Publié le 29 Juillet 2010

 

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Etre blogueur... blogueuse... on vous dénigre, on vous moque. Pour qui il (elle) se prend ? Vos amis, certains... (à qui vous avez eu le malheur d'en parler... votre famille... vos collègues - quelle erreur !) ne se privent pas de vous lire et de gentiment penser... euh... franchement, qu'est-ce qu'il (elle) se croit ? Journaliste ? Ecrivain(e) ? il (elle) doit être bien seul(e) dans la vie, bien frustré... pour n'avoir rien d'autre à faire qu'à écrire (gratuitement !) pour la galerie. Ou alors, bien narcissique, bien mégalo... ah ah ! Un(e) raté(e). 

 

Ils ont sans doute raison. Vous, comme eux, vous vous êtes réveillés de vos mauvais rêves. Vous en avez vu passer des princes croassants, vous en avez jeté des bouteilles à l'océan... et vous êtes là... sur le sable de votre île, votre blog... à encore croire que l'horizon est le début d'un nouveau monde. 

 

Nicolas a reçu un coup... lui le n° 3 (et ex n°1 pendant des mois, d'un classement débile auquel il croit, ou plutôt auquel il joue de bon coeur) a été attaqué : ça fait partie du truc... et ça repart, n'empêche on sait que cette rançon de la gloire est un peu différente des autres : nous sommes tous des pionniers. Numéro 1 ou illustre inconnu, sur les blogs nous sommes tous des aventuriers. 

 

Une pièce de théâtre s'en inspire : "Blogueuse"... ou comment notre vie amoureuse et sociale est reliée à ces nouvelles technologies. Bloguer : une nouvelle forme de communication. Bientôt, une obligation ? 

 

Alors, certains... parmi les meilleurs... s'en sont allés, ils ont pensé que d'être au catalogue de vrais éditeurs valait mieux. Un vrai livre, une vraie reconnaissance, un vrai public... de vrais droits d'auteur... enfin, que sais-je ? 

 

Ne vous en faites pas... après un certain temps, ils nous reviendront.

 

Une fois la rosette accrochée à leur boutonnière : "vrai écrivain, car ayant été édité", ils comprendront que l'estampille n'est pas tout... que d'écrivain... ils n'ont gagné que l'appellation contrôlée... AOC... et que cela n'a jamais été une garantie... de quoi que ce soit. Ni du talent... ni de l'authenticité.

 

Alors, chers inconnus, chers tout et n'importe quoi, continuez à être, continuez à explorer notre blogosphère... et ensemble devenons ce que nous ne savons pas, ce que nous pouvons inventer. 

 

Soyons les nouveaux Magellan, les nouveaux Vasco de Gama (pour les Colomb... on attendra que la science nous démontre qui ils furent). 

 

 

 

 
Tartuffe

Ah ! pour être dévot, je n'en suis pas moins homme ;
Et lorsqu'on vient à voir vos célestes appas,
Un coeur se laisse prendre, et ne raisonne pas.
Je sais qu'un tel discours de moi paroît étrange ;
Mais, Madame, après tout, je ne suis pas un ange ;
Et si vous condamnez l'aveu que je vous fais,
Vous devez vous en prendre à vos charmants attraits.
Dès que j'en vis briller la splendeur plus qu'humaine,
De mon intérieur vous fûtes souveraine ;
De vos regards divins l'ineffable douceur
Força la résistance où s'obstinoit mon coeur ;
Elle surmonta tout, jeûnes, prières, larmes,
Et tourna tous mes voeux du côté de vos charmes.
Mes yeux et mes soupirs vous l'ont dit mille fois,
Et pour mieux m'expliquer j'emploie ici la voix.
Que si vous contemplez d'une âme un peu bénigne
Les tribulations de votre esclave indigne,
S'il faut que vos bontés veuillent me consoler
Et jusqu'à mon néant daignent se ravaler,
J'aurai toujours pour vous, ô suave merveille,
Une dévotion à nulle autre pareille.
Votre honneur avec moi ne court point de hasard,
Et n'a nulle disgrâce à craindre de ma part.
(Molière)

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #blogs et blogueurs

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Publié le 25 Juillet 2010

 

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Comment faire exploser votre nombre de visiteurs ? C'est bien simple, enfin, si j'en crois ce qui s'était passé la dernière fois que j'ai fait un billet sur Twilight

 

Je suis accro aux films de vampires. Et, bien entendu, hier j'ai sacrifié au rituel en allant voir le dernier Twilight (le 3). De l'humour (Edward, le gentil vampire, regardant Jacob, le loup garou, torse nu : "heu, il n'a pas de tee shirt ?"), de la tenue (bien relevé côté "bagarres", il paraît que c'est pour attirer quelques garçons dans les salles, jusqu'à présent envahies par les jeunes filles en folie devant "Edwaaaard" alias Rooooobeeeert), du suspens... (mais quand bon sang... vont-ils consommer ? et quand va-t-il se résoudre à la "transformer" ?). 

 

Et maintenant je suis tout énervée : quand sort le n°4 ? Rien que l'affiche est tout un programme, on comprend d'emblée que ça illustre le jour de leur mariage, on trépigne, on est en nage... Le fera-t-il ? ou préférera-t-il se suicider (si, si... c'est possible pour un vampire, c'est un peu compliqué mais possible, cf. le n°2), afin qu'elle finisse sa vie d'humaine près de Jacob le loup garou (lui, de chair et de sang, et à la chaleur si... contagieuse) ? Mystère et boule de gomme... 

 

On dirait bien qu'ils vont croquer la pomme... Et en lisant les livres (ce que je n'ai pas fait) on connaît la suite : ils vont se marier, s'unir charnellement, et avoir un beau bébé... vampire (c'est même Edward qui fera la césarienne, avec ses dents...). Tout ça dans les deux prochains opus de  Twilight 4 everr (Révélation), qui sortiront en même temps, en novembre 2011. D'ici là... passez un bel été. 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #arts - livres - films -spectacles

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Publié le 24 Juillet 2010

 

 

Etre dans la vie comme sur un plateau de cinéma... ou, mieux, comme sur une scène de théâtre. Et puis, tenter de se réveiller au beau milieu du songe de la nuit d'été... 

 

Podalydes écrit ses livres entre les prises d'un film, car le temps s'y étire, s'y suspend... Finalement, n'est-il pas là, dans ces instants "entre", trouées dans le cours de nos vies, l'éveil dont parlent les maîtres en spiritualité ? à moins que tous nous ne soyons des Tartuffe... 

 

Hier, j'ai assisté à la représentation du Tartuffe, au théâtre du Lucernaire. En chemin, comme j'aime ces chemins qui ouvrent des espaces dans le temps, j'ai vu les cieux se mettre à danser sous prétexte qu'ils ne sont plus assez écoutés.

 

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                                                            photos (c) Luciamel  

 

Partie de Notre Dame, ayant croisé la mort d'Henri IV, j'arrivai, au milieu des buissons de la rue Notre Dame des Champs, à ce capitaine Dreyfus qui tenait tant à me saluer.

 

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                                                              photos (c) Luciamel

 

Sur le plateau du Lucernaire, les acteurs se préparaient (préparation elle-même mise-en-scène...). Et puis le spectacle a commencé... bien que ce ne soit qu'au début du second acte que les trois coups ont été frappés. 

 

 

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                                                             photos (c) Luciamel 

 

 

Le Tartuffe n'entre pas immédiatement en scène, lui qui a séduit la vieille dame... elle qui semble toute ragaillardie par le bel esprit, et l'inspiration divine de cet artiste en manipulation des âmes... Son fils et elle sont prêts à lui donner leur fortune, à l'entretenir, à le défendre face à ceux de leur famille qui ne voient en lui qu'un charlatan. Elle et son fils sont charmés. Orgon ne voit en François-Marie Banier... qu'un envoyé des cieux, il reniera même son fils pour prendre le parti du charmeur. 

 

 

Et François-Marie, euh... Tartuffe entre en scène et se met à dessiner des figurines enfantines... surmontées d'une inscription : "ça m'est égal"... Tous le calomnient, mais lui n'en a cure, car il se dit inspiré... On manque de sombrer dans le chaos... le Tartuffe a fait main basse sur la fortune, Orgon et sa mère se sont repentis mais trop tard... 

 

Fort heureusement le prince Nicolas... euh... Louis... va mettre un terme à tout ça, et, pour que l'ordre de la société soit préservé, il fera condamner le scélérat. 

 

Sortant du théâtre, j'ai voulu boire un café assise à une terrasse. Un homme s'est assis près de moi. Puis, au moment où je partais un autre est venu le rejoindre : c'était Tartuffe (Marc Chapiteau) démaquillé. Je l'ai félicité pour le spectacle, me suis émerveillée de la mise-en-scène, mêlant les époques (lui habillé en dandy des années 2000, néo-guide des âmes "post-modernes"). Il a désigné l'homme installé près de moi quelques instants auparavant : "C'est lui le metteur en scène, et notre éveilleur à nous !". Bravo Monsieur Ferran !

 

Nous (j'étais avec deux amies) avons pris congé d'eux en les remerciant pour cette merveille théâtrale, Marc Chapiteau nous a priées de leur faire de la publicité, ce dont je l'ai assuré. Puis, j'ai dit au revoir à mes amies et me suis dirigée vers le métro Saint Placide, où j'ai dû attendre cinq minutes une rame, un moustique n'arrêtait pas de me suivre... Pour le fuir, je suis allée à l'autre bout du quai... et là ! qui vis-je, attendant le métro elle aussi ? Elmire, alias Laurence Guillermaz dans la vraie vie. J'ai furtivement sorti mon appareil photo... sans pour autant vouloir trop faire la paparazzi... Elle s'est installée sur la banquette juste derrière moi, nos têtes se frôlant parfois... En partant, j'ai pris en photo le geste de sa main, où elle s'enveloppait d'un vaporeux foulard bleu, couleur du temps... Merci l'artiste ! Merci la vie... 

 

 

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                                                          photos (c) Luciamel

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #arts - livres - films -spectacles

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Publié le 20 Juillet 2010

 

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                                                                 photo (c) Luciamel 

 

 

Ce n'est pas bien... mais je ne lis pas grand chose en ce moment dans mon "google reader"... c'est sans doute l'été, car les autres blogueurs semblent en faire de même. Peu de comm's si ce n'est chez les "stars" du bidule. 

 

Je bosse (comme Nicolas), les autres se prélassant tout l'été dans leurs vacances de profs (je souris... hein ? et pas de lien... ils veulent rester incognito), bon, je vais encore me faire des amis... (et réduire drastiquement le nombre de mes comm's, car je devrais me le rappeler : beaucoup de blogueurs travaillent dans cette branche de la fonction publique, ou comme journalistes).

 

Mais, c'est vrai que j'ai du mal à comprendre que quelqu'un, qui exerce le même métier que moi (l'enseignement), soit payé bien plus pour un temps de travail moindre (j'aligne 1125h de cours annuels, soit 25h par semaine, équivalant aux 35h de travail effectif), et un nombre de semaines de congés largement supérieur (j'ai 5 semaines en tout et pour tout). Sans compter les avantages (primes et autres départs à la retraite après 15 ans, si on a trois enfants : difficile de contester cette réforme de Sarkozy...) auxquels je n'ai pas droit. Avant, cette différence se justifiait par le fait que les fonctionnaires avaient des salaires bien moins élevés que ceux du privé. Depuis quelques années la tendance s'est inversée, mais les acquis sociaux sont restés.

 

Vous allez crier : comment peut-on se dire de gauche et tenir de tels propos ? si on est de gauche est-on obligé de soutenir éternellement (comme les Grecs) les privilèges d'une certaine catégorie de la population ? Normal ce sont eux qui protestent, manifestent, font grève... pour nous tous, disent-ils... ah ? Ben, depuis que je travaille jamais les manifs n'ont modifié mes conditions de travail : les élections, oui ! (la 5e semaine de congés payés, les 35h, la retraite à 60 ans, ce n'est pas vous avec vos manifestations et vos grèves qui l'avez obtenu, non, c'est nous avec notre bulletin de vote). En revanche, je sais que les manifs ont toujours maintenu et sauvegardé le salaire et l'emploi de nos collègues du public. Alors, vous pouvez crier avec Mélenchon dans la nuit... : "Mais, ces avantages et ce salaire plus élevé, c'est une façon de favoriser la consommation"... C'est aussi ce que dit Sarkozy, pour ses amis les "riches". 

 

Je le connais le discours : "Crois-tu que ce soit en tirant tout le monde vers le bas qu'on va sauver le système ?". Non, mais pour maintenir le navire à flot pour d'autres (les retraites, les vacances, les logements de fonction, le pouvoir d'achat), il faut que certains soient sacrifiés : et là, où est votre solidarité Messieurs et Mesdames les fonctionnaires ? Car comment finance-t-on vos salaires et vos retraites ? avec les impôts de Liliane Bettencourt ? vous voulez rire ? vous savez bien que c'est avec les cotisations de l'ensemble des salariés (surtout ceux du privé).

 

Sachez-le, nous vivons dans un monde où on doit négocier avec son pharmacien le prix de ses médicaments. Alors, le départ en vacances on en est loin...

 

Je suis allergique aux pollens, et pour atténuer les crises d'éternuements je prends du Rhinallergy, médicament homéopathique de chez Boiron. L'autre jour, j'ai voulu en acheter une boîte à la pharmacie en bas de chez moi.

 

- 7,50 euros me dit la pharmacienne.

- Hein ? Mais, il y a à peine un mois je l'ai payé 5,50 euros.

- Oui, c'est vrai, ça dépend des quantités qu'on commande... Avant nous le vendions à 5,50 euros.

- Mais c'est incroyable ! C'est un médicament...

- Bon, si vous voulez je peux vous le faire à 5,50 euros.

- ????

- Oui, j'ai une marge, pour vous, comme vous êtes une cliente régulière, je peux baisser le prix. 

 

Depuis, j'ai trouvé une pharmacie qui me l'a vendu à environ 6 euros. Ce matin voulant absolument m'en procuer sur le chemin de mon boulot, vu que les crises étaient revenues plus fortes depuis deux jours que je n'avais rien pris, je rentre à la pharmacie de la Place Clichy (énorme pharmacie, qui doit commander en grosses quantités...). Au moment de payer je sors machinalement mon portemonnaie pour chercher les sous demandés par le pharmacien, quand soudain je réalise le prix qu'il m'a dit : 

 

- Combien ??? 7,95 euros ?

- Oui, 7,95 euros.

- Mais, c'est du délire ! je l'achète entre 5,50 et maintenant 8 euros ce médicament !!! Ce n'est pas un produit de beauté, ni de la para-pharmacie, c'est un médicament. 

- Et alors, on ne va quand même pas vous les donner, sous prétexte que ce sont des médicaments. Ca dépend des quantités qu'on commande. 

- Ah oui ? eh bien je ne vous le prends pas, je vais faire jouer la concurrence !

- Oui, vous avez bien raison... 

 

Et je suis sortie. Un peu plus loin, une toute petite officine, rue de Clichy, j'avais même des doutes qu'elle soit agréée. Je rentre :

 

- Bonjour, euh... j'ai l'impression que vous n'aurez pas ce que je cherche...

- Ah, de quoi s'agit-il ?

- Oh, c'est homéopathique c'est du Rhinallergy... 

- Si, si, on en a.

- Ah, et c'est combien ?

- 6,20 euros.

- Oh, c'est parfait, je suis bien contente d'en avoir trouvé et à un aussi bon prix, je me souviendrai de votre adresse, je reviendrai, on a voulu m'en vendre à 8 euros. 

- Oui, moi j'achète directement au laboratoire, alors que d'autres s'adressent aux grossistes. 

- C'est bon à savoir, merci encore.

 

Amis... fonctionnaires, le jour où il vous arrivera de devoir négocier le prix de vos médicaments, vous vous mettrez peut-être à protester pour autre chose que vos salaires à vous, uniquement ! (ou la cause des sans-papiers et du RSF, qui, bien que légitime, est surtout là pour flatter votre image de justicier au grand coeur) peut-être alors verrez-vous le monde autrement... que par le petit bout de votre lorgnette.

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 19 Juillet 2010

 

Comment ?

cette chanson existait et je ne le savais pas... 

 

 

 


 

 

 

Joe Dassin - Le Portugais

 

 Avec son marteau-piqueur Il creuse le sillon de la route de demain Il y met du cœur Le soleil et le gel sont écrits sur ses mains Le Portugais dans son ciré tout rouge Qui ressemble à un épouvantail As-tu vu l'étrange laboureur des prairies de béton Et des champs de rocailles [Refrain] Il faut en faire des voyages Il faut en faire du chemin Ce n'est plus dans son village Qu'on peut gagner son pain Loin de son toit, de sa ville A 500 lieux vers le nord Le soir dans un bidonville Le Portugais s'endort Il est arrivé à la gare d'Austerlitz Voilà deux ans déjà Il n'a qu'un idée : gagner beaucoup d'argent Et retourner là-bas Le Portugais dans son ciré tout rouge Qui ressemble à un épouvantail Il ne te voit pas Il est sur le chemin qui mène au Portugal. [Refrain] 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Portugal

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Publié le 18 Juillet 2010

 

Histoires, histoires d'un dimanche après-midi... une femme éplorée, un homme couché dans sa dernière demeure, de l'eau, un p'tit bar... un chat... caché dans un coin. Ma promenade du Père Lachaise à Daumesnil, en passant par la rue Richard Lenoir (celle du p'tit bar). 


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                                                                 photos (c) Luciamel

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #photos

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Publié le 18 Juillet 2010

 

On vit, et puis un jour on ne vit plus. Sauf si, comme le soutiennent les physiciens, le temps n'existait pas, n'était qu'une vue de l'esprit, nous vivrions d'après eux dans des mondes parallèles (ou superposés, enchevêtrés) où tous les moments, passé, présent, futur existeraient simultanément. Moi aujourd'hui, et moi morte, ou moi pas encore née... moi dans 10.000 ans existeraient en même temps. Et peut-être, moi, ayant des passés différents de celui que je crois être le mien. 


Je l'avais déjà cité ici-même, Thibault Damour (quel beau nom !) dans le numéro de Télérama spécial 60 ans :


"Car, s'il y a bien une chose qu'Einstein nous a expliquée, et que Proust a parfaitement comprise, c'est que le temps est une illusion. Ceux qui pensent que Proust est le poète des regrets, focalisé sur le temps passé, font un énorme contresens. Derrière la conception du temps du romancier, il y a l'idée que l'essence de l'homme est éternelle. Et la possibilité d'accéder vraiment à ces moments "passés", à travers l'expérience d'une madeleine trempée dans une tasse de thé, le dit bien. (...) Sur le plan conceptuel on sait que c'est possible : l'espace-temps d'Einstein permet de faire des sauts dans l'avenir. (...) Evidemment, c'est difficile à croire, car si vous pensez sérieusement qu'il est possible de sauter quasi instantanément de 2010 jusqu'en 2070 (ou 20700, ou...) , cela veut dire que 2070 (ou 20700...) existe déjà ! Ce qui implique que le futur coexiste avec le présent. (...) Aujourd'hui, pourtant, une autre piste est ouverte avec la mécanique quantique. Cette dernière nous annonce en effet que l'univers est fait... de tous les possibles, et que tous ces possibles se réalisent à la fois ! La vraie réalité physique serait plus riche que ce que l'on perçoit, et comprendrait une superposition de mondes différents. Encore une idée violente pour l'esprit, c'est vrai ! (...) Eh bien ! c'est cela, la mécanique quantique. Elle nous dit que si vous avez hésité entre deux chemises, ce matin, deux réalités coexistent désormais : vous avez choisi cette chemise-ci, bien sûr, mais dans une autre coupe de réalité, un autre "vous" a aussi choisi l'autre. Pascal, s'il nous rejoignait, serait encore plus effrayé que par le passé. Car les "espaces infinis" dont il parlait ne sont plus seulement dans le ciel, au loin : ils sont ici même, sur Terre." ("L'univers est fait de tous les possibles", in. Télérama, n° 3155, 30 juin 2010.

 

Vous avez le vertige. Eux aussi (les physiciens), sauf les frères Bogdanoff, qui semblent surfer sur la vague temporelle sans trouble apparent, enfin, je me comprends...

 

Alors, je pensais à ma mort (mais laquelle ?), en me disant que ce n'était peut-être pas encore le moment, qu'il y avait encore des choses à faire avant. Ca doit être la "disparition" de Bernard Giraudeau qui m'a troublée, son passage chez FOG (Vous aurez le dernier mot) m'avait fort impressionnée, même si l'émission, au départ, c'était pour le débat Cyrulnik-Onfray que je l'avais regardée. 

 

Je me suis dit "ça commence à faire beaucoup ces morts... tous ceux qui étaient dans ma vie et qui ont disparu". J'ai pensé à me les remémorer dans une sorte de liste à la Perec, mais dont l'intention correspondrait plutôt au travail préconisé par les chamans, ce que Carlos Castaneda décrit ainsi, dans la quatrième de couverture de son dernier livre, Le voyage définitif  *petit clin d'oeil que tu m'as fait :

 

"En écrivant Le voyage définitif, j'ai suivi les instructions de don Juan qui voulait me voir constituer une sorte d'album, une collection de souvenirs mémorables. Selon lui, la connaissance chamanique avait pour dessein ultime de nous préparer à affronter le "voyage définitif", celui que doit faire chacun de nous au terme de sa vie. Ce que l'homme moderne, disait-il, désigne sous la vague expression de "vie après la mort" était pour ces chamans une existence concrète débordant d'activités pratiques, certes différentes de celles de notre vie habituelle, mais tout aussi pragmatiques et fonctionnelles. Se remémorer les épisodes importants de leur vie les préparaient à aborder ces contrées nouvelles qu'ils appelaient le "côté actif de l'infini"." 

 

Depuis hier, j'ai donc déroulé dans mon esprit, le nom, le visage, les images liées à ceux qui de ma vie sont partis. Voici ce qui peut ressembler à une liste... chronologique, même si le temps n'existe pas... 


- Mon arrière grand-père, ou arrière-grand oncle... je ne sais plus très bien, j'avais 7 ans, souvenir que face à son cadavre j'avais remarqué qu'il était vert;

 

- Le père d'une amie, j'avais 10 ans, elle aussi... un suicide qui a été un séisme... 


- Mon grand-père Joaquim, en quelle année déjà ? 


- Mon grand-père Miguel, j'avais un peu plus de 20 ans, il est parti après une vie sereine et pleine;

 

- Bruno, en mai 1989, l'une des premières victimes du SIDA, lui qui a vécu en homme libre et en véritable enfant du Verseau (méditation transcendantale, voyages, amours-amitiés, création, illumination);

 

- Ma grand-mère Herminia, je lui ai tenu la main, mais comme elle s'est rebellait, comme elle la refusait : la mort. C'était en 1990, ou 91;

 

- Ma grand-mère Custodia, j'avais 35 ou 36 ans, un ange nous a quittés, car elle était déjà au paradis depuis longtemps, elle qui m'avait initiée au miracle de la vie... 

 

- Marc, lui aussi s'est suicidé, un 31 décembre, ou un 1er janvier, la dépression ne voulait pas le quitter, lui, le dessinateur, l'amateur de jazz, l'amoureux de Bashung, de Paolo Conte et de tant d'autres, "un jour l'amour... l'a quitté, s'en est allé faire un tour de l'autre côté, d'une ville où y avait pas de place pour se garer" (Manset/Bashung)

 

- Jean-François, mort du SIDA;

- François, mort du SIDA.


Et puis toi ma douce... toi qui ne peux être sur aucune liste, toi qui vis sur une autre dimension maintenant, toi qui m'attends, ou moi qui t'attends déjà dans le futur de nos prochaines vies*. Vous tous, nos disparus, vous tous dont les vies antérieures et ultérieures perdurent de toute éternité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Spiritualités - astro

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Publié le 16 Juillet 2010

 

 

Y en a qui ont des classements Wikio... des "je suis un numéro", je remercie d'ailleurs le grand Nicolas qui m'a initiée à tout ça... la valeur du Wikio, le twitt, etc. J'avais déjà, voici quelque temps, aperçu une page du gourou... le maître Jean... aujourd'hui Nicolas l'a confirmé : c'est lui, le LUI des blogs


J'ai compris, en passant, que les blogs d'Over Blog étaient dès le départ perdants... Faut être chez Blogger, faut, faut... et comme dirait ma copine Francine "Y a qu'à" et "Faut qu'on"... (Yaca, Faux Con... je précise pour les lecteurs débutants de blogs).


Ce soir en visite chez Olympe (une femme, une féministe, un numéro néanmoins : "désir d'égalité quand tu nous tiens !", une amie blogueuse surtout ! une femme d'une grande générosité, drôle et attentive, tout autant que son ami Nicolas, l'un et l'autre très ouverts et tolérants, ils sont gentils, quoi... pas comme Didier, lui c'est un... torturé, parfois agressif, un peu comme moi... par moments - j'ai aimé, comme souvent, son billet sur sa copine Sylvie).


Olympe a dit... qu'on la recherchait sur Internet pour son "bretzel"... Eh bien, moi qui étais la "biiiiip" (je ne voudrais pas que ça recommence) je vous livre en exclusivité mondiale les mots de recherche qui mènent jusqu'ici (sur les 7 derniers jours), tout ça renvoyant, naturellement, à des articles que vous trouverez en magasin (pour le petit chaperon rouge... j'ai quand même un énorme doute) :

 

 

petit chaperon rouge google 5
luciamel google 4
gravesen google 4
l'ile des morts google 3
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pourquoi coupe til la téte du morue google 2
cartas de amor bing 2
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Rédigé par Luciamel

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Publié le 14 Juillet 2010

 

C'étaient les noces de la Lune et du Soleil, à chaque nouvelle Lune il en est ainsi, Madame disparaît durant trois jours pour rester unie à lui, sauf que cette fois elle est passée devant lui et l'a un moment éclipsé (dimanche). 

 

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Monsieur Soleil s'est couché ce soir vers 22h30, moment où Madame qui commence à sortir un peu (depuis dimanche au lit, ça finit par lasser) a fait une courte apparition à l'horizon, d'où un magnifique croissant de Lune à mi-hauteur de la Tour Eiffel. Puis très vite elle l'a rejoint pour une nouvelle nuit de fusion... à 23h Vénus scintillait au-dessus de l'endroit où tous deux avaient disparu, juste avant le feu d'artifice de leur étreinte... 

 

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De leur couche est montée des cris de joie, des oooooh, des aaaaaaah, dont il était difficile de distinguer la provenance exacte : elle ou lui ? c'était rond, de toutes les couleurs, et ça faisait mille étincelles dans le ciel. 

 

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Les badauds amassés sur les ponts observaient ce spectacle cosmique en tentant de l'immortaliser sur des photos... A la fin des ébats publics, ils ont même applaudi... Puis Vénus s'est elle aussi fondue dans la nuit. Tout le monde est rentré chez lui, ému, de ces amours incandescentes. 

 

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                                                             Photos (c) Luciamel

 

 

 

 

 

 

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Publié le 13 Juillet 2010

 

 

 

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                                             photos (c) Luciamel le 13 juillet 2010

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