Publié le 27 Août 2010

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                                  photo (c) Luciamel (Portugal juillet 2009, sans photoshop !)

 

 

 

Je laisse pour deux semaines :

 

les gens qui dorment dans la rue;

les gens qui dorment dans des roulottes;

les gens qui se prélassent à l'Elysée;

les gens qui parlent la langue de Molière.

 

Je m'en vais retrouver mon unité :

 

ma langue première, les sons, la lumière,

de l'au-delà de moi.

A ce moment-là, vous serez loin... 

et je me fondrai à l'océan.

 

Et puis je reviendrai à ce qui me constitue :

 

le goût de la liberté, la pensée raisonnée,

le gris de Paris, la Seine qui irrigue ce que je suis.

La langue de Molière.

 

Je vous laisse deux semaines.

Prenez soin de la liberté, de l'égalité et de la fraternité.

Soyez vigilants, car vous en avez la responsabilité. 

En m'attendant...

 

 

 

 

* pour comprendre le titre... de mon billet, lisez les paroles de Béranger ! 

 

Manifeste,

de François Béranger

 

On m'a dit : "Fais des chansons comme-ci"
On m'a dit : "Fais des chansons comme-ça"
Mais que surtout ça ne parle jamais
De choses vraies tellement vulgaires.

Comprenez-vous, entre nous cher ami, 
La réalité, faut un peu l'arranger
La réalité, vous savez comme c'est
Bien souvent dégueulasse.

Bon dans une chanson, faut faire des ronds
Il faut créer des images-illusions
Pour faire avaler à nous pauvres couillons
Notre ennui quotidien.

Viens mon amour, ma joie
Sur la colline aux senteurs orientales
On va sûrement rencontrer Jesus Christ
Dans un caleçon à fleurs de Monoprix.

Il aura sa plus belle auréole
En plastique à dentelle mécanique

Rien de changé sur notre quotidien
Sur toutes les choses qui font que l'on est
Bien manipulé, bien conditionné
Par une bande de requins.

Rien de changé depuis la Communale
Où pendant des années on bourre le crâne
Aux enfants à grands coups de programmes
Pour qu'ils soient bien dressés.

Rien de changé dans les usines
La gueule des mecs de l'équipe de nuit
Qui vont dormir quand le soleil se lève
Exténués, abrutis.

Les petites fleurs, les petits oiseaux
Les petites filles, le français moyen
Les grosses bagnoles et les belles motos
Pour superviriliser nos minets.

Belle fille heureuse dans son corps
Grâce au tampon Igiénix qui ne fuit pas.

Rien de changé depuis l'Algérie
Sinon que maintenant il est permis
D'en parler et de gagner des sous
Avec des milliers de cadavres.

Rien de changé depuis un tabassage
A la matraque un 14 juillet
Pour avoir osé chanter et danser
Quand c'était interdit.

Rien de changé depuis qu'un jour j'ai pissé
Sur ma télé tellement c'était chouette
Et bien sûr toute l'électricité
M'est passée dans la quéquette.

Bonsoir téléspectateurs
Ce soir sur la deuxième chaîne couleur
Dans notre série «Que la vie est belle !»
Notre grande enquête sur les mirabelles

Et puis avant d'aller au dodo
Championnat du monde de rotoplots.

Rien de changé pour la fille de treize ans
Avec ses petits seins et son visage d'enfant
Qui accouche terrorisée
Dans les chiottes du lycée.

Comme dirait un copain à moi
Un peu fou, même complètement fou
Qu'est-ce qu'on attend pour tout arrêter, 
Tout casser et recommencer ?

Alors moi vous comprenez, 
Les violons, la guimauve, les flonflons
Je trouve ça tellement anachronique
Que ça me donne la colique.

Je sais bien qu'une chanson
C'est pas tout à fait la révolution
Mais dire les choses c'est déjà mieux que rien
Et si chacun faisait la sienne dans son coin ?

Comme on a les mêmes choses sur le cœur
Un jour on pourrait chanter en chœur... {x4}

 

 


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 26 Août 2010

Spéciale dédicace à Béatrice : 

 

 

Les Etrangers

de Léo Ferré

Regarde-la ta voile elle a les seins gonflés
La marée de tantôt te l'a déshabillée
Les bateaux comme les filles ça fait bien des chichis
Mais ce genre de bateau ça drague pas dans Paris

T'as les yeux de la mer et la gueule d'un bateau
Les marins c'est marrant même à terre c'est dans l'eau
Ta maman a piqué sur ta tête de vieux chien
Deux brillants que tu mets quand t'embarques ton destin

C'est pas comme en avril en avril soixante-huit
Lochu tu t'en souviens la mer on s'en foutait
On était trois copains avec une tragédie
Et puis ce chien perdu tout prêt à s'suicider

Quand la mer se ramène avec des étrangers
Homme ou chien c'est pareil on les r'garde naviguer
Et dans les rues d'Lorient ou d'Brest pour les sauver
Y a toujours un marin qui rallume son voilier

Regarde-la ta quille à la mer en allée
La marée de tantôt te l'a tout enjupée
Les bateaux comme les filles ça fait bien du chiqué
Mais quand on s'fout à l'eau faut savoir naviguer

T'as le cœur comme ces rocs vêtus de Chantilly
Quand la tempête y a fait un shampooing dans la nuit
Ta maman t'a croché deux ancres aux doigts de chair
Et les lignes de ta main ça s'lit au fond d'la mer

C'est pas comme en avril en avril soixante-huit
Lochu tu t'en souviens dans ces rues de l'emmerde
On était trois copains au bout de mille nuits
Et le jour qui s'pointait afin que rien ne s'perde

Quand la mer se ramène avec des étrangers
En Bretagne y a toujours la crêperie d'à côté
Et un marin qui t'file une bonne crêpe en ciment
Tellement il y a fourré des tonnes de sentiments

Regarde-la ta barre comme de la Pop musique
Ça fait un vrai bordel chez les maquereaux très chics
La mer a ses anglais avec le drapeau noir
On dirait Soixante-huit qui s'en r'vient du trottoir

Ma maman m'a cousu une gueule de chimpanzé
Si t'as la gueule d'un bar j'm'appelle Pépée Ferré
C'est pas comme en avril en avril de mon cul
Dans ce bar endossé au destin de la rue

Et c'est pas comme demain en l'An de l'An Dix mille
Lochu tu t'en souviens c'était beau dans c'temps-là
La mer dans les Soleils avec ou bien sans quille
Un bateau dans les dents des étoiles dans la voix

Et quand on se ram'nait avec nos Galaxies
Ça faisait un silence à vous mourir d'envie
Et les soirs d'illusion avec la nuit qui va
Dans Brest ou dans Lorient on pleure et on s'en va

L'An Dix mille... Lochu ? Tu t'rappelles ?
L'An Dix mille... Tu t'rappelles ? Lochu ?
L'An Dix mille, l'An Dix mille, l'An Dix mille...

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 23 Août 2010

 

 

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                                                          photos (c) Luciamel 

 

 

 

 

(regardez bien, ce n'est pas la même photo... il y a la gauche, la droite, et le centre)

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 21 Août 2010

Bon, je vais essayer de ne pas me tromper de bouton ce soir... et de ne pas publier mon brouillon d'article. Faudra aussi éviter le vin rosé... ça énerve terriblement le rosé (même bio).


 

http://peyriat.chez-alice.fr/images/vierge_serpent.jpg 

                                                                   photo prise ici

 

 

L'humeur du jour est douce et suave, comme si l'orage avait nettoyé le ciel. La Lune est montante, dans deux jours elle sera pleine, au début des Poissons, près de ma Vénus... Dommage que Lilith (la Lune noire) s'y trouve aussi, et que Neptune soit de la partie. Ca risque de picoler dans les chaumières... (Neptune) et de se faire plein d'illusions... sur sa vie, de se croire inspiré(e) des Dieux, et, qui sait, d'écrire même de la poésie !!! Et avec Lilith ça va se déchaîner... ça va sortir tous les cadavres des placards... La Lilith, la première femme d'Adam, bien avant Eve, la femme révoltée, celle qui s'est même opposée à Dieu... celle que les cathos ont gommée de leurs évangiles... celle qui a même tué ses enfants pour montrer jusqu'où pouvait aller sa liberté... celle qui pendant l'amour voulait aussi être dessus, qui refusait d'obéir à Adam, qui voulait la connaissance que Dieu leur cachait. Elle, que le pauvre Adam... a voulu remplacer, se tournant vers Dieu, son père, il a humblement réclamé :

 

"Donne-moi une autre femme, celle-ci est impossible, elle veut toujours commander, elle veut tout connaître, elle veut voler le feu sacré, elle me fait une vie impossible...

- D'accord, dit Dieu, je vais créer Eve, je la prendrai d'une de tes côtes, comme ça elle ne pourra pas te décevoir, elle te sera soumise, et tu pourras aisément la dominer."

 

Bien sûr Lilith n'avait pas dit son dernier mot... elle fut le serpent tentateur, celui qui mena l'humanité là où l'on sait. 


 

http://psukelogos.fr/psukeloblog/wp-content/uploads/2009/11/lilithjohncollierpainting.jpg

                                                    John Collier (1850-1934),  Lilith

 

 

En astrologie elle représente notre part d'ombre, ce que nous nous cachons à nous-mêmes, car pour atteindre le feu de la connaissance intérieure, il faut traverser le désert... de nos horreurs. On la dit karma, oui, naturellement... car nous en avons accumulé durant nos vies passées... des peurs, des méchancetés, des crimes, des noirceurs. Et elle, elle vient te mettre le nez dedans... Saloperie ! se dit-on quand on la voit passer, pourtant qui mieux qu'elle peut nous rendre à notre unité ? Dieu créa l'homme à son image : homme et femme il les créa. Lilith et Adam, l'humain primordial. 

 

http://img444.imageshack.us/img444/4669/art781409x500ms6.jpg 

                                     photo prise... je ne dirai pas où, car c'est un peu space...

 

 

La femme est (symboliquement) celle qui peut maîtriser le serpent qui vit en nous, humanité. Marie est ainsi souvent représentée, posant son pied sur le serpent, elle est Eve et Lilith à la fois, car ce serpent est la représentation de notre humanité même, de notre incarnation. Il est la connaissance que nous avons héritée de Dieu. Il est la pensée, tous ces mots qui nous traversent continuellement, il est la science, il est... ce qui pourra un jour nous permettre de rejoindre le feu. 

 

http://www.le-tarot-de-marseille.org/l_imperatrice.jpg 

                                                 Lame III du Tarot de Marseille

                                                      (à son pied le serpent)

 

Alors, chers amis humains... Je ne sais si vous allez, vous aussi, être visités par ces deux Lunes (la blanche et la noire), et si Neptune aura l'heur de vous inspirer... Pour ce qui me concerne... je me sens devenir sirène... en route vers la ville d'Ulysse... Olissipo, Lisbonne

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Spiritualités - astro

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Publié le 20 Août 2010

Tiens, j'écris un billet ce soir. Pousse-toi, je réfléchis. Comme dirait Nicolas (avec qui je me suis un peu fâchée... enfin, qui s'est lui un peu fâché avec moi...) : est-ce que tu n'aurais pas un peu bu ? 

 

Est-ce que je m'occupe de savoir si tu as bien mis tous tes oeufs dans le même panier ? Est-ce que je te demande si tous les chats sont gris ? Est-ce que je m'occupe de te chercher des poux dans la tête ? Alors, s'il te plaît... ne te bile pas de ma bile... et les moutons (ou les vaches, ça dépend des régions) seront bien gardés. 

 

Je vous lis... vous les blogueurs, je vous accompagne dans vos obsessions... (vos blessures parfois) en ce moment ça serait plutôt dans le farniente... Alors, ça s'inquiète des Roms... (je ne vais pas épiloguer vu que je me suis engueulée avec une copine, qui se reconnaîtra, qui les héberge... elle !!! les Roms, ben oui, elle leur propose de venir se doucher chez elle), ça se dore la pilule au soleil depuis deux mois et... demi (les profs de l'éducation nationale, pendant que nous, ceux du privé, on rame... à 1600 euros par mois et 5 semaines de vacances par an,  pour le même métier...). Ca s'intéresse aux femmes, tout d'un coup... c'est l'été, sans doute, alors les blogueurs politiques se mettent à faire leur page été : blogs féminins et/ou féministes. Vous, Messieurs, vous émouvez soudain à vous occuper de... nous... Mais, qui suis-je ? pour qu'on le remarque ? 

 

Moi, je bosse. Je ne sais pas si ce qui m'angoisse le plus est de bosser ou de bientôt me retrouver en vacances. 

 

Car, je ne suis pas fonctionnaire, et n'ai pas l'entraînement... Alors, quand ça me tombe dessus, ça me fait drôle. Ah, ne pas se lever à 6h30... ah... regarder l'océan... ah... bien manger (morue, sardines, poulet tué par ma maman, lapin tué aussi par ma maman mais élevé par mon papa), et le paradis sous tes yeux : ça te fait quoi ? Euh... ben... 

 

Moi, la prolo. J'aimerais rappeler à Didier Goux que prolo veut aussi dire libre de toute forme de connerie... libre de ne pas accepter la domination ambiante... (ok... ça se fait aussi chez les bourgeois ! mais que ce soit chez les prolos ou chez les bourgeois : c'est rare !!!). 

 

Moi je... et toi tu... Dans mon groupe d'étudiants (de français langue étrangère) en ce moment il y a : un jeune Lybien de 19 ans qui fait le ramadan, une Hollandaise qui travaille chez Coca Cola, et une Japonaise mariée à un Allemand... et vivant en France. 

 

On a débattu : faire le ramadan, faire un régime... faire le carême... est-ce pareil ? Et toi, Moloud, comment tu te sens ? à ne pas manger correctement depuis plusieurs jours ? Je te signale, moi femme, moi ta prof, moi catho, ou athée, que nous en France... on fait le Carnaval, comme le rappelle justement Karen, hollandaise, pour se défouler, pour dire que nous aussi on s'y connaît en religion... et pour te rappeler que ton ramadan, on trouve que c'est de la gnognotte... On fait mieux que ça, depuis fort longtemps. Alors, ne nous prend pas la tête !

 

Moi, je vous le dis. Je vis sur une autre dimension. Celle d'un ground... plus que zero... fais exploser toutes les bombes de ton islam, toutes les réponses de ta démocratie, je suis... à côté... je suis.. 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #blogs et blogueurs

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Publié le 16 Août 2010

Scène d'intérieur. Repas de famille. Bruit de fond : conversation à table. Gros plan sur un enfant aux boucles blondes, silencieux, il mange... l'air sérieux, comme si ce qu'il entendait l'ennuyait. Le père et la mère babillent... 

 

"(...)

- Pourquoi il parle pas, pourquoi tu parles pas mon chéri... tiens voilà un peu de Roquefort, mon chéri.

- C'est bon le Roquefort... 

- Mais... il parle ! Pourquoi tu disais jamais rien mon chéri ?

- Y a rien d'intéressant à dire."

 

Slogan : "Le Roquefort. Pour rendre vos quotidiens, un peu moins quotidiens". 


 

 

 

Ce soir, je mange du Roquefort... tandis que je lis d'un oeil distrait twitter, et que j'écoute d'une oreille attristée les infos... me disant que, heureusement, il y a le Roquefort dans la vie... 

 

Cette publicité m'avait marquée en son temps, la preuve... elle me revient souvent à la mémoire... 

 


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Enfants d'espoir

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Publié le 13 Août 2010

Mes fleurs de rue ont été arrachées (la chélidoine prise en photo voici quelques jours, je l'ai retrouvée jetée à terre, flétrie, traînant sur le pavé, comme si on avait voulu se protéger d'une saleté...), j'ai aussi constaté que le "chat" photographié rue des 4 fils, voici quelque temps, avait disparu de son mur face au musée Picasso : on nettoie, on élimine tout ce qui pourrait se révéler trop "vivant"... 

 

Heureusement, j'ai flâné et découvert dans Paris d'autres chélidoines, d'autres chats, d'autres artistes toujours aussi présents. Voici mes photos entre la rue Amelot, la rue Saint Sébastien Froissart, la rue Pelée et l'Allée Verte, près de la Bastille...

 

Je ne sais comment le dire. Je ne sais comment déclamer que : fils de gueux, fils de peu... tu seras toujours plus que le prince, le fils du roi, si tu as au coeur le diamant qui fait de toi un fils, une fille des dieux, ou des cieux... Tu portes souvent les habits des manants, tu es la plupart du temps renié et crucifié... Nul ne te connaît, et pourtant tous te vivent au plus profond de ce qu'ils sont. 

 

 

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oh, comme j'ai sommeil comme vous me lassez avec toutes vos tergiversations...

 

 

 

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dédicace à mon copain Nicolas... il croit qu'il boit plus que moi... et pourtant, ne vous figurez pas que je boive tant que ça, ni que lui... euh... dis... Nicolas, on s'en va ?

 

 

 

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il faudrait pas qu'on nous cherche... car on pourrait finir par nous trouver, moi, je te le dis...

 

 

 

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c'est pas des blagues, vas-y approche-toi qu'on rigole !!!

 

 

 

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                                                                                        photos (c) Luciamel 

 

nan mais... et ne croyez pas qu'on soit isolés... venez et vous verrez, on est des centaines, des milliers, des millions, des milliards bientôt, à en avoir marre de votre monde à la con, à nous dire que vous avez tout faux, vous les nantis, vous les princes, les reines... on vous attend, bien tranquillement, au détour de la forêt, au coin de la rue, à l'angle du chemin de l'histoire... Vous qui n'avez pas vu, tout bêtement, que la vie nous parcourait tout autant que vous... Figaro, Figaro !!!

 


 

 


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 11 Août 2010

 

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                                                              photo (c) Luciamel

 

Amour de miel, amour de fiel... non, ce n'est pas le nouveau film de Roman Polanski. Ce soir, Antonio Zambujo (prononcez "j" et non "r"... contrairement à la présentatrice de France Musique ce matin... Zamburo... voulait-elle bien dire, non ! il est portugais, et pas espagnol ! "j" comme en français, s'il vous plaît...) se produit au festival "Au fil des voix" de Vaison la Romaine

 

On le dit "nouvelle voix du fado" (encore une !), on le compare à Cesaria Evora (euh ? pourquoi ?), car sa voix est sensible et fragile, car la mélodie est mélancolique... Sachez donc, une fois pour toutes, qu'en Lusitanie, ou au Brésil, ou au Cap Vert, au Mozambique aussi, les hommes ont des voix douces, et les femmes des voix graves et profondes.

 

Je pense à Zeca Afonso, à son neveu João Afonso, à Caetano Veloso (et sa soeur Maria Bethânia)... Décidément en pays dits machos... les hommes semblent moins offensifs... ou moins dominateurs... qu'il n'y paraîtrait, et les femmes se révèlent des Maria Callas, des Médée, des Maria Casarès, des tragédiennes... mais peuvent aussi se délecter de miel...

 

Alors, l'amour... je l'abordais en quelques mots hier... je souhaite à présent en poursuivre la prospection... "amour de miel, amour de fiel" (amor de mel, amor de fel) : quand vous le goûtez, c'est à ses deux saveurs qu'il vous faut vous préparer. 

 

Pour mon prochain séjour au pays de l'océan, et en sa cité... celle d'Ulysse (Lisbonne, Olissipo, la ville fondée par Ulysse), je retrouve la mélodie... celle qui depuis longtemps déjà recouvre de mel (miel)... et de lucia (lumière)... mes plaies... (le fiel je le garde en réserve... on ne sait jamais, ça peut servir). 

 

 

 
Une chanson écrite par la grande Amalia Rodrigues, avec la traduction de mon cher ami blogueur Jean-Charles Rosa (ou Antonio da Costa Freitas).

 

AMOR DE MEL, AMOR DE FEL – Amour de miel, amour de fiel
Letra :Amalia Rodrigues 
Musica : Carlos Goncalves
Traduction : Antonio da Costa Freitas
 
 
Tenho um amor / J’ai un amour
Que nao posso confessar / Que je  ne peux confesser
Mas posso chorar / Mais que je peux pleurer
Amor pecado, Amor de amor / Amour péché, Amour d’amour
Amor de mel, amor de flor / Amour de miel, amour de fleur
Amor de fel, amor maior / Amour de fiel, amour majeur
Amor amado / Amour aimé
 
Tenho um amor / J’ai un amour
Amor de dor, amor maior / Amour de douleur, amour majeur
Amor chorado em tom menor / Amour pleuré en ton mineur
Em tom menor, maior o Fado / En ton mineur, majeur est le Fado
Choro a chorar / Je pleure à en pleurer
Tornando maior o mar / Rendant la mer plus grande
Nao posso deixar de amar / Je ne peux cesser d’aimer
O meu amor em pecado / Mon amour en péché
 
Foi andorinha / Je fus l’hirondelle
Que chegou na primavera / Qui arriva au printemps
Eu era quem era / J’étais qui j’étais
Amor pecado, Amor de amor / Amour péché, Amour d’amour
Amor de mel, amor de flor / Amour de miel, amour de fleur
Amor de fel, amor maior / Amour de fiel, amour majeur
Amor amado / Amour aimé
 
Tenho um amor / J’ai un amour
Amor de dor, amor maior / Amour de douleur, amour majeur
Amor chorado em tom menor / Amour pleuré en ton mineur,
Em tom menor maior o fado / En ton mineur, majeur est le Fado
Choro a chorar / Je pleure à en pleurer
Tornando maior o mar / Rendant la mer plus grande
Nao posso deixar de amar / Je ne peux cesser d’aimer
O meu amor em pecado / Mon amour en péché
 
Fado maior / Fado majeur
Cantado em tom de menor / Chanté en ton mineur
Chorando um amor de dor / Pleurant l’amour de douleur
Dor de um bem e mal amado / Douleur d’un bien et mal aimé

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Rédigé par Luciamel

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Publié le 10 Août 2010

 

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C'est très mauvais pour le moral les cours de code... On en sort (enfin, moi...) chaque fois, un peu plus déprimée : comment, après 3 mois, est-ce que je fais toujours autant de fautes ? Est-ce l'âge (on me l'a suggéré) ? Sont-ce les vidéos anciennes et pleines de pièges (ce qui est interdit dans le "nouveau code") ? Bref... je me traîne toujours vers chez moi (après une journée de boulot fatigante) en me demandant :

 

"Vaut-il mieux avoir tout perdu, ou ne plus rien avoir à perdre ?"

 

Je bâille aussi, car je dors peu... (à cause de vous et de vos blogs, vos mondes si prenants, vos twitts!). 

 

Je rêve... aussi. 

 

Laissez-moi vous raconter ma vie. 

 

J'ai aimé autrefois, plus que de raison... mais peut-on aimer raisonnablement ? Depuis, le temps s'est arrêté. Depuis quoi, depuis quand, me demanderez-vous (non sans raison) ? Depuis... que... comme dirait l'autre... (celui qu'on convoque quand on ne veut pas trop parler) : 

 

Il voyage en solitaire

Et nul ne l'oblige à se taire.
Il chante la terre.
Il chante la terre

Et c'est une vie sans mystère
Qui se passe de commentaires.
Pendant des journées entières,
Il chante la terre.

Mais il est seul.
Un jour,
L'amour
L'a quitté, s'en est allé
Faire un tour de l'autre côté
D'une ville où y'avait pas de place
Pour se garer.

Il voyage en solitaire
Et nul ne l'oblige à se taire.
Il sait ce qu'il a à faire.
Il chante la terre.

Il reste le seul volontaire
Et, puisqu'il n'a plus rien à faire,
Plus fort qu'un armée entière,
Il chante la terre

Mais il est seul.
Un jour,
L'amour
L'a quitté, s'en est allé
Faire un tour de l'autre côté
D'une ville où y'avait pas de place
Pour se garer
Et voilà le miracle en somme,
C'est lorsque sa chanson est bonne,
Car c'est pour la joie qu'elle lui donne
Qu'il chante la terre.

(Gérard Manset, Il voyage en solitaire, paroles et musique, 1974)

 

 

Cette sublime version de Bashung... mon cher voisin... du Père Lachaise (j'ai acheté la concession ! j'en ai pour cinquante ans... et qui sait ? si je fais des économies, je pourrai l'acquérir à perpétuité...), il m'attend... ma chère Elisa, ma douce, elle aussi m'espère... Alors, on leur dit à tous ces cons, ceux qui ne savent pas aimer, ceux qui ne peuvent pas apprécier LA TERRE... que nous on est seuls... sans doute... mais que nous on CHANTE LA TERRE. 

 

 

 

 

 

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Publié le 6 Août 2010

Il y a des jours où l'on se sent comme ces plantes poussées entre les pierres... à l'angle des murs, sous les grilles des égoûts, là où passent les chiens, là où tombe la pluie... 

 

Il y a des jours où l'on se sent l'âme aussi lourde que celle des pavés... où nos pieds ne portent plus que nos regards désespérés. C'est alors que nous les voyons : les fleurs du bitume. C'est alors que nous les entendons : les mouettes de Paname. 

 

Il n'est nul besoin que des princes nous invitent au bal... que des bras nous enlacent ou que des lèvres se posent sur nos cheveux. Nous laissons à la nuit le soin de nous consoler, car elle sait les rêves que nos frères humains ont oubliés. 

 

Il est des jours où nous frissonnons comme des feuilles, des herbes, s'abandonnant à la vie. 


 

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                                                                 photos (c) Luciamel

 

 

 

 

"Une rencontre véritable assume toujours l'idée d'être le début d'une possible aventure (...) l'acceptation que quelqu'un entre dans votre vie, et quelqu'un au complet. C'est justement ce qui distingue la rencontre du libertinage (...) Il nous faut donc accepter que se produisent dans l'existence des choses qui ne sont ni calculables ni expérimentées. Que quelque chose arrive..."

(Télérama, n°3160-3161, 4 août 2010, "Entretien avec Alain Badiou")  

 

 

 

 

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