Publié le 30 Avril 2011

 

20110430-dessin-de-rue-001.jpg                                     photo (c) Luciamel, dans ma rue, un dessin... le 30/04/2011

 


 

Il y a deux ans, ton coeur s'est arrêté, dans la nuit du 30 avril au 1er mai. Je t'ai vue vivante pour la dernière fois vers 20h ce soir-là. C'est drôle... mais j'ai l'impression que depuis deux jours tu me souris de ton au-delà. Une bougie brûle, cette nuit elle s'éteindra.

 

Aujourd'hui, tu m'as fait écouter The DO sur FIP... toi, qui l'as connu tout gosse Dan... Hier, tu m'as conduite à la Belle Hortense, où j'ai cru retrouver nos soirées d'antan, celles où on fréquentait les artistes du quartier latin, les poètes, les chanteurs, les écrivains... Quelle belle nuit, magique comme au temps jadis... Figure-toi qu'ils voulaient tous aller au Connétable... Je suis rentrée bien sagement... mais je n'ai pas beaucoup dormi.

 

Tu voles légère autour de moi. Tu souris, tu ris même, je le sens, et te désoles de me voir pleurer.

 

Toi, ma soeur. Tu me dis : "bientôt, bientôt, nous serons réunies, pour de nouveau nous émerveiller d'être en vie".

 

Attends-moi, la vie n'est pas longue à passer. Et toutes les deux on reviendra chanter, danser, rire... et exalter les couleurs de nos instants.

 

Pour que jamais ne cesse notre joie.

 

 

20110430-dessin-de-rue-002.jpg                          tu me regardes de l'au-delà... tu souris... Photo (c) Luciamel, dans ma rue, le 30/04/2011

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Ma douce

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Publié le 27 Avril 2011

 

20111402 Art de rue, Père Lachaise, février 2011 020

                                       photo (c) Luciamel, 14/02/2011, rue des Blancs Manteaux, art de rue.

 

 

Pataquès ! voilà ce qu'il en est de la préparation de la présidentielle à gauche. Pataquès signifie, pour les linguistes, une faute de langage consistant à faire des liaisons là où il n'en faut pas, souvent par snobisme. C'est les "ce n'est pas-t-à moi", les "moi z'aussi", et autre "vingt z'amis". En français la question des liaisons est très délicate, les étrangers s'y cassent souvent la cervelle... Il y a les liaisons z'obligatoires, qui ne sont plus forcément respectées dans la langue familière, les liaisons facultatives (pour se faire mousser : nous z'avons (obligatoire) z'appris (facultative), et les liaisons z'interdites faisant pataquès : et#elle aussi, les enfants#ont dit).

 

Pour ce qui est des liaisons à gauche... on donnerait plutôt dans le pataquès. De Mitterrand (François et Frédéric) à Dumas... (pas Mireille, non, ni Alexandre, seulement... Roland, tiens, tout à l'heure j'ai croisé Christine Deviers-Joncour près de la place Saint Georges) en passant par le charmant Hollande (qui balance sa compagne en pleine élection présidentielle) ou le tendre DSK qui a une trompe aussi petite que son petit doigt... (il paraît que plus ils sont nuls au lit, plus ils en rajoutent dans la supercherie). Certains "baisent" avec leur carte de crédit, d'autres avec leur carte du parti, ou leur position à l'Assemblée Nationale.

 

C'est le foutoir, en d'autres termes soit dit.

 

Ces Messieurs de la politique avec leur quéquette en avant... ça finit par être lassant. Ils disent que le pouvoir est un aphrodisiaque... que toutes les femmes tombent à leurs pieds... dans leur lit, ou leur bureau ovale.

 

Et dire que les prochaines élections vont se décider parce qu'on aura couché et mis enceinte "machine"... ou aligné dans son agenda mondain telle journaliste, telle écrivain, telle actrice...

 

C'est pourquoi, je vous le dis, moi, je voterais fort volontiers pour une femme (vous l'aviez déjà deviné), Ségolène Royal, pour ne rien vous cacher, ou un homme qui ne se targue pas de sauter sur tout ce qui bouge... qui, plus est, vit en couple et semble être fidèle, qui refuse qu'on mette sa vie privée en avant, vous l'aurez compris : je me demande pourquoi Bertrand Delanoë n'est pas le candidat de la gauche... (pas assez de maîtresses à son actif ?).

 

C'était pour répondre au tag de Nicolas ("scénario des préliminaires primaires socialistes")... tagué lui-même par Dedalus. Je ne vais pas faire suivre la chaîne trop loin (en général quand je tague personne ne participe : bouuuh personne ne m'aime !!! c'est même pas vrai, je tague presque toujours les mêmes et ils me répondent toujours...). Alors pour le fun : je demande à JEA, Toff de Aix, Mike de MHPA, et à Julien (mon commentateur non blogueur), à Fabien aussi, le copain de Ménilmontant, de nous apporter leurs lumières. Que des garçons... que voulez-vous, on ne se refait pas : je ne suis que contradictions. Que les filles taguent des garçons, et les garçons taguent des filles ! Pour les élections... c'est un peu différent (je vote pour les filles).

 

 

 

 

 

 

 

*pataquéquesse : dont le symbole est, au choix, une montre de marque, une voiture rutilante, une "femme", une maîtresse, un poste prestigieux, une haute fonction, un gros compte en banque...

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 25 Avril 2011

 

20110425-tags-001.jpg

                                          photo (c) Luciamel, Père Lachaise, le 25/04/2011

 

 

Lundi de Pâques, promenade au Père Lachaise avec @Menilmuche, Fabien. C'est son quartier, il aime me montrer les restos, les rues, le square auquel il a fait en sorte qu'on donne le nom de son ami déporté, on est allés sur sa tombe, il y a déposé une rose rouge. Fabien c'est une célébrité dans son quartier. Il parle, il parle... parfois j'arrête de l'écouter... parfois je l'interromps (moi aussi je suis bavarde). Nous n'avons assisté à aucune résurrection. Pourtant les morts nous ont parlé, à leur façon.

 

20110425-tags-002.jpg                                           photo (c) Luciamel, Père Lachaise, le 25/04/2011

 

 

On a croisé de jeunes taggeurs, ils étaient en activité (avec masque et tout le matos), nous on était à côté en terrasse, on était complètement intoxiqués par les vapeurs. Deux femmes sont allées voir les jeunes pour leur demander d'arrêter... Ils ont poursuivi, outrés qu'on vienne limiter leur liberté ! Une a insisté, elle a voulu arracher le masque du taggeur, elle lui a demandé de continuer à opérer ainsi : sans protection. Il a réclamé, on l'empêchait de faire ce qui était son bon droit : tagger. L'autre femme s'est interposée, non, franchement ils pouvaient faire ça la nuit, non ? Il a demandé si elles étaient en terrasse et gênées par les vapeurs, ils étaient désolés, mais ils avaient le droit de faire comme ils voulaient. Un point c'est tout, à leur sens. Caricature de l'abus de liberté...

 

 

20110425-tags-003.jpg                                            photos (c) Luciamel, Père Lachaise, le 25/04/2011

 

 

On est partis vers Belleville. Là, on a croisé Roswitha et Christine... elles sont deux promotrices de l'art de rue, les taggeurs sont leurs amis... elles venaient de faire des photos. Je m'interroge sur notre conception de la liberté. Je préfère décidément FKDL... car lui n'utilise pas de bombes. Avoir des droits... oui, et des devoirs ? aussi.

 

Hier, je m'étais promenée dans Paris, là c'était une autre image qui m'a été suggérée... celle de Marie Madeleine, lorsqu'elle a vu Jésus ressuscité dans le jardin, le lundi de Pâques. Il l'a appelée : "Myriam". Tout d'abord elle ne l'a pas reconnu, puis elle s'est retournée et l'a vu : "Rabbouni". Elle a voulu le prendre dans ses bras : "ne me touche pas, je ne suis plus de ce monde (noli me tangere)". Il a voulu la revoir, elle, en premier. Il a voulu lui faire comprendre que désormais il l'attendait dans une autre dimension. Elle et Lui, à jamais unis. Elle, Marie Madeleine, Lui, Jésus Christ. Nous... ceux qui les avons suivis (vous savez, c'est comme sur Twitter... on se follow... et on crée une communauté).

 

20110424-Ne-me-touche-pas-et-Segolene-Royal-007.jpg                                  photo (c) Luciamel, 24/04/2011, Théâtre de l'Odéon, Noli me tangere.

 

 

 

 

 

 

Grândola Vila Morena, la révolution des oeillets. Zeca Afonso.

 

 

Et qu'on arrête de me dire que je ne suis pas révolutionnaire, que je ne suis pas féministe, que je ne suis pas... chrétienne... que je ne suis pas française, que je ne suis plus portugaise...

 

 

"Jurei ter por companheira à sombra duma azinheira que jà não sabia a idade...jurei ter por companheira Grândola a tua vontade"

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 23 Avril 2011

Aujourd'hui vous parlerez de ça, et demain de ça... c'est pas vous qui choisissez ce qui doit occuper votre esprit, c'est nous. Nous ? Dans la série, les Médias et nos illusions nécessaires, qu'on pourrait décliner à l'infini... le blogueur m'apparaît de plus en plus comme le parfait dindon de la farce.

 

On lui balance une révolution, un tsunami, une photo polémique datant de 35 ans, un massacre dans une famille de cathos, une rumeur de grossesse de Carla Bruni, et le voilà qui s'emballe, qui s'excite comme un pauvre malheureux qui ne sait plus comment occuper son esprit devenu vieux...

 

 

 

  

 

 

 

Olympe a pris position, la sienne, sur un sujet qui la concernait au plus haut point, vu que son blog est spécialisé dans ces questions : la défense du droit des femmes. Régulièrement elle épluche ce qui dans l'actualité peut nous toucher, nous femmes. Je ne suis pas toujours d'accord, parfois je le lui dis, mais j'évite de plus en plus de commenter chez elle, tant la liste des gens venant s'épancher sur son blog s'allonge... La rançon de la gloire, me dis-je. Etre numéro "une" ça conduit à l'affluence mais aussi à la divergence... Son blog est précieux. Elle a été attaquée, je la soutiens.

 

Il s'agissait de la pénalisation des usagers de la prostitution... tout le monde dans la blogosphère, ou presque, s'est engouffré dans ce sujet hautement... ou bassement, croustillant.

 

On a eu droit à tout. Olympe nous a cité le pathétique témoignage de Caubère... consommateur défendant son droit à la consommation... en même temps qu'elle émettait des réserves sur la pénalisation des clients. Les féministes, mais qui sont précisément ces féministes ? celles qui ont mis en avant à la "une" de Libération l'utilisation du mot "salopes" ? celles qui ont voulu lyncher une des leurs ? "comment peut-elle être contre la pénalisation des clients ?". Elle le pouvait en tant que personne, ayant une vue subjective sur l'actualité. Point. 

 

Doit-on suivre le modèle suédois (qui pousse à la prostitution clandestine) ou le modèle allemand (qui vante les mérites des grands supermarchés du sexe : les dernières Coupes du Monde de football ayant servi de vitrines à ce grand business) ?

 

J'ai détesté tous les billets de ces Messieurs (avec photos suggestives et regards égrillards à la clé) : notre droit à consommer... (en gros, c'est leur credo) ces femmes qui sont des "salopes"... bien plus de 343 d'après eux... Ceux-là, ça fait longtemps que leur misogynie (i.e. leur peur de la femme, qui se traduit même souvent par de la haine) les prive d'une partie d'eux-mêmes... Le courage leur manque de faire face à l'être humain qui n'est pas eux.

 

Mais, passant tous les jours à Pigalle... (je travaille à côté), j'ai eu l'occasion aussi de m'interroger sur ce goût qu'ont certaines femmes à se prostituer... même si on doit dire que c'est la pauvreté, l'esclavage, la malchance, sans doute, qui en a conduit beaucoup à se retrouver piégées. Certaines y trouvent sûrement un intérêt... autre que pécuniaire, cette exhibition sexuelle, cette manière que certaines ont de narguer les autes femmes qui passent près d'elles... Ca m'intrigue aussi. Il faut croire que certaines femmes veulent (par névrose, par traumatisme... par révolte, par perversion, que sais-je encore) en faire un métier. Dira-t-on que toutes les call-girls sont des victimes ? Les Madame Claude... n'ont pas seulement été des esclavagistes, ou des proxénètes. C'est un business (très lucratif), ne l'oublions pas, parce que des femmes aussi y trouvent leur compte.

 

Alors, je vais vous dire un truc... le féminisme... si c'est pour attaquer une copine à la première mésentente, je peux vous assurer qu'il ne vaut pas cher. Aussi, comme nous le rappelait Claudine Monteil lors du dernier MDB, surtout restons unies, discutons, débattons, soyons vives dans nos positions, mais, surtout, restons solidaires et tolérantes.

 

A bonnes entendeuses, salut.

 

 

 

 

 

 

 

"Sur la place chauffée au soleil
Une fille s’est mise à danser
Elle tourne toujours, pareille
Aux danseuses d’antiquités,
Sur la ville il fait trop chaud
Hommes et femmes sont assoupis
Et regardent par le carreau
Cette fille qui danse à midi

Ainsi certains jours, paraît
Une flamme à nos yeux
A l’église où j’allais
On l’appelait le bon Dieu
L’amoureux l’appelle l’amour
Le mendiant la charité
Le soleil l’appelle le jour
Et le brave homme la bonté

Sur la place vibrante d’air chaud
Où pas même ne paraît un chien
Ondulante comme un roseau
La fille bondit, s’en va, s’en vient
Ni guitare ni tambourin
Pour accompagner sa danse
Elle frappe dans ses mains
Pour se donner la cadence

(...)

 

Ainsi certains jours, paraît
Une flamme en nos cœurs
Mais nous ne voulons jamais
Laisser luire sa lueur
Nous nous bouchons les oreilles
Et nous nous voilons les yeux
Nous n’aimons point les réveils
De notre cœur déjà vieux

Sur la place, un chien hurle encore
Car la fille s’en est allée
Et comme le chien hurlant la mort
Pleurent les hommes leur destinée"

 

J. Brel, Sur la Place.

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Femmes - aimons-nous

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Publié le 22 Avril 2011

Il m'arrive de m'engueuler avec les blogueurs (avec les blogueuses aussi), souvent sur des malentendus (s'engueule-t-on autrement ?).

 

Le dernier malentendu en date concerne mon agacement à l'égard de certains médias et de leur manipulation (récupération) des gentilles idées des gentils (é)lecteurs de gauche.

 

Le gauchiste de base est contestataire. Il a besoin de s'opposer, de gueuler, de se dire qu'un jour il va faire la révolution. Certains en ont fait un mode de vie, une fonction, une seconde nature (fixation au stade anal). Ca nous donne des fonctionnaires de la révolution (Besancenot), des opportunistes (Edouard de Rotschild), et des manipulateurs de haute volée (le clan Sarkozy-Bruni, des champions en la matière).

 

J'aime proposer à mes étudiants (étrangers, généralement des cadres sup) de faire une revue des journaux français pour essayer de deviner, eux qui ne les ont jamais lus, la tendance politique et le profil du lectorat (en regardant la "une", les photos, les titres, et la façon de traiter une même info).

 

Dernièrement, j'ai été étonnée de voir que mes étudiants qualifiaient systématiqement Libération de tabloïd, de journal populiste, sensationnaliste (ils le classaient, pour cette raison, plutôt à droite).

 

En ce moment, j'ai la chance d'avoir en cours particulier un journaliste japonais, correspondant d'un journal tokyoïte à Paris, nous nous sommes donné à coeur joie de comparer La Croix, Libération, L'Humanité, Le Figaro et Le Parisien (pour ce qui est du Monde, il le lit tous les jours). 

 

Cette semaine il a voulu me faire part de son étonnement : pour une même info (le Christ dans la pisse) il avait vu un traitement totalement différent dans  Le Figaro (reprenant l'interview de Libération, Serrano, l'artiste, s'y dit très étonné d'un tel "tapage" pour une photo prise il y a 35 ans !!! il se déclare par ailleurs chrétien) et dans  Libération. Le scandale n'était pas là où on l'aurait cru : un petit article de rien du tout dans Le Figaro, une double page, à la suite de la "une" dans Libé. Il en était très intrigué.

 

Nous avons, alors, poursuivi notre cours sur les médias, et leurs illusions nécessaires...

 

Je lui ai tout d'abord montré l'article paru dans l'ACRIMED sur "Libération : de Sartre à Rotschild", comment l'ouverture du capital, puis l'arrivée de cet actionnaire majoritaire a confirmé les dires de Franz-Olivier Giesbert de 1989 (il était alors directeur de rédaction au Figaro) :

 

« Tout propriétaire a des droits sur son journal. D’une certaine manière, il a les pouvoirs. Vous me parlez de mon pouvoir, c’est une vaste rigolade. Il y a des vrais pouvoirs. Le vrai pouvoir stable, c’est celui du capital. Il est tout à fait normal que le pouvoir s’exerce. Ça se passe dans tous les journaux. Il n’y a pas un journal où cela ne se passe pas. » Pour cette raison, Sartre avait en 1973 conçu Libération « en marge des capitaux privés, des banques et de la publicité».

 

J'ai indiqué que l'ACRIMED était en quelque sorte un "enfant" de Chomsky. Je lui ai montré les vidéos de Médias, les illusions nécessaires. Comment, dans nos démocraties, ces médias fabriquaient notre consentement à la domination par les plus puissants. Car le peuple est toujours dangereux pour les élites, les médias les aident à asservir subtilement les masses.

 

Nous avons ensuite tenté de comprendre en quoi l'arrivée d'Edouard de Rotschild à la tête de Libération (le rédacteur en chef, comme le dit FOG, c'est du pipeau) avait réorienté la présentation et le repositionnement du "produit" gauchiste.

 

Comme l'aide des banques en 1983, et l'ouverture du capital, avait imposé certaines conditions : accepter la pub, les annonces, essayer de dégager du profit, Serge July disait alors : "Or, la norme, ce sont les bénéfices", avec Rotschild on est passé à la vitesse supérieure : vendre du gauchisme, à tout prix. Tout est bon, la vulgarité (et le machisme) se conjuguant aussi très bien à gauche toute...

 

Ca nous a donné récemment les articles sur Marine le Pen, celle qu'on rêve de faire baiser contre un mur par un sans-papiers... La "une" sur les 343 salopes (naturellement, c'est un titre choc, ça attire le mot "salope"), et donc, en dernier lieu, ce Christ dans la pisse... On le voit Libération ne fait pas dans la dentelle, mais Libération ne fait plus non plus dans la liberté de ton... car le journal est de plus en plus enchaîné à son actionnaire. Voir sur cette question les excellents billets d'Olympe, et d'Isabelle Germain.

 

Pour terminer, une chose amusante à noter, après Philippe Val qui s'est vendu au capital, ou plutôt à l'élite, (ayant d'abord vendu l'âme de Charlie Hebdo) i.e. à Carla Bruni et son mari, Serge July va-t-il longtemps résister aux charmes des sirènes ?

 

 

merci à Polluxe pour le lien de la vidéo suivante ;))) :

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 19 Avril 2011

 

 

IMAG2159

                             photo (c) Luciamel, septembre 2008, New York, le bateau revenant de Ellis Island.

 

 

 

Vous êtes là à vous dire, ou pas... "elle est catho, elle est psycho-rigide...",  elle est... Et puis, vous vous perdez.... mais, aussi, vous me perdez....

 

Je suis là où vous ne vous trouvez pas.

 

Je suis là où vous ne me trouvez pas.

 

"On s'est trouvés sans se chercher... nos regards se sont rencontrés" Lily Passion (Barbara)

 

Pourquoi écrivez-vous ? vous ?

 

Vous devriez essayer l'essentiel.

 

Le "je suis"... ou  le "j'aime".

 

Pour le "je sais", vous devriez repasser dans cent mille ans... on aura appris la leçon...

 

J'ai croisé le regard d'un oiseau... ça brûle parfois, le regard des oiseaux... ça nous pose sur la plage (la page), nous les goélands (qui en avons vu d'autres)... Nous les mouettes, les oiseaux du large... on ne se laisse pas abattre si facilement. Les coups, on connaît. La solitude, on connaît. La trahison, on ne la craint plus, on la conspue... on la floutte.

 

Toi, mes ailes te survolent... ton monde, je le perçois... je te protège, je m'éloigne... non, je ne te veux pas de mal. Ma souffrance est en moi, le manque, la tristesse, tout ça... La joie est de m'ouvrir, de ne rien attendre que le bien de nous.

 

La joie est mon bien... d'aujourd'hui.

 

 

IMAG2195.JPG

                                                  photo (c) Luciamel, le pont de Brooklyn... septembre 2008.

 

 

 

 

 

 

 

 

ceci emprunté au site :

 

"Comment vous appelez-vous ?
D'où venez-vous ?
Pourquoi venez-vous aux États-Unis ?
Quel âge avez-vous ?
Combien d'argent avez-vous ?
Où avez-vous eu cet argent ?
Montrez-le-moi.
Qui a payé votre traversée ?
Avez-vous signé en Europe un contrat pour venir travailler ici ?
Avez-vous des amis ici ?
Avez-vous de la famille ici ?
Quelqu'un peut-il se porter garant de vous ?
Quel est votre métier ?
Êtes-vous anarchiste ?
etc."

Récits d´Ellis Island
de Georges Perec et Robert Bober

Histoires d’errance et d’espoir

De 1892 à 1924, près de seize millions d’émigrants en provenance d’Europe sont passés par Ellis Island, un ilôt de quelques hectares où avait été aménagé un centre de transit, tout près de la statue de la liberté, à New York. Parce qu’ils se sentaient directement concernés par ce que fut ce gigantesque exil, Georges Perec et Robert Bober ont décrit ce qui reste de ce lieu unique, et recueilli les traces de plus en plus rares qui demeurent dans la mémoire de ceux qui, au début du siècle, ont accompli ce voyage sans retour.

 

"ne pas dire seulement : seize millions d'émigrants
sont passés en trente ans par Ellis Island

mais tenter de se représenter
ce que furent ces seize millions d'histoires individuelles,
ces seize millions d'histoires identiques et différentes
de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants chassés
de leur terre natale par la famine ou la misère,
l'oppression politique, raciale ou religieuse,
et quittant tout, leur village, leur famille, leurs
amis, mettant des mois et des années à rassembler
l'argent nécessaire au voyage,
et se retrouvant ici, dans une salle si vaste que jamais
ils n'avaient osé imaginer qu'il pût yen avoir quelque
part d'aussi grande,
alignés en rangs par quatre,
attendant leur tour

...

il ne s'agit pas de s'apitoyer mais de comprendre

quatre émigrants sur cinq n'ont passé sur Ellis
Island que quelques heures

ce n'était, tout compte fait, qu'une formalité anodine,
le temps de transformer l'émigrant en immigrant,
celui qui était parti en celui qui était arrivé,

mais pour chacun de ceux qui défilaient
devant les docteurs et les officiers d'état civil,
ce qui était en jeu était vital :

ils avaient renoncé à leur passé et à leur histoire,
ils avaient tout abandonné pour tenter de venir vivre
ici une vie qu'on ne leur avait pas donné le droit de
vivre dans leur pays natal
et ils étaient désormais en face de l'inexorable"

 

[ extraits de Récits d'Ellis Island de Georges Perec et Robert Bober, éd. P.O.L.]

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 18 Avril 2011

 

Prolongement de vacances, un lundi au soleil... cadeau du ciel ? il se pourrait bien. Pleine Lune de printemps (après le 21 mars), ne coïncidant pas toujours avec l'équinoxe (qui peut survenir un 20 mars),  et tombant cette année le dimanche des rameaux. Les astres nous inclinent, ils ne nous déterminent pas. C'est à partir de cette Lune de printemps qu'est fixé le dimanche de Pâques (le premier dimanche suivant la pleine lune), les Juifs eux aussi se basent sur ce moment de l'année pour calculer la Pâque juive (Pessa'h), il fut décidé en l'an 325 (concile de Nicée) que les deux ne devaient plus se superposer, et ce pour des raisons évidentes (non ?).

 

Rappelons juste que Jésus de Nazareth était juif... et que ce fut lors des célébrations de la Pâque juive (et de son acclamation par une foule nombreuse, venue le saluer à son entrée dans Jérusalem, avec des palmes coupées aux arbres, et le reconnaissant ainsi comme leur messie), qu'il fut décidé par les Romains et par d'autres habitants de Jérusalem assemblés (ne généralisons pas en disant "son peuple") de le juger comme hérétique, pour les uns, en le crucifiant selon la coutume des autres (en 71 av JC, Spartacus et les esclaves révoltés furent eux aussi montrés en exemple sur des croix érigées le long de la voie Appia entre Rome et Capoue, plus de 6000 corps suppliciés pour décourager d'autres prétendants à la liberté).

 

Spartacus et Jésus... même combat ? annoncer la liberté, la dignité de chaque être humain, en s'attaquant aux obscurantismes, fussent-ils religieux. Pour cela une seule règle : montrer l'exemple, quitte à être sacrifié (par les siens ou par les puissants).

 

Hier après-midi, j'avais prévu de visiter une galerie, celle où exposait Sylvie Oscar, mais elle n'était pas là... dommage, ce sera pour une autre fois, ça nous a permis à Fabien et à moi de faire (sur ses conseils) une petite visite à Notre Dame de la Croix (Ménilmontant). Auparavant, il m'avait proposé de "visiter" la cité qui a brûlé... celle, si (in)justemement nommée, "du labyrinthe", l'horreur était encore dans l'air, les pleurs, les cris... de ceux qui ont péri... étaient palpables, j'avais froid... Les criminels (les mêmes que ceux qui avaient déjà opéré, en 2005, près de chez moi, rue du roi doré ?), seront-ils un jour punis ? Je prie pour que leur âme ne trouve pas de repos tant que leur crime ne sera pas avoué. Je pleure les disparus, eux aussi sacrifiés, comme Jésus, comme les esclaves révoltés, crucifiés dans une logique infernale. Leur famille a toute ma compassion.

 

Ainsi, j'ai fait un pélerinage vers mon passé... cette église, ces marches, cette place... je les avais déjà parcourus dans une autre vie. Voici ce qu'hier j'y ai trouvé :


 

20110417 ménilmontant notre dame de 002

 

 

20110417 ménilmontant notre dame de 003-copie-1

                            photos (c) Luciamel, Notre Dame de la Croix, Ménilmontant, le 17/04/2011, Rameaux

 

 

 

Vous vous demandez, tout comme Fabien l'a fait, si le prêtre n'est pas un intégriste musulman et ce qui l'a pris de voiler ainsi toutes les statues de son temple. La réponse était là, sur une pancarte, réponses, car elle enseigne que lorsqu'on voile (les femmes ou les symboles religieux) ce sont des statuts qui sont cachés !!! Statuts (des femmes)... voilés, volés, violés ?


 

octobre 1008

                                      photo (c) Fabien, Ménilmontant, mais oui madame, le 17/04/2011

 

 

 

L'autre réponse je l'ai trouvée un peu plus loin, elle nous dit à nous, hommes et femmes, de ne pas accepter le joug du destin, de ne pas nous laisser embrigader par un ordre (fût-il divin, astral, social, politique, historique ou psychologique), elle prône elle aussi la liberté, "aide-toi et le ciel t'aidera", sois fidèle à toi-même, et ton étoile te guidera.

 

 

20110417 ménilmontant notre dame de 004                             photo (c) Luciamel, Notre Dame de la Croix, Ménilmontant, le 17/04/2011

 

 

 

Comme Jeanne d'Arc, refusons les voiles, et prenons les armes s'il le faut. Une pucelle a pu entraîner une armée derrière elle. Femmes, soyons les porteuses de nouvelles lumières, car le monde nous attend. Elle aussi fut victime et sacrifiée sur l'autel, par ses ennemis et par les siens... Jeanne, Spartacus et Jésus... un même étendard, celui de la liberté.

 

 

Merci à JEA pour cette découverte, Leonard Cohen, Jennifer Warnes, Joan of Arc, sur les images de Dreyer  :

 

 

  
 

 

 

et je maintiens mon choix initial d'illustration, car il donnait aussi le titre à mon billet, la passion... de Lily... Barbara et Depardieu, l'amour qui transcende notre humaine condition :

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Spiritualités - astro

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Publié le 16 Avril 2011

  

Côté "actualité sur le feu", "buzz incessant, en veux-tu, en voilà", on va faire court. Guéant, burqa, prostitution, blogs en grève et couci-couça... ou deci-delà, on ne trouvera rien ici de mieux que ce qui a déjà été, très bien, dit partout ailleurs. Mais bon, puisque j'étais en vacances à Paris, j'ai quand même pris quelques photos qui pourront illustrer les propos qui fleurent bon l'air du temps (mon premier parfum). 


 

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20110414-moi-moche--vacances--kdb-013.jpgsur le bateau mouche, il faisait chaud... très, comment se protéger du soleil ? avec un foulard, avec un gilet plié... (photos (c) Luciamel, le 11/04/2011 : "Portugaises en goguette").

 

 

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20110414-moi-moche--vacances--kdb-042.jpg non, je n'oublierai jamais les vues de Paris, du haut de l'Arc de Triomphe, ou au troisième étage de la Tour Eiffel, de temps en temps, nous, Parisiens, devrions prendre de la hauteur (photos (c) Luciamel, le 12/04/2011)

 

 

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c'est elle la plus belle, entre l'homme et la femme elle se dresse, comme une annonce, un signe, une hiéroglyphe qu'il leur faut décrypter (photos (c) Luciamel le 12/04/2011).

 

 

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pour finir mes vacances, soirée à la Comète, le KDB, à l'invitation de l'oreille n°5, que des hommes ? presque... les filles se faisant discrètes (tant qu'elles l'ont pu), (photos (c) Luciamel (tant qu'elle l'a pu) le 14/04/2011)

 

 

 

 

  

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #blogs et blogueurs

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Publié le 6 Avril 2011

  

 

29012006-008-.jpg                      photo (c) Luciamel, Lucas, 29/01/2006, nouvel an chinois, bruits de pétards, Paris

 

 

Aujourd'hui je me suis prise en photo, et j'ai même fait une vidéo. J'ai voulu (après m'être fait couper les cheveux) voir, non pas mes bons côtés (j'ai coutume d'éliminer les photos moches, celles où mon double menton, mes rides, ma peau qui tombe... n'apparaissent pas) mais tout ce qu'il y a d'horrible en moi.

 

Et, soudain, j'ai reconnu ma mère. Je l'aime ma mère, je la trouve belle, mais je l'ai toujours vue plus vieille que moi. Là, je l'ai aperçue à ma place.

 

Le choc. Et puis, après un temps d'apprivoisement, l'acceptation de ce que je suis : une femme de 51 ans dont les traits se plissent, le cou s'épaissit, l'air se durcit... mon ex-petit ami a bien raison de dire : "tu es belle quand tu n'es pas préoccupée", car quand je le suis, préoccupée, j'ai vraiment l'air d'en vouloir à la terre entière...

 

Ca doit être ça qui fait que presque tous mes moniteurs d'auto-école me parlent comme à un chien... je n'ai pas l'apparence de la petite minette (de 18 ans), bonne à draguer, j'ai le physique de la "dame chiante" de plus de 50 ans... Ils commencent par entrer dans la voiture en demandant, pour le plus gentil : "ah, vous voulez passer votre permis... (i.e. à votre âge) mais pourquoi ?". Le dernier est arrivé en ronchonnant et pendant deux heures il n'a pas arrêté de m'engueuler :

 

"Pourquoi vous collez aux voitures à droite ? c'est un sens unique !

- ....

- Vous ne me répondez pas ? j'attends...

-....

- Vous ne voulez pas me dire pourquoi ?

- Non, je ne vous répondrai pas, car ça ne mérite pas de réponse, votre question n'a pas de sens. Vous pourriez me donner des explications, m'enseigner des choses, pas me critiquer et me remettre en question tout le temps, j'apprends à conduire, je n'ai pas besoin qu'on me sermonne sur ce que je n'ai jamais appris."

 

Après une heure, il concluait :

 

"Il y a des gens qui ont leur permis au bout de 30 heures, pour d'autres 150h n'y suffisent pas ! [j'en suis à ma 7e heure après 3 semaines d'interruption].

- Vous avez tout de suite eu un a priori négatif en me voyant.

- Regardez, vous vous en êtes au démarrage/arrêt de la voiture, deux heures de conduite c'est trop ! On ne pourra rien faire, une heure c'était largement assez, c'est du temps perdu...

- Je n'avais jamais calé avant aujourd'hui... et ce n'est pas ma faute, c'est le secrétariat qui m'a imposé deux heures.

- Bon, garez-vous là, à la station-service, on va faire le plein. Faites attention en tournant !"

 

Au bout de deux heures, on en était presque arrivés à l'engueulade (je me suis vraiment contrôlée et lui aussi) :

 

- Vous savez qu'il y a un permis boîte-automatique, c'est ce qu'il vous faudrait à vous...

- Et vous vous savez qu'il y a d'autres professions ? maître nageur, par exemple, vous devriez essayer."

 

Néanmoins, je ne comprends pas qu'on soit si désagréable avec moi, sous prétexte que je ne suis plus une jeunette émoustillante (pour ne pas dire "pas bandante"). Comment se permet-on de me parler comme à un être dont le seul intérêt (sexuel) se serait retiré ?

 

Une femme n'est-elle que cela ? son pouvoir de séduction et son potentiel à procréer ? En dehors elle ne serait plus rien... si elle n'est pas mère ni grand-mère (car cela doit se voir que je ne le suis pas)... elle devient un être humain sans valeur : ses idées, ses propositions pour la société, ses créations, ne sont rien. Ce qu'elle est n'est rien de reconnaissable, socialement parlant.

 

Cela fait quelques années (trois, cinq...) que je remarque ce dédain autour de moi, de la part des hommes... (essentiellement ceux qui ne me connaissent pas personnellement) qui semblent me considérer comme un être humain méprisable... un être humain de moindre valeur, une femme non sexuée, moins désirable, et, donc, moins intéressante (on ne peut/veut pas te "baiser" donc tu ne vaux rien... et la sagesse ? vous en faites quoi ? ah ? elle n'est que masculine, la sagesse ? ah ? vous en êtes sûrs ?).

 

J'observe cela, comme j'observe le temps qui passe. Or, le temps n'existe pas...

 


 

  

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 3 Avril 2011

 

20111402 Art de rue, Père Lachaise, février 2011 007                               photo (c) Luciamel, 14/02/2011, Arts et Métiers, Harmonie de Volti.

 

 

Il n'y a pas de raisons que je sois seule à me réjouir, à chanter, et à m'enchanter d'être en vie. Ce soir je continue à faire mon ménage de printemps (commencé très tardivement dans l'après-midi), en attendant de revoir la sublimissime Elizabeth Taylor sur Arte, dans Soudain l'été dernier, un choc en perspective... la scène finale, Dieu quel talent... Je viens de copier le nouvel album de Mariza "Fado tradicional" sur une playlist deezer, pour votre plaisir... et le mien (en exclusivité mondiale ;). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 la playlist deezer complète

 

 

Pas encore le clip, mais déjà la vidéo Youtube... (avec les autres titres du nouveau CD)

 

 

 

 

 

 

Boa Noite Solidão

Boa noite solidão                                      Bonne nuit solitude
Vi entrar pla janela                                   J'ai vu entrer par la fenêtre
Teu corpo de negrura                               Ton corps de noirceur

Quero dar-te a minha mão                      Je veux te donner la main
Como a chama duma vela                       Comme la flamme d'une bougie
Dá a mão à noite escura                         Donne la main à la nuit


Os teus dedos solidão                             Tes doigts, solitude

Despenteiam a saudade                          Décoiffent la nostalgie
Que ficou no lugar dela                            Qui a pris sa place

Espalhas saudade plo chão                    Tu étales la saudade par terre
E contra a minha vontade                        Et contre ma volonté
Lembras-me a vida com ela                   Tu me rappelles ma vie avec elle


Só tu sabes solidão                                  Toi seule sais, solitude

A angustia que trás a dor                         L'angoisse qu'apporte la douleur
Quando o amor a gente nega                   Quand nous renions l'amour

Como quem perde a razão                      Comme qui perd la raison
Afogando o nosso amor                           Noyant notre amour
No orgulho que nos cega                         Dans l'orgueil qui nous aveugle


Com o coração na mão                             Le coeur dans la main

Vou pedir-te sem fingir                             Je te demande sans mentir
Que não me fales mais dela                     Que tu ne me parles plus d'elle

Boa noite solidão                                      Bonne nuit solitude
Agora quero dormir                                   Maintenant je veux dormir
Porque vou sonhar com ela                      Car je vais rêver d'elle


(Jorge Fernando - Carlos da Maia / traduction de Luciamel)

 

 


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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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