Publié le 30 Mai 2011

 

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                                 Photo (c) Luciamel 26/05/2011, rue des Blancs Manteaux, oeuvre de FKDL.

 

 

Le point de départ d'un billet est toujours intéressant. Il s'agit d'une phrase qui vient à l'esprit, un ou deux mots suffisent... une musique, ou une envie de communiquer (communier). J'ai rarement le projet de faire une démonstration, pour cette raison il me semble plus que dérisoire de coller à l'actualité. Quand je vois s'engouffrer la blogosphère dans une brèche je n'ai qu'une envie : m'en éloigner.

 

Les gens que j'aime lire ont tendance, eux aussi, à être plutôt décalés.

 

Je ne veux plus me prendre le chou, la tête... avec ceux qui eux (et, puisque ça leur plaît, pourquoi pas ?) ne jubilent qu'avec ça : l'actualité. Ils se disent blogueurs politiques, ils répètent jusqu'à plus soif ce qu'on peut lire partout (journaux en ligne, et autres billets de blogueurs perroquets), quid de la réflexion ? Elle se limite bien souvent à des éructations narcissiques... ils se sentent pousser des ailes à pouvoir insulter le ou la (plus souvent "la") politique dans leur viseur Google Reader. Je n'apprends rien à leurs discours. Alors, voilà, c'est décidé, je ne lirai plus que ceux qui me semblent avoir une âme en activité derrière leur interface. Pour les autres, on attendra qu'ils s'éveillent à la réalité.

 

Ce soir j'écoute Roselyne Bachelot sur F2, elle dit son dégoût face au machisme ordinaire à l'Assemblée Nationale. Cécile Duflot elle aussi dit qu'après l'affaire DSK, les femmes politiques ne se laisseront plus faire, ne se laisseront plus humilier systématiquement, sous des dehors de... drague... elles n'accepteront plus d'entendre tout et n'importe quoi sur leur physique, leurs qualités et défauts... de caractère, alors que le reste (leur travail, leurs résultats) est méprisé.

 

Mon point de départ ce soir est un fadiste, Ricardo Ribeiro, découvert vendredi dernier, lors de mon cours de portugais (mon élève m'a indiqué le nom de la nouvelle voix du fado), en naviguant deci-delà sur youtube j'ai trouvé cette perle (sa collaboration avec Rabih Abou Khalil group) je vous laisse la savourer.

 

 

 

 

 

 

Mon point d'arrivée est une chanteuse brésilienne dont le nom était resté noté près de mon ordinateur sur un petit bout de papier... Paula Fernandes... Meu eu em você (mon être en toi), très romantique... très fleur bleue, très vrai...

 

 

 

Eu sou o brilho dos teus olhos ao me olhar                                 Je suis tes yeux qui brillent en me voyant
Sou o teu sorriso ao ganhar um beijo meu                                   Je suis ton sourire quand je t'ai embrassé(e)
Eu sou teu corpo inteiro a se arrepiar                                             Je suis ton corps qui tremble de plaisir
Quando em meus braços você se acolheu                                   Quand dans mes bras tu t'es lové(e)

Eu sou o teu segredo mais oculto                                                   Je suis ton secret le plus occulte
Teu desejo mais profundo, o teu querer                                         Ton désir le plus profond, ton désir
Tua fome de prazer sem disfarçar                                                   Ta faim de plaisir sans honte
Sou a fonte de alegria, sou o teu sonhar                                        Je suis la source de la joie, je suis ton rêve

Eu sou a tua sombra, eu sou teu guia                                            Je suis ton ombre, je suis ton guide
Sou o teu luar em plena luz do dia                                                   Je suis ta lune en plein jour
Sou tua pele, proteção, sou o teu calor                                           Je suis ta peau, protection, je suis ta chaleur
Eu sou teu cheiro a perfumar o nosso amor                                 Je suis ton odeur qui parfume notre amour

Eu sou tua saudade reprimida                                                         Je suis ta saudade refoulée
Sou o teu sangrar ao ver minha partida                                          Je suis ta douleur à me voir partir
Sou o teu peito a apelar, gritar de dor                                              Je suis ton coeur qui appelle, et crie sa peine
Ao se ver ainda mais distante do meu amor                                  A se voir trop loin de son amour

Refrão:                                                                                                   Refrain :
Sou teu ego, tua alma                                                                        Je suis ton ego, ton âme
Sou teu céu, o teu inferno a tua calma                                           Je suis ton ciel, ton enfer et ton calme
Eu sou teu tudo, sou teu nada                                                         Je suis tout, je ne suis rien
Minha pequena, és minha amada                                                  Tu es mon aimé(e)
Eu sou o teu mundo, sou teu poder                                                Je suis ton monde, ton pouvoir
Sou tua vida, sou meu eu em você                                                 Je suis ta vie, je suis moi en toi.

 

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Pour info : mercredi 1er juin, vers 21h, nouvelle Lune en Gémeaux. Légéreté et humour sont au programme.

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 27 Mai 2011

Le Portugal vit une terrible crise économique... et c'est l'Espagne qui se soulève. Paradoxal ? non, élémentaire mon cher Watson.

 

Comprenez que la révolution s'est faite au Portugal avec des oeillets et que les soldats en ont eux aussi été l'emblême (voir le groupe Homens da luta concourant à l'Eurovision cette année : le soldat est aujourd'hui encore le symbole du renversement du salazarisme). Tout commence par de la dérision, tout finit par un fado.

 

Une nation qui attend toujours le retour de son roi disparu à Alcacer Quibir (1578) ne peut pas être véritablement sérieuse... Don Sebastião dont Fernando Pessoa a fait un mythe, retraçant à la fois l'épopée d'un peuple et l'attente mystique d'un cinquième empire, dans le seul livre publié de son vivant : Mensagem (message). Sebastianisme... ou messianisme à la portugaise. Mystère des Lusitaniens tournés vers l'océan, et vers l'au-delà... Lire l'excellent texte de Mathieu Leroux sur cette question, et à qui j'emprunte la citation de Fernando Pessoa :

 

 

"Nous avons déjà conquis la Mer ;
il ne nous reste qu’à conquérir le Ciel
en laissant la Terre aux autres...
Sois pluriel comme l’univers."

Fernando Pessoa

 

 

Mourir pour des idées... oui, mais de mort lente, chantait Brassens. Au Portugal ça serait plutôt "pleurons d'amour... mais... lentement" (en suivant le conseil d'André Comte-Sponville dans "aimer désespérément") ainsi nous ne serons pas malheureux, aimons terriblement en ayant toujours présent à l'esprit que demain... tout sera peut-être fini ("le pire" comme protection), mais, surtout, aimons... totalement. Quel est donc ce peuple qui préfère à la colère économique, et aux manifestations, l'amour et la dérision ?

 

 

 

  

 

 

"Lábios que beijei
Mãos que eu afaguei
Numa noite de luar assim
O mar na solidão bramia
E o vento a soluçar pedia
Que fosses sincera para mim
Nada tu ouviste
E logo partiste
Para os braços de outro amor
Eu fiquei chorando
Minha mágoa cantando
Sou a estátua perenal da dor
Passo os dias soluçando com meu pinho
Carpindo a minha dor, sozinho
Sem esperanças de vê-la jamais
Deus, tem compaixão deste infeliz
Por que sofrer assim?
Compadecei-vos dos meus ais
Tua imagem permanece imaculada
Em minha retina cansada
De chorar por teu amor
Lábios que beijei
Mãos que eu afaguei
Volta, dá lenitivo à minha dor"

 

(Caetano Veloso)

 

Lèvres que j'ai baisées

Mains que j'ai caressées

Une nuit où ainsi la lune luisait

L'océan dans la solitude hurlait

Et le vent en pleurant suppliait

Qu'avec moi tu sois vraie

Tu n'as rien entendu

Et vite tu as disparu

Dans les bras d'un autre amour

Je suis resté à pleurer

Ma douleur s'est mise à chanter

Moi la statue éternelle de la peine

Je passe mes jours à pleurer

Regrettant ma douleur, ma solitude

Sans espoir de la revoir jamais

Dieu, aie pitié de ce malheureux

Pourquoi dois-je souffrir ainsi ?

Compatissez à mes cris

Ton image demeure immaculée

Dans ma rétine fatiguée

De trop pleurer d'amour pour toi

Lèvres que j'ai baisées

Mains que j'ai caressées

Reviens calmer ma douleur.

 

(traduction (c) Luciamel)

 

 

20110526-Roses--FKDL-006.jpg                                             photo (c) Luciamel, 25/05/2011, Paris

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 25 Mai 2011

 

20110524-FKDL---MDB-n-4-007.jpg                              photo (c) Luciamel, 24/05/2011, Just Be,46, rue Caulaincourt, Paris 18e

 

 

J'étais là vers 19h, je me suis installée dans la salle du fond encore vide et j'ai savouré cet instant précieux, celui qui précède un plaisir à venir, en l'occurence se retrouver entre blogueuses et partager nos univers.

 

Puis Mariel (femme de joueur) est arrivée, elle avait rendez-vous avec Gabrielle d'Entrées en lice, elles voulaient s'entretenir de projets sportifs. Polluxe n'a pas tardé et c'est en petit comité que nous avons initié notre 4e MDB.

 

La soirée avait démarré sur le terrain du sport, elle se poursuivit sur celui du théâtre et de la littérature, avec Martine de Marsupilamima qui nous a donné quelques tuyaux sur les pièces à ne pas rater en ce moment à Paris et en banlieue (à découvrir sur son blog), et Blandine (De l'encre au bout des doigts) passée en coup de vent mais nous laissant l'envie de découvrir son blog littéraire, tout comme le blog collectif auquel elle participe. Elle fut rejointe par sa copine Fée myrtille, une habituée du MDB.

 

Et puis patatras ! voilà l'homme qui débarqua ;)) Je l'avais aperçu au bar, il nous avait laissées commencer notre réunion, avant de s'approcher, il s'est présenté, a demandé l'autorisation de se joindre à nous "pour quelques instants seulement". Polluxe le connaissait et donc on l'accepta, je lui ai fait répéter plusieurs fois son pseudo twitter... pas bien compris son écriture (sur notre feuille de présence...), un homme, quoi. Herv3Torchet, le "3" c'est pour "é", un truc d'hommes, quoi... (jour-pour-jour). Un blogueur très sympa ;)))  et très politisé, il était là en observateur de l'événement Montmartre des Blogueuses. Nous l'accueillîmes bien volontiers. Il sut être participatif tout en restant discret.

 

Quand elle apparut nous la reconnûmes aussitôt : Kat de Un dessin par jour est le portrait craché de son avatar (ou l'inverse), c'est troublant. Elle arrivait de Roland Garros où elle couvre le tournoi pour une télé. Elle nous a épatées avec ses dessins réalisés directement sur une tablette électronique, mais aussi avec ses connaissances poussées en géologie (elle sait tout ce qu'il faut savoir sur la hauteur des vagues des tsunamis et autres raz-de-marée).

 

On a bien sûr abordé la question de DSK, du buzz sur internet, de l'intérêt ou non de tout faire pour augmenter le nombre de ses visiteurs, de la jeune employée du Sofitel, de François Hollande, de Ségolène Royal (que j'ai défendue, comme d'habitude), un peu de Sarkozy et de Cécilia (cf. le film La conquête).

 

On a également programmé un prochain MDB (côté jardin), de préférence un vendredi, voire un samedi, pour permettre à certaines (je pense à CyCee) de pouvoir se joindre à nous.

 

Soirée savoureuse comme les sourires d'une nuit d'été, que nous avons terminée Gabrielle, Kat et moi, en descendant vers le métro, à évoquer la Finlande, des frères Kaurismäki, et d'un pays où l'on parle plus de 1500 langues (l'Estonie ou la Lettonie...). Puis, à Belleville, sur le quai face à nous, nous avons aperçu Jeanne Cherhal que Kat a formellement reconnue. Décidément... après Higelin, la musique semble vouloir nous accompagner...

 

 

Le Blog de Polluxe

Luciamel

Le blog d'une femme de sportif

Marsupilamima

De l'encre au bout des doigts

Fée myrtille

Un dessin par jour

Entrées en lice

jour-pour-jour

 

 

 

 

       

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Montmartre des Blogueuses - MDB

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Publié le 22 Mai 2011

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                                              Photo (c) Luciamel, 13/09/2007, Barra, Portugal

 

 

Bateau qui vogue toutes voiles dehors, le ciel rougeoie, les mouettes le suivent vers son nouveau pays d'au-delà. Une baleine approche, elle est le guide sur le chemin étranger. Ode aux étoiles, ode au nouvel espoir, son chant s'élève dans le soir sublimé.

 

Qui se tient à son bord ? il ou elle a tout quitté, parents, amis, abri... rien ne l'a retenu(e) quand il (elle) s'est senti(e) appelé(e). De loin, rien ne laisse deviner s'il (elle) est jeune ou âgé(e), son corps semble suivre le rythme des vagues et ployer sous le vent comme la toile blanche battant contre le mât, à l'unisson de la baleine venue caresser de sa danse les reflets accrochés au sommet des flots.

 

L'homme, la femme, ont croisé de leur regard le coeur de l'océan, ils ne veulent plus désormais s'en distancier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #l'effet papillon

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Publié le 17 Mai 2011

 

 

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                                                   mon portrait par Simon Gaetan, au MDB n°2

 

 

 

 

Avons-nous des raisons de nous retrouver entre filles ? Vaut-il mieux "limiter" la présence des garçons ? Il se trouve qu'on ne se dit pas les mêmes choses entre nous, il se trouve qu'on aime bien se dire... nos secrets à nous. Ils parlent de vous... aussi nos secrets. Ils viennent de vous aussi nos secrets.

 

J'aime les hommes en face à face. Je redoute ces hommes minoritaires (les 5% qui sont pervers, misogynes, violents, dominateurs) car ils vont tout faire pour entraîner le groupe dans leur sens : le mépris de la femme. Il se trouve que la culture dominante (latine) leur donne raison... ainsi, ils se sentent valorisés.

 

Le jour où l'égalité de droits sera effective nous n'aurons plus à nous protéger des 5% de prédateurs, ou des 5% de dominants (la domination a toujours le même chiffre) qui veulent que le monde continue à être ce qu'il est.

 

Alors, en attendant, nous continuons à nous donner rendez-vous entre nous... au Montmartre des Blogueuses (le MDB)... histoire de parler de vous, hommes que nous aimons, nous femmes qui essayons de nous aimer... et de parler de sujets qui pourraient tous nous intéresser.

 

Simon Gaetan vient nous tirer le portrait habituellement, sera-t-il là mardi prochain ? C'est un homme, et pourtant il se sent bien parmi nous, femmes. Et, qui sait, peut-être aurons-nous la chance que son ami Lord Harry Wisley l'accompagne...

 

Jacques Higelin nous a rencontrées... il a été séduit, et pas du tout effrayé par tant de filles... à la fois.

 

Oserez-vous ?

 


 

 

 

 

 

 

 

 

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Cela aura lieu le 24 mai, au :

 

Just Be, 46 rue Caulaincourt dans le 18e – métro Lamarck (ligne 12) ou Place de Clichy (ligne 2) – à partir de 19h30.

 

 

Pour confirmer votre venue (et permettre de réserver la salle en conséquence) : n'hésitez pas à laisser votre nom chez Polluxe.

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Montmartre des Blogueuses - MDB

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Publié le 16 Mai 2011

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                                                                     photo (c) Luciamel

 

 

 

Nous avons tous une ombre, nous avons tous une casserole que nous traînons plus ou moins silencieusement... Je me demande comment est la mienne (je la croise de temps en temps... pas agréable comme sensation). DSK... est en pleine lumière, son ombre même est flagrante... Ce qu'il traverse est lourd, à la mesure du pouvoir qu'il avait. Je n'ai pas compris qu'en France, on ait écarté si facilement et d'un revers de main gauche... (connaissant les penchants, les faiblesses, les erreurs... précédentes de l'inculpé) les dires et le courage (éventuel) de la femme qui a bravé ce que peu de femmes osent, surtout s'agissant de l'un des hommes les plus puissants du monde. S'il l'a vraiment violée (car le texte de la plainte déposée contre D. Strauss-Kahn ne laisse pas beaucoup de doutes, et les charges semblent avérées), il mérite d'être traité comme le commun des mortels. Ce n'est pas nous dont les dirigeants politiques viennent sur des plateaux télé se vanter de la domination sexuelle que leur statut leur confère qui allons donner des leçons au pays qui traite d'égal à égal un directeur du FMI et une femme de chambre du Sofitel. Non, rien ne justifie les traitements de faveur dans ces cas-là (ni d'autres d'ailleurs).

 

Qu'elle ait pu tout inventer n'est rien de plus que sa possible culpabilité à lui.

 

Il a demandé un traitement spécial et ne l'a pas obtenu. Je dirai que c'est l'exemple que nous donne l'Amérique aujourd'hui, à eux en retour de notre cadeau d'autrefois, de nous apprendre ce qu'est le symbole de la Liberté !!! 

 

Sur DSK, des scandales sortent... mais bien sûr, en France, on trouve que ce sont les délires de femmes n'ayant pas eu le courage de se prononcer avant. Yasmina Reza avait déjà signalé la personnalité  du prévenu... mais on avait fait le dos rond... car l'abus sexuel, ou le harcèlement, est plutôt assimilé (en France et en Italie) à de la vigueur... la preuve même, comme disent certains, qu'on serait plus taillé pour le job en tant qu'homme.

 

Cette affaire semble tellement la caricature des abus de notre monde qu'elle en deviendrait exemplaire :

 

- un homme violentant, ou violant une femme;

 

- un riche abusant d'une pauvre;

 

- un blanc humiliant une noire;

 

- un Français... se prenant pour le roi du monde.

 

 

Alors, les larmes de Martine Aubry (c'est son karma !), les cris d'orfraie de Jack Lang... ne me font ni chaud ni froid, leur favori a flambé... J'entends plutôt celui que j'avais pressenti : Bertrand Delanoë qui semble avoir compris que son tour est venu. Ségolène Royal se tient sur les rangs, elle semble très sereine face à tout ça (elle en a vu d'autres, la trahison de son ex-compagnon, ses ex-ennemis (tous alliés contre elle) maintenant au pilori... et elle n'en retire même pas de satisfaction).

 

 

Je suis optimiste, car les pourris de cette planète devraient se préparer à traverser une mauvaise passe...

 

L'ère du Verseau est bien là.

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 14 Mai 2011

Bon, je vous l'annonce sans ambages, ce soir est le grand soir !!! après des années de frustration, d'injustice et de tristesse, ce soir cela va advenir. Oui, je peux vous l'assurer, c'est aujourd'hui que le Portugal va gagner l'Eurovision !

 

Enfin, j'y crois pour de vrai, je me dis qu'ils vont gagner. Le groupe s'appelle Homens da luta, sorte de groupe musical satirique (un peu comme La chanson du dimanche) et très engagé politiquement. Mélange de musique traditionnelle folklorique et de paroles révolutionnaires, ils chanteront le poing levé !!! Etant donné ce que vient de vivre le Portugal, étant donné ce que vivent tous les Européens en ce moment, ça risque de faire un tabac. Le titre de leur chanson : A luta é alegria (la lutte est joie). Extraits (traduction rapide) :

 

"parfois tu te sens déprimé, parfois tu manques de confiance en toi, parfois tu te mets à désespérer. Le jour comme la nuit, la lutte est joie. Et le peuple avance dans la rue en criant. Peu vaut la ceinture toujours trop serrée... peu vaut la rage pour t'aider. Apporte le pain, apporte le fromage, apporte le vin... nous allons chanter contre les réactionnaires. Ils ne manquent pas ceux qui te préviennent de "faire attention". Ils ne manquent pas ceux qui te demandent de te taire... Ils ne manquent pas ceux qui veulent te vendre l'air que tu respires... La lutte continue quand le peuple sort dans la rue.

 

Je vous laisse les découvrir, et vous dis à tout à l'heure, après les votes ;))))

 

 

 

 

 

 

(letra de Nuno Duarte / música de Vasco Duarte)
 
Por vezes dás contigo desanimado
Por vezes dás contigo a desconfiar
Por vezes dás contigo sobressaltado
Por vezes dás contigo a desesperar
 
De noite ou de dia, a luta é alegria
E o povo avança é na rua a gritar 
De pouco vale o cinto sempre apertado
De pouco vale andar a lamuriar
De pouco vale o ar sempre carregado
De pouco vale a raiva para te ajudar
 
De noite ou de dia, a luta é alegria
E o povo avança é na rua a gritar
 
E tráz o pão e tráz o queijo e tráz o vinho
E vem o velho e vem o novo e o menino
E tráz o pão e tráz o queijo e tráz o vinho
E vem o velho e vem o novo e o menino
Vem celebrar esta situação e vamos cantar contra a reacção»
 
Não falta quem te avise «toma cuidado»
Não falta quem te queira mandar calar
Não falta quem te deixe ressabiado
Não falta quem te venda o próprio ar
 
De noite ou de dia, a luta é alegria
E o povo avança é na rua a gritar
 
E tráz o pão e tráz o queijo e tráz o vinho
E vem o velho e vem o novo e o menino
E tráz o pão e tráz o queijo e tráz o vinho
E vem o velho e vem o novo e o menino
Vem celebrar esta situação e vamos cantar contra a reacção
 
A Luta continua quando o Povo sai à rua!

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Portugal

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Publié le 12 Mai 2011

 

 

 

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rue Rambuteau, il est là... tous les jours... je lui ai  demandé l'autorisation de le prendre en photo. Si vous voulez il vous écrit un poème. photo (c) Luciamel, le 11/05/2011.

 

 

 

 

Moi, j'aime les gens entiers, ceux qui gueulent, ceux qui prennent des risques de dire des conneries (et je suis bien placée dans ce Wikio-là...). Ceux qui écrivent des poèmes... et qui pensent que ça suffit à changer le monde...

 

 

J'aime Euterpe, je l'ai rencontrée à Berlin, une femme passionnée, attentive, et, surtout, voulant m'expliquer l'histoire de chaque rue, de chaque monument, de chaque quartier... patiemment. Mon amie. L'attaquez pas !!!  où vous me trouverez. L'amitié pour moi c'est sacré (ça ne m'empêche pas d'en dire des vertes et des pas mûres à mes ami(e)s, mais parce je les aime)

 

Après, vous me direz vos classements (dont vous m'affirmez que vous vous en foutez, mon oeil...), et puis vous me demanderez de ne plus venir vour déranger dans votre monde si bien rangé... Ok. Votre monde me dérange aussi (notez que je suis comme vous). 

 

Je voudrais ce soir me mettre en lien avec toute l'harmonie que normalement mes transits astrologiques me promettent... et vous dire que :


 

"C'est comme une gaieté
Comme un sourire
Quelque chose dans la voix
Qui paraît nous dire "viens"
Qui nous fait sentir étrangement bien

C'est comme toute l'histoire
Du peuple noir qui se balance
Entre l'amour et l'désespoir
Quelque chose qui danse en toi
Si tu l'as, tu l'as

Ella, elle l'a, ce je n'sais quoi
Que d'autres n'ont pas
Qui nous met dans un drôle d'état
Ella, elle l'a ... Ella, elle l'a

Elle a, ou-ou ou-ou ou-ou ou, cette drôle de voix
Elle a, ou-ou ou-ou ou-ou ou, cette drôle de joie
Ce don du ciel qui la rend belle

Ella, elle l'a Ella, elle l'a Elle a, ou-ou ou-ou ou-ou ou
Ella, elle l'a Elle a, ou-ou ou-ou ou-ou ou

Elle a ce tout petit supplément d'âme
Cet indéfinissable charme... Cette petite flamme

Tape sur des tonneaux, Sur des pianos
Sur tout ce que Dieu peut te mettre entre les mains
Montre ton rire ou ton chagrin
Mais que tu n'aies rien, que tu sois roi
Que tu cherches encore les pouvoirs
qui dorment en toi
Tu v ois ça ne s'achète pas... Quand tu l'as tu l'as"

 

(Michel Berger, France Gall).

 

 

 

Suis-je exaltée ? suis-je emportée ? suis-je hystérique (comme aiment à le dire ceux qui n'aiment pas aimer.., ou, plus simplement, qui ne m'aiment pas) ? Je suis exaltée... oui... ça c'est sûr.. Le savent tous ceux qui se sont adonnés à la musique punk-bretonne (si, si !). Histoire de les en détourner... voici du fado, ooooohhhh nonnnnnn, dites-vous... mais que savez-vous réellement du fado ? 

 

 

Cristina Branco passe à Paris dans quelques jours... je vous invite... viendrez-vous ?

 

 

 

    

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Poésies - musiques

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Publié le 9 Mai 2011

 

 

20110508 oeuvres de rue, art de rue 002

                                          photo (c) Luciamel, rue Vieille du Temple, 8/05/2011

 

 

 

Un billet sur le blog de quelqu'un avec qui je m'accroche régulièrement... (ça va finir par nous fatiguer tant lui que moi), au passage, vous noterez la fine analyse politique, et la pure objectivité de ses propos... hmmm, chez lui aucune moquerie, aucun sarcasme, ni de propos méprisants, quand il s'agit de parler des gens... et de leur engagement politique, en l'occurrence ici, Eva Joly. On se demande comment on peut juger quelqu'un en quelques mots et lui reprocher : "Elle a dévoilé tout son programme en une seule phrase, comme si elle se vidait d’un laïus appris par cœur".

 

Zemmour est servi à la même enseigne dans ce billet. En ce moment ça me semble plutôt pathétique, comme dirait FOG, "tirer sur une ambulance ça ne satisfait que les "petits esprits"" (quand on le pousse à en rajouter dans sa charge contre Nicolas Sarkozy). Non seulement Zemmour ne la ramène plus (c'est presque officiel que Ruquier va le virer à la rentrée car il devient trop gênant), mais c'est devenu un jeu à On n'est pas couché, lui couper la parole, l'humilier à-qui-mieux-mieux... c'est vendeur, ça ne peut que plaire à ceux qui veulent faire dans le rendement, le résultat... l'audimat).

 

Ce n'est donc pas que de la misogynie qui faisait le ton ce billlet, c'était plus la désinvolture péremptoire de la position de numéro un notoire... qui semble donner des ailes pour juger le monde, les gens, les  commentateurs... autour de soi. On frôle "le syndrôme Nicolas"... Sarkozy, dont Franz Olivier-Giesbert a rappelé les qualités d'homme d'action, mais dont il expose surtout la mégalomanie et le narcissisme avérés.

 

J'ai commis l'erreur de commenter le billet... du blogueur influent, la solidarité masculine a fait le reste... :

 

 

Nicolas a dit…

Moi aussi, je l'aime bien mais elle n'est pas faite pour le job.

lucia mel a dit…

tiens, tiens... "elle n'est pas faite pour le job", j'ai l'impression d'avoir déjà lu ça quelque part.

Nicolas a dit…

Tu te rends compte de ce que tu dis ? Tu voudrais qu'on arrête de donner notre avis. Tu prones la censure...

Monsieur Poireau a dit…

Parce que c'est une gonzesse, on ne doit pas dire "elle n'est pas faite pour le job" ni le penser parce que sinon forcément, on est monstrueusement sexiste !
C'est tellement caricatural que c'en est drôle ! :-)

Nicolas a dit…

Poireau,

Oui. Un sommet...




Je laisse ces Messieurs... à leurs points de vue inattaquables (sous peine de me faire taxer de "castratrice"... ou d'obsédée... euh... que dis-je... de "folle", car ça c'est leur grand truc... traiter les femmes de folles... leur ultime argument, celui qui leur évite d'avoir à réfléchir, avec la nouvelle parade qui, normalement, selon eux, est indépassable : "on ne peut plus critiquer une femme sans se faire taxer de sexiste"... quelle aubaine ce jugement-là, comment oses-tu répondre à ça ?).

Alors, suivez mon conseil, la prochaine fois que vous voudrez commenter un blogueur influent, réfléchissez-y à deux fois, soit vous vous prosternez, soit vous le flattez. Point. Si vous prenez le risque d'émettre une critique, on vous houspillera de manière tout à fait potache... et "bon enfant",  n'allez pas prendre la mouche... quand même..., ils sont charmants entre eux ces Messieurs (et de gauche qui plus est... donc inattaquables quant à leur misogynie...), il est juste regrettable qu'avec ce même esprit et quand ils sont un peu plus cons...  ils finissent par violer une fille dans une gare à Lyon (et là, on ne va pas vérifier s'ils sont de droite ou de gauche...).

Dans le cerveau reptilien de certains hommes (de tous ? je sais bien que non, et que cette domination est tout autant inscrite dans le cerveau des femmes que celui des hommes) il y a cette idée qu'une femme menacée s'écrase... qu'il suffit, donc, de l'intimider pour pouvoir la dominer... Vous devriez, Messieurs, revoir vos copies, et vos programmations... Toutes les femmes ne sont pas telles que vous le croyez.

Hommes, femmes, personne n'a le privilège de la connerie... (et je suis en bonne ligne pour ce qui est de la connerie du Wikio) mais, qu'on arrête de croire que certains (hommes) ont un supplément, non pas d'âme... mais de costume (ou de moustache) pour décrocher le "job" (l'habit faisant toujours le moine!). 



  

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #Politique - société

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Publié le 8 Mai 2011

    

20110508-oeuvres-de-rue--art-de-rue-006.jpg                             photo (c) Luciamel, 8/05/2011, oeuvre de rue, rue des Blancs Manteaux

 

 

Quand on aime danser, on prend le risque que ça nous soit reproché... on pourrait même retrouver des photos, des vidéos... certains paparazzis aiment tout traquer, le tracking... c'est nouveau chez certains internautes... et autres blogueurs zinfluents... ça les émoustille, ça fait monter la sauce de leurs cerveaux mous (ou ramollis) et ça remplit leur ventre dilaté par trop d'ennui de vivre (mais on les comprend).

 

Aujourd'hui devant l'Hôtel de Ville, à l'occasion d'une fête sur l'Union Européenne, des stands étaient dressés, et un podium France Info nous offrait un spectacle de rap, auquel des touristes chinoises n'ont pas manqué de s'associer... c'était drôle, c'était bon enfant. Je les ai pris en photo, c'était en plein air, un lieu public... pas un bar, pas autour de minuit... pas dans une semi intimité. Certains à l'autre bout de leur Iphone, de leur petit joujou... qu'ils manipulent comme une arme, en une sorte d'onanisme mal-intentionné (ou mal-orienté), devraient s'arrêter par moments pour réfléchir à la portée de leurs actes, de leurs publications (de photos, de textes, de tweets) ici ou ailleurs. Une éthique à inventer dans la blogosphère. Je le pense vraiment.  

 

Sourcer ses photos, respecter les personnes... Il est interdit de poster une photo qui pourrait sembler dégradante, sous peine d'être poursuivi, sinon... à peu près tout est permis (si ce n'est pas à des fins commerciales) et beaucoup ne s'en privent pas (que de photos sur twitter de clients de bars, ou d'usagers du métro, de passants, pris en photo sans leur consentement, avec des commentaires souvent désobligeants allant du "gros à lunettes", à la "nana à gros seins", à nous, dans nos blogs et nos tweets, de nous imposer d'autres limites que seulement celles de la loi, revendiquons celles du respect de la vie privée et d'une relative décence. A nous de réagir sur twitter, et dans les blogs, face à trop de vulgarité (se cachant souvent sous un pseudo-humour-de-gauche-libéré-des-tabous). 

 

 

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20110508-oeuvres-de-rue--art-de-rue-029.jpg                  photos (c) Luciamel, 8/05/2011, art de rue, Parvis de l'Hôtel de Ville, fête de l'Union Européenne

 

 

 

Mais dans la blogosphère (dans la vie...) on trouve souvent ceci, car on aime se gargariser, se gonfler d'orgueil, et de plaisir à parader... on est fier, on se croit beau, sauf qu'on ne remarque pas le pied... qui vient régulièrement nous botter : 


 

 

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                                       Photos (c) Luciamel, 8/05/2011, Parvis de l'Hôtel de Ville, "Faites l'Europe".

 

 

Mon dimanche après-midi... en balade dans Paris, à croiser sur les murs, et dans la rue, un condensé de l'âme humaine, faite du meilleur et du moins bon... Nobody is perfect ! Ces deux photos, mises côte à côte sur un même mur (par hasard me semble-t-il), étaient-elles là pour le prouver  ?

 

 

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20110508-oeuvres-de-rue--art-de-rue-005.jpg                             photos (c) Luciamel, 8/05/2011, rue Vieille du Temple, oeuvres de rue. 

 

 

 

Mais, plutôt que de nous énerver inutilement (pour pas grand chose), et avant de reprocher trop facilement à autrui la poussière qui est dans son oeil... reconnaissons que...

 

 

Nobody is perfect... , et sourions en revoyant la célèbre scène finale du film de Billy Wilder, Some like it hot, avec Marilyn Monroe.

 

 

 

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Rédigé par Luciamel

Publié dans #blogs et blogueurs

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