llées. Les questions étaient :

"Vous combattez la politique actuelle d'Israël, concernant les territoires occupés, vous êtes un Israëlien de gauche convaincu, pourtant vous vous dites patriote... comment l'expliquez-vous ?"

"Faut-il boycotter Israël ?"; "Devrons-nous attendre qu'un massacre de 100.000 personnes survienne pour qu'enfin la communauté internationale s'émeuve de ce qui se passe à Gaza ?"; "Le fascisme est-il sur le point de s'installer en Israël ?"; "Quel avenir espérer ? un état pour les deux communautés, deux états indépendants ? peut-on encore y croire ?"

Ce à quoi il a répondu, pour conclure,
"Je veux être réaliste et croire aux miracles."

J'ai lu la semaine passée un article sur Edgar Morin et
sa vision de la complexité du monde... or, il  a lui aussi choisi de faire le pari de croire aux miracles, car seule une métamorphose inespérée pourra nous empêcher de sombrer corps et biens.

L'humain dépasse l'individu, et demain nous verrons émerger ce qui aujourd'hui nous semble inouï, du fait de nos classements sociaux, de nos élitismes, de nos... distinguos... homme/femme. Demain sera totalement différent, à vous de vous y préparer (ou vous deviendrez de vieux cons...) : inimaginable pour nous, demain sera un monde d'égalité. Aucun être humain ne pourra se sentir discriminé, diminué... Oui, ça peut sembler "utopique", délirant, etc. pourtant c'est la seule métarmophose envisageable.

On vient de me dire la naissance d'un petit Pablo... entre Noël et jour de l'an, comme Pablo Neruda, alors, histoire de ne pas oublier ce pour quoi nous sommes sur Terre voici une citation du poète :

«Je veux vivre dans un pays où il n'y a pas d'excommuniés.
Je veux vivre dans un monde où les êtres seront seulement humains, sans autres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette.
Je veux qu'on puisse entrer dans toutes les églises, dans toutes les imprimeries.
Je veux qu'on n'attende plus jamais personne à la porte d'un hôtel de ville pour l'arrêter, pour l'expulser.
Je veux que tous entrent et sortent en souriant de la mairie.
Je ne veux plus que quiconque fuie en gondole, que quiconque soit poursuivi par des motos.
Je veux que l'immense majorité, la seule majorité : tout le monde, puisse parler, lire, écouter, s'épanouir.»

A toi ma petite soeur, à toi de toute éternité... ce chant de Yaël Naïm, elle que tu avais cotoyée, sur les 10 commandements, où tu avais été costumière, tu m'avais dit combien elle avait été "gentille", son chant... s'élève, son chant je l'entends, comme je t'entends.

Ce chant, ce "happy end"... pour nous... de toute éternité...





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Rédigé par Luciamel

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Publié le 14 Janvier 2010

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Si Ségolène Royal l'avait fait, si une femme l'avait fait... annuler à la dernière minute sa présence à une émission préparée de longue date, on n'aurait pas manqué de se gausser : "ah, elle a ses vapeurs... ah, quel amateurisme... ah, ses lubies !... ah, ses règles peut-être !" on pourrait même pousser la moquerie (oyez, oyez, braves gens, les hormones des femmes nous tiennent inexorablement) jusqu'à "euh... pourtant elle doit être ménopausée..."

Mais là, il s'agit d'un homme, Vincent Peillon, en plein milieu de l'émission de F2 a fait une annonce à l'AFP, déclarant qu'il refusait de se joindre au débat (dont il connaissait les modalités depuis décembre et pour lequel le matin même il avait été briefé)... Alors, on ne manquera pas de relever le courage, le culot et la portée d'une telle action, forcément, puisque c'est celle d'un homme... on va l'enjoliver... (sauf dans la majorité, il va sans dire...), on se demandera même, à gauche, ce qu'une telle décision pourrait avoir de... salvateur. Forcément...

Et Besson (l'invité de la soirée, le ministre de l'identité internationale... c'est son nouveau job, il se met à l'interculturel), que nous a-t-il dit d'essentiel ? rien, à part qu'il a la trouille pour son poste, que sa veste à force d'être retournée n'a plus de couleur, qu'il est le symbole-même de la gauche d'aujourd'hui et de sa déculottée, qu'heureusement que Marine Le Pen (et non pas Martine Aubry...) est là pour nous donner envie de voter socialiste, que...  Peillon est bien le symbole de la gauche qu'il nous faudra éliminer... (mais, ils sont nombreux dans cette catégorie-là, seulement, chers amis, ne vous y trompez pas, ce sont eux qu'il faut sanctionner, pas le parti socialiste).

Qui connaît M. Peillon ?

Ils ne savent pas, décidément, "comment se faire remarquer ?" ces hommes politiques... un coup d'éclat, une vapeur... une passion... ils ont du mal à se contrôler (qu'une femme ait une petite faiblesse et on lui parlerait de ses nerfs... un homme ça devient tout un programme), tout leur est bon pour se mettre sur le devant de la scène : des chochottes ces Messieurs...  Ils quittent leur femme après 30 ou 40 ans... pour une jeunette et pour renouer avec leur jeunesse (qui pourrait le leur reprocher ?), et, après tout, Mesdames, vous devriez en prendre de la graine et faire de même ! (comme ça ils se retrouveraient, un peu plus souvent qu'à leur tour, le bec dans l'eau...). Oui, lâchez-les ! ils vous sont infidèles, ils vont à l'UMP alors qu'ils votaient socialiste depuis toujours, ils ne vous apportent plus de fleurs, ils ne vous désirent plus... QUITTEZ-LES !!! Ayez ce courage, non,  les enfants... ce n'est pas un argument (c'est avec ça qu'ils vous tiennent...), un jour ou l'autre vos enfants deviendront grands et attendront patiemment (sans état d'âme) que vous mouriez, et, même, votre mort sera une délivrance pour eux... alors, ne vous en faites pas trop quant à leur amour...

J'ai vu une Marine Le Pen telle qu'en elle-même, plus calme, peut-être, qu'à l'accoutumée. Une femme qui n'avait rien à apporter, si ce n'est quelques contradictions à "Monsieur immigration"... pas si nulles que ça (à part les nullités), comme d'hab' avec le Front National, ils arrivent à sortir quelques "vérités"... telles que "t'as vu la verrue qui te pousse sur le nez ?"... ils se disent que ça peut finir par faire sens... ça crée des sorcières... les politiques, ils aiment ça les sorcières, et, plus que tout, leur faire la chasse.



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Photos (c) Luciamel.



et pour se distraire...





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Rédigé par Luciamel

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Publié le 8 Janvier 2010

Mon père est arrivé en France en 1963. Il avait un contrat de travail, c'est même la raison pour laquelle il était venu. Pas de valise en carton... ni d'exil politique, non, lui, qui aurait pu continuer à travailler au Portugal, où il avait un bon poste, chef-menuisier dans les chantiers navals, a préféré l'aventure... c'était New York ou Paris, il a choisi de s'installer ici.

Il aime à raconter... sa vie, le passé. Parfois, quand nous ne nous disputons pas sur des sujets politiques (il est de droite, je suis de gauche), j'ouvre des yeux tout ronds et je l'écoute, car il a le don du conteur, du passeur... et sait me faire rêver.

Le patron.

Son premier job c'était à la Salpétrière... il ne parlait pas un mot de français, on lui a fait passer un test professionnel, et il s'en est admirablement sorti (selon ses dires), lui, maître-artisan, à qui on demandait des trucs d'apprenti... Il aime à expliquer comment il a résolu le problème du "coffrage", et comment il a étonné son patron en n'utilisant que le tiers des plaques de bois nécessaires habituellement pour réaliser un escalier... Cet homme lui a été fidèle (et réciproquement) jusqu'à la faillite de son entreprise, environ 25 ans. Ensuite, mon père est devenu son propre patron (il s'est associé à un ami) mais ça n'a pas duré... des rivalités (avec un troisième associé), or mon père a toujours détesté les conflits. Il a fini sa vie professionnelle comme employé de la ville de Montmorency. J'ai encore son plan de Paris... celui où il avait marqué l'itinéraire pour aller travailler à la prison de Fresnes... là où il se rendait en plein hiver, quand il n'avait pas encore droit aux "intempéries"...

Le flic.

Ils l'appelaient aussi "o bêbado", le poivrot... C'était l'ami de son associé, il était toujours bourré... d'où son surnom. Bien sympa comme relation car il faisait sauter tous les PV... Il suffisait de lui passer un coup de fil, il était "chef" (va savoir s'il n'était pas commissaire) et la prune s'envolait... Mon père en garde un souvenir attendri... comme des nombreuses images de son passé... il me rapporte : "Un jour on lui a demandé comment il ferait s'il était contrôlé au volant, vu qu'il était toujours bourré, il a répondu que ça ne pouvait pas lui arriver vu qu'il ne conduisait jamais, il avait un chauffeur...".

Le curé.

Quand il était enfant il allait au catéchisme, et il respectait beaucoup le curé. Ca m'a beaucoup étonnée car je croyais mon père très anticlérical... Ce n'est que depuis quelques années que je le vois aller à l'église et se recueillir; sa vie, dans sa jeunesse, avait tout de celle d'un Don Juan. Bien au contraire, m'a-t-il expliqué, déjà tout enfant c'est lui que le curé envoyait chercher son vin de messe à la taverne... Avec une consigne : si c'était la patronne, c'était ok, elle remplissait la bouteille, si c'était le patron il fallait repartir à toutes jambes...

Le prof.

Quand il a commencé à travailler aux chantiers navals, il avait la troisième classe... (il était allé à l'école pendant trois ans), c'est son père, menuisier, qui lui avait transmis le métier. Pour devenir chef d'équipe, il lui fallait la quatrième classe. Alors, il a suivi des cours du soir. Le prof était du genre "gentil" : "Vous n'avez pas pu faire vos devoirs, ni apprendre la leçon, car vous avez dû travailler... ne vous en faites pas, je vais vous l'expliquer." Mon père a réussi l'examen, "haut la main", en effet, la dictée sur une région du Portugal, il la connaissait par coeur... si bien qu'il avait écrit plus loin que ce que l'examinateur avait dit...

Le docteur.

Là où je suis née, le docteur s'appelait Hermès. C'est lui qui un jour avait dit à mes parents d'aller voir "autre chose" pour soigner ma soeur, dont la maladie, déjà bébé, était inexplicable... Ce notable était immensément respecté, on lui avait confié la direction des travaux d'une salle des fêtes. C'était il y a presque 50 ans... ma mère était enceinte de moi. Mon père à qui le Dr. Hermès avait demandé s'il y avait suffisamment de vis et de clous pour finir l'ouvrage, avait proposé d'aller à Figueira (à 20km) les chercher à vélo, assurant au médecin que la charpente serait terminée en temps et en heure pour la fête, ce qui fut fait.

Par la suite, alors que, par respect, tous éteignaient leur cigarette à l'arrivée du docteur (qui lui-même était fumeur) mon père continuait à fumer devant lui... En effet, un jour, après la charpente... Hermès lui avait dit, en lui tendant une cigarette "Português suave" : 

- Tu fumes, non ?
- Oui, si on m'en propose. 

Depuis ce moment-là, mon père avait gardé sa cigarette allumée en présence du docteur. Ce qui avait amusé ses collègues : "Avant on en craignait un, maintenant il y en a deux deux qui fument..."

Le parcours de mon père m'émeut, car il a la modestie de celui qui a toujours fait de son mieux en acceptant son sort, lui, fils d'une famille de propriétaires terriens aisés... a accepté son destin de petit artisan... immigré. Il a toujours été respecté dans son travail, et, dans sa vie, était vu comme quelqu'un qui était l'ami de tout le monde, celui qui voulait éviter les "histoires".

Elle, Joana Carneiro, je l'ai découverte ce Noël au Portugal, c'est une chef d'orchestre de renom... commençant une belle carrière à l'orchestre philarmonique de Berkeley. Elle est issue d'une famille de la haute bourgeoisie, il n'est donc pas si étonnant qu'elle ait cette position, mais, étant femme, étant portugaise... ça l'est tout de même un peu.
 




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Rédigé par Luciamel

Publié dans #souvenirs

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Publié le 6 Janvier 2010





Les tweets me gonflent... messages égocentriques sans aucun intérêt, si ce n'est celui de se maintenir au top dans le réseau dans lequel on se trouve déjà... Twitter... j'y vais par moments, mais je sens bien que ça ne sert qu'à servir... une certaine idée de mon propre égo... ça ne sert qu'à l'entretenir... ça ne sert à rien.

FaceBook... je poste mes photos, j'y vois celles de mes "amis"... et certains de leurs messages, mais à part ça ? du point de vue du contact, du point de vue de la relation, qu'en est-il ? c'est encore du "je me fais voir sous mon meilleur angle (ou, tout du moins, j'essaie), regardez-moi, moi, moi, moi...". Où est le véritable échange ? on se le demande.

Mon blog... j'ai l'impression d'être sincère, de poster ce qui me tient vraiment à coeur, pourtant, je suis comme vous autres, je suis sensible aux commentaires, je regarde le nombre de mes visiteurs, je regrette, parfois, d'avoir écrit ça ou ça.

Internet me désespère, autant qu'il me fascine car il me semble porteur de la seule vraie liberté du futur : l'expression de l'esprit.

Petit à petit, il faudra encore 50 ans, nous parviendrons à une liberté indivuelle sur toute la planète (liberté d'expression, égalité de droits, liées à un égalitarisme du niveau de vie) inimaginable pour nous aujourd'hui. Internet nous en donne un avant goût : tous écrivains, tous journalistes, tous... omni-humains, face à notre écran nous ne sommes plus le journaliste frustré, l'écrivain raté, l'universitaire brisé, l'artiste sans public... nous recréons notre vie.

Je vois, toutefois, que les milieux sociaux se reproduisent... sur la toile (ah... ce cher Bourdieu), et que, sur le Net, les privilégiés d'hier sont toujours ceux qui décrochent la timbale (les blogueurs ayant du succès sont souvent issus des classes favorisées, même s'ils sont frustrés socialement parlant, car n'ayant pas la célébrité qu'ils pensent mériter, le Web leur donne une revanche). J'entends que ça se débat dans les grandes écoles, on ne voudrait pas que des "boursiers" (issus forcément de milieux défavorisés) aient des privilèges ! car comment, alors, distinguer les privilégiés naturels, des privilégies "artificiels" ? si les favorisés, "naturellement" par les siècles des siècles, et un système qui marchait très bien, ne le sont plus... si d'autres peuvent se voir "protégés"... c'est la fin des haricots. Si d'être née Laura Smet, ou Jean Sarkozy, ou De Lamordmoilenoeud... ne sert plus à rien, à quoi bon continuer à défendre sa position ? autant se suicider. Le Web va de plus en plus pousser les privilégiés à vouloir se suicider... surtout dans un pays comme la France où tout n'est qu'affaire de castes. Prenez garde à vous et à votre sang bleu... bientôt votre distinction risque d'exploser.

Je lis que ça buzze... on essaie de lancer un jour sans Sarkozy... un lobby internet, un groupe d'intérêt comme un autre, des gens (des hommes pour la plupart) qui souvent sont issus d'un même milieu (d'intellectuels, ou intellos, sans influence médiatique mais qui aimeraient beaucoup en avoir) essaient de se faire valoir... de se faire entendre par les médias, et, surtout, par (leur maître) Sarkozy. Je dirais que ce sont juste des rapports de force, de ceux que Sarkozy arrive à mettre dans sa poche sans difficulté... qu'il leur offre un portefeuille, à ces Messieurs qui le contestent, et soudain les voici tout radoucis... tout serviles.

J'en vois qui ferment leur blog... par moments j'aurais envie de les suivre, mais je me dis que mon blog existe malgré moi, c'est Lucia qui un jour a voulu lui donner vie. Une petite fille, croisée sur une route, en rêve, qui se tournant  vers moi m'a annoncé : "je m'appelle Lucie".

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #blogs et blogueurs

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Publié le 4 Janvier 2010

Juste parce que c'est beau... mais qu'il est trop tard pour traduire... (demain, peut-être).





Paroles Amalia Rodrigues

Foi Deus

Não sei, não sabe ninguém
Por que canto o fado
Neste tom magoado
De dor e de pranto
E neste tormento
Todo o sofrimento
Eu sinto que a alma
Cá dentro se acalma
Nos versos que canto

Foi Deus
Que deu luz aos olhos
Perfumou as rosas
Deu oiro ao sol
E prata ao luar

Foi Deus
Que me pôs no peito
Um rosário de penas
Que vou desfiando
E choro a cantar
E pôs as estrelas no céu
E fez o espaço sem fim
Deu o luto as andorinhas
Ai, e deu-me esta voz a mim

Se  eu canto
Não sei o que canto
Misto de ventura
Saudade, ternura
E talvez amor
Mas sei que cantando
Eu sinto o mesmo quando
Se tem um desgosto
E o pranto no rosto
Nos deixa melhor

Foi Deus

Que deu voz ao vento

Luz ao firmamento
E deu o azul às ondas do mar

Foi Deus

Que me pôs no peito
Um rosário de penas
Que vou desfiando
E choro a cantar
Fez poeta o rouxinol
Pôs no campo o alecrim
Deu as flores à primavera
Ai!, e deu-me esta voz a mim.

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 2 Janvier 2010

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Photo (c) Luciamel, 24/12/2009.


C'est le nom des marguerites, en portugais. On les effeuille en disant : il/elle me veut du bien, il/elle me veut du mal... (bemmequer, malmequer), notre "il/elle m'aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, pas du tout...", ça amuse toujours les étrangers qu'en France, uniquement, on ait cinq chances sur six d'être aimé, alors que partout ailleurs, avec les mêmes fleurs, c'est une sur deux... (il/elle m'aime, il/elle ne m'aime pas). Le côté romantique des Français... et leur sophistication... même à aimer.

Ce sont des fleurs de printemps et pourtant cette année à Noël c'est tout un champ qui blanchissait devant notre maison, une neige un peu hors du temps. 

Comme moi venez les effeuiller ces bemmequeres, malmequeres... jusqu'à ce que vous trouviez dans ce champ, par milliers, des bemmequeres de bonne année. Jetez les malamours, et ne gardez que l'amour par-devers vous.

Il nous faut parfois du temps, souvent de longues années, à effeuiller des fleurs, avant de découvrir le secret... (jetez celles qui ne vous veulent pas du bien). C'est mon cadeau de nouvel an, je vous offre des brassées de bemmequeres.

Et puis, la réponse au tag du 30 décembre... le mensonge était, bien entendu, que les vagues ne m'ont pas emportée... même si elles l'ont bien failli... deux jours alitée, St Sylvestre et 1er janvier, terrassée par un atterrissage contaminant (la grippe A et ses mystérieux symptômes ?), j'ai été dans l'impossibilité d'aller fêter quoi que ce soit, endormie lamentablement devant The Kid de Charlie Chaplin. J'émerge tout juste pour vous souhaiter une heureuse année, avant d'aller vous faire une petite visite sur vos blogs.

La réponse au deuxième tag... l'amour est-ce que ça existe ? ben, ça dépend si on a choisi les bonnes fleurs... finalement, c'est pas compliqué le bonheur.

Pour terminer un fado... et quelqu'un que je viens de découvrir sur FIP (ah ! que ferais-je sans FIP ?) : sa voix me rappelle celle de João Afonso (le neveu de José Afonso) et ces chanteurs de l'Alentejo, aux voix plus douces que celles des femmes... Une voix douce pour chanter les mots... désespérés... d'Amàlia. Mesdames, Messieurs, Antonio Zambujo. (je vous engage à écouter tous les morceaux associés à ce clip).






Nem As Paredes Confesso

Paroles Amalia Rodrigues


Não queiras gostar de mim
Sem que eu te peça,
Nem me dês nada que ao fim
Eu não mereça
Vê se me deitas depois
Culpas no rosto
Isto é sincero
Porque não quero
Dar-te um desgosto

[refrão:]
De quem eu gosto
nem às paredes confesso
E até aposto
Que não gosto de ninguém
Podes rogar
Podes chorar
Podes sorrir também
De quem eu gosto
Nem às paredes confesso.

Quem sabe se te esqueci
Ou se te quero
Quem sabe até se é por ti
por quem eu espero.
Se gosto ou não afinal
Isso é comigo,
Mesmo que penses
Que me convences
Nada te digo.
******************************************

Ni aux murs je ne le confesse

Ne veuille pas m'aimer
Sans que je te l'ai demandé,
Ni ne me donne rien qu'à la fin
Je n'ai mérité
Car il ne faudrait pas qu'après
Tu viennes me le reprocher
Je suis sincère
Et ne voudrais pas
Te blesser

[refrain]
La personne que j'aime
Ni aux murs je ne le confesse
Et même je parie
Que je n'aime personne
Tu peux supplier
Tu peux pleurer
Tu peux sourire aussi
La personne que j'aime
Ni aux murs je ne le confesse.

Qui sait si je t'ai oublié(e)
Ou si je t'aime encore
Qui sait si c'est toi
Que j'attends encore.
Si j'aime ou non, finalement,
Ca ne regarde que moi,
Même si tu crois
Pouvoir me convaincre
Rien tu ne sauras.

************************************************************
(traduction (c) Luciamel)

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Rédigé par Luciamel

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